Le baptême par immersion totale
est-il le seul baptême valide ?
Vrai ou faux ?


par
Mario Veilleux


 
Introduction
1. La signification du mot "baptizo"
2. Qui a inventé le baptême ? Est-ce Jean-Baptiste ? Les Juifs ? Quelqu'un d'autre ?
3. L'origine du baptême
4. Jean-Baptiste baptisait-il par immersion totale ?
5. Le baptême de Jésus
6. Baptême d'eau et baptême de l'Esprit ?
7. Et Romains 6:3-4 et Colossiens 2:12 alors ?
8. Les deux sens du baptême : purification du péché et union avec Christ
9. Quelques objections parfois soulevées contre cet enseignement.
10. Quelques questions posées aux immersionistes.
  Conclusion
  Liste de quelques ouvrages consultés pour préparer cette étude.


Introduction

1. Plusieurs personnes enseignent que seul le baptême par immersion totale est un baptême valide. Elles disent que le commandement de baptiser est un commandement d'immerger totalement, car selon ces personnes, baptiser signifie toujours et uniquement immerger, plonger, submerger. Cela exige que le corps tout entier, y compris la tête, doit être plongé dans l'eau.
2. Dans la présente étude, nous allons considérer cette façon de voir les choses en examinant cette position à la lumière de la Bible, Parole de Dieu. Nous verrons que les immersionistes ont tort, et que leur doctrine ne cadre pas bien avec l'ensemble des données de la révélation biblique. Nous verrons que l'aspersion est la façon biblique de baptiser. Asperger signifie arroser légèrement.
3. Cette question revêt une certaine importance pour au moins deux raisons :

1) Tout ce qu'enseigne la Parole de Dieu est important. Cela est spécialement vrai des deux sacrements que notre Sauveur a institué pour Son Église. Évidemment, à moins que les apôtres aient utilisés et l'immersion et l'aspersion, l'une ou l'autre méthode est la bonne méthode. Si c'est l'aspersion, nous devons asperger ; si c'est l'immersion, nous devons immerger. Il faut rejeter l'idée très répandue que la Bible ne dit rien sur ce sujet, et donc que la façon de baptiser n'a aucune espèce d'importance. S'il y a diverses façons de baptiser actuellement, ce n'est pas parce que la Bible n'enseignerait rien de précis à ce sujet. Il est faux de dire que "nulle part la Bible ne dit quelle est la bonne façon de baptiser".
2) La façon de baptiser ne peut pas être séparée de sa signification. Les sacrements sont des signes. Autrement dit, il y a un lien très étroit entre la façon de baptiser et le signe ; ne divorçons pas les deux. Les immersionistes disent que le baptême symbolise la mort, l'ensevelissement et la résurrection ; nous, les aspersionistes, nous disons que le baptême symbolise la descente du Saint-Esprit dans la vie du croyant, lui apportant la purification de ses péchés et et l'union avec Jésus-Christ. La vraie signification du baptême peut être communiquée seulement par la bonne façon de baptiser.
4. Les mots d'Éphésiens 4:5 : "Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême" indiquent clairement que tout comme il y a une seule foi chrétienne, tout comme il y a un seul Seigneur, il y a seulement un baptême. Et en conséquence, ne devrait-il pas y avoir une seule signification et une seule bonne façon de baptiser ?
5. Mais bien sûr, le "problème" est de déterminer ce qu'est ce seul baptême. Des millions de pages ont été écrites à ce sujet ; des milliers d'heures d'étude ont été investies ; et pourtant, il y a encore de la confusion dans la pensée de beaucoup. Certains ont abandonné, en déclarant ce genre d'étude non profitable, impossible, même inutile. Nous croyons que ce n'est pas là la bonne attitude. La vérité doit être cherchée, établie, crue, proclamée.

1. La signification du mot "baptizo"

1.1 Comment savoir ce que signifie le mot "baptizo" ? Certains disent qu'il faut considérer la façon dont des auteurs non bibliques ont utilisé ce mot dans l'histoire. Par exemple, qu'en pensaient Platon, Plutarque, Diodore, Euripide ou Sophocle ? Mais cela ne nous importe pas vraiment. Ce qui nous importe, c'est de considérer comment les auteurs bibliques on utilisé ce mot. Voilà ce qui est vraiment important.
1.2 "Mais, dira quelqu'un, s'il peut être démontré que dans toute l'antiquité classique, dans la Septante, dans les écrits patristiques, le mot baptizo n'a jamais eu d'autre signification qu'immerger totalement, est-ce que cela n'a pas de poids ?" En réponse à cela, il faut dire au moins deux choses.
1.3 Premièrement, si c'était le cas, même s'il serait tentant d'accepter la théorie immersioniste, il ne faudrait pas le faire automatiquement parce que souvent un mot qui signifie une chose dans plusieurs autres contextes, lorsqu'il est adapté pour l'usage religieux, prend d'autres connotations (signification seconde) et même d'autres dénotations (éléments fondamentaux et permanents du sens d'un mot), de telle sorte que sa signification est très éloignée de son sens original. Des mots utilisés dans le langage séculier peuvent revêtir des sens différents lorsqu'ils sont utilisés comme mot technique pour décrire, par exemple, un sacrement chrétien.
1.4 Deuxièmement, il est faux de dire que le mot "baptizo" signifie toujours immerger, et seulement "immerger". Dans son livre "Classic Baptism", R.W. Dale a démontré d'une façon irréfutable que dans l'usage extra-biblique, le mot "baptizo" ne signifie pas qu'immerger. Il peut possiblement signifier cela, mais Dale a clairement démontré que ce n'est pas l'usage de base et l'usage courant de ce mot. En réalité, le mot est un peu fluide : il comprend des concepts divers comme plonger, verser, asperger, laver, doucher, humecter, etc... La langue grecque classique emploie les mots baptizo et bapto de façon assez peu rigoureuse et il est impossible de prétendre qu'ils ont toujours le sens d'immersion. Dans la version des Septante, la traduction en grec de l'Ancien Testament (il est évident que le mot baptême n'a pas toujours le sens d'immerger. Par exemple, Daniel 4:22 dit que Neboukadnetsar fut "baptisé avec de la rosée" ; il ne viendra à l'idée de personne qu'il fut immergé dans la rosée ! Dale écrit : "Le mot baptême est un mot aux multiples facettes, qui s'ajuste selon les divers cas. On peut dire ceci : ce qui est capable de changer le caractère, l'état ou la condition de quelque chose est capable de baptiser cette chose.")
1.5 Dale démolit entièrement l'idée si souvent répandue que le mot baptizo signifie TOUJOURS ET UNIQUEMENT immerger totalement, et rien d'autre. Charles Hodge dit : "Les mots bapto, baptizo et leurs semblables sont utilisés avec une latitude telle qu'il est tout à fait déraisonnable et non permis de proclamer que le commandement de baptiser est le commandement d'immerger totalement."
1.6 Considérant cela, nous voyons qu'on peut mettre de côté ces discussions des usages extra-bibliques du mot baptizo, et que nous devons plutôt nous limiter à l'usage biblique de ce mot. Ici, plusieurs seront surpris. Lorsqu'on parle avec des immersionistes, ils s'imaginent que notre pratique de baptiser par aspersion n'a pas un seul mot en sa faveur dans la Bible ; ils supposent que c'est un reste de superstition que les Réformateurs ont gardés ; ils pensent que nous ne faisons que suivre une tradition et ils s'attendent donc que nous développions des idées en dehors de la Bible. Mais ils se trompent. Nous allons noter que notre pratique du baptême par aspersion est très biblique. Nos convictions et nos arguments sont bibliques ! Ce qui nous intéresse par-dessus tout, c'est ce qu'enseignent les Saintes Écritures. C'est notre conviction que le baptême par immersion est propagé plus par la répétition que par de solides arguments bibliques.
2. Qui a inventé le baptême ?
Est-ce Jean-Baptiste ? Les Juifs ? Quelqu'un d'autre ?


2.1 Tous seront probablement d'accord pour dire qu'une bonne étude sur la question du baptême doit commencer sur le début de cette institution. Assez étrangement, plusieurs écrits sur ce sujet ne font pas du tout cela. S'il y a eu un moment où le baptême n'était pas pratiqué, il y a eu aussi un moment où il a commencé. Est-ce qu'il y a des indications dans la Bible sur ce commencement du baptême ? Heureusement oui.
2.2 Plusieurs soutiennent que le baptême a été introduit par Jean-Baptiste. D'autres maintiennent que c'est une coutume juive pour initier les païens convertis ; le baptême chrétien serait un prolongement de ce rite. Ces deux idées ne sont pas justes. Regardons-les une après l'autre.
2.3 D'abord, rien n'est plus incongru avec le récit évangélique que de dire que Jean-Baptiste a inventé le baptême. Son titre, "le baptiste", n'indique pas qu'il a inventé le baptême, mais bien que baptiser était sa mission principale. Il n'y a pas un seul indice dans le Nouveau Testament que le baptême serait une nouveauté. Plutôt, le peuple Juif assume des plus naturellement que Jean Baptiste est un prophète de Dieu parce qu'il baptise. Notez bien la question demandée par les représentants des Pharisiens : "Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ, ni Élie, ni le prophète ?" (Jean 1:25). Par cette question, les dirigeants Juifs indiquent clairement que l'Ancien Testament prédisait la venue de quelqu'un qui allait baptiser, et que cette activité serait une des caractéristiques qui allait le distinguer. N'oublions pas que les Pharisiens, ces chasseurs d'hérésies, auraient instantanément accusé Jean-Baptiste d'enseigner de nouveaux rites si l'Ancien Testament n'avait pas parlé du baptême. Ceci est capital.
2.4 Cette observation intéressante nous conduit à des considérations très importantes. Par exemple, si le baptême était connu des prophètes de l'Ancien Testament, où exactement est-il prédit que le Christ, ou Élie, ou le prophète allait un jour immerger totalement quelqu'un ? NULLE PART ! Aucun passage de l'Ancien Testament ne peut être trouvé à cet égard. Mais il y a des prophéties explicites où l'aspersion est clairement et intimement associée avec la venue du Messie et de l'âge messianique. Par exemple :

a) Ésaïe 52:15 :
"De même il purifiera par l'aspersion beaucoup de nations."
b) Ézéchiel 36:25-27 :
"Je ferai sur vous l'aspersion d'une eau pure, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un coeur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre chair le coeur de pierre et je vous donnerai un coeur de chair. Je mettrai mon Esprit en vous et je ferai que vous suiviez mes prescriptions, et que vous observiez et pratiquiez mes ordonnances."
2.5 Donc, nous notons soigneusement que les Juifs de l'Ancien Testament non seulement savaient que le Messie allait avoir des activités de baptême, mais ils s'attendaient à cela. Cette attente démontre qu'ils étaient suffisamment familier avec pour les reconnaître lorsqu'ils vont se présenter. Il est certain que Jean-Baptiste n'a pas inventé le baptême.
2.6 Ajoutons ceci : "le prophète" dont parle Jean 1:25 se réfère évidemment à celui prédit en Deutéronome 18:15-19. Voyons ce que dit ce texte : "L'Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d'entre tes frères, un prophète comme moi : vous l'écouterez ! C'est là tout ce que tu as demandé à l'Éternel, ton Dieu, à Horeb, le jour du rassemblement, quand tu disais : Que je ne continue pas à entendre la voix de l'Éternel, mon Dieu, et que je ne voie plus ce grand feu, afin de ne pas mourir. L'Éternel me dit : Ce qu'ils ont dit est bien. Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles qu'il dira en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte." Dans ce passage, il n'y a rien de spécifique mentionné en référence directe au baptême. Pourquoi alors les Juifs s'attendaient-ils à ce que le prophète à venir baptise ? Puisque Moïse déclarait que le prophète à venir serait semblable à lui-même, les Juifs asumaient probablement que le prophète à venir allait exercer des fonctions semblables à celles que Moïse exerçaient. Or, il est clair, par d'abondantes preuves, que Moïse était souvent impliqué dans des aspersions, comme nous allons le voir très clairement dans un moment. Mais jamais nous ne voyons Moïse immerger totalement. Les aspersions de l'Ancien Testament sont des baptêmes.
2.7 Ensuite, à ceux qui prétendent que le baptême par immersion totale était un rite introduit par les Juifs pour les païens convertis, il faut dire ceci : il n'y a aucune preuve certaine disponible que les Juifs connaissaient quelque chose d'une baptême par immersion totale comme étant une pratique biblique. Il est dit parfois que des Juifs immergeaient des prosélytes, mais cela manque de preuves historiques. Dieu avait dit à Moïse comment recevoir les prosélytes : "Si un immigrant en séjour chez toi veut célébrer la Pâque en l'honneur de l'Éternel, tout mâle chez lui devra être circoncis." (Exode 12:48). Il n'y a pas de preuves historiques adéquates que les Juifs du temps de Jésus ont ajouté quelque chose à ces directives. Si des preuves suffisantes apparaissent que les Esséniens, par exemple, ou d'autres juifs pratiquaient une telle anomalie que l'immersion totale, une telle répudiation de l'enseignement biblique démontrerait seulement combien le peuple élu s'était éloigné de l'obéissance au Seigneur. Cela ne prouverait pas que Jean-Baptiste, qui était "rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère" (Luc 1:15), a suivi une procédure si entièrement sans précédent biblique, et sans un seul mot d'explication ou de justification. Jean-Baptiste ne donne aucun signe d'une révélation qui aurait autorisé un tel écart avec les commandements et pratiques de l'Ancien Testament. Jean-Baptiste n'a pas été coupable d'une telle irrégularité ; le Seigneur Jésus, le Seigneur de l'Ancien Testament aussi, qui a accompli toute justice (Matthieu 3:15), c'est-à-dire obéissance à la loi, ne se serait pas soumis à une procédure qui n'était pas commandée, ni préfigurée et pas du tout considérée dans les instructions à Moïse. L'immersion totale est complètement étrangère à la Bible.
3. L'origine du baptême

3.1 Quelles sont les premières mentions bibliques du baptême ? Le baptême est aussi vieux que la loi. La loi est remplie de purifications cérémonielles. Ce sont des baptêmes ! Ce fait est CAPITAL. Le baptême de Jean-Baptiste n'était pas quelque chose de nouveau pour les Juifs. Depuis l'époque de Moïse, on connaissait des cérémonies de baptêmes. Il ne peut pas y avoir de doutes à ce sujet puisque le Nouveau Testament appelle les purifications de l'Ancien Testament des baptêmes.
3.2 Il est écrit en Hébreux 9:10 : "Ce sont là des ordonnances charnelles, relatives seulement à des aliments, des boissons et diverses ablutions, et imposées jusqu'à un temps de réforme." Le mot "ablution" de notre version n'est pas la meilleure traduction ; il ne rend pas avec exactitude le sens original. Le mot original est "baptismois", c'est-à-dire baptêmes. L'auteur inspiré de l'épître aux Hébreux, donc, parle des diverses sortes de baptêmes de l'Ancien Testament. Il est crucial de noter que la loi n'a jamais commandé d'immersions, mais elle a commandé souvent des aspersions. Et il n'y a aucun doute au sujet de la manière dont on baptisait. Il n'y a aucun doute parce que l'épître aux Hébreux elle-même décrit cette manière, au même chapitre, aux versets 13, 19 et 21 : ces baptêmes se faisaient par aspersion :

Verset 13 :
"Le sang des boucs et des taureaux, et la cendre d'une génisse qu'on répand sur ceux qui sont souillés, les sanctifient de manière à purifier la chair" : cela doit être mis en parallèle avec Nombres 19:17-22 : "On prendra, pour celui qui est impur, de la cendre de la victime pour le péché qui a été consumée, et l'on mettra dessus de l'eau courante dans un récipient. Un homme pur prendra de l'hysope et la trempera dans l'eau ; puis il en fera l'aspersion sur la tente, sur tous les récipients, sur les personnes qui sont là, sur celui qui a touché des ossements, un homme tué, un mort ou un tombeau. Celui qui est pur fera l'aspersion sur celui qui est impur, le troisième jour et le septième jour, et il le purifiera le septième jour. Il nettoiera ses vêtements et se lavera dans l'eau ; et le soir, il sera pur. Un homme qui sera impur, et qui ne se purifiera pas, sera retranché du milieu de l'assemblée, car il a souillé le sanctuaire de l'Éternel ; comme l'eau contre la souillure n'a pas été répandue sur lui, il est impur. Ce sera pour eux une prescription perpétuelle. Celui qui fera l'aspersion de l'eau contre la souillure nettoiera ses vêtements, et celui qui touchera l'eau contre la souillure sera impur jusqu'au soir."

Verset 19 :
"Moïse, après avoir énoncé pour tout le peuple chaque commandement selon la loi, prit le sang des veaux et des boucs avec de l'eau, de la laine écarlate et de l'hysope, et aspergea le livre lui-même et tout le peuple." Cela doit être mis en parallèle avec Exode 24:6,8 : "Moïse prit la moitié du sang, qu'il mit dans les bassines, et répandit l'autre moitié du sang sur l'autel. Moïse prit le sang et le répandit sur le peuple en disant : Voici le sang de l'alliance que l'Éternel a conclue avec vous sur la base de toutes ces paroles."

Verset 21 :
"Il aspergea de sang le tabernacle et tous les objets du culte." Cela doit être mis en parallèle avec Lévitique 8:19 et 16:14 : "Moïse l'égorgea et répandit le sang sur le pourtour de l'autel... Il prendra du sang du taureau et fera l'aspersion avec son doigt sur le devant du propitiatoire vers l'est ; il fera sept fois avec son doigt l'aspersion du sang devant le propitiatoire."
3.3 Aussi bien dans les passages de l'Ancien Testament que dans l'épître aux Hébreux, ces baptêmes sont désignés comme étant des aspersions. Cet argument est impossible à réfuter. Même si quelqu'un oserait biffer Hébreux 9:10 de son contexte (auquel il est inséparablement lié), il ne pourrait jamais trouver des lois cérémonielles dans l'Ancien Testament requérant "divers baptêmes par immersion totale". La loi ne dit pas un seul mot d'immersions totales, et encore moins de diverses sortes d'immersions totales.
3.4 De plus, il est évident que les mots "diverses sortes" indiquent que les baptêmes de l'Ancien Testament n'étaient pas tous de la même sorte. Les immersions doivent, nécessairement, être toutes de la même sorte. Comment une immersion peut-elle différer d'une autre immersion ? S'il est impossible de trouver une seule sorte d'immersion dans l'Ancien Testament, combien encore plus difficile est-il de trouver diverses sortes d'immersions ! C'est certain : il y avait diverses sortes de baptêmes dans l'Ancien Testament. En quoi donc étaient-ils divers ? L'aspersioniste n'a aucune difficulté à répondre à cette question. Il accepte le témoignage de l'Ancien Testament et l'interprétation qu'en fait Hébreux 9 : il y avait des aspersions d'eau seulement, des aspersions d'eau et de cendres, des aspersions d'huile et des aspersions de sang. L'immersioniste ne peut pas répondre à cette question. Il ne peut en aucune façon expliquer diverses sortes d'immersions. Impossible ! Il ne peut même pas montrer une seule immersion totale dans tout l'Ancien Testament. Il doit être apparent à tous qu'il n'y a aucune explication satisfaisante d'Hébreux 9 du point de vue de l'immersioniste. Aucune.
3.5 Les faits sont donc clairs : le baptême de Jean-Baptiste n'était pas quelque chose de nouveau. On baptisait depuis l'époque de Moïse, dit l'épître aux Hébreux. Il n'y a aucun commandement d'immerger dans l'Ancien Testament. Mais diverses sortes de baptêmes étaient requis et pratiqués par aspersion. Ils différaient selon l'élément utilisé.
3.6 Il est significatif que le baptême, à son origine, était administré par aspersion, et non pas par immersion. À moins de découvrir des preuves irréfutables que cette façon de baptiser ait été changée, nous sommes obligés de considérer que les autres baptêmes de la Bible furent accomplis par aspersion. Mais nulle part la Bible ne parle de tels changements. Au contraire, le Nouveau Testament lie constamment les baptêmes de l'Ancien Testament avec les baptêmes du Nouveau Testament. Le même mot est utilisé tout le long de la Bible.
4. Jean-Baptiste baptisait-il par immersion totale ?

4.1 Il est écrit en Jean 3:22-24 : "Après cela, Jésus se rendit avec Ses disciples dans la terre de Judée ; et là, il séjournait avec eux et baptisait. Jean aussi baptisait à Énon, près de Salim, parce qu'il y avait beaucoup de points d'eau ; on s'y rendait pour être baptisé. Car Jean n'avait pas encore été jeté en prison."
4.2 Ce passage biblique est régulièrement considéré comme la forteresse imprenable des immersionistes. L'un d'eux écrit : "L'illégalité du baptême par aspersion est prononcée d'une manière irrévocable par ces déclarations du Saint-Esprit : Jean 3:23 : "Jean baptisait aussi à Énon parce qu'il y avait là beaucoup d'eau, et on y allait pour être baptisé." Il y a dans le monde des masses d'église baptistes qui s'appellent "Église Baptiste d'Énon" en souvenir de ce passage. On dit que le verset 23 règle définitivement toute la question de la manière correcte de baptiser : "Jean aussi baptisait à Énon, près de Salim, parce qu'il y avait beaucoup de points d'eau ; on s'y rendait pour être baptisé." L'argument va comme suit : "Si Jean avait besoin de beaucoup d'eau, pour baptiser, surement qu'il baptisait par immersion. Autrement, pourquoi rechercher beaucoup d'eau ?" Le problème, c'est que la traduction "beaucoup d'eau" qu'on retrouve parfois n'est pas une bonne traduction. La fidélité au texte grec exige que nous traduisions par "beaucoup de points d'eau", ou "plusieurs sources d'eau" (hudata polla). Quelles sont ces eaux ? Le mot hudata signifie "sources" ou "fontaines". Énon, étant le pluriel de fontaines, ou sources, a probablement pris son nom des nombreuses sources ou fontaines dans cette région.
4.3 N'est-ce pas une idée farfelue de penser que Jean-Baptiste quitterait le Jourdain (la plus large source d'eau en Palestine) pour se rendre dans un endroit où il y aurait eu plus d'eau encore ? C'est impensable. C'est impossible. Mais il faut demander alors pourquoi Jean-Baptiste a quitté le Jourdain à ce moment-là. Pensez à ceci : sans doute que Jean-Baptiste a changé d'endroit à cause du contraste entre l'eau claire et froide de ces points d'eau, et l'eau boueuse du Jourdain qui débordait à cette saison de l'année (Josué 3:15). La loi parlait d'eau propre et claire pour baptiser.
4.4 Notons dans ce passage de Jean 3 que les mots "baptiser" et "purifier" sont utilisés d'une façon interchangeable. L'évangéliste Jean mentionne que Jean baptise à Énon simplement pour nous donner l'arrière-plan de ce qu'il va dire ensuite. Pendant que Jean baptise à Énon, un incident survient. Un Juif et des disciples de Jean entrent dans une controverse au sujet de la purification. L'évangéliste nous amène dans cette controverse comme "témoins". Et qu'apprenons-nous ? Nous apprenons que l'argument à propos de la purification concerne le baptême ! La discussion concerne Jésus et comment Il baptise, et le fait que tous viennent à Lui. Sans ausun doute, nous voyons ici que les mots "baptiser" et "purifier" sont équivalents, comme les mots "évêque" et "ancien" le sont dans les lettres de Paul.
4.5 Ainsi donc, la forteresse immersioniste est renversée, puisque les purifications de l'Ancien Testament étaient toutes des aspersions. En plus des textes cités aux points 3 et 5 ci-haut, les textes suivans doivent être considérés :

Exode 12:7 :
"On prendra de son sang et l'on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau (de la porte) des maisons où on le mangera."

Exode 29:16,20-21 :
"Tu égorgeras le bélier ; tu en prendras le sang et tu le répandras sur le pourtour de l'autel... Tu égorgeras le bélier ; tu prendras de son sang, tu en mettras sur le lobe de l'oreille droite d'Aaron et sur le lobe de l'oreille droite de ses fils, sur le pouce de leur main droite et sur le pouce de leur pied droit, et tu répandras le sang sur le pourtour de l'autel...Tu prendras du sang qui sera sur l'autel, et de l'huile d'onction ; tu en feras l'aspersion sur Aaron et sur ses vêtements, sur ses fils et sur les vêtements de ses fils avec lui. Ainsi seront consacrés Aaron et ses vêtements, ses fils et les vêtements de ses fils avec lui."

Lévitique 1:5,11 :
"Il égorgera le veau devant l'Éternel ; et les sacrificateurs, fils d'Aaron, offriront le sang et le répandront sur le pourtour de l'autel qui est à l'entrée de la tente de la Rencontre...Il l'égorgera au côté nord de l'autel, devant l'Éternel ; et les sacrificateurs fils d'Aaron, en répandront le sang sur le pourtour de l'autel."

Lévitique 3:2,8,13 :
"Il posera sa main sur la tête de sa victime qu'il égorgera à l'entrée de la tente de la Rencontre ; et les sacrificateurs, fils d'Aaron, répandront le sang sur le pourtour de l'autel... Il posera sa main sur la tête de sa victime qu'il égorgera devant la tente de la Rencontre ; et les fils d'Aaron en répandront le sang sur le pourtour de l'autel... Il posera sa main sur la tête de sa victime qu'il égorgera devant la tente de la Rencontre ; et les fils d'Aaron en répandront le sang sur le pourtour de l'autel."

Lévitique 4:6,17 :
"il trempera son doigt dans le sang et il en fera sept fois l'aspersion devant l'Éternel en face du voile du sanctuaire... le sacrificateur trempera son doigt dans le sang et il en fera sept fois l'aspersion devant l'Éternel, en face du voile."

Lévitique 5:9 :
"Le sacrificateur fera sur la paroi de l'autel l'aspersion du sang de la victime offerte pour le péché, et le reste du sang sera exprimé sur le socle de l'autel ; c'est un sacrifice pour le péché."

Lévitique 7:2,14 :
"C'est dans le lieu où l'on égorge l'holocauste, qu'on égorgera la victime pour le sacrifice de culpabilité. On en répandra le sang sur le pourtour de l'autel... On présentera en prélèvement pour l'Éternel une portion de chaque oblation ; elle sera pour le sacrificateur qui a répandu le sang de la victime de communion."

Lévitique 8:11,24,30 :
"Il en fit sept fois l'aspersion sur l'autel ; il oignit l'autel avec tous ses ustensiles, et la cuve avec sa base, afin de les consacrer... Il fit avancer les fils d'Aaron, Moïse mit du sang sur le lobe de leur oreille droite, sur le pouce de leur main droite et sur le pouce de leur pied droit, et Moïse répandit le sang sur le pourtour de l'autel... Moïse prit de l'huile d'onction et du sang qui était sur l'autel ; il en fit l'aspersion sur Aaron et sur ses vêtements, sur ses fils et sur les vêtements de ses fils avec lui ; il consacra Aaron, ses vêtements, ses fils et les vêtements de ses fils avec lui."

Lévitique 9:12,18 :
"Il égorgea la victime pour l'holocauste. Les fils d'Aaron lui remirent le sang, et il le répandit sur le pourtour de l'autel... Il égorgea le boeuf et le bélier, en sacrifice de communion pour le peuple. Les fils d'Aaron lui remirent le sang qu'il répandit sur le pourtour de l'autel."

Lévitique 14:7,16,27,51 :
"Il en fera sept fois l'aspersion sur celui qui doit être purifié de la lèpre. Puis il le déclarera pur et lâchera dans la campagne l'oiseau vivant... Le sacrificateur trempera le doigt de sa main droite dans l'huile qui est dans le creux de sa main gauche et fera avec le doigt sept fois l'aspersion de l'huile devant l'Éternel... Il fera avec le doigt de sa main droite sept fois l'aspersion de l'huile qui est dans sa main gauche, devant l'Éternel... Il prendra le bois de cèdre, l'hysope, le cramoisi et l'oiseau vivant ; il les trempera dans le sang de l'oiseau égorgé et dans l'eau courante, et il en fera sept fois l'aspersion sur la maison."

Lévitique 16:15,19 :
"Il égorgera le bouc pour le péché du peuple et il en portera le sang au-delà du voile. Il fera avec ce sang comme il a fait avec le sang du taureau, il en fera l'aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire... Il fera sept fois avec son doigt l'aspersion du sang sur l'autel ; il le purifiera et le sanctifiera, à cause des impuretés des Israélites."

Lévitique 17:6 :
"Le sacrificateur en répandra le sang sur l'autel de l'Éternel, à l'entrée de la tente de la Rencontre ; et il brûlera la graisse, qui sera d'une agréable odeur à l'Éternel."

Nombres 8:7 :
"Voici comment tu les purifieras. Fais sur eux une aspersion d'eau pour le péché ; qu'ils fassent passer le rasoir sur tout leur corps, qu'ils nettoient leurs vêtements et qu'ils se purifient."

Nombres 18:17 :
"Mais tu ne prendras pas de rançon pour le premier-né de la vache, ni pour le premier-né de la brebis, ni pour le premier-né de la chèvre ; ce sont des victimes saintes. Tu répandras leur sang sur l'autel et tu brûleras leur graisse en sacrifice consumé par le feu, d'une agréable odeur à l'Éternel."

Nombres 19:4 :
"Le sacrificateur Éléazar prendra du sang de la vache avec le doigt et il fera sept fois l'aspersion de ce sang sur le devant de la tente de la Rencontre."

1 Samuel 7:6 :
"Ils se rassemblèrent à Mitspa, puisèrent de l'eau et la répandirent devant l'Éternel. Ils jeûnèrent en ce jour. C'est là qu'ils dirent : Nous avons péché contre l'Éternel ! Samuel jugea les Israélites à Mitspa."

2 Rois 16:13,15 :
"il fit brûler son holocauste et son offrande, versa ses libations et répandit sur l'autel le sang de ses sacrifices de communion... Le roi Ahaz donna cet ordre au sacrificateur Urie : Fais brûler sur le grand autel l'holocauste du matin et l'offrande du soir, l'holocauste du roi et son offrande, l'holocauste de tout le peuple du pays avec leur offrande, et verses-y leurs libations et répands-y tout le sang des holocaustes et tout le sang des sacrifices. En ce qui concerne l'autel de bronze, je m'en occuperai."

2 Chroniques 29:22 :
"Les sacrificateurs égorgèrent le gros bétail, reçurent le sang et firent l'aspersion sur l'autel ; ils égorgèrent les béliers et firent l'aspersion du sang sur l'autel ; ils égorgèrent les agneaux et firent l'aspersion du sang sur l'autel."

2 Chroniques 30:16 :
"Ils occupaient leur place ordinaire, conformément à la loi de Moïse, homme de Dieu, et les sacrificateurs faisaient l'aspersion du sang, qu'ils recevaient de la main des Lévites."

2 Chroniques 35:11 :
"Ils immolèrent la Pâque ; les sacrificateurs firent l'aspersion du sang qu'ils recevaient de la main des Lévites, et les Lévites dépouillèrent les victimes."

Ézéchiel 43:18 :
"Il me dit : Fils d'homme, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici les prescriptions au sujet de l'autel, pour le jour où on le construira, afin d'y offrir les holocaustes et d'y faire l'aspersion du sang."

Hébreux 11:28 :
"C'est par la foi qu'il fit la Pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touche pas aux premiers-nés des Israélites."

Hébreux 12:24 :
"de Jésus, médiateur d'une nouvelle alliance ; et du sang de l'aspersion qui parle mieux que celui d'Abel."

1 Pierre 1:2 :
"élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l'Esprit, pour l'obéissance et l'aspersion du sang de Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées !"
4.6 En plus de tous ces passages qui réfèrent à l'aspersion, il y a un évènement biblique extrêmement important qui montre positivement que la loi demandait le baptême et que Jean-Baptiste l'a pratiqué non pas par immersion totale, mais bien par aspersion. Voyons cet évènement au point suivant.
5. Le baptême de Jésus

5.1 Le baptême de notre Sauveur Jésus démontre encore plus le lien intime entre le baptême et la loi de Moïse.
5.2 Le baptême que donnait Jean-Baptiste était pour des pécheurs. Jésus n'était pas un pécheur. Jean-Baptiste appelait à la repentance ceux qui se faisaient baptiser. Jésus n'a pas à se repentir ni à recevoir le pardon des péchés. On comprend la résistance, l'opposition de Jean-Baptiste devant Jésus qui se présente à lui pour se faire baptiser. Il dit à Jésus : "C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par Toi et c'est Toi qui viens à moi !" (Matthieu 3:14).
5.3 Devant la résistance de Jean-Baptiste, Jésus dit des paroles qui font changer Jean-Baptiste d'idée. Qu'est-ce que Jésus dit ? Il dit ceci : "Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi toute justice" (Matthieu 3:15). Ce sont les premières paroles de Jésus que nous rapporte le Nouveau Testament depuis qu'Il avait douze ans dans le temple. Deutéronome 6:25 dit que la justice est d'observer et de mettre en pratique la loi de Dieu. Jésus est "né sous la loi" (Galates 4:4). Jésus dit donc à Jean-Baptiste qu'Il doit être baptisé pour obéir à la loi.
5.4 Qu'est-ce que cela veut dire ? Jésus avait été circoncis selon la loi (Lévitique 12:3; Luc 2:21) ; Il fut présenté au temple (Luc 2:22-23) ; Il est allé à la Pâque (Exode 34:23; Luc 2:42) ; Il a observé les fêtes commandées par la loi (Marc 14:12; Luc 23:3; Jean 17:10). Mais à quelle loi obéissait-Il en se faisant baptiser ? La loi de l'Ancien Testament à laquelle Jésus obéit en se faisant baptiser se trouve en Nombres 8:6-7 : "Prends les Lévites du milieu des Israélites et purifie-les. Voici comment tu les purifieras. Fais sur eux une aspersion d'eau pour le péché." Les Lévites étaient des prêtres. Jésus était un prêtre (Hébreux 3:1; 4:14; 5:5; 9:11). Il est notre Grand-Prêtre pour toujours. Le baptême de Jésus fut la cérémonie de Son ordination comme Prêtre. Ce baptême L'a mis à part comme Prêtre et Ministre des choses sacrées.
5.5 Selon la loi, il y avait trois exigences pour être prêtre : premièrement, avoir au moins 30 ans (Nombres 4:3,47). C'est pourquoi Luc 3:23 nous dit que Jésus avait 30 ans lorsqu'Il fut baptisé. Deuxièmement, il doit être appelé par Dieu, comme le fut Aaron, le premier grand-prêtre (Exode 28:1). Hébreux 5:4-10 nous dit que Jésus a été appelé par Dieu. Troisièmement, il devait être aspergé d'eau (Nombres 8:6-7) par quelqu'un qui était déjà prêtre, ce qui était le cas de Jean-Baptiste, puisqu'il héritait de cette charge de son père (Exode 29:9; 30:17-21; Nombres 25:13; Luc 1:5,13). Jésus, qui connaissait Son appel, a attendu d'avoir 30 ans, et Il est allé vers Jean pour "accomplir ainsi toute justice", c'est-à-dire pour rencontrer la dernière demande de la loi pour qu'un prêtre puisse commencer Son ministère public.
5.6 Comme preuve que Jésus fut fait prêtre par Son baptême, notez bien que lorsque Jésus a nettoyé le temple (Matthieu 21:12; Marc 11:15), Il exerçait l'autorité du prêtre. Quand des Juifs Lui ont demandé : "Par quelle autorité fais-Tu cela, et qui T'a donné cette autorité ?", Jésus s'en réfère à Son baptême et répond : "Le baptême de Jean, d'où venait-il ? Du ciel, ou des hommes ?" (Matthieu 21:23-25). Dans la pensée de Jésus, il y a nécessairement un lien bien défini entre Son autorité de prêtre et le baptême de Jean. Jésus veut leur faire comprendre que si Son baptême est du ciel (et c'était le cas !), Il est un vrai prêtre, et Il a donc l'autorité de purifier le temple.
5.7 Il faut aller un peu plus loin maintenant ici et réfuter à l'avance ceux qui diront que Jésus ne peut pas être prêtre puisqu'Il ne descendait pas de la tribu de Lévi. Le Nouveau Testament résoud cette difficulté d'une manière qui excite notre admiration. Se référant à l'autorité de l'Ancien Testament, et plus spécialement au Psaumes 110:4, le Nouveau Testament nous apprend que Jésus n'est pas un prêtre selon l'ordre d'Aaron, mais selon l'ordre de Melchisédek (Hébreux 5:6). Il est donc devenu notre grand-prêtre non pas pour offrir continuellement des sacrifices et des offrandes, mais Il S'est offert Lui-même pour ôter nos péchés (Hébreux 7:17-21). Le but du Seigneur d'élargir le salut à toutes les nations exigeait un sacerdoce élargi et un Grand-Prêtre divin. Voilà ce que nous rapporte le récit inspiré ; on ne peut pas contourner cela.
5.8 Il faut bien noter que Jésus, qui entre dans une sphère bien plus grande que celle du grand-prêtre Juif, ne se sent pas absous de l'obligation imposé par la loi pour les prêtres. Car cette loi est la loi de Dieu, et Jésus, reconnaissant toujours le fait de Ses obligations sous la loi, est un Juif extrêmement soucieux d'observer la loi en tous ses détails. La loi était encore en vigueur, jusqu'à ce que le voile se déchire lorsque Jésus meurt sur la croix. Il est intéressant de noter que "Melchisédek" signifie "roi de justice". En accomplissant toute justice, Jésus est devenu un plus grand-prêtre selon l'ordre de Melchisédek.
5.9 C'est parce que Jésus a été rituellement oint (et bien sûr intérieurement point par l'Esprit) qu'Il a pu appliquer Ésaïe 61:1-2 à Lui-même : "L'Esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, car l'Éternel m'a donné l'onction. Il m'a envoyé pour porter de bonnes nouvelles à ceux qui sont humiliés ; pour panser ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs leur libération et aux prisonniers leur élargissement ; pour proclamer une année favorable de la part de l'Éternel et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous ceux qui sont dans le deuil". Mais quand Jésus fut-Il oint, si ce n'est pas à Son baptême ? Si la descente de l'Esprit dans Sa vie s'est faite lors de Son baptême, comment Son baptême pourrait-il symboliser autre chose que cela ? Comment symboliser une onction, une descente et un repos par une immersion totale ? La vérité simple et pure, c'est que Jésus n'a pas été immergé, mais aspergé par Jean-Baptiste. De la sorte, Il fut appointé dans Son travail messianique comme l'Oint, le Messie, par Jean-Baptiste, le "représentant" de Dieu. Si Jésus a été immergé totalement, Il n'est pas le Christ, ou le Messie, puisque ces mots signifient en Grec et en Hébreu "l'Oint".
5.10 Finalement, si Jésus a été immergé totalement, Il n'a pas accompli toute justice, car, souvenez-vous, nous avons vu qu'il n'y avait aucune immersion requise dans tout l'Ancien Testament. Il est donc certain que Jésus n'a pas pu être immergé totalement, et qu'Il fut baptisé par aspersion. Les arguments des immersionistes non seulement ne sont pas déterminants, mais en plus ils sont insoutenables bibliquement.
6. Baptême d'eau et baptême de l'Esprit ?

6.1 Jean-Baptiste et Jésus ont parlé tous deux du baptême d'eau et du baptême de l'Esprit. Ces deux baptêmes sont inséparablement liés, quoi qu'ils diffèrent. Ici commence à poindre la différence entre le vrai baptême et le rite du baptême. Personne ne peut remettre en question le fait de ces deux sortes de baptêmes. Toutefois, Éphésiens 4:4-5 enseigne qu'il n'y a qu'un seul baptême. La seule conclusion possible à tirer, c'est qu'il ne faut pas parler de deux baptêmes mais de deux aspects de la même chose. L'identité du mode montre que c'est précisément le cas. Le baptême d'eau est le symbole extérieur de la réalité intérieure qu'est le baptême de l'Esprit. Le baptême d'eau symbolise le baptême de l'Esprit.
6.2 Le baptême de l'Esprit de la pentecôte est extrêmement important. Joël l'avait prophétisé (Joël 3:1-5). Jean-Baptiste l'avait annoncé (Matthieu 3:11; Luc 3:16). Jésus l'a promis (Actes 1:4-5). Luc l'a proclamé (Actes 2:3-4,16-17,33; 11:15-16). Notons plusieurs faits importants ici.
6.3 Premièrement, le grand évènement qui se produit à la Pentecôte est vraiment un baptême. Jean-Baptiste en avait parlé comme d'un baptême (Matthieu 3:11). Et le fait que Jean-Baptiste utilise le même mot pour décrire son propre baptême que pour parler du baptême de la pentecôte nous indique que la manière dont le baptême de la pentecôte allait se faire (bien que différent par sa grandeur et son élément) était de la même manière que le baptême de Jean, soit par aspersion. Si le mot "baptême" a deux sens tout à fait différents en Matthieu 3:11, tout langage est sans espoir.
6.4 Deuxièmement, si le mot baptizo signifie 100% du temps "immerger totalement", la pentecôte a dû être une immersion totale. Mais ce ne fut pas le cas. Le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres. Certains immersionistes forcent les textes bibliques et disent que Actes 2:2 justifie leur position : "Tout à coup, il vient du ciel un bruit comme celui d'un souffle violent qui remplit toute la maison où ils étaient assis." Ils disent que les disciples furent immergés dans l'Esprit qui remplit toute la maison. Mais ce n'est pas ce que le texte dit. Cet énoncé est fait AVANT que le Saint-Esprit et les langues de feu soient mentionnées. Autrement dit, quelque chose a rempli la maison, mais ce n'était pas le Saint-Esprit. C'est le bruit qui a rempli la maison. C'est une façon de nous dire que ce fut un très grand bruit, tout simplement.
6.5 Troisièmement, non seulement Actes 2 n'enseigne pas le baptême par immersion, mais aucun passage de la Bible décrit plus clairement la bonne façon de baptiser : par aspersion. Les langues de feu "se posèrent sur chacun d'eux". Le bruit "vint du ciel". Pierre se lève et cite un passage de Joël où le Seigneur promettait de répandre Son Esprit sur des personnes. En Actes 2:33, Luc dit que Jésus "a répandu" l'Esprit. En Actes 10:44-48, il est dit que "l'Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la Parole". Le don du Saint-Esprit "fut répandu sur les païens". En Actes 11:15-16, commentant sur les évènements de la pentecôte, Pierre dit que "le Saint-Esprit descendit sur eux". Tous ces mots sont très expressifs. Rien, mais absolument rien dans les textes ne nous permet de conclure que le baptême de l'Esprit fut par immersion totale. Au contraire, tout démontre que ce fut par aspersion. Pourtant, plusieurs persistent à répéter que le mot "baptizo" signifie toujours en tout et partout une seule et unique chose : "immersion totale." Ce n'est pas biblique. L'idée d'immersion ne se trouve pas dans ces textes. Le chrétien n'est pas plongé dans le Saint-Esprit, mais le Saint-Esprit descend sur lui et remplit son coeur.
6.6 Quatrièmement, il est évident que le baptême d'eau ne symbolise pas la mort, l'ensevelissement et la résurrection ; mais il symbolise le baptême de l'Esprit. Puisque l'Esprit a été donné, répandu sur, versé, qu'Il est descendu sur, le rituel du baptême d'eau doit se faire en conséquence. Il convient de l'administrer par aspersion. La réalité et le rite doivent s'harmoniser. Qu'est-ce qui peut mieux symboliser la descente du Saint-Esprit que le baptême par aspersion ? Incidemment, la question d'Actes 10:47 est instructive : "Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous ?" Une telle question implique que l'eau était appliquée sur les personnes, et non pas que les personnes étaient immergées totalement dans l'eau. La Bible parle toujours de l'Esprit qui est appliqué sur les personnes, et jamais de la personne qui est immergée dans l'Esprit.
6.7 Cinquièmement, Ézéchiel 36:25-28 lie ensemble le baptême d'eau et le baptême de l'Esprit. Il est certain que cette prophétie d'Ézéchiel concerne l'époque du Nouveau Testament parce que le Nouveau Testament lui-même la cite : 2 Corinthiens 6:16; Hébreux 8:10. Ici, il est question d'aspersion. L'aspersion d'eau pure symbolise la descente du Saint-Esprit dans les coeurs.
6.8 Une lecture des écrits prophétiques montre que l'eau était devenue un symbole de l'Esprit Saint. Déshabitués comme nous le sommes d'attribuer à l'eau une telle signification symbolique, nous avons besoin de nous remettre dans la mentalité des Israélites, pour qui ce symbolisme allait de soi.
6.9 Dans les pays du Proche-Orient, en effet, où la sécheresse est peut-être la plus grande et la plus fréquente catastrophe, l'eau apparaît naturellement comme la bénédiction par excellence. Nulle part autant que dans ces régions confinant aux déserts, l'action nécessaire et bienfaisante de l'eau ne s'impose aussi manifestement à l'esprit. De l'eau, et le désert se change en jardin ! L'image se rencontre déjà chez les prophètes, pour qui le jour des suprêmes bénédictions divines sera le jour où les sources jailliront au désert (voir Ésaïe 35:1-7; 41:18; Joël 3:18; etc...). Le renouvellement du monde trouvait son symbole le plus simple et le plus naturel dans l'abondance de l'eau, comme le verre d'eau fraîche pouvait devenir le symbole de la suprême charité.
6.10 On passera aisément de là à l'application spirituelle de ce symbole. Non seulement la terre et les cieux, mais les hommes aussi, les hommes surtout, en leur être secret et intime, seront renouvelés lorsqu'il plaira à Dieu de manifester sa gloire. L'attente prophétique espère en ce changement intérieur et elle désigne l'action souveraine de Dieu au sanctuaire de l'âme par le nom de Saint-Esprit. Dieu répandra son Esprit, et les coeurs de pierre deviendront des coeurs de chair ; la loi divine y sera inscrite par l'action mystérieuse du Saint-Esprit.
6.11 Par une sorte de parallélisme, on était ainsi amené à rapprocher l'une de l'autre les deux faces de l'intervention souveraine de Dieu, la face matérielle et visible et la face spirituelle et intérieure au coeur. On établissait par là même un rapprochement nécessaire entre l'eau et l'Esprit Saint. Aussi quand Ésaïe annonce les événements de la fin, il dit de la part de Dieu : "Je répandrai des eaux sur le sol altéré et des ruisseaux sur le sol desséché. Je répandrai mon Esprit sur ta race et ma bénédiction sur tes rejetons..." (Ésaïe 24:3-4). Ou encore : "... jusqu'à ce que l'Esprit soit répandu sur vous d'en haut et que le désert se change en verger" (Ésaïe 32:15). On pourrait multiplier les citations dans lesquelles l'eau apparaît comme une bénédiction caractérisée. On se rappellera l'importance de l'eau vive. Faisons remarquer que, pour indiquer le don de l'Esprit, on emploie le verbe shaphac, qui signifie verser (Joël 3:1 : "Je verserai mon Esprit").
6.12 Dans la prophétie d'Ézéchiel, l'eau conserve quelque chose de la signification qui lui donnaient les ablutions lévitiques. Elle n'est pas seulement l'élément vivifiant ; elle est aussi l'élément purificateur. Cependant elle garde la même place dans les événements eschatologiques et sa signification générale demeure identique. Jérusalem est accusée d'être une terre desséchée, stérile. Elle sera frappée au jour de la colère : "Je ferai retomber ses oeuvres sur leur tête" (Ézéchiel 22:24-31). Dans la version grecque, le reproche à Jérusalem est ainsi formulé : "Tu es une terre non mouillée et l'eau n'est pas venue sur toi." Cette leçon est peut-être la leçon originale ; celle du texte hébreu trahit un désir d'harmonisation avec 36:35. Puis la grâce après le jugement, et la grâce c'est l'eau : "Je répandrai sur vous une eau pure... je vous donnerai un coeur nouveau... je mettrai mon Esprit en vous" (Ézéchiel 36:25-27). Le salut sera de recevoir l'eau pure, l'eau d'en haut, celle que donnent les cieux quand ils s'ouvrent. Quel symbole de la descente de l'Esprit ! Quelle image parlante de ce renouvellement intérieur qu'opérera l'intervention de Dieu par son Esprit ! Quelle évocation suggestive de la puissance créatrice de Dieu, capable de changer les déserts en vergers et, bien plus encore, les coeurs de pierre en coeurs de chair !
6.13 Disons avant d'avancer au point suivant que non seulement les immersionistes ignorent les illustrations bibliques qui indiquent la bonne façon de baptiser, mais en plus ils ne cherchent pas à connaître à la lumière de la Bible le sens du mot "baptizo". Voilà un très grand défi avec lequel les immersionistes doivent constamment lutter.
7. Et Romains 6:3-4 et Colossiens 2:12 alors ?

7.1 À ce point de notre exposé, un immersioniste nous dirait : "Vous avez soigneusement choisi vos textes bibliques, prenant grand soin de ne pas considérer Romains 6 et Colossiens 2. Vous les avez ignoré parce que vous savez bien que ces deux textes enseignent l'immersion totale." Erreur ! Il est maintenant temps d'étudier ces deux beaux passages et d'en faire l'exégèse.

Ils sont très précieux et nous enseignent l'une des vérités les plus magnifiques de l'Écriture Sainte : la doctrine de l'union avec Jésus-Christ. Notons plusieurs points :
7.2 Premièrement, il est très important d'observer que ces deux passages omettent le mot "eau". Il est impossible dans leurs contextes de trouver une seule goutte d'eau dans ces textes. Si les immersionistes disent qu'il n'est pas nécessaire que l'eau soit mentionnée pour prouver leur cause, il y a lieu de questionner : n'est-ce pas étrange que la doctrine immersioniste qui parle d'être ensevelis dans les eaux du baptême soit basée sur deux passages qui non seulement ne parlent pas du tout d'eau, mais en plus omettent tout indice qui suggérerait un baptême d'eau ?
7.3 Deuxièmement, il est impossible que le baptême d'eau produise les effets dont parlent les immersionistes. Romains 6 et Colossiens 2 se préoccupent du problème général du péché du chrétien, le baptême étant introduit seulement comme une preuve de la thèse générale. Romains 6 enseigne que ceux qui sont baptisés dans le Christ sont baptisés en Sa mort. Le baptême d'eau ne peut pas faire cela. Romains 6:4 à 6 expose les effets du baptême. La seule puissance capable d'accomplir tous les bénéfices mentionnés dans ces versets est la puissance du Saint-Esprit. Il est nécessaire de voir le baptême dans ce passage comme le baptême de l'Esprit, c'est-à-dire la venue de l'Esprit dans la vie d'un homme pour le régénérer et produire en Lui ce que décrit le passage. La circoncision qui n'est pas faite par la main des hommes et le dépouillement du corps de la chair ne peut pas se référer au baptême d'eau. Seul le baptême de l'Esprit peut produire cela. Si le baptême en cause en Romains 6 est le baptême d'eau, ce passage conduit à croire à la régénération par le baptême, ce qui est abusif. Ce n'est pas avec de l'eau que nous sommes baptisés dans la mort en Christ, mais c'est par le Saint-Esprit.
7.4 Troisièmement, la mort, l'ensevelissement et la résurrection de Jésus ne correspondent pas au symbolisme de l'immersion. Il est dit que nous sommes baptisés en Sa mort parce que nous sommes baptisés en Christ-Jésus. Mais Jésus est mort sur une croix. L'immersion en aucun sens ne signifie la crucifixion. L'ensevelissement de Jésus, c'est Son corps qui a été placé dans une chambre, et la porte fermée. Cela ne peut pas symboliser l'immersion. La résurrection de Jésus ne peut pas non plus être représentée par l'immersion : le corps ressuscité de Jésus passe à travers les bandelettes sans les déplacer. Ces faits extraordinaires et d'un glorieux mystère ne sont aucunement représentés par l'immersion.
7.5 Quatrièmement, vouloir représenter exactement et exclusivement certains actes de la vie religieuse est impossible. Par exemple, en Romains 6:4, Paul dit que nous sommes ensevelis avec Jésus en sa mort, par le baptême ; peut-on à la lettre mourir comme Jésus-Christ et rester sous l'eau comme Il est resté dans le tombeau jusqu'au troisième jour ? Non.
7.6 Cinquièmement, en Romains 6, Paul n'a pas du tout l'intention d'expliquer aux Romains quel doit être le mode d'administration du baptême. Il s'oppose plutôt aux antinomiens, et il le fait en rappelant l'union du chrétien avec Christ. Cette union est la liberté à l'égard du péché acquise grâce à l'ensevelissement et à la résurrection du Christ.
7.7 Sixièmement, 1 Corinthiens 10:1 à 5 et 1 Corinthiens 12:13 nous aident à bien comprendre Romains 6 et Colossiens 2. En 1 Corinthiens 10:1 à 5, il est écrit : "Frères, je ne veux pas que vous l'ignoriez ; nos pères ont tous été sous la nuée, ils ont tous passé au travers de la mer, ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était le Christ. Mais la plupart d'entre eux ne furent pas agréables à Dieu, puisqu'ils tombèrent morts dans le désert." Cet évènement ne fut pas un baptême d'eau. L'eau n'a jamais touché ces "pères". Notez bien deux choses :

1) Ils furent "baptisés en Moïse". Ceux qui furent baptisés en Moïse ne furent pas ceux qui furent immergés dans la mer. Qu'est-ce que ces mots extraordinaires "baptisés en Moïse" signifient ? Commençons par dire ce qu'ils ne signifient pas. Ces mots ne signifient pas que les Israélites furent baptisés dans les nuages et la mer. Un immersioniste dit : "Il est dit qu'ils furent baptisés. Donc, il y a dans leur passage dans la mer quelque chose qui représente la forme extérieure et le but du baptême chrétien... descendre dans la mer ; être couvert par un nuage, ressortir à l'autre bout, cela ressemble au baptême chrétien. Ils ont attesté leur foi en Moïse comme sauveur temporel, et cela est figuré par l'ensevelissement et la résurrection de Christ. Les baptêmes de la pentecôte et de la mer rouge furent des baptêmes à sec." Cet immersioniste raisonne de la façon suivante : "On nous dit qu'ils ont été baptisés. Puisque le mot baptizo signifie immerger totalement, il doit y avoir une immersion ici. Mais ce n'est pas une immersion physique. Il doit bien y avoir une façon de voir une immersion ici : ils furent immergés dans les nuages." C'est très ingénieux, mais non biblique ! Le passage ne dit nulle part qu'ils furent baptisés dans la mer ou dans les nuages. Plutôt, les nuages et la mer furent des instruments utilisés par Dieu pour baptiser les pères en Moïse.
7.8
2) L'expression "baptisés en Moïse" se comprend en la mettant en parallèle avec "nous avons été baptisés en Christ-Jésus" (Romains 6:3), avec "nous avons été baptisés dans un seul Esprit" (1 Corinthiens 12:13) et avec Galates 3:27 : "Vous avez été baptisés en Christ". La préposition "eis", traduit par "dans" est la clé ici.
7.9 Il est écrit en 1 Corinthiens 10 : "Nos pères ont tous été sous la nuée, ils ont tous passé au travers de la mer" ; cela évidemment est l'énoncé du résultat de ce que la nuée et la mer ont fait. Moïse dit, en Exode 14:31 : "Israël vit par quelle main puissante l'Éternel avait agi contre les Égyptiens ; le peuple craignit l'Éternel. Ils crurent en l'Éternel et en Moïse, Son serviteur." Paul en 1 Corinthiens 10, et Moïse en Exode 14:31 parlent des même faits, ils énoncent le résultat de ces faits, et ce résultat est le même, bien qu'il soit exprimé dans des mots différents.
7.10 Les mots d'Exode 14:31 : "ils crurent en l'Éternel et en Moïse" sont très importants. Les Israélites n'avaient pas confiance en Moïse. Mais lorsque Dieu intervient miraculeusement par Sa main puissante, les Israélites crurent en l'Éternel et en Moïse. Autrement dit, la relation d'Israël avec Moïse est radicalement changée. Jusqu'à ce jour, les Israélites étaient hors de Moïse, ils ne croyaient pas en lui, en sa mission, Moïse n'avait pas le contrôle sur eux. Mais suite aux interventions miraculeuses du Seigneur, interventions qui attestent que Moïse est bel et bien l'envoyé de l'Éternel, les Israélites sont convaincus de son autorité divine et ils se soumettent à lui. Dit autrement, ils passent de "hors de Moïse" à "dans Moïse". La conclusion est la suivante : le baptême des Israélites en Moïse exprime leur soumission entière à son influence.
7.11 En Matthieu 28:19, il est écrit : "Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit." Est-ce que les disciples du Seigneur sont immergés dans la Trinité et doivent en ressortir ? Ca n'a pas de sens.
7.12 Les immersionistes ne peuvent pas expliquer correctement les mots "baptisés en Moïse". 1 Corinthiens 10 nous enseigne que

a) le baptême n'est pas par immersion.
b) le baptême concerne une union avec.
c) il y a deux sortes de baptêmes : un baptême d'eau extérieur et un baptême intérieur.
d) ceux qui ont été immergés ne sont pas ceux qui ont été baptisés.

L'armée de Pharaon a été touchée par l'eau, mais pas les Israélites. Les Israélites n'ont pas été immergés dans la mer ; seuls les Égyptiens l'ont été, et ils se sont noyés ! Les Israélites ont eu un "baptême sec". Notez le bien : les Israélites ne furent pas immergés, puisque les eaux se retirèrent devant eux et se dressèrent comme des murailles. 1 Pierre 3:21 présente un cas semblable : ceux qui se sont identifiés avec Noé dans l'arche ont été sauvés de la destruction ; ceux à l'extérieur de l'arche se sont noyés. Les immersionistes ont toute une tâche en essayant d'expliquer pourquoi les mauvaises personnes ont été immergées ! 1 Pierre 3:20 est inintelligible si on adopte l'immersionisme. Dans ce passage, Pierre nous assure qu'il ne parle pas du baptême d'eau rituel. Il dit : "par lequel on ne se débarasse pas de la souillure de la chair". (1 Pierre 3:21). Cela signifie qu'il a en vue le baptême du Saint-Esprit. La doctrine immersioniste ne convient pas du tout ici puisque c'est la race perdue des hommes seulement qui a été immergée dans l'eau. Noé et sa famille ont été sauvées. Le baptême, dit Pierre, nous sauve d'une manière semblable. Mais comment ? La réponse : "Par la résurrection de Jésus-Christ qui, monté au ciel, est à la droite de Dieu et à qui les anges, les pouvoirs et les puissances ont été soumis." (1 Pierre 3:22). Comment le baptême du Saint-Esprit, qui correspond au salut de Noé, nous sauve-t-il maintenant par la résurrection du Christ ? En étant unis avec Christ par le baptême en Lui, les chrétiens sont élevés avec Lui au ciel, au-dessus des autorités et puissances, tout comme Noé et sa famille furent élevés au-dessus de l'humanité perdue qui péri dans les eaux qui sauvèrent Noé et les siens. Tout comme ceux qui se sont unis à Noé furent sauvés, de même ceux qui sont unis au Christ sont sauvés.
7.13 1 Corinthiens 12:12 et 27 enseignent que le Saint-Esprit place les chrétiens dans le Corps du Christ. Le baptême n'est pas dans l'eau, mais dans le Corps du Christ. Cela s'accorde parfaitement avec Romains 6:3. Le baptême en Christ-Jésus est la base du "baptême en sa mort" ; les immersionistes habituellement ne réalisent pas ce fait crucial. Christ est l'objet du baptême. Cette terminologie s'harmonise avec l'expression trouvée seulement deux chapitres plus tôt où il est dit que nos pères ont été baptisés en Moïse. Nous avons vu ce que cela signifie être unis à Moïse. Quelle autre signification convient mieux pour ces trois autres passages ? Aucune. Lisez Romains 6 de la sorte, et voyez comme cela convient bien : "Ignorez-vous que nous tous qui avons été unis à Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été unis ?" Par contraste, traduire par "immerger" n'a pas de sens. Voyez : "Ignorez-vous que nous tous qui avons été immergés dans le Christ Jésus, c'est en Sa mort que nous avons été immergés ?" Cela n'a aucun sens. Essayez avec 1 Corinthiens 12:13 : "Car c'est dans un seul Esprit que nous tous, nous avons été immergés."
7.14 Si on suit les immersionistes, les chrétiens ne sont pas unis au Christ, mais simplement plongés en Lui, puis retirés. Ce retrait ne peut pas être ignoré si le baptême ne signifie pas seulement la mort et l'ensevelissement mais aussi la résurrection. Autrement dit, ce symbole erronné ne se conforme pas au fait.
7.15 Une simple illustration va clarifier le point de Paul en Romains 6. Si une fève est placée dans un pot, la fève est "dans le pot". Maintenant, prenez le pot et suspendez-le à un arbre. Où est la fève ? Dans le pot, et aussi dans l'arbre. Si la fève est dans le pot, la fève va partout où va le pot. Maintenant, enterrez le pot. La fève est aussi enterrée parce qu'elle est dans le pot. Maintenant, déterrez le pot, et la fève est aussi déterrée. Ce qui est vraie du pot est aussi vrai de la fève qui est dans le pot. Comme résultat du baptême du Saint Esprit, le croyant est uni au corps du Christ, de telle sorte que ce que Christ expérimente, le croyant est considéré comme l'ayant epérimenté aussi. Parce qu'uni au Christ, il est mort, il a été enterré et il est ressuscité, il est maintenant assis dans les lieux célestes avec Jésus (Éphésiens 2:6). L'expression de Paul "en Christ" peut être comprise seulement par cette union du croyant au Christ.
7.16 Voulant prouver aux chrétiens qu'ils ne doivent plus vivre dans le péché, Paul, en Romains 6:3-4 et en Colossiens 2:12, choisit, pour illustrer son point, un segment de l'expérience de Jésus. Il dit, en d'autres mots : "Ignorez-vous que nous tous qui avons reçu dix dollards, nous avons reçu deux dollards ?" Si nous avons été unis à Christ, à Son expérience entière, nous avons été unis à Sa mort, à Son enterrement et à Sa résurrection (trois parties de cette expérience). Si vous avez la plénitude (baptisés en Christ-Jésus), vous avez les parties (la mort, l'ensevelissement et la résurrection). C'est en essence son argument. Ces explications éclairent les mots "baptisés en Christ-Jésus" et "baptisés dans un seul Esprit". En conclusion, Romains 6:3-4 et Colossiens 2 parlent d'un baptême spirituel et non pas d'un baptême avec de l'eau. Le baptême n'est pas une figure d'une figure !
8. Les deux sens du baptême :
purification du péché et union avec Christ.


8.1 La purification. Le premier résultat du baptême est négatif. Quand le Saint-Esprit entre dans une personne, Il la purifie du péché. Il y a plusieurs passages bibliques qui nous enseignent cette grande vérité (Actes 2:38; 22:16; 1 Corinthiens 6:11; Tite 3:5; Hébreux 10:22; 1 Pierre 3:21; Apocalypse 1:5). Par exemple, la baptême de Jean était appelé une purification. Toutes les ablutions cérémonielles de l'Ancien Testament symbolisaient la purification du péché. Sans doute, Ézéchiel 38 lie la venue de l'Esprit Saint (et la cérémonie rituelle du baptême d'aspersion avec de l'eau propre) avec la purification. La théologie de l'Ancien Testament est principalement, pour ne pas dire exclusivement préoccupée par cet aspect du baptême qu'est la purification.
8.2 L'union avec Christ. Le second résultat du baptême est positif. À la place du registre des péchés qui est effacé, est inscrit le registre de l'obéissance parfaite de Jésus-Christ avec lequel le croyant est identifié.
9. Quelques objections parfois soulevées contre cet enseignement :

9.1 Objection #1 : "Vous n'utilisez pas correctement certaines prépositions." Par exemple :

a) Marc 1:9-10 : notez les mots "dans le Jourdain" et "Il sortait de l'eau". Matthieu 3:16 dit : "Jésus sortit de l'eau".
b) Actes 8:38-39 : notez les mots : "Tous deux descendirent dans l'eau", et "quand ils furent remontés hors de l'eau".
9.2 Certains immersionistes concluent d'une façon dogmatique que ces prépositions impliquent que Jésus et l'eunnuque éthiopien ont été complètement immergés sous l'eau. Cet argument est complètement erroné. Les prépositions grecques utilisées : ek, apo, eis, en ne signifient pas cela. Mais même si ces prépositions pouvaient signifier l'immersion, ces passages n'impliquent pas l'immersion. Il serait beaucoup plus naturel que les baptisés s'avancent avec leurs sandales dans l'eau où on les asperge ensuite. De plus, nous ne sommes même pas absolument sûrs qu'ils ont été vraiment dans l'eau. Les prépositions eis et ek ont aussi la signification de "vers" et de "de". Marc et Matthieu ont tout simplement dit que Jésus s'est éloigné de l'eau. Pour ce qui est du livre des Actes, la préposition eis signifie "vers". Cette préposition est utilisée onze fois en Actes, et c'est toujours son sens. Il est plus exact de traduire : "Ils descendirent vers l'eau", ou "du côté de l'eau" que "dans l'eau". De même, au lieu de "Quand ils furent ressortis de l'eau", il vaut mieux lire : "Quand ils furent remontés de l'eau", c'est-à-dire quand ils furent revenus de l'endroit où était l'eau. Les peintures les plus anciennes des catacombes (2ième siècle) représentent le baptiseur et le baptisé dans une cuve de 30 à 40 cm d'eau avec de l'eau jusqu'à mi-cuisse. Les expressions "descendre dans l'eau" et "remonter hors de l'eau" qui servent d'arguments aux immersionistes ne sont pas du tout déterminantes. Francis Schaeffer écrit : "Une année où nous étions en vacances au bord de la mer, une de mes fillettes descendait dans l'eau et en remontait, mais nos encouragements les plus tendres n'ont jamais pu la convaincre de mettre la tête sous l'eau. Jésus est probablement entré dans l'eau jusqu'à la hauteur des chevilles."
9.3 Objection #2 : "L'immersion est le mode le plus ancien du baptême dans l'histoire de l'Église".
9.4 Cette objection s'appuie sur une conception erronnée de l'histoire de l'Église. Si quelqu'un commence l'histoire de l'Église avec le Nouveau Testament, mieux encore avec l'Ancien, il n'ose pas faire une telle affirmation. La présente étude a fait ressortir suffisamment que non seulement l'immersion est étrangère au Nouveau Testament, mais elle n'était pas le mode du baptême. C'est la Bible qui est notre base, et non pas l'histoire de l'Église. "À la loi et au témoignage ! Si l'on ne parle pas ainsi, c'est qu'il n'y aura point d'aurore pour le peuple." (Ésaïe 8:20). Puisqu'elle est contraire à la Parole de Dieu, cette pratique doit être rejetée.
10. Quelques questions posées aux immersionistes.

10.1 Il est écrit en Actes 2:41 et Actes 4:4 : "Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et en ce jour-là, furent ajoutées environ trois mille âmes." "Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole crurent, et le nombre des hommes s'éleva à environ cinq mille." À la Pentecôte et après, en réponse à la prière de notre Seigneur Jésus-Christ : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font" (Luc 23:34), des milliers de personnes ont entendu et cru la Bonne Nouvelle. À la Pentecôte, 3000 furent baptisées. Tôt après, 5000 hommes crurent. Il n'est pas spécifié que ces 5000 furent baptisés en un seul jour. Limitons-nous donc au baptême de la pentecôte.
10.2 Vu que les données bibliques ne nous disent rien sur le mode de baptême de la pentecôte, il est certainement très raisonnable de penser que la façon normale de baptiser fut utilisée, soit l'aspersion d'eau. Évidemment, pour ceux qui ont décidé à l'avance que l'immersion est la seule bonne façon de baptiser, rien ne les convaincra. Ils feront beaucoup d'efforts pour calculer mathématiquement le temps requis pour immerger ces gens, etc, etc... Cela frise le ridicule quand on considère que qu'elles qu'aient été les possibilités, les probabilités de l'immersion sont nulles. Il est supposé par les immersionistes que ces baptêmes eurent lieu à la piscine de Salomon. On nous dit que c'est la seule place pratique vue sa location immédiate et vu sa quantitié suffisante d'eau ; le Jourdain était trop éloigné pour avoir été utilisé dans ce cas. Alors qu'en est-il de cette piscine de Salomon ? L'eau de cette piscine était apportée de très loin (certains disent du mont Liban) par un acqueduc et elle était soigneusement gardée comme l'une des principales sources d'approvisionnement pour les besoins des habitants, qui s'y rendaient pour remplir leurs contenants pour leur utilisation domestique et pour boire. La venue soudaine de 3000 personnes pour y être baptisé par immersion totale n'aurait certainement pas été tolérée par les Juifs, surtout que les chrétiens étaient perçus comme une secte par les juifs. Les juifs étaient très jaloux de leurs prérogatives et ils étaient toujours prêts à utiliser toutes les formes de répression possible contre ces fanatiques de chrétiens. De plus, cela aurait dû se dérouler sous l'observation et la surveillance directe d'un groupe de soldats romains localisés dans la Tour d'Antonie. La responsabilité de ces soldats était de réprimer tout regroupement ou tout rassemblement suspicieux de gens. Imaginer que ces 3000 baptêmes se sont déroulés à la piscine de Salomon est donc en violente contradiction avec toutes les probabilités.
10.3 Si les ennemis du Seigneur Jésus-Christ qui, sept semaines plus tôt avaient planté Sa croix sur le Calvaire, et depuis ce jour avaient fait emprisonner et battre les chrétiens, s'ils sont maintenant prêts à mettre leur réserve d'eau à la gracieuse disposition de cette secte et de leur rite, il faut démontrer comment cela est possible. En réalité, cette extraordinaire courtoisie des Juifs envers leurs ennemis mortels n'a jamais eu lieu. Une telle piscine ne serait-elle pas devenue célèbre ?
10.4 Alors, comment ces baptêmes se sont-ils déroulés ? Cela est très facile à déterminer si on se rappelle les paroles du Psaumes 51 : "Purifie-moi avec l'hysope." Si les apôtres ont utilisés une branche d'hysope, l'ont plongé dans l'eau et en ont aspergé le groupe entier, en masse, il ne reste plus aucun problème. Cependant, pour les immersionistes, tout le problème demeure. Le fardeau de la preuve leur appartient : Où est la preuve qu'ils n'ont pas tout simplement utilisé la façon de baptiser de l'Ancien Testament, c'est-à-dire l'aspersion ?
10.5 Le baptême de l'eunuque. Vu que le contexte est explicite, mentionnant que cela se passe sur un chemin désert (Actes 8:26), on aurait pensé que les immersionistes ne soulèveraient jamais ce texte. Pourtant, ils le font. Mais réfléchissons. Le récit du baptême de l'eunuque éthiopien en Actes est souvent regardé comme une "preuve" biblique forte en faveur du baptême par immersion, mais elle ne peut pas êre considéré comme une preuve. En effet, une étude attentive de l'utilisation par Luc de "eis" montre qu'il utilisait ce mot non seulement dans le sens de "dans", mais aussi dans le sens de "à" et "vers" ; cela veut dire qu'il est très possible de lire le verset 38 ainsi : "et ils sont allés à l'eau (ou vers l'eau) ensemble..." De même, au lieu de "quand ils sont ressortis de l'eau", on pourrait très bien traduire "quand ils ont remontés de l'eau", c'est-à-dire quand ils furent revenus de l'endroit où était l'eau. Supposons que les mots veulent dire "ils sont allés dans l'eau" : ça ne prouve pas encore le point car selon les représentations et dessins qu'on a retrouvé de l'époque, ceux qui étaient baptisés par aspersion se tenaient souvent dans l'eau. Peut-on entrer dans l'eau sans être immergé ? Bien sûr !
10.6 Mais il y a plus. La route suivi par Philippe s'étend à travers le Négueb, une bande de terre désertique et sans population au sud de la Judée. Il n'y avait pas dans cette région suffisamment d'eau pour une immersion, même s'ils l'avaient voulu. Je suis bien conscient que certains disent qu'il faut supposer qu'il devait y avoir là en quelque part une rivière. S'il y en avait une, elle est apparue miraculeusement et pour ce baptême seulement, car jamais avant ni après il n'y a eu des traces d'une rivière à cet endroit. C'est un fait établi qu'aucune rivière ni courant ne se trouve dans cette région, et il n'y a aucune indication géographique qu'il n'y en ait jamais eu une. La seule eau disponible pouvait être celle d'une petite source occasionnelle qui pouvait former une petite piscine dans le sable. L'exclamation de l'eunuque : "Voici de l'eau", montre la surprise de sa découverte. Souvenons-nous que c'était la saison sèche dans un pays désertique, destitué d'eau en temps normal. En tant que preuve positive du baptême par aspersion, les circonstances de cette occasion sont très concluantes.
10.7 Le baptême de Paul. Il est écrit en Actes 9:18 et 22:12-16 : "Lève-toi, sois baptisé" ; "Il se leva et fut baptisé". Comment Paul a-t-il pu être immergé s'il a été baptisé sur place en se levant ? Les baptisés recevaient le baptême debout. Qu'est-ce qui nous indique en Actes 9:18 que Paul a quitté l'endroit où Ananias l'avait trouvé pour être immergé dans une piscine ou une rivière ? Rien !
10.8 Est-ce que le récit du baptême de Corneille ne donne pas l'impression que de l'eau a été apportée et que les gens présents ont été baptisés en plein dans la maison ? (Actes 10:47-48)
10.9 Le baptême du geôlier de Philippes. Dire que l'histoire d'Actes 16 enseigne le baptême par immersion est presque incroyable. Réfléchissez aux circonstances. Il est minuit, et "à cette heure même de la nuit, il fut baptisé, lui et tous les siens". Il est supposé par les immersionistes que peu de temps après minuit, Paul et Silas sont partis dans une rivière pour baptiser par immersion le geôlier et sa famille. Très étrange ! De plus, souvenez-vous dans quel état Paul et Silas se retrouvaient : ils venaient d'être battus de verges, roués de coups, jetés en prison et on leur avait mit des ceps aux pieds. Se rendre à une rivière après minuit pour immerger une famille était toute une tâche pour ces deux hommes. N'est-il pas beaucoup plus raisonnable de penser qu'ils ont utilisé la façon biblique de baptiser, c'est-à-dire l'aspersion ? Paul et Silas ont probablement utilisé l'eau du bassin que le geôlier avait apporté pour laver leurs plaies. Mais çela ne suffit jamais aux contradicteurs. Ils disent : "Le texte dit : il les prit avec lui. Cela signifie qu'ils sont tous sortis dehors vers un point d'eau suffisamment profond pour être immergés complètement." Non. Ce n'est pas ce que disent ces mots. Le contexte de ce passage dit que Paul et Silas avaient été jeté dans la prison intérieure (Actes 16:24). Actes 16:29 nous indique que le geôlier se rend aux pieds de Paul et Silas, donc dans la prison intérieure. De cette prison intérieure, le geôlier les prit avec lui. Où est la preuve que le géolier de Philippes n'a pas été baptisé dans ou près de la prison, mais qu'il a amené tous les prisonniers avec lui à une rivière, pour qu'il puisse être immergé ? Aurait-il osé les sortir de la ville alors qu'il avait reçu l'ordre de les garder en-dedans ? (Actes 16:22-33).
10.10 Où sont les textes bibliques qui sont contraignants au point de nous laisser entendre qu'un baptême administré par aspersion est nul et non avenu ? Où sont ces textes ? Où sont-ils ?
10.11 Que faites-vous des complications d'ordre pratique que l'immersion entraîne ? Par exemple, il y a plusieurs catégories de personnes qu'on ne peut pas immerger, par exemple celles qui sont malades ou physiquement handicapées. Doit-on les priver du sacrement du baptême ? Le Seigneur veut que Ses sacrements soient universels, disponibles pour tous. Non ? Le baptême par aspersion n'offre aucun danger pour personne. Enfants, vieillards, infirmes, malades, mourants, tous peuvent le recevoir également, en toute saison, sous tous les climats. Le baptême par aspersion est applicable à tous dans les diverses circonstances de la vie. Si l'immersion est la seule façon de baptiser, l'universalité des sacrements est détruite. Les sacrements ne peuvent pas être administrés en tous lieux sur la terre. En effet, ceux qui vivent dans le désert, ceux qui vivent dans des endroits très, très froids, et les malades qui ne quittent jamais leurs lits ne peuvent pas être baptisés, même s'ils le veulent. Il y a de nombreuses régions du globe où les chrétiens en seraient inévitablement privés. L'aspersion, elle, peut se pratiquer partout !
10.12 Le baptême par immersion ne manque-t-il pas de bienséance ? Le baptême par aspersion, lui, est bienséant. Il ne choque pas les convenances dans aucun pays ni à aucune époque. Les femmes aussi bien que les hommes peuvent le recevoir de la sorte sans que la moindre idée d'indécence s'y ajoute pour les profanes. Les moqueurs n'y trouvent pas matière à de sottes plaisanteries. Il ne prête point à rire par une mise en scène étrange. Le recueillement que demande cet acte solennel n'y est pas troublé. Cette simplicité n'offre-t-elle pas un grand avantage, auquel il ne faut pas renoncer, à moins que l'Évangile nous le commande ?
10.13 Comment la quantité d'eau pourait-elle changer la nature et l'efficacité du baptême ? Plus la forme est simple, plus elle répond à son but, non ?


Conclusion

Les preuves sont concluantes. La signification et la bonne façon de baptiser sont clairement établies dans l'Écriture Sainte. Le baptême signifie la purification et l'union avec Christ. Il doit s'administrer par aspersion. Notre confession de foi dit à ce sujet : "Il n'est pas nécessaire de plonger la personne dans l'eau ; mais le baptême est droitement administré par versement ou aspersion d'eau sur elle." (Westminster XXVIII, 3) Essayer de maintenir que seul le baptême par immersion totale est valide, ca ne peut pas se faire en s'appuyant sur la Bible. Prétendre qu'il faille absolument toujours et exclusivement plonger totalement dans l'eau le baptisé sans quoi le baptême n'est pas bon, ce n'est pas biblique. C'est insoutenable. Prétendre que l'immersion est une nécessité absolue est une grande erreur. Cette étude biblique est plus que suffisante pour montrer que la Parole de Dieu n'enseigne pas l'immersion comme façon de baptiser.



Le baptême par immersion totale est-il le seul baptême valide ?

(Mercredi 12 août 1998)

Introduction

Plusieurs personnes enseignent que ________ le baptême par immersion totale est un baptême valide. Elles disent que le commandement de baptiser est un commandement d'immerger totalement, car baptiser signifie immerger, plonger, submerger. Cela exige que le corps tout entier, y compris la tête, soit plongé dans l'eau.

Dans la présente étude, nous allons considérer cette façon de voir les choses en examinant cette position à la lumière de la __________, Parole de Dieu. Nous verrons que les immersionistes ont tort, et que leur doctrine ne cadre pas bien avec l'ensemble des données de la révélation biblique. Nous verrons que l'__________________ est la façon biblique de baptiser. Asperger signifie arroser légèrement.

Cette question revêt une certaine importance pour au moins deux raisons :

1) Tout ce qu'enseigne la Parole de Dieu est ______________________.
2) La façon de baptiser ne peut pas être séparée de sa ____________________.

A) La signification du mot "Baptizo".

1. Comment savoir ce que signifie ce mot ? _____________________________________.
2. Est-ce vrai que Baptizo signifie toujours et uniquement immerger totalement ? _________.
3. Charles Hodge dit : "Les mots bapto, baptizo et leurs semblables sont utilisés avec une latitude telle qu'il est tout à fait __________________ et non permis de proclamer que le commandement de baptiser est le commandement d'immerger totalement."
B) Qui a inventé le baptême ? Est-ce Jean-Baptiste ?

1. Une bonne étude sur la question du baptême ne doit-elle pas commencer sur
le __________ de cette institution ? __________________________________________.
2. La Bible nous donne-t-elle des indications sur le commencement du baptême ? __________
3. Y a-t-il des indices dans le Nouveau Testament que le baptême soit une nouveauté, du jamais vu ? ___________________________________________________________.
4. Regardez Jean 1:25. Pourquoi ces juifs assument-ils que Jean-Baptiste est un prophète ? ______________________________________________________________.
5. Par leur question, est-ce que nous devons comprendre que l'Ancien Testament prédisait la venue d'une personne qui allait baptiser, et que baptiser allait être une des caractéristiques qui allaient le distinguer ? ________. Donc, le baptême n'était pas une nouveau _______ inconnu.
6. Si le baptême était connu des prophètes de l'Ancien Testament, où exactement est-il prédit que le Christ, ou Élie, ou le prophète allait un jour immerger totalement quelqu'un ? _________________________ !
7. Y a-t-il alors des prophéties explicites où l'aspersion est clairement et intimement associée avec la venue du Messie et de Son ère ? ______, par exemple _____________________.
8. Si Jean-Baptiste n'a pas inventé le baptême, alors pourquoi l'appelle-t-on "le baptiste" ?
_________________________________________________________________.
9. Le prophète dont on parle en Jean 1:25 se réfère à qui ? _______________________.
10. Deutéronome 18:15-19 parle-t-il du baptême ? _____ spécifiquement. Alors comment se fait-il que les Juifs s'attendaient à ce que le prophète à venir baptise ? Puisque Moïse déclarait que le prophète à venir serait semblable à lui-même, les Juifs asumaient probablement que le prophète à venir allait exercer des fonctions semblables à celles que Moïse exerçaient. Or, il est clair, par d'abondantes preuves, que Moïse était souvent impliqué dans des aspersions, comme nous allons le voir très clairement dans un moment. Mais jamais nous ne voyons Moïse ________________ totalement. Les aspersions de l'Ancien Testament sont des baptêmes.
C) L'origine du baptême

1. Où se trouvent les premières mentions bibliques du baptême ? _____________________.
2. Les purifications cérémonielles sont des _______________. Cela est capital. C'est le Nouveau Testament qui qualifient ces cérémonies de baptêmes. Par exemple : Hébreux 9:10 parle des "diverses sortes de baptêmes". Ces baptêmes se faisaient tous par ________________ , cet argument est impossible à réfuter. (Hébreux 9:13,19,21; Nombres 19:9-10; 17-22; Exode 24; 6-8; Lévitique 8:19; 16:14;
3. La loi de Moïse ne dit pas un seul mot d'immersions totales, encore moins de _________ sortes d'immersions totales. De plus, il est évident que les mots "diverses sortes" indiquent que les baptêmes de l'Ancien Testament n'étaient pas tous de la même sorte. Les ____________ doivent, nécessairement, être toutes de la même sorte. Comment une immersion peut-elle différer d'une autre immersion ? S'il est impossible de trouver une seule sorte d'immersion dans l'Ancien Testament, combien encore plus difficile est-il de trouver diverses sortes d'immersions ! C'est certain : il y avait diverses sortes de baptêmes dans l'Ancien Testament. En quoi étaient-ils divers ? L'aspersioniste n'a aucune difficulté à répondre à cette question. Il accepte le témoignage de l'Ancien Testament et l'interprétation qu'en fait Hébreux 9 : il y avait des aspersions d'eau seulement, des aspersions d'eau et de cendres, des aspersions d'huile et des aspersions de sang. L'immersioniste ne peut pas répondre à cette question. Il ne peut en aucune façon expliquer diverses sortes d'immersions. Impossible. Il ne peut même pas montrer une seule immersion totale dans tout l'Ancien Testament. Il doit être apparent à tous qu'il n'y a aucune explication satisfaisante d'Hébreux 9 du point de vue de l'immersioniste. Aucune.
4. Les faits sont donc clairs : le baptême de Jean-Baptiste n'était pas quelque chose de nouveau. On baptisait depuis l'époque de Moïse, dit l'épître aux Hébreux. Il n'y a aucun commandement d'immerger dans l'Ancien Testament. Mais diverses sortes de baptêmes étaient requis et pratiqués par aspersion. Ils différaient selon l'élément utilisé.
5. Il est significatif que le baptême, à son origine, était administré par aspersion, et non pas par immersion. À moins de découvrir des preuves irréfutables que cette façon de baptiser a été changée, nous sommes obligés de considérer que les autres baptêmes de la Bible furent accomplis par aspersion. Mais nulle part la Bible ne parle de tels changements. Au contraire, le Nouveau Testament lie constamment les baptêmes de l'Ancien Testament avec les baptêmes du Nouveau Testament. Le même mot est utilisé tout le long fde la Bible.
D) Jean-Baptiste baptisait-il par immersion totale ?

1. Les immersionistes disent oui, en se basant sur Jean 3:22-24. C'est leur _____________.
2. "Beaucoup de ____________ d'eau", et non pas "beaucoup d'eau".
E) Le baptême de Jésus

1. Comment réagit Jean-Baptiste lorsque Jésus veut être baptisé par lui ? _______________.
2. Pourquoi ? _________________________________________________________.
3. Comment Jésus convainc-t-il Jean-Baptiste d'accepter ? _________________________.
4. Que signifie "accomplir toute justice" ? Mettre en pratique la ________ de Dieu (Deutérome 6:25)
5. Le baptême de Jésus est Son ordination comme _____________. Selon la loi, il y avait trois exigences pour être prêtre :

a) avoir au moins ______ ans (Nombres 4:3,47; Luc 3:23)
b) être ____________ par Dieu (Exode 28:1; Hébreux 5:4-10)
c) être ____________ d'eau (Nombres 8:6-7; Matthieu 3:14-17).
6. Quand Jésus fut-Il oint, si ce n'est pas à Son baptême ? Si la descente de l'Esprit dans Sa vie s'est faite lors de Son baptême, comment Son baptême pourrait-il symboliser autre chose que cela ? Comment symboliser une onction, une descente et un repos par une ____________ totale ? La vérité simple et pure, c'est que Jésus n'a pas été immergé, mais aspergé par Jean-Baptiste. De la sorte, Il fut appointé dans Son travail messianique comme l'Oint, le Messie, par Jean-Baptiste, le "représentant" de Dieu. Si Jésus a été immergé totalement, Il n'est pas le Christ, ou le Messie, puisque ces mots signifient en Grec et en Hébreu "l'Oint". Finalement, si Jésus a été immergé totalement, Il n'a pas acompli toute justice, car, souvenez-vous, nous avons vu qu'il n'y avait aucune immersion requise dans tout l'Ancien Testament. Il est donc certain que Jésus n'a pas pu être immergé totalement, et qu'Il fut baptisé par aspersion.
F) Baptême d'eau et baptême de l'Esprit sont liés.

1. Le baptême d'eau est le symbole extérieur de la réalité intérieure qu'est le baptême de l'Esprit.
2. La _______________ est un baptême (Joël 3:1-5; Matthieu 3:11; Luc 3:16; Actes 1:4-5; 2:1-33; 11:15-16). Et c'est un baptême par _____________.
G) Et Romains 6:3-4 alors ?

1. Dans ce texte, l'apôtre Paul n'a pas du tout l'intention d'expliquer aux Romains quel doit être le mode d'administration du baptême. Il combat les antinomiens.
2. Dans ce texte, il n'est jamais question de l'eau. Il est impossible dans le contexte de trouver une seule goutte d'eau dans ce texte. Si les immersionistes disent qu'il n'est pas nécessaire que l'eau soit mentionnée pour prouver leur cause, il y a lieu de questionner : n'est-ce pas étrange que la doctrine immersioniste qui parle d'être enseveli dans les eaux du baptême soit basée sur un passage qui non seulement ne parle pas du tout d'eau, mais en plus omet tout indice qui suggérerait un baptême d'eau ?
3. La mort, l'ensevelissement et la résurrection de Jésus ne correspond pas au symbolisme de l'immersion. Il est dit que nous sommes baptisés en Sa mort parce que nous sommes baptisés en Christ-Jésus. Mais Jésus est mort sur une croix ; l'immersion en aucun sens ne signifie la crucifixion. L'ensevelissement de Jésus, c'est Son corps qui a été placé dans une chambre et la porte fermée. Cela ne peut pas symboliser l'immersion. La résurrection de Jésus ne peut pas non plus être représentée par l'immersion : le corps ressuscité de Jésus passe à travers les bandelettes sans les déplacer. Ces faits extraordinaires et d'un glorieux mystère ne sont aucunement représentés par l'immersion.
H) Les deux sens du baptême : purification du péché et union avec Christ.

1. Purification : Dieu _____________ du péché.
2. Union avec Christ : Dieu identifie le croyant avec Jésus et met à son ____________ l'obéissance parfaite de Jésus.
I) Quelques objections soulevées

1. "Marc 1:9-10; Matthieu 3:16; Actes 8:38-39 : les prépositions n'impliquent-elles pas l'immersion totale ?" ___________________________________________________.
2. "L'immersion est le mode le plus ancien du baptême dans l'histoire de l'Église".
_______________________________________________________________________.
J) Quelques questions posées aux immersionistes

1. Si les 3000 baptisés du jour de la Pentecôte furent baptisés par immersion totale, où cette eau fut-elle prise ?

a) dans la piscine de Salomon ? _______________________________________.
b) et si cela fut fait en plongeant une branche d'____________ pour en asperger le groupe entier, en masse ?
2. Où est la preuve que les apôtres n'ont pas tout simplement utilisé la façon de baptiser de l'Ancien Testament, c'est-à-dire l'apsersion ?
3. Vu que le baptême de l'eunnuque eut lieu sur un chemin désert, comment ce baptême put-il se faire par immersion totale ?

a) grâce à l'apparition miraculeuse d'une généreuse rivière ? __________________.
b) peut-on descendre dans l'eau sans être totalement mimergé ? _________________.
c) des représentations et dessins variés qu'on a retrouvé de l'époque nous montrent que ceux qui étaient baptisés par aspersion se tenaient souvent dans l'eau.
4. Est-ce que le baptême de Corneille ne donne pas l'impression que l'eau a été apportée et que les gens présents ont été baptisés en plein dans la maison ? (Actes 10:47-48).
5. Comment Saul de Tarse a-t-il pu être immergé s'il a été baptisé sur place en se levant ? (Actes 9:18; 2:12-16). Les baptisés recevaient le baptême debout. Qu'est-ce qui nous indique avec certitude en Actes 9:18 que Paul a quitté l'endroit où Ananias l'avait trouvé pour être immergé dans une piscine ou une rivière ?
6. Dans le baptême du geôlier de phillipes, qu'est-ce qui indique une immersion ? Paul et Silas, qui venaient d'être battus de verges, roués de coups et jetés en prison avec des ceps aux pieds sont-il partis dans la nuit chercher une rivière pour immerger quelqu'un ? N'est-il pas beaucoup plus raisonnable de penser qu'ils ont utilisé la façon biblique de baptiser, c'est-à-dire l'aspersion ? Pourquoi n'auraient-ils pas pris l'eau du bassin apporté pour laver leurs plaies ?
7. Où sont les textes bibliques qui sont contraignants au point de nous laisser entendre qu'un baptême administré par aspersion est nul et non avenu ? Où sont-ils ? Sur quelle base ?
8. Si l'imersion est la seule bonne façon de baptiser, l'universalité des sacrements n'est-elle pas alors détruite ? Autrement dit, est-ce que cela n'empêche pas les malades, les handicapés, les vieillards, les mourants de recevoir le baptême ? La pratique biblique de l'aspersion n'est-elle pas beaucoup plus pratique ?
9. Le baptême par immersion ne manque-til pas de bienséance ?
10. Comment la quantité d'eau peut-elle changer la nature et l'efficacité du baptême ? Conclusion La signification du baptême et la bonne façon de baptiser sont clairement établies dans l'Écriture Sainte. Le baptême signifie la purification du péché et l'union avec Christ. Il doit s'administrer par aspersion. Les preuves bibliques sont concluantes. Essayer de maintenir que seul le baptême par immersion totale est valide, cela ne peut pas se faire en s'appuyant sur la Bible ; c'est insoutenable.



Liste de quelques ouvrages consultés pour préparer cette étude.

1 Apartian, Dibar, Pourquoi vous faire baptiser, U.S.A., 1992, pages 4 et 5.
2 Adams, Jay E., The meaning and Mode of Baptism, U.S.A., 1975, 56 pages.
3 Barth, Karl, La doctrine ecclésiastique du baptême, dans "Foi et vie", France, 1949, pages 2-3.
4 Berkhof, Louis, Systematic theology, U.S.A., 1984, pages 627-631.
5 Berney, Jean-Paul, Le baptême chrétien, pages 9-10.
6 Bonar, Horatius, The Blood of Sprinkling, pages 14 à 17, dans "Free Grace Broadcaster" N° 155, Winter 1996.
7 Calvin, Jean, L'Institution chrétienne, Livre 4, pages 314 à 346.
8 Coussirat, D., Du baptême chrétien - Réponse à deux questions, Canada, 1952, pages 3 à 8.
9 Gerstner, John H, / Douglas F. Kelly / Philip Pollension, A Guide - The Westminster Confession of Faith - Commentary, U.S.A., 1992, page 142.
10 Kayayan, Aaron R., Le baptême biblique, U.S.A., 1978, pages 54 à 57.
11 Kuen, Alfred, Le baptême, France, 1970, pages 130 à 142.
12 Laberge, Léo, Faut-il baptiser par immersion ?, dans "Le feuillet biblique", 17 mai 1981.
13 Les Pères apostoliques - Écrits de la primitive Église, France, 1980, page 97.
14 Murray, Andrew, The Sprinkling of Blood, and the Trinity, pages 1 à 7, dans "Free Grace Broadcaster" N° 155, winter 1996.
15 Nouveau Dictionnaire Biblique, Suisse, 1961, pages 82-83.
16 Quel est le but principal de la vie de l'homme ? Les textes de Westminster, France, 1988, page 55.
17 Schaeffer, Francis, Le baptême, France, 1986, pages 8 à 12.
18 Van Dyk, Wilbert M., The Baptism of Infants, U.S.A., 1985, page 14.
19 Williamson, G.I., The Westminster Confession of faith for Study Classes, U.S.A., 1964, page 210.

Source  : Mario Veilleux