Les livres canoniques et les livres Apocryphes (ou Deutérocanoniques, ou Cachés)

Il est à noter que certaines Bibles contiennent des livres apocryphes en plus des 66 livres canoniques. Ils ne sont pas reconnus par toutes les confessions chrétiennes contrairement aux livres canoniques. On les retrouve dans les éditions catholiques comme dans la Bible TOB, la Bible de Jérusalem, la Bible en français courant et quelques autres. Pour plus de détails, voyez : La Bible Authentique : Quelle version ?

La Bible est le livre le plus traduit dans le monde. À la fin de l'année 2000, la Bible existait en une traduction complète dans 383 langues, et en 2261 langues pour au moins l'un des 66 livres de la Bible.

Traduire le texte des Écritures Saintes est-il le trahir ? Non, à condition de respecter l'équivalence des mots ou des expressions en utilisant que le Texte Massorétique Hébreu pour l'Ancien Testament, le Texte Reçu Grec pour le Nouveau Testament afin d'obtenir une Bible Authentique. La traduction de la Bible, qui est la Parole de Dieu (Jean 1:1-5; 1 Thessaloniciens 2:13), « est utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire » (2 Timothée 3:16) les Élus que le Dieu Tout-Puissant, Jésus-Christ, lesquels « Il a choisi » (Marc 13:20) « avant même la fondation du monde » (Éphésiens 1:4-5; 2 Thessaloniciens 2:13) de sorte qu'ils Le reçoivent comme leur Sauveur et Seigneur (Romains 10:9; Actes 16:31; Jean 3:16-17; Jean 10:9), le seul Dieu qui les ressuscitera (Jean 5:21) « en vue de l'espérance de la vie éternelle, que Dieu, qui ne peut mentir, a promise avant la fondation du monde » (Tite 1:2; Matthieu 25:34).

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Traductions de la Bible Authentique en Français

Bible de l'Épée (2000, 2003, 2005, 2007) (Bible Authentique)
Bible King James (2006, 2007) (Bible Authentique)
Bible Jean-Frédéric Ostervald (1744, 1869, et révisée en 1996) (Bible Authentique)
Bible David Martin (1707, 1744) (Bible Authentique)
Bible de Genève (1669, et Édition 2005-2006 du Nouveau Testament) (Bible Authentique)

Bible de l'Épée (1540, 1560) de Jean Calvin (Bible Authentique)
Bible Pierre-Robert Olivétan (1535, 1537) (Bible Authentique)




Traductions françaises protestantes


Le français commence à exister à l'an 1000 en tant que langue à part entière.

La Bible est un best-seller. Traduite, en tout ou en partie, en plus de 1500 langues et dialectes, elles est le livre le plus vendu au monde et possiblement le moins lu. Un livre unique en son genre. À la différence de tous les autres, elle ne se présente pas seulement comme un ouvrage écrit par un certain nombre d'hommes, maïs affirme aussi être la Parole de Dieu, donc avoir Dieu pour auteur.

Notre Bible est venue du fond des âges et a traversé bien des épreuves pour nous parvenir. Dieu a pourvu à chaque époque des moyens techniques et humains, et même surnaturels pour que cela soit possible. Ces derniers se voient surtout dans la préservation providentielle et l'inspiration perpétuelle du Texte Authentique, ses copies, traductions et versions fidèles qui respirent tous de l'Esprit de Dieu. C'est en fait une longue suite de miracles. À partir du Texte Sacré, le Seigneur a permis que des voies parallèles, des copies et traductions indépendantes, fassent leur chemin au cours des siècles pour aboutir au bout du compte à une confirmation du Texte Original lui-même qui se retrouve dans le Texte Massorétique Hébreu et le Texte Reçu Grec, ainsi que dans leurs traductions et versions qui pour nous débutent officiellement avec la Bible d'Olivetan, la Bible de l'Épée, la Bible de Genève, la Bible Martin, et la Bible Ostervald.

Au début de la Genèse, Dieu agit par le son de sa voix : « Dieu dit : Que la lumière brille. Et la lumière brille. » (Genèse 1:3) Mais, dès l'Exode, Dieu passe de la Parole dite à la Parole écrite : « L'Éternel dit à Moïse : monte vers moi sur la montagne, et reste là ; je te donnerai sur des tables de pierre, la loi et les ordonnances que j'ai écrites pour leur instruction. » (Exode 24:12) « Telles sont les paroles que prononça l'Éternel à haute voix sur la montagne, du milieu du feu, des nuées et de l'obscurité, et qu'il adressa à toute votre assemblée, sans rien ajouter. Il les écrivit sur deux tables de pierre, qu'il me donna. » (Deutéronome 5:22) « Moïse retourna et descendit de la montagne, les deux tables du témoignage dans sa main ; les tables étaient écrites des deux côtés, elles étaient écrites de l'un et de l'autre côté. » (Exode 32:15) Dieu invite aussi Moïse à en faire autant et il en donne la raison : « L'Éternel dit à Moïse: Écris cela dans un livre, pour que le souvenir s'en conserve ». (Exode 17:14) Depuis, la Bible mentionne continuellement ce passage de l'oral à l'écrit et ce n'est pas pour rien que le peuple hébreu est le premier à avoir été appelé "Peuple du Livre".

Cette préservation des Écritures Saintes Authentiques a débuté il y a déjà 3500 ans et nous avons, nous aussi, à le perpétuer au début de ce troisième millénaire tout en se réfugiant sous l'abri des ailes protectrices de Jésus-Christ.

Voici la plupart de ces traductions :

1523-1528 Bible de Jacques Lefèvre d'Étaples, première Bible complète en langue française (Nouveau Testament 1523-1524, Bible complète 1528, à Anvers). Elle est mise à l'index à cause de notes d'inspiration luthérienne, a joué un rôle important pour préparer la Réforme française.
1250 Bible de Jean Le Bon, traduction française partielle de Le Bon à l'Université de Paris.
1370 Bible de Raoul De Presles, traduction dédiée au roi Charles V.
1472 Bible de Barthélemy Buyer, première impression de la Bible en français, publiée à Lyon par l'imprimeur Barthélemy Buyer.
1535-1538 Bible de Pierre-Robert Olivétan (Louis Olivier de son vrai nom, Olivétanus de son nom latin, qui initia à l'Évangile son cousin Jean Calvin.), correction de la version de Jacques Lefèvre d'Étaples, publiée à Serrières (Suisse, canton de Neuchâtel) chez l'imprimeur Pierre de Wingle la Bible en français, à la demande des Vaudois et de Farel. C'était la première traduction complète de la Bible en français à partir des manuscrits originaux hébreu et gréco-byzantins (Texte majoritaire, Texte Reçu Grec) compilé par Érasme de Rotterdam. Ce fut aussi la première fois que le terme "l'Éternel" était utilisé. Cette traduction a lieu suite à la réunion de Chanforans près de Torre Pellice (Italie, Province de Turin) en 1532, entre le Synode Vaudois et les Réformateurs Farel et Saunier. L'auteur lui-même en fit une en 1537 avant de mourir empoisonné à Rome.
(Bible Authentique)
1540 Bible de l'Épée éditée à Genève par Jean Calvin. Nouveau Testament traduit sur les manuscrits gréco-byzantins (Texte majoritaire, Texte Reçu Grec).
(Bible Authentique)
1546 Bible de l'Épée, premier révision calvinienne de la Bible de Pierre-Robert Olivétan par Jean Calvin, à Genève. Révisé de nouveau en 1551. Nouveau Testament basé sur les manuscrits gréco-byzantins (Texte majoritaire, Texte Reçu Grec).
(Bible Authentique)
1551 Bible de l'Épée, fin de la révision calvinienne de la Bible de Pierre-Robert Olivétan sous la direction de Jean Calvin, à Genève. Nouveau Testament basé sur les manuscrits gréco-byzantins (Texte majoritaire, Texte Reçu Grec).
(Bible Authentique)
1553 Bible de Pierre-Robert Olivétan publiée par Robert Estienne (Stephanus de son nom latin) qui est à l'origine de la division en versets dans son Nouveau Testament grec de 1551 avec le système de la numérotation des versets.
(Bible Authentique)
1558 Bible de Genève, une révision de la Bible de l'Épée / Bible de Pierre-Robert Olivétan, est révisée par Théodore de Bèze et Bertrand.
(Bible Authentique)
1562 Bible de Genève (Bible de l'Épée), seconde révision en suivant la Bible de Pierre-Robert Olivétan par Jean Calvin.
(Bible Authentique)
1588 Bible de Genève de Théodore de Bèze, une révision de la Bible de l'Épée / Bible de Pierre-Robert Olivétan, et est réimprimée ensuite pendant un siècle : à Lyon, La Rochelle en 1606, Saumur en 1614, Sedan en 1633, Niort, Amsterdam en 1635 et 1669, Paris en 1652, Bâle, Londres en 1687, et en Suisse francophone. Révision officielle du Nouveau Testament en 1726.
(Bible Authentique)
1606 Bible de Genève, édition publiée à La Rochelle.
(Bible Authentique)
1614 Bible de Genève, édition publiée à Saumur.
(Bible Authentique)
1633 Bible de Genève, édition publiée à Sedan.
(Bible Authentique)
1635 Bible de Genève, édition publiée à Amsterdam.
(Bible Authentique)
1644 Bible de Genève révisée à partir des textes de la Bible de Pierre-Robert Olivétan par le traducteur italien calviniste Jean Diodati qui y rajouta des annotations abondantes, à Genève. Elle parut en 1607, mais fut traduite en français plus tard où Diodati fut accusé d'avoir paraphrasé plutôt que traduit.
(Bible Authentique)
1652 Bible de Genève, premier impression parisienne au texte légèrement corrigé en français courant par Pierre Des Hayes.
(Bible Authentique)
1669 Bible de Genève, belle publication monumentale de chez les frères Elzévir, par les frères des Marest avec toutes les notes franco-flamandes. Nouvelle édition du Nouveau Testament en 2005-2006.
(Bible Authentique)
1687 Bible de Genève, édition publiée à Londres.
(Bible Authentique)
1696 Nouveau Testament de David Martin, une révision de celui de la Bible de Genève / Bible de Pierre-Robert Olivétan suite à la demande du Synode des Églises Wallonnes francophones. La langue française évolue beaucoup au cours du 17ième siècle et une révision en profondeur des différentes versions de la "lignée Olivétan" s'avère nécessaire.
(Bible Authentique)
1707 Bible de David Martin (pasteur à Utrecht), une révision complète de la Bible de Genève / Bible de Pierre-Robert Olivétan pour les Église Wallonnes, à Amsterdam.
(Bible Authentique)
1718 Nouveau Testament de Beausobre, édition protestante du XVIIIe siècle.
1724 Bible de David Martin assortie des "Arguments et Réflexions sur l'Écriture Sainte de Jean-Frédéric Ostervald, théologien, prédicateur et pasteur de l'Église protestante de Neuchâtel, en Suisse.
(Bible Authentique)
1726 Bible de Genève, révision officielle du Nouveau Testament.
(Bible Authentique)
1736 Bible de David Martin, édition légèrement révisée par Pierre Roques (pasteur à Bâle).
1741 Bible de Michel-Charles Le Cène, oeuvre assez fantaisiste, qui tomba promptement dans l'oubli. En 1741, soit trente-huit ans après la mort de Charles Le Cène, son fils parvient a faire publier l'oeuvre de son père, à Amsterdam. Le synode de l'Église Wallone condamna cette traduction en 1742 et elle fut également condamnée par les autorités civiles et saisie le 24 juillet 1747 à Groningue à cause des opinions sociniennes de l'auteur.
1744 Bible de Jean-Frédéric Ostervald, édition révisée de la Bible de Martin / Bible de Genève, à Neuchâtel. Maintes fois révisée (la dernière en 1996), la version Ostervald est maintenue dans un langage d'actualité depuis son origine. Elle est la "grande" traduction française de la deuxième moitié du 18ième et de tout le 19ième siècle, et est révisée en 1805, 1822 et 1835.
(Bible Authentique)
1744 Bible de David Martin, en 1744, Pierre Roques, pasteur de l'Église Française de Bâle, fit une nouvelle édition in-8°, plus économique, sans les commentaires originaux et publiée à Bâle par le libraire Jean Rodolphe In-Hoff. À cette occasion, Pierre Roques introduisit quelques légères retouches de langage, pour corriger certains mots devenus désuets.
(Bible Authentique)
1746 Bible de Jean-Frédéric Ostervald, édition révisée de la Bible de Martin / Bible de Genève par Samuel Scholl (pasteur suisse à Bienne, canton de Berne).
1771 Bible de Jean-Frédéric Ostervald éditée par la librairie de Bienne.
(Bible Authentique)
1805 Bible de Jean-Frédéric Ostervald de la Compagnie des pasteurs de Genève.
(Bible Authentique)
1818-1822 Bible de Jean-Frédéric Ostervald, d'une commission de théologiens suisses sous la direction du professeur Leresche supervise un groupe de réviseur conduit par le pasteur David Levade. Une révision du texte à partir des autres versions existantes et surtout à partir de l'hébreu (Texte Massorétique Hébreu) et du grec (Texte Reçu Grec), à Lausanne.
(Bible Authentique)
1824 Bible de Jean-Frédéric Ostervald, révision par la Société Biblique de Paris, à Paris.
1836-1839 Nouveau Testament de Lausanne édité en 1839 sous la direction de Louis Gaussen, puis Louis Burnier, à Lausanne. Basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort.
1846-1905 Bible Annotée (Ancien Testament annoté et Nouveau Testament expliqué) parallèlement éditée par Louis Bonnet, puis son petit-fils Alfred Schroeder, dans le même style que celui de l'équipe de Frédéric Godet. Ces traductions de qualité sont inédites et restent modernes tout au long du 20ième siècle. Les annotations sont exceptionnelles par leur richesse.
1849 Bible de Jean-Frédéric Ostervald, révision de la Bible David Martin / Bible de Jean-Frédéric Ostervald par la "Society for promotion of christian knowledge" sous la direction du pasteur Rodolphe Cuvier, de 1842 à 1852. La plupart des réviseurs sont de profession luthérienne. L'évêque anglican H.T. Luscombe est en tête de la traduction publiée pour la première fois à Londres, Angleterre, en 1849. L'édition n'a eu aucun succès du coté de la France, sans doute dû à ses origines britanniques. Édition en réponse aux besoins des chrétiens francophones de Jersey, Guernesey des États-Unis, et de ceux établis au Canada.
1854-1872 Bible de Lausanne, édition du livre des Psaumes en 1854 et le reste de l'Ancien Testament entre 1861 et 1872 sous la direction de Louis Gaussen, puis Louis Burnier, à Lausanne. Basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort.
1855 Bible de Martin, Édition du texte officiel diffusée par l'Association Biblique Internationale de Dallas.
1859 Bible de John Nelson Darby (à l'origine de la doctrine du dispensationalisme), traduction Catholique prétendument Protestante de l'Ancien Testament dite littérale, ayant abandonné le Texte Reçu Grec des Réformateurs dès sa première édition du Nouveau Testament, publié en 1859, et plus complètement dans celles de 1872, 1875, 1878, ainsi que dans l'édition actuelle. Son texte se base sur le Codex Sinaïticus découvert par Ænotheus Fridericus Constantinus Tischendorf dans les ordures du Couvent de Sainte-Catherine au Mont Sinaï entre 1844 et 1859.
1861-1872 Bible de Lausanne, quatrième édition de Lausanne sous la direction de Louis Gaussen, puis Louis Burnier. Basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort. Aux Éditions Georges Bridel.
1868-1869 Bible de Jean-Frédéric Ostervald, Édition par la Société Biblique de France où la Bible hébraïque et la Septante sont utilisées (Ancien Testament d'un douzaine de pasteurs en 1868, Nouveau Testament par Charles Frossard de 1869). Quoique la révision du Nouveau Testament de Frossard fut faite sur le Texte Reçu Grec, elle manque de fidélité à l'original dans plusieurs passages. Elle fut adoptée par la Mission Baptiste Maranatha et publiée en 1996 par Bearing Precious Seed dans la ville de Milford en Ohio. Rééditée en 1886 avec de légères modifications.
1872 Nouveau Testament de Hugues Oltramare publié par la Compagnie des pasteurs de Genève, à Genève. La traduction du Nouveau Testament fut au soins d'Oltramare et elle confiera plus tard à Louis Segond la traduction de l'Ancien Testament Oltramare n'utilise plus le Texte Reçu Grec comme texte source mais celui résultant des travaux de son contemporain Ænotheus Fridericus Constantinus Tischendorf, découvreur du manuscrit Sinaïticus (daté fin du 4e siècle).
1872 Bible de John Nelson Darby (à l'origine de la doctrine du dispensationalisme), traduction Catholique prétendument Protestante dite littérale, ayant abandonné le Texte Reçu Grec des Réformateurs dès sa première édition du Nouveau Testament, publié en 1859, et plus complètement dans celles de 1872, 1875, 1878, ainsi que dans l'édition actuelle. Son texte se base sur le Codex Sinaïticus découvert par Ænotheus Fridericus Constantinus Tischendorf dans les ordures du Couvent de Sainte-Catherine au Mont Sinaï entre 1844 et 1859.
1873-1880 Bible Louis Segond, nouvelle version française de Bible Catholique prétendument Protestante traduite sur la base de l'édition critique de Ænotheus Fridericus Constantinus Tischendorf, texte fait d'une compilation du Codex Sinaïticus, frère du Codex Vaticanus (Texte minoritaire). Elle connaît une très grande diffusion et est adoptée par les Sociétés Bibliques et par l'ensemble du protestantisme francophone pour devenir la plus répandue dans le monde évangélique. (L'Ancien Testament en 1873, Nouveau Testament en 1880, en partie une révision de la traduction d'Ostervald).
1874-1881 Bible de Edouard-Guillaume Reuss, traduction, très précise, assortie d'introductions abondantes et de notes à caractère scientifique qui reprennent largement les travaux des écoles allemandes.
1875 Bible de Jean-Frédéric Ostervald révisée par Louis Bonnet et Charles Baup.
1875 Bible de John Nelson Darby (à l'origine de la doctrine du dispensationalisme), traduction Catholique prétendument Protestante dite littérale, ayant abandonné le Texte Reçu Grec des Réformateurs dès sa première édition du Nouveau Testament, publié en 1859, et plus complètement dans celles de 1872, 1875, 1878, ainsi que dans l'édition actuelle. Son texte se base sur le Codex Sinaïticus découvert par Ænotheus Fridericus Constantinus Tischendorf dans les ordures du Couvent de Sainte-Catherine au Mont Sinaï entre 1844 et 1859.
1878 Bible de John Nelson Darby (à l'origine de la doctrine du dispensationalisme), traduction Catholique prétendument Protestante dite littérale, ayant abandonné le Texte Reçu Grec des Réformateurs dès sa première édition du Nouveau Testament, publié en 1859, et plus complètement dans celles de 1872, 1875, 1878, ainsi que dans l'édition actuelle. Son texte se base sur le Codex Sinaïticus découvert par Ænotheus Fridericus Constantinus Tischendorf dans les ordures du Couvent de Sainte-Catherine au Mont Sinaï entre 1844 et 1859.
1880-1900 L'Ancien Testament annoté de Frédéric Godet, progressivement publié par un collège de théologiens de Neuchâtel, sous sa direction dans lequel les notes et commentaires occupent souvent autant de place que la traduction de la Bible elle-même.
1881 Bible de Jean-Frédéric Ostervald, Édition par la Société Biblique de France où la Bible hébraïque et la Septante sont utilisées (Ancien Testament d'un douzaine de pasteurs en 1868, Nouveau Testament par Charles L. Frossard de 1869). Quoique la révision du Nouveau Testament de Frossard fut faite sur le Texte Reçu Grec, elle manque de fidélité à l'original dans plusieurs passages. Elle fut adoptée par la Mission Baptiste Maranatha et publiée en 1996 par Bearing Precious Seed dans la ville de Milford en Ohio. Rééditée en 1886 avec de légères modifications.
1885 Bible de Jean-Frédéric Ostervald, nouvelle révision par Louis Bonnet et Charles Baup, édition vastement supérieur dans sa précision sur les Originaux que celle de 1996, fut publiée par la Société Biblique Britannique et Étrangère.
(Bible Authentique)
1885 Bible de John Nelson Darby, Darby aidé du Mulhousien Schlumberger. Traduction de Bible Catholique prétendument Protestante basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort.
1886 Bible de Jean-Frédéric Ostervald, rééditée avec de légères modifications. Édition par la Société Biblique de France où la Bible hébraïque et la Septante sont utilisées (Ancien Testament d'un douzaine de pasteurs en 1868, Nouveau Testament par Charles Frossard de 1869). Quoique la révision du Nouveau Testament de Frossard fut faite sur le Texte Reçu Grec, elle manque de fidélité à l'original dans plusieurs passages. Elle fut adoptée par la Mission Baptiste Maranatha et publiée en 1996 par Bearing Precious Seed dans la ville de Milford en Ohio.
1889 Nouveau Testament de Edmond Stapfer, un français, publie sa traduction.
1903-1910 Bible de Jean-Frédéric Ostervald, version Synodale, une révision éditée par la Société Biblique de France à la demande des Synodes réformés, fruit de 42 ans de travail (Nouveau Testament 1903, Bible complète 1910) pour réaliser une perversion du texte de la Bible Ostervald originale afin de le rendre conforme aux lectures du Texte Minoritaire (ou Texte Critique). Elle sera révisée plusieurs autres fois par la suite.
1910 Bible Louis Segond, révision de l'édition de 1880 commandée à Louis Segond, protestant genèvois, par la Compagnie des Pasteurs de Genève. Cette traduction protestante adoptée par les Sociétés Bibliques devint la plus répandue dans le monde évangélique. Elle est basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort.
1910 Bible d'Oxford révisée par Daniel Lortsch.
1916-1947 Bible du Centenaire publiée par la Société biblique de France pour ses 100 ans (1818-1918), sous la direction des professeurs H. Monnier, Adolphe Lods et M. Goguel, avec d'abondantes notes où les traducteurs ont parfois corrigé le texte hébreux de l'Ancien Testament d'après la Septante et d'après des conjectures. Le Nouveau Testament est traduit sur la base des codexs Sinaïticus, Vaticanus (Texte minoritaire).
1962-1978 Bible à la Colombe (Bible Genève, Scofield), révision de Bible Catholique prétendument Protestante de la Bible Louis Segond de 1910 portant essentiellement sur un vocabulaire modernisé par la Société Biblique Française / Alliance Biblique Universelle (Nouveau Testament en 1962, édition Pains Poissons ; Bible 1978). Nouveau Testament traduit sur la base des codexs Sinaïticus, Vaticanus (Texte minoritaire). Aux Éditions Alliance Biblique Universelle.
1974 Bible Traduction du monde nouveau (Les Saintes Écritures) publiée par la Watch Tower Bible and Tract Society (les Témoins de Jéhovah) en anglais à partir en 1961. Basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort.
1975 Bible Nouvelle Édition de Genève (NEG), une révision de la Bible Louis Segond de 1910 par la Société Biblique de Genève, à Genève. Seconde révision en 1979.
1976-1987 Bible Parole Vivante d'Alfred Kuen (Nouveau Testament en 1976, Bible complète 1987), une Bible d'études reprenant le texte de la Bible à la Colombe de 1978.
1979 Bible Nouvelle Édition de Genève (NEG), révision de l'édition de 1975 par la Société Biblique de Genève, à Genève.
1981-1983 Bible Annotée de Frédéric Godet avec Louis Bonnet, et Alfred Schroeder, réédition par les Éditions Perle, de Suisse.
1990 Bible Thompson avec chaînes de références. Une Bible d'études reprenant le texte de la Bible à la Colombe, avec ses notes textuelles et techniques complètes.
1990 Bible du Semeur (version Nouvelle pour notre temps) fut dirigé par Alfred Kuen, assisté par une équipe de spécialistes. Une traduction de Bible Catholique prétendument Protestante en langue courante, nettement distincte de Parole Vivante, n'ayant notamment plus le caractère "amplifié" et paraphrasé de cette dernière. Une édition avec un appareil bien fourni d'introductions et de notes d'étude a été prévue. Le Nouveau Testament est traduit sur la base des codexs Sinaïticus, Vaticanus (Texte minoritaire).
1992 Bible du Semeur par la Société Biblique Internationale, nouvelle traduction préfacée par Alfred Kuen. Traduction réalisée sur le modèle de la "Bible en français courant" par une équipe de traducteurs évangéliques. Aux Éditions Excelsis.
1996 Bible de Jean-Frédéric Ostervald, réédition des révisions de 1881 et 1886 avec de légères mises à jour de Charles L. Frossard pour le Nouveau Testament ; Ch. Bois, P. Bornand, Ch. Bruston, Ch. Byse, P. Chapuis, D. Coussirat, L. Favez, Charles L. Frossard, H. Kruger, Ch. Lauter, E. Le Savoureux, E. Monnier, W. Monod pour l'Ancien Testament. Elle fut adoptée par la Mission Baptiste Maranatha et publiée par Bearing Precious Seed dans la ville de Milford en Ohio. Édition par la Société Biblique de France où la Bible hébraïque et la Septante sont utilisées (Ancien Testament d'un douzaine de pasteurs en 1868, Nouveau Testament par Charles Frossard de 1869). Quoique la révision du Nouveau Testament de Frossard fut faite sur le Texte Reçu Grec, elle manque de fidélité à l'original dans plusieurs passages. Nécessite par le fait même une nouvelle révision.
(Bible Authentique)
1996 Bible Traduction du monde nouveau (Les Saintes Écritures) publiée par la Watch Tower Bible and Tract Society (les Témoins de Jéhovah) en anglais à partir en 1961. Basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort. Aux Éditions Les Témoins de Jéhovah de France (ass. 1901, Boulogne-Billancourt).
2000 Bible du Semeur, une révision sous l'égide de la Société Biblique Internationale. Traduction évangélique en français moderne. Aux Éditions Excelsis.
2002 Bible Nouvelle Bible Segond (NBS), une révision de la Bible version Segond par la Société Biblique Française / Alliance Biblique Universelle. Elle vise à augmenter la cohérence de façon à favoriser une lecture diachronique des textes. Nouveau Testament traduit sur la base des codexs Sinaïticus, Vaticanus (Texte minoritaire). Aux Éditions Alliance Biblique Universelle
2003 Bible Annotée (Frédéric Godet avec Louis Bonnet, et Alfred Schroeder), réédition par les Éditions Impact (du Québec).
2004 Bible Nouvelle Segond 21, révision du Nouveau Testament de la Bible version Segond par la Société Biblique de Genève, favorisant les manuscrits, le Vaticanus et le Sinaïticus. Soeur jumelle de la version Semeur, elle est une version de séduction et un ouvrage infidèle subtilement présenté comme étant fidèle au Texte Reçu Grec, mais il en est rien sinon qu'une nouvelle façon pernicieuse de tenter de rallier les amoureux du Texte Reçu Grec à la version Segond dénaturée.
2005 Bible de l'Épée (BE), Édition TULIPE, une publication informatique par l'Alliance Biblique Marginale. Prenant pour base le texte de la Bible Ostervald, édition 1996, celui de la Société Britannique et Étrangère de 1885, le texte de la Bible Martin de 1855 et celui de la célèbre King-James anglaise de 1611, l'Alliance Biblique Marginale place l'importance sur l'exactitude des termes originaux, tout en considérant les différentes nuances qui peuvent s'appliquer dans le contexte qu'ils sont utilisés. Basée sur le Texte Massorétique Hébreu pour l'Ancien Testament et le Texte Reçu Grec pour le Nouveau Testament.
(Bible Authentique)
2005-2006 Bible de Genève, nouvelle édition du Nouveau Testament de la belle publication monumentale de chez les frères Elzévir, par les frères des Marest, mais sans les notes franco-flamandes qui se retrouvait dans l'orinale de 1669.
(Bible Authentique)
2006 Bible King James Française (KJF), une publication informatique de la Bible des Réformateurs de 1611 traduite du texte anglais original ajusté pour la langue française par M.J. leDuc.
(Bible Authentique)
2007 Bible de l'Épée (BE), révision finale, version leDuc. Une publication informatique du Texte épuré et révisé de la Bible Ostervald, la seule et vraie King James Française.
(Bible Authentique)
2007 Bible Nouvelle King James Française (NKJF), une publication informatique de la Bible King James de 1611 traduite du texte anglais original ajusté pour la langue française, révisée par M.J. leDuc.
(Bible Authentique)


Traductions françaises catholiques romains et oecuméniques


Au milieu du 15ième siècle, est apparu un évènement fondamental dans l'histoire du livre : l'invention de l'imprimerie. Le premier Nouveau Testament en français fut publié à Lyon par Barthélemy Buyer entre 1476 et 1478. La première Bible complète en français fut publiée à Paris par Jean de Rely, archidiacre de Notre-Dame, et futur évêque d'Angers. Cette Bible fut préparée à la demande du roi Charles VIII encore enfant. La traduction était malheureusement souvent une paraphrase du texte biblique et comportait de très nombreuses altérations.

Le 16ième siècle nous a apporté un homme exceptionnel, qui fut un précurseur dans la recherche rigoureuse de la fiabilité de la traduction : Jacques Lefèvre d'Étaples. Il publia en 1523 un Nouveau Testament traduit en français à partir de la Vulgate latine, mais en introduisant des modifications pour se conformer à l'original grec. Cette démarche suscita la colère de nombre de ses compatriotes, si bien que Lefèvre ne trouva plus d'imprimeur en France pour oser éditer sa traduction complète de la Bible en français. Il la fit donc imprimer en 1528 à Anvers, avec l'approbation de Charles-Quint. Lefèvre mourut en 1537 à un âge exceptionnellement avancé pour l'époque (il était né entre 1435 et 1440).

Le 17ième siècle nous a aussi apporté un homme exceptionnel dans le domaine de la traduction française de la Bible : Isaac Louis Le Maistre De Sacy, né en 1613 à Paris. Son père, devenu protestant en 1616, est enfermé à la Bastille et se voit retirer ses cinq fils, dont Isaac. Élevé dans la religion catholique, Isaac choisit de devenir ecclésiastique et prend la direction de Port-Royal. Plusieurs collaborateurs de Port-Royal et de De Sacy travaillent à partir de 1657 à une traduction de la Bible en français. Malgré les persécutions subies par Port-Royal de la part de la Sorbonne et des Jésuites, l'oeuvre se poursuit, même en période de captivité. Le Nouveau Testament est publié en 1667. La Bible complète seulement en 1696, douze ans après la mort de De Sacy. C'est une traduction de grande valeur, faite officiellement à partir de la version latine de la Vulgate, mais avec un recours fréquent aux textes originaux, au grec pour le Nouveau Testament en particulier.

Les 18ième et 19ième siècles voient surtout des traductions partielles de la Bible, souvent des traductions du Nouveau Testament seul, quelques éditions complètes, et des révisions de la Bible de Isaac Louis Le Maistre De Sacy.

Voici la plupart de ces traductions :

1289 Bible de Guiart des Moulins (chanoine de Saint-Pierre-d'Aire, en Artois, aujourd'hui dans le Pas-de-Calais), une Bible historiale et glosée sous le règne de Philippe le Bel.
1550 Bible de Louvain, révision catholique, par François De Leuse et de Nicolas De Larben, de la première Bible complète de Jacques Lefèvre d'Étaples translatée du latin en langue française (Nouveau Testament 1523-1524, Bible complète 1528, à Anvers). Les théologiens catholiques ne pouvant empêcher qu'on lût cette Bible et préférèrent la publier révisée l'expurgeant surtout de ses notes, d'une saveur trop protestante. Elle devint la version catholique la plus utilisée, basée sur la Vulgate latine. Environ 200 éditions, imprimées notamment à Anvers, à Paris, à Rouen, à Lyon. Révisée de nouveau en 1578 et 1608.
1555 Bible de Sébastien Castellion, adaptation familière et souvent trivial, l'une des premières Bibles en français moderne, contemporaine de Rabelais, Ronsard et Du Bellay, édition publiée à Bâle et condamnée par Jean Calvin, les protestants et même par les catholiques. Converti à la Réforme, humaniste et inventeur de l'idée de tolérance religieuse, Castellion suivit pourtant l'ordre du canon catholique de la Bible. Mais il est également un pédagogue et un polémiste. Bible en latin 1551. Réédition intégrale en 2006 aux Éditions Bayard.
1566 Bible de René Benoist, curé de Saint-Eustache, confesseur de Marie Stuart et de Henri IV. Elle était dédiée à Charles IX. Une traduction à partir de la Vulgate, à Paris. Elle reproduisait en grande partie la version protestante de Genève. Suspectée de calvinisme, elle soulève de nombreuses controverses. Curieusement, pendant la controverse même son Nouveau Testament sans notes fut souvent réimprimé, malgré la censure. En 1568, la Bible de Benoist est éditée trois fois à Paris, par trois libraires différents.
1568 Bible de René Benoist, curé de Saint-Eustache, confesseur de Marie Stuart et de Henri IV. Traduction reproduisait en grande partie la version protestante de Genève. Suspectée de calvinisme, elle soulève de nombreuses controverses. Curieusement, pendant la controverse même son Nouveau Testament sans notes fut souvent réimprimé, malgré la censure. En cette même année, la Bible de Benoist est éditée trois fois à Paris, par trois libraires différents.
1572 Bible de Louvain, révision catholique par De Bay. Autres révisions en 1608, 1613, 1621 et 1647.
1578 Bible des Théologiens de Louvain révision catholique translatée du latin en français selon l'édition latine de la Bible de Lefèvre d'Étaples. Nouvelle révision 1608. Aux Éditions Plantin.
1608 Bible des docteurs de Louvain Latin-Français, édition illustrée catholique par Besse, Bible illustrée dédiée à Henri IV, translatée du latin en français selon l'édition latine de la Bible de Lefèvre d'Étaples, à Paris. Autres révisions en 1572, 1613, 1621 et 1647.
1613 Bible de Louvain, révision catholique par Deville. Autres révisions en 1572, 1608, 1621 et 1647.
1621 Bible de Louvain, révision catholique par Frizon, Bible dédiée à Louis XIII. Autres révisions en 1572, 1608, 1613 et 1647.
1643 Bible de Jacques Corbin, édition catholique, très littérale et très conforme à la Vulgate du pape Sixte Quint, revue et corrigée par le très exprès commandement du roi. Cette Bible fut condamnée par la Sorbonne. Contrairement aux Texte Reçu Grec, Corbin traduit en Actes 13:2 par « Or eux célébrans au Seigneur le sainct sacrifice de la messe » au lieu de « Et comme ils servaient le Seigneur dans leur ministère ».
1646-1647 Nouveau Testament de Louvain, révision catholique par le Père Véron, curé à Charenton. Impatienté de devoir soutenir de vives discussions avec les ministres protestants, qui le battaient parfois par leurs citations bibliques, se décida à faire paraître une nouvelle traduction où il corrigea plusieurs textes préjudiciables à la religion catholique. En exemple dans sa traduction, on lit en Actes 13:2, au lieu de « Et comme ils servaient le Seigneur dans leur ministère », à la place de « Eux donc disant la messe ». Autres révisions en 1572, 1608, 1613 et 1621.
1649 Nouveau Testament de Michel De Marolles, abbé de Villeloin, traduction latine d'Érasme.
1656-1693 Bible de Port-Royal de Isaac Louis Le Maistre De Sacy et Blaise Pascal publie l'Ancien Testament avec les notes des pères apostoliques. L'explication du sens littéral est remarquable par ses qualités littéraires, et significative de l'intérêt des Jansénistes pour l'Écriture (Nouveau Testament 1667, Bible complète 1696). De Sacy suit beaucoup la Vulgate. Réédition en 1701.
1661 Nouveau Testament de Louvain publié à Bordeaux, révision catholique par le Père Véron, curé à Charenton. Impatienté de devoir soutenir de vives discussions avec les ministres protestants, qui le battaient parfois par leurs citations bibliques, se décida à faire paraître une nouvelle traduction en 1646-1647 où il corrigea plusieurs textes préjudiciables à la religion catholique. Autres éditions en 1663 et 1686.
1661 Nouveau Testament de Girodon (dit M. Douen), révision dans laquelle plusieurs textes préjudiciables à la religion catholique ont été changé réussissant à ajouter au texte : la pénitence et la messe, le culte de latrie, les pèlerinages, les processions, le purgatoire, les péchés véniels, le sacrement du mariage, etc.. Autres éditions en 1662, 1672, 1688 et 1692.
1662 Nouveau Testament de Girodon (dit M. Douen), révision dans laquelle plusieurs textes préjudiciables à la religion catholique ont été changé réussissant à ajouter au texte : la pénitence et la messe, le culte de latrie, les pèlerinages, les processions, le purgatoire, les péchés véniels, le sacrement du mariage, etc.. Autres éditions en 1661, 1672, 1688 et 1692.
1663 Nouveau Testament de Louvain publié à Bordeaux, révision catholique par le Père Véron, curé à Charenton. Impatienté de devoir soutenir de vives discussions avec les ministres protestants, qui le battaient parfois par leurs citations bibliques, se décida à faire paraître une nouvelle traduction en 1646-1647 où il corrigea plusieurs textes préjudiciables à la religion catholique. Autres éditions en 1661 et 1686.
1666 Nouveau Testament du Père Amelote, révision du Nouveau Testament de Port-Royal, publication catholique entreprise à la requête de l'Archevêque de Toulouse et de l'évêque de Montauban, que l'assemblée générale du clergé de France de 1655 avait chargés de faire paraître une nouvelle version. Réédité en 1733, 1738, 1771, 1781, 1793 (on imprima donc la Bible en France en pleine Terreur. Cette édition est de Saint-Brieuc.), 1813, 1824, 1834.
1667 Nouveau Testament de Port-Royal de Isaac Louis Le Maistre De Sacy. Édition de la Bible entière en 1696.
1667-1702 Nouveau Testament de Charles Huré, traduction catholique, ancien professeur de l'Université de Paris, un laïque. Réédité en 1709, 1712 et 1728.
1668 Nouveau Testament de Antoine Godeau, évêque de Vence, traduction catholique paraphrastique, remarquable en ce qu'elle adopte le tutoiement en usage chez les protestants, car "il y aurait indécence à ce que Dieu parlât au diable par vous". Traduction du livre des Psaumes en 1686.
1671 Nouveau Testament en français avec des réflexions morales sur chaque verset par le Père Quesnel. La traduction est celle du Nouveau Testament de Port-Royal, mais avec des modifications. Autres éditions en 1693, 1696, 1702, 1705, 1727.
1672 Nouveau Testament de Girodon (dit M. Douen), révision dans laquelle plusieurs textes préjudiciables à la religion catholique ont été changé réussissant à ajouter au texte : la pénitence et la messe, le culte de latrie, les pèlerinages, les processions, le purgatoire, les péchés véniels, le sacrement du mariage, etc.. Autres éditions en 1661, 1662, 1688 et 1692.
1686 Nouveau Testament de Louvain publié à Bordeaux, révision catholique par le Père Véron, curé à Charenton. Impatienté de devoir soutenir de vives discussions avec les ministres protestants, qui le battaient parfois par leurs citations bibliques, se décida à faire paraître une nouvelle traduction en 1646-1647 où il changea plusieurs textes préjudiciables à la religion catholique. Contrairement aux Texte Reçu Grec, dans cette édition, les mots "le sacrifice de la messe" se trouvent même dans le titre du chapitre. On lit aussi en 1 Corinthiens 3:15 : « ainsi toutefois comme par le feu du purgatoire », et en 1 Timothée 4:1 : « quelques-uns se sépareront de la foi romaine ». Autres éditions en 1661 et 1663.
1686 Livre des Psaumes de Antoine Godeau, évêque de Vence, traduction paraphrastique, remarquable en ce qu'elle adopte le tutoiement en usage chez les protestants. Édition du Nouveau Testament en 1668.
1688 Nouveau Testament de Girodon (dit M. Douen), révision dans laquelle plusieurs textes préjudiciables à la religion catholique ont été changé réussissant à ajouter au texte : la pénitence et la messe, le culte de latrie, les pèlerinages, les processions, le purgatoire, les péchés véniels, le sacrement du mariage, etc.. Autres éditions en 1661, 1662, 1672 et 1692.
1692 Nouveau Testament de Quesnel, édition catholique du XVIIe-XVIIIe siècle.
1692 Nouveau Testament de Girodon (dit M. Douen), révision dans laquelle plusieurs textes préjudiciables à la religion catholique ont été changé réussissant à ajouter au texte : la pénitence et la messe, le culte de latrie, les pèlerinages, les processions, le purgatoire, les péchés véniels, le sacrement du mariage, etc.. Autres éditions en 1661, 1662, 1672 et 1688.
1693 Nouveau Testament en français avec des réflexions morales sur chaque verset par le Père Quesnel. La traduction est celle du Nouveau Testament de Port-Royal, mais avec des modifications. Autres éditions en 1671, 1696, 1702, 1705, 1727.
1696 Bible de Port-Royal de Isaac Louis Le Maistre De Sacy et Blaise Pascal avec de courtes notes, en 6 Volumes.
1696 Nouveau Testament en français avec des réflexions morales sur chaque verset par le Père Quesnel. La traduction est celle du Nouveau Testament de Port-Royal, mais avec des modifications. Autres éditions en 1671, 1693, 1702, 1705, 1727.
1697-1703 Nouveau Testament du père Bouhours, aidé par les Pères jésuites Le Tellier et Besnier, une autre version catholique d'opposition à la version de Isaac Louis Le Maistre De Sacy.
1701 Bible de Port-Royal de Isaac Louis Le Maistre De Sacy et Blaise Pascal. L'Ancien et le Nouveau Testament traduit sur la Vulgate, à Paris : Guillaume Desprez, en 2 volumes in-4.
1701-1716 Bible de L. Des Carrières, révision de la version de Port-Royal. Autres éditions en 1750, 1825, 1833, 1846, 1847 et Saint-Matthieu réédité en 1890.
1702 Nouveau Testament en français avec des réflexions morales sur chaque verset par le Père Quesnel. La traduction est celle du Nouveau Testament de Port-Royal, mais avec des modifications. Autres éditions en 1671, 1693, 1696, 1705, 1727.
1702-1703 Nouveau Testament de Richard Simon, à Trévoux (près de Bourg), traduction catholique fut attaquée par Bossuet dans ses "Instructions" parues en 1702 et 1703. Sans nom d'auteur, mais M. Reuss dit être indubitablement du savant oratorien Simon.
1703 Nouveau Testament de Leclerc, édition catholique du XVIIIe siècle. Leclerc fut accusée de socinianisme. L'opposition qu'on lui fit, l'interdiction dont elle fut frappée à Berlin, la rendirent momentanément célèbre, mais elle tomba finalement dans l'oubli.
1705 Nouveau Testament en français avec des réflexions morales sur chaque verset par le Père Quesnel. La traduction est celle du Nouveau Testament de Port-Royal, mais avec des modifications. Autres éditions en 1671, 1693, 1696, 1702, 1727.
1707-1716 Bible commentée par Dom Calmet, en 23 volumes in-4. Reproduit et modifie par endroits la traduction de Sacy. Autres éditions en 1724-1726 et 1771.
1709 Nouveau Testament de Charles Huré, ancien professeur de l'Université de Paris, un laïque. Réédité en 1702, 1712 et 1728.
1712 Nouveau Testament de Martianay, édition catholique du XVIIIe siècle.
1712 Nouveau Testament de Charles Huré, ancien professeur de l'Université de Paris, un laïque. Réédité en 1702, 1709 et 1728.
1713-1715 Bible de Port-Royal, révisée par Mme Guyon avec réflexions en 20 volumes in-8. Rééditée en 1790.
1713-1725 Nouveau Testament du Père Jacques-Philippe Lallemant avec ses réflexions. Nouveau Testament révisée du Père Bouhours en 12 Volumes in-12. Rééditée en 1748, 1823, 1829, 1830, 1845, 1847, puis, révisée et corrigée par l'abbé Herbet, en 1848, 1860 (Évangiles), 1866.
1719 Nouveau Testament de l'abbé Barneville, premier éditions traduit de la Vulgate, lié au nom de l'Abbé, oratorien, un prêtre de l'éloquence, à Paris. Douze éditions successives de ce Nouveau Testament parurent de 1719 à 1753.
1724-1726 Bible commentée par Dom Calmet, troisième édition en 23 volumes in-4. Reproduit et modifie par endroits la traduction de Sacy. Autres éditions en 1707-1716 et 1771.
1727 Nouveau Testament en français avec des réflexions morales sur chaque verset par le Père Quesnel. La traduction est celle du Nouveau Testament de Port-Royal, mais avec des modifications. Autres éditions en 1671,1693, 1696, 1702, 1705.
1728 Nouveau Testament de Charles Huré, ancien professeur de l'Université de Paris, un laïque. Réédité en, 1702 1709 et 1712.
1729 Nouveau Testament de Mésenguy, prêtre janséniste ardent, traduction remarquable par la pureté du style comme par l'esprit de piété qu'elle révèle chez son auteur. Rééditée en 1752 et 1764.
1731 Nouveau Testament de l'abbé Barneville traduit de la Vulgate, lié au nom de l'Abbé, oratorien, un prêtre de l'éloquence, à Paris. Douze éditions successives de ce Nouveau Testament parurent de 1719 à 1753.
1732 Livre des Psaumes de l'abbé d'A... Brux.
1733 Nouveau Testament du Père Amelote, publication catholique de l'assemblée générale du clergé de France de 1655 avait chargés de faire paraître une nouvelle version. Réédité en 1666, 1738, 1771, 1781, 1793, 1813, 1824, 1834.
1738-1743 Bible de l'abbé Vence (Bible de Vence), révision de la Bible du Père de Carrières en 22 volumes in-12. Rééditée de 1767 à 1773 et 1820.
1738 Nouveau Testament du Père Amelote, publication catholique de l'assemblée générale du clergé de France de 1655 avait chargés de faire paraître une nouvelle version. Autres éditions en 1666, 1733, 1771, 1781, 1793, 1813, 1824, 1834.
1739 Bible de Nicolas Le Grost (Bible de Cologne), version originale jusqu'à Nombres XXXVI, ensuite révision de la Bible de Isaac Louis Le Maistre De Sacy reprise par d'autres en 1753, en 5 volumes.
1741 Bible de Lecène qui mérite plus que la précédente le reproche de rationalisme. Elle fait souvent violence au texte, et, de plus, est bizarre et inexacte. Lecène voulait réagir contre les versions littérales, mais le remède parait avoir été pire que le mal.
1745-1751 Bible de Beauvilliers de Saint-Aignan en 15 Volumes, à Bruxelles.
1748 Nouveau Testament du Père Jacques-Philippe Lallemant avec ses réflexions. Nouveau Testament révisée du Père Bouhours en 12 Volumes in-12. Autres éditions en 1713-1725, 1823, 1829, 1830, 1845, 1847, 1848, 1860 et 1866.
1750 Bible de L. Des Carrières, révision de la version de Port-Royal. Autres éditions en 1701-1716, 1825, 1833, 1846, 1847 et Saint-Matthieu réédité en 1890.
1752 Nouveau Testament de Mésenguy, prêtre janséniste ardent, traduction remarquable par la pureté du style comme par l'esprit de piété qu'elle révèle chez son auteur. Autres éditions en 1729 et 1764.
1753 Bible de Nicolas Le Grost (Bible de Cologne), révision de la Bible de Isaac Louis Le Maistre De Sacy reprise par d'autres après la mort de l'auteur en 5 volumes.
1753 Nouveau Testament de l'abbé Barneville traduit de la Vulgate, lié au nom de l'Abbé, oratorien, un prêtre de l'éloquence, à Paris. Douze éditions successives de ce Nouveau Testament parurent de 1719 à 1753.
1760 Nouveau Testament de l'abbé Valart, édition catholique réédité en 1789.
1760 Livre d'Isaïe par Deschamps.
1762 Livre des Psaumes de Laugeois traduits par. En 1788, Ésaïe, du Père Berthier, 5 volumes.
1764 Nouveau Testament de Mésenguy, prêtre janséniste ardent, traduction remarquable par la pureté du style comme par l'esprit de piété qu'elle révèle chez son auteur. Autres éditions en 1729 et 1752.
1767-1773 Bible de l'abbé Vence (Bible de Vence), révision de la Bible du Père de Carrières en 17 volumes in-4. Autres éditions en 1738-1743 et 1820.
1771 Bible commentée par Dom Calmet, quatrième édition en 23 volumes in-4. Reproduit et modifie par endroits la traduction de Sacy. Autres éditions en 1707-1716 et 1724-1726.
1771 Nouveau Testament du Père Amelote, publication catholique de l'assemblée générale du clergé de France de 1655 avait chargés de faire paraître une nouvelle version. Autres éditions en 1666, 1733, 1738, 1781, 1793, 1813, 1824, 1834.
1781 Nouveau Testament du Père Amelote, publication catholique de l'assemblée générale du clergé de France de 1655 avait chargés de faire paraître une nouvelle version. Autres éditions en 1666, 1733, 1738, 1771, 1793, 1813, 1824, 1834.
1788 Livre d'Isaïe par le Père Berthier, en 5 volumes.
1789 Nouveau Testament de l'abbé Valart, édition catholique. Première édition en 1760.
1789-1803 Bible de Isaac Louis Le Maistre De Sacy avec illustrations.
1790 Bible de Port-Royal, révisée par Mme Guyon avec réflexions en 20 volumes in-8. Première édition en 1713-1715.
1793 Nouveau Testament du Père Amelote, publication catholique de l'assemblée générale du clergé de France de 1655 avait chargés de faire paraître une nouvelle version, édition de Saint-Brieuc. Autres éditions en 1666, 1733, 1738, 1771, 1781, 1813, 1824, 1834.
1804 Le Psautier de Laharpe, réédité en 1811, 1820 et 1829.
1811 Le Psautier de Laharpe, réédité. Autres éditions en 1804, 1820 et 1829.
1813 Nouveau Testament du Père Amelote, publication catholique de l'assemblée générale du clergé de France de 1655 avait chargés de faire paraître une nouvelle version. Autres éditions en 1666, 1733, 1738, 1771, 1781, 1793, 1824, 1834.
1819 Bible de Desoer, deux éditions différentes, l'une en 1 volume in-8, l'autre en 7 volumes in-16.
1820 Bible de l'abbé Vence (Bible de Vence), révision de la Bible du Père de Carrières en 25 volumes in-8. Autres éditions en 1738-1743 et 1767-1773.
1820 Le Psautier de Laharpe, réédité. Autres éditions en 1804, 1811 et 1829.
1820-1824 Bible de l'abbé de Genoude (Antoine Eugène Genou) 19 volumes in-8, Nouveau Testament édité à part en 2 volumes in-18. Traduction fort vantée pour son élégance et publiée aux frais de l'État, toutefois moins exacte que celle de la Bible de Isaac Louis Le Maistre De Sacy, mais éloquente et quelquefois emphatique. Autres éditions en 1834, 1837, 1838-1840, 1846, 1859, Nouveau Testament seulement en 1829 et 1859.
1823 Nouveau Testament du Père Jacques-Philippe Lallemant avec ses réflexions. Nouveau Testament révisée du Père Bouhours en 12 Volumes in-12. Autres éditions en 1713-1725, 1748, 1829, 1830, 1845, 1847, 1848, 1860 et 1866.
1824 Nouveau Testament du Père Amelote, publication catholique de l'assemblée générale du clergé de France de 1655 avait chargés de faire paraître une nouvelle version. Autres éditions en 1666, 1733, 1738, 1771, 1781, 1793, 1813, 1834.
1825 Bible de L. Des Carrières en 15 volumes, révision de la version de Port-Royal. Autres éditions en 1701-1716, 1833, 1846, 1847 et Saint-Matthieu réédité en 1890.
1825 Livre de Jérémie traduit par Dahler.
1826 Livre des Psaumes traduit par Gosseaume.
1826 Livre des Psaumes traduit par l'abbé Danicourt.
1826 Livre de Job traduit par l'abbé Levavasseur.
1829 Nouveau Testament du Père Jacques-Philippe Lallemant avec ses réflexions. Nouveau Testament révisée du Père Bouhours en 12 Volumes in-12. Autres éditions en 1713-1725, 1748, 1823, 1830, 1845, 1847, 1848, 1860 et 1866.
1829 Le Psautier de Laharpe, réédité. Autres éditions en 1804, 1811 et 1820.
1829 Nouveau Testament de l'abbé de Genoude (Antoine Eugène Genou), traduction de Genoude est élégante, mais souvent inexacte. Autres éditions en 1820-1824, 1834, 1837, 1838-1840, 1846, 1859, Nouveau Testament seulement en 1859.
1830 Nouveau Testament du Père Jacques-Philippe Lallemant avec ses réflexions. Nouveau Testament révisée du Père Bouhours en 12 Volumes in-12. Autres éditions en 1713-1725, 1748, 1823, 1829, 1845, 1847, 1848, 1860 et 1866.
1833 Bible de L. Des Carrières en 15 volumes, révision de la version de Port-Royal. Autres éditions en 1701-1716, 1750, 1825, 1846, 1847 et Saint-Matthieu réédité en 1890.
1834 Bible de Isaac Louis Le Maistre De Sacy, édition catholique de luxe a été tirée à 100 000 exemplaires.
1834 Bible de l'abbé Glaire en française-latine dépourvue d'élégance, tombe souvent dans l'obscurité pour avoir voulu être trop textuelle. Réédition en 1863 et 1873.
1834 Nouveau Testament du Père Amelote, publication catholique de l'assemblée générale du clergé de France de 1655 avait chargés de faire paraître une nouvelle version. Autres éditions en 1666, 1733, 1738, 1771, 1781, 1793, 1813, 1824.
1834 Bible de l'abbé de Genoude (Antoine Eugène Genou), traduction de Genoude est élégante, mais souvent inexacte. Autres éditions en 1820-1824, 1837, 1838-1840, 1846, 1859, Nouveau Testament seulement en 1829 et 1859.
1836 Évangiles de l'abbé Dassance en 2 volumes in-8.
1837 Bible de l'abbé de Genoude (Antoine Eugène Genou), traduction de Genoude est élégante, mais souvent inexacte. Autres éditions en 1820-1824, 1834, 1838-1840, 1846, 1859, Nouveau Testament seulement en 1829 et 1859.
1838 Le Psautier de Dargaud.
1838-1840 Bible de l'abbé de Genoude (Antoine Eugène Genou), traduction de Genoude est élégante, mais souvent inexacte. Paris, Imprimerie Royale. Autres éditions en 1820-1824, 1834, 1837, 1846, 1859, Nouveau Testament seulement en 1829 et 1859.
1839 Livre de Job par Dargaud.
1839 Bible grecque, seconde révision de la Bible de Isaac Louis Le Maistre De Sacy éditée par l'abbé Jean Nicolas Jager.
1839-1840 Bible, Traduction Nouvelle d'Antoine Eugène Genou (dit l'abbé de Genoude) en 5 volumes in-4. Traduction fort vantée pour son élégance et publiée aux frais de l'État, toutefois moins exacte que celle de Isaac Louis Le Maistre De Sacy, mais éloquente, et quelquefois emphatique (Vapereau). Paris, Imprimerie Royale.
1840 Livre des Psaumes par l'abbé Boudil.
1841 Livre des Psaumes, traduits sur l'hébreu, par M. Wurth, professeur à l'Université de Liège (un laïque), et dédiés à la Reine.
1841 Livre des Psaumes, le Cantique des Cantiques et les Lamentations, par Cardonnel et Debar.
1842 Nouveau Testament, version nouvelle par un anonyme (Machais, certainement un laïque).
1843 Évangiles de l'abbé Orsini.
1845 Nouveau Testament du Père Jacques-Philippe Lallemant avec ses réflexions. Nouveau Testament révisée du Père Bouhours en 12 Volumes in-12. Autres éditions en 1713-1725, 1748, 1823, 1829, 1830, 1847, 1848, 1860 et 1866.
1845 Livre des Psaumes, traduits de l'hébreu par Latouche, chanoine d'Angers.
1846 Bible de L. Des Carrières en 6 volumes, révision de la version de Port-Royal, à Québec. Autres éditions en 1701-1716, 1750, 1825, 1833, 1847 et Saint-Matthieu réédité en 1890.
1846 Évangiles de Lamennais (au moins quatre éditions). Lamennais a essayé de « plier notre langue aux formes de l'original qui, dans sa concision elliptique, néglige fréquemment soit les liaisons grammaticales, soit des pensées intermédiaires, soit certains compléments logiques du discours ». Traduction trop systématique. Édition du Nouveau Testament en 1851.
1846 Bible de l'abbé de Genoude (Antoine Eugène Genou), traduction de Genoude est élégante, mais souvent inexacte. Autres éditions en 1820-1824, 1834, 1837, 1838-1840, 1859, Nouveau Testament seulement en 1829 et 1859.
1846 Bible de Isaac Louis Le Maistre De Sacy, revue par l'abbé Jean Nicolas Jager, 4 volumes in-folio.
1847 Nouveau Testament du Père Jacques-Philippe Lallemant avec ses réflexions. Nouveau Testament révisée du Père Bouhours en 12 Volumes in-12. Autres éditions en 1713-1725, 1748, 1823, 1829, 1830, 1845, 1848, 1860 et 1866.
1847 Bible de L. Des Carrières en 6 volumes, révision de la version de Port-Royal, à Paris. Autres éditions en 1701-1716, 1750, 1825, 1833, 1846 et Saint-Matthieu réédité en 1890.
1848 Livre de Job, par P. D. De Peyronet, ancien garde des sceaux de France.
1848 Nouveau Testament du Père Jacques-Philippe Lallemant avec ses réflexions révisée et corrigée par l'abbé Herbet. Nouveau Testament révisée du Père Bouhours en 12 Volumes in-12. Autres éditions en 1713-1725, 1748, 1823, 1829, 1830, 1845, 1847, 1860 et 1866.
1851 Nouveau Testament de Lamennais, Lamennais a essayé de « plier notre langue aux formes de l'original qui, dans sa concision elliptique, néglige fréquemment soit les liaisons grammaticales, soit des pensées intermédiaires, soit certains compléments logiques du discours ». Traduction trop systématique. Éditions des Évangiles en 1846.
1853 Bible des familles catholiques, texte de Isaac Louis Le Maistre De Sacy expurgée par l'abbé Orsini, à l'usage des gens du monde. Les petits prophètes ne sont qu'indiqués, et les épîtres et l'Apocalypse sont résumés très succintement.
1854 Saint Évangile de l'abbé Destrem selon les quatre évangélistes.
1855 Évangiles, traduction de Bossuet mise en ordre et complétée par H. Wallon.
1855 Bible de l'abbé Gimarey d'Autun latine-française en dix volumes, traduite et expliquée par T. Allioli, prévôt de la cathédrale d'Augsbourg, ouvrage paru à Nuremberg en 1830. Le texte français est celui du Père L. Des Carrières et l'édition française est augmentée de nombreuses notes.
1857 Livre des Psaumes d'après le parallélisme, par l'abbé Bertrand.
1858 Livre des Psaumes de F. Claude.
1858 Livre des Psaumes, traduction d'Ambroise Rendu.
1858 Évangiles de l'abbé Dassance, illustrés.
1859 Livre de Job, Cantique des Cantiques en 1860 et Ecclésiaste en 1882, traduit de l'hébreu, par Ernest Renan.
1859 Livre d'Isaïe, traduction en vers, par A. Savary.
1859 Livre de Job, Ruth, Tobie, Judith et Esther, par l'abbé Giguet.
1859 Nouveau Testament de l'abbé de Genoude (Antoine Eugène Genou), traduction de Genoude est élégante, mais souvent inexacte. Autres éditions en 1820-1824, 1834, 1837, 1838-1840, 1846, 1859, Nouveau Testament seulement en 1829.
1859 Bible de l'abbé de Genoude (Antoine Eugène Genou), traduction de Genoude est élégante, mais souvent inexacte. Autres éditions en 1820-1824, 1834, 1837, 1838-1840, 1846, Nouveau Testament seulement en 1829 et 1859.
1860 Visions d'Isaïe en vers, par l'abbé Chabert.
1860 Nouveau Testament du Père Jacques-Philippe Lallemant avec ses réflexions révisée et corrigée (Évangiles) par l'abbé Herbet. Nouveau Testament révisée du Père Bouhours en 12 Volumes in-12. Autres éditions en 1713-1725, 1748, 1823, 1829, 1830, 1845, 1847, 1848 et 1866.
1861 Nouveau Testament de l'abbé Glaire reçut l'autorisation du pape et fut connu sous le nom de « Nouveau Testament du pape » (Ancien Testament en 1877 et la Bible avec l'abbé F. Vigouroux de 1889 à 1893 en 4 volumes in-8). Traduction dépourvue d'élégance, tombe souvent dans l'obscurité pour avoir voulu être trop textuelle. Réédité en 1865.
1862 Évangiles en vers, par A. Brun.
1862 Les Évangélistes par Ruben.
1863 Nouveau Testament de l'abbé Gaume, chanoine de Paris. Traduction peu littéraire dont la préface et les notes très abondantes sont agrémentées d'une polémique anti-protestante dont la fougue et la violence sont difficiles à concevoir. On dirait des charges de cavalerie.
1863 Bible de l'abbé Glaire dépourvue d'élégance, tombe souvent dans l'obscurité pour avoir voulu être trop textuelle. Autres éditions en 1834 et 1873.
1865 Nouveau Testament de Mgr Ch. Fr. Baillargeon, évêque de Tloa, publié à Québec.
1865 Sainte Bible (Bible de Tours) selon la Vulgate, traduction nouvelle par les chanoines J.-J. Bourassé et P.-D. Janvier, version de luxe illustrée par Gustave Doré en 2 volumes in-folio, se distingue par la clarté, la limpidité du style. Nouveau Testament publié à part en 1875. Rééditée en 1985 chez Jean De Bonnot.
1865 Nouveau Testament de l'abbé Glaire réédité, traduction dépourvue d'élégance, tombe souvent dans l'obscurité pour avoir voulu être trop textuelle (Nouveau Testament en 1861, Ancien Testament en 1877 et la Bible avec l'abbé F. Vigouroux de 1889 à 1893 en 4 volumes in-8). Autres éditions en 1861 et 1889-1893.
1865 Livre des Psaumes par Arnaud de Saint-Maur.
1865 Évangiles de Deschamps.
1866 Les Évangiles annotés par Proudhon.
1866 Livre de Job, drame en cinq actes, traduit par J. Leroux.
1866 Nouveau Testament du Père Jacques-Philippe Lallemant avec ses réflexions révisée et corrigée par l'abbé Herbet. Nouveau Testament révisée du Père Bouhours en 12 Volumes in-12. Autres éditions en 1713-1725, 1748, 1823, 1829, 1830, 1845, 1847, 1848 et 1860.
1868 Livre des Psaumes de Mabire.
1868 Évangiles de Fouquet.
1868 Évangiles en vers, par la baronne de Montaran.
1871-1873 Bible de Jean-Baptiste Glaire (Bible du pape) traduite d'après la Vulgate avec les commentaires de l'abbé F. Vigouroux (Nouveau Testament 1861, Bible complète 1871-1873). Rééditée de nouveau en 2002.
1872 Bible de l'abbé Drioux (La Sainte Bible) avec commentaires, 8 volumes in-8. Rééditée en 1884.
1872 Bible de l'abbé Giguet d'après les Septante.
1873 Bible de l'abbé Glaire dépourvue d'élégance, tombe souvent dans l'obscurité pour avoir voulu être trop textuelle. Autres éditions en 1834 et 1863.
1879 Livre des Psaumes (Chaîne d'or des Psaumes) par l'abbé Péronne.
1881 Bible Sainte Bible avec introductions générales et particulières, commentaires théologiques, moraux, philosophiques, historiques, etc., par les abbés Trochon, Bayle, Clair, Lesêtre, Fillion, etc., 28 volumes in-8. Réédition les années suivantes.
1881 Bible de l'abbé Antoine Arnaud (Sainte Bible), une traduction à partir de la Vulgate destinée aux séminaristes avec commentaires.
1881 Livre des Psaumes de Vacquerte.
1882 Évangiles de l'abbé de La Perche.
1883 Livre de la Genèse par Lenormand.
1884 Nouveau Testament de l'abbé Augustin-Joseph Crampon traduit sur la Vulgate. Les Évangiles, l'Apocalypse, le Livre des Psaumes ont paru à part.
1884 Bible de l'abbé Drioux avec commentaires, 8 volumes in-8. Première édition en 1872.
1885 Cantique des Cantiques en vers, de Jean Aicard.
1886-1896 Bible rationaliste de Eugène Ledrain d'après les textes hébreu et grec, Paris. Cette traduction, faite par un homme étranger à l'Église, est avant tout philologique et littéraire.
1887 Bible de Henri Laserre (Les Saints Évangiles), publiés avec l'autorisation du Saint-Siège et mis à l'index la même année. Réédition de luxe en 1888.
1887 Bible Sainte Bible avec commentaires, édition de Dom Calmet, rajeunie par l'abbé Petit, 17 volumes in-4.
1888 Bible de Henri Laserre (Les Saints Évangiles), édition de luxe in-4, illustrée portant le millésime de 1888.
1888 Bible de l'abbé Louis-Claude Fillion, traduction catholique en 10 volumes. Nouveau Testament réédité en 1896.
1888 Le Psautier de Baïf.
1889 Bible bilingue, Vulgate latine et texte en français.
1889-1893 Bible des abbés Glaire et F. Vigouroux, traduction dépourvue d'élégance, tombe souvent dans l'obscurité pour avoir voulu être trop textuelle (Nouveau Testament en 1861, Ancien Testament en 1877 et la Bible avec l'abbé F. Vigouroux de 1889 à 1893 en 4 volumes in-8). Autres éditions en 1861 et 1865.
1891 Les Quatre Évangiles et les Actes, traduction nouvelle, avec notes, illustrée, édition approuvée par l'évêque de Nîmes.
1891 Les Quatre Évangiles en un seul et les Actes des Apôtres, par le chanoine Weber. Les récits de la tradition sont ajoutés entre crochets au texte sacré. En 1900 cet ouvrage avait atteint sa cinquantième édition.
1891 Les Quatre Évangiles en un seul et les Actes des Apôtres, 50e édition, par le chanoine Weber. Les récits de la tradition sont ajoutés entre crochets au texte sacré.
1894-1904 Bible de l'abbé Augustin-Joseph Crampon, traduction catholique du chanoine d'Amiens basée sur la Vulgate latine. Révisée en 1923, 1952 et 1960.
1898-1908 Bible Polyglotte de l'abbé F. Vigouroux, membre de la commission des études bibliques du Vatican, publie une Bible Polyglotte en quatre langues (hébreu, grec, latin, français) en 8 volumes.
1896 Nouveau Testament de l'abbé Louis-Claude Fillion, traduction catholique, réédition de celui de la Bible de 1888.
1899 Bible de la Jeunesse, traduction nouvelle d'après l'hébreu et le grec, par Eugène Ledrain en 10 volumes. Traduction reproduisant souvent l'hébreu dans toute sa crudité, faite par un homme étranger à l'Église, est avant tout philologique et littéraire.
1899 Bible de la Jeunesse, traduction abrégée, par le Rabbinat français. 2 volumes. Durlacher, Paris.
1906-1907 Évangiles et les Actes de l'abbé Augustin-Joseph Crampon, publiés à part, en 5 petits volumes. Traduction catholique du chanoine d'Amiens basée sur la Vulgate latine, réédités l'année suivante. Révisée aussi en 1923, 1952 et 1960.
1909 Bible de l'abbé Augustin-Joseph Crampon, Bible petit in-8º réimprimée et purgée des innombrables fautes d'impression qui la déparaient. Traduction catholique du chanoine d'Amiens basée sur la Vulgate latine.
1923 Bible de l'abbé Augustin-Joseph Crampon, édition par Charles R., traduction catholique du chanoine d'Amiens basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort. Révisée aussi en 1952 et 1960.
1950 Bible du Cardinal Liénard visant à rendre très littéralement le texte. Le Nouveau Testament est traduit sur la base des codexs Sinaïticus, Vaticanus (Texte minoritaire).
1950 Sainte Bible reprenant en partie la traduction-commentaire de Pirot puis d'Albert Clamer : révision du Nouveau Testament (1955-56).
1950 Bible Pastorale des moines bénédictins de Maredsous en Belgique, première traduction catholique de la Bible en français contemporain. La doyenne des traductions en français contemporain est principalement l'oeuvre de Dom Paul-Georges Passelecq, bénédictin de l'abbaye de Maredsous en Belgique. Le texte de cette version a été régulièrement révisé en 1952, 1968 et 1997. Aux Éditions Zech.
1950 Bible du Cardinal Liénard vise à rendre très littéralement le texte. Nouveau Testament traduit sur la base des codexs Sinaïticus, Vaticanus (Texte minoritaire).
1950 Bible de Tamisier et Amiot illustrée par Edy Legrand, traduction et notes pour l'Ancien Testament (Tomes 1 à 3) par Robert Tamisier, pour le Nouveau Testament (Tome 4) par François Amiot, 4 volumes in-4 rel, à Paris.
1952 Bible de l'abbé Augustin-Joseph Crampon, traduction catholique du chanoine d'Amiens basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort. Révisée de nouveau en 1960.
1952 Bible des moines de Maredsous révisée par les moines de Hautecombe d'une langue vigoureuse prenant quelques libertés avec le texte. Révisée aussi en 1968 et 1997. Aux Éditions Zech.
1956 Bible de Jérusalem réalisée par 33 traducteurs assistés d'une centaine d'exégètes — une initiative du père Th.-G. Chifflot —, est la première édition traduite par l'École Biblique de Jérusalem offrant une traduction rigoureuse avec un style quelquefois un peu heurté, mais basée sur le Texte Minoritaire (aussi appelé "Texte Néologique", ayant pour base le Codex Vaticanus) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort, de Eberhard Nestlé, et de Kurt Aland. Révisée de nouveau en 1998. Aux Éditions Cerf.
1956 Bible Liénart-Osty par les cardinaux Liénart et Léger, archevêque de Montréal, joignent à l'Ancien Testament de Pirot-Clamer et le Nouveau Testament d'Osty.
1957-1961 Bible Bibliothèque de la Pléiade, première traduction de la Bible non confessionnelle et très littérale avec une participation protestante (Ancien Testament par E. Dhorme, 2 volumes, 1957-1959, et Nouveau Testament par Jean Grosjean, 1 volume, 1961). Éditée en fascicules entre 1969 et 1972. Commentaires non évangéliques. Aux Éditions Gallimard.
1960 Bible de l'abbé Augustin-Joseph Crampon, traduction catholique du chanoine d'Amiens basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort.
1968 Bible des moines de Maredsous révisée par les moines de Hautecombe d'une langue vigoureuse prenant quelques libertés avec le texte. Révisée aussi en 1997. Aux Éditions Zech.
1969-1972 Bible Bibliothèque de la Pléiade, réédition non confessionnelle et très littérale avec une participation protestante. Éditée en fascicules entre 1969 et 1972, sous la direction d'André Frossard et A.M. Gérard, une traduction qui se réfère à la Vulgate en tenant compte des plus récents travaux et des manuscrits les plus sûrs. Commentaires non évangéliques. Aux Éditions Gallimard.
1972-1975 Bible TOB (Traduction Oecuménique de la Bible), traduction formelle oecuménique réalisée par une centaine de spécialistes catholiques et protestants, et des orthodoxes ayant relu les manuscrits. Première Bible interconfessionnelle en français aux Éditions Cerf / Société Biblique Française. Le Texte Grec de son Nouveau Testament (en 1972) est celui de "Eberhard Nestlé et Kurt Aland", c'est-à-dire le Texte Minoritaire de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort qu'ils compilèrent à partir du Codex Vaticanus et le Codex Sinaïticus. Ancien Testament en 1975. Aux Éditions Société Biblique Française / Cerf.
1972 Bible Votre Bible, version modernisée par F. Amiot intéressante serrant le texte d'assez près. Les notes ne sont pas évangéliques.
1973 Bible du chanoine Émile Osty, deuxième édition révisée, traduction formelle précise et rigoureuse avec beaucoup d'annotations et basée sur les textes originaux hébreu, araméen et grec, représentant 25 années de travail. Osty fut assisté par Joseph Trinquet, professeur au grand séminaire de Paris. Elle suit l'original de près, mais comporte de nombreuses notes négatives, en particulier pour le Nouveau Testament (1949, Bible complète 1970-1972). Aux Éditions Seuil.
1981 Bible Pierre de Beaumont, traduction assez libre parue pour la première fois en fascicules dans la collection "Aujourd'hui la Bible". Facile à lire d'un français simplifié et actualisé (vocabulaire de base réduit), mais pas toujours très rigoureuse. Elle comporte des éléments de critique négative ainsi qu'un lexique important. Aux Éditions Fayard / Mame.
1982-1986 Bible en français courant (Nouveau Testament "Bonnes nouvelles aujourd'hui" en 1971, Bible 1982, complétée 1986) par la Société Biblique Française / Alliance Biblique Universelle est une traduction très accessible aux lecteurs non initiés au vocabulaire biblique. Elle est la première version française produite selon le principe de l'équivalence fonctionnelle par une équipe interconfessionnelle. Le Nouveau Testament est traduit sur la base des codexs Sinaïticus, Vaticanus (Texte minoritaire). Révisée de nouveau en 1997. Aux Éditions Alliance Biblique Universelle
1985 Sainte Bible (Bible de Tours) selon la Vulgate, réédition, chez Jean De Bonnot, de la traduction nouvelle par les chanoines J.-J. Bourassé et P.-D. Janvier, version de luxe illustrée par Gustave Doré en 2 volumes in-folio, se distingue par la clarté, la limpidité du style. Première édition en 1865 et Nouveau Testament publié à part en 1875.
1986 Bible d'Alexandrie, traduction du Pentateuque basée sur les Septante, traduite par une équipe d'hellénistes sous la direction de Marguerite Harl. Réédition suivante en 2001. Aux Éditions Cerf.
1986 Bible de Jérusalem éditée par l'École biblique de Jérusalem. Une traduction catholique basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort. Aux Éditions Cerf.
1988 Bible de Jérusalem, édition économique, une traduction catholique basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort. Aux Éditions Cerf.
1992 Bible de Jérusalem, traduction revue et corrigée avec notes sous la direction de l'École Biblique de Jérusalem et Jean-Pierre Bagot. Les livres grecs de l'Ancien Testament (textes deutérocanoniques) et la traduction du Nouveau Testament s'appuient sur les éditions critiques tels que Nestlé et Aland.
1994 Bible des Communautés chrétiennes de la Société Biblique Internationale. Ses commentaires anti-judaïques lui sont reprochés.
1994 Bible de Jérusalem, édition 10/16 par l'École Biblique de Jérusalem. Une traduction catholique basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort. Aux Éditions Cerf.
1997 Bible en français courant, édition inter-confessionnelle produite selon le principe de l'équivalence fonctionnelle (Vocabulaire contemporain). Aux Éditions Alliance Biblique Universelle.
1997 Bible des moines de Maredsous, d'une langue vigoureuse prenant quelques libertés avec le texte. Aux Éditions Éditions Brepols (Turnhout, Belgique).
1998 Bible des Peuples, réédition légèrement amendée de la "Bible des Communautés chrétiennes", une traduction assez littérale de Bernard et Louis Hureau, deux prêtres catholiques. Retirée du marché en 1995 à la demande de la communauté juive qui trouvait certaines notes explicatives blessantes pour la sensibilité juive. Aux Éditions Fayard.
1998 Bible de Jérusalem réalisée par Collectif sous la direction de l'école biblique de Jérusalem. Basée sur le Texte Minoritaire (aussi appelé "Texte Néologique", ayant pour base le Codex Vaticanus) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort, de Eberhard Nestlé, et de Kurt Aland. Révisée de nouveau en 1998. Aux Éditions Cerf.
1998 Bible des Hurault (Bible des communautés chrétiennes), traduction par Bernard et Louis Hurault. Nouvelle édition révisée en 2002, sous le nom de "Bible des peuples".
2000 Bible Parole de Vie en français fondamental avec un vocabulaire limité, une traduction inter-confessionnelle par la Société Biblique Française / Alliance Biblique Universelle. Réalisée à la demande des Églises d'Afrique francophone et utilise un vocabulaire usuel de 3500 mots. Aux Éditions Alliance Biblique Universelle.
2000 Bible 2000 éditée par l'École biblique de Jérusalem. Bible de Jérusalem 1996 et Emmanuelle Bjerkem-Hirtz. Une traduction catholique basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort. Aux Éditions Cerf.
2001 Bible, Nouvelle traduction Boyer de Bayard, une traduction littéraire de chaque livre par un binôme composé d'un exégète et d'un écrivain français. Traduction qui évite le vocabulaire hérité de la tradition ecclésiale et tente une approche renouvelée du texte biblique. Aux Éditions Bayard.
2001 Bible de Jérusalem éditée par l'École biblique de Jérusalem. Une traduction catholique basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort. Aux Éditions Cerf.
2002 Bible de Jean-Baptiste Glaire (Bible du pape) réédition de la traduction d'après la Vulgate avec les commentaires de l'abbé F. Vigouroux (Nouveau Testament 1861, Bible complète 1871-1873). Aux Éditions DFT.
2004 Bible expliquée de l'Alliance Biblique Universelle, une traduction interconfessionnelle, fruit de sept années de travaux, avec la participation de 80 contributeurs pour 4000 notices. L'Imprimatur de l'Église catholique tant sur le texte biblique (France 1995) que sur les explications (Canada 2004).
2006 Bible de Jérusalem, par Michel Quesnel, École biblique de Jérusalem, Jean-Michel de Tarragon, et J. Taylor. Une traduction catholique basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort. Aux Éditions Cerf.
2006 Bible de Sébastien Castellion, réédition intégrale de l'édition de 1555 par Marie-Christine Gomez-Géraud, Pierre Gibert et Jacques Roubaud, à Paris. Aux Éditions Bayard.
2007 Bible de Jérusalem, édition PVC bordeaux par l'École biblique de Jérusalem. Une traduction catholique basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort. Aux Éditions Cerf.


Manuscrits Hébreux, Grecs et Latins


Les manuscrits hébreux de l'Ancien Testament

Environ 4 siècles avant J.-C., l'Ancien Testament était complet.

Le texte hébreu de l'Ancien Testament est souvent nommé Texte Massorétique. Il est l'oeuvre des Massorètes, savants juifs qui durant plusieurs siècles (surtout du VIIième au XIième siècle en Palestine et en Babylonie) assurèrent la transmission (massorah) du texte Biblique. Les massorètes étaient très minutieux, scrupuleux et même superstitieux à s'imaginant que leur avenir éternel dépendait de la qualité de leur copie, se lavant les mains et changeant de plume avant d'écrire le nom du Seigneur. S'ils ajoutaient une consonne à un mot, ils l'ajoutaient au-dessus du mot, pour ne pas altérer le texte.

Il n'existe pas, à notre connaissance, de manuscrit complet de l'Ancien Testament hébreu qui ait plus de mille ans. Même les rouleaux de parchemin des grottes de Qumrân, beaucoup plus anciens (environ 200 à 100 avant J.-C.) que tous les autres écrits connus, sont incomplets : le livre d'Esther manque totalement et l'on ne trouve que des portions des autres livres, sauf celui d'Ésaïe qui est complet. Ces rouleaux furent découverts en 1947, par un berger qui cherchait une chèvre.

La plus importante collection de ces manuscrits bibliques se trouve à Saint-Pétersbourg (autrefois Leningrad). C'est là que figure le plus ancien manuscrit complet de l'Ancien Testament, le Codex Leningradensis (daté de 1008 après J.-C.). Il constitue toujours la base des éditions actuelles du texte original, tandis que les manuscrits de Qumrân ont permis certains éclaircissements dans des passages bibliques de traduction difficile. Il existe toutefois des fragments plus anciens du texte de l'Ancien Testament.

En 1890, de nombreux fragments, totalement oubliés et datant du Vie au VIIIe siècle de notre ère, ont été découverts dans la Gheniza d'une synagogue du Caire. La Gheniza (mot qui signifie: "Cachette") était une pièce où l'on conservait les manuscrits sacrés devenus impropres à une lecture aisée.

Le fragment de papyrus Nash (Ier ou IIe siècle de notre ère) fut mis au jour en 1902, en Égypte. Contenant les dix commandements et les versets de Deutéronome 6, 4, 5, il demeura le plus ancien fragment connu jusqu'à la découverte des manuscrits de la mer Morte.

Suite à une recherche sur les citations des Pères de l'Église, David Dalrymple dit : "Comme je possédais tous les écrits des Pères de l'Église du IIème et IIIème siècle, j'ai commencé à chercher, et j'ai trouvé des citations de tous les versets du Nouveau Testament, excepté 11.


Les manuscrits grecs du Nouveau Testament

Le Nouveau Testament a été terminé de rédiger à la fin du premier siècle après J.-C. (la majeure partie avant l'an 70).

Sous l'Ancienne Alliance, le Saint-Esprit nous préserva les textes de l'Ancien Testament par l'entremise de la prêtrise d'Aaron et les Lévite, et par des copistes dévoués comme les Massorètes. Mais sous la Nouvelle Alliance, chaque chrétien est un prêtre (un sacrificateur), car la sacrificature Lévitique fut abolie par le sacrifice de Christ. Pour cette raison, le Saint-Esprit préserva les textes du Nouveau Testament, non par une prêtrise spécialement désignée, mais par la prêtrise universelle des croyants depuis les premiers siècles : « Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ». (1 Pierre 2:9)

Le Texte Grec commun le plus utilisé par les fidèles depuis le début du Christianisme est le Texte Authentique Original préservé par son utilisation commune dans la vrai Église de Christ, sous la direction du Seigneur Jésus lui-même qui n'abandonne point sa Parole aux caprices des hommes. Conséquemment, l'utilisation commune de ce texte produisit une multitude de copies fidèles que nous retrouvons dans la masse des anciens manuscrits grecs de la famille Byzantine. Le nombre de ces manuscrits en existences s'élève au-dessus de 6,000, sans compter les 8,000 manuscrits en Latin ainsi qu'un grand nombre en Syriaque, en Copte, et plusieurs autres langues.

Le Texte Byzantin ou Majoritaire est celui qui est à la base du Texte Reçu Grec (Textus Receptus) des Réformateurs, compilé par Érasme de Rotterdam en 1516. Le Texte Reçu n'est pas le Texte Byzantin mais représente la majorité des lectures contenues dans la masse des manuscrits et pour cette cause il est souvent reconnu comme le Texte Majoritaire. Compilé sous la providence de Dieu, il est le seul texte grec fidèle et intégral de la Parole de Dieu. Ce fut ce texte qui fut utilisé par Olivétan pour traduire en français le texte des Bibles que nous connaissons comme la Bible de Genève, la Bible Martin, la Bible Ostervald, et la Bible de l'Épée ; et ce fut le même texte qui fut utilisé par les traducteurs anglophones de la célèbre King-James. Bref, le Texte Reçu est celui qui engendra la Réforme et par lequel des millions de personnes connurent le salut en Jésus-Christ et se détachèrent des ténèbres et des superstitions du Catholicisme. Ce texte inspiré fut scellé par le sang de millions de martyres à travers l'histoire, et ce même texte est celui qui est constamment attaqué par les ennemis de la vérité. Ceux-ci cherchent à le substituer par une approximation fautive et polluée de la Parole de Dieu comme nous voyons dans les versions modernes de la Bible.

Voici quelques uns de ces manuscrits :

896 Codex du Caire (Codex des Prophètes) conservé à la Synagogue Qaraïte du Caire, il contient les Premiers Prophètes (Josué à II Rois) et les Derniers Prophètes. Il a été copié et vocalisé en 896 par le plus fameux des massorètes : Moïse ben Asher.
(Texte Hébreu Authentique)
916 Codex des Prophètes de Saint-Pétersbourg ramené à Saint-Pétersbourg d'une synagogue de Crimée où il est découvert en 1839 par Firkowitch, il contient les Derniers Prophètes d'Ésaïe à Malachie.
(Texte Hébreu Authentique)
910-930 Codex d'Alep (A) du nom de la synagogue d'Alep dans laquelle il a été un temps conservé, il est actuellement déposé au Musée National d'Israël à Jérusalem. Il contenait tout le texte de l'Ancien Testament mais endommagé par incendie de 1947 à Alep ne comporte plus que 294 folios sur les 380 initiaux. Ce manuscrit sert de base à l'édition de "The Hebrew University Bible".
(Texte Hébreu Authentique)
1008-1009 Codex de Saint-Pétersbourg appelé "manuscrit B 19A", ex "Leningrad" (L), bonne copie du codex d'Alep. Il est conservé à la Bibliothèque Nationale Saltikov Chtchedrine de Saint-Pétersbourg. Il reste maintenant le seul manuscrit complet de l'Ancien Testament. Ce Codex sert de base à la Biblia Hebraica de Kittel (BHK - depuis 1937) et à la Biblia Hebraica Stuttgartensia (BHS - 1977), et de la Biblia Hebraica Quinta (BHQ).
(Texte Hébreu Authentique)
1008 Codex de Leningrad (Codex Leningradensis), daté de 1008, la plus ancienne copie complète subsistante du Texte Massorétique Hébreu de la Bible hébraïque. Le Manuscrit Aleppo est sans doute plus vieux de quelques décennies, mais il est incomplet.
(Texte Hébreu Authentique)
1488-1524 Texte Massorétique Hébreu de l'Ancien Testament, nommé aussi Texte Traditionnel. Le Canon du texte de l'Ancien Testament fut reconnu comme terminé et scellé depuis le temps de Esdras et Néhémie, et plus particulièrement depuis le Concile de Jamnia en l'an 90. Ce fut en effet le même texte qui fut utilisé par Jésus et ses disciples.
(Texte Hébreu Authentique)
1524 Texte Massorétique Hébreu de Daniel Bomberg de l'Ancien Testament. Bomberg imprime sa première Bible rabbinique en 1516-1518 (éditeur, Felix Pratenni) et la seconde édition en 1525-1526 où on y joignit les points des Massorètes, les commentaires de différents rabbins, et une préface hébraïque de Rabbi Jacob Ben-Khayyim.
(Texte Hébreu Authentique)
1902 Papyrus NASH découvert en 1902 et conservé à l'Université de Cambridge et considéré comme le plus ancien témoin des textes de l'Ancien Testament (150 avant J.-C.). Tout d'abord daté du 2ième ou du 1er siècle de notre ère, W.F. Albright le faisait remonter à la période maccabéenne (2ième - 1er siècle av. J.-C.). On peut y lire le Décalogue (Deutéronome 5) et le Shema Israël, une partie du Deutéronome (Deutéronome 6:4-9).
(Texte Hébreu Authentique)
1967-1977 Texte Consonantal de Moïse Ben Asher, datant de 930. Texte hébreu le plus complet de l'Ancien Testament. Ce manuscrit est connu sous le nom de manuscrit de Leningrad. C'est une copie des anciens textes massorétiques qui venaient directement des anciens Hébreux de Palestine. Il acheva son oeuvre en 1008.
(Texte Hébreu Authentique)

1550 Textus Receptus de Stephanus du Nouveau Testament, première édition imprimée en 1546, puis trois autres en 1549, 1550, et 1551. Robert Estienne (Stephanus) fut le premier à introduire la division du Nouveau Testament en versets. Le Texte Reçu Grec (Textus Receptus) de 1550 fut utilisée par les traducteurs de la Bible anglaise King-James. Son texte est celui d'Érasme de Rotterdam qu'il vérifia sur la base de quinze autres manuscrits additionnels.
(Texte Grec Authentique)
1598 Textus Receptus de Théodore de Bèze du Nouveau Testament. Collaborateur de Jean Calvin, Bèze fut donné des Vaudois de très anciens manuscrits qui contenaient le Texte Authentique des apôtres, et qu'il compara avec le texte d'Érasme et celui d'Estienne et en fit une nouvelle édition du Texte Reçu Grec (Textus Receptus). Les éditions 1565, 1582, 1588, et 1598. Cette dernière ainsi que les deux dernières d'Estienne furent les sources principales utilisées pour la version autorisée anglaise de 1611, la King-James.
(Texte Grec Authentique)
1624 Textus Receptus des frères Elzévir du Nouveau Testament. Bonaventure Elzévir et Abraham Elzévir publièrent trois éditions du Texte Grec Majoritaire ou Texte Traditionnel en 1624, 1633, et 1641. Ils suivirent l'édition de Bèze de 1565, avec quelques variations. Leur texte est celui qui fut nommé pour la première fois, le Texte Reçu Grec (Textus Receptus). Ce titre fut associé par après à tous les Textes Grecs qui représentent le Texte Byzantin ou Texte Majoritaire.
(Texte Grec Authentique)
1633 Textus Receptus de Érasme de Rotterdam du Nouveau Testament, imprimé dans sa langue originale en 1516. Les éditions suivantes de 1519, 1522, 1527 et 1535 du Texte Reçu Grec (Textus Receptus) ont servi à imprimer les Nouveaux Testaments de Jacques Lefèvre d'Étaples publié à Paris en 1523, du Vaudois Pierre-Robert Olivétan (Louis Olivier) publié dans sa Bible de 1535, qui sont devenus aujourd'hui la Bible de Martin et la Bible Ostervald.
(Texte Grec Authentique)
1894 Textus Receptus de Scrivener du Nouveau Testament. Collaborateur et défenseur du Texte Reçu Grec (Textus Receptus) avec John William Burgon, Frédéric Henri Ambrose Scrivener publia deux éditions du Texte Grec à l'université de Cambridge en 1894 et 1902. Son texte est celui qui fut adopté par la "Trinitarian Bible Society" et par Jay P. Green dans son "Interlinear Greek-English New Testament". Toutes ces éditions représentent substantiellement le même Texte Majoritaire avec quelques variations insignifiantes.
(Texte Grec Authentique)
1991 Texte Byzantin / Majoritaire "Texte Traditionnel", texte grec du Nouveau Testament. Burgon fut un ardent défenseur du Texte Byzantin, Texte Reçu Grec (Textus Receptus)
(Texte Grec Authentique)

185-254 Septante Grecque corrompue d'Origène Adamantius (disciple de Clément d'Alexandrie), c'est-à-dire, la 5ième colonne de l'Hexapla (ou Bible à six colonnes) d'Origène.
325-350 Codex Vaticanus consiste de 759 pages. Il manque presque toute la Genèse de 1:1 à 45:28 ; Psaumes 106 à 138 ; certaines parties de 1 Samuel, 1 Rois et Néhémie ; Matthieu 16:2-3 ; Marc 16:9-20 où est contenu un espace libre qui indique que ces versets furent enlevés ; Romains 16:24 ; les épîtres au complet de 1 et 2 Timothée ainsi que celle de Tite ; Hébreux 9:15 à 13:25 ; et tout l'Apocalypse. Ce Codex dénaturé diffère du Texte Reçu Grec dans les particularités suivantes : Il omet environ 2,877 mots ; ajoute 536 mots ; substitue 935 mots ; transpose 2,098 mots ; et modifie 1,132 mots ; pour un total de 7,578 divergences verbales. Ce texte, convenablement disséqué, est celui que les érudits comme Brooke Foss Westcott et John Antony Hort, Samuel P. Tregelles, Ænotheus Fridericus Constantinus Tischendorf et Karl Lachmann ; ainsi que leurs pantins comme F.F. Bruce, D.A. Carson, René Pache et André Lamorte ; nomment comme étant "le meilleur texte", "le texte le plus parfaitement préservé", "un texte remarquablement pur" !
380 Bible Vulgate Latine de Jérôme, Bible officielle de l'Église Catholique ayant pour base de ses textes le Codex Vaticanus. Jérôme avait une copie de la Septante Grecque corrompue d'Origène (disciple de Clément d'Alexandrie) en sa possession et l'utilisa amplement dans sa traduction pour pervertir le texte de l'ancienne Version Italique ou Vestus Itala. Mais la Bible Hébreu ne contenait pas les livres apocryphes et Jérôme admit que ces sept livres – Tobit, Sagesse, Judith, Baruch, Ecclésiastique au Siracide, 1 et 2 Maccabées –, ne faisaient point partie des écrits de la Bible. Toutefois la Papauté les endossa et nous les retrouvons dans la Vulgate Latine, dans la Rheims-Douay et dans la Bible de Isaac Louis Le Maistre De Sacy.
1627 Codex Alexandrinus classé comme un manuscrit d'Alexandrie, ville natale d'Origène. Il est considéré comme étant un manuscrit du 5ième siècle. Il contient 773 feuilles dont chacune est divisée en deux colonnes. Il y manque Genèse 14:14-17 ; 15:1-6 ; 16:6-10 ; Lévitique 6:19-23 ; 1 Samuel 12:17 ; 14:9 ; 1 Rois 3:6 ; Psaumes 69:19 à 79:10 ; Matthieu 1 à 25:6 ; Jean 6:50 à 8:52 ; et 2 Corinthiens 4:13 à 12:6.
1844 Codex Sinaïticus contenant une inscription qui nous indique son origine comme étant la même que celle du Vaticanus, une reproduction de la Septante d'Origène. Il a été découvert en partie par Ænotheus Fridericus Constantinus Tischendorf, dans les ordures destinées à être brûlé du Monastère Sainte-Catherine, situé aux pieds du mont Sinaï. Il y trouva 43 feuilles d'un manuscrit très ancien, les autres fragments avaient déjà été brûlés. Il manque dans le texte de ce Codex corrompu Genèse 23:19-24 ainsi que le chapitre 46 ; Nombres 5:27 et 7:20 ; 1 Chroniques 9:27 et 19:17 ; tout le livre de l'Exode et celui de Josué ; 1 et 2 Samuel ; 1 et 2 Rois ; le livre des Juges ; Ézéchiel, Daniel, Osée, Amos, Michée ; Matthieu 16:2-3 ; Marc 16:9-20 où il contient un espace pour ces versets, tout comme dans le Vaticanus ; Jean 5:4 et 8:1-11 ; Actes 8:37 ; Romains 16:9-20 ; 1 Jean 5:7 ; et une douzaine d'autres versets. Lorsqu'il est comparé au Texte Reçu Grec, nous y trouvons 9,000 altérations.
1881 Critique Textuelle de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort avec lectures variantes du UBS 3-4 / Nestlé éditions 26-27 aussi appelé "le Texte Minoritaire" ou "Texte Néologique". Ce texte frauduleux de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort qu'ils compilèrent à partir du Codex Vaticanus et le Codex Sinaïticus et devenu la base de toute les Bibles modernes, est le même que "le Texte de Eberhard Nestlé" et "le Texte de Kurt Aland".
1898 Texte de Eberhard Nestlé, résultat de la collation des recensions du Nouveau Testament Grec de Ænotheus Fridericus Constantinus Tischendorf, "Editio Octava" (1869-1872), de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort (1881), et de Bernard Weiss (1894-1900).
1968 Deuxième Édition du Texte de Kurt Aland, un texte international et inter-dénominationnel basé sur l'édition du Nouveau Testament Grec de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort, de Eberhard Nestlé et le texte d'autres éditions. Pour cette deuxième édition et toutes celles qui vont suivre, le comité fut élargie par l'addition de Carlo M. Martini de l'Institue Biblique Pontificale de Rome" (Catholicique).
1975 Texte de Kurt Aland, Matthew Black, Carlo M. Martini, Bruce Metzger et Allen Wikgreen, un texte international et inter-dénominationnel, à Londres. Basé sur l'édition du Nouveau Testament Grec de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort, de Eberhard Nestlé et le texte d'autres éditions.



Traductions israélites


Initiée par le rabbin Lazare Isidor (1813-1888), dirigée par le rabbin Zadoc Kahn (1839-1905), la « Bible du rabbinat » constitue en France un acte fondateur des études juives et un temps fort de la renaissance spirituelle.

La communauté juive, en voie d'intégration rapide et non hébraïsante, se voit dotée de textes propres, véritables instruments de diffusion de la pensée juive en France.

Voici quelques uns de ces traductions :

1833-1846 Bible, Traduction Nouvelle, un travail monumental commencé en 1831 par Samuel Cahen (en hébreu et français, en 18 volumes), auquel furent ajoutés beaucoup d'essais par Munk, Zuns, Dukes et d'autres, ainsi que des commentaires rationalistes.
1860-1869 Pentateuque de Lazare Wogue, une version plus fidèle que celle de Samuel Cahen.
1899-1906 Bible du Rabbinat français entreprise en 1902 sous la direction du rabbin de France Zadoc Kahn et les autres membres du rabbinat français (1er volume en 1899, 2e en 1906.) Elle est souvent à la fois très exacte et très littéraire, mais les passages messianiques y sont parfois mal rendus (par exemple Ésaïe 53:8b est rendu en français par "les péchés des peuples" au lieu de "de mon peuple"), ou accompagnés de notes tendancieuses. La traduction de Wogue de 1860-1869 fut employée comme base pour le Pentateuque.
1902-1906 Bible de la jeunesse, une bible pour enfants sous la direction du rabbinat français de France.
1966 Bible du Rabbinat français traduite par le rabbin Zadoc Kahn de France à la fin du 19e siècle.
1973 Bible du Rabbinat français, légère révision de la traduction par le rabbin Zadoc Kahn de France à la fin du 19e siècle. Comprend les 24 livres de la Bible hébraïque. De grande qualité, quoique vieillie, elle reste aujourd'hui très lue. Peu de notes. Aux Éditions Colbo.
1977-1985 Bible d'André Chouraqui, Nouveau Testament inclus (1985), une traduction mettant en valeur les subtilités de la langue hébraïque et basée sur le Texte Néologique (Texte Minoritaire) de Brooke Foss Westcott et John Antony Hort. Traduction très particulière —commentaires juif, musulman et chrétien — aux antipodes d'un français courant ou modernisé, fort littérale et cherchant à conserver l'atmosphère et le vocabulaire juifs de la Bible, mais ne se substitue pas à la Bible du Rabbinat. Aux Éditions Desclée de Brouwer.



Traductions latines


Quand le christianisme se répand dans le courant des premiers siècles, la langue courante du monde méditerranéen est le grec. Les chrétiens utilisent donc la LXX (1) pour l'Ancien Testament et le Nouveau Testament en grec, sa langue d'origine. Pendant 6 siècles, jusqu'au 2ième siècle de notre ère, les Bibles en hébreu et en grec ont coexisté dans le judaïsme, elles « ont vécu d'une vie jumelle, parallèle, interactive ».

Dans l'histoire de la Bible latine se distingue deux grandes périodes et deux grandes appellations, schématiquement :
La période patristique, où les Pères, y compris Jérôme, utilisent une Bible latine traduite du grec (LXX + Nouveau Testament) : vetus latina = l'ensemble des versions latines qui ont été en usage avant que l'une d'entre elles ne s'impose universellement, en évinçant les autres, d'où son nom de Vulgate

La période médiévale à partir de l'ère carolingienne, où c'est la Vulgate de Jérôme, traduite essentiellement sur l'hébreu, qui s'impose : Cependant, absurde d'opposer les deux : bien souvent, la Vg n'est qu'une forme de vieille latine.

Il est intéressant de savoir que nous avons à ce jour plus de 5 300 manuscrits du Nouveau Testament en grec dans son entier, plus de 10 000 en latin, au moins 9 300 en d'autres langues, sans compter les quelques 24 000 copies manuscrites de certaines portion du Nouveau Testament.

Voici quelques uns de ces traductions :

150
environ
Bible Peshitta syriaque (nommée aussi "la juste et la fidèle"), fut la première traduction officielle des Textes Originaux d'Antioche.
160 Bible Vestus Itala (Vieille Latine), traduction fidèle de cette période traduite par l'Église Italique (Vaudoise) à partir des Originaux en provenance de l'Église d'Antioche et fut utilisée surtout dans le nord de l'Afrique.
380-405 Bible Vulgate (Commune), traduction latine de Jérôme, à partir de l'ancienne traduction Vestus Itala (Vieille Latine). Sous l'ordre de Damase 1, pape de 366 à 384, Jérôme altéra subtilement le texte de la Vieille Latine avec des lectures provenant des texte de la Septante d'Origène dans le but de produire une nouvelle version plus acceptable à l'église Catholique. Heureusement sa tentative ne fut pas couronnée de succès et plusieurs passages de la Vieille Latine sont demeuré intact dans la Vulgate de Jérôme. Le latin a désormais entièrement pris la place du grec comme langue liturgique et le restera chez les catholiques jusqu'à Vatican II (pendant près de 1500 ans).
1455 Bible de Gutenberg (Vulgate) suite à l'invention de l'imprimerie par Gutenberg en Allemagne, le premier livre imprimé fut une Bible en latin.
1528 Bible de Jacques Lefèvre d'Étaples, traduction latine de Lefèvre avec son disciple Guillaume Farel, gentilhomme dauphinois cultivé, courageux et impulsif. Le texte était basé sur la version latine de la Vulgate mais cependant avait été corrigé en suivant les textes grecs du Nouveau Testament.
1546 Bible Vulgate latine, Ive siècle. Appellation commune, à partir de la fin du Moyen âge, de la traduction de saint Jérôme. Reconnue comme officielle par l'Église catholique, Concile de Trente.
1551 Bible de Sébastien Castellion, adaptation familière et souvent trivial, l'une des premières Bibles en français moderne, contemporaine de Rabelais, Ronsard et Du Bellay, édition publiée à Bâle et condamnée par Jean Calvin, les protestants et même par les catholiques. Converti à la Réforme, humaniste et inventeur de l'idée de tolérance religieuse, Castellion suivit pourtant l'ordre du canon catholique de la Bible. Mais il est également un pédagogue et un polémiste. Réédition intégrale en 2006 aux Éditions Bayard.
1559 Bible de Sébastien Castellion en latin et français (condamnée par Calvin pour ses audaces de traduction).
1556-1598 Nouveau Testament de Théodore de Bèze à la demande de l'imprimeur Robert Estienne, Bèze un protestante calviniste, entreprit d'éditer le Nouveau Testament, de l'annoter et de traduire le texte grec en latin. Cinq éditions (quatre du texte grec) avec traduction latine et notes textuelles et exégétiques allant de 1556 à 1598.
1565 Nouveau Testament de Théodore de Bèze, Henri Estienne, le fils de Robert, publia l'édition critique établie par Bèze du texte grec du Nouveau Testament accompagné de sa traduction latine, de la Vulgate et de ses annotations textuelles, exégétiques et doctrinales. Cette édition connut trois nouvelles éditions, en 1582, 1589 et en 1598.
1590 Bible Vulgate Sixtine texte de la Vulgate latine fixé par Sixte Quint.
1592 Bible Vulgate Sixto-Clémentine révision de la Vulgate sixtine en latin.
1693 Bible de Port-Royal de Isaac Louis Le Maistre De Sacy et Blaise Pascal publie l'Ancien Testament avec les notes des pères apostoliques. L'explication du sens littéral est remarquable par ses qualités littéraires, et significative de l'intérêt des Jansénistes pour l'Écriture (Nouveau Testament 1667, Bible complète 1696). De Sacy suit beaucoup la Vulgate Réédition en 1701.
1910 Bible Synodale

1 LXX : Livres du canon hébraïque et livres deutérocanoniques. Les savants juifs devaient être six de chacune des tribus d'Israël, au total 72, d'où le nom de LXX.