Les Trésors de la Foi
ou
promesses quotidiennes

recueillies par
Charles-Haddon Spurgeon


Éditions Jeheber
Genève Paris

Onzième édition

Achevé d'imprimé sur les presses de l'imprimerie
S.C.I.P. 34, rue marc Séguin Paris 18ième, en mars 1953


Avant-propos

Il nous a semblé que ce recueil de méditations journalières tirées de promesses bibliques pourrait, avec avantage, être offert aux lecteurs de langue française qui y trouveront des morceaux propres à les affermir dans la foi à les encourager dans leurs difficultés, à les consoler dans leurs tristesses. Que le Dieu dont toutes les promesses sont oui et AMEN s'en serve aussi pour montrer quelles grâces sont réservées à ceux qui marchent fidèlement dans la voie de ses commandements ; et que la vue des bénédictions promises à celui qui le sert avec intégrité encourage ceux qui liront ces pages à se mettre avec résolution au service du Maître qui donne à chacun « ce qui est raisonnable. »

Nous avons en général pris dans la version Ostervald les textes indiqués, et employé la traduction Segond, lorsque celle-ci se rapproche davantage de la version autorisée anglaise, dont l'auteur a tiré ses citations.

Le Traducteur.


Préface de l'auteur

Une promesse de Dieu peut être comparée à un billet à ordre, payable sur présentation. Elle est donnée au croyant afin qu il en retire une grâce, non pour qu'il la lise superficiellement puis la mette de coté. Le chrétien doit considérer une promesse comme une réalité de même qu'un négociant le fait pour un chèque qu'il reçoit.

Il doit la prendre et la signer de son nom, comme s'appliquant à lui personnellement. Par la foi, il l'accepte et se 1'approprie, scellant ainsi que Dieu est vrai, et vrai quant à cette promesse particulière. En conséquence, il estime posséder déjà la bénédiction dont il a la promesse, et en donne par avance le reçu, signé de son nom. Après quoi il présente cette promesse à Dieu, comme on présente un mandat à une caisse, et prie en comptant sur son accomplissement, et, à la date désignée, il reçoit la grâce promise.

Il y a des gens qui négligent de signer le chèque, en sorte qu il ne leur est rien payé ; d'autres tardent à le présenter et ne reçoivent rien non plus. La faute n'en est pas à la promesse, mais à ceux qui n'en usent pas d'une manière pratique et personnelle.

Dieu n'encourage aucune espérance qu'il ne puisse réaliser. C'est pour aider mes frères à croire à sa fidélité que j ai préparé ce petit volume. La vue des promesses elles-mêmes stimule la foi : plus nous étudions les paroles de grâce, plus nous retirons de grâces de ces paroles. Aux encourageantes affirmations de l'Écriture, j'ai ajouté des témoignages personnels, fruits de l'épreuve et de l'expérience. Je crois en toutes les promesses de Dieu ; mais après avoir éprouvé moi-même beaucoup d'entre elles je les ai reconnues vraies, car je les ai vues s'accomplir pour moi. Ceci, j'en ai la confiance, encouragera les jeunes et consolera les frères plus âgés. L'expérience de l'un peut être de la plus grande utilité pour les autres. C'est pourquoi l'homme de Dieu a écrit autrefois : « j'ai, cherché l'Éternel, et il m'a répondu ; » et encore : « Ce misérable a crié et l'Éternel l'a entendu. »

C'est à une époque de ma vie où il me semblait être jeté sur les brisants de la controverse, que j'ai commencé à écrire ces morceaux de chaque jour. Dès lors, j'ai été plongé dans « des eaux que l'on ne pouvait traverser, » et qui, si ce n'eut été le bras de Dieu qui m'a soutenu, auraient été pour moi les eaux où l'on se noie. J'ai été frappé par beaucoup de fléaux : de violentes douleurs physiques, l'accablement de l'esprit, le deuil, enfin l'épreuve dans la personne de celle qui m'est plus chère que la vie, se sont abattus sur moi. Je mentionne ces faits, non pour exciter la sympathie, mais pour montrer que je ne suis pas un marin de terre. J'ai traversé les océans qui sont loin d'être des océans pacifiques. Je connais le roulement des larmes et la violence des vents ; et jamais les promesses de Jéhovah ne m'ont été si précieuses qu'elles le sont à cette heure. Il y en a que je n'ai jamais comprises jusqu'à maintenant ; je n'étais pas parvenu à l'époque de leur maturité pour moi, car je n'étais pas assez mûr moi-même pour comprendre leur signification.

Comme la Bible me paraît plus admirable maintenant que précédemment ! En obéissant au Seigneur, et en portant son opprobre hors du camp, je n'ai pas reçu de nouvelle promesse, mais le résultat reste à peu près le même pour moi, car ses promesses m'ont ouvert de plus riches trésors. La parole de l'Éternel, à son serviteur Jérémie a été particulièrement douce à mon oreille. C'était son lot de parler à ceux qui ne voulaient pas entendre, ou qui, entendant ne voulaient pas croire. Résolu lui-même à ne pas quitter la voie du Seigneur, il aurait voulu détourner son peuple de ses erreurs. Les paroles fortifiantes qu'il a trouvées dans le livre de Dieu ont empêché son esprit de défaillir, quand, livré à ses forces naturelles, il aurait succombé. Ce sont ces paroles, ainsi que plusieurs autres précieuses promesses dont j'ai enrichi ces pages.

Oh, puisais-je, par leur moyen, consoler, quelques-uns, des serviteurs de mon Maître. Je voudrais vous dire dans leurs épreuves : — Frères, Dieu est bon. Il ne vous abandonnera pas : il vous portera au travers de tout. Une promesses est préparée pour vos nécessités présentes, et si vous vous en armez pour la présenter au trône de grâce par Jésus-Christ, vous verrez la main de l'Éternel étendu pour vous aider. Quand toute chose ferait défaut, sa parole ne faillira jamais. Il m'a été si fidèle dans d'innombrables circonstances, que je me sens poussé à vous dire : « Confiez-vous en lui ! » Ce serait être trop ingrat envers Dieu et d manquer de charité envers vous, que de ne pas le faire.

Que le Saint-Esprit, le consolateur, anime d'une foi nouvelle le peuple de l'Éternel ! Sans sa divine puissance, tout ce que je puis dire ne servira de rien ; mais sous son influence vivifiante, même les plus humble témoignage affermira des genoux tremblants et fortifiera des mains languissantes. Dieu est glorifié, quand ses serviteurs se confient en lui implicitement. Nous ne pouvons pas être trop enfants avec notre père céleste. Nos enfants ne nous font pas de questions sur notre volonté ou notre puissance, mais quand ils ont reçu une promesse de leur père, ils se réjouissent de son accomplissement, dont ils ne songent pas à douter. Puissent beaucoup de lecteurs que je ne verrai peut-être jamais, comprendre, tandis qu'ils liront le petit morceau que j'ai préparé pour chaque jour de l'année, que cette confiance enfantine en Dieu est un devoir et une joie.

Ces portions quotidiennes sont tirées de sujets variés, et sont d'autant plus profitables qu'elles traitent de la doctrine, de l'expérience, de la pratique et de questions diverses. Elles ne sont pas une sorte de friandise qui ne doit pas nuire au repas plus substantielle, mais au contraire accentuer le désir de nous nourrir davantage de la Parole divine.

Que Notre Seigneur Jésus accepté ce service rendu à ses brebis et à es agneaux par son indigne serviteur.

Signature de Charles-Haddon Spurgeon
C.-H. Spurgeon

Béni soit l'Éternel, le Dieu d'Israël d'éternité en éternité ! Amen !
Louez l'Éternel.



Les Trésors de la Foi ou promesses quotidiennes

Quand Charles Spurgeon commença la rédaction, il était un homme tenaillé par la douleur et la maladie. En outre, il se trouvait plongé dans une âpre et vicieuse controverse où il lui fallait défendre l'intégrité de l'Écriture. Qu'est-ce qu'un enfant de Dieu peut faire alors, sinon se tourner vers Dieu et, surtout, vers les promesses de sa Parole qui se sont toujours montrées vraies ? En résultat, l'Église de Christ s'est enrichie grandement à la lecture de ces pages qui lui dévoilent les trésors que renferment la foi.

Ce livre intitulé "Les Trésors de la Foi ou promesses quotidiennes" de l'auteur Charles-Haddon Spurgeon est son recueil le plus célèbre de tous.

Scanné par Jean Weber en 2003, l'orthographe de l'édition et sa mise en page a été conservé au maximum dans le format PDF téléchargeable ICI, cependant, ce dernier fichier est l'original ne contenant pas les corrections qui ont été apporté dans la version en ligne sur le site GoDieu.com, tel que mentionné ci-dessous.

Plusieurs correctifs ont été apporté par GoDieu.com sur la version en ligne, tel que certaines références bibliques erronées, accentuation des caractères en capitales, erreurs de frappe, uniformisation, etc., sans pour autant en changer le texte qui est demeuré le même.

Site officiel du Spurgeon's College, avec un historique et une biographie ;
Spurgeongems.org: plusieurs milliers de ses sermons en anglais moderne ;
Metropolitan Tabernacle: le site de son église.

Voir les Méditations bibliques quotidiennes "Les Trésors de la Foi ou promesses quotidiennes".


Charles-Haddon Spurgeon
Charles-Haddon Spurgeon (1834-1892)

Le prédicateur anglais le plus populaire du 19e siècle. Il est né à Kelevedon, Essex, Angleterre, le 19 juin 1834. Son père et son grand-père étant pasteurs, il fut élevé dans la connaissance et la compréhension de l'évangile mais ne s'est converti qu'à l'âge de 16 ans, un jour de tempête au mois de janvier. Au mois d'août de la même année il a prêché son premier sermon à un petit groupe de fermiers.

Un an plus tard il fut appelé à être pasteur d'une église de village et dans sa neuvième année il fut appelé à servir dans l'église de New Park Street Chapel, Southwark à Londres, église qui est devenue plus tard le Metropolitan tabernacle. En janvier 1855, Spurgeon a publié son premier sermon, une pratique qui a duré jusqu'en 1916, 24 ans après sa mort. Durant son pastorat à Londres, Spurgeon a servi une congrégation de près de 6 000 personnes chaque dimanche, publié ses sermons chaque semaine, écrit un magazine mensuel, et fondé un collège pour les pasteurs, deux orphelinats, un foyer pour personnes âgées, une société de colportage biblique, et plusieurs postes missionnaires.

Quel fut le secret du succès de Spurgeon ? Il fut un homme doué d'une voix puissante, d'une maîtrise du langage simple et illustré, d'une grande intelligence qui rejoignaient le coeur des foules. Mais l'ingrédient le plus important de son succès était sa profonde confiance et compréhension de son Sauveur et Seigneur ainsi que de sa grâce et son amour. Cela produisit chez lui un grand désir de faire connaître, aimer et adorer le Seigneur Jésus comme lui.

Charles Spurgeon naquit en 1834 et mourut en 1892. Remarquable prédicateur, il fut aussi un écrivain hors du commun.

Charles-Haddon Spurgeon Les biographies écrites à son sujet — et sa propre autobiographie — sont riches d'enseignements et permettent de constater la souveraineté divine dans la totale soumission qui lui a été demandée, avant qu'il puisse être utilisé puissamment au service de Dieu dans l'Évangile.

Pour en faire Son enfant et Son serviteur, l'Esprit de Dieu a travaillé mystérieusement par cette oeuvre de conviction très profonde de péché dans son âme et dans son esprit. Ce besoin d'en être délivré est un exemple édifiant de l' oeuvre que Dieu poursuit dans le but de révéler pleinement Christ comme Celui qui sauve et qui délivre et qui conduit dans la présence de Dieu.

Les circonstances de la conversion de Spurgeon montrent à l'évidence comment Dieu fait concourir toutes choses pour la révélation de Sa gloire. Il se sert même d'instruments pour semer Sa Parole qui n'ont humainement aucune apparence ni aucun don particulier, sinon celui d'être dans Sa main et Sa dépendance pour donner la Parole appropriée au bon moment.


La préparation pour naître à la vie

C'est à l'âge de 15 ans que Spurgeon traversa cette grande expérience qui allait être sa "conversion", et pour laquelle il consacra un chapitre entier de son autobiographie (1) .

À propos de cette période de sa vie, pour relater le combat moral qui fut le sien, il écrira : "J'aimerais mieux devoir supporter la maladie la plus douloureuse pendant sept ans que refaire la découverte terrible du mal du péché". Très tôt, garçon honnête et droit, il avait cependant réalisé ce qu'était le péché aux yeux de Dieu. Dès l'âge de trois ans, il s'amusait à regarder les images du Pèlerin de Bunyan, portant le fardeau sur son dos. Il comprenait qu'il s'agissait d'un fardeau de péchés. Il savait qu'il portait cet horrible fardeau sur son dos, et ne pouvait s'en débarrasser par lui-même.

Quoiqu'il sût aussi bien que d'autres que "Christ est mort pour nos péchés", il ne voyait aucune application de cette vérité à lui-même.

Malgré tous ses efforts, sa conviction de péché ne fit qu'augmenter et au milieu de tous ces combats pour s'affranchir de ce besoin de salut qu'il éprouvait avec de plus en plus d'acuité, il continuait à chercher et à souffrir. Il confessera plus tard : "La chose la plus simple de toutes — croire en Christ crucifié, accepter son salut parfait, n'être rien et le laisser être tout, ne rien faire mais se confier en ce qu'il a fait — je ne pouvais me l'approprier."

Cette recherche douloureuse continua au cours de ses années d'école, où si son travail scolaire excellait, son angoisse intérieure était grande. Il assista à des cultes dans différentes églises lors de son séjour à Newmarket, dans l'espoir d'entendre quelque chose qui l'aiderait à se décharger de son fardeau.

"Un homme prêchait sur la souveraineté divine, dit-il, mais que signifiait cette vérité sublime pour un pauvre pécheur qui désirait savoir ce qu'il devait faire pour être sauvé ? Un autre homme, tout à fait remarquable prêchait sans cesse sur la loi, mais à quoi servait-il de labourer la terre qui avait besoin d'être ensemencée ? Un autre encore prêchait de façon très pratique, mais ressemblait beaucoup à un officier qui aurait enseigné les manoeuvres de guerre à une compagnie de culs de jatte. Moi, je voulais savoir : comment puis-je obtenir le pardon de mes péchés ? Et cela personne ne me le disait". C'est au mois de décembre 1849 que Dieu employa un changement de circonstances pour conduire Charles Spurgeon au salut et lui donner la paix.


La semence implantée par l'esprit de Dieu

"Il m'arrive quelquefois de penser que j'aurais pu rester dans l'obscurité et le désespoir jusqu'à aujourd'hui, si Dieu, dans sa bonté, n'avait envoyé une tempête de neige, un certain dimanche matin, tandis que je me rendais à un certain lieu de culte. Je bifurquai dans une petite rue obscure, et entrai dans une petite Église méthodiste. Il y avait dans cette chapelle peut-être douze ou quinze personnes. J'avais entendu parler de ces Méthodistes Primitifs, qui chantaient si fort qu'ils vous donnaient mal à la tête. Cela n'avait pas d'importance pour moi. Je voulais seulement savoir comment je pouvais être sauvé.

"Le prédicateur ne put venir ce matin-là, bloqué par la neige, je suppose. Finalement, un homme d'une grande maigreur, un cordonnier ou un tailleur, ou quelque chose de cette sorte, monta en chaire pour prêcher. Il faut, bien sûr, que les prédicateurs soient instruits, mais cet homme, lui, était vraiment primaire. Il ne pouvait pas sortir de son texte pour la simple raison qu'il n'avait pratiquement rien d'autre à dire. Le texte disait : "Regardez à moi et vous serez sauvés, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre ! " (Ésaïe 45:22)

Charles-Haddon Spurgeon "Il ne prononçait même pas les mots correctement, mais cela n'avait pas d'importance. Il me semblait qu'il y avait, dans ce texte, une lueur d'espoir pour moi.

"Le prédicateur improvisé commença ainsi : "C'est vraiment un texte tout simple. Il dit, "Regardez". C'est pas trop compliqué de regarder. C'est pas comme de lever le pied ou le doigt ; c'est juste : "Regardez". C'est pas la peine d'avoir fait des études pour apprendre à regarder. Même si vous êtes le plus grand idiot du monde, vous pouvez regarder. Pas la peine de gagner des millions pour regarder. N'importe qui le peut, même un enfant.

"Mais voilà que le texte dit, "Regardez à moi." Hé ! dit-il, avec son accent de l'Essex, beaucoup d'entre vous regardez à vous-mêmes. Mais ça sert à rien de regarder là. Vous trouverez jamais aucun réconfort en vous-mêmes. Certains disent, regardez à Dieu le Père. Non, regardez à lui plus tard. Jésus-Christ dit, "Regardez à moi". Certains d'entre vous disent, "Nous devons attendre que l'Esprit fasse son oeuvre". Vous occupez pas de ça pour l'instant ; regardez à Christ. Le texte dit, "Regardez à moi".

"Ce brave homme poursuivit alors de la façon suivante : "Regardez à moi ! Voyez les grumeaux de sang. Regardez à moi ! Je suis pendu au bois. Regardez à moi ! Je suis mort, enseveli. Regardez à moi ! Je suis ressuscité. Regardez à moi ! Je monte au ciel. Regardez à moi ! Je suis assis à la droite du Père. Oh ! pauvre pécheur, regarde à moi ! Regarde à moi ! Quand il eut réussi à délayer son discours pendant environ dix minutes, il arriva au bout de ses ressources.

" M'apercevant alors dans l'assistance, et je dois dire qu'avec si peu de gens dans la salle, il devina aisément que j'étais étranger, et fixant son regard sur moi comme s il connaissait la tragédie de mon coeur, il dit : "Jeune homme, tu as l'air très malheureux." C'était vrai, mais je n'avais pas été habitué jusque-là à ce qu'on me fasse, depuis la chaire, des remarques sur mon apparence. Quoiqu'il en soit, il s'agissait d'un coup bien envoyé que je reçus en plein coeur. "Et, continua-t-il, tu seras toujours malheureux — malheureux dans la vie, et malheureux dans la mort — si tu n'obéis pas à mon texte. Mais si tu le fais aujourd'hui, au moment même, tu seras sauvé."

Puis, levant les mains en l'air, il cria comme seul un Méthodiste Primitif pouvait le faire : «Jeune homme, regarde à Jésus-Christ. Regarde ! Regarde ! Regarde ! Tu n'as rien d'autre à faire qu'à regarder et vivre !"

"Je vis tout de suite le chemin du salut. Je ne sais pas ce qu'il dit ensuite — je n'y prêtais guère attention — tant j'étais possédé par cette unique pensée. Je m'étais attendu à devoir faire trente-six choses mais, lorsque j'entendis ce mot, "Regarde !", comme il me parut charmant ! Oh ! Je regardai, et je regardai presque jusqu'à en perdre les yeux.

"En cet endroit, et à cet instant précis, le nuage disparut, l'obscurité s'enfuit, et à ce moment-là je vis le soleil. J'aurais pu me lever à l'instant même, et chanter, avec le plus enthousiaste d'entre eux, le précieux sang de Christ et la simple foi qui porte les regards sur lui seul. Oh, si quelqu'un m'avait dit auparavant : "Confie-toi en Christ, et tu seras sauvé". Pourtant, tout était sans aucun doute sagement ordonné, et je puis le dire maintenant :

"Depuis que par la foi je vis le flot
Qui coule de tes blessures,
Je parle de l'amour rédempteur,
Et j'en parlerai jusqu'à ce que je meure... "

"Cet heureux jour, où je trouvai le Sauveur, et appris à me cramponner à ses pieds adorés, jamais je ne l'oublierai. J'écoutai la Parole de Dieu, et ce texte précieux me conduisit à la croix de Christ. Je peux affirmer que je connus ce jour-là une joie absolument indescriptible. J'aurais pu sauter, j'aurais pu danser ; aucune extériorisation, même fanatique, n'aurait pu dépasser la joie de ce moment-là. Depuis, mon expérience chrétienne s'étale sur de nombreuses années, mais pas un seul jour ne m'a donné la plénitude de joie, le délice étincelant, de ce premier jour.

"J'aurais pu sauter de mon siège et crier avec le plus fanatique de ces frères méthodistes : "Je suis pardonné ! Je suis pardonné ! Quel monument de grâce ! Un pécheur sauvé par le sang !" Mon esprit vit ses chaînes brisées en mille morceaux. Je me sentis une âme affranchie, un héritier du ciel, pardonné, accepté en Jésus-Christ, arraché de la fosse de destruction et du bourbier, mes pieds ancrés sur un roc et mon devenir bien établi.

"Dans les deux heures entre mon entrée dans ce temple et mon retour à la maison, quel changement s'était produit en moi ! En regardant simplement vers Jésus, j'avais été délivré du désespoir, et amené dans une telle joie que lorsque la famille me vit rentrer, ils me dirent : "Quelque chose de merveilleux t'est arrivé", et je brûlais de tout leur raconter. Oh ! quelle joie ce jour-là chez nous, quand tous entendirent que le fils aîné avait trouvé le Sauveur et se savait pardonné !"

Charles-Haddon Spurgeon La conversion de Spurgeon fut le grand tournant de sa vie. Il était véritablement "une nouvelle création". Ce terrible fardeau oppressant qui, si longtemps, avait pesé sur lui, avait disparu, et maintenant tout était nouveau devant lui.

La souffrance par laquelle il passa eut, toutefois, un effet durable sur lui. Une prise de conscience de l'extrême horreur du péché s'enracina profondément dans son esprit, et lui fit haïr l'iniquité et aimer de tout son coeur la sainteté. L'incapacité des prédicateurs qu'il avait entendus à présenter l'Évangile, et cela d'une manière simple et directe, le poussa durant tout son ministère à expliquer aux pécheurs, dans chaque sermon, et de la manière la plus directe et la plus compréhensible possible, comment être sauvé.


Son service

Quelques jours après sa conversion, Spurgeon reprit son travail à l'école. Tout était différent pour lui ; son esprit débordait d'allégresse ; la Bible resplendissait de gloire et la prière ouvrait à son âme les portes du ciel. Le 1er Février 1850 il rédigea et signa une alliance entre lui-même et son Seigneur dans laquelle il affirmait solennellement sa détermination : " 0 Dieu grand et insondable, qui connaît mon coeur, et éprouve toutes mes voies. Dans une humble dépendance du soutien de ton Esprit, je m'abandonne à toi entièrement ; en me donnant à toi comme un sacrifice raisonnable, je te rends ce qui t'appartient. Je veux être à toi pour toujours, sans réserves, perpétuellement ; pendant que je suis sur la terre je veux te servir ; et puis-je me réjouir en toi et te louer pour toujours ! Amen".

Charles Spurgeon avait quinze ans seulement et son amour pour Christ était si grand qu'il ne pouvait pas attendre pour faire quelque chose pour Lui, et il s'employa à trouver des moyens de Le servir et de Le servir tout de suite.

Un témoin donna un exemple de sa manière d'être : "Je marchais un jour dans les bois aux alentours de Londres, lorsqu'au cours de notre promenade , nous arrivâmes devant une grosse bûche qui barrait le passage. "Venez, dit-il aussi naturellement que s'il avait déclaré avoir faim en apercevant du pain. Venez, passons un moment dans la prière." Puis, se levant, il continua à se promener en parlant de ceci ou de cela. La prière n'était pas une parenthèse qu'il aurait introduite, mais aussi naturelle à son esprit que la respiration à son corps."

Il parlait à Dieu avec révérence, mais aussi avec liberté et intimité. Un chrétien déclara à son sujet : "La prière était l'instinct de son âme et l'atmosphère de sa vie, son "souffle vital", "l'air de chez lui" Quand il priait, il filait sur les ailes de l'aigle jusqu'en la présence de Dieu."

Un serviteur de Dieu raconta : "Un des moments qui me faisait le plus de bien quand je me rendais chez Spurgeon était celui de la prière en famille : "quel tendre plaidoyer, quelle confiance sereine en Dieu, quel amour pour le monde entier émanaient de ses prières ! Avec quelle familiarité pleine de grâce il s'adressait à son divin Maître."

Tout au long de son ministère, de nombreux auditeurs remarquèrent que, si sa prédication les émouvait, sa prière les touchait plus encore. Lorsqu'on demanda à Moody le célèbre évangéliste américain, de retour chez lui après sa première visite en Angleterre : "Avez-vous entendu Spurgeon prêcher ? — Oui répondit-il, mieux encore, je l'ai entendu prier."

Charles-Haddon Spurgeon
Le prédicateur

Quelque soit le texte choisi, Spurgeon proclamait toujours le même Évangile avec sincérité, énonçant les grands principes fondamentaux de la foi chrétienne.

Pour connaître l'essence de "son" évangile il suffit de citer ses paroles : "À Dieu, toi seul peux sauver. Voilà l'espérance et la confiance du serviteur. Lui ne peut pas, mais toi, Seigneur, tu peux. Ils ne veulent pas venir, mais cela dépend de Ta miséricorde, car Tu peux produire en eux le vouloir le jour où Ta puissance se met en oeuvre. Ils ne veulent pas venir à Toi pour avoir la vie, mais Tu peux les attirer et, alors, ils courront vers Toi. Ils ne peuvent pas venir mais Tu peux leur en donner le pouvoir ; car, quoique nul ne puisse venir si le Père ne l'attire, cependant s'Il l'attire, alors il peut venir."

Spurgeon puisait son assurance dans le fait que Christ sur la croix a accompli le salut complet de tous ceux que Dieu appellerait ; que Dieu tourne le coeur des rebelles, "selon Sa miséricorde". Il se considérait responsable de prêcher l'Évangile à tous et de le faire avec autant de zèle que si l'issue dépendait entièrement de lui. Il savait que "le salut vient de l'Éternel " et il pouvait être sûr que la Parole ne reviendrait pas "sans effet", mais que Dieu l'utiliserait pour opérer le salut des âmes.

Il savait que Jésus, le Fils de Dieu, était venu expier les péchés de tous ceux qui avaient été choisis par Dieu le Père, "élus de Dieu", et que le Saint Esprit vivifierait.

Ces versets de l'Écriture résument bien ce que Spurgeon prêcha inlassablement : "frères aimés du Seigneur,... Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, dans la sainteté de l'Esprit et la foi de la vérité, à quoi il vous a appelés par notre évangile, pour que vous obteniez la gloire de notre seigneur Jésus Christ." (2 Thessaloniciens 2:13-14).

"Avant que ne soient établis les fondements même de la terre, Dieu a choisi en Christ, selon son dessein éternel et le bon plaisir de Sa volonté, les êtres humains prédestinés à la vie et à la gloire éternelle." Il l'a fait par pure grâce, par amour. c'est bien le témoignage des apôtres et en particulier de Paul et de Pierre (1 Pierre 1:2).

De nombreux messages de Spurgeon ont été publiés* et conservés — chacun se vendait à raison de 20 000 exemplaires et il en fut publié plus de 2 200 !

Voici un court extrait de l'un de ces messages simples et directs qui porte sur le serpent brûlant dans le désert : "Regarde à la Croix ! "

Et l'Éternel dit à Moïse : "Fais-toi un serpent brûlant, et mets-le sur une perche ; et il arrivera que quiconque sera mordu, et le regardera, vivra." (Nombres 21:8).

"Et comme Moise éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en fui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle." (Jean 3:14-15).

"Admirable type que celui qui nous est présenté ici ! Jésus, mis au rang des malfaiteurs, est suspendu à la croix devant nous. Un regard sur lui nous guérira de la morsure brûlante du péché. "Quiconque le regardera sera guéri." Que celui qui déplore son état de péché note ces paroles, en se les appliquant personnellement, et il les trouvera vraies. Pour moi, j'en ai expérimenté la réalité. J'ai regardé à Jésus et j'ai été guéri aussitôt. Je puis en témoigner.

Lecteur, si tu regardes à Jésus, tu seras guéri aussi. "Tu constates déjà, peut-être, l'enflure produite par le venin, et tu ne vois plus d'espérance. Aussi bien n'y en a-t-il pas d'autre que celle-là. Mais ce remède est certain : "Quiconque aura été mordu et le regardera, sera sauvé."

Le serpent d'airain n'était pas placé comme objet de curiosité pour les bien portants ; il était destiné spécialement à ceux qui avaient été mordus. Jésus, Seigneur véritable, a été cloué sur le bois pour de vrais coupables. Que la morsure du serpent ait fait de toi un ivrogne, un voleur, un impur ou un menteur, un regard sur ce Sauveur te guérira de ces vices et te permettra de vivre dans la sainteté, en communion avec Dieu.

Regarde, oh ! regarde à la croix !

En terminant sa prédication, le dimanche 27 décembre 1874, Spurgeon dit : " Il y aura bientôt un rassemblement dans les rues. il me semble entendre quelqu'un demander : "Qu'est-ce qu'attendent tous ces gens ? — Vous ne savez-pas ? On doit l'enterrer aujourd'hui ! — Et de qui s'agit-il ? — De Spurgeon — Quoi ! Celui qui prêchait au Tabernacle Métropolitain à Londres ? — Oui ; on l'enterre aujourd'hui."

"Cela ne tardera pas et, lorsque vous verrez mon cercueil porté vers la tombe silencieuse, j'aimerais que chacun d'entre vous, converti ou non, soit obligé de dire : "Il nous a sincèrement exhortés, dans un langage simple et accessible, à ne pas remettre à plus tard les choses éternelles. il nous a suppliés de regarder à Christ. Il. est parti maintenant et notre sang n'est pas sur sa tête si nous périssons."

Dans presque toutes ses prédications : il avertissait, il suppliait, il plaidait, il priait instamment le pécheur de venir à Christ. Ses sermons furent publiés à plus de 400 millions d'exemplaires dans des langues aussi variées que : l'anglais : le hollandais, l'allemand, le français, l'espagnol, mais aussi le suédois, l'arabe, l'arménien, le bengali, le bulgare, le castilien, le chinois, le congolais, le tchèque, l'estonien, le gaélique, l'hindi, le hongrois, l'italien, le japonais, le kaffir, le karen, le lettonien, le maori, le norvégien, le polonais, le russe, le syriaque, le tamoul, le télégu et l'urdu, le braille à l'usage des aveugles.

Son ministère particulièrement béni, riche et intense, prit fin le 31 janvier 1892. Charles Spurgeon mourut à Menton en France à l'âge de 58 ans. 42 années de sa vie ont été consacrées au service du Seigneur Jésus Christ.

Dans tout son ministère, il prêcha le salut en mettant l'accent sur la grâce souveraine de Dieu. Il proclama l'Évangile fondant le salut sur la rédemption effective et victorieuse des élus de Dieu accomplie par Christ sur la Croix. Son témoignage vient jusqu'à nous aujourd'hui.

Charles-Haddon Spurgeon "Dieu, le Créateur de l'univers, nous adresse la même question que le maître de la vigne posa aux ouvriers de la première heure : "Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est mien ?" (Matthieu 20:15). Rien n'apporte davantage de réconfort à ses enfants que la considération de la souveraineté de Dieu. Un Dieu souverain ordonne, dirige et sanctifie souverainement toutes leurs afflictions, des circonstances les plus adverses aux problèmes les plus graves. Ce droit de Dieu de régner en maître sur toute la création et de gouverner, toute l'oeuvre de ses mains mérite une défense des plus vigoureuses. En un mot, Dieu siège sur le trône de l'univers. L'homme n'aime pas voir Dieu régner, mais c'est un Dieu souverain en qui je crois et que j'aime proclamer."

Source : CroixSens.net



L'auteur : Charles-Haddon Spurgeon

Charles-Haddon Spurgeon est issu de la période des Puritains dans le sens où il en a reçu l'héritage. Les Puritains ? C'étaient des hommes pieux craigants Dieu ayant vécu aux XVI et XVII siècle en Angleterre et par la suite en Nouvelle-Angleterre. Il ont été nommés "puritains" parce qu'ils voulaient purifier l'Église des souillures que n'avaient pas complètement fait disparaître la réforme. Je m'arrête ici avec les puritains. Si vous désirez plus d'informations faites une recherche sur le net ou écrivez-moi si vous voulez facilement des liens.

Spurgeon a laissé une quantité phénoménale d'écrits qui sont aujourd'hui un des joyaux du patrimoine évangélique.



Extraits de : Charles-Haddon Spurgeon une biographie, Arnold Dallimore, Éditions EUROPESSE, 1999.

Charles-Haddon Spurgeon est né le 19 juin 1834 à Kévedon, Angleterre. Il fut influencé par le pastorat de son grand-père paternel, James Spurgeon,de même que par celui de son père John Spurgeon. Sa mère Éliza donna le jour à James Asher, le cadet de Charles ainsi qu'à deux petites soeurs, Éliza et Émely.

Dès l'âge de trois ans, Charles passait de longues heures à observer les illustrations des livres chrétiens de la bibliothèque du vieux presbytère où habitait son grand-père. D'ailleurs, il habita avec ses grands-parents jusqu'à l'âge de sept ans. Il suivait son grand-père dans ses tâches pastorales et assistait aux débats théologiques. Il en fit de même avec son père.

Très tôt, il apprend à lire. Avant même l'âge de dix ans, il s'intéressa à la lecture des grands auteurs puritains. La lecture devint son passe-temps préféré de même que son outil de formation pastorale et théologique. Il fut un brillant autodidacte.

Il fut baptisé par immersion à la veille de ses seize ans, suite à sa conversion, le 3 mai 1850. Dès lors il commença à enseigner à l'école du dimanche ou l'on pouvait prendre conscience du don de la parole qu'il avait pour parler en public.

En octobre 1851, il devint l'enfant prédicateur à l'Église Baptiste de Waterbeach. Il excella déjà dans la prédication.

C'est à l'âge de 19 ans, en 1854, qu'il commença son ministère à Londre à l'Église de New Park Street. Ses prédications attirèrent de grandes foules. Malgré sa popularité Charles demeurera un homme humble. Ses prédications produisirent un Grand Réveil en Angleterre. On lui donna le nom de " Prince des Prédicateurs". Il fut le plus grand prédicateur anglais de son époque.

Le 8 janvier 1856, Charles Spurgeon et Susannah Thompson s'unirent dans liens du mariage. En plus d'être une excellente épouse, elle fut son bouclier, son soutien et son guide spirituel. Susannah avait une santé assez frêle. À un point dans sa vie, elle ne pouvait plus se déplacer pour aller à l'église. Alors, avec ses économies, elle achetait les livres de Charles et les faisait parvenir gratuitement aux pasteurs d'Angleterre de même qu'aux pasteurs missionnaires dans les pays étrangers.

En plus de son ministère à Londre, Charles Spurgeon était demandé par plusieurs pays pour y livrer ses prédications. Ses sermons étaient traduits et vendus à travers le monde. Les argents reçus pour ces activités ont servi pour la construction de la plus grande église baptiste au monde. Le Tabernacle Métropolitain au sud de la Tamise qui fut inauguré le 31 mars 1861, alors que Charles Spurgeon n'avait que vingt-six ans. Ce lieu de culte pouvait contenir 4,600 fidèles assis et mille autres debout. Charles Spurgeon prêchait à tous les jours et souvent plusieurs fois par jour. Cette église eut jusqu'à 5 000 membres tout bien actifs au sein de leur église.

Charles Spurgeon voulant assurer sa relève, il fonda l' École Pastorale où il formera plusieurs pasteurs dont certain fondèrent des églises et d'autres qui se dirigèrent vers les missions. Pour les pauvres, il dispensait gratuitement l'éducation, le logement et même de l'argent de poche.

Également, il fondera un journal mensuel "L'Épée et la Truelle", une maison des retraités, un orphelinat, ainsi que 66 organisations chrétiennes.

Charles Spurgeon souffrait d'une maladie chronique, le rhumatisme qui le fit souffrir jusqu'à sa mort. Il dû réduire ses activités pastorales et l'on nomma son frère, James Asher, comme co-pasteur, en plus James était un excellent administrateur. Les crises de douleurs forcèrent Charles à s'aliter soit pour une semaine et même des mois. Ces douleurs le conduisaient dans des états de grandes dépressions. Les crises passées, il revenait vite à ses activités.

Cet homme de Dieu prêchait l'Évangile avec une puissance exceptionnelle. Sans microphone, il s'adressait à des foules de dix à vingt mille personnes. Son souci, transmettre la Parole de Dieu afin que Dieu puisse saisir les âmes et les amener à la conversion. La prière prenait une place importante dans sa vie et il conduisait toute son église dans la prière.

Le 7 juin 1891, Charles Spurgeon prêcha devant ses fidèles pour la dernière fois. Dimanche le 31 janvier 1892, il rendit l'âme au Seigneur, laissant derrière lui une oeuvre monumentale. Ses livres au nombre de 140 et ses sermons estimés au nombre de deux mille, ont été imprimés et distribués à des millions d'exemplaires. Ses textes enflamment encore nos coeurs pour la Parole de Dieu.


Source : Spurgeon aujourd'hui



Références

1 Nous avons reproduit littéralement les passages de son autobiographie.
2 L'ouvrage anglais est intitulé : "The Cheque Book of the Bank of Faith" (Le carnet de Chèques de la Banque de la Foi).