1 - Préface
Par Matth. LELIÈVRE, pasteur.
La Bible en France ! Les deux mots que rapproche le titre de cet ouvrage, mettent en face l'un de l'autre un grand livre et un grand peuple, — un peuple dont l'influence morale dans le monde eût décuplé s'il avait consenti à devenir le peuple de la Bible, — un livre dont l'action sur la race humaine eût été, sans doute, plus grande et plus rapide, s'il avait eu à son service cette incomparable semeuse d'idées qu'est la France. La France avait assurément besoin de la Bible plus que la Bible n'avait besoin de la France ; il n'en est pas moins fâcheux que la cause biblique, qui est la cause même de Dieu, n'ait pas pu s'appuyer, dans sa croisade contre les puissances du mal, sur la civilisation française, restée païenne à tant d'égards sous des dehors chrétiens.
Il y a pourtant une histoire de la Bible en France, et il faut remercier M. Lortsch d'en avoir rassemblé, avec un soin pieux et un zèle de bénédictin, les fragments épars. Il était bien l'ouvrier tout désigné pour une telle entreprise. Agent général en France de la noble Société biblique britannique et étrangère, et appelé, à ce titre, à diriger les travaux des colporteurs bibliques, il s'est voué, avec un enthousiasme que rien ne lasse, à cette belle tâche : mettre l'âme française en contact avec l'Évangile. Et en y travaillant, il s'est trouvé amené naturellement à rechercher, dans le passé, les tentatives faites dans ce but. C'est de ces recherches qu'est sorti l'ouvrage dont nous écrivons la préface.
L'accueil fait à ce livre avant même sa publication, par plus de douze cents souscripteurs, suffirait à montrer qu'il y a dans notre pays un public nombreux qui s'intéresse aux destinées de la Bible et a le pressentiment que cette histoire est une mine singulièrement riche à explorer. Il faut remercier l'auteur d'avoir voulu populariser des faits qui semblaient réservés aux érudits et aux spécialistes, et d'avoir arraché à la poussière des bibliothèques tant de vénérables documents, dont l'existence suffirait à attester que la Bible a eu un rôle important dans l'histoire de notre civilisation et de notre langue. Il ne serait peut-être pas difficile d'établir que, pendant le moyen âge, la France a été la plus biblique des nations de l'Europe. Il conviendrait d'ajouter toutefois que cette culture biblique fut forcément superficielle, d'abord parce que, avant la découverte de l'imprimerie, la Bible restait un livre plus ou moins aristocratique et peu accessible au peuple, et ensuite parce que l'Église romaine se défia de bonne heure du livre qu'elle faisait profession de vénérer, mais dans lequel, par un sûr instinct, elle pressentait un ennemi. Les vieilles Bibles enchaînées dans les bibliothèques des monastères, voilà le symbole parlant de la situation faite au livre de Dieu pendant l'époque médiévale. Ce sont nos réformateurs qui ont prononcé la Parole du Christ, sur ce Lazare revenu à la vie : «Déliez-le et laissez-le aller !»
Dès lors, les destinées de la Bible sont inséparables de celles de la Réforme. Celle-ci fut la restauration du christianisme primitif et authentique, et en même temps la mise en lumière des Saintes Écritures. Sans s'être concertés et avec un ensemble où l'on reconnaît l'action divine, les réformateurs se montrent au monde, un livre à la main. Wicliffe et Tyndale en Angleterre, Luther et Mélanchthon en Allemagne, Lefèvre d'Étaples, Olivétan et Calvin en France, sont les hommes de la Bible. La mettre à la portée du peuple en la traduisant en langue vulgaire, l'expliquer par la prédication et par le livre, telle est leur tâche. La Bible fut pour eux le pic qui démolit, la truelle qui bâtit, l'épée qui combat. De la Parole écrite, on peut dire ce que dit saint Jean de la Parole vivante : «En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes». Mais elle aussi naquit pour être «un signe qui provoque la contradiction».
Nulle histoire n'est plus tragique et plus glorieuse à la fois que l'histoire de la Bible en France depuis la Réformation ; ailleurs, elle a eu des succès plus grands et a exercé une influence plus étendue ; mais nulle part elle n'a peut-être suscité autant d'amour, fait verser autant de larmes, exigé autant de sacrifices que chez nous. Elle a été le livre d'une minorité, toujours combattue, persécutée, méprisée. Ce caractère de la Bible française explique les dédains dont elle a souffert de la part des distributeurs de la renommée. Tandis que la Bible allemande et la Version anglaise «autorisée» devenaient des monuments littéraires de premier ordre et exerçaient une vraie maîtrise sur la langue nationale, la traduction française d'Olivétan restait, en dépit de révisions successives, le livre d'une minorité, dont le style retardait toujours de cinquante ou de cent ans sur la langue courante. Ce n'est que d'hier que notre Bible a renoncé à son style réfugié, dont les particularités étaient comme les cicatrices du soldat blessé dans maintes batailles.
Et que d'autres cicatrices, glorieuses celles-là, portent nos vieilles Bibles françaises ! Arrêtons-nous avec un respect ému devant ce vénérable in-folio du seizième siècle, qui a réussi à parvenir jusqu'à nous, alors que tant d'autres furent brûlés sur le bûcher ou lacérés par les mains du bourreau ou du prêtre. Cette vieille Bible huguenote, qui s'offre à nos regards avec ses feuillets rongés par l'humidité et souillés par le contact des doigts qui les ont tournés ; avec sa reliure disloquée et noircie par la fumée des grandes cheminées de cuisine, quelles aventures elle raconterait si elle pouvait parler ! Pour la dissimuler aux yeux des malintentionnés et des espions, on la cachait sous un tabouret, ou dans une cachette pratiquée dans l'épaisseur d'un mur, ou à l'intérieur du foyer ; dans les jours les plus mauvais, on l'ensevelissait sous les dalles de la maison, ou même dans une fosse creusée dans un champ, sauf à l'exhumer quand la persécution se calmait. Moins intéressante en apparence, mais d'un usage plus pratique, était la Bible de petit format, ordinairement accompagnée du psautier, du catéchisme et de la liturgie, qui pouvait plus facilement que l'in-folio traverser la frontière, dans la pacotille du colporteur, ou, glissée dans la poche, accompagner le prédicant ou le fidèle aux assemblées du Désert, dans les prisons et sur les bancs des galères.
On est dans l'admiration devant la forte culture biblique des huguenots du seizième et du dix-septième siècle, même lorsque la persécution proscrivait la Bible et qu'il était presque impossible de se la procurer. On trouvera plus loin (chapitre III, § 3) des preuves de ce fait, en ce qui concerne le seizième siècle, d'après le martyrologe de Crespin. Le fait est tout aussi certain pour l'époque qui suivit la Révocation de l'Édit de Nantes. Ceux qui résistèrent aux dragons et aux prêtres ou qui se relevèrent de leur défaillance momentanée, étaient des hommes et des femmes qui connaissaient leur Bible à fond et pouvaient tenir tête aux adversaires. Les lettres des galériens et des prisonniers montrent que, chez les laïques de toutes les classes, et chez les femmes comme chez les hommes, l'Évangile fut bien, selon le mot de Vinet, «la conscience de la conscience». On peut même affirmer que la force de résistance fut en raison directe de la connaissance de la Bible, et que plus la piété fut biblique et plus incorruptibles furent les âmes. Les lettres des forçats pour la Foi, Isaac Le Fèvre, Élie Neau, Louis de Marolles, les frères Serres ; les sermons des pasteurs du Désert, Claude Brousson, Antoine Rocher, Paul Rabaut ; les mémoires de Blanche Gamond, l'héroïque prisonnière de l'hôpital de Valence ; les fragments des «témoignages» d'une Isabeau Vincent, la bergère de Crest et d'autres «petits prophètes» des Cévennes ou du Dauphiné, montrent à quel point l'âme huguenote fut saturée de la plus pure quintessence de l'enseignement biblique.
Du fond des cachots du château d'If, le galérien Céphas Carrière écrivait : «Malgré la vigilance de nos ennemis, nous avons la consolation d'y faire nos exercices de piété, d'y chanter les louanges du Seigneur, d'y lire la sainte Parole, de même qu'on pourrait faire dans une chambre parée et ornée, et nous pencher sur le sein de notre Sauveur et y laisser couler nos larmes. Je m'estime plus heureux dans ces lieux que dans des palais où je n'aurais pas la liberté de servir mon Dieu».
C'est aussi du château d'If qu'un autre galérien, Élie Neau, écrivait à des amis qu'il avait pu conserver une Bible anglaise, dont la lecture faisait ses délices : «Ainsi, disait-il, je suis plus riche que mes ennemis ne croient ; dans ma plus grande pauvreté, je suis assuré que je suis plus riche qu'eux. Oh ! s'ils savaient combien un homme est riche lorsqu'il est pénétré des rayons de la face de son Dieu !»
Ces témoignages, auxquels on pourrait en joindre beaucoup d'autres, montrent à quelle source nos pères puisèrent leur force et leur sérénité dans la longue affliction à laquelle ils furent soumis. Ils furent des hommes de la Bible, au sens le plus complet de ce mot. On pourrait même dire qu'ils le furent avec excès, surtout lorsqu'ils prirent les armes pour la défense de leur foi et pour tirer vengeance de leurs ennemis. Vivens, Cavalier, Roland et les Camisards, comme les Huguenots du seizième siècle, s'autorisèrent des exemples de l'Ancien Testament pour courir sus à ceux en qui ils voyaient des Amalécites ou des Philistins. Mais le plus souvent ils demandèrent à la Bible des leçons de patience plutôt que de représailles et prirent pour modèle Jésus plutôt que Josué.
Il n'est pas douteux que l'extrême rareté d'exemplaires des livres saints, pendant le siècle qui va de la Révocation à la Révolution, n'explique en une grande mesure l'état de tiédeur où le protestantisme français retomba, malgré la restauration, plus ecclésiastique que religieuse, dont Antoine Court fut l'instrument. Les Bibles manquaient, et le protestantisme sans la Bible dans toutes les maisons et dans toutes les mains, n'est qu'une protestation stérile et qu'une tradition impuissante.
La vraie restauration des Églises réformées de France, au sens complet et profond de ce mot, ne date ni d'Antoine Court, ni surtout de Napoléon. Elle date de ce retour à la piété qu'on a appelé le Réveil, et ce retour à la piété fut essentiellement un retour à la Bible. Chez nous, comme en Angleterre et dans d'autres contrées, le Réveil a donc dû se donner cet organe indispensable que sont les Sociétés bibliques. La Réformation du seizième siècle a largement utilisé l'imprimerie pour multiplier les exemplaires des Saintes Écritures ; elle a de plus connu et pratiqué le colportage biblique, et plusieurs de ses colporteurs ont été des héros et des martyrs ; mais elle n'a pas possédé ces puissantes sociétés, qui seules ont pu mettre la Bible entre toutes les mains, en en faisant, non plus un objet de commerce, sur lequel le libraire a son profit légitime, mais un instrument d'évangélisation que l'on livre à prix coûtant, et même gratuitement. Le Réveil a donc ajouté, aux moyens anciens de diffusion de la Bible, la puissance de l'association, cette découverte du dix-neuvième siècle, et il a utilisé toutes les ressources que la science moderne lui a fournies, tant pour la traduction et la révision des livres saints, que pour leur multiplication et leur dissémination rapide sur tous les points du globe.
La France a participé à ce mouvement d'évangélisation par la Bible, tant par les immenses bienfaits qu'elle a reçus de la Société biblique britannique et étrangère, que par la création de Sociétés françaises, qui tiennent à honneur de la considérer comme leur mère. Cette propagande a atteint des proportions si vastes, que ce n'est peut-être pas exagérer que de supposer que le nombre d'exemplaires de la Bible ou du Nouveau Testament répandus en France en une seule année égale le nombre vendu dans les trois siècles qui ont suivi la Réforme.
C'est cette histoire de la Bible en France que M. Lortsch raconte dans ce livre, où il a réuni des faits et des documents de grande valeur. Nous sommes assuré d'être l'organe de tous ceux qui le liront en le remerciant d'avoir doté notre littérature protestante d'un ouvrage de premier ordre qui lui manquait.
2 - Avant-propos
L'étude qui va suivre nous intéresse comme Français et comme chrétiens.
COMME FRANÇAIS, car l'histoire de la Bible en France est une des pages les plus palpitantes et les plus glorieuses de l'histoire de notre pays. Au point de vue des travaux bibliques, la France, si l'on considère le passé, est au premier rang des nations. Nulle part la Bible n'a trouvé autant de traducteurs. Nulle part elle n'a excité d'une manière aussi continue autant d'intérêt, soit chez les petits, soit chez les grands. Nulle part elle n'a eu des destinées aussi imprévues et aussi dramatiques. Nulle part elle n'a été l'occasion et l'inspiration de plus d'héroïsme.
«L'histoire de la Bible dans notre pays, a dit M. Samuel Berger, est une admirable histoire. Heureux celui qui peut en étudier quelques pages ! Il y apprendra sans doute à mieux aimer encore la Bible, la science et la patrie».
COMME CHRÉTIENS, et cela à un double point de vue.
| 1) |
D'abord au point de vue de l'histoire du christianisme, carles destinées de la Bible et celles du christianisme sont si étroitement mêlées, qu'elles se confondent.
«L'histoire de la Bible, a dit M. Ed. Reuss, est l'une des parties les plus intéressantes de l'histoire ecclésiastique. Ce n'est pas seulement l'histoire d'un livre qui, comme d'autres ouvrages de l'antiquité, a pu avoir ses chances de conservation ou d'altération, de propagation ou d'oubli. C'est en partie l'histoire de la pensée et de la vie chrétiennes elles-mêmes, dont les diverses phases se reflètent dans les destinées qui étaient réservées au code sacré, ou en dépendent même dans certaines circonstances». |
| 2) |
Ensuite au point de vue apologétique. À notre sens, les destinées de la Bible ne s'expliquent pas si la Bible n'est qu'un livre humain. Un livre qui, siècle après siècle, entraîne dans son sillage tant d'intelligences et tant de volontés, qui excite tant d'amour et tant de haines, qui accomplit tant de révolutions, un livre qui distance si étrangement, à tous les points de vue, tous les autres livres, aurait-il une origine humaine ? Non, un livre qui se fait une telle place ici-bas ne vient pas d'ici-bas.
Le lecteur jugera par lui-même. Si notre conclusion, sur ce point, est aussi la sienne ; nous aurons atteint notre principal but. |
Note relative aux citations
Cet ouvrage étant un ouvrage de vulgarisation, nous donnons les citations latines traduites en français, et dans les citations françaises nous ne maintenons pas, sauf quelques exceptions, l'orthographe ancienne, qui en rendrait la lecture difficile. On voudra bien considérer ces passages adaptés à l'orthographe moderne comme une sorte de traduction.
Toutefois, nous conservons l'orthographe ancienne quand nous citons des extraits des versions bibliques, pour mettre devant les yeux du lecteur la Bible telle qu'elle a été à travers les âges.
Nous avons reproduit sans les traduire quelques morceaux en latin, car une traduction les eût trop déparés.
3 - Bibliographie
3.1 - Pour l'histoire de la Bible en France
LA BIBLE EN FRANCE, OU LES TRADUCTIONS FRANÇAISES DES SAINTES ÉCRITURES,
étude historique et littéraire par Emmanuel Petavel, pasteur de l'Église suisse de Londres.
— Paris, Librairie française et étrangère, 1864.
— Se trouve chez Fischbacher.
LA BIBLE AU SEIZIÈME SIÈCLE,
étude sur les origines de la critique biblique, par S. Berger.
— Nancy, imprimerie Berger-Levrault et Cie, 1879.
UNE BIBLE FRANC-COMTOISE EN L'AN 1500,
par S. Berger, extrait des
Mémoires de la Société d'Émulation de Montbéliard, tome XIII, 1883.
LA BIBLE FRANÇAISE AU MOYEN AGE,
étude sur les plus anciennes versions de la Bible écrites en prose de langue d'oïl, par Samuel Berger.
Imprimé par autorisation du gouvernement à l'Imprimerie nationale, 1884.
Mémoire couronné par l'Institut.
ESSAI SUR L'HISTOIRE DE LA BIBLE DANS LA FRANCE CHRÉTIENNE AU MOYEN AGE,
par M. l'abbé Ch. Trochon.
— Paris, Alphonse Derenne, 1878.
DE L'HISTOIRE DE LA VULGATE EN FRANCE,
par S. Berger.
— Paris, Fischbacher, 1887.
HISTOIRE DE LA VULGATE PENDANT LES PREMIERS SIÈCLES DU MOYEN AGE,
par S. Berger.
Mémoire couronné par l'Institut.
— Paris, Hachette, 1893.
LES BIBLES PROVENÇALES ET VAUDOISES,
par S. Berger, 1889.
Extrait de la revue ROMANIA, tome XV, 3.
COUP D'ŒIL SUR L'HISTOIRE DU TEXTE DE LA BIBLE D'OLIVÉTAN (1535-1560),
par O. Douen
(Revue de Théologie et de Philosophie de Lausanne, 1889, p. 178 à 320).
LES TRADUCTIONS DE LA BIBLE EN VERS FRANÇAIS AU MOYEN AGE,
par J. Bonnard. In-8.
Imprimerie nationale, 1884.
HISTOIRE DU PSAUTIER DES ÉGLISES RÉFORMÉES,
par Félix Bovet.
— Paris, Grassart, 1872.
CLÉMENT MAROT ET LE PSAUTIER HUGUENOT,
par O. Douen.
Imprimé par autorisation du gouvernement à l'Imprimerie nationale, 1879.
LES QUATRE LIVRES DES ROIS, TRADUITS EN FRANÇAIS DU DOUZIÈME SIÈCLE,
SUIVIS D'UN FRAGMENT DES MORALITÉS SUR JOB ET D'UN CHOIX DE SERMONS DE SAINT BERNARD,
publiés par M. le Roux de Lincy (Paris, 1841)
(COLLECTION DES DOCUMENTS INÉDITS SUR L'HISTOIRE DE FRANCE, 2e SÉRIE).
L'ANCIEN TESTAMENT ET LA LANGUE FRANÇAISE DU MOYEN AGE.
Étude sur le rôle de l'élément biblique dans l'histoire de la langue des origines à la fin du quinzième siècle,
par J. Trénel, docteur ès lettres, professeur agrégé au lycée Hoche (depuis, au lycée Carnot).
Librairie Léopold Cerf, 12, rue Sainte-Anne ; 1904.
LA BIBLE ET SON HISTOIRE,
livre pour la jeunesse, par L. N. R (Ellen Ranyard).
3e édition.
— Toulouse, Société des livres religieux, 1875.
3.2 - La Bible dans le monde, par D. Lortsch, 58, rue de Clichy, Paris, 1904.
HISTOIRE DE LA RÉFORMATION EN EUROPE AU TEMPS DE CALVIN,
par J.-H. Merle d'Aubigné.
Tome II, livre III, chapitre 14 ; tome III, livre V, chapitres 3, 7, 9, 13 ; tome V, livre IX, chapitre 5.
JEAN CALVIN,
par E. Doumergue.
Vol. I.
— Lausanne, Georges Bridel, 1899.
PORTRAITS ET RÉCITS HUGUENOTS,
par Matthieu Lelièvre. Première série, seizième siècle.
— Toulouse, Société des publications morales et religieuses (1903).
ANNALES DE L'IMPRIMERIE DES ESTIENNE,
par J. Renouard.
Paris, Renouard, 1842.
LES CENSURES DES THÉOLOGIENS DE PARIS PAR LESQUELLES ILS AVAIENT FAULSEMENT CONDAMNE
LES BIBLES IMPRIMÉES PAR ROBERT ESTIENE IMPRIMEUR DU ROY :
AVEC LA RESPONSE D'ICELUY ROBERT ESTIENE.
M. D. LII.
— Réimprimé par Jules Guillaume Fick. Genève, 1866.
ESSAIS SUR LA VIE ET LES ÉCRITS DE JACQUES LEFÈVRE D'ETAPLES,
par Graf, 1842.
Article du même auteur sur JACOBUS FABER STAPULENSIS, Zeitschrift für die historische Theologie, 1852.
LA TRADUCTION DU NOUVEAU TESTAMENT DE LEFÈVRE D'ÉTAPLES,
par Paul Quiévreux, 1894.
JEAN-FRÉDÉRIC OSTERVALD, 1663-1747,
par R. Grétillat.
— Neuchâtel, Attinger frères, 1904.
CORRESPONDANCE DES RÉFORMATEURS,
par A.-L. Herminjard.
— Paris, Fischbacher, tomes II à VI.
HISTOIRE DE LA SOCIÉTÉ BIBLIQUE PROTESTANTE DE PARIS (1818 à 1868),
par O. Douen.
— Paris, Agence de la Société biblique protestante (aujourd'hui 54, rue des Saints-Pères), 1868.
SOCIÉTÉ NATIONALE POUR UNE TRADUCTION NOUVELLE DES LIVRES SAINTS EN LANGUE FRANÇAISE.
Séance d'ouverture le 21 mars 1866, à la Sorbonne.
— Paris, E. Dentu.
NOTE SUR LA RÉVISION DE LA BIBLE D'OSTERVALD,
par A. Matter
— Société biblique de France, 1882.
LA FUSION DES DEUX SOCIÉTÉS BIBLIQUES,
par H. Lambert.
— Paris, Grassart (Aujourd'hui : Société biblique de France, 48, rue de Lille, Paris).
NOTICE SUR DANIEL LEGRAND,
par Frédéric Monnier, auditeur au Conseil d'État.
— Le Cateau, 1859.
ENCYCLOPÉDIE DES SCIENCES RELIGIEUSES,
de F. Lichtenberger.
Articles : Propagation de la Bible ; Versions protestantes de la Bible ; Versions modernes de la Bible ; Lefèvre d'Étaples ; Olivétan ; Lemaistre de Sacy, etc.
FRAGMENTS LITTÉRAIRES ET CRITIQUES RELATIFS À L'HISTOIRE DE LA BIBLE FRANÇAISE,
par Ed. Reuss
(Revue de Théologie et de Philosophie chrétienne, dite de Strasbourg) : II, 1851, p. 1 et 321 ; IV, 1852, p. 1 ; V, 1852, p. 321 ; VI, 1853, p. 65 ; XIV, 1857, p. 1, 73 et 129 ; 3e série III, 1865, p. 217 ; IV, 1866, p. 1 ; V, 1867, p. 301.
Combien il est regrettable que cette savante étude, ce qui a été écrit de plus complet, de plus fouillé, sur le texte de la Bible française et de la Bible protestante, étude dont on peut considérer les résultats comme définitifs, se trouve enfouie dans une revue qui est une rareté bibliographique ! Ces articles devraient être publiés comme livre. Aucune publication n'honorerait davantage la science protestante française.
REALENCYKLOPAEDIE (Herzog-Hauck).
III.
Romanische Bibelübersetzungen.
LA TRADUCTION PROTESTANTE FRANÇAISE DU NOUVEAU TESTAMENT,
par Edmond Stapfer
(Revue chrétienne, juin, avril, août 1900).
L'INTRODUCTION DE LA RÉFORME DANS LES VALLÉES VAUDOISES DU PIÉMONT,
par Emilio Comba
(Bulletin historique et littéraire, 1894).
LA BIBLE ET LA VERSION DE LEMAISTRE DE SACY,
par B. POZZI.
— Paris, Grassart, 1858.
LES OEUVRES DU PROTESTANTISME FRANÇAIS AU DIX-NEUVIÈME SIÈCLE
(article : Sociétés bibliques).
— Fischbacher, 1893.
RAPPORTS DE LA SOCIÉTÉ BIBLIQUE BRITANNIQUE ET ÉTRANGÈRE.
HISTORY OF THE BRITISH AND FOREIGN BIBLE SOCIETY,
par William Canton, cinq volumes in-8º.
— London, John Murray, 1904-1910.
HISTORICAL CATALOGUE OF PRINTED BIBLES,
British and Foreign Bible Society, 1903-1910.
Compiled by T. H. DARLOW M. A. and H. F. MOULE M. A.
(1) .
EXTRAIT DU CATALOGUE DE LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ BIBLIQUE PROTESTANTE DE PARIS, 1900.
BIBLIOGRAPHIE DES BIBLES ET DES NOUVEAUX TESTAMENTS EN LANGUE FRANÇAISE DES QUINZIÈME ET SEIZIÈME SIÈCLES,
par W.-J. Van Eys.
— Genève, Henri Kündig, 1900.
3.3 - Pour les Fragments
THE BIBLE IN THE WORLD,
a monthly Record of the work of the British and Foreign Bible Society.
LE LIVRE D'OR DE LA MISSION AU LESSOUTO (en préparation),
dont la Maison des missions nous a obligeamment communiqué le chapitre relatif à l'imprimerie de Morija,
de M. Duby.
INTRODUCTION À L'ANCIEN TESTAMENT,
par Lucien Gautier.
— Lausanne, Georges Bridel, 1906.
EINLEITUNG IN DAS NEUE TESTAMENT,
von Fritz Barth.
— Gütersloh, 1908.
QU'EST-CE QUE LA BIBLE ?
par Henri Monnier.
— Foyer solidariste, Saint-Blaise, 1909.
LES LIVRES APOCRYPHES DE L'ANCIEN TESTAMENT,
traduction nouvelle, avec notes et introductions.
— Société biblique de Paris, 54, rue des Saints-Pères, 1909.
LES APOCRYPHES DE L'ANCIEN TESTAMENT,
par L.-E. Tony André, Docteur en théologie.
— Florence, Osvaldo Paggi, 1903.
UN PONT DE L'ANCIEN AU NOUVEAU TESTAMENT, LES APOCRYPHES ET LES PSEUDÉPIGRAPHES,
par James Barrelet (Revue de Théologie et de Philosophie).
— Lausanne, Georges Bridel, 1910.
THE BIBLE SOCIETY RECORD,
published monthly by the American Bible Society.
LE MESSAGER DES MESSAGERS,
journal des amis de la Bible et bulletin de la Société biblique britannique et étrangère.
— Paris, 58, rue de Clichy.
THE BEST BOOK OF ALL, AND HOW IT CAME TO US,
par Rev. F.-J. HAMILTON D. D.
— London, Morgan and Scott.
THE STORY OF THE BIBLE,
by Eugene Stock.
— London, James Nisbet, 1906.
HOW WE GOT OUR BIBLE,
par J. Paterson Smyth, LL. B. B. D.
— London, Samuel Bagster.
CENTENARY PAMPHLETS
(The Bible in Ilistory ; the Eastern witness, the Western witness.
— The Bible in Uganda.
— The Bible in India.
— The Bible in Madagascar.
— The Bible in Russia.
— The Bible in China, etc.). 1903.
Bible House (épuisés).
THE CHINESE EMPIRE, A GENERAL MISSIONARY SURVEY,
edited by Marshall Broomhall, Secretary China Inland mission.
— London, Morgan and Scott, 1907.
ABROAD FOR THE BIBLE SOCIETY,
par J. H. Ritson, M. A.
— London, Robert Culley, 1909.