Musée virtuel du protestantisme français
Un peu d'histoire

20e siècle

Les Protestants et la vie publique
Protestantisme et débats du XXe siècle
La théologie au XXe siècle
Les protestants dans les arts et les lettres
Portraits


Les protestants dans les arts et les lettres

André Gide (1869-1951)
Max Leenhardt (1853-1941)
Jeanne Lombard (1865-1945)
Paul Ricoeur (1913-2005)



André Gide (1869-1951)

André Gide est l'un des écrivains français les plus importants de la première moitié du XXe siècle. Né dans une famille protestante, il reçoit une éducation austère dont la marque se retrouve dans une oeuvre littéraire considérable, où la hantise du péché et la recherche du bonheur s'opposeront continuellement.

Pour informations complémentaires, voir : André Gide (1869-1951).


Max Leehnardt
Max Leehnardt (1853-1941),
artiste peintre.
(Collection privée)

Max Leenhardt (1853-1941)

Peintre marqué par ses attaches montpelliéraines et une foi religieuse très forte.

Formation à l'École des Beaux-Arts à Paris et période parisienne

Il naît à Montpellier en 1853 dans une famille de banquiers montpelliérains, mais sa vocation artistique se dessine rapidement et il entre à l'École des Beaux-Arts de Montpellier, puis à celle de Paris à 21 ans.

Sans soucis matériels, il a son atelier à Montparnasse, expose chaque année au Salon des Artistes français (lauréat, puis hors Concours, puis, plus tard membre du jury).

Son établissement définitif dans sa famille montpelliéraine

Mais il perd sa femme à la naissance de son second fils et décide de revenir dans sa famille à Montpellier. Il continue à exposer à Paris à intervalles réguliers, pratiquement jusqu'à sa mort en 1941.


Max Leenhaardt
Max Leenhaardt, Assemblée du Désert : Les héros de la liberté de conscience.
(Musée du Désert)
Le drame familial qu'il a vécu marque un tournant dans sa vie artistique, sa peinture va subir une influence religieuse très forte (les Prisonnières de la Tour de Constance à Aigues Mortes, Héros de la Liberté de conscience au Musée du Désert), pour ne citer que les plus caractéristiques.

C'est également l'époque des grandes compositions historiques ou mythologiques (Réception du Président Sadi Carnot à l'université de Montpellier), ainsi que de nombreux portraits de famille.

Il peint aussi des oeuvres plus spontanées (petits paysages de vigne et de garrigues peints aux différentes heures du jour, où la marque impressionniste est indiscutable).

Une exposition posthume Max Leenhardt au musée de Montpellier en 1977 connaît un grand succès.



Jeanne Lombard (1865-1945)

Prisonnières huguenotes
Prisonnières huguenotes à la Tour de Constance, tableau de Jeanne Lombard.
(G067-Musée du Désert)
De nombreux tableaux de Jeanne Lombard évoquent la persécution des protestants et la période du Désert.

Sa formation

Fille d'un père français, pasteur, et d'une mère originaire des vallées vaudoises du Piémont, elle naît en Suisse en 1865. Elle séjourne en France pendant 14 ans quand son père exerce son ministère pastoral aux Ollières et à Bourg en Bresse. Elle débute sa formation de dessinatrice et de peintre dès le retour de sa famille en Suisse en 1879. Elle continue ses études à Paris en 1896 en y associant une vie religieuse et charitable importante (elle est active au Comité de l'espoir, à la Croix bleue).

De retour en Suisse elle se consacre à sa vie d'artiste et à des oeuvres sociales, en particulier auprès des femmes.

Elle séjourne et revient régulièrement dans les Cévennes où ses ancêtres ont souffert de l'intolérance après la révocation de l'édit de Nantes. Elle entretient des relations suivies avec le Musée du Désert, source d'inspiration et conservatoire de nombreux objets de l'époque du Désert qu'elle reproduit dans ses oeuvres.

L'histoire protestante dans l'oeuvre de Jeanne Lombard

Prisonnières de la Tour de Constance
Prisonnières de la Tour de Constance lisant la Bible
(par Jeanne Lombard).
(Musée du Désert)
Guidée par sa foi, elle va développer dans son art le thème de la mémoire religieuse. Entre une production de natures mortes et de portraits, son oeuvre est scandée régulièrement par des grands tableaux à thème huguenot ou cévenol :

Les prisonnières à la Tour de Constance (1907) ;
Service funèbre en Hautes Cévennes (1918) ;
Femmes lisant la Bible au coin du feu (1919) ;
Le baptême clandestin (1925) ;
L'Assemblée du Désert (1934).

À 73 ans elle signe sa dernière grande toile : Les prisonnières lisant la Bible à la tour de Constance qui rejoint en 1938 le Musée du Désert, alors que son activité sociale reste toujours importante.

Elle disparaît en 1945 après 65 ans de production picturale laissant un témoignage de sa foi qu'elle transmet par son art au travers de la mémoire huguenote.



Paul Ricoeur (1913-2005)

Philosophe, considéré comme l'un des plus grands penseurs français d'après-guerre, Paul Ricoeur se veut pleinement philosophe et pleinement chrétien. Loin des feux médiatiques, ce penseur de l'action recherche à travers « le conflit des interprétations » le passage étroit entre sagesse du compromis et amour du prochain.

Pour informations complémentaires, voir : Paul Ricoeur (1913-2005).



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Source : Musée virtuel du protestantisme français