Jean leDuc

"Lux lucet in tenebris"


La Bible Authentique : Quelle Version ?

Défensive sur la Bible Authentique des Apôtres,
des Vaudois, des Réformateurs et de tous les élus.


Avant-Propos

Cet ouvrage, malgré sa simplicité, cherche à combler le manque évident de documentations en langue française sur le danger de la multiplication des versions modernes de la Bible, et sur la confusion apparente qui en suit. "La Bible Authentique : Quelle Version ?" provient de différentes sections des livres des grands champions, défenseurs du Texte Reçu, comme : Edward F. Hills, Wilbur N. Pickering, Peter S. Ruckman, Bruce Pringle, Barry Burton, Donald T. Clarke, Cecil J. Carter, et principalement le Dr. David Otis Fuller dont des portions considérables de son oeuvre excellente "Which Bible" furent traduites et adaptées à l'histoire de la Bible française. J'ai ajouté à ceux-ci un certain nombre de suppléments sur les différentes versions modernes et sur la Critique Textuelle Néologique qui les a produite.

Le but de mon travail est de présenter le problème des différentes versions de la Bible et leurs origines. L'héritage glorieux des Réformateurs français, la Bible d'Olivetan (1535) dans ses versions Martin et Ostervvald, sera contrasté avec le passé ombrageux des Bibles modernes issues de l'érudition d'une Critique Textuelle qui n'est pas sans soupçon. Des faits qui furent refusés et même dissimulés aux chrétiens francophones seront mis à jour pour la première fois. Aucun effort ne sera fait pour amadouer l'érudition humaniste avec ses fabulations qui s'opposent à l'Inspiration perpétuelle et la Préservation providentielle des Saintes-Écritures, et qui prétend avoir reconstruit le texte de la Parole de Dieu à partir de deux anciens manuscrits reconnus comme les plus défectueux et les plus corrompus, à savoir : le Codex Vaticanus et le Codex Sinaiticus. Contrairement aux pantins de la Critique Textuelle Néologique, l'auteur n'hésite pas à déclarer que la Bible Authentique, dans ses versions Martin et Ostervald, est complètement inspirée de Dieu, inébranlable et infaillible dans toutes ses parties ; et que son texte fut Préservé providentiellement et uniquement dans le Texte Massorétique Hébreu pour l'Ancien Testament, et dans le Texte Reçu Grec pour le Nouveau Testament.

Une brève histoire de l'Ancien Testament sera présentée, mais l'emphase sera sur le Nouveau Testament. Ceci est nécessaire parce que l'authenticité de certains mots, versets et paragraphes est contesté par les partisans d'Origène et de Westcott et Hort. Cette pratique impitoyable d'enlever des mots ou des sections complètes dans la Parole de Dieu, ne peut continuer d'être alloué sans opposition.

Je salue les vaillants hommes de Dieu qui ont été assez courageux pour avertit son peuple de la corruption subtile contenue dans les Bibles modernes qui sont qu'une approximation de la Parole de Dieu. Leurs labeurs pour la vérité ne sera point sans reconnaissance devant le trône de Dieu. C'est une joie pour moi d'être de leur nombre et de "combattre pour la Foi qui a été donnée une fois pour toute aux saints" (Jude 3).

Puisse l'étude de l'histoire de la Bible Authentique nous aide à saisir la présence de Dieu au cours de celle-ci, ainsi que ses interventions et sa direction salutaire à travers les siècles.

Jean leDuc
Hull, Québec, Juillet 1998.


Introduction

Falsification de la Parole de Dieu

"Car nous ne falsifions point la Parole de Dieu, comme beaucoup le font ; mais nous parlons avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu, en Christ" (2 Corinthiens 2:17).

Depuis déjà trop longtemps, le mouvement néo-évangélique, maintient les chrétiens francophones dans l'ignorance en ce qui concerne la corruption du texte des Bibles modernes comme la Segond, la Darby, la TOB, la Jérusalem, la Traduction du Monde Nouveau et la Bible en Français Courant. Ces parasites textuel, qui rongent le fondement de notre foi, ont semé l'indifférence sur ce sujet dans les coeurs de chrétiens sincères.

À cette heure même, il existe une multitude de versions françaises, et des nouvelles s'ajoutent continuellement sur les étagères des librairies évangéliques. Plusieurs croyants sont devenus perplexes devant cette profusion de versions qui se disent tous basées sur "les texte originaux", et prétendent tous "favoriser une meilleure compréhension du texte par un style plus fluide à la rigueur scientifique et à la précision du vocabulaire". Les sophismes de ce jargon subtil employé par les Sociétés Bibliques apostasiées, présentent les produits d'une "érudition moderne" qui se veut "l'autorité finale" sur la Parole de Dieu.

Devant cette profusion de Bibles, le croyant sincère se demande : Quelle Bible me faut-il employer ? Combien de différentes versions me faut-il pour faire mes études et être assuré de la vérité ? Me faut-il continuer d'acheter toutes les nouvelles versions, ou en existe-t'il une qui est supérieure ? Pourquoi existe-t'il des différences entre certaines versions, ne suffirait-il pas qu'une seule Bible soit l'Autorité finale, ou bien Dieu serait-il l'auteur de la confusion ? Ces questions seront répondu dans les chapitres qui vont suivre.

Pour moi, je me repose dans l'assurance que Dieu a sauvegardé sa Parole intacte et complètement intégrale à travers les siècles, et continuera à faire ainsi dans les temps à venir. Dieu, n'étant pas l'auteur de la confusion (1 Corinthiens 14:33), nous a préservé par sa divine providence, une seule Bible inspirée pour le peuple Français qui est l'Autorité Suprême de notre foi. Ce ne fut jamais son intention qu'un croyant choisisse pour lui-même la Bible qui lui convient, tout comme il ne peut choisir de lui-même d'être sauvé. Et si la préservation des élus dépend de la Souveraineté de Dieu, nous pouvons être assuré qu'il préserve aussi sa Bible élue ; car si Dieu ne pourrait sauver sa Parole, comment pourrions-nous être assuré de notre salut. Le Seigneur n'a aucun besoin des tactiques de l'érudition moderne pour préserver la seule Bible Authentique qu'il nous a désigné, et qui fut scellé par le sang de millions de chrétiens à travers l'histoire. Ainsi disait, John Burgon, grand défenseur de la Bible Authentique, contre les théories erronées de la Critique Textuelle de Westcott et Hort :

"Il existe aucune raison pour prétendre que l'Agent Divin, qui premièrement donna à l'humanité la Parole de la vérité, abdiqua immédiatement après sa responsabilité, cessa de s'occuper de son oeuvre, et abandonna ces écrits précieux à un destin incertain... À travers les siècles, les écrits sacrés devaient être sous le soin particulier de Dieu. Sous sa directive, l'Église qui les gardait soigneusement, a sût reconnaître quelles copies furent des textes fabriqués, et quelles représentèrent le texte intégral transmis de génération en génération" (Bible Version Manual, par : Donald T. Clarke).

Lorsque l'intégrité et l'intégralité de la pure Parole de Dieu est menacé, aucun vrai chrétien ne peut rester indifférent à cet égard. Demeurer tiède lorsque l'ennemi cherche à fragmenter la fondation de notre foi est contribuer à son plan insidieux.

L'indifférence dans la foi est sûrement une des caractéristiques des plus dégoûtante. Le fait qu'elle n'est point tolérée par le Seigneur Jésus : "Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche" (Apocalypse 3:16), doit nous préoccuper tous. A.R. Kayayan, directeur de "Perspectives Réformées", signale cette indifférence Laodicienne de nos églises françaises, en nous disant* : "Entre Laodicée et les Églises modernes, les parallèles sont nombreux et frappants. La majorité de celles-ci, même lorsqu'elles sont conservatrices, baignent dans les eaux tièdes de leur affligeante médiocrité. Elles s'accommodent à leur tour de la culture et de la philosophie ambiante et, à leurs yeux, la synthèse avec cette culture et cette philosophie n'est plus un scandale. La grande hérésie de la modernité est devenue le dogme intangible de nombreuses Églises à la Laodicée de notre temps. Pour s'en défaire, il faudrait encore des hommes de la trempe des Martin Luther et Jean Calvin".

C'est ma prière que ce livre puisse vous faire apprécier d'avantage la seule Bible Authentique approuvée de Dieu pour les chrétiens francophones : la Bible d'Olivetan de 1535, la Bible Martin de 1707 dont l'édition de 1855 est encore disponible, et la Bible Ostervald de 1744 dont la nouvelle édition de 1996 vient d'apparaître. Ces trois versions sont une seule et même Bible, dont l'initiative de cette oeuvre nous vient du Synode des Églises Vaudoises dans sa session du 12 Octobre 1532, dans la ville de Chamforans au coeur de la vallée d'Angrogne.

Jean leDuc
Hull, Québec, Juillet 1998

* Le Dieu Invincible, par : A.R. Kayayan.


Table des Matières

Chapitre 1

La Confusion des Versions : Quelle Bible ?

Versions populaires et leur Texte Grec ; la Bible de Segond ; la Bible Darby ; la Bible TOB ; la Bible en Français Courant ; la Bible de Jérusalem ; la Traduction du Monde Nouveau ; le Texte de Nestlé ; le Texte de Aland ; le Texte Éclectique ; les Manuscrits de la Critique Textuelle ; le Codex Vaticanus ; le Codex Sinaiticus ; Origène Adamantius ; le Codex Alexandrinus.

Chapitre 2

La Grande Apostasie : le viol de la Parole de Dieu.

L'histoire se répète ; l'apostasie de Westcott et Hort ; F.F. Bruce ; A. Lamorte ; Alfred Kuen ; Frédéric Godet ; J.M. Nicole ; René Pache ; D.A. Carson et SEMBEQ.

Chapitre 3

Texte Hébreu et Grec de la Bible Authentique.

Le Jéhojakimisme ; le Texte Massorétique Hébreu ; le Texte Reçu Grec ; Érasme de Rotterdam ; Robert Étienne ; Théodore de Bèze ; les frères Elzévir ; la Bible Authentique ; la Bible d'Olivetan ; la Bible de l'Épée ; la Bible Martin ; la Bible Ostervald.

Chapitre 4

Fondamentalement il existe seulement que deux différentes Bibles.

L'apostasie de l'Église primitive prépara le chemin pour la corruption des manuscrits ; la fausse connaissance exalté au-dessus des Écritures ; Spiritualiser les Écritures pour les annuler ; Substituer la philosophie pour l'Écriture ; Toutes les Bibles proviennent fondamentalement de deux seules sources ; Paul se prépare à préserver la vérité contre l'Apostasie à venir ; Début de la corruption des manuscrits de la Bible.

Chapitre 5

La Bible adoptée par Constantin et la pure Bible des Vaudois.

Les Églises de Judée communiquent les purs manuscrits de la Bible aux chrétiens de l'Ouest ; le Christianisme Grec primitif : Quelle Bible ?; le Christianisme Syrien primitif : Quelle Bible ?; l'Angleterre primitif : Quelle Bible ?; la France primitive : Quelle Bible ?; les Vaudois du nord de l'Italie : Quelle Bible ?; les anciens documents des Vaudois ; les Bibles Vaudoises ; Comment la Bible de Constantin fut rejetée.

Chapitre 6

Les Réformateurs rejettent la Bible de la Papauté.

L'Origénisme de Jérôme ; la Vulgate de Jérôme ; la Vulgate Latine de Wycliffe ; Lefèvre d'Étaples détrône la Vulgate ; Nécessité des Réformateurs de rejeter la Vulgate de Jérôme ; Érasme restaure le Texte Reçu ; le génie de Tyndale utilisé pour traduire Érasme en Anglais ; le génie d'Olivetan utilisé pour traduire Érasme en Français.

Chapitre 7

La Bible des Jésuites.

La Contre-Réforme : établissement du Concile de Trente (1545-1563) et du règne des Jésuites contre la Réforme et l'autorité de la Bible Authentique ; la Bible anglaise des Jésuites ; le grand soulèvement contre la Bible des Jésuites ; la Bible française des Jésuites ; Historique de la Bible de Saçy.

Chapitre 8

Naissance de la Bible King-James d'entre les conflits sur la Version Jésuite.

Origine de la Version King-James ; l'érudition supérieure des Réformateurs ; Alexandrinus, Vaticanus et Sinaiticus ; les traducteurs de 1611 avaient tout le matériel nécessaire ; planification de l'oeuvre des traducteurs de la King-James ; les Géants de l'érudition.

Chapitre 9

La Bible Authentique subie trois cent années d'attaques.

Griesbach et Mohler ; Wetstein, Matthaei et Scholz ; Lachmann, Tischendorf et Tregelles ; la lumière éteinte de Westcott et Hort ; Scrivener, Burgon et Miller.

Chapitre 10

Inspiration et Préservation des Saintes-Écritures.

Parallèles de l'Inspiration ; l'Inspiration verbale ; l'Inspiration plénière ; l'Inspiration perpétuelle ou permanente ; la rédaction des Originaux ; la Préservation Providentielle.

Chapitre 11

Comparaison des Versions.

Un total de 169 versets du Nouveau Testament de la Bible Ostervald comparés à celui de la Bible Segond, Nouvelle Édition de Genève, 1979.

Chapitre 12

Bibliographie

Chapitre 13

Exposé :

Rapport du pasteur Wilson Ewin sur le Nouveau Testament "Bonne Nouvelle Aujourd'hui de la Bible en Français Courant.

Chapitre 14

LA CONFESSION DE FOI de L'Association des Églises Baptistes Évangéliques au Québec :

Examinée sous la loupe des Saintes Écritures, par Alexandre Grondin.


Chapitre 1

La Confusion des Versions : Quelle Bible ?

La Bible seule est l'autorité suprême sur toute question de foi et de pratique. Ceci est reconnu par toutes les Églises Protestantes, Évangéliques, Dissidentes et Marginales. Mais de quelle Bible s'agit-il ? Rien de plus triste en effet, que d'entrer dans une assemblée et voir qu'on y utilise deux ou trois différentes versions de la Bible. On a beau porter attention à la prédication, mais il devient souvent pénible si non impossible de suivre le prédicateur avec des Bibles dont le texte ne se ressemble point. Pourtant, aucune Église ne cherche à rectifier la situation. On ne trouve nul part dans leurs Chartes Doctrinales ou leurs Confessions de Foi, de stipulations précises sur quelle Bible est authentique, ou quelle est la plus fidèle. Cette situation déplorable renverse l'autorité de la Bible pour la remettre entre les mains des érudits comme les Théologiens, les Pasteurs, ou les savants de la Critique Textuelle.

Lorsqu'un chrétien compare sa Bible avec une autre et y voit certaines différences, il demandera à son pasteur la raison de ceci. Celui-ci lui racontera le conte de fées populaire, conçue pour endormir les indolents : "Ces mots ou versets ne sont pas contenu dans les meilleurs et plus anciens manuscrits. Les variantes entre les différentes versions sont insignifiantes et n'affectent aucune doctrine essentielles". Ceci est la pratique courante parmi les adhérents du modernisme. Par de telles déclarations, un pasteur se fait l'autorité finale sur la Parole de Dieu, s'élevant au-dessus du commun des fidèles en valorisant son érudition académique. Mais ce qui est plus important, est qu'il fait de Dieu un menteur et un incompétent qui est incapable de préserver intégralement sa Parole, et qui doit se plier aux caprices de gens intellectuels bornés qui s'érigent en maître sur elle. Pour maintenir leur autorité, les adeptes du modernisme doivent semer l'indifférence face à la multitude de versions qui existent.

Je cite à l'appui un article du pasteur Jean Flahaut, contenu dans un périodique de "l'Association des Églises Baptistes Évangéliques au Canada" (Le Phare, Mars 1976) ; et qui s'intitule :

"Toutes les Bibles sont-elles bonnes ?" :

"J'ai déjà eu l'occasion de démontrer l'importance de la Bible. Mais que dire des différentes traductions de la Bible ?" En effet, quand vous regardez la première page d'une Bible, vous trouverez cette inscription : traduction d'après le texte hébreu (Ancien Testament) et d'après le texte grec (Nouveau Testament). Il faut d'abord reconnaître que la plupart des traductions françaises sont assez bonnes malgré que souvent il est difficile de rendre les pensées abstraites. Mais allez-vous me dire, y a-t-il une traduction qui est plus recommandable ? Les traductions protestantes étaient considérées par le R.P. St. Pierre en 1962 comme "imparfaites, trompeuses, dangereuses, etc". Aujourd'hui la plupart des théologiens catholiques acceptent qu'elles sont aussi bonnes que les catholiques. En français, il y a beaucoup de traductions. Les évangéliques utilisent généralement la traduction de Louis Segond. Chez les catholiques de langues françaises nous trouvons la Bible de Jérusalem, celle du Cardinal Liénart, celle des Moines de Maredsous, celle du Chanoine Crampon et bien d'autres. Enfin il y a aussi la T.O.B. ou bible oecuménique. La Bible de Louis Segond est nettement la plus avantageuse. C'est celle qui se vend le meilleur marché, enfin elle a un système de références qui est très utile quand une personne veut faire une étude approfondie. Si vous tenez absolument à acheter une traduction catholique, celle du Chanoine Crampon demeure nettement la meilleure pour la qualité que pour le prix. Par contre, j'ai certaines réserves à faire pour plusieurs traductions comme la Bible de Jérusalem, celle du Cardinal Liénart et surtout la T.O.B... En conclusion, si vous le pouvez, procurez-vous une Bible Segond ou Crampon. Mais de toute façon, lisez la Bible car elle seule vous montrera le moyen d'être sûr de votre salut (1 Jean 5:13)".

L'instabilité du choix d'une Bible dans cet article représente très bien "la tiédeur de l'Église de Laodicée" : "Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche" (Apocalypse 3:16). Certains éléments essentiels sont à remarquer dans cet article.

Premièrement, il ne spécifie point quel sont les Textes Originaux Hébreu et Grec.

Deuxièmement, le choix d'une Bible est basé sur la traduction de son texte et non sur son intégrité et son intégralité. Or un texte fautif peut avoir une très bonne traduction dans un langage courant et fluent, mais il demeure quand même faux et porte à l'erreur. Un mensonge enveloppé de satin et de velours demeure un mensonge.

Troisièmement, cet article conduit à une association entre fidèles et infidèles, entre chrétiens et catholiques, ce qui est condamné par la Parole de Dieu : "Ne vous mettez pas sous un même joug avec les infidèles ; car qu'y a-t-il de commun entre la justice et l'iniquité ? et quelle union y a-t-il entre la lumière et les ténèbres ?... Et quel rapport entre le temple de Dieu et les idoles" (2 Corinthiens 6:14-16).

Quatrièmement, les Bibles Martin et Ostervald ne sont même pas mentionné dans cet article. Mais ceci n'est pas surprenant, car le modernisme libéral n'a aucune considération pour la Bible des Réformateurs français, des Huguenots, et des chrétiens fidèles de nos jours ; car son texte intègre et intégral s'oppose à celui des Bibles modernes comme celles de Segond et Crampon.

Un article intéressant parût dans le journal "Le Droit", le 24 Février, 1990 : "La Bible, best-seller incontesté au palmarès de la littérature mondiale, est traduite à ce jour, en partie ou dans sa totalité, en 1,928 langues, 21 traductions étant venues s'ajouter aux précédentes en 1989, selon un rapport récemment publié par l'Alliance Biblique Universelle... En théorie, ce sont ainsi 80% de la population mondiale qui ont désormais accès à la Bible dans une langue qu'ils peuvent parler ou comprendre, selon l'A.B.U.".

Nous pourrions applaudir une telle entreprise, mais malgré les efforts vaillants de certains traducteurs, dont quelques-uns y ont laissé leur vie ; il en advient que leurs traductions sont basées, dans le Nouveau Testament, sur les textes Grec les plus défectueux et les plus pollués, à savoir : le Codex Vaticanus, le Codex Sinaiticus, et le Codex Alexandrinus ; qu'on prétend être les meilleurs à cause qu'ils sont considéré les plus anciens. Je reviendrai plus tard sur cette logique subtile et subversive.

Malgré cette abondance, très peu sont conscient que les Bibles ne sont pas tous pareilles, quoique certains persistent à prétendre le contraire. Qu'il existe des différences majeures entre les différentes Bibles est indéniable. Je cite comme exemple le verset de Luc 4:4 :

"Jésus lui répondit : L'homme ne vivra pas de pain seulement".

Ce verset apparaît ainsi dans les Bibles Protestantes de Segond et Synodale, dans les Bibles Oecuméniques de T.O.B. et la Bible en Français Courant, dans la Traduction du Monde Nouveau des Témoins de Jéhovah, ainsi que dans les Bibles Catholiques de Jérusalem, de Maredsous, de Crampon, etc...

"Et Jésus lui répondit en disant : Il est écrit que l'homme ne vivra pas seulement de pain, mais de toute Parole de Dieu".

Cette lecture se trouve dans la Bible Martin et la Bible Ostervald des Réformateurs français, ainsi que dans la nouvelle Bible de l'Épée, édition de l'an 2000 et 2003. Les mots soulignés manquent dans les Bibles modernes basées sur les textes défectueux de la Critique Textuelle Néologique. Ainsi, avec la Bible Authentique, ont se nourri "de toute Parole de Dieu", et non d'un repas incomplet comme nous offrent les Bibles modernes dénaturées que nous venons de voir.

Cette multiplication de Bibles modernes n'est pas sans problèmes. Ainsi nous dit Bruce Pringle (The Word of God in English) : "Le résultat est un mélange confus de Bibles qui portent à la désorientation sur qu'elle Bible est l'Autorité finale. Une des question dès plus importantes dont fait face le chrétien d'aujourd'hui est celle-ci : Dieu est-il l'Auteur d'une seule Bible dans la langue française, ou a-t-il autorisé une multitude de versions pour devenir l'Auteur de la confusion ? Puisque tellement dépend de la réponse à cette question, il est important que nous soyons conscient du fond de cette histoire ; car plusieurs fausses doctrines ont déjà pénétré dans les églises et institutions d'enseignements chrétien. Depuis un certain temps, la grande majorité des chrétiens furent dirigé à croire que les nouvelles version de la Bible qui inondent le marché, sont simplement des révisions qui modernisent la Parole de Dieu dans un langage plus courant, pour qu'elle soit mieux comprise. Nous sommes dit que ces version modernes sont tous basées sur les Textes Originaux, et que les modifications apparemment mineures qui furent faites dans le texte, sont dans l'intérêt d'une présentation plus précise basée sur les plus anciennes autorités, et sur de nouvelles évidences qui constituent un meilleur produit que les Réformateurs possédaient. Si tel serait le cas, ce livre ne serait pas nécessaire. Toutefois, rien n'est plus loin de la vérité, car les changements doctrinaux contenus dans les nouvelles version sont loin d'être mineurs, ni sont-ils basés sur de saines évidences scripturaires".

Quoique n'ayant prit aucune position finale sur qu'elle Bible est l'Autorité Suprême, le pasteur Kayayan (Croire pour Comprendre) nous donne néanmoins une mise en garde sur la prolifération des Bibles modernes :

"J'aimerais ouvrir une parenthèse concernant les versions de la Bible, plus particulièrement sur certaines versions récentes. En effet, depuis peu, le marché est inondé de traduction, de versions, de paraphrases, de Bibles annotées, de Bibles illustrées et d'autres séduisants imprimés qui, loin à mon avis la confusion qui règne actuellement au sujet de la Bible... J'avoue que je m'inquiète de cette prolifération de Bibles, qui me rappellent les valises à double-fond des fraudeurs passant par les douanes  ! Je n'insisterai pas longuement sur l'inutilité des paraphrases dites vivantes ou modernes de la Bible. Rien de plus dangereux pour la Parole de Dieu que celles-ci. Des versions modernes dans toutes les langues, comportent des notes théologiques et dogmatiques propres à obscurcir le sens de la Bible et à égarer le lecteur. J'en connais une qui vient d'être traduite de l'anglais en français (la Bible Scofield), et qui remporte un effarant succes de librairie. Je dirai à son sujet que ses notes marginales ne sont rien de moins qu'une cinquième colonne théologique introduite dans la Bible et capable de désintégrer tout l'Évangile... Je ne saurai mettre assez en garde mes lecteurs contre les abus des versions truquées et des paraphrases ingénieuses qui altèrent totalement les sens de la Bible sous prétexte d'en rendre l'interprétation aisée et la lecture moins rebutante".

Ainsi, malgré toutes les différentes Bibles qui existent, nous avons en réalité que deux seules Bibles : celle qui est Authentique dont le Nouveau Testament est basé sur le texte grec des Réformateurs, communément appelé "le Texte Reçu", "Texte Majoritaire" ou "Texte Byzantin" ; et celle dont le Nouveau Testament est basé sur le texte grec des deux plus grands apostasiés de la Critique Textuelle, Brooke Foss Westcott et John Antony Hort, communément appelé "le Texte Minoritaire" ou "Texte Néologique". Ce texte frauduleux de Westcott et Hort qui est devenu la base de toute les Bibles modernes est le même que "le Texte de Nestlé" et "le Texte de Aland". Ces choses furent prévues d'avance par le Dr. James Orr (The Bible under trail, 1900) : "Le jour vient où nous serons en présence de deux Bibles : la Bible du fidèle et la Bible du savant. Il serait facile de multiplier les citations à ce propos, mais ceci est présentement suffisant pour montrer la gravité de cas qui confronte l'Église".

Versions populaires et leur Texte Grec

Tout croyant est en droit d'avoir une version fidèle de la Bible Authentique, basée sur les Textes Originaux compilés dans le Texte Massorétique Hébreu et dans le Texte Reçu Grec. Mais dû à l'influence du modernisme, le chrétien français va choisir la version qui convient à ses besoins, ou va opter pour la version utilisée dans son église sans question demandé. Ne réalisant pas que le modernisme encourage des versions tendancieuses et défectueuses, le chrétien non-informé fera son choix de celles-ci :

Les Bibles dites Protestantes :

La Bible de Segond :

Cette version est assurément celle qui est la plus populaire. Daniel Lortsh, dans son "Histoire de la Bible française", mise à jour par J.M. Nicole qui n'a regrettablement pas inclue la section la plus importante de l'original, nous dit : "De toutes nos versions protestantes, a écrit M. le pasteur Koenig, Segond reste encore le chef, malgré de nombreuse, de trop nombreuses faiblesses de traductions et surtout des amollissements du texte. Quelques réserves que l'on ait à faire sur cette version, qui a certainement une tendance à affaiblir l'original, et à laquelle manque la saveur du langage des vieilles versions, on doit reconnaître qu'elle a ouvert une ère nouvelle dans l'histoire des versions françaises". Un fait intéressant apporté par M. Lortsh, nous indique que la Bible Catholique de l'abbé Crampon, est la même que celle de Segond : "Segond a été beaucoup utilisé et même reproduit par l'abbé Crampon". Louis Segond acheva sa traduction de l'Ancien Testament Hébreu en 1874 et celle du Nouveau Testament Grec en 1880. Puis son texte fut entièrement revu en 1910 par une commission d'experts. Mais quel fut le Texte Grec employé par Segond dans sa traduction du Nouveau Testament ? Daniel Lortsch nous dit que le Nouveau Testament d'Arnaud, un ennemi du Texte Reçu Grec, est celui qui fut ajouté avec l'Ancien Testament de Segond dans sa Bible qui parue précisément en 1880 : "Arnaud rompit en même temps que Rilliet avec le Texte Reçu... Rilliet traduisit sur le texte du Vaticanus... La traduction d'Arnaud fut réimprimée en 1880 avec l'Ancien Testament de Segond. Arnaud, dit M. Stapfer, fut le premier en France, à secouer le joug d'Ostervald". Il n'y a donc plus aucun doute en ce qui concerne l'identité du Texte Grec qui est à la base du Nouveau Testament de Segond : le texte du Vaticanus, hostile au Texte Reçu des Réformateurs, et traduit en français dans le but de renverser la Bible Ostervald. En 1881, lors du Comité de Révision en Angleterre, l'université d'Oxford adopta la Bible Segond pour la distribuer. Cette université fut à la base du mouvement du Tractarianisme qui, sous la direction du Cardinal Newman, préconisait un rapprochement avec le catholicisme romain. Dans le but d'unir l'Église Anglicane à l'Église Catholique Romaine, Newman devait enlever "la pierre angulaire" des chrétiens protestants, c'est-à-dire la Bible des Réformateurs basée sur le Texte Reçu Grec que Rome déteste et a en aversion, tout simplement parce que cette Bible était devenue pour eux "une pierre d'achoppement et un rocher de scandale" (1 Pierre 2:6-8). Sous la directive des Jésuites, Newman organisa un Comité de Révision (1875-1881) qui oeuvrait dans le plus grand secret afin de créer une nouvelle Bible qui remplacerait la célèbre King-James anglaise, qu'ils prétendirent de réviser, ainsi que celle des Réformateurs français qu'ils avaient hérité des Vaudois. Ceci fut ainsi, car la King-James et l'Ostervald ont un même texte à leur base ; il était donc nécessaire pour ce Comité sinueux de supplanter ces versions fidèles. La "Revised Standar Version" devint la Bible courante parmi les anglais, et celle de "Segond" devint la version adoptée par les français. Ce fut un coup de maître digne des plus grands illusionnistes. Le plan du Vatican réussit à merveille, il fit remplacer la Parole de Dieu par des versions adultérées et sema ainsi la confusion dans l'esprit des chrétiens authentiques.

La Bible Darby :

Cette version se vante dans sa Préface d'avoir abandonné le Texte Reçu des Réformateurs dès sa première édition du Nouveau Testament, publié en 1859, et plus complètement dans celles de 1872, 1875, 1878, ainsi que dans l'édition actuelle. Elle affirme que son Nouveau Testament est basé sur "la découverte de nombreux manuscrits, dont plusieurs fort anciens" ; et elle se moque "des personnes qui craignaient que la foi ne fût ébranlée" par sa traîtrise, accusant même subtilement les Réformateurs "d'incurie et de présomption". Les manuscrits les plus anciens, dont elle parle dans sa Préface, correspondent principalement au Codex Sinaiticus découvert par A.F.C. Tishendorf dans les ordures du Couvent de Sainte-Catherine au Mont Sinaï entre 1844 et 1859, correspondant précisément à la date que les traducteurs de la Darby ont abandonné le Texte Reçu pour se prostituer à des manuscrits défectueux et corrompus.

Les Bibles Oecuméniques :

La Bible T.O.B. :

Celle-ci affirme dans sa "Présentation" être le projet d'une collaboration oecuménique entre les sociétés bibliques Protestantes et Catholique. Ce projet, il nous est dit, est supporté par les décrets du dernier Concile du Vatican, où il est aussi mentionné que le Texte Grec de son Nouveau Testament est celui de "Nestlé et Aland", c'est-à-dire le Texte Minoritaire de Westcott et Hort qu'ils compilèrent à partir du Codex Vaticanus et le Codex Sinaiticus.

La Bible en Français Courant :

Cette version a été présentée aux diverses autorités religieuses de France dans une cérémonie solennelle en Décembre 1982. Son Nouveau Testament "Bonne Nouvelle" a vu le jour en 1971, et reçu son approbation du Cardinal Richard Cushing, Archevêque de Boston. Aucune Bible n'est plus dangereuse. Le pasteur, Wilson Ewin, anciennement de l'Église Baptiste de Lennoxville au Québec, a ceci à nous dire à propos du Nouveau Testament "Bonne Nouvelle" de la Bible en Français Courant : "Le Nouveau Testament "Bonne Nouvelle" est un acte de rébellion contre la vérité de la Parole de Dieu. Au lieu d'une traduction "d'après le texte grec", comme prétendent ses rédacteurs, le livre ignore le texte grec d'une manière flagrante et audacieuse. La prétention que ce Nouveau Testament a été fait à partir du texte original grec est un mensonge monstrueux  ! Bonne Nouvelle Aujourd'hui est plutôt une fabrication d'hommes qui ont abandonné l'amour de la vérité. Ils ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et ce fait indique le vrai rédacteur qui dirige leurs coeurs : voir Jean 8:44".

Les Bibles Catholiques :

La Bible de Jérusalem :

Cette version suit le travail de la Critique Textuelle dans son Nouveau Testament. Dans son "Avertissement", il est écrit : "Les traductions ont été faites sur les Textes Originaux, établis par un travail critique. Pour le détail de la critique textuelle, on se reportera à l'édition en volumes séparés. Dans celle-ci, on s'est contenté de signaler en notes les variantes les plus importantes, spécialement lorsque la traduction... s'éloigne notablement du texte reçu". Quoique la Vulgate Latine de Jérôme est la Bible officielle de l'Église Catholique, les versions qu'elle a produite dont le Nouveau Testament provient d'un texte grec, sont tous basées sur le Texte Minoritaire de Westcott et Hort, de Nestlé, et de Kurt Aland. Rome n'a aucune objection à ceci, car le Texte Minoritaire ou Texte Néologique a pour base le Codex Vaticanus tout comme la Vulgate de Jérôme.

La Bible des Témoins de Jéhovah :

Traduction du Monde Nouveau :

La majorité diront : "Voici une Bible dont nous savons que le texte fut altéré et dont nous ne pouvons avoir aucune confiance". Toutefois, J.M. Nicole (Précis d'Histoire de l'Église), grandement estimé au sein du Protestantisme, affirme le contraire : "Dans l'ensemble, la traduction est très littérale. Il semble qu'on ait pu dresser une liste de 64 passages où cette version était plus fidèle à l'original que n'importe quelle autre". Valoriser une telle version est le comble de la folie. Les Témoins obtiennent leur appui de cette Bible pour rejeter la divinité de Jésus-Christ. Mais ce qui n'est point connu de la majorité des chrétiens, est que cette Bible est basée sur les mêmes textes que les versions les plus populaires, comme la Segond et les Bibles Catholiques. Ce qui suit est tiré de la Préface de leur traduction anglaise : "Le texte grec que nous avons utilisé comme base de notre "Traduction du Monde Nouveau" est le texte reconnu de Wescott et Hort (1881), à cause de son excellence. Nous avons aussi pris en considération d'autres textes incluant celui préparé par Nestlé (une révision de W. H.) et celui compilé par le savant Jésuite, Jose Maria ; ainsi que celui de A. Merk, un autre savant Jésuites".

Il n'y a aucun doute que toutes les Bibles modernes sont reliées ensemble par le texte grec qu'elles utilisent comme base de leur traduction du Nouveau Testament, et qui est nommé faussement par les apostasiés, "le Texte Original". Il est vrai que ce texte de la Critique Textuelle est l'original de leurs traductions ; mais il n'est sûrement pas le Texte Original des Apôtres qui nous fut préservé, comme ils laissent entendre subtilement. Ce texte corrompu est celui du Comité de Révision de 1881, compilé par Westcott et Hort. Il subi lui-même quelques révisions ou plutôt recensions :

Le Texte de Nestlé :

Ce texte du professeur Eberhard Nestlé fut publié en 1898. Sa "Préface" nous dit : "Ce texte est le résultat de la collation de trois des principales recensions du Nouveau Testament Grec qui apparurent vers la fin du 19ième siècle :

1) celle de Tischendorf, "Editio Octava" 1869-72 ;
2) celle de Westcott et Hort, 1881 ;
3) celle de Bernard Weiss, 1894-1900".

Le Texte de Aland :

Ce texte de Kurt Aland, Matthew Black, Carlo M. Martini, Bruce Metzger et Allen Wikgreen, est un texte international et inter-dénominationnel selon sa "Préface" qui nous dit en plus : "Le Comité a fait son travail... sur la base de l'édition du Nouveau Testament Grec de Westcott et Hort. Une comparaison fut faite avec le texte d'autres éditions, incluant celle de Nestlé...". Les membres de ce Comité montrent leur vrai couleur dans la "Préface" de la deuxième édition (1968) : "Pour la deuxième édition et toutes celles qui vont suivre, le comité fut élargie par l'addition de Carlo M. Martini de l'Institue Biblique Pontificale de Rome". Il n'y a aucun doute que ce Comité s'est prostitué aux principes insidieux du Catholicisme pour produire des Bibles polluées.

Le Texte Éclectique :

Selon Cecil J. Carter (The Thinking, Theories, and Theology of Drs. Westcott and Hort) : "Les théories de Westcott et Hort étant discrédité de plus en plus, les Sociétés Bibliques cherchent à s'en dissocier dans un effort frénétique, en adoptant une nouvelle méthode de Critique Textuelle, la méthode du Texte Éclectique. Mais les Commissions de Traducteurs modernes, ne peuvent échapper au fléau de l'influence de Westcott et Hort et se lamentent sous le poids de l'admiration de Hort pour deux manuscrits étranges et suspects, le Vaticanus et le Sinaiticus. Ainsi est apparu ce qui semble être un nouveau texte grec, le Texte Éclectique. Le Dictionnaire Larousse nous donne ces définitions : "Éclectique- Qui adopte ce qui lui paraît bon dans un ensemble d'idées, d'opinions ; Éclectisme- Méthode utilisée par certains philosophes qui choisirent dans différents systèmes ce qui leur paraît le meilleur pour en faire un nouveau système". Il est important de remarquer que cette méthode est centré sur le choix de l'homme et non sur la direction du Saint-Esprit. Cette méthode est celle qui fut employé par le serpent dans le Jardin d'Éden : "Dieu a-t-il réellement dit ?" (Genèse 3:1). Wilbur N. Pickering (The Identity of the New Testament Text) nous dit comment fonctionne cette méthode diabolique vénérée par les apostasiés de la Critique Textuelle qui prétendent restaurer la Parole de Dieu : "Le traducteur suit deux règles :

1) Il choisi la lecture qui, selon lui, s'accorde avec le contexte
2) Il choisi la lecture qui explique l'origine des autres lectures...

En plus de ces règles, il utilise ces deux principes : les Probabilités Intrinsèques et les probabilités de Transcriptions de Hort. L'Éclectisme surgit de la théorie de la Critique Textuelle de Westcott et Hort. Dans son faux raisonnement, cette méthode ignore les plus que 5,000 manuscrits qui existent, sans mentionner les écrits des Pères et les évidences contenues dans les anciennes versions". La méthode Éclectique du "libre choix" des lectures contenues dans les plus anciens manuscrits compilés dans le Texte Grec de Westcott et Hort, et utilisé par Nestlé et Aland ; est un élément dangereux qui ouvre les portes à la prolifération de textes grecs modernes, ajoutant au problème déjà existant de la multiplication de versions qui affirment tous représenter les Textes Originaux.

Les Manuscrits de la Critique Textuelle Néologique :

Plus de 6,000 manuscrits grecs du Nouveau Testament existent en entier ou en morceaux, sans conter les 8,000 que nous avons en Latin. Les apostasiés prétendent que "les meilleurs et les plus valables remontent vers l'an 350 environ" (The Book and the Parchments, par : F.F. Bruce), les deux plus importants pour eux étant : le Codex Vaticanus, qui forme le principal trésor de la Bibliothèque du Vatican à Rome, et le fameux Codex Sinaiticus qui est maintenant l'ornement principal du British Museum. Nous retrouvons aussi à ce même Musée, le Codex Alexandrinus, dont l'influence joue un rôle aussi important que les deux premiers. Ceux-ci représentent seulement que 5% de tous les manuscrits qui existent, d'où nous avons le nom de Texte Minoritaire pour le texte grec qui fut compilé d'eux. Défectueux et corrompus, ils furent rejeté d'Érasme de Rotterdam, des Réformateurs, et des traducteurs de la King-James. Écrits en Grec sur des parchemins en peau de mouton, d'âne ou de chèvre, ces Codex (ou livres) sont en lettres onciales (capitales).

Le Codex Vaticanus :

Ce Codex consiste de 759 pages de 10" x 10"1/2, chacune contenant trois colonnes d'environ 41 lignes chaque. Les hypocrites et menteurs du modernisme prétendent qu'il contient la Bible complète, mais la vérité est autrement. Plusieurs sections y manquent : presque toute la Genèse de 1:1 à 45:28 ; Psaumes 106 à 138 ; certaines parties de 1 Samuel, 1 Rois et Néhémie ; Matthieu 16:2-3 ; Marc 16:9-20 où est contenu un espace libre qui indique que ces versets furent enlevés ; Romains 16:24 ; les épîtres au complet de 1 et 2 Timothée ainsi que celle de Tite ; Hébreux 9:15 à 13:25 ; et tout l'Apocalypse. Dans les Évangiles, le Vaticanus ou Codex "B", enlève des mots et des passages en entier environ 1,491 fois. Sur chacune de ses pages il porte les traces de négligences de transcription. Ce Codex dénaturé diffère du Texte Reçu dans les particularités suivantes : Il omet environ 2,877 mots ; ajoute 536 mots ; substitue 935 mots ; transpose 2,098 mots ; et modifie 1,132 mots ; pour un total de 7,578 divergences verbales (True or False, par : David Otis Fuller). Ce texte, convenablement disséqué, est celui que les érudits comme Westcott et Hort, Tregelles, Tichendorf et Lachman ; ainsi que leurs pantins comme F.F. Bruce, D.A. Carson, René Pache et André Lamorte ; nomment comme étant "le meilleur texte", "le texte le plus parfaitement préservé", "un texte remarquablement pur" (The Word of God in English, par : Bruce Pringle). Nous savons de Bruce Pringle "qu'en 1669, une collation de ce manuscrit, qui se trouvait à Rome, fut faite par Bartolocci, mais ne fut pas publié avant 1819. Napoléon amena ce manuscrit à Paris comme prix de sa victoire, où il demeura jusqu'en 1815 avant d'être retourné à la librairie du Vatican. Après son retour à Rome, nous n'entendons plus parler de ce manuscrit avant 1845, lorsque le Dr. Tregelles, armé d'une lettre du Cardinal Wiseman, se rendit à Rome avec l'intention d'examiner ce Codex obscur. Il réussit à le voir après plusieurs problèmes suspects. Deux prélats furent désigné pour le surveiller. Ils ne lui permirent point d'ouvrir le livre avant d'avoir fouillé ses poches, et lui enlever l'encre et le papier qu'il avait pour prendre des notes. Toute étude prolongée sur certains passages lui fut interdit, et ils lui enlevèrent le livre lorsqu'il portait trop attention à certains textes. En 1867, Constantin Tischendorf, entreprit une étude de ce même Codex avec la permission du Cardinal Antonelli. Il avait presque terminé trois Évangiles, lorsque ses efforts de transcriptions furent découverts. Le livre lui fut immédiatement enlevé et son accès interdit. La permission lui fut restaurée par l'intervention du Cardinal Varcellone, mais seulement pour quelques heures. En tout, Tischendorf eut accès à ce manuscrit pour une période de 42 heures, et seulement trois heures à la fois, dans lesquelles il étudia principalement les Évangiles. Malgré cela, il eut l'audace d'affirmer : "J'ai réussi à préparer le Nouveau Testament au complet pour une nouvelle édition entièrement fidèle, afin d'obtenir tous les résultats désirés". Il est peu probable qu'une édition fidèle fut obtenue en si peu de temps, considérant les difficultés qu'un tel texte présente. Il semblerait que l'enthousiasme de Tischendorf surmonta sa raison, comme ce fut le cas dans sa découverte du Codex Sinaiticus. À part de ces observations rapides et superficielles, la majorité des savants Protestants durent se satisfaire avec l'édition Catholique Romaine qui fut imprimée en 1868, ou avec les photos relâchées par le Vatican en 1889".

Le Codes Vaticanus date du 4ième siècle et fut écrit probablement entre 325 et 350. Son texte s'accorde avec celui de Hésychius d'Égypte et est supporté par plusieurs citations d'Origène et de Cyrille d'Alexandrie. Originalement, il faisait partie, avec le Codex Sinaiticus, des 50 Bibles Oecuméniques que l'Empereur Constantin ordonna à Eusèbe de Césarée de préparer pour les églises de Constantinople. Lorsque Constantin, Souverain Pontife des Mystères Chaldéens et adorateur de Mithra, déménagea le siège de son empire à Constantinople en l'an 330, Eusèbe de Césarée fut choisi comme chefs de ses conseillers spirituels. Nommé le Père de l'Histoire Ecclésiastique, Eusèbe fut un ami intime de Pamphile, disciple d'Origène ; et à l'exception de ce dernier, il fut l'écrivain le plus volumineux de l'antiquité. Il hérita de Pamphile la librairie d'Origène et devint en charge de l'école de Césarée fondée par celui-ci. Eusèbe prépara les 50 Bibles ordonnée par Constantin à partir de la 5ième colonne de l'Hexapla d'Origène, c'est-à-dire "la Septante" d'où nous trouvons ici la vrai origine. Jay P. Green (Interlinear Greek-English New Testament) mentionne que "Pamphile et Eusèbe faussèrent des manuscrits de la Parole de Dieu, et les présentèrent comme des copies exactes des Textes Originaux". Nous savons, en effet, que Pamphile et Eusèbe s'unirent pour venger la mémoire du célèbre Origène, responsable d'avoir donner une direction aux forces de l'apostasie. Nous savons aussi que des lectures du Codex Vaticanus furent proposées à Érasme de Rotterdam et qu'il les ignora parce qu'il les considérait comme des falsifications de la Parole de Dieu, et adhéra aux texte des manuscrits Byzantins pour formuler son Texte Reçu Grec ou Texte Majoritaire.

Le Codex Sinaiticus :

Nous retrouvons une des plus grandes abominations du modernisme dans "Le Phare" de Décembre 1976, où il est déclaré : "le Codex Sinaiticus et le Codex Vaticanus sont considérés comme les autorités majeures en matière de textes bibliques et, quand ils concordent, exégètes et éditeurs s'inclinent". Ce périodique Baptiste du Québec reflète très bien la mentalité du Néo-Évangélisme qui empoisonne la Foi des chrétiens francophones de nos jours. Le Codex Sinaiticus fut découvert en partie au mois de Mai 1844, par A.F.C. Tischendorf, dans les ordures destinées à être brûlé du Monastère Sainte-Catherine, situé aux pieds du mont Sinaï. Il y trouva 43 feuilles d'un manuscrit très ancien, les autres fragments avaient déjà été brûlés. Il publia cette fraction de manuscrit sous le titre : Codex Frédéric-Auguste, à l'honneur de son souverain le roi de Saxe. Il retourna au monastère en 1859 et fut remis par le gardien un manuscrit de la Septante qui contenait d'autres parties de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament. Une nouvelle découverte fut faite à ce même monastère en 1976-78 dont nous avons très peu de nouvelles. Le texte du Sinaiticus témoigne de dix tentatives de révisions ou de corrections. Le Dr. Scrivener, un savant biblique compétent, publia en 1864 un document sur la collation de ce Codex avec des notes très intéressantes. Il affirme que cet ancien manuscrit du 4ième siècle "est entièrement couvert d'altérations de nature à corriger le texte, dont la grande partie se rapporte au 6ième et 7ième siècle ; et que celles-ci furent faites par dix différents réviseurs" (True or False, par : David Otis Fuller). De ces faits, nous dit le Dr. Fuller, "nous savons que l'impureté du contenu entier du Codex Sinaiticus fut reconnue par les scribes qui tentèrent de le corriger, et ceci depuis son origine jusqu'à ce qu'il soit rejeté et considéré complètement inutile". Le fait que les moines du monastère de Sainte-Catherine utilisèrent des sections de ce manuscrit pour allumer leur feu, nous indique clairement qu'ils étaient conscient de sa corruption et de son inutilité. Ceci nous indique que Tischendorf s'est fait avoir par ces moines rusés pour la jolie somme de 9,000 roubles, le prix le plus élevé qui ait jamais été payé pour un manuscrit. Ainsi ce vieux proverbes anglais s'avère être vrai : "There's a sucker born every minute". Les adhérents du modernisme, savants, exégètes, pasteurs et éditeurs s'inclinent donc devant une duperie.

Il manque dans le texte de ce Codex corrompu Genèse 23:19-24 ainsi que le chapitre 46 ; Nombres 5:27 et 7:20 ; 1 Chroniques 9:27 et 19:17 ; tout le livre de l'Exode et celui de Josué ; 1 et 2 Samuel ; 1 et 2 Rois ; le livre des Juges ; Ézéchiel, Daniel, Osée, Amos, Michée ; Matthieu 16:2-3 ; Marc 16:9-20 où il contient un espace pour ces versets, tout comme dans le Vaticanus ; Jean 5:4 et 8:1-11 ; Actes 8:37 ; Romains 16:9-20 ; 1 Jean 5:7 ; et une douzaine d'autres versets. Lorsqu'il est comparé au Texte Reçu, nous y trouvons 9,000 altérations. Alexandre Souter (The Text and Canon of the New Testament) nous fait remarquer que le Codex Sinaiticus contient une particularité intéressante, une inscription qui nous indique son origine comme étant la même que celle du Vaticanus : "Reproduit et corrigé selon l'Hexapla d'Origène. Antoine a fait la comparaison et moi Pamphile la correction". Ceci ne laisse aucun doute que ce Codex est une reproduction de la Septante d'Origène. Nous savons en plus, selon Souter, que Jérôme, le traducteur de la Vulgate Latine, avait une copie de ce manuscrit corrompu en sa possession et l'utilisa amplement dans sa traduction pour pervertir le texte de l'ancienne Version Italique ou Vestus Itala.

Origène Adamantius (185-254), nommé simplement Origène, fut un disciple de Clément d'Alexandrie. Bruce Pringle nous fait remarquer que "Clément fonda l'école d'Alexandrie qui institua la propagande des enseignements hérétiques. Il déclara ne vouloir transmettre aucun enseignement chrétien, sans premièrement l'envelopper de préceptes philosophiques. Il enseigna qu'il n'y a aucun ciel, aucun enfer, aucune nouvelle naissance, aucune expiation des péchés par le sang de Christ, et aucune inspiration de la Parole de Dieu. En dépit de la nature de ses enseignements, nos érudits modernes acceptent cette école comme le Centre de l'Éducation Chrétienne". Démétrius, évêque d'Alexandrie, confia la direction de cette école à Origène qui n'avait que 18 ans, mais qui déjà fut considéré génie et philosophe. David Otis Fuller (Which Bible) nous dit : "Lorsqu'il s'agit d'Origène, nous parlons de celui qui a fait plus que tous les autres pour former et donner une direction aux forces de l'apostasie à travers les siècles". Origène est reconnu pour avoir modifié et pollué les textes de la Bible, particulièrement ceux du Nouveau Testament. Il agissait ainsi sous prétexte de rétablir le texte qui, selon lui, aurait contenu des supposées erreurs de transcriptions ; tout comme font les apostasiés de la Critique Textuelle Néologique qui suivent dans ses pas. Origène fut essentiellement l'ennemi le plus dangereux du Christianisme. Il empoisonna la Source de l'eau de vie en altérant, retranchant, et ajoutant dans la Parole de Dieu ce qui lui plaisait. Il sema ainsi la confusion afin d'établir l'autorité du texte de la Septante dont il est l'auteur.

L'oeuvre la plus remarquable d'Origène fut son Hexapla, ou Bible à six colonnes. La première contenait un texte Hébreu qui, selon le Rev. James Townley, D.D. (Townley's Biblical Literature, Vol.1, 1842), aurait inclus la Pentateuque Samaritaine, un texte pollué de l'Ancien Testament qui disparut pour réapparaître au 17ième siècle. La deuxième contenait une translittération grecque de ce texte Hébreu. La troisième fut la version grecque du Juif Ébionite, Aquilla (128). Celui-ci avait été excommunié pour avoir pratiqué la magie et l'astrologie. Il fut admis à l'école du Rabbi Akiba et fit deux versions grecques des Écritures qu'il modifia afin qu'elles soient plus acceptables pour les Ébionites. La quatrième fut la version grecque de Symmachus (160-211), un érudit Samaritain qui devint un Ébionite et un Gnostique. Il fit une traduction grecque des Écritures de l'Ancien et du Nouveau Testament qui fut grandement estimée par les Pères apostoliques, et utilisée dans les communautés Ébionites. Il rejetait les épîtres de Paul, principalement celles qui mentionnent le Salut par la Grâce, et modifia les passages dans l'Ancien Testament qui concernent l'incarnation de Christ comme Dieu manifesté dans la chair. La cinquième fut un texte grec formulé par Origène lui-même nommé "la Septante" qui contenait l'Ancien et le Nouveau Testament. Les apostasiés modernes prétendent que ce fut seulement une copie de la Septante qu'Origène restaura à partir d'un texte qui, selon eux, daterait vers l'an 285 avant Jésus-Christ. Mais il n'existe aucune évidence que ce texte mythologique existait avant l'Hexapla d'Origène, ni aucun manuscrit qui se nomme la Septante avant le 9ième siècle. Il est très bien reconnu aujourd'hui, par le Dr. R.H. Charles (The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament), que la célèbre "lettre d'Aristéas", à laquelle se réfèrent les apostasiés pour attribuer l'origine de la Septante à une date antérieure à l'Hexapla, n'est qu'une forgerie. Il est tout probable qu'elle fut forgée par Origène lui-même et interpolée dans les oeuvres de Philo et de Joséphus. La sixième fut la version grecque de Théodote (140-190). Celui-ci avait renié Christ durant les persécutions, et prétendait n'avoir pas renié Dieu. Tout comme Clément d'Alexandrie, il fut un disciple de Tatien qui avait composé une "Harmonie des Évangiles" qui tordait le sens de la Parole de Dieu, nommé la Diatessaron. Il devint un Marcionite puis finalement un Ébionites. Dans sa traduction, il altéra le texte en ajoutant et retranchant des mots et des passages, afin de le rendre plus conforme aux principes des Ébionites.

Il n'y a aucun doute que l'Hexapla d'Origène est la source même de l'apostasie et de la corruption des Écritures, et la base de toutes les versions modernes qui ne suivent point le Texte Reçu Grec. Origène est tellement vénéré par nos savants, théologiens et pasteurs aveugles, qu'ils conduisent des millions de chrétiens sur le bord de l'abîme. Nous en avons un exemple dans le livre d'un adhérent du modernisme, J.M. Nicole, qui dit dans son "Précis d'Histoire de l'Église" : "Des foules venaient l'entendre (Origène), non seulement parmi les catéchumènes, mais parmi les chrétiens et aussi les païens. Beaucoup se convertissaient (?)... Il a rétabli le texte du Nouveau Testament dans lequel, à son époque, des fautes de copistes s'étaient glissées... Origène a rendu des services incalculables à l'Église de tous les temps". Si un théologien Réformé reconnu pense de cette façon face à un apostasié dangereux, que pouvons-nous nous attendre des simples croyants ?

Le Codex Alexandrinus :

Ce Codex est classé comme un manuscrit d'Alexandrie, ville natale d'Origène. Il est considéré comme étant un manuscrit du 5ième siècle. Il contient 773 feuilles dont chacune est divisée en deux colonnes. Il y manque Genèse 14:14-17 ; 15:1-6 ; 16:6-10 ; Lévitique 6:19-23 ; 1 Samuel 12:17 ; 14:9 ; 1 Rois 3:6 ; Psaumes 69:19 à 79:10 ; Matthieu 1 à 25:6 ; Jean 6:50 à 8:52 ; et 2 Corinthiens 4:13 à 12:6. Ce Codex fut présenté au roi Charles I, par sir Thomas Roe, de la part de Cyril Lucar, patriarche de Constantinople vers 1627. Il repose aujourd'hui dans la librairie du British Museum en Angleterre. Ils existent quelques autres manuscrits de ce genre, mais ceux-ci sont les principaux ; car ils sont considérés par les théologiens libéraux et les adeptes du modernisme, comme "les meilleurs et les plus valables" (Les Documents du Nouveau Testament : peut-on s'y fier ?), quoique ceci est entièrement faux.


Chapitre 2

La Grande Apostasie : Le Viol de la Parole de Dieu

Il est évident que tous ceux qui ont connu et professé la foi chrétienne, ne sont pas tous chrétiens (Romains 9:6 ; 1 Jean 2:19) ; il est aussi évident que tous les livres qui professent être la Bible, ne le sont pas tous (2 Corinthiens 2:17). Or l'apostasie est la révolte contre la foi, l'abandon de "la foi qui a été donné une fois pour toute aux saints" (Jude 3) ; et puisque la foi vient de la Parole de Dieu (Romains 10:17), cela signifie que l'apostasie est l'abandon de la Bible Authentique comme la Parole du témoignage de la vérité (Apocalypse 12:11). Conséquemment, cela signifie aussi qu'un Apostasié est un traître et un lâche qui agit par duplicité et par subterfuge. La Bible elle-même, que les apostasiés cherchent à disséquer et à modifier, témoigne contre eux :

"Car je sais qu'après mon départ, il s'introduira parmi vous des loups ravissants, qui n'épargneront point le troupeau ; et qu'il s'élèvera parmi vous des hommes qui annonceront des doctrines pernicieuses, afin d'attirer les disciples après eux" (Actes 20:29-30). "L'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns se détourneront de la foi, s'attachant à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs, dont la conscience sera cautérisée" (1 Timothée 4:1-2). "Car il viendra un temps où les hommes ne souffriront point la saine doctrine ; mais où, désireux d'entendre des choses agréables, ils s'amasseront des docteurs selon leurs convoitises, et fermeront l'oreille à la vérité, et se tourneront vers des fables" (2 Timothée 4:3-4).

La mutilation du texte de la Parole de Dieu dans les Bibles modernes débuta officiellement en 1881 avec la compilation du texte grec perverti de Westcott et Hort. Ces deux apostasiés présentèrent leur texte tendancieux au Comité de Révision sous gage d'en garder le secret. "Dans l'Église Laodicéenne", nous dit Peter Ruckman (Problem Texts), "le Corps de Christ fait face à des menteurs professionnels. Ils sont payé de l'argent par des chrétiens pour mentir à propos de l'Autorité de la Bible ; et ils vont vous mentir sur ces choses aussi vite qu'un politicien hypocrite... Lorsque Westcott et Hort, les éminents dirigeants de l'autorité textuelle, s'assirent à la table du Comité de Révision pour débuter officiellement l'ère de l'Église Laodicéenne, la première chose qu'ils décidèrent de faire fut de mentir. Ils dirent au public que le but de leur travail était de faire "le moins de changements possible" dans le texte autorisé de la Réforme que nous trouvons dans la King-James (ainsi que la Martin et l'Ostervald). Après avoir menti publiquement, ils procédèrent à leur prochaine étape, et comme n'importe quel bon Conservateur, ils décidèrent de nous passer une fraude sous le nez. Ayant pris des démarches d'érudition scientifiquement saines, ils présentèrent aux dirigeants éduqués des nations, la Version Révisée traduite de leur texte perverti qui contenait 30,000 changements du texte de la Réforme, dont 5,800 se trouvent dans le Nouveau Testament. Ce texte grec satanique employé pour le Nouveau Testament, fut un texte éclectique basé sur les théories insoutenables et insensées, que deux manuscrits Africains contenant les Apocryphes (Vaticanus et Sinaiticus) avaient plus de valeur et d'autorité dans la décision des variantes textuelles, que 500 à 1,500 manuscrits Réceptus d'Antioche de Syrie... Westcott et Hort écrivirent presque vingt pages de vent (leur Préface du Nouveau Testament Grec) pour convaincre des parasites comme eux-mêmes, des insolents qui se surestiment, que la Bible qui fit surgir la Réforme Protestante fut un texte corrompu contenant environ 6,000 erreurs ; et que "le meilleur texte" avait été préservé dans la librairie du Vatican et dans le panier à ordure d'un monastère... Bref, le Texte Grec qu'ils disent être le meilleur, fut formé par des hommes qui ont tordu les évidences documentées dans les anciens manuscrits, papyrus, fragments, lectionnaires et anciennes versions. Ceci est le Texte Grec de toutes les versions modernes. Si votre confiance repose en ce texte, vous êtes des insensés, ainsi que ceux qui vous l'ont recommandé. Vous vous êtes fait duper et vous avez échangé le vrai texte de la Bible pour une idole de l'Église Catholique Romaine qui est devenue le nouveau Pape infaillible de l'autorité textuelle.

L'Histoire se Répète :

"Ce qui a été, c'est ce qui sera ; ce qui c'est fait, c'est ce qui se fera, et il n'y a rien de nouveau sous le soleil" (Ecclésiaste 1:9).

"L'histoire se répète encore une autre fois", nous dit Jay P. Green. "Durant les trois premiers siècles après la sacrifice d'expiation de Christ pour les siens, il eut une explosion de versions qui affirmèrent toutes représenter exactement les Originaux des rédacteurs du Nouveau Testament. Toutefois, outre les traductions, les chrétiens de ce temps avaient un problème que nous n'avons pas encore aujourd'hui : la prolifération actuelle de manuscrits grecs qui se disaient être des copies exactes des Originaux. Comme les magiciens de Pharaon furent permis, pour un certain temps, de simuler les miracles de Moise et d'Aaron, de même Marcion, Tatien, Valentin, Justin Martyr, Clément d'Alexandrie, Origène, Pamphile, Eusèbe, etc, furent permis d'altérer des manuscrits grecs et les faire passer pour des copies exactes des Manuscrits Originaux des apôtres. Le Gnosticisme avait montré sa face déformée avant la mort de l'apôtre Jean. Les philosophes de ce temps, tout comme du nôtre, confondirent leur philosophie séductrice au Christianisme. L'homme a toujours voulu être Dieu, un dieu à lui-même, et il est facilement égaré par des sectes et des sociétés mystiques qui l'assurent qu'il peut atteindre la divinité par ses oeuvres et ses études. L'élément qui s'oppose à cet auto-déception est la Parole de Dieu dans toute son intégralité. Ainsi, ceux qui s'élèvent comme des dieux en ce monde, ont depuis le commencement, concentrés leurs efforts pour tordre, disséquer, et diluer la Parole de Dieu. Aujourd'hui, 19 siècles plus tard, après avoir joui d'une période de l'histoire relativement tranquille, lorsque la Bible des Réformateurs Allemand, Français et Anglais, fut la Bible du peuple Chrétien, Dieu a délié une autre fois, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, pour qu'ils deviennent la ruine d'un monde rempli de gens qui ont Dieu et sa Parole intégrale en aversion. Encore une autre fois nous avons une inondation de versions et de faux manuscrits qui s'abattent sur nous. Très peu n'ont pas subis l'assaut des bricoleurs de Bibles... Ce que nous désirons que vous réalisiez, est que Satan qui captive les hommes par leurs convoitises charnelles d'avoir une Bible à leur propre image, produit présentement des fausses Bibles pour eux. Tellement de magiciens pratiquent leur art de déception avec la Parole de Dieu, et tellement dansent au charme de leur musique, que même les élus de Dieu sont parfois pris dans le piège de leurs fausses représentations du saint héritage que Dieu a donné à ses enfants, à savoir la Bible Authentique qui provient du Texte Reçu. On peut entendre ces Mages modernes se contredirent eux-mêmes et dénier la précieuse Parole de Dieu qu'il a puissamment préservé, et voir des gens qui se disent Chrétien les écouter avec joie et admiration. Malheureusement ils sont des esclaves volontaires, étant captif de la volonté de Satan, car ils sont en vérité, pour la plus grande part, des enfants du père du mensonge, eux et les médiateurs qu'ils adorent. Or, un des plus audacieux de ces érudits-médiateurs, est le grand prêtre exalté du monde religieux, le Critique Textuel. Le Critique Textuel s'établi lui-même comme l'arbitre subjectif qui est supposé mériter notre plus grande confiance, car c'est lui qui précise pour les chrétiens du monde entier, qu'elles sont ou ne sont pas les paroles authentiques de Dieu. Il peut être un Juif, un Unitairien, un mariolâtre, il peut dénier l'expiation vicariale de Christ, être un ennemi du seul vrai texte de la Bible ; et toutefois il va quand même être élevé sur un trône, et on va garder la confiance qu'il va donner aux fidèles les paroles qu'ils doivent croire et obéir pour leur salut éternel. Comment un incroyant, qu'il soit un savant ou non, peut-il être le juge de la véracité de la Parole de Dieu qui donne la vie éternelle à un croyant ? Or, ces ennemis de la vérité, ces guides tordus deviennent des juges de la Parole de Dieu, et reçoivent une considération respectueuse qui approche quelques fois l'adoration. Comment des hommes comme Westcott et Hort, qui firent parti du Comité de Révision de 1881, purent traduire des passages qui se rapportent à l'expiation vicariale, lorsque aucun d'eux ni croyaient. N'étant pas capable de faire face à la vérité de la Parole de Dieu, ils la ré-écrirent et la falsifièrent. Comment ? En définissant des mots contrairement à leur signification naturelle, en altérant des mots pour changer l'importance d'un verset, en enlevant des mots pour laisser le message de Dieu à court de son but, en diluant les paroles de Dieu, en utilisant des synonymes comme substituts qui n'ont aucun rapport avec le sens original. C'est ainsi que les Critiques Textuelles exercent leur métier de fraudeur. Mais vous direz : Comment le Critique Textuel peut-il être blâmé pour simplement rapporté ce qu'il découvre ? Après tout, si les manuscrits et tous les autres évidences semblent être en désaccord, n'avons-nous pas besoin d'un expert pour mettre de l'ordre dans tout ce chaos ? Pour maintenant, nous vous implorons de ne pas accepter à priori leurs affirmations qu'ils ne font que rapporter ce qu'ils ont découvert. La Parole de Dieu, qu'ils disent avoir diligemment trié de la masse des manuscrits, n'est rien d'autre qu'une marmite remplie du poison de suppositions, d'hypothèses, de théories, et de mensonges déguisés qui nous sont parvenus à travers les siècles, par des esprits tordus comme eux avec l'expérience de pervertir la vérité. Il est vrai que nous pouvons rencontrer certaines hypothèses ingénieuses qui semblent contenir des renseignements utiles ; mais soyez assuré, elles ne sont que le nouveau visage d'une vieille hérésie, et 999 fois sur 1,000, elles se trouvent parmi les hérésies des trois premiers siècles".

L'apostasie de Wescott et Hort :

J'ai démontré clairement que la prolifération des fausses Bibles est issue de la science connue comme la Critique Textuelle, et que cette science est loin d'être au-dessus de tout soupçon. Il existe de très sérieuses raisons pour le penser. Deux des plus grands apostasiés de la foi chrétienne représentaient l'Église Anglicane dans le Comité de Révision de 1881 : B.F. Westcott (1825-1901) et F.J.A. Hort (1828-1892). Ceux-ci sont considéré comme les plus grands savants de la Critique Textuelle par tous les apostasiés modernes. Ces deux érudits, vénérés par presque tous les théologiens et pasteurs de notre temps, pressèrent ce Comité par leur expertise séductrice, et semèrent le doute sur la valeur du Texte Reçu Grec. Ils réussirent à convaincre les autres membres du Comité que les plus anciens manuscrits (Vaticanus et Sinaiticus), rejetés par les Réformateurs, étaient "les meilleurs et les plus sûrs" ; et présentèrent aux membres le texte qu'ils avaient compilé de ces manuscrits comme "une copie du Texte Original". Or, nous avons amplement d'évidences pour montrer que Westcott et Hort, "les pères des nouvelles versions de la Bible", comme ils sont ainsi nommé par Cecil J. Carter, furent des faux chrétiens. Les preuves qui vont suivre suffiront pour le démontrer. Le livre du fils de F.J. Hort contient plusieurs lettres révélatrices de son père.

Voici ce que Hort écrivit à Westcott le 15 Octobre, 1860 :

"Je suis entièrement d'accord... avec ce que tu dis sur l'Expiation, ayant cru pour plusieurs années que l'union du chrétien avec Christ lui-même, est la vérité spirituelle de laquelle la doctrine populaire de la Substitution est une fausseté immorale et matérielle... Certainement, rien ne peut être plus anti-scripturaire, que le principe moderne qui limite aux souffrances et à la mort de Christ la charge de nos péchés ; mais il est vrai que ceci est seulement l'aspect d'une hérésie presque universelle". Dans une autre lettre il dit : "Je confesse n'avoir aucune répugnance pour la doctrine primitive que la rançon a été payé à Satan, quoique je ne peut lui donner mon plein support. Mais je ne peut voir aucun autre moyen qui valorise la doctrine de la rançon ; n'importe quoi est mieux que la notion qui dit que la rançon a été payé au Père". Il est évident ici que la position de Hort est la même que celle d'Origène.

Dans une lettre du 6 Juillet, 1848, à un nommé John Ellerton, Hort écrivit :

"Le point de vue pur de l'Église Romaine semble plus prêt de la vérité que celui des Évangéliques".

Le 21 Octobre, 1858, il écrivit à Rowland Williams :

"Je suis d'accord pour condamner les doctrines principales des Évangéliques qui sont pour moi des perversités... Il y a je crains, de sérieuses différences entre eux et nous en ce qui concerne l'autorité, et principalement l'autorité de la Bible".

Dans une lettre du 20 Décembre, 1851, il écrivit :

"Je n'avais aucune idée de l'importance des textes, ayant lu très peu du Testament Grec, et m'ayant attardé à ce vilain Texte Reçu... Pense à ce vil Texte Reçu qui repose entièrement sur des manuscrits tardifs : c'est une bénédiction que nous en avons de plus anciens".

Hort se réfère ici au Codex Vaticanus et possiblement au Codex Regius de Paris. Le but de Hort fut de détrôner le Texte Reçu et le remplacer par son propre texte grec. Mais le texte de Westcott et Hort n'est qu'une épée fantôme qui n'est d'aucune force contre l'Épée du Texte Reçu, tel que nous le trouvons traduit dans la Bible Martin et la Bible Ostervald.

Comment est-il possible que des chrétiens placent leur confiance en de tels hommes qui sont des ennemis avoués de notre foi et de la pure Parole de Dieu ? Westcott et Hort sont des apostasiés tout comme leurs partisans, ces parasites textuels qui rongent le fondement de notre foi comme : Johann Griesbach (1745-1812), Carl Lachman (1793-1851), A.F.C. Tischendorf (1815-1874), S.P. Tregelles (1813-1875), Kurt Aland (1968), etc. Honoré de tels hommes, les admirer, ou rendre la moindre considération à leurs théories, serait de la folie pure ; pire, ce serait de l'apostasie. Pourtant, plusieurs de nos pasteurs, théologiens, exégètes, historiens, auteurs, et évangéliques gardent une confiance aveugle en ces apostasiés, et supportent leurs théories comme sortant de la bouche de Dieu même. Pour en nommer seulement quelques-uns, reconnus chez les chrétiens de langue française, nous avons : F.F. Bruce, A. Lamorte, Alfred Kuen, Frédéric Godet, J. M. Nicole, et René Pache.

F.F. Bruce : "Les Documents du Nouveau Testament : peut-on s'y fier ?"

À la page 15 de son livre, Bruce loue la sagesse de Lightfoot, Tischendorf, Tregelles, etc. Aux pages 16 et 17, il affirme comme tout bons partisans du modernisme que "les manuscrits les meilleurs et les plus valables" sont : le Codex Vaticanus et le Codex Sinaiticus.

A. Lamorte : "Problèmes des versions françaises de la Bible".

À la page 13 de son livre, il nous est dit : "Nous avons trois sources d'informations grâce auquelles il est permis de postuler des textes originaux : les manuscrits, les versions et les citations des Pères". À la page 14, il nomme les manuscrits les plus renommés pour lui et ses semblables, comme étant : le Codex Sinaiticus, le Codex Alexandrinus, le Codex Vaticanus, et le Codex d'Ephrem. À la page 15, nous le voyons s'exprimer comme un bon poli-ti-chien : "Les nombreuses variantes qui existent entre ces divers manuscrits ne portent que sur des éléments sans grande importance, et qui ne fausse jamais le sens du texte". Il faut dire que Lamorte ne considère point l'intégralité de la Parole de Dieu comme étant important. Il est vrai que les variantes sont sans grande importance, mais uniquement dans la masse des manuscrits Byzantin (95%) d'où nous avons le Texte Reçu. Lorsque ceux-ci sont comparé aux manuscrits Alexandrien (Vaticanus, Sinaiticus, Alexandrinus), la marge des différences est comme le ciel et l'enfer.

Alfred Kuen : "Parole Vivante".

Dans la "Préface" de sa "synthèse des meilleures versions actuelles" (pg. 9), qu'on peut considérer comme un texte éclectique, Kuen nous dit : "Les découvertes archéologiques de nouveaux manuscrits nous ont donné un texte plus sûr... Les traductions récentes tiennent compte de ces recherches". Voici donc un adhérent du Culte de l'Intelligence qui suit dans les pas d'Origène et de Westcott et Hort. Dieu fut incapable de préserver sa Parole, il faut donc se confier aux sciences de l'Archéologie et de la Critique Textuelle pour qu'elle soit restaurée.

J.M. Nicole : "Précis d'Histoire de l'Église".

Nicole nous laisse clairement voir à qui il a donné son adhésion à la page 247 de son livre : "Des travaux très utiles furent réalisés par Tischendorf (1815-1874), Soden, Nestlé et d'autres pour établir le texte du Nouveau Testament sur la base de meilleur manuscrits. La découverte de plusieurs manuscrits et papyrus importants facilita ce travail". Il faut se demander sérieusement où était la Parole de Dieu avant la découverte de ces manuscrits si important. On voudrait nous faire croire que le Seigneur avait abandonné sa Parole antérieurement, et qu'il fallait attendre l'arrivé des dieux de la Critique Textuelle pour nous assurer de l'avoir "sur la base de meilleur manuscrits". Ce concept serait une farce s'il ne serait pas si tragique. Notre foi et notre salut doivent-ils dépendent des hommes avec leur Bible restaurée, ou de Dieu avec sa Parole préservée de leur folie ?

René Pache : "L'inspiration et l'autorité de la Bible".

Très informatique, ce livre joui d'une grande popularité parmi les chrétiens francophones. Malheureusement, Pache suit le courant pollué de la Critique Textuelle de Westcott et Hort, qu'il admire à profusion. À la page 223 de son livre, il dit : "Des hommes tels que B.F. Westcott et F.J.A. Hort, par leur Nouveau Testament Grec, ont apporté une contribution inappréciable à la science de la critique textuelle". À la page 174, Pache se déclare catégoriquement en faveur du texte falsifié des apostasiés : "...les savants B.F. Westcott et F.J.A. Hort ont accompli une oeuvre monumentale pour la restitution du Texte Original du Nouveau Testament Grec, en 1881". À la page 175, Pache nous laisse voir la perversion et l'hypocrisie des partisans du Culte de l'Intelligence qui, tout comme lui, se sont prostitué aux théories subversives de Westcott et Hort : "Warfield continue en disant que la grande masse du Nouveau Testament nous a été transmise sans, ou presque sans variations. On peut affirmer avec compétence que le texte sacré est valablement exact ; aucun article de foi, aucun précepte moral n'ont été pervertis ni perdus. Ailleurs, le même auteur exprime sa conviction que, dans le Nouveau Testament de Westcott et Hort, nous avons [en substance le texte autographique]".

D.A. Carson : "The King James Version Debate : A plea for Realism".

Cet apostasié hautin et venimeux est très peu connu des chrétiens francophones en général. Mais puisqu'il entretient des relations étroites avec le nid des apostasiés au Québec, SEMBEQ (le Séminaire Baptiste Évangélique du Québec) où il fait parti du personnel enseignant, il convient de le mentionner. Carson est un ennemi avoué du Texte Reçu Grec qu'il déteste profusément, et un grand admirateur du texte grec perverti de Westcott et Hort. À la page 27 de son livre, Carson déclare que "le texte Alexandrien (Vaticanus) a d'excellentes certifications". À la page 70 il affirme que "Jean 5:3b-4 ne fait point parti du Texte Original". Ce n'est pas sans raison que Carson est supporté par SEMBEQ, car ce repair des apostasiés francophones maintient une mème position dans sa Confession de foi : "Nous croyons que la Bible est la parole de Dieu complète ; que les soixante-six livres, tels qu'ils ont été écrits à l'origine, comprenant l'Ancien et le Nouveau Testament, furent inspirées verbalement par l'Esprit de Dieu et furent entièrement libres d'erreur, que la Bible est l'autorité finale en toute matière de foi et de pratique, et la vrai base de l'unité chrétienne". En d'autres mots, cette déclaration subtile et séductrice qui affirme que seulement les autographes sont inspiré et libres d'erreur, nous dit que la Bible que nous avons présentement entre nos mains n'est point inspiré ni libre d'erreur. L'autorité des apostasiés repose donc sur un texte non-existant et sur les spéculations des critiques textuel ; et leur foi et leur salut repose sur une Bible fantôme qui n'existe plus. Le Directeur de SEMBEQ, Jacques Alexanian, manipulateur textuel et psychologique professionnel, arrogant, orgueilleux et pédant, surnommé aussi le Pape Baptiste, a même déclaré devant témoins que les passages de Marc 16:9-20 ; Jean 7:53 à 8:11 ; 1 Jean 5:7 ; et plusieurs autres, ne sont point la Parole de Dieu. La multitude de clones parasites qu'il a formé à son image, comme des sauterelles infernales qui ravagent la moisson céleste, injectent ce venin dans la conscience d'un grand nombre de croyants au Québec et ailleurs, et occasionnent un empoisonnement de sang spirituel qui ne peut être guéri sans une transfusion.

Nous venons de voir les déclarations solennelles des apostasiés modernes qui s'accordent toutes pour dire que le Texte Original du Nouveau Testament n'est plus le texte des Apôtres, des Vaudois et des Réformateurs, texte que Dieu nous a préservé pur et intact dans la famille des manuscrits Byzantins ; mais le texte de Westcott et Hort, la Bible des savants de la Critique Textuelle basée sur les manuscrits les plus défectueux et corrompus qui existent. On voudrait nous faire croire que le Texte Reçu Grec d'Étienne, latinisé Stéphanus, de Bèze, et des frères Elzévir enseigne exactement le même christianisme que le Texte Néologique de la Critique Textuelle. Ceci est un mensonge monstrueux, un blasphème contre l'Esprit de la Parole de Dieu, comme nous voyons dans cette comparaison entre la Bible Segond N.E.G. et la Bible Ostervald, édition 1996 :

"Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous" (1 Pierre 4:14 ; version Segond N.E.G., 1979).

"Si on vous dit des injures pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux ; car l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous. Il est blasphémé par eux, mais il est glorifié par vous" (1 Pierre 4:14 ; version Ostervald, édition 1996).

Les mots soulignés ne se trouvent point dans les versions polluées qui "ne glorifient point Christ" et qui cherchent à cacher leurs blasphèmes. L'enjeu est beaucoup plus sérieux que la majorité des chrétiens pensent, car il n'y a aucun pardon pour ceux qui blasphèment contre le Saint-Esprit (Matthieu 12:31 ; Luc 12:10). Ainsi il existe une grande différence entre le christianisme du Texte Reçu et celui du texte blasphématoire de la Critique Textuelle compilé par Westcott et Hort. Ces différences ou variantes sont loin d'être insignifiantes, nous dit Barry Burton (Let's Weigh the Evidence : Which Bible is the real Word of God ?) : "Le fait réel est que les doctrines essentielles de la Foi chrétienne sont attaquées : la doctrine de la Trinité, de la Divinité de Christ, son Incarnation, l'intégralité et l'inspiration de la Parole de Dieu, et le salut par la grâce par le moyen de la foi en Christ. Existe-t'il d'autres modifications ? OUI. Il existe entre 5,000 et 36,000 changements, dépendant quelle version vous regardée".

"Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en habits de brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravissants. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Ainsi tout bon arbre porte de bons fruits ; mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte point de bon fruit est coupé et jeté au feu. Vous les connaîtrez donc à leurs fruits" (Matthieu 7:15-20).

"Gardez-vous des faux prophètes et de leurs livres qu'ils prétendent être la Bible", nous dit Donald T. Clarke (Bible Version Manual). "Les traductions modernes contiennent, il est vrai, quelques bonnes vérités. Mais, il est aussi vrai que ces vérités sont mélangées avec des erreurs. Ceci place les versions modernes au premier rang pour recevoir le trophée qui sera donné pour la "tiédeur". Le point de vue que Dieu maintient face à un tel mélange, n'est pas si optimiste comme certains voudraient le croire. Il va rejeté de côté ceux qui utilisent des Bibles tièdes (Apocalypse 3:16). Mais il va honorer sa Parole intégrale et va la préserver comme il l'a toujours fait".

Les Bibles modernes ont ces choses en commun :

a) Elles sont tous basées sur les mêmes manuscrits corrompus et défectueux de la Septante, que les apostasiés prétendent être "les plus anciens et les meilleurs" : le Vaticanus et le Sinaiticus.
b) Elles contiennent tous des divergences importantes lorsqu'elles sont comparées avec une Bible fidèle comme la Bible Martin et la Bible Ostervald, ainsi que la célèbre King James.
c) Elles s'attaquent tous aux doctrines essentielles de la foi chrétienne, malgré les affirmations du contraire par les tièdes du modernisme.
d) Elles s'opposent tous au texte de la Bible des Réformateurs dans sa traduction anglaise de la King James, dans ses traductions françaises de la Martin et de l'Ostervald, dans sa traduction italienne de la Diodati, dans sa traduction allemande de Luther, dans sa traduction espagnole de la Valera, et dans sa traduction portugaise de l'Almeida.
e) Elles sont tous des falsifications de la Parole de Dieu.
f) Elles sont tous responsables de causer le doute sur ce que Dieu dit, faisant de lui un menteur et l'auteur de la confusion.
g) Elles prétendent tous être basées sur "les Textes Originaux", lorsqu'en réalité elles sont basées sur le texte falsifié de Westcott et Hort, nommé aussi le Texte Minoritaire et le Texte Néologique.

Toutes les versions modernes basées sur le texte de Westcott et Hort, comme la Segond, la Darby, la TOB, la Jérusalem, ou autres ; contiennent tous "une puissance d'égarement", et sont une menace réelle pour le Christianisme authentique. "Les nouvelles Bibles", nous dit Bruce Pringle, "subtilement influencées et modifiées pour être en accord avec les soi-disant "meilleurs manuscrits", "les manuscrits les plus précis", et les évidences de manuscrits nouvellement découvert comme les Codex Gnostiques de Nag Hammadi et les manuscrits Esséniens de la mer Morte, ont déjà convaincu plusieurs de marcher dans la voie du faux Christ qu'ils représentent ; un Christ qui va les diriger à leur mort plutôt qu'à la vie éternelle".

Toutefois, de grands hommes de Dieu se sont opposé aux théories insensées de Westcott et Hort avec des preuves irréfutables à l'appui. Le plus prestigieux de ceux-ci est John William Burgon, un contemporain de Tischendorf et de Westcott et Hort. Citant le Dr. Edward F. Hill, un champion du Texte Reçu, David Otis Fuller nous dit : "Burgon fut un ardent défenseur du Texte Byzantin (Texte Reçu), texte qui est trouvé dans la grande majorité des manuscrits du Nouveau Testament. Il donna à ce texte le nom de "Texte Traditionnel", indiquant ainsi sa conviction qu'il fut le Texte Authentique qui, par tradition perpétuelle, fut transmis fidèlement sans interruption de génération en génération dans l'Église de Christ depuis le temps des apôtres". Sur les théories insensées de Westcott et Hort, Burgon avait écrit : "À leurs spéculations, nous opposons des faits. Ils exaltent "B" (Vaticanus) et "Aleph" (Sinaiticus) à cause que selon leurs opinions ces copies sont les meilleurs. Ils tissent des toiles ingénieuses et inventent des théories subtiles, à cause que leur paradoxe de la minorité contre la majorité des manuscrits demande de l'ingéniosité et de la subtilité comme support... Il m'est impossible de croire que la promesse de Dieu a tellement manquée, qu'à la fin de 1,800 ans, il fallut que le texte de l'Évangile soit cueilli d'un panier à ordures du Couvent de St. Catherine par un critique Allemand ; et que le texte entier dû être remodelé d'après le type établi par une couple de copies qui furent négligées pendant quinze siècles, et qui doivent probablement leur survie à cette négligence ; lorsque des centaines d'autres copies subirent tellement l'usure qu'ils laissèrent leur témoignage aux copies fidèles qu'on en fit. Le Dr. Hill touche précisément le point lorsqu'il dit : Pour un chrétien orthodoxe, le point de vue de Burgon est le seul qui est raisonnable... Burgon avait raison en rejetant complètement les affirmations de Tischendorf, de Tregelles, de Westcott et Hort, et d'autres savants contemporains qui insistent, qu'à cause du résultat de leurs labeurs, le vrai texte du Nouveau Testament fut finalement découvert après qu'il fut perdu pour quinze siècles".

Au sein d'une vrai assemblée chrétienne, il ne peut y avoir d'attitude prétendument neutre sur le sujet de la prolifération des fausses Bibles. S'agissant d'une question aussi importante que le vrai texte de la Bible Authentique, retrouvé dans la Martin et l'Ostervald, il nous faut parler d'une manière décisive et sans aucune hésitation. Dire que le problème n'existe pas ou est sans importance serait insensé. La logique même nous dit que deux affirmations contraires ne peuvent être les deux véridique. Ainsi deux Bibles qui se contredisent, comme l'Ostervald et la Segond, ne peuvent être les deux la pure Parole de Dieu dans toute son intégralité. Si une est vrai, alors l'autre est fausse. La Bible dit clairement que Dieu n'est point un Dieu de confusion (1 Corinthiens 14:33). Puisque le Seigneur n'est pas l'auteur de la confusion, il n'est pas difficile de voir qui l'est. Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en messager de lumière. Ce n'est donc pas un grand sujet d'étonnement si ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice (2 Corinthiens 11:14-15) pour falsifier la Parole de Dieu (2 Corinthiens 2:17) et renverser l'Évangile de Christ (Galates 1:7-9) par des versions diluées et polluées.

"La dernière génération de chrétiens va être divisée entre les croyants en la Bible Authentique et les apostasiés qui placent leur confiance en les versions modernes", nous dit Peter S. Ruckman (Problem Texts). "L'apostasié fondamentaliste moderne est un humaniste libéral lorsqu'il est confronté à l'autorité de la Parole de Dieu. Il va professer sa foi dans les manuscrits originaux (les autographes) puisque personne ne peut les vérifier, car ils n'existent plus ; et il peut dire qu'il croit dans l'inspiration verbale et plénière des mêmes originaux, car personne ne peut examiner s'il ment ou non. Alors pourquoi fait-il des déclarations dogmatiques ? Simplement parce que mentir fait parti du Credo du Culte Alexandrien de nos apostasiés modernes. Selon eux, il est légitime de mentir en attaquant l'autorité de la Bible Authentique, ses traductions et versions autorisées et officielles. Peut-on nous confier en des gens comme Westcott, Hort, Lightfoot, et leurs partisans (comme F.F. Bruce, A. Lamorte, Alfred Kuen, J.M. Nicole et René Pache) ? Absolument pas, car ils sont tous des menteurs professionnels. Aucun d'eux croient dans un Livre infaillible, à moins qu'ils professent leur foi dans le fantôme nébuleux de "l'original illisible", et se déclarent pour l'inspiration de "l'inconnu verbal". Après avoir confessé qu'aucun texte grec est parfait, ils pensent nous impressionner en citant "une autorité imparfaite" qu'ils ont annulée avant même de la citer. Or lorsque l'érudition biblique dit une chose et que la Bible en dit une autre, l'érudition biblique peut aller chez le Diable, disait le grand prédicateur Billy Sunday".

Tous les apostasiés modernes nous proposent des sentiers nouveaux qui nous engagent à délaisser l'ancien chemin de la Bible Authentique des Vaudois et des Réformateurs. Avec les théories diverses des critiques textuels, ils veulent nous diriger dans une multitude de sentiers supposément meilleurs ; car ils disent que l'ancien a trop d'embûches, et qu'il fut nécessaire d'en construire des nouveaux qui respectent les normes scientifiques les plus excellentes. Ainsi ils nous construisent de belles et vastes autoroutes où nous pouvons circuler plus sûrement vers les buts qu'ils nous proposent ; que sur ce bon vieux chemin raboteux qui nous amenait à notre destination difficilement et lentement. Certes, pour ceux qui ont des yeux pour voir, le chemin des nouvelles versions qu'ils nous proposent, comme la Segond, la T.O.B. et la Bible en Français Courant, est nul autre que le chemin qui mène à la perdition.

Arthur Gook (Un jeune homme peut-il se fier à sa Bible ?) nous fait remarquer que "le Dr. J.W. Mendenhall a fait le compte, dans un ouvrage de valeur, des théories diverses avancées par les critiques textuels depuis l'an 1850 pour expliquer l'origine de la Bible. Il en a trouvé 747, dont 603 ont dû être abandonnées, tandis que les 144 autres sont en voie de l'être aussi. Il en a à peine deux qui soient d'accord, et la plupart se contredisent. Supposons-nous en voyage, en voyage, traversant un désert sur une bonne route ; cinq ou six hommes nous rejoindrent et décident de nous accompagner. Ils se disent bien familier avec la région, et les voilà que bientôt ils nous avertissent des nombreuses difficultés qui nous attendent si nous persistons à suivre la route que nous suivons. Ils nous engagent à l'abandonner, car elle est tellement "démodée", et ils veulent bien nous en montrer une meilleure que leurs connaissances "scientifiques" supérieures leur ont fait connaître, disent-ils. Sur leurs conseils, nous quittons la grande-route, et nous arrivons bientôt sous leur conduite à une croisée de chemin d'où partent cinq ou six sentiers dans des directions diverses. Et voilà tous nos compagnons en désaccord. Chacun propose le sentier de son choix, et nous engage à le suivre. Chacun peut appuyer sa manière de voir par "les dernières données de la science", et pas un ne peut comprendre que nous ayons l'étroitesse de refuser de nous engager dans le sentier qu'il préconise. Qu'y a-t-il de mieux à faire dans ces circonstances ? Je crois que tout homme raisonnable lâchera ces mauvais guides pour regagner aussitôt la bonne vieille route, en dépit de leurs remarques sarcastiques à l'adresse de ceux qui refusent de se plier à ce qu'ils appellent "les résultats acquis de l'érudition moderne". À combien plus forte raison agirons-nous ainsi, en présence des 747 guides qui nous ventent leurs 747 sentiers".

"Ainsi a dit l'Éternel : Tenez-vous sur les chemins, et regardez, et enquérez-vous des sentiers d'autrefois, quel est le bon chemin ; et marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes  ! Et ils répondirent : Nous n'y marcherons point. Et j'ai établi sur vous des sentinelles : Soyez attentifs au son de la trompette  ! Et ils répondirent : Nous n'y serons point attentifs... Écoute terre  ! Voici, je fais venir un mal sur ce peuple, c'est le fruit de leurs pensées ; car ils n'ont point été attentifs à mes paroles, et ils ont rejeté ma loi" (Jérémie 6:16-19 ; version Ostervald).


Chapitre 3

Textes Hébreu et Grec de la Bible Authentique

Nous sommes dit par certains partisans des théories de Westcott et Hort, que Moise n'aurait pu être le rédacteur des livres de la Loi, parce que l'écriture n'existait point" en ce temps là (The Word of God in English, par : Bruce Pringle), attribuant l'invention des caractères alphabétiques à une date ultérieure. Mais nous savons, d'après le témoignage de Jésus lui-même, que Moise fut celui qui rédigea les livres de la Loi :

"Car si vous croyiez Moise, vous me croiriez aussi ; car il a écrit de moi. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles" (Jean 5:46-47).

Il existe d'ailleurs un ancien manuscrits, le Papyrus de Ebers qui date de plusieurs centaines d'années avant Moise, et qui contient une écriture d'une qualité exceptionnelle. Ceci nous indique que l'écriture fut déjà un art hautement avancé, longtemps avant l'existence même de Moise. Selon le professeur Arthur C. Custance (The Seed of the Woman) : "Ces écrits d'avant le déluge furent sûrement préservés, et comme le suggère Wiseman, ceux-ci passèrent de Seth à Noé sous forme d'un héritage. Par après, ces précieux documents passèrent de Shem à Abraham, et finalement à Moise qui les éditas". Nous pouvons être assuré que si ce fut le cas, Moise agissait sous la direction et l'inspiration de l'Esprit de Dieu dans son travail de rédaction à partir de ces anciens documents. Certains prétendent même qu'un livre d'Énoch authentique aurait fait parti de ces anciens manuscrits, avant d'être pollué par des interpolations ; mais nous n'avons aucune preuve pour supporter cette théorie. Nous avons aussi les écrits des prophètes qui furent désigné par Dieu comme autoritaire (2 Pierre 1:20-21). Leurs écrits furent reconnus comme les paroles de Dieu même, et ne pouvaient être altérés ni modifiés sous aucun prétexte. Joseph Flavius, historien Juif, écrivait au premier siècle : "Après un laps de tant de siècles, aucun juif n'a osé ajouter, enlever, ou transposer quoique ce soit des écrits sacrés". Depuis les temps anciens, les scribes ou copistes, endossèrent ce principe de base en faisant leurs copies soigneusement et avec précision. Jésus lui-même qui cite souvent les Écritures, n'a jamais donné la moindre indication que les copies de son temps, reconnues comme inspirées, purent contenir la moindre corruption. En effet, il nous dit lui-même que "l'Écriture ne peut être anéantie" (Jean 10:35, version Martin). La Bible nous indique elle-même que la prêtrise juive fut assignée la responsabilité de garder et préserver le Texte Hébreu de l'Ancien Testament :

"Et quand Moise eut achevé d'écrire les paroles de cette loi sur un livre, sans qu'il en manque rien. Il fit ce commandement aux Lévites qui portaient l'arche de l'Alliance de l'Éternel, et leur dit : Prenez ce livre de la loi, et mettez-le à côté de l'arche de l'alliance de l'Éternel votre Dieu. Et il sera là comme témoin contre toi" (Deutéronome 31:24-26).

Non seulement les Lévites avaient-ils la charge énorme de garder les Écritures de l'Ancien Testament sous la surveillance du Seigneur, ils devaient aussi en faire des copies fidèles pour le roi :

"Et dès qu'il sera assis sur son trône royal, il écrira pour lui dans un livre, un double de cette loi, qu'il recevra des sacrificateurs de la race de Lévi" (Deutéronome 17:18).

Une telle pratique se répéta souvent au cours de l'histoire. Elle faisait partie des fonctions vitales du ministère des Lévites dans le temple.

Le Jéhojakimisme :
Traduit et adapté du "Bible Version Manual de Donald T Clarke".

Plusieurs tentèrent de détruire et d'oblitérer les Écritures de l'Ancien Testament, mais Dieu intervenait à chaque fois pour déjouer leurs machinations. Une telle tentative nous est rapportée dans le chapitre 36 du livre de Jérémie :

v. 1 - Dieu adresse sa Parole à Jérémie :

"La quatrième année de Jéhojakim, fils de Josias, cette parole fut adressée à Jérémie par l'Éternel, en ces termes :"

v. 4 - Baruc rédigea la Parole de Dieu :

"...Et Baruc écrivit, sous la dictée de Jérémie, dans le rouleau, toutes les paroles que l'Éternel lui avait dites", (v. 17,18).

v. 21 - Jéhojakim entend la proclamation de la Parole de Dieu :

"Et le roi envoya Jéhudi pour prendre le rouleau Et quand Jéhudi l'eut pris de la chambre d'Elishama, le secrétaire, il le lut aux oreilles du roi et de tous les chefs qui se tinrent debout près de lui".

v. 23 - Jéhojakim coupe et brûle la Parole de Dieu :

"Et il arriva, quand Jéhudi eut lu trois ou quatre colonnes du livre, que le roi le coupa avec la canif du secrétaire, et le jeta au feu dans le brasier, jusqu'à ce que tout le rouleau fût entièrement consumé par le feu du brasier".

v. 24 - Les nobles gardèrent le silence sur cette destruction :

"Le roi et tous ses serviteurs, qui entendirent toutes ces paroles, n'en furent point effrayés et ne déchirèrent point leurs vêtements".

v. 25 - Mais certains furent consternés :

"Toutefois, Elnathan, et Délaja, et Guémaria avaient fait des instances auprès du roi, pour qu'il ne brûlât pas le rouleau ; mais il ne les écouta point".

v. 28 - Dieu préserve sa Parole miraculeusement :

"Prends un autre rouleau, et tu y écriras toutes les premières paroles qui étaient dans la premier rouleau que Jéhojakim, roi de Juda, a brûlé".

v. 31 - Le roi et ses serviteurs sont punis sévèrement :

"Et je punirai sur lui, et sur sa postérité, et sur ses serviteurs, leur iniquité ; et je ferai venir sur eux, et sur les habitants de Jérusalem, et sur les hommes de Juda, tout le mal que j'ai prononcé contre eux, et qu'ils n'ont point écouté".

Le Jéhojakimisme représente l'érudition biblique humaniste qui enlève des passages entier de la Bible ou les ajoute dans des notes au bas des pages du texte. Ceux qui demeurèrent silencieux sur la destruction du texte de Jérémie, représentent les savants ou érudits sur les langues Hébreu et Grec qui furent infectés par la Jéhojakimisme, c'est-à-dire tous les partisans des théories de Westcott et Hort Cette infection se voit surtout où nous voyons la reconnaissance académique séculière. Ceux qui furent consternés, représentent les hommes et les femmes qui ne sont point indifférent à ce sujet, et qui ne tolèrent point que la Parole de Dieu soit mutilée. Ceux-ci ne sont point populaires parmi les indifférents qui gardent le silence sur ceci, ne voulant pas blesser l'amour illusoire qu'ils professent.

Le Texte Massorétique Hébreu :

Le Canon du texte de l'Ancien Testament fut reconnu comme terminé et scellé depuis le temps de Esdras et Néhémie, et plus particulièrement depuis le Concile de Jamnia en l'an 90. Le texte de l'Ancien Testament qu'ils utilisèrent fut précisément le même qui est employé dans la Bible d'Olivetan et ses versions de la Martin et de l'Ostervald. Ce fut en effet le même texte qui fut utilisé par Jésus et ses disciples. Ce texte suivait une longue lignée de copies fidèles qui maintenaient le caractère et les mêmes mots que les autographes. La seule différence est que ce fut un texte consonnal qui n'avait aucune voyelles. Les scribes "massorètes" mot qui signifie "traditionalistes", prirent la relève des Lévites pour maintenir la pureté du texte. De l'an 500 à l'an 1,000, ils introduisirent une méthode de préservation du texte qui fut la plus ingénieuse jamais inventée. L'emphase fut sur la préservation même de la plus petite lettre dans sa forme originale et pure. "Ils inventèrent les points voyelles (Problèmes des versions françaises de la Bible, par : A. Lamorte). Oeuvre admirable qui témoigne du respect apporté à un texte qui se devait de conserver, sous son aspect extérieur nouveau, tous les moyens d'une lecture conforme. Ils ont inventé également tout un système d'accents, afin de sauvegarder la lecture rythmée du texte Hébreu. Points-voyelles et accents furent placés au-dessus, ou au-dessous du texte, et non insérés dans le texte même, afin que ce dernier demeure inchangé dans son aspect consonnal. Les massorètes n'ont en rien changé ou altéré le texte original de l'Ancien Testament"

Tous les moyens de sécurités imaginables furent utilisés pour protéger le texte et assurer sa transmission. Le nombre de lettres dans chaque livre fut compté par leur propre valeur numérique, et le total fut enrégistré pour que le travail du copiste puisse être vérifié numériquement, autant que visuellement. Pour plus de précision, ils comptèrent le nombre de fois qu'un mot ou une phrase apparaissait dans le texte et notèrent finalement toutes les particularités orthographiques pour éliminer toutes les fautes. Si plus que trois erreurs furent trouvées, le manuscrit entier fut détruit et on recommença le travail. Lorsque des erreurs furent allouées, la correction fut notée dans la marge et jamais dans le texte même.Chaque nouvelle copie devait être faite sur des manuscrits approuvés et le texte écrit avec une encre spéciale sur des peaux d'un animal considéré "pur" selon la Loi. Le copiste devait prononcer chaque mot à voix haute. Tout devait être copié directement d'un autre manuscrit et non de mémoire. Avant d'écrire le nom de Dieu, il devait essuyer sa plume d'une manière révérencielle ; et avant d'écrire "Jéhovah", il devait laver tout son corps de peur que le nom sacré sait pollué en l'écrivant.

Selon la divine providence de notre Dieu Souverain, le Texte Massorétique Hébreu, nommé aussi Texte Traditionnel, fut imprimé au 15ième siècle. Les Psaumes furent imprimés en 1477 et la Bible en entier (Ancien Testament) en 1488. Ce Texte Hébreu devint la base de l'Ancien Testament de la Bible Allemande de Luther, de la Bible Française d'Olivetan, et de la Bible Anglaise de la King-James. Ainsi notre Dieu Tout-Puissant nous préserva sa Parole intacte à travers les siècles dans le Texte Hébreu.

Tous les anciens manuscrits connus de l'Ancien Testament à partir du 9ième siècle contiennent le Texte Massorétique Le premier critique textuel à nous indiquer cela fut l'évêque Kennicott. De 1776 à 1780, il publia à l'université d'Oxford, une liste de 634 manuscrits hébreux. Il fut suivit par De Mossi, qui de 1784 à 1788 publia une liste de 8213 manuscrits de plus. Aucune variations substantielles Furent remarquées par ces deux savants dans la totalité de 1,459 manuscrits.

Aujourd'hui, nous faisons face à plusieurs tentatives de renverser et usurper le Texte Sacré des Massorètes. Les ennemis de la pure Parole de Dieu utilisent les découvertes archéologiques récentes, comme celles des Manuscrits de la Mer Morte, pour accomplir leur sinistre travail. La Pentateuque Samaritaine est un de ces manuscrits utilisés par les apostasiés modernes. Ce manuscrit date du 13ième siècle et fut supposément découvert par le grand-prêtre Phinehas en 1335. Bruce Pringle nous dit qu'il est composé de sections de différents manuscrits d'origine incertaine. Il est rempli de corruptions textuelles et s'accorde mot pour mot avec le Targum de Onkelos qui est une paraphrase Araméenne traditionnelle de la loi de Moise. Une copie fut trouvée en Europe en 1616 et fut publiée en 1628 par J. Morinus qui proclama sa supériorité sur le Texte Massorétique. Ceci est la cas pour toutes nouvelles découvertes utilisées par certains érudits hostiles au Texte Traditionnel, pour affaiblir la position des Réformateurs et des chrétiens fidèles sur l'autorité de la Bible Authentique. Nous trouvons cette tactique de subversion dans la Bible de Jérusalem et celle de Maredsous où nous trouvons la lecture de la Pentateuque Samaritaine sur Deutéronome 27:4 dans une note au bas du texte. Le Texte Samaritain a changé "le mont Ébal" pour "le mont Garazim", et dans Deutéronome 11:30, "en face de Guilgal" est changé pour "en face de Sichem", comme nous trouvons dans les notes de la Bible T.O.B. sur ce passage. Les Samaritains firent ces altérations dans le but de changer le siège d'autorité d'Israël à celui du Mont Garazim (Jean 4:19-22) ; tout comme nos apostasiés modernes cherchent à changer l'autorité du Texte Massorétique pour le Texte Samaritain. Il existe des milliers d'autres manuscrits comme ceux de la secte des Esséniens de Qumran, ceux de Nag Hammadi, et ceux de la Septante mythique, qui sont loués et approuvés par la théologie libérale ; et dont les lectures seront ajoutées éventuellement et sournoisement dans les versions modernes de la Bible, comme étant la Parole de Dieu même.

Le Texte Reçu Grec :

Sous l'ancienne alliance, le Saint-Esprit nous préserva les textes de l'Ancien Testament par l'entremise de la prêtrise d'Aaron ; ce qui fut la fonction des Lévites, et par après des copistes dévoués comme les Massorètes. Mais sous la nouvelle alliance, chaque chrétien est un prêtre (un sacrificateur), car la sacrificature Lévitique fut abolie par le sacrifice de Christ. Pour cette raison, nous dit le Dr. Edward F. Hills "The King-James Version Defended" "le Saint-Esprit préserva les textes du Nouveau Testament, non par une prêtrise spécialement désignée, mais par "la prêtrise universelle des croyants" authentiques depuis les premiers siècles" : "Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière" (1 Pierre 2:9). La logique de la foi nous dit que le Texte Grec commun le plus utilisé par les fidèles depuis le début du Christianisme, est le Texte Authentique Original préservé par son utilisation commune dans la vrai Église de Christ, sous la direction du Seigneur Jésus lui-même qui n'abandonne point sa Parole aux caprices des hommes.

Il en advient que l'utilisation commune de ce texte produisit une multitude de copies fidèles que nous retrouvons dans la masse des anciens manuscrits que nous possédons aujourd'hui, et dont le nombre est reconnu être au-dessus de 5,000. Le Dr. Hills nous donne la classification de ces manuscrits qui sont divisés en trois familles : la famille de l'Ouest (Western), la famille Alexandrienne, et la famille Traditionnelle ou Byzantine : La famille de l'Ouest (Western) consiste des documents du Nouveau Testament dont la forme du texte est trouvée dans les écrits de ceux qui sont nommés les Pères de l'Église, principalement Irénée, Tertullien, et Cyprien. Un nombre de manuscrits grecs contenant ce texte, dont les plus importants sont "D" et "D2" sont les plus reconnus. Trois autres témoins de cette famille sont la version en Vieux Latin, la Diatessaron de Tatien, et les manuscrits Curétonien et Syriaque Sinaitique. La famille Alexandrienne consiste des documents du Nouveau Testament dont la forme du texte fut celle utilisée par Origène, et par les Pères de l'Église qui demeurèrent en Alexandrie. Cette famille inclue les Papyrus 46, 47, 66, 75, B" ou Vaticanus, "Aleph" ou Sinaiticus, ainsi que 2S autres manuscrits grecs du Nouveau Testament. La version Copte appartient aussi à cette famille. Westcott et Hort (1881) firent une distinction entre le texte de "B" ou Vaticanus et les autres textes de la famille Alexandrienne. Ils assignèrent le Codex Vaticanus, nommé dans une classe à part ; et le déclarèrent "Neutre". Ceci indiquait leur croyance que ce texte fut d'une pureté exceptionnelle et n'avait pas été contaminé par les erreurs des textes de l'Ouest et des textes Alexandriens. Ceci fut leur stratégie de subversion pour renverser l'autorité du Texte Reçu. Ce complot fut reconnu par plusieurs savants chrétiens qui rejetèrent la validité de cette distinction erronée de Westcott et Hort. Mais quoique Westcott et Hort furent les plus grands menteurs de l'ère Laodicéenne, ils réussirent toutefois à influencer le courant de la Critique Textuelle adoptée par nos apostasiés modernes. La famille Traditionnelle ou Byzantine inclue la grande majorité des manuscrits grecs du Nouveau Testament dont "A" (le Codex Alexandrinus) dans les Évangiles et "W" dans Matthieu et dans les dernières parties de Luc. La version Syriaque de la Peshitta et la version Gothique appartiennent aussi à cette grande famille.

Les citations de Chrysostome et des autres Pères d'Antioche supportent tous le Texte Traditionnel. La majorité des lectures qui s'accordent tous dans les manuscrits Byzantin forment ce qu'on nomme le Texte Majoritaire par comparaison au Texte Minoritaire de Westcott et Hort. Le Texte Reçu Grec des Réformateurs représente le Texte Majoritaire dans tout son contenu et toutes ses recensions à partir d'Érasme de Rotterdam, de Théodore de Bèze, d'Étienne, et des frères Elzévir qui lui donnèrent son nom latin : "Textum Receptum" en 1633. Il est légitime de se poser la question : Qu'est-il arrivé aux Manuscrits Originaux (les Autographes) du Nouveau Testament ; car il est évident que nous ne les possédons pas aujourd'hui, quoique nous en avons les textes qui nous furent transmis par des copies intégrales et fidèles dans la famille Byzantine et dont plusieurs de ses lectures se trouvent dans les autres familles. Le Rev. James Townley, D.D. nous dit "Townley's Biblical Literature, vol.1, 1842" "Les Manuscrits Originaux n'existent plus. Mais nous avons des évidences qui nous indiquent que certains d'eux furent préservé pour longtemps dans les anciennes Églises chrétiennes. Au début du 3ième siècle, Tertullien affirma que plusieurs Autographes existèrent encore en son temps à Corinthe, à Philippes, à Thessalonique, et à Rome (De Proescriptionibus, sec. 36). Jérôme déclara que l'Évangile Original de Matthieu écrit en Hébreu, se trouva dans la librairie de Césarée fondée par Julius Africanus et dirigée par Pamphile. Épiphane (310-403) écrivit que l'Évangile de Jean et les Actes des Apôtres en Hébreu furent gardés dans la trésorerie des Juifs en Tibériade.

Au 4ième siècle, un évêque d'Alexandrie du nom de Pierre, disait que l'Évangile de Jean écrit de la main de l'apôtre, était encore préservé dans l'Église d'Éphèse où il fut vénéré par les croyants. Frickius suggéra que les Autographes furent préservé dans les archives de l'Église primitive, ou la "Tabularia Sacra". Il croie que Ignace se réfère à ces archives dans son Épître aux Philadelphiens. Plusieurs érudits tel que Usher et Dodwell sont du même avis. La perte ou destruction des Originaux a produit la nécessité de collecter et de comparer les manuscrits grecs ainsi que les anciennes versions". De toutes évidences, il semblerait que les Originaux du Nouveau Testament ont disparu lors de la persécution de Dioclétien qui commença en l'an 303. J.M. Nicole nous rapporte que Dioclétien rêvait d'exterminer le Christianisme. Par ses quatre édits successifs, il ordonna la destruction des édifices du culte et des livres sacrés. Cécilien, évêque de Carthage, dont l'autorité fut contesté par les Donatistes, fut soupçonné d'avoir livré les Écritures pendant cette période. Gildas, ancien historien Britannique écrivit : "Les Églises furent détruites et tous les livres des Saintes Écritures furent brûlés dans les rues" Il est possible que certains des Originaux survécurent et existent encore aujourd'hui, mais le Seigneur n'a pas permis qu'ils soient découverts ; peut-être sont-ils sous les yeux même des critiques textuels qui ne les reconnaissent point à cause de leur égarement ? Les copies fidèles des Autographes furent transcrites avec précision par des chrétiens fidèles dirigés par le Saint-Esprit. Ce texte fut parfois nommé "la Vulgate Grecque" (de vulgaire ou commun), car il fut désigné pour le commun du peuple. La Bible ne fut jamais désignée pour être la propriété du domaine privé d'un groupe de savants ou de critiques. Le discernement spirituel est basé sur la relation intime qu'un individuel maintient avec le Seigneur Jésus-Christ, et non sur son Quota Intellectuel. Avant son ascension, le Seigneur Jésus promit à ses disciples que le Saint-Esprit viendrait pour les diriger dans la composition de sa Parole : "Mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera point de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et vous annoncera les choses à venir" (Jean 16:13). L'Église fut guidée par le Saint-Esprit de trois différentes manières dans la sélection et la préservation du Texte Original copié des Autographes. Par cette méthode, l'Église primitive réussit à maintenir la pureté du Texte devant la multitude de copies qui circulèrent parmi le peuple :

1) La direction du Saint-Esprit fut ainsi, que les croyants fidèles purent discerner précisément quel livres devaient être incorporés dans le Nouveau Testament. Ce qui porta à la sélection de 27 livres dont la totalité compose le Nouveau Testament en entier. Aucune entreprise humaine des récentes découvertes ne peut altérer le nombre fixe de ces livres. Le Canon du Nouveau Testament est scellé pour l'éternité.
2) La direction du Saint-Esprit incluait aussi les Textes Grecs. Par exemple, si deux manuscrits contenant l'Évangile de Jean furent présentés, et qu'il existait quelques différences entre les deux textes ; un seul fut accepté et l'autre rejeté. La décision du choix se portait en faveur du texte dont l'emphase était sur la divinité du Seigneur Jésus-Christ. La manière par laquelle la divinité de Christ est exaltée dans les Originaux, est par l'utilisation des mots "Christ" et "Seigneur" lorsque le texte se réfère à Jésus. Il est à remarquer que dans les versions modernes, le mot "Christ" est enlevé seize fois et celui de "Seigneur" douze fois. Nous contons 36 divergences de ce genre en comparant la version polluée de Segond N.E.G. au texte fidèle de la Bible Ostervald dans ces versets : Matthieu 13:51 ; Marc 9:24 ; Luc 4:41 ; 7:31 ; 23:42 ; Jean. 4:42 ; Actes 7:30 ; 16:31 ; Romains 1:16 ; 1 Corinthiens 10:28 ;  ; 16:22-23 ; 2 Corinthiens 4:10 ; 11:31 ; Galates 3:17 ; 4:7 ; 6:15,17 ; Éphésiens 3:9,14 ; Colossiens 1:2 ; 1 Thessaloniciens 1:1 ; 2:19 ; 3:11,13 ; 2 Thessaloniciens 1:8 ; 1 Timothée 2:7 ; 2 Timothée 4:1,22 ; Tite 1:4 ; Hébreux 3:1 ; 10:30 ; 1 Jean 1:7 ; 4:3 ; Apocalypse 12:17. Ceux-ci font partie d'une liste d'au-dessus de 300 divergences entre ces deux versions.
3) Le Saint-Esprit dirigea les fidèles à rejeter les faux livres et les manuscrits corrompus. Plusieurs en ce temps avaient écrit des livres falsifiés et des manuscrits contrefaits, dont en voici quelques uns : la Didaché au Doctrine des Douze Apôtres, la première Épître de Clément, la Deuxième Épître de Clément, le Berger d'Hermas, l'Apocalypse de Pierre, les Actes de Paul, l'Épître de Polycarpe, les Sept Épîtres de Ignace, l'Évangile du Pseudo-Matthieu, l'Évangile de la Nativité de Marie, l'Évangile de Nicodème, l'Évangile de l'enfance du Sauveur, l'Histoire de Joseph le Charpentier, l'Évangile de la Vérité, l'Évangile des Égyptiens, l'Évangile de Thomas, l'Apocalypse de Paul, les deux Apocalypses de Jacques, les Actes de Pierre, etc. Tous ces livres sont disponibles aujourd'hui à ceux qui veulent les vérifier. Il n'est pas difficile à concevoir que le Seigneur dirigea toute la procédure du choix des livres authentiques comme celui des manuscrits, car le raisonnement humain n'a pas la capacité d'exercer un tel discernement (1 Corinthiens 2:11-16).

J'ai établi le fait que Dieu a dirigé les fidèles d'une telle manière qu'ils purent reconnaître par son Esprit le Texte Original du Nouveau Testament. Les manuscrits forgés ne furent pas utilisés par les chrétiens authentiques, mais furent rejetés. Malheureusement certains d'eux sont parvenus jusqu'à nous. Les manuscrits grecs utilisés par les chrétiens des premiers siècles furent ceux que Dieu préserva pour la génération futur. Ceux-ci furent copiés tellement de fois qu'ils vinrent à dominer le peu de textes qui furent pervertis ; au point que de nos jours, 95 manuscrits sur 100 sont en parfait accord. Seulement 5% des manuscrits du Nouveau Testament portent des évidences de corruption comme le Vaticanus et le Sinaiticus. Les Bibles Martin et Ostervald s'accordent avec le Texte Majoritaire (95%) de la Vulgate Grecque. Toutes les versions modernes ont abandonnées le Texte Majoritaire pour se prostituer au Texte Minoritaire. Ceci est l'attaque la plus sérieuse qui fut jamais lancée contre la Parole de Dieu. Le Nouveau Testament des Bibles Martin et Ostervald est le produit de la souveraine providence de Dieu désigné pour son peuple de langue française.

Érasme de Rotterdam :

Latinisé "Desiderius Erasmus Roterodamus", Érasme fut un géant de l'érudition. Les sources de la connaissance des Grecs coulèrent une autre fois dans les plaines Européenne dû à la renaissance littéraire du 15ième et 16ième siècle. Celle-ci prit son essor avec l'afflux des manuscrits grecs et des érudits chassés de l'empire Byzantin en 1453, lorsque les Turcs prirent l'ancienne capitale de Constantinople (maintenant Istanbul). La Renaissance fut facilitée par la découverte de l'imprimerie qui fit connaître les oeuvres antiques au monde Européen. En France on s'efforça d'enrichir la langue et de prêcher l'imitation des Grecs, des Latins et des Italiens. Érasme sut canaliser ces sources d'informations à l'avantage des Réformateurs.

Avant ce temps, la Bible n'était qu'en Latin, les manuscrits des anciennes versions étaient copiés fidèlement par les Vaudois depuis le 2ième siècle, principalement celle de la Vestus Itala au Version-en Vieux Latin. Tandis que l'Église Catholique supportait la Vulgate Latine de Jérôme, une version en vieux latin que celui-ci avait pollué avec des lectures de l'Hexapla d'Origène sous l'ordre de son protecteur, le pape Damase 1 (366-384). Mais voici que les manuscrits du Texte Original Grec furent disponibles pour la première fois au monde Européen ; et que ceux-ci furent tous de la famille Byzantine.

Qui ne peut voir l'intervention de Dieu dans tout ceci, afin que nous puissions avoir sa Parole intégrale qu'il nous a préservée et destinée ? Érasme examina des centaines de manuscrits, mais en utilisa seulement que quelques uns ; car dans toute la masse des manuscrits, ceux qu'il choisit pour composer son Nouveau Testament Grec, représentèrent avec quelques variations, le texte général qui se trouve dans l'ensemble de tous les manuscrits. Quoique ceux-ci ne sont pas tous identiques, les variations qui s'y trouvent sont mineures et superficielles dans le genre de texte unique qu'ils représentent.

En comparant les évidences et en sélectionnant son matériel sous la providence de Dieu, Érasme confirma la fidélité de l'Église Vaudoise. Le Nouveau Testament Grec d'Érasme connu comme le Texte Reçu se révéla être le Texte Authentique de la Parole de Dieu. Ainsi après environ 1,000 ans de ténèbres spirituelles, le Nouveau Testament fut imprimé dans sa langue originale en 1516, et occasionna la Réforme Protestante par un retour à la pure Parole de Dieu comme seule autorité de notre foi. Érasme fit paraître d'autres éditions de son Nouveau Testament Grec. Celle de 1519 devint la base du Nouveau Testament de la Bible Allemande de Martin Luther. Ce dernier utilisa aussi dans sa traduction la Bible Bohémienne de Teplice, une ancienne version Vaudoise en langue Germanique. Les éditions de 1516 et 1519 furent utilisées aussi par Jacques Lefèvre d'Estaples, nommé Jacobus Faber Stapulensis, dans sa traduction Française du Nouveau Testament qu'il fit publié à Paris en 1523 ; et par le Vaudois Louis Olivier, nommé Pierre Robert Olivetan, disciple de Jacques Lefèvre, dans sa traduction Française du Nouveau Testament qu'il fit publié dans sa Bible de 1535. Cette Bible Authentique d'Olivetan est celle que nous connaissons aujourd'hui comme la Bible de Martin et la Bible Ostervald. Érasme fit paraître trois autres éditions, notamment celles de 1522, 1527 et 1535. Lorsqu'il mourut le 12 Juillet 1536, ses ennemis déclarèrent : "Érasme a pondu l'oeuf et Luther l'a fait éclore".

James Townley nous dit qu'en publiant son Nouveau Testament, Érasme souleva une troupe d'ennemis contre lui et contre le Texte Byzantin qui s'oppose à celui de l'Église Catholique. Certains l'accusèrent d'actions téméraires et d'autres ajoutèrent la marque d'inexactitude et d'hérésie à son Nouveau Testament. Plusieurs de ses oeuvres littéraires furent interdites et même condamnées à être brûlé, et lui-même échappa de justesse au bûcher. En effet, c'est la coutume même aujourd'hui de ceux qui sont hostiles au Texte Byzantin, de se moquer d'Érasme. Aucune perversion des faits n'est assez grande pour diffamer son Nouveau Testament Grec.

Tous les apostasiés modernes comme D.A. Carson et Alexander Souter, prétendent tous, sans aucune preuve à l'appui, que le Nouveau Testament d'Érasme est rempli d'erreurs. Ainsi dit D.A. Carson, ennemi du Texte Reçu : "Il existe des centaines d'erreurs d'imprimerie dans l'édition de 1516. Dans la préparation de son texte, Érasme utilisa plusieurs manuscrits dont aucun contenait le Nouveau Testament en entier ; car celui qu'il utilisa pour l'Apocalypse ne contenait pas la dernière page avec les six dernier versets. Il traduisit ainsi de la Vulgate Latine en Grec et publia son texte". Il est à remarquer que ce serpent venimeux ne mentionne pas que le Texte Minoritaire qu'il supporte est basé sur un manuscrit (Vaticanus) dont le livre de l'Apocalypse en entier ne s'y trouve pas, incluant plusieurs autres livres et passages.

Il est vrai que certains passages de la Vulgate Latine furent utilisés par Érasme, mais comme nous dit Bruce Pringle, ils furent insérés dans le Texte Reçu selon la direction de la providence de Dieu qui veille sur sa Parole. D'ailleurs, il est évident que la Vulgate Latine a retenue plusieurs passages authentiques de l'ancienne Vestus Itala avant que celle-ci fut pollué par Jérôme. L'intervention de Dieu était nécessaire pour rétablir le texte de sa Parole dans la sélection des lectures choisies par Érasme, pour occasionner la Réforme.

Robert Estienne :

Connu sous le nom latin de Stéphanus, Robert Estienne fut le premier à introduire la division du Nouveau Testament en versets. Imprimeur de métier, il publia quatre éditions grecques du Nouveau Testament, dont celle de 1550 fut largement utilisée par les traducteurs de la célèbre Bible Anglaise, la King-James. Son texte est celui d'Érasme de Rotterdam qu'il vérifia sur la base de quinze autres manuscrits additionnels. Il imprima sa première édition en 1546 avec l'aide de son fils Henri ; puis une en 1549, 1550, et 1551.

Théodore de Bèze :

Collaborateur de Jean Calvin, Bèze fut donné des Vaudois de très anciens manuscrits qu'il compara avec le texte d'Érasme et celui d'Estienne et fit une nouvelle édition du Texte Reçu. Le Dr. David Otis Fuller nous dit : "Calvin et Bèze étonnèrent et confondirent le monde avec les manuscrits grecs qu'ils découvrirent... et qui contenaient le Texte Authentique des apôtres". Bèze publia à Genève quatre éditions du Texte Reçu : 1565, 1582, 1588, et 1598. Celle de 1598 ainsi que les deux dernières d'Estiennes furent les sources principales utilisées pour la version autorisée anglaise de 1611, la King-James.

Les frères Elzévir :

Bonaventure et Abraham Elzévir publièrent trois éditions du Texte Grec Majoritaire ou Texte Traditionnel dans la ville de Leyden : 1624, 1633, et 1641. Pour cette entreprise, ils suivirent l'édition de Bèze de 1565, avec quelques variations. Leur texte est celui qui fut nommé pour la première fois, le Texte Reçu ou Textus Receptus. Ce titre fut associé par après à tous les Textes Grecs qui représentent le Texte Byzantin ou Texte Majoritaire.

F.H.A. Scrivener :

Collaborateur et défenseur du Texte Reçu avec J.W. Burgon, Scrivener publia deux éditions du Texte Grec à l'université de Cambridge en 1894 et 1902. Son texte est celui qui fut adopté par la "Trinitarian Bible Society" et par Jay P. Green dans son "Interlinear Greek-English New Testament".

Toutes ces éditions représentent substantiellement le même Texte Majoritaire avec quelques variations insignifiantes. L'accord qui existe entre tous ces textes nous indique que le Texte Reçu est le Nouveau Testament Authentique qui, par les Vaudois et les Réformateurs, nous est parvenu des Apôtres. Et sans aucun doute, les dirigeants de la Réforme, Vaudois, Allemands, Français, Anglais, Italiens et Hollandais, en furent entièrement convaincus par le Saint-Esprit. Ce Texte glorieux est celui qui est à la base du Nouveau Testament de la Bible Authentique de langue française.

"La Bible Authentique"

Les Vaudois du Piémont furent parmi les premiers en Europe à posséder une traduction Fidèle des Saintes Écritures. Des siècles avant la Réforme ils avaient une Bible manuscrite en vieux latin qui est connue comme "la Vestus Itala". Théodore de Bèze (1519-1605) affirma irréfutablement que l'Église Vaudoise fut fondée vers l'an 120. Le Dr. F.H.A. Scrivener (1883) confirma que les Vaudois firent leur traduction des Saintes Écritures, la Vestus Itala, à partir des manuscrits originaux des Apôtres à Antioche.

L'antiquité de l'Église Vaudoise est attestée aussi par un des plus grands savants accomplis dans l'histoire ancienne et classique, la Dr. Alexandre Hislop, dans son oeuvre remarquable "Les Deux Babylones" : "La véritable Église, la fiancée, l'épouse de l'Agneau, en tant qu'elle se trouvait dans les limites de l'empire occidental, trouva refuge avec ses membres dévoués comme Jovinien, Vigilance, les Vaudois, et d'autres qui demeurèrent fidèles, dans les régions sauvages des Alpes cottiennes, et dans d'autres pays isolés de l'Europe. De grands historiens comme Léger, Gilly, Allix, Comba et Nolan qui considérèrent soigneusement la question, affirment tous avec assurance que l'Église primitive fut préservée dans les vallées des Alpes chez les Vaudois".

Benjamin G. Wilkinson (1930), cité par le Dr. David Otis Fuller, mentionne que "les Vaudois remplissent la prophétie de l'Église qui se sauva dans la désert où elle avait un lieu préparé par Dieu (Apocalypse 12:6)". Dans "La Noble Leçon" (La Noble Leycon) écrite dans l'ancienne langue vaudoise vers l'an 1,100 ; nous avons la preuve positive que l'opposition de l'Église Vaudoise contre l'Église de Rome, débuta premièrement dans les jours de l'empereur Constantin, lorsque Sylvestre fut pape (314-337). En effet, le nom de "Itala", nous dit le professeur Wilkinson, est dérivé du distrique Italique des régions Vaudoises.

Le Rev. James Townley affirme aussi d'une manière positive que les Vaudois sont les descendants propres des Cathares ou Puritains. Les Cathares qui habitèrent les vallées alpines du Piémont furent donné le nom de Vaudois ; probablement du mot "Vau" ou "Val" qui devint "vallée", et du mot "Oie, des oiseaux sauvages qui viennent des régions arctiques et hivernent dans le sud de la France et dans l'Italie du nord. Ainsi le mot "Vaudois" signifie "Vallée des oies". Ceux des Cathares qui habitèrent Valence dans la région Rhône-alpes au sud-est de la France furent donné le nom de Valentinois, et ceux qui habitèrent la région d'Albi furent nommé Albigeois. Le schisme des Novatiens et des Donatistes (251) qui voulaient une Église pure, fut supporté par les Cathares, les Purs ou les Parfaits. À cause de l'opposition de l'Église Vaudoise à l'Église Romaine, on diffama le caractère des Cathares et on falsifia leurs écrits. Ils furent dénoncés comme hérétiques, persécutés, torturés et massacrés à maintes reprises. Depuis, leurs ennemis s'efforcent à prouver que les Vaudois seraient une secte d'hérétiques qui aurait débutée au 12ième siècle avec un marchand de Lyon nommé Pierre Valdo, qui a toutefois joué un rôle important dans leur histoire, sans être leur fondateur.

Pierre Valdo fit une traduction en langue vulgaire de la Vestus Itala. Cette traduction est connue comme la Version Romanche, langue parlée par les nations Européennes du sud durant le Moyen Âge. Six copies de cette version existent encore et sont préservées dans les librairies principales de l'Europe. Valdo fit aussi une traduction en Français avec l'aide de Bernard Ydros et Étienne de Ansa. Il fut condamné par le pape Alexandre 1er (1159-1181) pour avoir traduit les Écritures en langue commune du peuple. Dénoncé comme la pire des hérétiques, il fut le premier à souffrir la persécution de l'Église de Rome pour s'avoir distingué par son biblicisme et sa piété personnelle. Persécuté, il s'enfuit en Allemagne et finalement en Bohême où il mourut vers l'an 1179.

Les Albigeois qui habitèrent certaines parties de l'Espagne, furent les auteurs de plusieurs versions Espagnoles interdites par Jacques I, roi d'Aragon, sous l'ordre du pape. Toutefois, vers la fin de ce siècle, Alphonse le Sage, roi de Castille, fit plus pieux et se procura une traduction Albigeoise de la Bible en dialecte Castillan qu'il rendit accessible aux plus illettrés.

Malgré l'intervention de Rome, la Bible était répandue partout dans le midi de la France, et on pouvait se la procurer facilement soit à Toulouse où à Montpellier, pour un prix relativement modique. Par un travail inlassable, accompli parfois dans des cavernes sombres et profondes à la lumière des torches, l'Écriture Sainte était transcrite par les Vaudois, mot par mot, chapitre par chapitre, et la vérité révélée, plus étincelante que l'or le plus pur, brillait d'un éclat accru par les épreuves que ces vaillants ouvriers avaient subies pour Elle, scellant la Bible Authentique de leur sang. Ainsi nous dit Daniel Lortsch "Histoire de la Bible française" : "Dans le midi comme dans le nord, la Bible, une fois connue, se rendit indispensable. On ne put pas la déloger. Bien plus, ces traductions françaises ou provençales des Écritures, non seulement ne purent être extirpées du sol qui les avait vues naître, mais encore elles rayonnèrent bien au delà des limites et de la Provence et de la France".

L'étude des vieux manuscrits de la Bible italienne primitive montre d'une manière évidente qu'à la base de la Bible italienne il n'y a non seulement la Vestus Itala latine des Vaudois, et non la Vulgate latine de Rome, mais aussi des traductions françaises et provençales. Une traduction vénitienne trahit comme source, sans que le doute soit possible, une version française qui serait possiblement celle de Pierre Valdo. De plus, le texte latin lui-même, qui a servi pour la version italienne, contient plusieurs locutions très rares dans les manuscrits bibliques, mais particulières aux leçons reçues dans le midi de la France où les Vaudois habitèrent. La conclusion s'impose : les premiers qui travaillèrent à la traduction de la Bible en italien sont des missionnaires Vaudois venus de France. Et il en a été de même dans l'Espagne occidentale. Une grande partie de la traduction des Albigeois en catalan, de l'Ancien comme du Nouveau Testament, procède soit de la Vestus Itala (non de la Vulgate), soit de la traduction française du treizième siècle. Le peuple des Albigeois et des Vaudois qui brava le martyre pour l'amour de la Bible, ne devait pas périr entièrement. Le sang qu'ils répandirent appelle et prépare la réaction victorieuse du seizième siècle, et ceux d'entre eux qui survivent se réfugient dans les hautes Alpes de la France et du Piémont, qui deviennent le boulevard de la liberté religieuse. La mission de ces peuples fut de donner asile à la Bible jusqu'au jour où elle descendrait de ces remparts neigeux pour conquérir le monde.

La devise des Vaudois : "Lux Lucet in Tenebris" ou "Une lumière qui brille dans les ténèbres", indique clairement qu'ils étaient conscient qu'ils furent appelé du Seigneur à un but très spécial ; celui de maintenir Sa lumière et Sa vérité au milieu des ténèbres de l'ignorance et des erreurs de Rome.

La Bible d'Olivetan :

La première traduction de la Bible en français d'après les textes originaux Hébreu et Grec, fut publiée à Neuchâtel par Robert Olivetan en 1535. L'initiative de cette oeuvre qui devint la Bible Officielle de la Réforme française, revient au Synode des Églises Vaudoises dans sa session du 12 Octobre, 1532. Cette rencontre historique eût lieu dans la ville de Chamforans au coeur de la vallée d'Angrogne, où des milliers de Vaudois périrent atrocement pour leur foi sous l'inquisition papale. Les Églises Vaudoises y furent tous représentées, incluant celle de Calabres qui fut presque exterminée au 14ième siècle. Les Églises Albigeoises ainsi que les Églises Bohémiennes y envoyèrent des délégués. De la part des Réformés, Guillaume Farel, de descendance Vaudoise, et Antoine Saunier représentèrent les Églises françaises de la Suisse. Les Églises Vaudoises résolurent de faire une Bible en Français et d'en faire un présent aux Églises Réformées. Malgré leur pauvreté, les Vaudois en absorbèrent joyeusement les frais qui s'élevèrent à plus de 1,500 couronnes d'or. Ainsi les Vaudois transmirent aux Églises Réformées de langue française, le Livre Sacré qu'ils avaient reçu de l'Église primitive. Restait à trouver un traducteur pour accomplir cette oeuvre majestueuse. Après de vives instances, Farel et Viret réussirent à convaincre Olivetan, disciple de Lefèvre d'Estaples et cousin de Jean Calvin, à entreprendre cette tâche. Olivetan enseignait le Grec et l'Hébreu à Strasbourg, et était déjà occupé depuis longtemps à la traduction de l'Ancien Testament. C'est pour cela que ses amis l'avaient si fort pressé d'accepter une tâche déjà préparée et qu'il ne lui restait guère qu'à mettre au point.

Olivetan avait à sa disposition de nombreux anciens manuscrits de Lefèvre d'Estaples, dont un de la Vestus Itala ou Version Italique en vieux latin. Il consulta aussi la Bible Allemande de Martin Luther, la Teplice Bohémienne, la Vulgate Latine et la Version Romanche des Vaudois, Pour le Texte Hébreu, il disposait des trois premières éditions imprimées du Texte Massorétique (1488, 1491, 1494), dont la troisième fut utilisée par Luther. Pour le Grec du Nouveau Testament il avait accès aux quatre premières éditions du texte d'Érasme de Rotterdam, ami intime de Lefèvre d'Estaples. Olivetan ne mit guère qu'une année à s'acquitter de sa tâche, et l'impression ne prit que quatre mois. Par les labeurs de son travail, Olivetan fut considéré par M. Doumergue, un des fondateurs de la langue française, entre Rabelais et Calvin, plus près de Rabelais pour le style, plus près de Calvin pour la pensée. La Bible d'Olivetan, adoptée par les Albigeois, les Bohémiens, les Vaudois et les Huguenots, fut améliorée par de nombreuses révisions. L'auteur lui-même en fit une en 1537 avant de mourir. Jean Léger, historien Vaudois, dit de cette dernière révision par Olivetan :

"C'est ma bonne grâce d'avoir devant moi ce livre d'Olivetan pur et complet. Je dis pur, car tous les anciens exemplaires que nous trouvons chez les Papistes sont remplis de falsifications ; ce qui causa Théodore de Bèze à dire que ce fut par les Vaudois que la France a aujourd'hui la Bible en sa propre langue. Olivetan, cet homme de Dieu, affirma dans la "Préface" de sa Bible, que depuis le temps des apôtres et leurs successeurs immédiats, le flambeau de l'Évangile fut allumé parmi les Vaudois et ne fut jamais éteint". "On voit que la traduction d'Olivetan a été faite en plein champ de bataille", nous dit Daniel Lortsch. "On ne saurait accorder une attention trop minutieuse à cette Bible qui a fourni la nourriture spirituelle de nos pères pendant plus de trois siècles. Ce volume est pour les protestants français une vraie relique de famille. Cette Bible, d'ailleurs, dès qu'on la regarde de près, a quelque chose de vivant. Quand on en tourne les feuilles, on voit que tout y respire et l'amour de la Bible, et l'amour des âmes. À la dernière page du volume vient un curieux morceau en vers qui renferme une énigme. Si on joint ensemble les lettres initiales de tous les mots de ces dix vers, on obtient les deux vers suivants : "Les Vaudois, peuple évangélique, ont mis ce trésor en publique". Jamais Bible ne fut imprimée avec plus d'amour et plus de goût. "Je n'hésite pas à déclarer", a dit M. Reuss, "que l'Ancien Testament d'Olivétan est non seulement une oeuvre d'érudition et de mérite, mais un véritable chef d'oeuvre". Toutefois, Reuss, un théologien libéral, adepte de la critique négative de Richard Simon, s'attaque au Nouveau Testament d'Olivétan. Voulant discréditer ce Texte Authentique de la Parole de Dieu, cet apostasié veut nous faire croire que la traduction d'Olivétan fut faite à partir de la Vulgate et qu'il se borna à revoir la traduction latine d'Érasme et celle de Lefèvre d'Estaples. Ceci est un mensonge monstrueux. Olivétan ne se bornait pas à faire une révision du Nouveau Testament de Lefèvre d'Estaples, mais une nouvelle traduction à partir du Texte Reçu Grec d'Érasme. Il faut préciser que jamais un Vaudois n'utiliserait le texte de son ennemi le plus redoutable, l'Église Catholique Romaine, dans une Bible purement Vaudoise dont le Synode de ces Églises en avait payé les frais.

La Bible de l'Épée :

La première édition de la Bible de l'Épée remonte à 1540 (La Bible en France, par : Emmanuel Pétavel). Elle fut l'oeuvre du grand Réformateur Français, Jean Calvin, qui révisa la Bible Vaudoise d'Olivétan qu'il publia en 1535 et 1537. Cette révision de Calvin fut imprimé chez Jean Gérard sans autre caractère distinctif que la représentation d'un glaive sur la page titre. De là le nom sous lequel elle est connue comme "Bible de l'Épée". Après la mort d'Olivétan en 1538, Calvin devint le fidèle administrateur de l'héritage laissé par son cousin Vaudois à l'Église de Jésus-Christ. Outre l'édition de 1540, celles de 1545, de 1551 et de 1560, se distinguent par les améliorations apportées par sa main savante. L'édition de 1560 devint connue comme la célèbre Bible de Genève utilisée par les traducteurs de la King-James. La Bible de l'Épée pénétra en Nouvelle France avec les Huguenots, pour devenir "le Patrimoine spirituel des Québécois" et en faire "un peuple distinct". Théodore de Bèze, collègue de Calvin, fit une révision de cette Bible précieuse en 1588. Deux révisions modernes de cette Bible virent le jour sur les réseaux informatiques, dont une en l'an 2,000 et l'autre en l'an 2,003. Jean Leduc est celui qui entreprit ce travail énorme, assisté d'Alexandre Grondin. Le texte porte une traduction étymologique, particulièrement dans la Genèse, une première en langue française.

La Bible Martin :

À la fin du 17ième siècle, le Synode des Églises Wallonnes confia à David Martin la tâche de mettre au point la Bible française d'Olivétan, devenue presque illisible. Pasteur à Utrecht, il fit paraître en 1707 une Bible complète avec un texte qui était celui de Genève (1560), "revu sur les originaux et retouché dans le langage". Ce fut une des révisions les plus durables du travail d'Olivétan. Malgré les révisions de cette Bible par Pierre Moques en 1736, et par Samuel Scholl en 1746, elle conserva un style assez archaïque, tout comme sa soeur jumelle anglaise, la célèbre King-James. Elle a toutefois l'avantage d'être la traduction française la plus précise des Originaux. La Bible Martin, dans sa Version Officielle de 1855, est encore publiée de nos jours par "l'Association Biblique Internationale de Dallas, au Texas".

La Bible Ostervald :

Pasteur à Neuchâtel, Jean Frédéric Ostervald, fit publié en 1744 une révision de la Bible de Genève de 1724 qui représentait le texte de 1588 par Théodore de Bèze. Ostervald travaillait sur le Texte Reçu Grec et produisit une véritable traduction révisée. Le volume se présenta comme "la Sainte Bible... revue et corrigée... par les pasteurs et professeurs de l'Église de Genève. Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée". Il est écrit dans l'Avertissement qui suit la titre : "En conservant la version qui est reçue dans nos églises, il (Ostervald) y a fait des corrections qui paraissaient nécessaire et changé des expressions et des manières de parler qui ne sont plus en usage et qui pourraient causer de l'obscurité". Cette indication avec ses termes modestes, caractérise exactement l'oeuvre d'Ostervald. En résumé, la Bible Ostervald représente la révision de 1588, à peine retouchée pour l'Ancien Testament et rajeunie dans la forme pour le Nouveau Testament. On la préféra, avec raison, à des traductions plus coulantes mais trop libres ; principalement aux traductions Catholiques qui altéraient le texte en sens contraire. La Bible sur laquelle fut basée la révision d'Ostervald, contient dans une de ses premières pages une liste des livres de la Bible, avec le nombre des versets et chapitres de chaque livre, et au bas de la liste le total des chiffres. Nous apprenons ainsi que l'Ancien Testament contient 23,209 versets, la Nouveau Testament 7,958 versets, et la Bible entière 31,167 versets.

Depuis, diverses révisions du texte d'Olivétan de la Bible Ostervald virent le jour. Une révision fut faite à Lausanne en 1822 ; une autre par la Société Biblique de Paris en 1824 ; une seconde révision par la Société Biblique de Lausanne en 1836 ; Matter en fit une révision à Londres en 1849 qui fut publiée par la Société Biblique Américaine en 1854. La Société Biblique de France entreprit en 1868, la révision de l'Ancien Testament. Cette révision, oeuvre de cinq réviseurs, parut en 1881. La traduction de certains livres, Job par exemple, était entièrement nouvelle. À cet Ancien Testament révisé fut joint le Nouveau Testament de Charles Frossard de 1869. Malgré que cette traduction supporte le Texte Minoritaire en certains endroits, particulièrement dans Luc 2:22, cette révision faite sur le Texte Reçu eut de très grands succès. La Bible entière fut publiée par la Trinitarian Bible Society jusqu'au début des années 1950. Elle fut révisée par la "Mission Baptiste Maranatha" et publiée en 1996 par "Bearing Precious Seed" dans la ville de Milford en Ohio ; ceux-ci firent une autre révision qui sortit en l'an 2000. Bonnet et Saup firent une révision de l'Ostervald en 1875 et 1885. L'édition de 1885, vastement supérieure dans sa précision sur les Originaux, fut publiée par la Société Biblique Britannique et Étrangère.

Nous pouvons donc être assuré, qu'avec la Bible Martin et la Bible Ostervald, nous avons encore de nos jours la Bible Authentique inspirée que le Seigneur Jésus a désigné pour son peuple de langue française.


Chapitre 4

Fondamentalement il existe seulement deux différentes Bibles

Certains croient l'idée étrange que l'enseignement scolastique demande que nous mettions de côté les Versions Autorisées de la Bible Authentique, et que nous adoptions les nouvelles Versions Revissée modernes de la Critique Textuelle. Cette idée n'a toutefois aucune base valide. Ces Versions Révisées sont en grande partie en accord avec ce qui est connu comme le modernisme, et sont particulièrement acceptées par ceux qui pensent que tout changements, n'importe où n'importe comment, est du progrès. Ceux qui ont réellement examiné cette matière et qui sympathisent de coeur avec tout ce qui est évangélique, réalisent que ces Versions Révisées font partie du mouvement qui veut "moderniser la pensée et la foi chrétienne, et enlever complètement la vérité établie".

Dans une de nos publications reconnue, il apparut, lors de l'hiver de 1928, un article qui s'intitula : "Qui a tué Goliath" ; et une autre au printemps de 1929 dont le titre fut : "La Dispute à propos de Goliath". L'attention fut portée sur le fait que dans les Versions Révisées, 2 Samuel 21:19 dit que "Elchanan tua Goliath". "Cette lecture se trouve dans les anciennes versions de Segond et la N.E.G., dans la Bible de Maredsous et celle de Jérusalem". Un câblogramme spécial venu des "érudits dévoués et plus connaissant" de l'Église d'Angleterre, disait en substance que les Versions Révisées furent plus justes dans l'affirmation que Elchanan et non David avait tué Goliath, contredisant 1 Samuel 17:50-51 ; et qu'il y avait plusieurs autres choses dans la Bible qui furent le produit d'exagérations, comme l'histoire de Noé et de l'arche, de Jonas et le grand poisson, du Jardin d'Éden et de la longévité de Méthusela. Le premier article disait ces opinions modernes furent supportées et enseignées dans presque toutes les facultés théologiques réputées en Amérique, et que les jeunes ministres qui en graduent ont rejetés les anciennes croyances sur ces choses, que le public en sait conscient ou non. Ces articles engendrèrent un intérêt national et une multitude de gens voulurent savoir si leurs versions ravisées étaient bonnes, ou s'il fallait continuer à croire avec la Bible Authentique que "David avait tué Goliath" ? Les Versions Ravisées sont-elles meilleures que les versions de la Bible Authentique qui dirigent le monde Protestant depuis la Réforme ? Sont-elles meilleures dans les milliers d'autres changements qu'elles font, ou est-ce les Bibles Martin et Ostervald qui le sont ?

Derrière ceci et toutes les modifications du texte de la Bible, sont les motifs et les événements qui, en 1870, amenèrent en existence le Comité responsable de produire les Versions Révisées de la Critique Textuelle. Durant les trois cent années qui suivirent la Réforme, plusieurs tentatives furent entreprises pour mettre de côté le Nouveau Testament Grec, nommé le Texte Reçu, au Texte Majoritaire. Ces divers efforts produisirent des Nouveau Testament Grec différents sur la base d'un Texte Minoritaire.

De même, des attaques furieuses furent lancées contre l'Ancien Testament Hébreu de la Bible Authentique. Toutefois, aucun de ces assauts ne fut couronné de succès avant l'apparition du Comité de Révision, désigné par la partie sud de l'Église d'Angleterre sous la direction de l'Archevêque de Cantebury ; quoique la partie nord de la même Église, sous l'Archevêque de York, refusa de collaborer à ce projet. À part des altérations que ce Comité fit dans l'Ancien Testament, nous trouvons 5,000 modifications dans le Texte Reçu du Nouveau Testament que ce Comité altéra pour former un Nouveau Testament Grec complètement nouveau. Ceci permit à toutes les forces hostiles à la Bible de se réunir et de passer par la brèche. Depuis ce temps les portes furent ouvertes et nous sommes inondé de Nouveau Testament Grec et de Bibles modifiées et mutilées traduites sur ces textes corrompus. Le Comité de révision prétendit réviser la Bible des Réformateurs Anglais, la célèbre King-James ; mais produisit une Bible complètement nouvelle qui n'était point basée sur les mêmes textes que la Version Autorisée de 1611. Ce Comité exerça une influence considérable sur les Sociétés Bibliques qui s'étaient prostituées à ses principes. Depuis, ces Sociétés Bibliques, anglaise comme française, se lancent dans la distribution de versions révisées. Les Bibles qu'elles produisant ne sont plus la Parole de Dieu mais seulement qu'une approximation de la Parole de Dieu.

Du côté Français, les assauts contre la Bible Authentique débutèrent justement au sein des Sociétés Bibliques. Le doyen Encontre, de Montauban, prit, en 1809, l'initiative d'une publication de la Bible Martin, dont deux éditions parurent en 1819, l'une à Montauban et l'autre à Toulouse. Mais tous ne favorisèrent point cette entreprise. Encontre se plaint dans une lettre, de ce que la plupart des actionnaires de Momtauban, membres du comité, y prennent un intérêt médiocre, et de ce que certains pasteurs, au lieu de la seconder, travaillent secrètement à la faire échouer. Au sein de la Société Biblique de Paris, supportée par la Société Britannique, deux tendances opposées paraissent très tôt. Ceci ne put être autrement, car cette Société fut influencée par les éléments Catholiques subversifs qu'elle tolérait en son sein. La question fut portée d'abord sur les traductions qu'il fallait adopter. Les uns étaient conservateurs et voulaient l'unité des versions en maintenant la Bible Ostervald qui avait édifiée tant de générations. Les autres attachaient plus de valeur à une version innover sur l'exactitude des plus anciens manuscrits (Vaticanus et Sinaiticus). Déjà en 1822, un membre du comité proposa l'adoption d'une révision toute récente d'Ostervald, celle de Lausanne 1822, mais sa proposition fut repoussée. Finalement, le choix s'imposa en 1862, à cause d'une proposition formelle de M. Eichhoff, Luthérien sympathique à la collaboration Catholique, demandant l'adoption du Nouveau Testament de Genève de 1835 qui avait été innové ; et parce que la presse religieuse intervint avec vivacité et porta le débat devant les églises. La presse "Le Lien" fit une campagne très vive contre la Bible Ostervald. La presse "l'Espérance" de son côté, condamnait la Nouveau Testament de Genève "qui a affaibli les principaux passages qui se rapportent à la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ et ajoutait que si cette version était publiée, "tous les fidèles attachés à la saine doctrine devraient retirer leur concours de la Société". Les conférences pastorales de 1863 se prononcèrent contre cette version adultérées "qui soulève des objections très graves au point de vue de la fidélité". Soixante-dix églises se prononcèrent dans le même sens. D'autres part, une centaines d'églises avaient exprimé le voeu de recevoir des Nouveaux Testaments de Genève. On peut penser que la lutte fut vive au sein du comité. La majorité était pour l'adoption de la version de l'Ancien Testament de Perret-Gentil et de celle de Genève pour le Nouveau. La minorité était contre cette dernière version, "de tendance socinienne" et pour Ostervald. Elle estimait la liberté réclamée périlleuse pour les églises et pour l'oeuvre biblique elle-même. La logique, disait-on, nous entraînera à publier des traductions faites par des incrédules tels que M. Strauss et M. Renan. L'article du règlement en vertu duquel la Société répandait les Écritures dans les versions reçues et en usage dans les églises fut soumis à des interprétations contraires. Au commencement de 1863 une commission conclut à l'adoption du Nouveau Testament de Genève, mais après un long débat M. Guizot refusa de mettre la proposition aux voix, comme contraire au règlement, et il semble bien qu'elle l'était en effet.

La lutte reprit, l'agitation au sein des églises devint plus vive. Deux cent treize églises se prononcèrent, et parmi elles cent quatre-vingt-treize étaient en faveur du Nouveau Testament de Genève et apostasièrent. À la suite de ce vote, six membres, F. Delessert, Berger, Léon de Bussière, Bartholdi, Martin-Rollin, Pelet de la Lozère, donnèrent leur démission. Les deux fractions de ce comité, dit M. Lambert, n'avaient en commun ni les mêmes croyances, ni les mêmes principes, ni les mêmes vues. Elles représentaient deux esprits différents, tranchons le mot, deux partis religieux. La rupture était fatale ; deux différentes Bibles, deux différents Christianismes, deux différentes Églises, deux différents saluts, deux différents Dieux.

Ceux qui jouèrent un rôle dans la production des Bibles modernes révisées furent de la Haute Critique la plus prononcée. Certains d'entre eux avaient même renié ouvertement et par écrit la divinité de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Depuis la publication du Texte Minoritaire de Nouveau Testament Grec, il nous est souvent dit par les apostasiés que "les changements dans les traductions de cette oeuvre, comme celle de Segond, T.O.B. etc, sont insignifiants au point de vue doctrinal". Ceci est contraire aux faits du cas réel.

La vie chrétienne surpasse la logique humaine. La philosophie, l'érudition académique au théologique, les sciences de toutes sortes, ne sont pas ce qu'il y a de plus important dans la Vie. En ce qui concerne la question de révélation, de discernement, de spiritualité ou de moral, le chrétien commun est aussi compétent comme juge que celui qui gradue d'une Université ou d'un Séminaire. En temps de grandes crises, l'histoire nous montre qu'il l'est même-plus.

L'expérience peut jeté aussi de la lumière sur la valeur relative des versions de la Bible. La Bible Vaudoise d'Ostervald, une révision de la Bible d'Olivetan de 1535, fut traduite à son origine lorsque Genève combattait contre la domination du Catholicisme Romain, pour se convertir au Protestantisme. Mais pour ce qui est des versions modernes révisées, elles furent née après une prodigieuse campagne Romanisante de 1800 à 1900, lorsqu'une vague de convulsions ébranla les défenses mentales de Genève, de la France et de l'Angleterre ; et brisa la croissance de la mentalité protestante dans ces nations. La version Ostervald fut née de la Réforme ; tandis que les versions révisées comme Segond et toutes les Bibles modernes, furent nées de la Critique Textuelle dirigée par Rome.

Nous entendons souvent parler aujourd'hui de la loi du Dimanche qui fut promulguée par l'empereur Constantin en l'an 321. Comment ce fait-il que nous n'entendons jamais parler de la Bible corrompue que Constantin adopta et promulgua ; de cette version qui est exploitée par les forces de l'hérésie et de l'apostasie depuis presque 2,000 ans. Nous regrettons de dire que cette Bible est la base de plusieurs versions qui inondant les maisons de publications, les écoles, les églises, et les familles, amenant la confusion et le doute à des millions de gens.

À travers les siècles, la seule Bible Authentique, la Parole vivante de Dieu, a souvent fait face aux descendants de cette version corrompue, enrobée de splendeur et assise sur la trône du pouvoir comme un pape infaillible. Des combats s'engagèrent l'un après l'autre. La Sainte Parole de Dieu a toujours eu la victoire ; à ses succès nous devons l'existence même de la civilisation chrétienne et tout le bonheur et l'espérance que nous avons pour l'éternité. Et maintenant, en ces derniers jours, la bataille est renouvelée encore une autre fois entre ces deux rivaux.

La dévotion à l'erreur ne produira jamais la vrai justice. Je propose de suivre la situation de la présente confusion des Bibles jusqu'à son origine, pour que notre coeur sait remplis de louanges et de gratitudes envers Dieu qui a préservé pour nous les Saintes Écritures d'une manière merveilleuse.

L'Apostasie de l'Église primitive prépara le chemin pour la corruption des manuscrits.

Inspirés par l'Esprit du Dieu infaillible, des hommes furent choisis pour rédiger les différents livres du Nouveau Testament originellement écrit en Grec. Pendant quelques années, sous la direction des apôtres, les croyants en Christ furent privilégiés d'avoir la Parole de Dieu non diluée et dans toute son intégrité.

Mais très tôt la scène changea ; la fureur de Satan, dérobé de l'opportunité d'accabler de nouveau les Fils de Dieu, se tourna sur la Parole écrite. Des sectes d'hérétiques qui combattaient pour la suprématie, altérèrent des copies des manuscrits originaux pour atteindre leur but. Épiphane, dans son traité de polémique "le Panarion", décrit non moins de quatre-vingts mouvement d'hérétiques. D'entre ceux-ci, l'Église Catholique Romaine ou plutôt l'Église Mithraique Universelle, fut victorieuse. La vrai Église fuyait dans les montagnes alpines et les lieux sauvages, amenant avec elle les purs manuscrits de la Parole de Dieu avec elle. L'Église Catholique persécutait l'Église Vaudoise qui avait pour mission de nous préserver intact la Parole de Dieu.

L'apôtre Paul prophétisa la venue d'une grande apostasie (litt. un abandon de la foi), dans sa deuxième épître aux Thessaloniciens et ajouta que "le mystère de l'iniquité agissait déjà". Nous voyons dans 2 Corinthiens 2:17, que déjà plusieurs avaient commencé à falsifier la Parole de Dieu. Dans son adieux aux anciens de l'Église d'Éphèse, Paul leur déclara : "Car je sais qu'après mon départ, il s'introduira parmi vous des loups ravissants, qui n'épargneront point le troupeau. Et qu'il s'élèvera parmi vous des hommes qui annonceront des doctrines pernicieuses, afin d'attirer les disciples après eux. Veillez donc, vous souvenant que durant trois ans je n'ai cessé, nuit et jour, d'avertir chacun de vous avec larmes" (Actes 20:29-31). Quoiqu'il y a plusieurs choses importantes dans la vie de Paul dont nous n'avons aucun record, le Saint-Esprit trouva d'une grande importance que cette prophétie fut écrite, pour nous avertir, que même d'entre les anciens il sortirait des dirigeants pervertis. Cette prophétie était pour être accomplie, et elle le fut pleinement dans la perversion des Écritures. Jusqu'à ce que nous voyons l'importance de cette grande prophétie du Saint-Esprit, et venons à reconnaître son accomplissement colossal, la Bible demeurera un livre fermé sur plusieurs sujets pour les chrétiens indifférents.

Lorsque Paul fut averti de l'apostasie qui viendrait, il suscita les Thessaloniciens à ne se laisser point ébranlé ni troublé dans l'esprit "par quelque parole, ou quelque lettre qu'on dirait venir de nous" (2 Thessaloniciens 2:2). Il aurait été audacieux qu'une personne écrive une lettre à une Église et la signe du nom de Paul après sa mort. Comment plus audacieuse fut l'iniquité qui fit une telle falsification du vivant de l'apôtre. Même dans le temps de Paul, l'apostasie agissait par des fausses représentations.

Toutefois, Paul nous spécifia trois manières par lesquelles l'apostasie oeuvrait :

1) en exaltant la connaissance de l'homme au-dessus de la Bible ;
2) en spiritualisant les Écritures pour les rendent inefficaces ;
3) en substituant la philosophie pour la révélation.

Ceci dit, nous procédons à regarder ces trois manières :

1) La fausse connaissance exaltée au-dessus des Écritures :

Sur le premier de ces dangers, nous lisons : "Ô Timothée, garde le dépôt, fuyant les discours vains et profanes, et les disputes d'une science faussement ainsi nommée" (1 Timothée 6:20).

Dans la Grec, le mot "science" est "gnosis" et signifie "connaissance". L'apôtre Paul ne condamne pas ici la connaissance en générale, mais la fausse connaissance des docteurs qui donnèrent leurs interprétations des vérités chrétiennes, n'y voyant que des concepts humains. Cette tendance augmenta jusqu'à ce que le système de Gnosticisme, qui porta le nom de Chrétien, fut fondé. Pour montrer que cette religion ne fut pas une théorie sans organisation, mais qu'elle fut répandue dans plusieurs communautés, je cite Milman : "Les Gnostiques qui suivirent furent plus audacieux, ils persistèrent à innover sans cesse la simplicité du christianisme... Dans toutes les grandes villes de l'Est dans lesquelles le Christianisme avait établit des communautés florissants, on vit surgir ce rival qui aspirait à un plus haut degré de connaissance que fut révélé dans l'Évangile, se vantant d'être plus élevé que la Christianisme et le Paganisme vulgaire. J.M. Nicole, nous rapporte : "Les gnostiques prétendaient connaître les mystères de l'existence. Leur principe fondamental consistait à identifier le bien avec l'esprit, et le mal avec la matière. En conséquence, ils étaient obligés de nier :

a) La Création. Un Dieu esprit ne peut créer un monde matériel. Ils admettaient entre Dieu et les hommes une multitude d'éons, esprits ou anges intermédiaires, dont l'un, très inférieur, pouvait être la démiurge au créateur. Aussi n'avaient-ils pas foi en l'autorité de l'Ancien Testament qu'ils considéraient parfois comme l'oeuvre du Diable.
b) L'incarnation. Un Dieu esprit ne peut devenir chair, Jésus n'est qu'un éon et son corps n'était qu'une apparence, ce qui est nommé "le docétisme".
c) La rédemption par le sang. Pour les gnostiques, on est sauvé par la connaissance, Jésus n'est qu'un révélateur. Comme les doctrines gnostiques étaient compliquées, seuls quelques-uns, les spirituels (les érudits ou les élites), étaient admis à les connaître. Les autres, les psychiques (ou partisans), ne pouvaient espérer qu'un salut inférieur. Les matériels (ou opposants) étaient perdus.
d) La morale chrétienne. Sur ce point les gnostiques se répartissaient en deux classes. Les uns, pour mâter la matière mauvaise, se livraient à l'ascétisme ; ils jeûnaient, condamnaient le mariage, etc. Les autres, considérant que la matière importait peu, se livraient aux débordements de la chair.

Il y eut, surtout en Égypte, de multiples écoles gnostiques. Les principales furent celles de Basilide celle de Valentin qui propagea ses idées jusqu'à Rome, celle de Carpocrate, celle des Ophites ou Nassériens qui vénéraient le serpent (comme étant celui qui éclaire l'intelligence et qui donne la connaissance). En Syrie, nous pouvons mentionner Bardesane et Tatien, ce dernier d'abord disciple de Justin Martyr".

En ce qui concerne Justin Martyr, Bruce Pringle nous dit : "Ses enseignements furent de nature hérétique. Nous réalisons que le ruisseau de la pure doctrine chrétienne fut pollué par ses enseignements" Après sa mort, Tatien retourna en Palestine pour propager l'hérésie gnostique. Il écrivit une harmonie des Évangiles nommée "la Diatessaron", les quatre Évangiles en un seul. Son oeuvre fut tellement corrompue, qu'un évêque de Syrie trouva nécessaire de la bannir de son église, de peur que les fidèles la prennent pour le vrai Évangile. Plus près de nous, au milieu de la confusion qui existe parmi les chrétiens sur les versions modernes, une nouvelle "Diatessaron" est en voie d'être rédigée par Charles Templeton, ancien évangéliste du camp de l'apostasié Billy Graham. Selon Templeton, "les Évangiles sont remplis de mythes et d'erreurs"... "Tatien trouva son plus grand disciple dans Clément d'Alexandrie". Or, il, est à remarquer que Clément fut le maître d'Origène d'où nous avons la source de la corruption des Écritures.

J.M. Nicole ajoute, que "le plus redoutable des gnostiques fut Marcion, originaire d'Asie Mineure, qui vint s'établir à Rome et se joignit à l'église. Il s'en sépara pour fonder une église rivale, avec un clergé bien organisé, un Canon des Écritures bien délimité qui excluait l'Ancien Testament et une partie du Nouveau Testament. Il gardait Luc, en y faisant des coupures, et dix épîtres de Paul". Les théories de ces gnostiques réapparaissent de nos jours dans la théologie et la science des Critiques Textuels. Westcott, un des esprits dominants du Comité de Révision, plaida en faveur que le Nouveau Testament soit lu à la lumière des théories modernes sur "les éons" maintenues par les réviseurs.

Le Dr. S. Parkes Cadman, nous dit du Cardinal Newman qui participa au Comité de Révision : "Newman a aussi dérivé des Pères une angéologie spéculative qui décrivait l'univers invisible comme étant habité d'êtres intermédiaires qui furent les agents spirituels entre Dieu et la Création... En effet, la cosmogonie de Newman fut essentiellement gnostique. Elle reflétait les enseignements de Cérinthe, qui est le mieux considéré comme le lien entre les sectes Judaisantes et les sectes Gnostiques".

La citation suivante d'une revue d'autorité, donne une description de cette espèce de Gnosticisme moderne ; montrant ses tendances au Catholicisme Romain. Elle révèle aussi comment Westcott tenait à cette philosophie, tout en nommant le Dr. Philip Schaff, comme étant d'avantage l'apôtre de ce Gnosticisme moderne :

"Les chemins qui mènent à Rome sont très nombreux... Une voie moins fréquentée et moins évidente, mais non moins dangereuse, est la voie philosophique. Il existe une forte affinité entre le système de développement spéculatif, selon lequel, tout ce qui existe est vrai et rationnel ; et l'idée Romaine d'une Église infaillible qui évolue d'elle-même... Personne ne peut lire sous l'influence de la philosophie spéculative, sans s'apercevoir qu'une simple modification dans la terminologie, tourne cette philosophie et lui donne un caractère Romain. En Allemagne (comme en France), plusieurs hommes distingués ont déjà traversé le pont de la philosophie sceptique à l'Église Romaine. Le Dr. Nevin avait pris cette voie longtemps avant que le Dr. Scharff la lui montra".
2) Spiritualiser les Écritures pour les annuler.

Cette autre phase éminente qui annonçait la venu de l'apostasie, fut annoncée d'avance par l'apôtre Paul en ces mots :

"Mais évite les discours profanes et vains ; car ceux qui les tiennent tombant toujours plus dans l'impiété ; et leur paroles rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui se sont détournés de la vérité, en disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent la foi de quelques-uns" (2 Timothée 2:16-18).

La Bible enseigne que la résurrection est un événement futur. Le moyen par lequel ces docteurs éminents, plein de vanité, pouvaient dire ceci, tout comme leurs descendants modernes, fut de dire que la résurrection est une procédure graduelle qui débute à la conversion. La prophétie de l'apôtre fut placée ainsi dans l'accomplissement d'un vaste système de spiritualisation et de mystification de la Bible qui renversa la foi primitive. Tourner l'Écriture en une allégorie fut une passion en ce temps. Aujourd'hui, allégoriser est non seulement une passion, mais aussi un refuge contre la vérité pour plusieurs dirigeants que nous rencontrons.

Cette tendance d'allégoriser les Écritures nous provient de nul autre que d'Origène d'Alexandrie, le fondateur du Culte de l'intelligence et de la Critique Textuelle. J.M. Nicole nous dit, que pour Origène, "les textes bibliques peuvent, selon lui, avoir trois sens, un sens littéral, un sens moral, et un sens allégorique, correspondant aux trois parties de l'être humain : corps, âme et esprit". Mais nous ne pouvons nous fier à Nicole pour nous dire toute la vérité sur Origène, puisqu'il est un de ses admirateurs ainsi que de Westcott et Hort. Bruce Pringle nous dit : "Origène s'est tellement donné à la fureur de tourner en allégorie tout ce que la Bible dit, qu'il disait : – Les Écritures sont peu utile à ceux qui les comprennent comme elles sont écrite (McClintock and Strong Encyclopédia). Pour estimer Origène justement, nous devons nous rappeler qu'il fut un élève de Clément, et qu'il fut éduqué par lui dans les hérésies du Gnosticisme ; et comme son maître, il estima très peu la base historique de la Bible... Il étudia aussi sous Ammonius Saccas, la fondateur du Néo-Platonisme, dont la philosophie consistait en un mélange des idées de Platon avec le mysticisme oriental".
3) Substituer la philosophie pour l'Écriture.

La troisième manière par laquelle l'apostasie arriva fut ainsi prédite par l'apôtre Paul :

"Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie et par de vaines tromperies, selon la tradition des hommes, selon les rudiments du monde, et non selon Christ" (Colossiens 2:8).

La philosophie qui est condamnée dans ce passage n'est pas celle que l'on trouve dans la Parole Sacrée, mais celle qui est "selon la tradition des hommes". Même avant le temps de Christ, l'existence même de la religion juive fut menacée par la subtilité et la fascination de la philosophie païenne. Cette même tentatrice a prit dans son piège des multitudes qui portent le nom de Chrétien.

Les philosophes grecs exercèrent une très grande influence sur la pensée chrétienne et sur les institutions de l'Église à travers les siècles. Presque tous les Pères de l'Église furent infesté de leur philosophie mondaine et mystique.

Les plus grands ennemis de l'Église de Christ dans son enfance, ne furent pas trouvé dans le paganisme triomphant qui remplissait le monde, mais dans le déluge des hérésies qui, sous le nom de Christianisme, envahit la vérité pour de longues années. Ce déluge, comme nous allons voir, avait multiplié une abondance de copies des Écritures avec des changements subtils qui désorientèrent la sens des versets et des passages ; tout ceci dans l'espace de cent ans après la mort de l'apôtre Jean. Ceci est la cause primaire qui engendra l'ère des ténèbres du Moyen Âge. Comme Irénée disait à propos de Marcion, le Gnostique : "Ainsi Marcion et ses disciples ont pris sur eux-mêmes de mutiler les Écritures, n'acceptant pas certains livres, et ayant retranché des passages dans l'Évangile de Luc et dans les épîtres de Paul, affirmèrent que seulement ceux qu'ils avaient condensé furent authentiques". Or celui qui empêche la lumière produit des ténèbres.

Toutes les Bibles proviennent fondamentalement de deux seules sources.

Tous ceux qui ont l'intérêt, la motivation et la patience pour lire la grande masse de littérature sur ce sujet, vont être d'accord pour dire qu'il n'y a que deux sources de manuscrits.

La première source qui porte le Texte Reçu dans l'Hébreu et le Grec, débute avec les Églises apostoliques, et réapparaît de temps en temps à travers l'ère chrétienne chez les chrétiens éclairés de l'Esprit de Dieu. Cette source fut protégée de la pollution et de la falsification, par la sagesse et l'érudition de la vrai Église dans ses différentes phases : les précieux manuscrits furent préservé par les fidèles à l'Église de Pella en Palestine, où les chrétiens prirent refuge en l'an 70, lorsque les Romains détruisirent Jérusalem ; par l'Église Syrienne d'Antioche qui produisit une éminente érudition et d'où les premières traductions des Originaux furent faites en Syriaque et en Vieux Latin ; par l'Église Italique au nord de l'Italie qui devint connue comme l'Église Vaudoise ; par l'Église Gallicane au sud de la France ; par l'Église Celtique en Grande Bretagne ; et par les Églises de la Réforme.

Cette première source apparaît avec très peu de changements dans les Bibles Protestantes Allemande, Française, Anglaise etc. Nous la retrouvons dans la Bible Martin et la Bible Ostervald qui furent utilisées, dès leurs origines avec la Bible d'Olivetan de 1535, pour 463 ans par les chrétiens authentiques de langue française. Toutes ces Bibles des Réformateurs sont supportées par la grande majorité des copies des Textes Originaux. Si vaste est cette majorité que même les ennemis du Texte Reçu admettant que dix-neuf vingtième de tous les manuscrits grecs sont de cette catégorie.

Pour ce qui est des textes en vieux latin, nous en trouvons aussi deux catégories, tout comme dans les autres versions : la forme du Texte Traditionnel que nous trouvons dans la Vestus Itala traduite par les Vaudois en l'an 157, et la forme du texte corrompu que nous trouvons dans la Vulgate Latine de Jérôme. Augustin écrivit : "Lorsque la foi fut dans sa première jeunesse, tous ceux qui avaient une mince familiarité du Grec et du Latin furent assez audacieux pour entreprendre une traduction des Codex Grecs qui tombèrent dans leurs mains". Mais en ce qui concerne la Vestus Itala des Vaudois, Augustin avait dit : "La traduction de l'Itala doit être préférée au-dessus de toutes les autres, car elle se rapproche plus du sens original des mots sans aucun préjudice à la clarté d'expression". Les évidences des textes en vieux latin varient tellement, qu'il semble certain que plusieurs anciennes traductions représentent les différents Codex Grecs d'où elles proviennent. Plusieurs des évidences en vieux latin sont favorables au Texte Traditionnel, mais non pas tous.

La deuxième source est très petite et contient très peu de manuscrits :

a) dans le Grec : Le manuscrit du Vatican nommé aussi le Codex Vaticanus ou Codex "B" et le Sinaitique nommé aussi le Codex Sinaiticus ou Codex Aleph, le frère du premier.
b) dans le Latin : La Vulgate Latine de Jérôme.
c) dans l'Anglais : La Bible Jésuite de 1582, la Rheims Douay.
d) dans le Français : La Bible de Sacy traduite sur la Vulgate.

Ainsi la présente controverse entre la Bible Ostervald et les versions modernes comme la Bible Segond et la Bible en Français Courant, est le même vieux combat qui se déroule depuis l'Église primitive, le même que nous retrouvons entre les Vaudois et les Papistes, et le même que celui entre les Réformateurs et les Jésuites.

Paul se prépare à préserver la vérité contre l'Apostasie à venir.

Dans ses dernières années, l'apôtre Paul passa plus de temps à préparer l'Église pour la grande apostasie à venir qu'à développer l'oeuvre. Il savait d'avance que cette apostasie surgirait dans l'Ouest. Ainsi il passa plusieurs années à travailler pour ancrer les Églises d'Europe aux Églises de la Judée. En l'an 177, les martyrs de Lyon témoignent de son succès par l'adresse de leur épître "Épître des Églises de Lyon et de Vienne à celles d'Asie et de Phrygie" (Bibliothèque Choisie des Pères de l'Église, Tome 5, 1828, par : M. Guillon). À travers les siècles, Dieu avait formé le cerveau Juif pour qu'il soit capable de saisir le concept du péché, d'un Dieu invisible, de la condition sérieuse de l'homme, et du besoin d'un Rédempteur divin.

Mais à travers les mêmes siècles, le monde rebelle des Gentils avait descendu encore plus profondément dans la frivolité, le paganisme, et la débauche. Il vaut la peine de remarquer que Paul écrivit presque toutes ses épîtres aux Églises des Gentils à Corinthe, à Rome, à Philippes, etc. Il écrivit presque rien aux chrétiens Juifs sauf l'Épître aux Hébreux. Ainsi le grand fardeau de ses derniers jours fut de lier solidement les Églises des Gentils en Europe aux Églises de la Judée, et non point de lier toutes les Églises à celle de Rome. Ce fut pour assurer l'accomplissement de ce but qu'il perdit la vie.

Paul fit de son mieux pour maintenir une amitié et une alliance avec l'Église de Jérusalem. Pour bien faire envers eux, il voyagea à Jérusalem chaque fois que des nouveaux champs de mission s'ouvraient pour lui dans l'Ouest. Ce fut pour ce but qu'il se soumit à plusieurs jours de restrictions dans le Temple, et ceci résulta à justifier sa détermination. Ainsi les Églises de Judée servaient de base d'opération à Paul :

"En effet, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui, dans la Judée, sont en Jésus-Christ ; et vous avez souffert, de la part de ceux de votre propre nation, les mêmes choses qu'elles de la part des Juifs" (1 Thessaloniciens 2:14).

Il n'indique aucunement ici que l'Église de Rome devait être le modèle sur lequel les autres Églises seraient formé, car elle ne possédait pas cette prééminence et ne l'a jamais possédée. Cet honneur appartenait aux Églises de la Judée ; ce fut selon elles et non l'Église de Rome que les Églises Asiatiques devaient être formées. La plus pure des Églises apostoliques fut celle des Thessaloniciens, et celle-ci fut formée d'après les Églises chrétiennes de Judée. Si la prééminence aurait appartenue à l'Église de Rome, Paul l'aurait proposée comme modèle à toutes celles qu'il forma, soit en Judée, en Asie Mineure, en Grèce, au en Italie. Nous savons d'ailleurs, selon Alexandre Hislop (Les Deux Babylones), que la prétendue succession apostolique de l'Église de Rome, ne provient pas de l'apôtre Pierre dont le nom est Simon ; mais de Simon le magicien (Actes 8:9) qui s'était rendu à Rome et fut connu sous la nom de "Petra Roma" le Grand Interprète des mystères-Chaldéen du Culte du Soleil.

Début de la corruption des manuscrits de la Bible.

Le dernier des apôtres fut Jean. Sa mort est généralement placée vers l'an 100. Dans ses derniers jours, il s'occupait dans la collection et la formation des écrits que nous appelons le Nouveau Testament. Une lecture attentive du chapitre 15 du livre des Actes donne la preuve du soin méticuleux par lequel l'Église primitive garda ses écrits sacrés. Or le vrai peuple de Dieu à travers les âges fut tellement d'accord sur ce que fut l'Écriture Authentique et sur ce qui ne la fut pas, qu'aucun concile d'Église à part le Concile de Trente (1545) qui fut dominé par les Jésuites, osa dire quelque chose sur quel livre devrait faire partie de la Bible ou sur quel texte fut faux ou non.

L'hérésie ne pouvait faire aucun progrès du temps que Jean vivait. Mais aussitôt après sa mort, des docteurs pervertis infestèrent l'Église Chrétienne. La force dominante du paganisme vit sa ruine devant les vérités supérieures du Christianisme ; ceci fut prévue par tous. Ce fut en ce temps qu'on vit la corruption des livres du Nouveau Testament. Eusèbe de Césarée est un témoin de ce fait. Il rapporte que les manuscrits corrompus furent tellement répandus, que l'accord entre les copies fut sans espérance ; et que ceux qui falsifiaient les Écritures affirmaient plutôt les corriger. Il est à remarquer qu'il utilisa la même excuse pour faire les 50 Bibles de Constantin à partir de l'Hexapla d'Origène. En effet, ceci est l'excuse préférée de tous les Critiques Textuels à partir d'Origène jusqu'à Westcott et Hort et leurs adhérents.

Lorsque les sectes guerrières furent consolidées sous la main de Constantin au Concile de Nicée (325) ce souverain hérétique adopta la Bible qui combina toutes les versions contradictoires en une seule. Ainsi les différentes corruptions se mélangèrent avec la masse des enseignements purs pour sanctionner la grande apostasie assise sur le trône du pouvoir :

"Et on lui donna une bouche qui disait de grandes choses et des blasphèmes ; et on lui donna le pouvoir de faire la guerre pendant quarante-deux mois. Et elle ouvrit la bouche pour blasphémer contre Dieu, pour blasphémer contre son nom et son tabernacle, et contre ceux qui habitent dans le ciel. Il lui fut aussi donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre : Et il lui fut donné puissance sur toute tribu, langue, et nations" (Apocalypse 13:5-7).

Débutant quelques temps après la mort de l'apôtre Jean, nous trouvons quatre noms renommés qui ressortent et qui ont contribués par leurs enseignements à la victoire de l'hérésie, et à mettre en circulation des manuscrits corrompus du Nouveau Testament :

1) Justin Martyr,
2) Tatien,
3) Clément d'Alexandrie,
4) Origène.

Dans les enseignements de Justin Martyr, nous commençons à voir comment la source polluée de la pure doctrine chrétienne se répandait chez les sectes d'hérétiques, cinquante ans après la mort de Jean. Ce fut par Tatien, élève de Justin Martyr, que ces doctrines regrettables furent mise par écrit et portées d'une manière alarmante sur toute l'étendu de l'empire. Après la mort de Justin Martyr à Rome, Tatien retourna en Palestine et embrassa l'hérésie Gnostique qu'il répandit. Ce même Tatien écrivit une Harmonie des Évangiles nommée la Diatessaron, signifiant quatre en un. Les Évangiles furent si notoirement corrompus par ses mains, que plus tard un évêque de Syrie fut obligé de jeter en dehors de son Église pas moins de deux cent copies de cette Diatessaron à cause des erreurs qu'elle contenait, et à cause que les membres de son Église la prenait pour le vrai Évangile. Nous arrivons maintenant à l'élève de Tatien le plus connu, Clément d'Alexandrie. Clément est allé beaucoup plus loin que Tatien, en ce qu'il fonda une école en Alexandrie qui institua une propagande sur les mêmes lignes d'hérésies. Il dit lui-même qu'il refusait de transmettre les doctrines chrétiennes dans un état pur et non mélangées ; il préférait les couvrir des préceptes qui venaient de la philosophie païenne. il possédait tous les écrits des docteurs hérétiques renommés, et il citait librement de leurs manuscrits corrompus comme s'ils furent les pures paroles de l'Écriture. Mais sans aucun doute, sa plus grande contribution, fut la direction qu'il donna aux études et aux activités d'Origène, son élève le plus renommé.

Ainsi nous parvenons maintenant à Origène, celui qui fit plus que tous les autres pour créer et donner une direction aux forces de l'apostasie au travers les siècles. C'est lui qui influença puissamment Jérôme, l'éditeur de la Bible latine connus comme la Vulgate. Eusèbe aussi adorait aux pieds de l'autel des enseignements d'Origène, comme tous les apostasiés le font depuis en suivant son exemple. Il affirma avoir collectionné huit cent des lettres d'Origène, et d'avoir utilisé sa Bible à six colonnes, l'Hexapla, dans ses travaux bibliques. Assisté de Pamphile, il restaura et préserva la librairie volumineuse d'Origène. Les manuscrits des Écritures, corrompus par Origène, furent disposés et balancés subtilement. Les dernières centaines d'années de notre siècle, ont vue beaucoup de cette soi-disant érudition du Christianisme Français et Anglais, qui est dominée par l'influence subtile et puissante d'Origène.

Origène s'était tellement abandonné à l'enthousiasme de renverser tous les événements de la Bible en des allégories, que lui-même disait : "Les Écritures sont très peu utile à ceux qui les comprennent comme ils furent écrites". Pour être capable d'estimer Origène correctement, nous devons nous rappeler que lorsqu'il fut un élève de Clément, il apprit toutes les doctrines de l'hérésie gnostique ; et comme son maître, il donna très peu d'importance au contexte historique de la Bible. Comme Schaff dit : "Sa préférence pour Platon la dirigea dans de grandes erreurs qui furent d'un attrait irrésistible pour lui. Il se familiarisa avec les hérésies variées et étudia sous le païen Ammonius Saccas, le fondateur du Néo-Platonisme.

Ainsi fut l'homme qui depuis ce temps, domine les efforts de la critique textuelle destructive. Le plus grand résultat que sa vie produisit, fut que ses enseignements devinrent la fondation d'un système d'éducation nommé la Scolastique, système qui fut le guide de l'Europe pour environ 1,000 ans lors des ténèbres du Moyen Âge. L'Origénisme inonda l'Église Catholique à travers Jérôme, le père de Christianisme Latin – "J'aime... le nom d'Origène", disait ce grand théologien renommé de l'Église Catholique. "Je refuse de croire la notion qu'une si grande âme fut perdue".

Un dernier mot du savant Scrivener, indiquera comment tôt et profonde fut la corruption des manuscrits sacrés : "Que cela sonne paradoxal, il est toutefois vrai selon les faits, que la pire corruption qui entra dans le Nouveau Testament, débuta dans les premières centaines d'années après qu'il fut composé ; et que Irénée, les Pères Africains, et toute l'Église de l'Ouest avec une partie de l'Église Syrienne, utilisèrent des manuscrits beaucoup plus inférieurs que ceux employés par Stunica, Érasme et Estienne, lorsque treize siècles plus tard, ils compilèrent et formèrent le Texte Reçu.

Ainsi la base fut fondée pour opposer une Bible mutilée à la Bible Authentique. Les pages suivantes décriront comment ces corruptions trouvèrent leur chemin à travers les siècles, pour réapparaître de nouveau dans nos Bibles modernes révisées.

"Le Texte Traditionnel Hébreu et Grec de la Bible Authentique, est considéré par les Critiques Textuels de l'hérésie du modernisme, comme étant un Texte faible. Hort, le collègue de Westcott avait même déclaré que le Texte Reçu Grec fut "un Texte vile". Les Vaudois furent considérés comme insensés dans leur mission de nous préserver la Parole de Dieu intacte. Et le simple chrétien fidèle de nos jours, qui n'a point la soi-disant érudition académique des apostasiés pour discerner l'intégrité de la Parole de Dieu, est méprisé par ces élites d'un Christianisme bâtardisé, pour son manque de sagesse. Mais voici ce que dit la Parole de Dieu Authentique :

"Considérez, Frères, que parmi vous, qui avez été appelés, il n'y a pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages, et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes. Et Dieu a choisi les choses viles du monde et les plus méprisées, même celle qui ne sont point, pour anéantir celles qui sont" (1 Corinthiens 1:26-28).


Chapitre 5

La Bible adoptée par Constantin et la pure Bible des Vaudois

Constantin devint empereur de Rome en l'an 312. Quelques temps après il embrassa un forme de Christianisme intégré au Mithraïsme qui devint la Catholicisme Romain. Comme cet empereur, supposément Chrétien, prit la direction du monde civil et spirituel pour fusionner le paganisme et le christianisme, il trouva trois types de manuscrits ou de Bibles qui furent en compétition pour la suprématie : le Texte Reçu ou Constantinapolitain nommé aussi Texte Byzantin, le Palestinien ou Eusèbio-Origène, et l'Égyptien ou Hésychien. Les adhérents de chacun d'eux réclamaient la supériorité pour leurs manuscrits. Le combat se déroula principalement entre ceux qui plaidaient en faveur du Texte Pegu, et ceux qui supportèrent le texte Eusèbio-Origène. Les défenseurs du Texte Reçu furent de cette classe plus humble dévouée à l'Église primitive du temps des apôtres. Le texte Eusèbio-Origène fut le produit d'un mélange de la pure Parole de Dieu avec la philosophie des Grecs, telle que conçue dans l'esprit d'Origène. On pourrait le nommer l'adaptation de la Parole de Dieu au Gnosticisme".

Pour unifier son empire, il devint nécessaire pour Constantin de choisir qu'elles de ces Bibles il approuverait. Tout naturellement il préféra celle qui fut éditée par Eusèbe et écrite par Origène. Cette Bible convenait à sa stratégie de réorganisation, car Origène fut la figure intellectuelle qui avait combiné le Christianisme au Gnosticisme dans sa philosophie, tout comme Constantin lui-même fut la génie politique qui cherchait à unir le Christianisme au Paganisme de Rome. Génie militaire d'une ambition sans borne, Constantin espérait reformer la religion de l'empire, d'y détrôner tous les dieux et d'établir le culte absolu de Mithra, le fils du Soleil, sous une forme plus subtile qui conviendrait aux païens comme aux chrétiens. Constantin, dans sa fonction de "Pontifex Maximus" ou "Souverain Pontife", se regarda lui-même comme le directeur et le protecteur de cette église mondiale anormale, et comme tel, ce grand séducteur fut responsable de sélectionner la Bible pour les grands centres chrétiens dans son empire. Sa préférence fut pour le genre de Bible dont les lectures du contenu lui donnerait une base qui supporterait ses idées impérialistes d'une grande église de l'État avec de prétendus rituels et un pouvoir central illimité. Ainsi "le dragon donna sa force, et son trône, et un grand pouvoir" à la Bête (Apocalypse 13:2). Or la philosophie d'Origène convenait très bien à servir la théocratie religio-politique de Constantin.

Il est évident que ce soi-disant empereur chrétien donna à la papauté son endossement de la Bible Eusèbio-Origène. Ce fut de ce genre de manuscrit que Jérôme traduisit la Vulgate Latine qui devint la Bible Catholique-Mythraique autorisée pour tous les disciples de l'ennemi à travers les temps.

La Vulgate Latine, le Sinaiticus, le Vaticanus, la Hexapla, Jérôme, Eusèbe et Origène, sont des termes inséparables dans l'esprit de ceux qui sont conscient du complot pour corrompre les Écritures. Le type de Bible sélectionné par Constantin a maintenu une influence dominatrice durant tout le temps de l'histoire de l'Église Catholique. Cette Bible fut différente de la Bible des Vaudois et le résultat de cette différence fut que les Vaudois devinrent l'objet d'une persécution cruelle et haineuse, comme nous montrerons maintenant. En étudiant cette histoire, nous verrons comment il fut possible pour les purs manuscrits de la Bible, non seulement de survivre, mais d'actuellement gagner l'ascendance en Face d'une puissante opposition.

Les Églises de Judée communiquent les purs manuscrits de la Bible aux Chrétiens de l'Ouest

Les observateurs attentifs furent étonnés à plusieurs reprises du phénomène inhabituel retrouvé dans l'histoire aveuglante de la Bible adoptée par Constantin. Écrite en Grec, elle fut répandue dans un temps où les Bibles furent rares, dû à la fureur de l'empereur Dioclétien. Il serait naturel de penser qu'elle deviendrait de plus en plus populaire dans l'empire Romain. Mais tel ne fut pas le cas.

Les échos de la guerre de Dioclétien contre les Chrétiens ne s'étaient pas encore calmés, lorsque Constantin fut revêtu de la pourpre impériale. La rage de Dioclétien avait pénétrée aussi loin qu'en Grande Bretagne. Il serait donc tout naturel de supposer que la Bible promulguée par Constantin s'aurait répandue rapidement dans tout l'empire. Principalement en ces jours où l'approbation impériale était ce qu'il y avait de plus important, et considérant que Constantin fut le premier empereur à favoriser la religion chrétienne. La vérité est que l'issue fut entièrement le contraire. Cette Bible subtile fleurit pour un court temps. Mais la durée d'une génération a suffit pour la voir disparaître et perdre sa popularité, tout comme si elle fut frappée d'un coup foudroyant qui la fit dépérir. C'est avec stupéfaction que nous allons découvrir la raison pour ceci.

Ce chapitre montrera que le Texte Reçu fut la Bible utilisée dans l'empire Grec, dans les pays christianisés de la Syrie, au nord de l'Italie, au sud de la France, et dans les îles Britanniques durant le deuxième siècle. Ceci fut un siècle entier avant l'apparition du Vaticanus et du Sinaiticus. Lorsque les apôtres envoyés de l'Église Catholique Romaine pénétrèrent dans ces pays quelques siècles plus tard, ils trouvèrent à leur étonnement que les peuples utilisèrent déjà le Texte Reçu ; et ce fut seulement avec de grandes difficultés et plusieurs combats qu'ils purent l'usurper et le remplacer avec leur Vulgate Latine. Ce chapitre montrera aussi que le Texte Reçu appartient au type des manuscrits apostoliques primitifs qui furent amené de Judée, et dont le droit absolu d'autorité au-dessus du Vaticanus et du Sinaiticus sera fermement établi.

Le Christianisme Grec primitif : Quelle Bible ?

Au tout début, le Texte Reçu fut la Bible de l'ancien Christianisme de l'Est. Par après il fut adopté comme le Texte Officielle de l'Église Catholique Grecque Orthodoxe, par comparaison à l'Église Catholique Romaine Latine. Des raisons locales contribuèrent à ce résultat positif. Mais de plus grandes raisons seront trouvées dans le fait que le Texte Reçu avait assez d'autorité par lui-même, ou par sa traduction, pour devenir la Bible Authentique de la grande Église Syrienne, de l'Église Vaudoise du nord de l'Italie, de l'Église Gallicane du sud de la France, de l'Église Celtique de l'Écosse et de l'Irlande, aussi bien que la Bible officielle de l'Église Catholique Grecque.

Toutes ces Églises s'opposèrent à l'Église de Rome à un certain moment donné, lorsque le Texte Reçu et les Bibles de Constantin furent des rivaux ; tout comme leurs descendantes le sont aujourd'hui à la Bible Martin et la Bible Ostervald. L'Église de Rome construisit sur la Bible du type Eusèbio-Origène qui supporte ses tendances à la domination mondiale, tandis que les autres construisirent sur le Texte Reçu. Ainsi parce que ces cinq Églises croyaient que le Texte Reçu était la vraie Bible apostolique, et à cause que l'Église de Rome s'arrogeait le pouvoir de choisir une Bible qui portait les marques d'une dépravation systématique, nous avons le témoignage de l'authenticité et de l'apostolicité du Texte Reçu de la part de ces Églises.

La citation suivante du Dr. Hort est pour prouver que le Texte Reçu était le Nouveau Testament Grec de l'Est. Remarquez que le Dr. Hort nomme toujours ce texte, le Texte Constantinopolitain ou Antiochien :

"Il n'est pas surprenant que le Texte Constantinopolitain traditionnel, qu'il fut formellement officiel ou non, fut le Texte Antiochien du quatrième siècle. Il fut également tout naturel que le Texte reconnu à Constantinople devienne éventuellement en pratique le Nouveau Testament de l'Est".

Ainsi la témoignage qui provient des rangs même de l'opposition confirme l'antiquité et la popularité du Texte Reçu. Le Comité de Révision avait même déclaré : "L'ancêtre du Texte Reçu, comme le Dr. Hort nous rappel avec soin, fut contemporain avec les plus anciens manuscrits que nous avons, si non plus vieux qu'eux" (The Word of God in English, par : Bruce Pringle).

Le Christianisme Syrien primitif : Quelle Bible ?

Ce fut à Antioche, capitale de la Syrie, que les croyants furent premièrement appelé "Chrétiens". Et comme le temps s'écoulait, les chrétiens de langue Syrienne se comptaient par milliers. Il est généralement admis que la Bible fut traduite en Syrien à partir des Originaux vers l'an 150. Cette version est connue comme la Peshitta, nom qui signifie "version simple et fidèle", pour la distinguer des autres versions Syriaques qui suivirent par après. Même aujourd'hui cette Bible suit généralement le Texte Reçu. Étant placé dans une position d'autorité sur ce sujet, John William Burgon (1813-1888) affirma : "De nos jours, la Peshitta est trouvée chez les Nestoriens qui l'utilisent et l'ont toujours préservée ; chez les Monophysites des plaines de la Syrie ; chez les chrétiens de St. Thomas de Malabar ; et chez les Maronites des terrasses montagneuses du Liban".

La Peshitta a l'honneur d'être la première traduction faite à partir des Originaux. Elle est considérée par Marsh Michaelis, comme étant "la meilleure traduction du Nouveau Testament Grec". Traduite en Araméen, langue qui fut connue et parlée par Jésus et les apôtres, elle contenait à son origine tous les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Selon le Rev. James Townley, son antiquité remonte à la ville de Édesse, centre de la civilisation Syriaque au deuxième siècle. La traduction de l'Ancien Testament fut terminée lorsque Abgarus fut roi de l'an 8 à l'an 45, par Thaddée, un des apôtres (Marc 3:18). Certains écrits contrefaits portent l'indication probable que le roi Abgarus aurait connu Jésus personnellement.

Le Rev. James Townley nous dit que les Syriens affirment que des parties de l'Ancien Testament furent traduites du temps de Salomon pour Hiram, roi de Tyr (1 Rois 5:1). Nous avons toutefois aucune indication de l'identité de celui ou ceux qui traduisirent le Nouveau Testament en l'an 150.

Bruce Pringle nous fait remarquer qu'il existe environ 350 manuscrits de cette ancienne version du Nouveau Testament. Toutes les différentes sectes de l'Église Syrienne sont loyales à la Peshitta. Ceci nous indique qu'elle existait avant le 5ième siècle, car ce fut à cette période que l'Église Syrienne commença à se diviser. À cause de son accord avec le Texte Byzantin, la Peshitta est un des témoins les plus importants qui supporte l'antiquité du Texte Traditionnel. Toutefois ce témoignage fut discrédité par les Critiques Textuels pour faire place au Vaticanus et au Sinaiticus comme étant les textes supposément les plus anciens. Burkitt (1904) insista que la Peshitta n'existait pas avant le 5ième siècle, et qu'elle fut l'oeuvre de Rabulla, évêque d'Édesse (411-435).

Ce point de vue est supporté aussi par un autre apostasié, F.F. Bruce : "La Peshitta qui fut produite et imposée par Rabulla fut une révision de la version de ce temps pour l'amener en conformité avec le Texte Byzantin".

La théorie de Burkitt fut acceptée sans aucune question par les érudits libéraux. Mais eux-mêmes réalisent de nos jours que la Peshitta fut en existence avant le temps de Rabulla. Une preuve supplémentaire de ceci nous est donnée en 1842 par James Townley : "Dès les deux premiers siècles, les Écritures furent traduite en Syriaque et en Latin, dont deux des plus anciennes versions du Nouveau Testament, la Peshitta et la Vestus Itala".

La corruption n'entra pas dans la Peshitta avant le milieu du troisième siècle, lorsque Origène déménagea d'Alexandrie à Césarée. Depuis, et plus particulièrement durant le temps d'Eusèbe et de Pamphile, la Peshitta dégénéra en sa présente condition dans les types connus comme la version Philoxénienne, la Harcléenne, et la Jérusalem Syriaque. Le fait que le livre de l'Apocalypse ne s'y trouve point est retracé à l'oeuvre d'Origène, d'Eusèbe et de Pamphile. La Peshitta de Rabulla qui omet l'Apocalypse, Jude, 2 Pierre, et 2 Jean ; n'est pas la Bible Syriaque originale, comme il l'est pleinement attesté par les recherches de Voobus.

La version Philoxénienne fut produite en l'an 508 par Polycarpe pour Philoxus, évêque de Mabbug. Elle fut reprise en l'an 616 par Thomas de Harkel. La version Philoxénienne et Harcléenne contiennent les cinq livres qui ne se trouvent pas dans la Peshitta de Rabulla. La Bible Lamsa (1957) qui se dit être une traduction de la Peshitta ne provient pas de l'originale, mais de manuscrits qui datent du 5ième, 6ième et 7ième siècle. L'Ancien Testament est traduit sur le Codex Ambrosianus et le Nouveau sur le manuscrit Mortimer-McCawley. Beaucoup de similarités existent entre la Septante Grecque d'Origène et cette version. Néanmoins elle contient encore certaines lectures de l'originale avant que cette dernière soit polluée par l'érudition d'Origène, d'Eusèbe et de Pamphile.

Ayant présenté les faits que la Bible du Christianisme Grec primitif et du Christianisme Syrien primitif ne fut pas du type Eusèbio-Origène, ni du type Vaticanus, mais le Texte Reçu ; nous montrerons maintenant que la Bible primitive du nord de l'Italie, du sud de la France et de la Grande Bretagne, était aussi le Texte Reçu.

Le type de Christianisme qui fut premièrement favorisé, puis élevé en première place par Constantin, fut celui de la Papauté Romaine. Mais ceci ne fut pas le type de Christianisme qui pénétra premièrement en Syrie, au nord de l'Italie, au sud de la France, ni en Grande Bretagne. Les anciens registres des croyants de ces pays dévoilent un Christianisme non Romain, mais apostolique. Ces territoires furent premièrement pénétrés par des missionnaires qui venaient non de Rome, mais de la Palestine et de l'Asie-mineure. Le Nouveau Testament Grec, le Texte Reçu au ses traductions qu'ils amenèrent avec eux, fut du type duquel les Bibles Protestantes comme l'Ostervald et la King-James furent traduites. Nous verrons présentement que ces Bibles diffèrent grandement du Nouveau Testament Grec Eusèbio-Origène.

L'Angleterre primitif : Quelle Bible ?

Des groupes d'Évangélistes héroïques allèrent en avant vers l'Angleterre, le sud de la France, et le nord de l'Italie. La Méditerranée fut comme le tronc d'un arbre dont les branches se répandirent dans tous ces territoires. Les racines de l'arbre se trouvant en Judée et en Asie-mineure, la sève coula vers l'Ouest pour fertiliser ces pays lointains. L'histoire ne possède aucun record d'héroïsme qui soit supérieur à celui des sacrifices et des souffrances que subirent ces premiers chrétiens parmi les païens de l'Ouest. Les premiers croyants de l'ancienne Bretagne demeurèrent fermes et nobles lorsque les Anglo-Saxons païens envahirent le pays comme un déluge. Dean Stanley s'en prend contre Augustin de Canterbury qui fut envoyé par le pape Grégoire le Grand (590-604) comme missionnaire pour convertir l'Angleterre, et créer une Église soumise à la papauté dans les îles Britanniques, face à l'Église Irlandaise toujours indépendante. Augustin fut reproché fortement, car il fut de connivence avec les Anglo-Saxons dans l'extermination horrible de ce peuple pieux soumis à Christ avant l'arrivée de ces barbares. Telles sont les méthodes de conversion de l'Église Catholique Romaine sanguinaire. Après la mort d'Augustin, lorsque ces mêmes Anglo-Saxons païens terrifièrent les dirigeants papal tellement qu'ils fuirent à Rome, ce fut les chrétiens Bretons de l'Écosse qui occupèrent les territoires abandonnés. Il est évident par ceci que le Christianisme Britannique ne venait point de Rome. De plus, le Dr. Adam Clarke affirme qu'en examinant les coutumes Irlandaises, il nous est révélé qu'elles contiennent des éléments qui furent importés en Irlande de l'Asie-mineure par les premiers chrétiens.

Avant l'ère Chrétienne, le Druidisme fut la religion de la Bretagne primitive. Elle fut amenée dans les îles Britanniques par Hu Gadarn, le Puissant, contemporain d'Abraham, qui fonda la première colonie. Selon le Rev. R.W. Morgan (St. Paul in Britain), le Druidisme commença en l'an 3,903 avant Christ et 50 ans après la naissance de Seth en Égypte. Elle fut la religion d'un élitisme en astronomie responsable de construire les monolithes à travers le monde entier. Morgan affirme que le Christianisme pénétra en Bretagne vers les années 36-39 avec Joseph d'Arimathée qui proclama le salut par le sang royal de Christ versé pour nos péchés, et que l'apôtre Paul s'y rendit lui-même vers l'an 60 pour annoncer l'Évangile. Cette première pénétration par Joseph d'Arimathée, accompagné par Lazare et Marie de Magdala, fut transformée en une légende par les païens superstitieux de ce territoire. Le mythe du Graal ou plutôt "Sangréal", mot qui signifie "sang royal", en est issu. Selon Morgan l'Église Britannique, Irlandaise, Écossaise, et Gallicane, formèrent une seule Église dont chaque partie était en parfaite communion avec l'autre. Lorsque Rome pénétra dans ce territoire vers l'an 600, elle trouva déjà en ce lieu une Église "de fondations apostolique qui reconnaissait les Écrits des apôtres comme seule règle de foi".

Puisque l'Italie, la France, et la Grande-Bretagne furent en ce temps des provinces de l'empire Romain, les premières traductions de la Bible faites par les chrétiens primitifs de ces parties du monde furent en Latin. Ces premières traductions furent très précieuses aux Églises primitives. Puisque Rome n'avait pas envoyé de missionnaires vers l'Ouest avant l'an 250, ces premières Bibles Latines furent solidement fixées avant que ces Églises fidèles entrent en conflit avec la Jézabel Romaine. Non seulement ces traductions en vieux latin existèrent bien longtemps avant l'apparition de la Vulgate adoptée par la Papauté, mais pour des siècles les peuples refusèrent leurs Bibles en vieux latin pour la Vulgate. Les Versions en Vieux Latin furent surtout utilisées par les chrétiens de l'Ouest qui refusèrent de se prosterner devant l'autorité de Rome, comme les Donatistes, les Irlandais, les Bretons, les Albigeois, etc. Dans sa sagesse et sa providence, Dieu avait donné à ces versions latines un attrait qui surpassait les artifices subtils de la Vulgate de Jérôme. Ceci est la raison pourquoi elles continuèrent à se répandre pour des siècles. Ce qui est un caractéristique souvent négligé en considérant les anciennes versions. Nous ne pouvons assez emphaser ce point en comparant la Bible Latine des Vaudois, des Gaulois, et des Celtes, avec la Vulgate tardive. Pour vous présenter le charme exceptionnel de ces versions, je cite un article du périodique le "Forum" qui date du mois de Juin 1887 :

"L'ancienne "Version Italique", traduction dans le Latin du 2ième siècle, garda sa popularité aussi longtemps que cette langue fut celle du peuple. La Version Critique de Jérôme ne l'a jamais déplacée, et la remplaça seulement quand le Latin devint une langue morte pour devenir celle des érudits. La Version Gothique de Ulfilas subit le même sort, lorsque la langue dans laquelle elle fut écrite cessa d'exister. La Bible de Luther fut le début officiel de la littérature Allemande moderne ; et celle d'Olivetan (1533) posa le fondement de la langue Française. En Allemagne, en France, comme en Angleterre, plusieurs traductions critiques parurent et furent rejetées. La raison pour ceci, est que le langage qu'elles utilisèrent convenait trop à la précision microscopique des phrases et aux expressions classiques, qu'elles ne représentèrent point la simplicité humaine et divine des Écritures à la majorité des peuples. Ce fut particulièrement à cause du Latin commun des peuples, ainsi que du Gothique, de l'Allemand et du Français, que les gens purent comprendre les Écritures ; ce qui garantissait leur permanence".

Nous sommes dit que ces premières traductions en vieux latin furent maintenues pour 900 ans après l'apparition de la Vulgate Latine de Jérôme vers l'an 380. Ceci nous amène vers l'an 1280 et s'accorde très bien avec la période du Concile de Toulouse en 1229, quand le Pape Innocent III, loin d'être innocent, donna des ordres aux Dominicains ou "chiens de Dieu" de débuter la plus sauvage croisade contre les Cathares Vaudois et Albigeois du sud de la France et du nord de l'Italie. À cause qu'ils refusèrent de se soumettre à son pouvoir, le pape leur déclara la guerre avec une brutalité extraordinaire. "Le fait que les Vaudois avaient entre leurs mains le livre de la Vérité, attira tout particulièrement la haine du pape qu'ils avaient correctement identifié comme l'Antichrist". Dans cette guerre cruelle et dévastatrice, les Bibles, les livres, et tous les documents sur l'histoire des Vaudois et des Albigeois furent détruits. Par après, les moines Catholiques falsifièrent l'histoire des Vaudois et des Albigeois pour les discréditer.

La falsification des documents fut d'ailleurs un des moyens utilisé par la Papauté pour maintenir le monde dans les ténèbres. James Townley nous rapporte qu'au 16ième siècle, "il y a dans la librairie du Vatican, certains hommes engagés à transcrire les actes du Concile et à copier les oeuvres des Pères apostoliques. Ces hommes occupés au travail de transcrire des livres, imitent les lettres des anciennes copies aussi près que possible, et ajoutent, enlèvent, modifient et changent les mots, selon le bon plaisir de leur seigneur le Pape ; afin que dans quelques années, leurs documents forgés des anciens écrits soient reconnus pour de très anciens manuscrits, séduisant le monde par un aspect d'antiquité. Ainsi fut apporté contre Rome la condamnation de corrompre les écrits anciens, sacrés et ecclésiastiques". Que pouvons-nous nous attendre d'autre d'une fausse église que d'une fausse représentation de la vérité.

À cause de ceci, plusieurs de ceux qui parlent avec autorité affirment que la Vulgate de Jérôme fut la Bible des Vaudois. Nous regrettons devoir nous opposer à leurs affirmations. Il est évident que les Vaudois connaissaient cette Bible polluée de leurs ennemis. Mais la Version Italique en vieux latin, ou Vestus Itala, fut leur propre Bible ; celle pour laquelle ils vécurent, souffrirent et moururent. En plus, Constantinople, le centre du Catholicisme Grec dont la Bible fut le Texte Reçu, résidait à l'Est ; et la noble Église Syrienne, dont la Bible fut aussi le Texte Reçu, se trouvait un peu plus loin à l'Est. Puisque ces Églises entretenaient des relations, il était facile pour les Vaudois de vérifier leur texte de l'Itala en le comparant avec celui de ces Églises.

Il est clairement évident que la Bible Latine de la Bretagne primitive ne fut pas la Vulgate Latine de la Papauté, mais la Vestus Itala. D'ailleurs il existe tellement de différences entre ces deux Bibles au point d'engendrer toute une vague de conflits, ce qui ne manqua pas d'arriver en ce temps comme aujourd'hui. C'est exactement ce qui se produisit lorsque Augustin amena avec lui la Vulgate de Rome et l'introduisit en Angleterre.

Dans l'histoire, le centre le plus célèbre du Christianisme Biblique fut le couvent de Iona situé sur une petite Île au nord-ouest de l'Écosse. Ce centre d'évangélisation fut fondé par Colomba au 6ième siècle. De cette Île, Dieu souffla son Saint-Esprit sur les tribus du nord de l'Europe. Lorsque Rome s'éveilla à la nécessité d'envoyer des missionnaires pour étendre son empire, elle trouva à sa surprise un Christianisme authentique en Grande Bretagne et dans le nord de l'Europe, dont la racine remontait d'Iona jusqu'en Asie-mineure. Vers l'an 600, Rome envoya ses missionnaires en Angleterre et en Allemagne pour tenter de séduire ces simples chrétiens bibliques et les amener sous sa domination, ainsi que de rendre les paiens esclaves de son autorité. Agrippa d'Aubigné (1552-1630), qui composa une épopée sur les guerres de religion, les Tragiques, nous peint un tableau des missions évangéliques de Iona :

"Colomba estimait la croix de Christ plus que le sang royal qui coulait dans ses veines. De précieux manuscrits furent amenés à Iona où un collège théologique fut fondé et où la Parole fut étudiée. Un esprit missionnaire soufflait de cette Île nommée avec justice "la lumière du monde de l'Ouest". Des missionnaires Bretons amenèrent la lumière de l'Évangile en Hollande, en France, en Suisse, en Allemagne, et même en Italie ; et ils firent plus pour la conversion de l'Europe central que l'Église Romaine et son esclavage".

La France primitive : Quelle Bible ?

Selon Milman, la Christianisme pénétra en France de l'Asie-mineure. A.R. Kayayan (L'Église dans l'Histoire) nous fait remarquer que "les forces spirituelles actives dans différents pays étaient aussi à l'oeuvre en France, surtout au sud du pays où l'influence des Albigeois et des Vaudois se faisait sentir". Dans la seconde moitié du deuxième siècle, l'empereur Marc-Aurèle (161-180) persécuta les chrétiens. Ses principales victimes furent les martyrs de Lyon, nous indiquant que le Christianisme avait pénétré très tôt dans le sud de la France. L'épître que les chrétiens de Lyon et de Vienne écrivirent aux Églises d'Asie et de Phrygie, est l'évidence que des relations existèrent depuis longtemps entre eux et les chrétiens d'Asie-mineure. Le Rev. R.W. Morgan cite "les Annales Ecclésiastiques" de Baronius où il est dit que "Lazare, Marie Magdala, Marthe, Marcella, Maximin et Joseph d'Arimathée, laissé à la dérive sur la mer, accostèrent dans la ville de Marseille au sud de la France et y prêchèrent l'Évangile, pour se rendre par après à Lyon". Nous ne savons comment juste sont ces records, mais nous savons que l'Église Gallicane fut une des premières à être fondée, avant même celle de Grande Bretagne.

Les chrétiens apostoliques du sud de la France aidèrent sûrement avec la proclamation de l'Évangile pour qu'il pénètre en Grande Bretagne comme dans le nord de l'Italie. "La Bible a pénétrée chez les Gaulois, comme partout, avec la mission", nous dit Daniel Lortsch. Toutefois, contrairement à ce que dit ce dernier, la Vestus Itala est celle qui a frayée la voie aux Versions Gauloises, et non vice versa. La Vestus Itala est née vers l'an 157, tandis que les Versions Gauloises ont vue le jour seulement que vers le 4ième siècle. Comme nous savons, une lutte amère eut lieu entre la Bible des Chrétiens d'Angleterre et celle amenée par les missionnaires de Rome. Et puisqu'il y avait que deux seules Bibles, la version ecclésiastique de Rome et le Texte Reçu, nous pouvons être assuré que la Bible Gauloise autant que la Bible Celtique, furent des traductions basées sur le Texte Reçu Grec.

Les Vaudois du nord de l'Italie : Quelle Bible ?

Des délégués du Seigneur amenèrent avec eux les manuscrits des Églises de Judée aux Églises du nord de l'Italie. Ainsi les précurseurs des Vaudois reçurent une Bible complètement différente de celle de l'Église Catholique Romaine. Allix, dans son "Histoire des Églises du Piémont", nous indique qu'il existe des preuves que des doctrines contraires à celles de l'Église Romaine, mais similaires à celles des Vaudois et des Églises Réformées, furent maintenues par les théologiens du nord de l'Italie jusqu'au temps que les Vaudois furent premièrement reconnus. Ceci nous indique que l'Église des Alpes préserva son intégrité depuis le début de la prédication de l'Évangile dans les vallées montagneuses du nord de l'Italie.

Plusieurs historiens comme Allix, Léger, Gilly, Comba, et Nolan supportent ceci. Il est affirmé que les précurseurs des Vaudois ne pouvaient avoir des doctrines plus pures que celles de Rome à moins que leur Bible fut plus intègre ; ce qui veut dire que leur Bible ne provenait point des manuscrits falsifiés de Rome.

Historien d'autorité, Léger nous informe d'avantage sur ces choses. Ce noble érudit de sang Vaudois fut l'apôtre de son peuple lors de l'horrible massacre que l'Église Romaine déclencha contre eux en l'an 1655. Son travail adroit nous préserva les anciens records de son peuple. Son livre, (l'Histoire générale des Églises évangéliques des vallées du Piémont), fut publié en 1669. Cette oeuvre remarquable fut presque introuvable vers l'an 1825. Elle est un objet de grand prix pour tous ceux qui font des recherches sérieuses. C'est pour moi une grande bénédiction d'avoir ce volume inestimable pour m'y référer. Lorsque Léger nomme la Bible française d'Olivetan de 1537 entièrement pure, il dit :

"Je dis "pure" car tous les exemplaires que nous trouvons chez les Papistes, sont pleins de falsifications. Ceci engagea Bèze à déclarer que ce fut par les moyens des Vaudois que la France a la Bible aujourd'hui en sa propre langue. Olivetan, cet homme de Dieu fidèle, écrivit dans la Préface de sa Bible tout en remerciant Dieu, que depuis le temps des Apôtres et de leurs successeurs, le flambeau de l'Évangile fut allumé parmi les Vaudois et ne fut jamais éteint".

Les Vaudois du nord de l'Italie furent les plus reconnus d'entre les chrétiens primitifs d'Europe pour leur résistance à la Papauté. Ils supportèrent non seulement le poids de l'oppression Catholique, mais ils réussirent aussi à tenir le flambeau de la vérité jusqu'à la Réforme qui le prit de leurs mains pour l'élever devant la monde. Véritablement ils représentèrent la prophétie de l'Apocalypse concernant l'Église qui "s'enfuit dans un désert, où Dieu lui avait préparé un lieu". Ils rejetèrent les doctrines mystérieuses de Rome, sa hiérarchie et ses titres somptueux, pour s'attacher à la simplicité de la Bible.

Les agents de la Papauté ont fait tout leur possible pour calomnier leur caractère, détruire les records de leur passé, et ne laisser aucune trace des persécutions cruelles qu'ils subirent de la part de Rome. Ils utilisèrent même les paroles qui furent écrites contre les anciens hérétiques, enlevant leurs noms et substituant celui des Vaudois dans le but des diffamer. Gilly nous fait remarquer qu'un Jésuite du nom de Gretser utilisa cette technique contre les Vaudois.

Au 4ième siècle, Helvidius s'opposa à Jérôme qui supportait la virginité perpétuelle de Marie, et l'accusa d'avoir utilisé des manuscrits grecs corrompus dans sa rédaction d'une Bible Latine que le Pape lui avait ordonné de faire. Comment Helvidius aurait-il pu accuser Jérôme d'utiliser des manuscrits corrompus, s'il n'avait pas en sa possession les purs manuscrits grecs pour les comparer avec ceux qui furent pervertis ? Jovinien, un puissant écrivain qui fut associé à Helvidius, fut tellement instruit qu'il a fallu les efforts combinés d'Augustin, de Jérôme et d'Ambroise pour confronter son influence. Même à ce point, il fallait la condamnation du Pape et la proscription de l'empereur pour prévaloir. Mais les partisans de Jovinien continuèrent à répandre son influence et préparèrent le chemin pour la Réforme.

Aucun record historique ne témoigne d'une plus grande cruauté que celle exercée par Rome envers les Vaudois. Il est impossible d'écrire l'histoire complète de ce peuple persécuté, dont les origines sont des temps apostoliques, car Rome a détruit les archives qui la contenait. Le Dr. DeSanctis, anciennement un officiel de Rome et juge de l'inquisition avant sa conversion au Protestantisme, nous rapporte la conversation d'un Vaudois sur les ruines de la colline du Palatin à Rome :

"Regarde, dit le Vaudois, ce beau monument de l'antiquité ecclésiastique. Le matériel de sa construction vient des deux grandes librairies du Palatin, une grecque et l'autre latine, où les précieux manuscrits de nos ancêtres furent rassemblés et que le Pape Grégoire I fit brûlés".

La destruction des archives Vaudoises débuta vers l'an 600 et fut prolongée à travers les siècles par les agents secrets de la Papauté.

"C'est une chose vraiment étrange", dit l'historien Gilly, "que la destruction et le vol des documents Vaudois se retrouvent même dans un endroit où ils furent sécurisés à l'université de Cambridge en 1658 par Morland. Ces anciennes reliques furent cataloguées en sept paquets par lettres alphabétiques de A à G. Tous ceux-ci ne furent jamais retrouvé lorsque j'ai demandé de les examiner en 1823".

Les anciens documents des Vaudois :

Certains écrivains modernes, sous l'influence néfaste du Vatican, s'efforcent pour fixer le début des Vaudois à partir de Pierre Valdo vers l'an 1175. Ceci est une erreur magistrale de leur part. Le nom historique de ce peuple est dérivé des vallées alpines où ces valeureux soldats de Christ habitent. Mais leurs ennemis désirent ardemment tracé leur origine à Valdo. Pierre Valdo fut désigné par Dieu pour combattre les erreurs de Rome. L'historien Gilly qui fit des recherches extensives sur les Vaudois, représente Valdo dans un comité dans la ville de Lyon, où lui et ses associés furent les traducteurs d'une Bible Vaudoise qui prépara le chemin à la Bible d'Olivetan de 1535, révisée par J.F. Ostervald en 1744. Nous savons d'ailleurs que l'histoire des Vaudois débuta des siècles avant le temps de Valdo.

Nous avons encore aujourd'hui un ancien document écrit en langue vaudoise qui se nomme "La Noble Leçon" (La Nobla Leycon). Ce document écrit vers l'an 1100, montre clairement que la première opposition des Vaudois à l'Église de Rome remonte au temps de Constantin, lorsque Sylvestre fut Pape. Or nous savons aussi que Léon I (440-461) fut surnommé "le premier pape", mais ceci est simplement dû au fait qu'il fut le premier à vouloir monopoliser la désignation de "successeur de Pierre", et que son intervention auprès d'Attila, roi des Huns, le fit apparaître comme le principal personnage politique de l'Italie. Le mot "pape" vient du latin "pater" et signifie "père".

Les évêques de Rome adoptèrent cette désignation de l'ancienne religion des Druides pour se donner de l'importance et du prestige. Alexandre Hislop nous indique que la pape Damase I fut le premier à prendre le titre de "Pontifex Maximus", titre païen qui lui fut donné par l'empereur Gratien (375-383). Cette désignation identifie chaque Pape comme "un fils du serpent", car les païens croyaient que la semence du serpent était "le grand roi du monde". Or en ce temps, chaque évêque de Rome était reconnu sous la désignation de "Pape" ou "Père", à partir de Sylvestre jusqu'à nos jours. Ainsi dit "la Noble Leçon" des Vaudois : "Tous les papes depuis Sylvestre jusqu'à présent".

Ainsi lorsque le Christianisme sortait des persécutions de la Rome païenne et fut favorisé par l'empereur Constantin, l'Église Italique du nord de l'Italie, par après l'Église Vaudoise, s'opposa à la Rome papale. Leur Bible fut de la famille de la célèbre "Itala" qui représentait "le Texte Reçu" supporté par l'accord majoritaire des Textes Byzantins de l'Église Grecque. Son nom de "Itala" est dérivé du district du même nom des régions Vaudoises du nord de l'Italie. Sur la pureté et la fidélité de cette version, par comparaison aux autres versions latines qui existèrent, Augustin (4ième siècle) disait :

"D'entre toutes les traductions, celle de l'Itala doit être préférée au-dessus de toutes les autres ; car elle se garde plus proche des mots (dans l'original) sans préjudice à la clarté d'expression".

L'ancienne liturgie Vaudoise qu'ils suivirent à travers les siècles, contient "des textes de l'Écriture qui proviennent de la Version nommée "l'Italique", déclare l'historien Allix.

L'Église Réformée maintenait avec assurance que l'Église Vaudoise fut fondée vers l'an 120, et que depuis cette date, l'enseignement qu'elle reçu des apôtres, fut passé de père en fils. Scrivener confirme que la Bible Latine nommée "l'Italique", fut traduite du Grec vers l'an 157. Nous sommes endetté à Bèze, l'associé de Calvin, pour la déclaration que l'Église Italique date de l'an 120. Du groupe de savants illustres qui s'assemblèrent autour de Bèze en l'an 1590, nous parvenons à comprendre comment le Texte Reçu fut le lien qui unissait les deux plus grandes Églises de l'histoire.

Vers la fin du 16ième siècles, nous trouvons dans la ville de Genève en Suisse, un des grands champions du Protestantisme, Cyrille Lucar, qui devint par après le chef de l'Église Catholique Grecque. Malheureusement après sa mort violente, cette Église revint à sa position traditionnelle ultra-ritualiste. Or comme Bèze étonnait et confondait le monde en nous restaurant les manuscrits grecs du Nouveau Testament de la Bible Authentique, duquel nous avons la Bible Martin, la Bible Ostervald et la King-James ; Cyrille Lucar, surnommé "Diodati", fit de même et traduisit en Italien une nouvelle édition de la Bible qui devint célèbre et qui fut utilisée et circulée par les Vaudois.

Léger, l'historien du peuple Vaudois, étudia sous Diodati à Genève. Il retourna parmi les Vaudois comme Pasteur et les dirigea dans leur fuite du terrible massacre de 1655.

Il m'est impossible de continuer sans donner un bref aperçu de cette boucherie meurtrière dont fut témoin Jean Léger.

Plusieurs persécutions furent lancées contre les Vaudois à travers l'histoire. Mais celle du 24 Avril, 1655, les surpassent tous par ses atrocités. Jean Léger, témoin et survivant de ce massacre, nous raconte :

"Un prêtre accompagnait chaque groupe de soldats papistes. Ils arrachèrent les enfants d'entre les mains de leur mère et fracassaient leur tête sur des rochers. D'autres soldats déchirèrent des enfants en morceaux de leurs propres mains. Les malades et les vieillards furent brûlés vivants. Ils coupèrent les bras et les jambes de certains pour prolonger leurs souffrances. Ils promenèrent des pères avec la tête de leurs fils suspendues autour de leur cou avant de les exécuter. Des parents furent forcés à regarder leurs enfants massacrés sous leurs yeux avant d'être eux-mêmes permis de mourir". John Fox ajoute dans son "Livre des Martyrs" : "Dans les villes de Vilario et Bobbio tous ceux au-dessus de l'âge de 15 ans qui refusèrent d'assister à la Messe, furent crucifié la tête en bas ; ceux qui furent au-dessous de cet âge furent étranglé. Sarah Rastignole, 60 ans, fut commandé par des soldats de prier un saint quelconque. Lorsqu'elle refusa, ils plongèrent une faucille dans son ventre et l'ouvrir en deux, puis lui coupèrent la tête. Esay Garcino ayant refusé de renoncer à sa foi, fut coupé en morceaux ; les soldats disaient en riant qu'ils en avait fait de la viande hachée. Marie Raymond et eût sa chair tranché de ses os et fut laissé ainsi jusqu'à ce qu'elle périsse. Jacob Perrin, ancien de l'Église Vaudoise de Vîlario, fut écorché vivant avec son frère. Giovanni Andrea Michialm fut capturé avec quatre de ses enfants. Les soldats lui demandèrent de renoncer à sa foi, et chaque fois qu'il disait non, ils déchirèrent en pièces un de ses enfants devant lui, éclaboussant le cerveau du dernier. Constantia Bellione fut questionné par un prêtre qui lui demandait de renoncer au diable et d'assister à la Messe. Elle lui répondit : J'ai grandi dans une religion qui m'a toujours enseignée à renoncer au diable ; mais si je plis à votre demande d'assister à la Messe, je suis sûr de le rencontrer là sous différentes formes. Après avoir dit au prêtre qu'il allait souffrir atrocement en enfer pour ce qu'il faisait, celui-ci donna l'ordre que sa peau fut arrachée de certaines parties de son corps, puis finalement la fit fusiller. Un Protestant de Bobbio, injurié par un prêtre, répondit avec justice que le Pape était l'Antichrist, que la Messe fut de l'idolâtrie, le purgatoire une farce, et l'absolution un mensonge. Après l'avoir fait horriblement brutalisé, le prêtre le fit tuer sans aucune hésitation".

Léger, complètement bouleverser de ce qu'il avait vu, écrit : "Mes mains tremblent tellement, que je ne peut presque tenir ma plume ; et le torrent de mes larmes se mélange avec mon encre, en écrivant ces oeuvres infernales". Les peines et les lamentations des survivants furent incontrôlables en voyant leurs frères morts et leur pays dévasté. Dans sa lettre aux frères protestants des autres nations, Léger écrivit : "Nos larmes ne sont plus d'eau mais de sang ; elles obscurent non seulement notre vision, mais étouffent nos propres coeurs. Nos mains tremblent, et nos têtes élancent des coups innombrables que nous avons reçu. Nous ne pouvons former une lettre qui répond à l'intention de notre esprit, ni à l'étrangeté de nos désolations. Nous prions que vous nous excusiez, et que vous trouviez dans nos lamentations la signification que nous ne pouvons exprimer".

Jean Léger estimait la Bible Diodati comme son plus grand trésor, le seul qu'il put préservé. Cyrille Lucar demeurait en Alexandrie où se trouvait le Codex Alexandrien qu'il se procura. Il y introduisit la Réforme Protestante et la pure lumière des Réformateurs en ce qui concerne les livres de la Bible, au prix de sa vie. Entre temps, un autre groupe d'érudits, hostile au premier, s'assembla dans la ville de Rheims en France. Les Jésuites, assistés par nome et supportés par toute la puissance de l'Espagne, produisirent une version anglaise de la Vulgate connue comme la Rheims-Douay. Les Jésuites, connus dans la Franc-maçonnerie comme "les Illuminatis" et en Amérique comme "les Robes Noires", sont les ennemis les plus dangereux du Christianisme Authentique et de la pure Parole de Dieu, depuis le temps de la Réforme jusqu'à nos jours (J.L.). Ces adeptes du serpent déclarèrent dans la Préface de cette Bible pervertie, que la Vulgate fut traduite en Italien vers l'an 1300 et en Français vers l'an 1400, pour "enlever d'entre les mains des peuples la fausse traduction hérétique de la secte nommée les Vaudois". Ceci est la preuve que des Versions Vaudoises existèrent dans les années 1300 et 1400. Il est donc évident que la Vulgate fut la Bible corrompue de Rome utilisée contre le Texte Reçu ; c'est-à-dire, le Nouveau Testament des Apôtres, des Vaudois et des Réformateurs.

Nous avons la preuve que dans l'antiquité, Rome a corrompu les manuscrits de la Bible ; et que l'Église Italique les répandait dans leur pureté apostolique. Allix nous rapporte un "article de foi" de l'Église Italique qui témoigne de ceci :

"Ils (les Vaudois) reçoivent seulement ce qui est écrit dans l'Ancien et le Nouveau Testament. Ils affirment que le Pape de Rome et plusieurs prêtres ont pervertis les Écritures par leurs doctrines et leurs glossaires".

Il est très bien reconnu, même par nos ennemis, que l'Itala fut traduite du Texte Reçu Grec (le Texte Syrien, comme Hort le nomme) ; et que la Vulgate de Jérôme est la version de l'Itala avec les lectures du Texte Reçu Grec retranché pour rendre la traduction conforme au textes grecs d'Eusèbe et d'Origène.

"La même procédure fut utilisée pour produire la Bible Darby et la Bible Synodale". Il est évalué que Jérôme fit environ 3,500 modifications dans les Évangiles seuls, sans compter le reste de la Bible. Toutefois, le pape Grégoire, le Grand (590-604), l'approuva ; et elle devint la version officielle de l'Église Catholique au Concile de Trente (1545-l584). Il est même déclaré dans la Préface de la Rheims-Douay, édition 1881 : "Le Nouveau Testament entier de la Vulgate est celui de l'ancienne Version Italique, revue et corrigée par Jérôme". Bruce Pringle nous confirme d'avantage que les corrections de Jérôme furent plutôt des corruptions : "Jérôme aurait voulu corrompre au complet le texte de l'Itala, mais il n'osait pas, car il fut exposé avant même qu'il termine son travail".

Les Bibles Vaudoises :

L'histoire du grand Réformateur, Jean Calvin, fut touchée par quatre Bibles particulières qui virent le jour sous l'influence des Vaudois : une en Grec, une en langue Vaudoise, une en Français, et l'autre en Italien. Calvin lui-même fut amené dans son oeuvre par son cousin Vaudois, Robert Olivetan. Un autre Vaudois, Guillaume Farel, l'implora de se rendre à Genève pour y débuter l'oeuvre de la Réforme. Selon l'historien Vaudois, Jean Léger, Calvin était relié à la famille des Calvins de la Vallée de St. Martin, une des Vallées Vaudoises.

À cause de la persécution des Chrétiens Réformés dans la ville de Paris et des réclamations de Farel, Calvin décida de se rendre à Genève où, avec Théodore de Bèze, il produisit une édition du Texte Reçu Grec. Cette édition est celle qui est utilisée par l'auteur, comme elle paraît dans le Texte de F.H.A. Scrivener. Cette édition du Texte Reçu est en réalité un Nouveau Testament Grec qui est la résultat de l'influence des Vaudois. Sans aucun doute, les dirigeants de la Réforme, Allemands, Français et Anglais, furent tous d'un commun accord que le Texte Reçu est le Nouveau Testament Authentique ; non seulement par son histoire irrésistible et ses évidences internes, mais aussi à cause qu'il concorde précisément avec la forme du Texte Reçu des Vaudois qui provient du temps des Apôtres.

Trois autres Bibles de liaisons Vaudoises furent les oeuvres de trois hommes qui étaient à Genève avec Calvin et Bèze, notamment Olivetan, Léger et Diodati. Les deux sources du Texte Reçu, dont l'une Grecque qui provenait de l'Est et l'autre des Vaudois de l'Ouest, se rencontrèrent dans la fusion de la Bible d'Olivetan et du Texte Reçu, que nous avons aujourd'hui dans la Bible de Martin et la Bible Ostervald. Olivetan, pasteur illustre des vallées Vaudoises et cousin de Calvin, selon Léger, traduisit le Nouveau Testament en Français. Léger a rendu le témoignage que la Bible d'Olivetan, qui s'accordait avec le Texte Reçu, ne fut point comme les anciens manuscrits des papistes pleins de falsifications. Par après, Calvin publia une deuxième édition de la Bible d'Olivetan qui fut la base de la célèbre Bible de Genève. Traduite en Anglais, cette Bible fut la version la plus populaire en Angleterre, jusqu'à l'apparition de la King-James en 1611.

Diodati successeur de Bèze dans la chaire de Théologie à Genève, traduisit le Texte Reçu en Italien. Cette version fut adoptée par les Vaudois Italiques, quoiqu'ils continuèrent à utiliser leur Bible Romanche de Pierre Valdo. Le Concile de Toulouse condamna la Version Romanche en 1229 et plusieurs copies furent détruites par les agents de Rome. Samuel Morland, sous la protection de Oliver Cromwell, reçu de Léger un Nouveau Testament Vaudois de la Romanche qui se trouve maintenant dans la librairie de l'Université de Cambridge. Après l'affreux massacre des Vaudois en 1655, Léger assembla tous les documents de la littérature Vaudoise qui restaient, et il les remit entre les mains de Samuel Morland.

Il est intéressant de retracer la source de la Bible Vaudoise utilisée par Luther dans sa traduction du Nouveau Testament. Luther utilisa la Bible de Tepl ou Teplice, ville de l'ancienne Bohême, maintenant la Tchécoslovaquie. Ce manuscrit de Teplice était une traduction de la Bible Vaudoise en ancien Allemand ou langue Germanique parlée avant les jours de la Réforme. De ce manuscrit remarquable, Comba dit :

"Lorsque le manuscrit de Teplice apparut, les savants portèrent attention au fait que son texte correspond mot pour mot avec les trois premières éditions de l'ancienne Bible Germanique. À ce point, Louis Keller, un écrivain très bien versé dans l'histoire des sectes du Moyen Âge, déclara que le manuscrit de Teplice fut d'origine Vaudoise. Un autre professionnel, Hermann Haupt, qui appartenait à l'ancien parti Catholique, supporta vigoureusement cette opinion.

Nous apprenons aussi de l'historien Comba que le manuscrit de Teplice fut d'une différente origine que les versions adoptées par l'Église de Rome. Combe affirme que la Teplice s'accorde plutôt avec les versions latines antérieures à celle de Jérôme la Vulgate ; et que Luther suivit son texte dans sa traduction, ce qui est probablement pourquoi que l'Église Catholique réprouva Luther pour suivre les Vaudois.

L'influence des Vaudois pénétra non seulement la Bible Française d'Olivetan (Martin-Ostervald), mais aussi la traduction anglaise de la célèbre King-James de 1611. En se référant aux traducteurs de la King-James, Benjamin Warfield mentionne une Bible Vaudoise qu'ils utilisèrent : "Il est très bien connu que d'entre les versions qu'ils consultèrent se trouva une Italienne. Et quoique aucun nom n'est mentionné, il n'y a aucun doute que ce fut cette traduction élégante de Giovanni Diodati qu'il fit avec adresse sur les Originaux et qui fut publiée en 1807 à Genève.

Il est donc évident que les traducteurs de la King-James avaient devant eux quatre Bibles d'influences Vaudoise : la Diodati Italienne, l'Olivetan Française, la Luthérienne Allemande, et la Bible de Genève Anglaise. En plus, nous avons toutes les raisons de croire qu'ils avaient accès à au moins six Bibles Vaudoises dans leur langue vernaculaire.

Le Dr. Frederick Nolan, célèbre pour son érudition dans le Grec et le Latin et pour ses recherches dans la chronologie Égyptienne, prit 28 ans pour retracer le Texte Reçu à son origine apostolique. Il était assuré que ses recherches dans cette direction montrèrent que le Nouveau Testament Italique des chrétiens primitifs du nord de l'Italie, les descendants des Vaudois, était le Texte Reçu :

"L'auteur perçoit sans aucune difficulté, que ce Nouveau Testament prit son nom de ce diocèse qui se nommait l'Italique, pour le distinguer de celui de Rome. Cette supposition reçoit la confirmation suffisante des faits que les copies principales de cette version furent préservées dans ce diocèse, dont l'Église métropolitaine fut située à Milan. Selon ces circonstances, l'auteur espère retrouver quelques restes de l'Italique primitive dans les anciennes traductions des Vaudois, qui sont les descendants directs de l'Église Italique ; et qui déclarèrent leur indépendance contre les usurpations de l'Église de Rome pour jouir de la liberté d'utiliser les Écritures. D'après ces considérations des recherches de l'auteur, ses plus profonds désirs furent réalisés. Elles lui donnèrent des preuves abondantes sur ce point de son enquête, qui lui présentèrent le témoignage sans ambiguité d'une branche apostolique authentique de l'Église primitive, que le célèbre texte des témoins célestes fut adopté dans la version qui prévalait dans l'Église Latine avant l'introduction de la Vulgate".

Comment la Bible de Constantin fut rejetée :

D'où l'Église Vaudoise des Alpes se procura t'elle des purs manuscrits du Nouveau Testament ? Des missionnaires en provenance de Judée amenèrent ces précieux manuscrits à leurs frères du nord de l'Italie qui étaient sous l'oppression papale. Le travail et les sacrifices de l'apôtre Paul portèrent fruits. Son but d'ancrer l'Église des Gentils d'Europe à l'Église de Judée, ouvrit la source des communications qui vaincurent continuellement la pression terrifiante de la Papauté, comme le déclare le savant Scrivener :

"Quoique la région qui sépare la Syrie de la Gaule est très vaste, il dû y avoir dans l'antiquité des échanges de correspondances éloignées, par lesquelles la source du témoignage et de la tradition de l'Est, s'éleva d'une nouvelle vigueur pour irriguer les régions distantes de l'Ouest".

Il nous est maintenant révélé comment la Bible de l'Hexapla produite sous Constantin fut opposée avec succès. Une puissante chaîne d'Églises fidèles, peu en nombre comparé à la multitude des congrégations d'un Christianisme apostasié, mais extrêmement riches dans la conviction de la vérité, dans la discernement spirituel, et dans la connaissance des membres instruits ; s'étendait de la Palestine jusqu'en Écosse. Si Rome ne pouvait empêcher la témoignage des Écritures apostoliques dans son propre territoire, comment pouvait-elle espérer maintenir la suprématie de sa Bible Grecque corrompue dans les pays Grecs éloignés qui lui étaient hostiles ?

Les Écritures de l'apôtre Jean et ses associés, le Texte Traditionnel au Texte Reçu, évidemment ; surgit de sa place d'humiliation dans laquelle il fut déposé forcément par la Bible d'Origène entre les mains de Constantin, et devint le Texte Reçu du Christianisme Grec. Et lorsque les nations grecques de l'Est furent complètement coupées de l'Ouest Latin pour 1,000 ans, les nobles Vaudois du nord de l'Italie possédèrent encore le Texte Reçu dans le Latin.

Le monde entier est endetté à de tels chrétiens qui préservèrent le Christianisme apostolique et le Texte Authentique de la Bible. Il n'a absolument aucune vérité dans la déclaration de l'Église Romaine qui prétend qu'elle donna la Bible au monde. Ce qu'elle remit fut un texte impur, un texte avec des milliers de versets altérés pour supporter ses fausses doctrines. Et sur ceux qui possédèrent la Parole de Dieu Authentique, elle lançait des vagues de persécutions cruelles. Or selon les recherches de Nolan :

"Les Vaudois furent d'entre les premiers peuples de l'Europe à obtenir une traduction fidèles des Saintes Écritures. Des centaines d'années avant la Réforme, ils avaient une Bible manuscrite en leur propre langue. Le fait qu'ils avaient la Vérité non polluée fit d'eux l'objet de la haine et des persécutions de la Papauté... Pour mille ans ils témoignèrent de la Vérité et maintenaient l'ancienne foi... D'une manière merveilleuse la Parole de la Vérité fut préservée sans pollution à travers ces temps de ténèbres".

Le combat contre la Bible adoptée par Constantin fut gagné. Mais une autre guerre se préparait. Un plan insidieux d'envahir l'Ouest Latin avec une Bible latine corrompue était en formation. Nous regarderons comment le monde fut sauvé de Jérôme et sa philosophie d'Origène.

Deux grandes familles de Bibles Grecques sont illustrées dans l'oeuvre remarquable d'Érasme de Rotterdam. Avant de donner à la Réforme le Nouveau Testament en Grec, il divisa les manuscrits grecs en deux classes : une qui s'accordait avec le Texte Reçu, et l'autre avec le Codex Vaticanus.

La Bible Ostervald traduite sur le Texte Reçu fut la Bible du monde Français pour au-dessus de 400 ans, tout comme la célèbre King-James le fut pour le monde Anglais. Ceci donna de l'autorité et du prestige au Texte Reçu et ses traductions. En même temps, ceci neutralisa les dangers des manuscrits Catholiques et des Bibles polluées qui en furent traduites comme la Jérusalem, la T.O.B., la Segond et la Bible en Français Courant.


Chapitre 6

Les Réformateurs rejettent la Bible de la Papauté

La Papauté, vaincue, dans son espoir de contrôler la version de la Bible dans la monde Grec par la Bible de Constantin, adopta deux moyens pour garder l'Europe sous sa domination. Premièrement elle s'opposa à la diffusion de la littérature grecque dans l'Europe de l'Ouest. Tous les trésors classiques furent retenus à Constantinople, capitale de l'empire Byzantin. Pour environ mille ans, l'Europe de l'Ouest fut complètement étrangère à la culture et la langue Grecque ; comme le Dr. Hort dit :

"L'Ouest devint exclusivement Latin et complètement séparé de l'Est... L'utilisation et la connaissance de la langue Grecque disparurent complètement de l'Europe de l'Ouest".

Dans cette période tragique de l'histoire, toutes les archives des Grecs sur l'histoire, l'archéologie, la littérature et la science, ne furent point traduites et demeurèrent non disponible aux nations de l'Ouest. Cette opposition de la Papauté produisit les ténèbres du Moyen Âge de l'an 476 à l'an 1453, période où l'ignorance et la superstition furent rampantes. Ces ténèbres prédominèrent jusqu'à vers la moitié du siècle précédent l'an 1453, lorsque des réfugiés fuirent des Turcs vers l'Ouest. Après la chute de Constantinople en l'an 1453, des milliers de précieux manuscrits grecs devinrent disponibles aux nations Européennes qui se les approprièrent. L'Europe se réveillait de la mort de son ignorance et surgissait dans une nouvelle vie, une renaissance intellectuelle et scientifique. Colomb découvrit l'Amérique, Érasme publia le Nouveau Testament Grec, Luther s'opposa à la corruption et à la domination de l'Église Romaine, des réveils se produisirent dans l'éducation et la Réforme suivit rapidement.

Le deuxième moyen adopté par la Papauté pour maintenir en son pouvoir l'Ouest Latin, fut de tendre la main à Jérôme vers la fin du 4ième siècle, pour implorer ce moine savant à composer une Bible en Latin dans le style de la Bible Grecque de Constantin. Jérôme, ermite de Palestine, dont la connaissance fut seulement surmontée par sa vanité, répondit à l'appel avec enthousiasme. On lui donna tous les fonds nécessaires pour accomplir ce travail d'usurpation, ainsi que l'assistance de plusieurs scribes et copistes.

L'Origènisme de Jérôme :

Au temps de Jérôme, les barbares du nord qui fondèrent les royaumes de l'Europe moderne, envahissaient l'empire Romain. Les monuments érigés à la grandeur de l'empire Romain furent pour eux sans valeur et ils les réduisirent tous en poussière. Mais quoique l'aspect politique de l'empire Romain ne signifiait rien pour eux, ils furent stupéfié devant la pompe somptueuse et les rituels mystiques de l'Église Catholique-Mythraique Romaine. D'un physique robuste, leur niveau intellectuel fut celui d'un enfant. Depuis leur jeunesse ils furent traîné à se soumettre complètement, sur le champ même, à leurs dieux païens. Ils prirent cette attitude envers la Papauté puisqu'elle fut transmis des empereurs Romains le titre païen de Pontifex Maximus ou Souverain Pontife des religions à mystères. Ainsi ils substituèrent leurs anciens dieux pour les saints, c'est-à-dire les martyrs, les statues et les images de cette religion solaire christianisée sous le nom de Église Catholique Romaine. Mais la Papauté réalisa le danger que la lumière de la Vérité puisse les réveiller et les détourner de son autorité.

Pour que la Papauté maintienne ses nouveaux enfants dans la soumission à ses doctrines pernicieuses comme la suprématie papale, la transsubstantiation, le purgatoire, le culte de Marie et des saints, le célibat de la prêtrise, les vigiles et l'adoration des reliques ; elle devait offrir comme preuve de ses révélations une Bible en Latin du même type que la Bible Grecque de Constantin. Ainsi le Pape se tourna vers Jérôme pour produire une nouvelle version en Latin qui supporterait les hérésies du Catholicisme.

Jérôme fut dévoué entièrement à la Critique Textuelle d'Origène, "un admirateur des principes de la critique d'Origène" comme dit Swete dans son (Introduction à l'Ancien Testament Grec). Pour se diriger dans son travail, Jérôme se rendit à la célèbre librairie de Eusèbe et Pamphile à Césarée, où les manuscrits volumineux d'Origène furent préservés. Il y trouva une Bible Grecque du type Vaticanus et Sinaiticus. Ces deux versions contenaient les livres apocryphes que le Protestantisme rejeta. Ceci se voit en examinant ces manuscrits corrompus. Ces manuscrits d'Origène influencèrent plus Jérôme dans sa traduction du Nouveau Testament que celle de l'Ancien, puisqu'il utilisa finalement le Texte Hébreu pour ce dernier. Mais la Bible Hébreu ne contenait pas les livres apocryphes et Jérôme admit que ces sept livres – Tobit, Sagesse, Judith, Baruch, Ecclésiastique au Siracide, 1 et 2 Maccabées –, ne faisaient point partie des écrits de la Bible. Toutefois la Papauté les endossa et nous les retrouvons dans la Vulgate Latine, dans la Rheims-Douay et dans la Bible de Sacy.

L'existence de ces livres dans la Bible d'Origène est l'évidence qui nous indique que "la tradition" et "l'Écriture" furent sur un pied d'égalité dans l'esprit de ce théologien rusé. Ses autres doctrines, comme le purgatoire et la transsubstantiation, devinrent essentielles à l'impérialisme de la Papauté, de même que la tradition fut regardée comme ayant la même autorité que l'Écriture. Le Dr. Adam Clarke confirme le fait qu'Origène fut le premier à enseigner la fausse doctrine du purgatoire.

La Vulgate de Jérôme :

La Bible Latine de Jérôme, la Vulgate, exerça une influence autoritaire pour environ 1,000 ans. Le culte de l'Église Romaine se déroula en ce temps dans le Latin, une langue considérée sacré par le Catholicisme pour très longtemps. Depuis très tôt Jérôme développa un sentiment d'hostilité envers le Texte Reçu connu comme la Vulgate Grecque. Le mot Vulgate signifie "commun" ou "courant" et fut approprié (volé) de la Bible Authentique à qui il appartenait, c'est-à-dire au Texte Reçu ou Texte Commun ou Courant. Par ceci on substitua le Texte Commun pour le Texte Ecclésiastique de Jérôme. Toutefois le peuple commun prit des centaines d'années à être conditionné pour nommer la Bible Latine de Jérôme, la Vulgate. Le fait indéniable que la Bible Grecque du temps de Jérôme, de laquelle est traduite la Bible Ostervald Française et la King-James Anglaise, fut nommée la Vulgate Grecque est la preuve en soi-même que son autorité fut suprême dans l'Église du Dieu vivant. L'empereur Dioclétien (302-312) avait furieusement recherché toutes les copies de cette Bible Authentique pour les détruire. L'empereur Constantin, chef suprême d'un Christianisme bâtardisé devenu la religion officielle de l'État autorisa, finança, et fit publié un texte grec rival. Mais le Texte Reçu fut tellement puissant, que même dans les jours de Jérôme, il portait le nom de "Vulgate".

L'hostilité que Jérôme avait pour le Texte Reçu Grec le rendit indispensable à la Papauté qui, dans le monde Latin, s'opposa avec véhémence à la Vulgate Grecque du peuple commun. Depuis longtemps avant cette période, le Texte Reçu Grec avait été traduit en Latin par les chrétiens du nord de l'Italie qui refusèrent de plier le genoux à l'autorité papale. À cause de ceci, la Papauté demanda de l'aide à Jérôme qui jouissait d'une grande réputation comme savant en ce temps. Nous savons en plus que Jérôme fut instruit dans les Écritures par Grégoire de Naziance, un théologien Cappadociens qui avait accepté sans réserve la doctrine de la Trinité du Concile de Nicée sous Constantin en l'an 325, et qui fut un des responsables de restaurer la librairie d'Eusèbe à Césarée. Jérôme connaissait très bien cette librairie et se décrit lui-même comme un grand admirateur d'Eusèbe. Lorsqu'il étudiait sous Grégoire, il avait traduit du Grec en Latin les Chroniques d'Eusèbe ; et rappelons-nous que Eusèbe fut celui qui publia la Bible de Constantin à partir des manuscrits corrompus d'Origène.

Jérôme aurait voulu nous transmettre toute la corruption du texte d'Eusèbe dans sa Bible Latine, mais il n'osa pas risquer cette imprudence plus loin que nécessaire. De grands savants de l'Ouest l'avait déjà exposé et s'opposèrent à son complot de polluer l'Écriture avec des manuscrits grecs corrompus. Dans l'Évangile de Luc 2:33, le Texte Reçu dit : "Et Joseph et sa mère étaient dans l'admiration des choses qu'on disait de lui" ; mais Jérôme avait altéré le texte pour qu'il dise : "Son père et sa mère... lecture que nous retrouvons dans toutes les Bibles corrompues comme celles de Segond et de T.O.B. et toutes les versions modernes. La grand érudit Helvidius, probablement un Vaudois, est celui qui accusa Jérôme d'utiliser des manuscrits grecs corrompus. Ceci est la cause que nous trouvons certaines lectures de l'ancienne Itala dans la Vulgate de Jérôme qui dut cesser son activité subversive lorsqu'il fut découvert. Ces lectures authentiques furent utilisées par Érasme sous la providence de Dieu pour restaurer le Texte Reçu Grec des Réformateurs.

Quoique endossée et supportée par le pouvoir de la Papauté, la Vulgate Latine de Jérôme ne fut pas acceptée immédiatement partout ; neuf cent années durent s'écouler avant que ceci se réalise. Des Bibles Latines plus pures que celle de Jérôme avaient déjà frayé leurs chemin dans le coeur des gens de l'Ouest. Mais progressivement à travers les années, l'Église Catholique persistait à rejeter uniformément le Texte Reçu Grec et Latin pour exalter la Vulgate de Jérôme, attrapant dans son filet de déception une multitude d'apostasiés. Ainsi pour 1,000 ans, durant le Moyen Âge, tout l'Europe de l'Ouest, sauf les Vaudois, les Albigeois et d'autres groupes déclarés hérétiques par Rome, ne connaissait aucune autre Bible que la Vulgate de Jérôme. Ceci est même confirmé par un moine du nom de Simon qui exerça une puissante influence sur la Critique Textuelle de notre temps :

"Les Latins estimèrent tellement ce père (Jérôme), que pour 1,000 ans ils utilisèrent aucune autre version que la sienne".

Ainsi, mille années plus tard, lorsque les manuscrits Grecs furent rendus disponible de nouveau par la Renaissance littéraire, les lectures corrompues de la Vulgate furent démasquées. Même avant la naissance officielle du Protestantisme le 31 Octobre, 1517 ; des savants Catholiques réputés y découvrirent des milliers d'erreurs. Le Dr. Fulke, un Jésuite, avait dit quelques temps après la Réforme vers 1583 :

"Les grands amis (de cette version) et de votre doctrine, Lindanus, évêque de Ruremond, et Isodore Clarius, moine de Cassin, ainsi que l'évêque Fulginatensis qui écrivit tout un livre au sujet des erreurs, des vices, des corruptions, des additions, des détractions, des mutations, des pollutions et des barbarismes contenus dans la traduction corrigée et réformée qui se nomme la Vulgate Latine ; nous donne toutes sortes d'exemples qui paraissent dans plusieurs de ses chapitres. Même Isodore Clarius nous donne des raisons pour critiquer sévèrement cette traduction Latine, car il confesse lui-même qu'elle est pleine d'erreurs, au point qu'on ne peut les compter".

La Vulgate Latine de Wycliffe :

Deux cent ans avant la naissance de Luther, Jean Wycliffe, ce grand héros de Dieu nommé "l'étoile du matin de la Réforme", fut grandement béni dans sa modeste entreprise d'opposition à Rome. Ainsi nous dit J.M. Nicole :

"Wycliffe, professeur à Oxford, se borna pendant longtemps à s'élever contre l'immoralité des moines et l'avarice des papes. Le schisme d'Occident, à la fin du 14ième siècle, lui inspira des doutes sur l'autorité papale ; il fut alors exclu de l'université d'Oxford, mais il resta curé du petit village de Lutterworth... Pour lui, la Bible seule fait autorité en matière de foi ; il rejette la papauté et la tradition. Aussi a-t-il entrepris de traduire la Bible en anglais. Cet ouvrage ne fut achevé qu'après sa mort".

Selon l'historien Will Durant (The Réformation), Wycliffe possédait tous les éléments de la Réforme. Il préconisait un retour de l'Église à la Bible, la double Prédestination contre le libre choix, le salut par la grâce de l'élection contre le salut par les oeuvres, et la séparation d'avec la Papauté qu'il considérait être l'Antichrist. Ces choses sont confirmé d'avantage par A.R. Kayayan :

"L'Église, dit-il (Wycliffe), devait se convertir et retourner à la pureté de la foi et à la simplicité de vie (la vie communale), celles qui la caractérisait à l'époque apostolique. Wycliffe appelait le pape l'antichrist et ne reconnaissait que la Bible comme seule autorité pour la foi, refusant celle de la tradition ecclésiastique. À l'époque, la Bible n'était connue que dans la version de la Vulgate, que le peuple chrétien ne pouvait lire ou comprendre. Wycliffe entreprit de la traduire dans la langue de son peuple, c'est-à-dire en anglais".

Wycliffe traduisit le Nouveau Testament lui-même, laissant la traduction de l'Ancien Testament à Nicholas Hereford et à John Purvey. Cette traduction de la Vulgate, tout comme son modèle de base, contenait plusieurs erreurs. Le peu de lumière qui sortait de cette traduction de la Vulgate défectueuse retarda l'avènement de la Réforme. Il fallait attendre une traduction des Textes Originaux Grecs pour briser le lien avec Rome. Une telle entreprise fut rendue possible seulement par Érasme de Rotterdam qui restaura le Texte Grec des apôtres aux Réformateurs. Toutefois, Wycliffe avait dirigé plusieurs vers la Parole de Dieu si longtemps oubliée. Ses disciples, les Lollards, répandirent cette traduction défectueuse de la Bible, ainsi que les enseignements évangéliques de Wycliffe ; ce qui ne fut pas apprécié du Pape ni du clergé Romain.

La doctrine de Wycliffe dépassa les frontières de l'Angleterre pour se répandre jusqu'en Europe centrale, en Bohême, où Jean Huss l'embrassa avec un grand enthousiasme. De nombreux Vaudois s'étaient réfugiés en Bohême et la prédication de Huss y trouva un terrain favorable. En 1414 il fut arrêté et emprisonné par le Pape sous l'accusation d'hérésie. Le 6 Juillet, 1415, il fut attaché et placé sur un bûcher où les flammes enveloppèrent son corps et le consumèrent. Après la disparition de ce martyr courageux, une croisade fut organisée contre ses disciples qui s'enfuirent dans les montagnes et se joignirent aux Vaudois, formant le mouvement de "l'Unité des Frères".

Lefèvre d'Étaples détrône la Vulgate :

Né en 1435, Lefèvre d'Étaples, à la fais philosophe, mathématicien et versé dans les langues anciennes, commença par être professeur au collège du cardinal Lemoine à Paris. Ses succès comme professeur, l'immense étendue de ses connaissances acquises dans de lointains voyages, attiraient sur lui et sur ses nombreux ouvrages l'attention de l'Europe savante et du roi Louis XII. Sa réputation balança, si même elle n'éclipsa un moment, celle d'Érasme. Avant même que Luther commence l'oeuvre de la Réforme, il avait écrit :

"C'est Dieu seul qui, par sa grâce et par la foi, justifie pour la vie éternelle".

Les docteurs de la Sorbonne sentaient que leur règne finirait avec l'élimination de l'alliage humain apporté au texte de l'Écriture. Aussi leur colère fut grande lorsque, en 1512, Lefèvre d'Étaples détrônant la Vulgate, fit paraître une traduction latine des épîtres de Paul, avec un commentaire. Cette entreprise salua l'aurore de la Réforme. Le premier ouvrage biblique de Lefèvre avait été, en 1509, une édition d'un texte quintuple du psautier, accompagné d'un commentaire.

Voici ces cinq textes : Ramanum, première correction du psautier de la Vestus Itala par Jérôme. Sallicum, version Gauloise de l'Itala que plusieurs prétendent être traduite de la Vulgate de Jérôme. Hebraicum, version revue par Jérôme sur l'Hébreu. Vestus, psautier de la Vestus Itala. Concillatum, psautier de la Bible Gallicane corrigé par Lefèvre.

Les recherches minutieuses de James Townley (1842), nous indiquent que Lefèvre avait en sa possession plusieurs anciens manuscrits, dont un de l'ancienne Vestus Itala des Vaudois d'une valeur inestimable. Ce manuscrit était écrit en lettres majuscules d'or et d'argent sur du parchemin violet. Il fut la possession de Childebert I, roi des Francs vers l'an 542 ; et utilisé par Germanus, évêque de Paris, mort en l'an 576. Il faisait partie du butin de la ville de Tolède, ancienne capitale des Wisigoths en Espagne en l'an 554.

Townley est précis pour nous indiquer que Lefèvre spécifie dans ses commentaires que sa traduction Latine ne fut pas celle de Jérôme, mais celle de l'Itala corrigée sur le Grec. Cette restauration de l'ancienne version Latine de l'Itala renversa l'autorité de la Vulgate Latine de Jérôme que Lefèvre avait purgée de ces gloses innombrables qui, comme des plantes parasites, avaient envahi le champ des Écritures. Au 16ième siècle, Thomas James, savant anglais, avait relevé dans la Vulgate quatre mille erreurs. De 1509 à 1541 il parut trente-six éditions des Écritures traduites par Lefèvre. Le rôle de sa traduction française dans la Réforme fut considérable. Elle fut classée dans l'appendice des livres défendus par le Concile de Trente sous la domination des Jésuites. Aussi tous les exemplaires de cette Bible furent détruits avec haine. Ceux qui subsistent sont très rares.

Dans l'hiver de 1525 à 1526, plusieurs disciples de Lefèvre : Guillaume Farel, Gérard Roussel, Michel d'Arande, Simon Robert et Vadasta, presque tous des Vaudois, avaient entrepris une traduction de la Bible sur les Originaux. Mais l'entreprise fut interrompue et les travaux durent être repris vers la fin de 1533 par un Vaudois du nom de Louis Olivier, disciple de Lefèvre d'Etaples et cousin de Jean Calvin. La Bible d'Olivetan de 1535, fut la première traduction des Écritures en Français sur les Originaux Hébreu et Grec. Nous retrouvons cet héritage glorieux dans ses révisions de la Bible Martin et la Bible Ostervald. Ainsi, Lefèvre d'Étaples détrôna la Vulgate Latine de Jérôme, et Olivetan lui administra le coup de mort parmi le Protestantisme de langue française.

Un des disciples et amis de Lefèvre d'Étaples, fut Briçonnet, évêque de Meaux. Il résolut de faire prévaloir ses idées dans son diocèse. Il réprima les abus de Rome et répandit le Nouveau Testament de Lefèvre. Mais devant l'opposition qu'il rencontra à la Sorbonne, et inquiet de voir ses adeptes pencher vers le luthéranisme, il revint en arrière et finit par interdire la lecture des Écritures en langue populaire. Ainsi chaque jardin a son serpent et chaque groupe son Judas.

Nécessité des Réformateurs de rejeter la Vulgate de Jérôme

La Réforme ne fit aucun progrès significatif jusqu'à ce que le Texte Reçu Grec soit restauré au monde. Les Réformateurs n'étaient pas satisfait de la Vulgate Latine.

Les agents de la Papauté ne saisirent point l'intensité de la défection de la Vérité qu'ils créèrent, lorsqu'ils rejetèrent la direction des purs enseignements des Écritures. Les livres apocryphes de la Vulgate, nommés aussi "livres deutérocanoniques", ouvrirent la porte aux doctrines mystérieuses et obscures qui semèrent la confusion dans la pensée des anciens. Les lectures corrompues dans les livres authentiques, réduisirent la confiance des peuples dans l'inspiration des Écritures, et augmentèrent la puissance des prêtres et de toute la hiérarchie de la Jézabel Romaine. Le résultat est qu'ils furent tous projetés dans un labyrinthe ténébreux dans lequel il n'y a aucune possibilité d'échapper. Selon Brooke le célèbre Puritain, Cartwright, décrit ainsi la Vulgate :

"En ce qui concerne la Version de Rheims adoptée par les Jésuites, Mr. Cartwright observa que tout le savon et la nitre qui existent, ne sont pas suffisant pour purifier la Vulgate des souillures du sang dans laquelle elle fut conçue, et qu'elle accumula par les mains de moines ignorants qui n'avaient aucun accès aux manuscrits Grecs".

Il faut considérer en plus, que la Vulgate fut l'arme principale utilisée pour combattre et détruire la Bible des Vaudois. Je cite de la Préface du Nouveau Testament de la Vulgate traduit en Anglais par les Jésuites en l'an 1582 :

"Déjà 300 ans sont écoulés depuis que Jacques, archevêque de Genova, traduisit la Bible en Italien. Environ 200 ans passés, dans les jours du roi Français, Charles V, elle fut traduite fidèlement en Français et ceci, pour enlever le plus rapidement possible d'entre les mains d'un peuple déçu, la fausse traduction hérétiques de la secte nommée les Vaudois".

Telles furent les ténèbres et les nombreuses erreurs auxquelles les Réformateurs durent faire face au début de leur oeuvre. "Une des erreurs la plus courante, la plus nuisible et la plus redoutable qui persiste jusqu'à nos jours, est l'acharnement de plusieurs historiens, théologiens, professeurs et pasteurs de méprendre la Vestus Itala pour la Vulgate Latine de Jérôme. Précisons une autre fois que la Vestus Itala, ou Version en vieux Latin, fut la Bible commune de l'Église Italique depuis l'an 157, lorsqu'elle fut traduite des Textes Originaux Grecs de la ville d'Antioche. Cette version fut traduite en Français et en langue Romanche par Pierre Valdo vers la fin du 12ième siècle, et par Lefèvre d'Étaples au début du 16ième siècle. Tandis que la Vulgate Latine de Jérôme est une Version Ecclésiastique qui porte par subterfuge le nom de Vulgate. Cette Version Latine ne fut pas traduite sur les Originaux Grecs, mais sur la 5ième colonne de l'Hexapla d'Origène, la Septante Grecque, dans le but de polluer l'Itala et de tromper les peuples".

Les Réformateurs accueillirent la nouvelle connaissance du Grec que la Renaissance littéraire amena avec elle, mais l'Église Catholique y renonça et la condamna. Les agents de Rome déclarèrent que l'étude du Grec fut du diable et détruisirent tous ceux qui en favorisaient le développement. La gravité du cas nous est révélé par Érasme :

"L'obéissance est enseigné d'une manière subtile qui cache son application à Dieu seul. Les rois doivent obéir au Pape, les prêtres à leurs évêques, et les moines à leurs abbés. Des serments sont exigés afin que le manque de soumission soit condamné comme un parjure. Ils sont commandé non d'être chaste ou sabre, mais de ne point apprendre le Grec ni de chercher de s'instruire. Ils peuvent être plein de haine et de malice, n'avoir jamais connu l'Écriture, mais ils n'ont brisé aucun serment. Et s'ils désobéissent à ce commandement, le bûcher où la prison les attendent".

Il fut toutefois impossible de retenir la lumière de la nouvelle connaissance des Écritures. À travers les siècles, les Vaudois, ainsi que d'autres évangéliques, avaient semé le grain de la nouvelle moisson. Les ténèbres se dissipèrent graduellement dans l'Europe. La Bible Authentique qui avait été maintenue par la foi des Vaudois dans sa pureté et son intégrité, fut adoptée par d'autres qui ébranlèrent puissamment l'Europe au complet.

Malgré les efforts subversifs de la Papauté, la lumière de la pure Parole de Dieu se répandit et anticipait la Réforme. Le démon, Innocent III, fut le premier à s'attaquer aux rayons du jour qui se levèrent sur la crête des Alpes. Frappé d'horreur, ce vampire lança toutes les forces de l'enfer contre une foi purement biblique qui avait assujetti plusieurs de ses provinces, et qui menaçait de dissoudre la puissance de Rome dans son apogée. Ainsi pour empêcher la moitié de l'Europe de tomber dans cette hérésie, ce monstre infernal commanda que l'autre moitié périsse par l'épée et le bûcher.

Il faut considérer aussi qu'en ce temps, vers l'an 400, que l'empire Romain commença a se diviser en différents royaumes qui formèrent nos nations modernes. La langue Latine se transforma graduellement en Latin Espagnole, Français, Africain, et en plusieurs autres dialectes. Or la Bible fut traduite, au complet ou en parties, dans toutes ces différentes formes de Latin. Certaines de ces traductions, comme celle des Vaudois, avaient le Texte Reçu comme source directe et jouissaient d'une grande influence. Après 1,000 ans, leurs voix se firent entendre dans la choral céleste du premier Nouveau Testament Grec d'Érasme de Rotterdam. Alors suivit un siècle qui vu paraître les plus grands savants linguistiques et littéraires que le monde a jamais connu. D'entre ceux-ci, nous trouvons Robert Estienne et Théodore de Bèze, dont chacun d'eux contribua sa part pour établir et fortifier le Texte Reçu. Le monde fut émerveillé par ces deux érudits qui sortirent de leur refuge silencieux les précieux anciens manuscrits grecs de la Parole de Dieu.

Érasme restaure le Texte Reçu :

Érasme fut un géant intellectuel de la Renaissance, à un tel point qu'il fut dit : Érasme pondit l'oeuf et Luther le fit éclore. Doué par la nature d'un intellect qui pouvait faire dix heures d'ouvrage en une, il fut considéré comme le génie intellectuel de l'Europe au début du 16ième siècle. Sans cesse il visitait les librairies, recherchant tout ce qui était avantageux à sa soif de connaître. Il collectait et comparait une multitude de manuscrits, en plus d'écrire et de publier tellement de livres, que l'Europe fut ébranlé lorsqu'il exposa l'ignorance des moines, les superstitions de la prêtrise, la bigoterie et la maladie infantile de la religion Catholique. Il fit la classification des manuscrits grecs et s'occupait à lire les oeuvres des prétendus Pères de l'Église Chrétienne, qu'il faut considérer plutôt comme les précurseurs de l'apostasie Catholique.

C'est la coutume aujourd'hui, de ceux qui sont hostiles aux purs enseignements du Texte Reçu, de se moquer d'Érasme, tout comme les pharisiens se moquèrent et diffamèrent l'apôtre Paul. Toutes les perversions imaginables furent utilisées pour déprécier son oeuvre monumentale qui nous restaura la pure Parole de Dieu. Toutefois, l'Europe fut à ses pieds lors de son vivant. À plusieurs reprises le roi d'Angleterre lui offrit n'importe quelle position dans son royaume, et cela au salaire qu'il désirait. L'empereur d'Allemagne fit de même. Le Pape même offrit de le faire Cardinal ; mais il refusa toutes positions, car il ne voulu point compromettre sa conscience. En fait, s'il l'aurait désiré, il aurait pu probablement se faire lui-même Pape. La France et l'Espagne voulurent qu'il habite dans leurs domaines, et l'Hollande voulait le déclarer comme son citoyen le plus distingué.

Livres après livre sortirent de ses mains et la demande pour ses publications ne cessa point. Mais son chef-d'oeuvre fut le Nouveau Testament en Grec. Finalement, après mille ans, le Nouveau Testament fut publié dans sa langue originale en 1516. Le pur Évangile pénétra le monde avec ses superstitions et ses traditions, et la lumière de la Vérité en chassa les ténèbres. Immédiatement, tous reconnurent la grande valeur de cette oeuvre qui tient encore la place principale dans la domaine de la Bible, malgré les nombreuses tentatives de le discréditer et de le remplacer un texte fautif issu de la Critique Textuelle apostasiée. On en fit de nombreuses traductions en Allemand, en Français, en Anglais, etc. Le plan d'attaque des réprouvés, fut toujours de déprécier les manuscrits grecs qu'Érasme utilisa. Mais ses ennemis, ou plutôt les ennemis du Texte Reçu, rencontrèrent des difficultés insurmontables ; comme nous voyons dans une lettre qu'Érasme écrivit à un nommé Pierre Baberius le 13 Août de l'an 1521 : "J'ai fait de mon mieux avec le Nouveau Testament, mais la réalisation de cette oeuvre a provoqué des querelles sans fin. Edward Lee prétendu y découvrir 300 erreurs. Ils nommèrent une commission qui professa en avoir trouvé un nombre illimité. Tout le monde parlait des gaffes d'Érasme ; mais lorsque je leur demandait quelques exemples, ils ne purent en donner aucune".

Érasme scruta des centaines de manuscrits mais en utilisa seulement quelques uns dans sa rédaction du Nouveau Testament Grec. La raison pour ceci est que la grande majorité des manuscrits grecs représentent tous un même texte, avec quelques différences superficielles. L'accord majoritaire de tous ces manuscrits grecs, se nomme le Texte Byzantin ou Texte Majoritaire qui est représenté dans le Texte Reçu. Les quelques manuscrits qu'Érasme utilisa furent sélectionné attentivement après qu'il balança toutes les évidences dans la masse des manuscrits. En comparant et comptant les témoins d'un même texte, il arriva à une sélection honnête, précise et compréhensive ; tout comme une investigation moderne arriverait au même résultat, si elle est faite par des gens intègres et chrétiens.

En plus, ce qui est le plus remarquable, est que les manuscrits qu'il choisit portaient un texte d'une histoire éminente dans les Églises Grecques, Syriennes, et Vaudoises ; ce qui constituait une argument irrésistible en faveur de la providence de Dieu. Dieu n'est pas l'auteur d'une centaine de différentes Bibles, mais d'une seule ; les autres ne sont que des approximations. En d'autres mots, le Nouveau Testament Grec d'Érasme, nommé le Texte Reçu, est le même que celui qui fut victorieux contre la rage et la haine de ses ennemis païens et papal.

Nous somme dit que le témoignage qui provient des rangs de l'ennemi constitue les plus grandes évidences. La déclaration suivante provient de deux membres de l'organisation la plus hostile au Texte Reçu, le Comité de Révision (1870-1881). Cette citation montre leur accord que les manuscrits d'Érasme représentaient la grande majorité des manuscrits :

"Les manuscrits qu'Érasme utilisa, diffèrent seulement en des détails insignifiants de la masse des manuscrits cursifs. Le caractère général de leur texte est identique. Par ces observations, la généalogie du Texte Reçu remonte au-delà des manuscrits individuels utilisés par Érasme, et représentent la grande masse des manuscrits qui datent du 9ième siècle".

Après avoir cité le Dr. Hort, le Comité tire cette conclusion de sa déclaration : "Cette affirmation remarquable complète la généalogie du Texte Reçu qui remonte à l'antiquité. Les premiers ancêtres du Texte Reçu furent, comme le Dr. Hort nous a fait remarquer consciencieusement, contemporain avec les plus anciens de nos manuscrits (4ième siècle), si non encore plus vieux".

Le génie de Tyndale utilisé pour traduire Érasme en Anglais :

Dieu prépara d'avance des gens pour diriger le cours de la pensée du monde Anglais. Un de ces géants fut William Tyndale.

Le Texte Reçu, ayant résumé son ascendance dans l'Europe de l'Ouest comme il l'avait maintenu dans l'Est, laissa son héritage indispensable au peuple Anglais. Son futur fut garantie par la providence de Dieu qui n'a point manqué de réveiller un des plus grands héros de la Réforme Anglaise, William Tyndale.

L'Esprit de Dieu présidait sur l'appel et l'instruction de Tyndale. À l'université de Cambridge, il étudia le Grec sous la tutelle d'Érasme, et avait une aptitude naturelle pour les langues. Herman Buschius un ami d'Érasme, lui disait sur Tyndale :

"Il est tellement habile dans ces sept langues : l'Hébreu, le Grec, le Latin, l'Italien, l'Espagnole, l'Anglais et le Français ; qu'il parle comme si chacune d'elle était sa langue natale".

Ses attaques contre les superstitions de la Papauté provoquèrent plusieurs réactions. Dans une discussion avec un Catholique qui lui disait : "Il vaut mieux être sans la loi de Dieu (la Bible), que d'être sans la loi du Pape" ; Tyndale répliqua par ce voeu célèbre : "Si Dieu préserve ma vie pour plusieurs années, je vais faire qu'un enfant derrière la charrue connaisse plus les Écritures que toi". À partir de ce moment, jusqu'à ce qu'il sait brûlé sur le bûcher, sa vie fut une de sacrifices et de persécutions.

Celui qui était pour unir des continents entier par sa traduction de la Parole de Dieu, dû faire son chef-d'oeuvre dans un pays étranger, parmi une autre langue que la sienne. Comme Luther traduisit le Nouveau Testament d'Érasme en Allemand, ainsi Tyndale s'occupa à la même entreprise pour traduire le Texte Reçu Grec en Anglais. Il ne trouva aucun encouragement pour une traduction anglaise des Écritures en Angleterre. Avec le soutient financier d'un marchand Anglais, Humphrey Monmouth, il se rendit en Allemagne, où sous une atmosphère plus libre à cause de la Réforme de Luther, il se mit à l'oeuvre.

Dans la ville de Cologne, centre administratif, intellectuel, financier, commercial et industriel située sur le Rhin, il rencontra Pierre Quentel dans le but de faire imprimer son Nouveau Testament. Mais à cause de la persécution dans cette ville, il dû achever son travail dans la ville de Worms où 3,000 copies de sa traductions furent publié en 1525 ; et il les fit pénétrer en Angleterre par contrebande. Son Nouveau Testament, le premier à être traduit en Anglais à partir du Texte Original Grec, alluma le feu de la Réforme Protestante en Angleterre. Pendant ce temps, Tyndale demeura sur le continent et s'occupa à une traduction de l'Ancien Testament, mais il fut arrêté avant d'achever son travail et condamné comme un hérétique. Le 6 Octobre 1536, il fut exécuté publiquement. Ses bourreaux l'étranglèrent et son corps brûlé sur le bûcher. Ses dernières paroles furent une prière : "Seigneur, ouvre les yeux du roi d'Angleterre".

Miles Coverdale prit la relève et termina son travail sur l'Ancien Testament. La Bible entière fut publiée en 1535 et une autre en 1537 "avec la permission du roi d'Angleterre". La Seigneur avait répondu à la prière de Tyndale.

Les traductions de la Bible en anglais, entreprisent par Tyndale et Coverdale, connurent une large circulation, et préparèrent la chemin pour la plus célèbre des Bibles, la King-James.

Le génie d'Olivetan utilisé pour traduire Érasme un Français :

Aucun nom ne devrait être plus populaire parmi les protestants Français que celui de l'homme modeste, consciencieux et savant, qui, traduisant le premier les Écritures en Français sur les Textes Originaux Hébreu et Grec, nous donna le précieux héritage de la pure Parole de Dieu. Si quelqu'un mérite la titre de "Père de la Réforme Française", c'est Olivetan. Et, chose étrange ou dissimulée par l'ennemi, son nom même est resté inconnu jusqu'à nos jours. On ne sait non plus pourquoi il échangea son nom de Louis Olivier à celui de Pierre Robert Olivetan.

C'est Olivetan qui, le premier, initia son cousin Jean Calvin à l'Évangile. Il lui fit "goûter quelque chose de la pure religion", dit Théodore de Bèze. Il lui conseilla de lire l'Écriture. "Calvin, ayant suivi ce conseil, commença à se distraire des superstitions papales". "Quand Olivetan, a dit M. Doumergue, n'aurait fait qu'initier Calvin à la Réforme, il mériterait un souvenir et une reconnaissance impérissable".

On sait peu sur Olivetan, mais nous savons que ce professeur était un savant de premier ordre. En 1528, la persécution l'oblige à s'expatrier. Il quitte Noyon, sa ville natale, et se réfugie à Strasbourg. Là, avec Martin Bucer qui avait été amené à la foi par Luther et Capiton pour maîtres, il étudie le grec et l'hébreu. En 1531, on le trouve à Neuchâtel, maître d'école, comme le fut Farel à Aigle.

Guillaume Farel, qui savait combien Olivetan était savant en Hébreu et en Grec, le pressa de se charger de la traduction de la Bible décidée à Chanforans, au Synode général des Églises Vaudoises. Les barbes Vaudois avaient montré à Farel et à Saunier les exemplaires manuscrits de l'Ancien et du Nouveau Testament en langue vulgaire, qu'ils conservaient précieusement. Les deux Réformateurs indiquèrent à l'assemblée que ces exemplaires, en petit nombre, ne pouvait servir qu'à peu de gens, et qu'une traduction ou une révision sur l'original, s'imposait pour l'honneur de Dieu, pour le bien des chrétiens de langue française et comme la meilleure arme contre l'erreur. La proposition de Farel et de Saunier fut votée avec enthousiasme. L'homme qui devait exécuter cette décision fut Pierre Robert Olivetan.

Disciple de Lefèvre d'Étaples, ami d'Érasme de Rotterdam, Olivetan, sous le conseil de Farel, se mit à l'oeuvre pour produire, non une révision, mais une nouvelle traduction sur le Texte Reçu Grec d'Érasme. Il date sa Préface des Alpes le "12 Février, 1535". Le volume fut imprimé à Serrières près de Neuchâtel, par Wingle un imprimeur du premier ordre. En 1534, Wingle avait imprimé à Neuchâtel un Nouveau Testament, reproduction de celui de Lefèvre. Un seul exemplaire connu de ce Nouveau Testament se trouve à la Bibliothèque publique de Neuchâtel.

Olivetan publia sa Bible sur l'Hébreu et le Grec, tout en consultant la Vestus Itala des Vaudois, ainsi que sa traduction en langue Romanche. Son travail fut facilité par le fait qu'il avait accès à tous les manuscrits de Lefèvre d'Etaples. Cette Bible Vaudoise d'Olivetan fut la résultat de la rencontre des Réformés d'avant la Réforme avec les enfants de la Renaissance littéraire et biblique. Ce fut pour Rome comme le rapprochement de deux nuages chargés d'électricité. Il en sortit des foudres divines qui, en fondant sur la cité pontificale, purifièrent l'atmosphère morale du 16ième siècle.

En 1538, Olivetan partit pour l'Italie. Il ne devait pas en revenir. La nouvelle de sa mort, survenue en août de la même année, peut-être à Rome, parvint à Genève en Janvier 1539. Il circula des bruits d'empoisonnement. La nouvelle de sa mort frappa Calvin et ses amis comme un coup de foudre. Dans la Préface d'une révision de la Bible d'Olivetan, Calvin appelle ce dernier un "fidèle serviteur de l'Église chrétienne, de bonne et heureuse mémoire".


Chapitre 7

La Bible des Jésuites.

Comme des nids d'insectes venimeuses, toutes sortes d'organisations et d'associations pullulent au sein de l'Église Catholique : les Augustins, les Bénédictins, les Capucins, les Dominicains, les Illuminaties, l'Opus Dei, le Club de Rome, les Chevaliers de Colomb, etc. Nous pouvons même y compter ses affiliations secrètes avec la Maçonnerie, la Mafia, la Banque Internationale, et le mouvement Nouvel Âge.

Les Bénédictins furent fondé vers l'an 540, par l'Italien Benoît de Nursie, qui érigea un monastère au Mont Cassin, au début du 6ième siècle. Un moine Bénédictin devait à son abbé une obéissance aveugle comme s'il était Dieu même**, et cela sans aucun délai dans l'exécution d'un ordre. Chaque branche avait des milliers, et même, des dizaines de milliers de membres. Mentionnons les Augustins par exemple, qui, du temps que Martin Luther en faisait parti, avaient environ 35,000 membres. Chaque organisation existe dans un but spécifique et est sous l'ordre direct du Pape. Ils envahissent toutes les nations de la terre et forment l'armée militante de la Papauté. Les Jésuites prédominent sur toutes ces organisations infernales, à un tel point que le général des Jésuites, surnommé souvent "le Pape Noir", les surpasse toutes en autorité.

Environ 35 ans après que Luther cloua ses thèses sur la porte de la cathédrale de Wittenberg, et s'attaqua aux erreurs et à la corruption de Rome, la Réforme était solidement enracinée. Le facteur principal de ce soulèvement spirituel fut la traduction Allemande du Nouveau Testament Grec d'Érasme par Luther. Éveillée de sa léthargie, la Papauté réalisa qu'en très peu de temps la Réforme s'était emparé de presque tout l'Europe. Consternée, elle cherchait de l'aide dans toutes les directions. Si les Jésuites ne s'auraient pas présenté pour offrir au Pape de régler la situation, l'Église Catholique n'existerait plus aujourd'hui. Quelle fut l'offre et quelles furent les armes des Jésuites qu'ils forgèrent dans le feu de l'enfer ?

Le fondateur des Jésuites fut un Espagnol du nom de Ignace de Loyola (1491-1556), que l'Église Catholique canonisa comme un de ses saints fictifs. Dévoué à la vie militaire, il combattit dans la guerre que le roi Ferdinand livra en Espagne contre les forces Islamiques, au temps que Colomb découvrit l'Amérique. À la suite d'une blessure, ses pensées se tournèrent vers des conquêtes spirituelles, et il voua sa vie au mysticisme et au service du Pape. Il consacra plusieurs années à des études et à un ascétisme terrible d'une rigidité sévère. Ses concepts d'entraînement militaire spirituel se trouvent dans son livre intitulé "Exercices Spirituels" où nous voyons son mysticisme fanatique. Ce livre fit plus que n'importe quel autre pour favoriser et établir l'infaillibilité du Pape. En 1540, le pape Paul III promulgua la Bulle d'institution du nouvel ordre, appelé "Compagnie de Jésus", terme militaire des forces mobiles de la Gestapo de la Papauté, et chaque membre devait faire un voeu d'obéissance absolue au Pape.

Ayant, avec son ordre, fait voeu de pauvreté et d'humilité perpétuelle, Loyola ne recherchaient la fortune et le pouvoir que pour les faire servir à la suppression du Protestantisme et au rétablissement de la suprématie papale sur le monde entier. L'un des principes Fondamentaux de cette horde de scorpions est que "la fin justifie les moyens". En vertu de ce principe, le mensonge, le vol, la parjure, la torture et le meurtre étaient non seulement pardonnables, mais méritoire quand ils servaient les intérêts de l'Église et du Pape.

Lorsque Loyola se présenta au Pape pour lui offrir ses services, il lui dit en substance :

"Que les Augustins continuent à faire des monastères pour que les esprits contemplatifs s'y retirent ; que les Bénédictins continuent à se donner à l'oeuvre littéraire ; que les Dominicains maintiennent la responsabilité de l'Inquisition ; mais nous, les Jésuites, nous allons capturer les collèges et les universités. Nous prendrons le contrôle de l'instruction sur la loi, la médecine, la science, l'éducation, ainsi nous extirperons tous les livres d'instruction injurieux à Rome. Nous moulerons les pensées et les idées de la jeunesse. Nous nous engagerons comme des prédicateurs Protestants et des professeurs dans les diverses croyances du Protestantisme. Tôt ou tard, nous réussirons à faire discréditer l'autorité du Nouveau Testament Grec d'Érasme, ainsi que les traductions de l'Ancien Testament qui osent s'opposer à la Tradition. De même nous déprécierons la Réforme Protestante".

Le succès des Jésuites fut fulgurant et dévastateur. En très peu de temps les grands intellectuels de l'Église Catholique se retrouvent tous à l'intérieur de cette Société diabolique. Vers 1582, lorsque la Bible Jésuite fut produite pour détruire la version anglaise de Tyndale et la version française d'Olivetan, les Jésuites dominaient sur 287 collèges et universités à travers l'Europe. Leur système d'éducation et d'entraînement rigoureux était comparé, dans leur Constitution, à réduire un membre comme "un cadavre maniable" ; ainsi ils pouvaient tous être manipulé et assujetti à la volonté de leurs supérieurs. Ainsi nous dit, J.M. Nicole (Précis d'Histoire de l'Église)" :

"Pour être admis dans la société, il faut d'abord passer par un noviciat sévère, ensuite faire des études prolongées comme "scolastique", puis être un certains temps "coadjuteur spirituel". Après cela seulement, le candidat prononce le quatrième voeu, prend le titre de "profès" et est initié aux "règles secrètes". Les profès sont organisés hiérarchiquement ; chacun a "une autorité illimitée" sur ses subordonnés et doit être "docile comme un cadavre" en face de ses supérieurs. À la tête de l'organisation se trouve un général nommé à vie, appelé parfois "le pape noir" à cause de son influence, et qui d'ailleurs est étroitement espionné par d'autres Jésuites... Par l'ordre des Jésuites, Rome pouvait ainsi opposer au Protestantisme conquérant une forme de Catholicisme tout aussi enthousiaste et tout aussi expansif".

Sous des déguisements divers, les Jésuites s'insinuaient dans les bureaux de l'État et devenaient conseillers des rois et des chefs des nations et en dirigeaient la politique, comme ils le font encore d'ailleurs aujourd'hui. Ils fondaient des collèges pour les fils des princes et des nobles et, pour le peuple, des écoles, où ils attiraient les enfants de parents protestants, qu'ils accoutumaient à observer les rites de l'Église Catholique. "Cette pratique existe encore dans notre temps moderne, particulièrement ici au Québec" (J.L.). L'ordre des Jésuites se répandit rapidement, comme des "sauterelles" qui se répandant sur la terre ; et partout on assistait une renaissance du papisme. Il n'est pas surprenant de voir que la description des Jésuites correspond exactement au symbolisme de l'Apocalypse :

"...des sauterelles qui sortent du puits de l'abîme, qui furent donnés le pouvoir des scorpions de la terre ; et qui ont au-dessus d'elles, l'ange de l'abîme appelé Abaddon et Apollyon, l'Exterminateur", (Apocalypse 9:1-11).

Les Jésuites sont les agents les plus discrets et les plus efficaces de la Papauté ; ils sont les champions de sa politique et de l'unité Catholique, des maîtres de la déception, l'armée secrète du Vatican. Ils justifient pleinement le terme choisi par le pape Paul III pour décrire cet ordre : "Regimen Ecclésiae Militantis", le Régiment Ecclésiastique Militaire de la Papauté.

Par les "Exercices Spirituels" de Loyola, les Jésuites devinrent des experts dans la distorsion de la volonté. Ce système de mysticisme témoigne de toutes sortes de phénomènes occultes étranges. Les mystères, la méditation, les visions, les apparitions qui proviennent des sensations d'illuminations y jouent un grand rôle. Ces différentes formes d'illuminations occultes furent orchestrées par Loyola dans une idéologie grandiose qu'il nomma "les Illuminaties", c'est-à-dire "les Illuminés". Un ancien Jésuite, le Dr. Alberto R. Rivera, nous dit :

"Lorsque les soupçons se firent entendre que Loyola avait fondé les Illuminaties, les Jésuites utilisèrent un de leurs membres pour enlever toutes suspicions que ce groupe d'Illuminés fut relié à l'Église Catholique. Ainsi, prétendant qu'il n'était pas un Jésuite, Adam Weishaut devint connu aux yeux du monde, comme le fondateur des Illuminaties".

Avec l'aide d'un Directeur, les fils de Loyola se dévouent aux "Exercices Spirituels" et deviennent imprégné de ses forces psychiques dans un but très précis, dévoilé par H. Boehmer (Les Jésuites) :

"Nous injectons dans l'homme des forces spirituelles qu'il trouvera très difficile de se débarrasser plus tard ; des forces plus tenaces que tous les meilleurs principes ou doctrines. Ces forces reviendront à la surface même après plusieurs années, et deviendront si importantes que la volonté ne pourra plus s'y opposer et elle en suivra les moindres impulsions".

"Pour ajouter à la puissance des Jésuites", nous dit, Edmond Paris (Histoire Secrète des Jésuites) : "une bulle papale remit l'inquisition entre leurs mains. Tels étaient les moyens auxquels Home recourait pour éteindre la lumière de la Réforme, et pour enlever aux hommes la Parole de Dieu qui engendrait la liberté de conscience, si longtemps interdite par la Papauté. Ignace de Loyola écrivit lui-même : Ce que nous voyons noir, nous devons le voir blanc, si l'Église Romaine le dit".

La Contre-Réforme :

Établissement du Concile de Trente (1545-1563) et du règne des Jésuites contre la Réforme Protestante et l'autorité de la Bible Authentique :

Vers le milieu du 16ième siècle, le pape Paul Ill convoqua un Concile d'évêques présidé par les Jésuites, dans le but de faire cesser les progrès de la Réforme Protestante et de réorganiser intérieurement le Catholicisme. La formation de ce mouvement d'opposition contre le Christianisme Biblique des Réformateurs est connu sous le nom de "Contre-Réforme". Le Pape manipula le programme des thèmes et l'assistance des délégués d'une telle manière, que la conception des Jésuites d'une théocratie Papale fut incorporée dans les Canons de l'Église Catholique. On reconnut ainsi au Pape le droit de confirmer et d'expliquer les décisions du Concile. Sa supériorité était donc établie et trois siècles après le Concile de Vatican I mit le point final à l'oeuvre du Concile de Trente, en proclamant l'infaillibilité Papale.

"Les sessions se prolongèrent pendant vingt ans, avec deux interruptions. La première session (1545-1547) prit fin, parce qu'à la suite d'une peste, la Concile avait été transféré à Sologne, où les évêques allemands refusèrent de se rendre. La seconde session (1551-1552) fut interrompue par l'arrivée d'une armée protestante dans le Tyrol. La troisième (1562-1564) mena les travaux du Concile à chef.

Le vote par tête donnait la prépondérance aux évêques italiens et espagnols, très nombreux ; tandis que les évêques français et allemands, partisans de changements énergiques, étaient en minorité. D'ailleurs les séances étaient présidées par les légats du Pape et eux seuls pouvaient transmettre des propositions à l'assemblée.

Au point de vue doctrinal, le Concile précisa le dogme Catholique sur les points controversés. Il affirma l'inspiration des livres apocryphes et interdit la lecture de la Bible en langue vulgaire sans autorisation spéciale. Il mit la Vulgate latine sur le même niveau que les Textes Originaux. Il proclame la justification par la foi par la moyen des oeuvres et des mérites de ces dernières. Les livres dangereux, comme les écrits des Réformateurs et les traductions de la Bible Authentique, sont mis à l'index. Aucune concession ne fut faite à la Réforme".

La première proposition discutée avec grand intérêt était reliée aux Écritures. Le Concile condamna ces quatre points essentiels à la foi Chrétienne retrouvé dans les écrits de Luther :

1. Que les Saintes Écritures contiennent tout ce qui est nécessaire à notre salut, et qu'il fut blasphématoire de placer la Tradition au même niveau que l'Écriture.
2. Que certains livres acceptés comme canonique dans la Vulgate sont apocryphes et non inspirés.
3. Que l'Écriture doit être étudié dans ses langues originales, et que la Vulgate contient des erreurs.
4. Que la signification de l'Écriture peut être comprise simplement avec l'aide de l'Esprit de Christ.

Quelques articles de foi de ce Concile de guerre infernal nous dévoilent son arrogance et sa subversion :

"Je reconnais fermement et j'embrasse les traditions apostoliques et les autres coutumes et règlements de l'Église. De même, je reconnais l'Écriture Sainte, dans le sens où notre Sainte Mère l'Église l'a tenue et la tient encore. À elle appartient le jugement sur le véritable sens et l'explication des Saintes Écritures. Jamais je ne l'interpréterai et ne l'expliquerai autrement que d'après l'interprétation unanime des Pères.

Je confesse aussi qu'il y a, au sens propre et véritable du terme, sept sacrements de la Nouvelle Alliance... qui sont nécessaires pour le salut du genre humain.

Je confesse encore que dans la messe est consommé un sacrifice véritable et expiatoire pour les vivants et pour les morts, que dans le très saint sacrement de l'Eucharistie le corps et le sang, en même temps que l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, sont réellement et véritablement présents, qu'il se produit une transformation de toute la substance du pain dans le corps et de toute la substance du vin dans le sang. Cette transformation, l'Église Catholique la nomme "transsubstantiation". Je confesse en outre que le Christ tout entier et le véritable sacrement sont présents même sous une seule espèce.

Si quelqu'un dit que l'impie est justifié par la foi seule, en sous-entendant que rien d'autre n'est exigé qui coopère à l'acquisition de la grâce de la justification ; et qu'il n'est nullement nécessaire que le pécheur sait préparé et disposé par l'impulsion de sa volonté, qu'il soit anathème (damné).

Si quelqu'un dit que la foi qui justifie n'est rien d'autre que la confiance en la miséricorde divine qui remet les péchés à cause de Christ, ou que cette confiance est la seule par laquelle nous soyons justifiés, qu'il soit anathème (damné)".

"La secte Catholique Romaine est la plus grande ennemie de l'Église Chrétienne", nous dit J.T. Mueller (La Doctrine Chrétienne) "en effet, tous les chrétiens vivent, se meuvent et reçoivent leur être de la doctrine de la justification par la foi. L'Église de Rome a tué physiquement des milliers d'hommes à cause de leur fidélité à la doctrine de la justification par la foi, et spirituellement des millions d'autres en leur enseignant à se confier dans leurs oeuvres. La vicieuse doctrine de la justification par les oeuvres atteint son plus haut degré de corruption lorsqu'elle est présentée par les Jésuites qui enseignent que les transgressions les plus manifestées cessent d'être des fautes et deviennent des bonnes oeuvres lorsqu'elles sont ordonnées par les supérieurs de l'ordre... C'est de cette manière que la Pape, l'homme du péché et le fils de la perdition, et tous ceux qui le suivent accomplissent des bonnes oeuvres".

La Bible anglaise des Jésuites :

Les décrets du Concile de Trente établirent la voie à suivre pour des siècles à venir. Ils indiquèrent le front de la bataille que le Catholicisme livrait contre la Réforme. Premièrement il fallait que la Bible soit discrédité afin de détruire l'enseignement et la doctrine Protestante.

Depuis l'ouverture des sessions du Concile de Trente en 1545, jusqu'à l'apparition de la première Bible Jésuite en 1582, quarante années s'écoulèrent dans lesquelles les Jésuites se préparèrent en s'instruisant dans cette science particulière de subversion. La première attaque sur la position des Réformateurs concernant la Bible devait être déclenchée. Ces scorpions venimeux réalisèrent très rapidement qu'en semant la confusion sur l'origine et l'authenticité des Écritures, que la certitude des Réformateurs sur ces choses qui confondirent la Papauté, pouvait être dévalorisée afin qu'elle soit négligée et abandonnée. Avec la temps, la Réforme serait brisée et balayée par le vent de l'indifférence, engendrant une multitude d'apostasiés. La bataille de la Réforme passa de l'Allemagne en Angleterre. Les principes de la Réforme gagnèrent beaucoup de terrain en ce lieu, grâce à la nouvelle Bible de Tyndale qui libérait les consciences de l'esclavage de la Papauté. Ainsi les érudits Jésuites produisirent une Bible anglaise dans le but de supplanter celle de Tyndale et semer la confusion.

En cette période, lorsque les premiers Pèlerins débarquèrent en Amérique, l'Angleterre n'était plus une nation Catholique mais un peuple biblique attaché sincèrement aux Écritures. À l'apparition de la Bible de Tyndale en 1525, les Écritures furent circulée largement sur le territoire Anglais. Tout comme Tyndale avait prévu, l'influence de la Parole de Dieu avait détaché le peuple des vanités, des faux prestiges et des cérémonies de la religion. Toutefois, ceci ne fut pas sans plusieurs années de conflits et de sacrifices personnels pour la Vérité. En ce temps, l'Espagne ne fut pas seulement la nation la plus puissante du monde, mais elle fut aussi la plus fanatique dans son support pour le Catholicisme. Le nouveau monde des Amériques appartenait à l'Espagne, elle régnait sur la mer et dominait l'Europe. Les souverains de l'Espagne unirent leurs efforts à la Papauté pour envoyer en Angleterre des troupes de Jésuites qui avaient reçu un entraînement spécial. Complot après complot furent désignés dans le but de placer un dirigeant Catholique sur le trône d'Angleterre.

En même temps, les Jésuites cherchèrent à détourner le peuple de la Bible Authentique et le ramener sous le joug de la Papauté. Pour atteindre ce but diabolique, ils produisirent leur propre Bible anglaise pour s'opposer à la pure Parole de Dieu. Rappelons-nous que la Bible de Constantin fut en Grec, que celle de Jérôme fut en Latin, mais que celle des Jésuites fut en Anglais. Si l'Angleterre pouvait être retenu dans le giron du Catholicisme, l'union de l'Espagne et de l'Angleterre aurait assuré que tout l'Amérique devienne Catholique. Partout où l'influence de la race anglaise s'étendrait, le Catholicisme dominerait. Pour empêcher ceci, il fut nécessaire d'affronter le danger engendré par la version Jésuite.

Le grand soulèvement contre la Bible Jésuite :

Si puissant fut le Protestantisme lors du règne de la reine Élisabeth, et si fort l'amour pour la version de Tyndale, qu'il ne se trouvait aucune place ni aucun érudit en Angleterre pour produire une Bible Catholique. Les prêtres furent emprisonné pour avoir participé au complot des Jésuites et plusieurs s'enfuirent sur le continent. Ils y établirent des collèges où ils instruisirent des adolescents anglais naïfs qu'ils renvoyèrent en Angleterre comme prêtre. Deux de ces collèges y envoyèrent environ trois cent prêtres dans l'espace de quelques années.

Le plus distingué de ces collèges, nommé des Séminaires, se trouva dans la ville de Reims en France. En ce lieu, les Jésuites assemblèrent toute une compagnie de savants ; et ils informèrent la Pape de tout changements dans la situation qui se déroula en Angleterre. Ils dirigèrent ainsi tous les mouvements de Philippe II, roi d'Espagne, qui prépara l'invasion de l'Angleterre. Le pape Sixte-Quint fit cadeau de l'Angleterre à Philippe II. Celui-ci arma une flotte formidable, appelée orgueilleusement "l'Invincible Armada", pour attaquer l'Angleterre et la ramener aux pieds du Pape.

Ce fut le désir ardent de donner au peuple commun la pure Parole de Dieu qui incita Tyndale de la traduire en Anglais ; mais ce ne fut pas cette raison qui motiva les Jésuites à Reims, tout comme ce n'est point ce motif qui incite les apostasiés à produire les Bibles modernes. Dans la préface du Nouveau Testament de Reims, les Jésuites affirment que leur traduction fut faite pour rendre hommage à leur mère patrie. Cette version fut désigné spécifiquement pour faire les mêmes ravages à l'intérieur de l'Angleterre, que la flotte de Philippe II ferait à l'extérieur du pays. La première fut désignée comme une attaque morale, la deuxième comme une attaque physique. La même préface exhorta ces lecteurs à mémoriser les passages "qui s'opposent le plus aux hérétiques".

"Le but principal des traducteurs de Reims, fut non seulement de répandre leurs doctrines à travers le pays, mais aussi de déprécier le plus que possible les traductions anglaises de la Bible Authentique", nous dit Brooke dans son livre sur Cartwright.

La publication du Nouveau Testament Jésuite en 1582 engendra une grande consternation en Angleterre. Il fut réalisé immédiatement que cette version fut une menace contre l'unité anglaise nouvellement établi, et les érudits d'Angleterre furent aussitôt alarmés. La reine Élisabeth lança l'appel pour un David qui pourrait faire face à ce Goliath. Ne pouvant trouver personne d'un tel calibre dans son royaume, elle envoya un messager à Genève pour demander de l'aide à Théodore de Bèze, collègue de Calvin, afin qu'il monte une opposition contre la Bible Jésuite. À l'étonnement de la reine, Bèze répliqua modestement que sa majesté avait dans son propre royaume un savant plus en mesure que lui pour entreprendre cette tâche. Il se référa à Thomas Cartwright, le grand Puritain. Bèze déclara : "Le soleil ne se lève point sur un plus grand savant que Cartwright".

Mais Élisabeth détestait les Puritains autant que les Catholiques. Elle voulait un Épiscopalien ou un Presbytérien pour entreprendre ce travail, et Cartwright fut ignoré. Mais les érudits Protestants insistèrent et demandèrent Cartwright. Les universités de Cambridge et d'Oxford, quoiqu'elles furent Épiscopaliennes, envoyèrent une requête à Cartwright signée par leurs plus grands savants. Ce dernier accepta d'entreprendre ce travail d'opposition. Ce champion de Dieu s'accapara d'une main de toute la puissance des témoignages des manuscrits Latins ; et de l'autre, de toute la vaste littérature Hébreu et Grec. D'une logique invincible, il assembla les éléments de son grand savoir, et administra coup après coup au plus dangereux produit de la théologie subversive du Catholicisme.

Entre temps, 136 navires espagnoles, dont plusieurs furent armés de 50 canons, naviguèrent vers l'Angleterre pour l'assujettir au Catholicisme. Le parlement Britannique accorda à la reine Élisabeth 30 navires de guerre qui, sous la direction de Francis Drake, s'attaquèrent à la plus grande force maritime de ce temps. Par la souveraine providence de Dieu, l'invincible armada de l'Espagne fut mise à mal par des tempêtes et vaincue par la flotte anglaise composée de navires plus petit et plus maniables. Quelques débris seulement purent regagner l'Espagne. La Contre-Réforme avait complètement échoué grâce à l'intervention divine de notre Dieu Souverain et Tout-Puissant.

Le fils de Marie Stuart, Jacques (James) roi d'Écosse, devint aussi roi d'Angleterre, après la mort d'Élisabeth (1603-1625). En 1604, il ordonna la traduction d'une Bible "autorisée" pour l'Angleterre. Il convoqua 48 érudits, dont la majorité furent des Puritains, pour entreprendre cette oeuvre sacrée. Cette nouvelle alarma le Vatican qui envoya des espions Jésuites dans le but d'introduire secrètement dans le Texte Reçu des passages du Codex Vaticanus. Mais leur projet échoua, car par la grâce et la providence de Dieu, des gardes furent employés pour surveiller les moindres gestes des traducteurs. Ils tentèrent aussi d'introduire les Apocryphes dans l'Ancien Testament ; mais lorsqu'on découvrit leur complot, on condamna les Apocryphes comme un blasphème contre la Parole de Dieu et ils furent rejetés. C'est alors que parut en 1611, l'arme la plus puissante contre Rome, la Bible autorisée de la King-James. Ce fut la victoire de Dieu sur le complot des Jésuites, et Rome trembla de peur devant la Parole inspirée de Dieu dont le texte intégral mettait en ruine toutes les superstitions de la Papauté (The Attack, par : Jack T. Chick).

La Bible King-James fut publié une trentaine d'années après celle de la Reims-Douai et garda la suprématie depuis ce temps. La Reims-Douai fut modifié à plusieurs reprises pour devenir une approximation de la King-James. Le résultat est que la Reims-Douai des années 1600 et celle de 1900 ne se ressemblent point.

"Le Nouveau Testament fut publié à Reims en 1582. L'université déménagea à Douai en 1593, où l'Ancien Testament fut publié en 1609-1610, complétant la Bible originale de Reims-Douai. Deux révision furent faites dans l'Ancien Testament et huit dans le Nouveau, représentant des altérations si extensives qu'une autorité Catholique affirma : La version que nous utilisons maintenant fut tellement altérée que nous ne pouvons la considérer identique à celle qui porte le nom de Douai".

"Quoique les Bibles utilisées aujourd'hui par les Catholiques d'Angleterre et d'Irlande se nomment la Version Douai, ceci est inapproprié, car elles sont fondé sur une série de révisions entreprises en 1749-1752 par l'évêque Challoner qui en fit plusieurs altérations. Son but fut de rencontrer le besoin des Catholiques de ce temps pour une Bible d'un format et d'un prix raisonnable... Il y fit tellement de modifications que, selon le cardinal Newman, le texte présenta plutôt une nouvelle traduction. De même, le cardinal Wiseman écrivit : "C'est une exagération que de nommer cette Bible la Reims-Douai, car elle fut tellement altérée et modifiée qu'elle ne ressemble aucunement à l'originale, telle qu'elle fut publié." Dans presque tous les cas, les altérations que fit Challoner prirent la forme d'une approximation de la Version Autorisée (la King-James)".

Dans le combat entre la Bible en Grec et celle en Latin dans leurs traductions anglaises respectives, la Vulgate Latine de Jérôme fut vaincue par le Texte Reçu des Réformateurs. Les Jésuites furent obligé de changer leur stratégie de subversion. Réalisant que le Latin fut impuissant pour combattre contre le Texte Reçu, ils se lancèrent dans l'étude du Grec et en devinrent des maîtres accomplis. Ils étaient conscient que des manuscrits Grecs de la Bible de Constantin leurs étaient disponibles, et ceci dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament. Utiliser ces manuscrits pour renverser et vaincre le Texte Reçu demandait un entraînement intensif et un travail gigantesque, car le Texte Grec des Réformateurs se présentait invincible. Non seulement ceci, mais il fallait qu'ils confrontent le chef-d'oeuvre du Protestantisme anglais, la plus célèbre version jamais publiée en aucune langue, le pilier de la foi chrétienne authentique, la King-James.

La tâche des Jésuites était donc double :

a) supplanter l'autorité du Grec dans le Texte Reçu en produisant un autre Nouveau Testament Grec ;
b) produire une nouvelle version anglaise à partir de ce nouveau texte falsifié qui s'apposerait à la King-James et la rendrait complètement inutile.

Ceci était nécessaire pour redonner du prestige à la Vulgate. Il fallait donc qu'ils utilisent les même manuscrits Grecs que Jérôme employa dans sa traduction Latine pour produire une nouvelle traduction anglaise, tout comme ils avaient fait avec la Reims-Douai.

La Bible française des Jésuites :

En France, la situation ne fut pas de même qu'en Angleterre. "La France", nous dit Edmond Paris (The Secret History of the Jesuits), "fut le berceau de la Société des Jésuites. En effet, celle-ci fut fondée le jour de l'Assomption 1534, dans la chapelle de Notre-Dame de Montmartre. La France fut aussi le foyer d'une multitude de Sociétés Secrètes telles que les Rose-croix et la Franc-maçonnerie, tous sous le contrôle des Jésuites pour atteindre leur but d'une domination mondiale de la Papauté. Ce fut dans le but de cet idéal que fut formé sous leur instigation en 1882, l'organisation si bien connue des Chevaliers de Colomb ; afin que tous puissent servir aux intérêts du Vatican et à la plus grande gloire de Satan qui siège comme Souverain Pontife.

"Le but des Catholiques était d'exterminer le Protestantisme", nous dit J.M. Nicole : "ils étaient soutenus dans cette voie par le pape Pie V et par Philippe II, roi d'Espagne. Tôt après la mort de François II, son frère Charles IX lui succéda (1560-1574). La tutelle passa à sa mère Catherine de Médicis, Italienne sans scrupules et dévorée d'ambition. Elle convoqua à Poissy un colloque pour voir s'il y aurait un moyen de concilier le Catholicisme et la Réforme. Face au cardinal Charles de Guise et au général Jésuite Lainez, Théodore de Bèze était le porte parole des Protestants, et son discours fit grande impression. On se rendit compte que l'union était impossible... L'entrevue de Bayonne entre Catherine de Médicis et la duc d'Albe orienta la politique française dans un sens hostile à la Réforme... Le fait le plus marquant de cette histoire est la massacre de la Saint-Barthélemy. La nuit du samedi 23 au dimanche 24 août, 1572, à trois heures du matin, le tocsin sonna à l'Église Saint-Germain l'Auxerrois. Les archers Catholiques commencèrent par assassiner l'amiral Gaspard de Coligny. Puis, pendant trois jours, ce ne fut qu'une série de massacres, outrages, viols, pillage. La cour du Louvre ruisselait de sang. Les eaux de la Seine étaient rougies, tant on y jetait de cadavres ensanglantés. Le nombre des victimes atteignit, d'après la martyrologe de Crespin, 10,000. Les jours suivants, des scènes analogues se produisirent dans presque toutes les grandes villes de province, où, suivant les statistiques, 30,000 à 100,000 personnes furent mises à mort. La nouvelle de ces atrocités fut accueillie avec joie à Madrid, et à Rome où la pape Grégoire XIII fit frapper une médailla de souvenir. Le Protestantisme était meurtri, mais cependant pas exterminé".

Par après, sous l'instigation des Jésuites, un prêtre Catholique français, Richard Simon (1632-1712), fonda l'école de la Critique Textuelle destructive. J.M. Nicole nous dit :

"Le mouvement rationaliste français débute avec le prêtre oratorien Richard Simon qui ouvre la voie à la critique biblique. Simon ne croyait pas que le Pentateuque fut de Moise. L'initiateur de cette critique fut le Français Jean Astruc (1684-1766), qui se basait sur le fait que Dieu est appelé tantôt Élohim, tantôt Yahweh. Eichhorn, de Wette, Kuenen et Reuss élaborèrent toujours plus cette hypothèse".

Jay P. Green ajoute "Interlinear Greek-English New Testament" : "Jean Astruc développa la théorie de classification des manuscrits qui ruina un siècle d'érudition théologique. Cette théorie fut développée d'avantage par un autre prêtre Catholique du nom d'Alexandre Geddes (1737-1802). Les Jésuites utilisèrent des Protestants sans scrupules pour accomplir leur sale besogne, tel que : Johann Griesbach (1745-1812), C. Lachmen (1793-1851), F. Tischendorf (1815-1874), S.P. Tregelles (1813-1875) ; et couronnèrent leur oeuvre diabolique avec B.F. Westcott (1825-1901) et F.J.A. Hort (1828-1892)".

Le début du 17ième siècle vit naître le mouvement du Jansénisme au sein du Catholicisme. Ce mouvement fondé par l'évêque d'Ypres, Jansénius (1585-1638), déplorait que l'Église Catholique en général et les Jésuites en particulier avaient abandonné les doctrines d'Augustin, principalement la dépravation totale de l'homme, la grâce irrésistible accordée indépendamment de toute mérite, et ceci en vertu de la prédestination. Blaise Pascal (1623-1662) s'était converti aux idées du Jansénisme. Il mit son génie à les défendre dans ses "Lettres Provinciales", où il dénonçait, textes à l'appui, la doctrine et surtout la morale des Jésuites. Les jansénistes s'établirent à Port-Royal, près de Paris. Ils vivaient en solitaires, étudiaient les Écritures, et y ouvrirent des institutions d'enseignements. Le Maître de Sacy publia sa traduction de la Bible sur la Vulgate. Les Jésuites surtout s'acharnèrent contre eux. Ils obtinrent du Pape la condamnation de cinq propositions qui, selon eux, résumaient certains enseignements de l'Augustinus, sans d'ailleurs s'y trouver textuellement. Les Jésuites ne fléchirent point et persistèrent dans leur rage contre eux. Louis XIV haïssait les jansénistes. Il fit chasser les dernières nonnes de Port-Royal, où les jansénistes habitèrent, et détruire les bâtiments.

Cette controverse intérieur du Catholicisme succomba dans la lutte. Son rapprochement à la théologie Réformée sur la prédestination et ses assauts contre les Jésuites, ne purent être toléré par la Papauté. Quoiqu'ils furent persécuté par les Jésuites, il faut remarquer qu'ils étaient soumis aux directives du Concile de Trente qui interdisait le recours aux textes originaux dans la traduction des Écritures. La Bible de Sacy, traduite sur la Vulgate Latine, s'avérait donc être une Bible Jésuite.

Historique de la Bible de Sacy :

Isaac Louis Lemaistre, plus connu sous le nom de "de Sacy", était bien préparé pour travailler à la traduction de la Bible. Les traductions faites par les Protestants ne comptaient pas pour les Catholiques, et demeuraient suspectes d'interprétation non orthodoxe. Déjà vers 1640 les solitaires de Port-Royal s'étaient proposé de traduire le Nouveau Testament. La plupart des solitaires de Port Royal, y compris Pascal, collaborèrent à ce travail. Les principaux traducteurs furent Isaac Lemaistre, son frère Antoine, Arnauld, Nicole, et le duc de Luynes. La part principale revient aux deux premiers, descendants des Huguenots élevé dans le Catholicisme, lorsque leur père fut enfermé dans la Bastille comme hérétique pour s'avoir converti à la religion Réformée. Ces cinq savants s'assemblaient pour travailler ensemble. Jean Racine, faisait le schéma, et il ne le présentait presque jamais comme il l'avait fait, mais il avait lui-même la plus grande part aux modifications. Arnauld était presque toujours celui qui déterminait le sens. Nicole avait toujours devant lui les écrits de Chrysostome et de Théodore de Bèze, ce dernier afin de l'éviter. "Voila, pour finir, un détail piquant", nous dit Daniel Lortsch. Ceci nous indique carrément que les traducteurs s'opposèrent au Texte Reçu de Bèze. Cette attitude néfaste semble s'avoir propagée chez leurs descendants.

La persécution contre Port-Royal recommença en 1660, et les traducteurs furent obligés de se disperser. Le travail ne put être repris qu'en 1666. Un commissaire civil, instruments des Jésuites, avait obtenu contre eux un décret d'emprisonnement.

De Sacy fut enfermé à la Bastille, mais non pour les mêmes raisons que son père. Lors de son emprisonnement, il traduisît l'Ancien Testament sur la Latin de la Vulgate. Cette traduction l'occupa pendant toute sa captivité. Il l'acheva la veille même de son élargissement, le 1 Novembre 1668.

Pendant que de Sacy était à la Bastille, les Jansénistes firent imprimer leur Nouveau Testament à Amsterdam, car on leur en refusait l'autorisation en France. Il portait le nom d'un libraire de Mons, Migeot, et était revêtu des approbations de l'archevêque de Cambrai, de l'évêque de Namur, d'un privilège de Charles II, roi d'Espagne, et d'une approbation de l'Université de Louvain, propre à désarmer la Sorbonne. Ce Nouveau Testament fut favorablement accueilli par tous les Catholiques et les apostasiés. Il fut imprimé en bons caractères pour les riches, en caractères très commun pour les pauvres ; avec des notes pour les savants, sans notes pour le simple peuple ; en petit format pour être porté plus facilement, en plus grand pour être gardé dans les bibliothèques ; en français seulement pour ceux qui n'entendent que cette langue, et avec la Grec et le Latin, pour ceux qui sont capables de confronter les textes.

Quant à l'Ancien Testament, de Sacy, selon la vieille tradition romaine, il se vit imposer comme condition pour le publier, d'y ajouter des explications. Ce fut un retard de plus de vingt années. Commencée en 1672, l'impression de la Bible annotée de "de Sacy" ne fut terminée qu'en 1696, c'est-à-dire douze ans après sa mort, survenue en 1684. De Sacy put cependant achever les explications de l'Ancien Testament. L'édition de 1701 est revêtue des approbations de l'abbé Courcier, théologal de Paris, de quatre docteurs en théologie de la Faculté de Paris, et du cardinal de Noailles, archevêque de Paris.

"Malheureusement cette version a été faite sur la Vulgate, et elle en reproduit certaines erreurs", nous dit Daniel Lortsch. "De Sacy suivit la Vulgate parce qu'elle était, dit-il, "plus en usage dans l'Église", sans doute aussi parce que c'était la version ecclésiastique, et qu'il croyait à l'autorité de l'Église Catholique".

Il faut stipuler que la Bible de Sacy n'a aucune ressemblance avec la Reims-Douai des Jésuites, sauf pour son texte de base qui est la Vulgate. Toutefois, son rôle de subversion a été le même. On a contesté aux chrétiens évangéliques, et même très vivement, le droit de répandre la version de Sacy. D'ardentes controverses ont eu lieu à ce sujet, soit en France, soit en Angleterre. Répandre cette version, a-t-on dit, c'est répandre une Bible qui enseigne les erreurs romaines, une Bible qui n'est pas la Parole de Dieu.

** Histoire Secrète des Jésuites.


Chapitre 8

Naissance de la Bible King-James d'entre les conflits sur la Version Jésuite.

Le temps était arrivé, du point de vue humain, que les conditions furent parfaites pour que Dieu occasionne une traduction de la Bible qui contiendrait le meilleur de tous les âges. Le Père céleste avait prévu l'occasion favorable pour donner sa pure Parole aux habitants de la terre par l'entremise de l'empire Britannique et ses colonies, particulièrement par la République Américaine, partout où la langue anglaise fut parlée. Non seulement qu'en l'an l6ll l'Anglais fut dans une situation favorable qui ne se reproduira jamais, mais l'Hébreu et le Grec furent de même placé dans une position merveilleuse par l'accumulation de leurs documents précieux. Cette ère remarquable ne fut pas distraite par l'activité incessante des machines et de l'industrie. En plus, l'érudition linguistique était à son apogée. Des hommes d'un intellect supérieur, d'une santé physique excellente, possédèrent une connaissance parfaite des langues et de la littérature nécessaire pour une érudition biblique mature.

Pour 150 ans, l'imprimerie permit aux rabbins Juifs de placer à la disposition des savants, tous les trésors de la langue Hébreu accumulés pour au-dessus de 2,000 ans. Dans les paroles du professeur E.C. Bissell : "Il n'existe absolument aucun doute que, dans le texte que nous avons hérité des Massorètes et eux des Talmudistes... que nous avons le même texte du temps d'Esdras dont le canon fut scellé du sceau sacré, et que nous possédons une copie substantiellement correcte et intégral des manuscrits originaux, dans laquelle nous pouvons avoir une confiance certaine".

Nous sommes dit que la reprise des études consacrées au Messorah fut le résultat de la grande connaissance et l'énergie de Buxtorf, de la ville de Bâle en Suisse. Il rendit les bénéfices de son travail dans l'Hébreu aux traducteurs de la King-James. Nous avons la confirmation d'un Révisionniste, hautement recommandé par l'évêque Ellicott, qu'on ne peut accrédité à l'érudition chrétienne d'avoir négligé les recherches entreprises dans l'Hébreu depuis le dernier 300 ans.

Ce qui est vrai du Hébreu l'est aussi pour le Grec. Le savant de l'Église Unitaire qui participa au Comité de Révision sur la Nouveau Testament anglais, reconnu ouvertement que le Nouveau Testament Grec d'Érasme (1516) fut d'une excellence analogue à n'importe quel autre. Il est important de remarquer ici que Robert Estienne (1550), Théodore de Bèze (1598), et les frères Elzévir (1524) publièrent tous des éditions similaires du même Nouveau Testament Grec qui, depuis ce temps, se nomme le Texte Reçu. Le Dr. AT. Robertson avait même dit du Nouveau Testament Grec Authentique : "Il doit être reconnu immédiatement que le Texte Reçu n'est pas un texte pervers, ni un texte hérétique. Il est en substance un texte fidèle".

Le Dr. Robertson ajoute même : "Érasme ressentait qu'il avait publié le Nouveau Testament Grec original, tel qu'il fut écrit... La troisième édition d'Érasme (1522) devint la fondation du Texte Reçu de l'Angleterre depuis qu'elle fut reprise par Estienne. Il y avait même 3,300 copies des deux premières éditions d'Érasme qui circulèrent partout. Son oeuvre extraordinaire devint le standard à suivre pour au-dessus de trois cent ans".

Ce texte a toujours été le plus reconnu et utilisé par l'érudition Protestante anglaise comme française. Il faut remarquer que ceux qui sont avide d'attaquer la King-James, et de ce fait l'Ostervald, ainsi que le Texte Grec qui les supporte, vont affirmer que leur propre Texte Grec Révisé est fidèle parce qu'il est proportionnel au Nouveau Testament Grec duquel la King-James et l'Ostervald furent traduites. Mais lorsqu'on ne leur fait point remarquer les difficultés de leur texte, ils s'amusent à discréditer le Texte Reçu et les savants chrétiens qui traduisirent la King-James. "On constate en effet, que les mêmes attaques qui sont lancées contre la King-James, le sont aussi contre la Bible Martin et la Bible Ostervald".

Origine de la Version King-James :

Après la guerre contre l'Espagne et contre la Bible Jésuite de 1582, le Protestantisme victorieux évalua sa situation et s'organisa pour faire face à une nouvelle ère. Il nous est dit que 1,000 ministres envoyèrent une pétition au roi Jacques (King James), qui se nomma "la Pétition Millénaire". Elle est ainsi décrite par un auteur :

"Cette pétition demandait une réforme des abus dans le culte d'adoration, dans les ministères, les revenus et la discipline dans l'Église nationale... D'entre toutes les requêtes, la plus importante fut proposée par le Dr. Reynolds, celle d'entreprendre une nouvelle traduction de la Bible, sans notes ou commentaires".

L'élément le plus strict du Protestantisme, les Puritains, furent derrière cette requête pour une nouvelle traduction fidèle, et leur influence fut très grande au sain du comité.

Le langage de la Bible Jésuite avait provoqué la sensibilité de l'érudition Protestante anglaise. La préface de ce livre diabolique critiquait et discréditait la Bible des Protestants. Les Puritains réalisèrent que cette version corrompue de Reims répandait son poison parmi le peuple. Rome avait fait de même auparavant, lorsqu'elle interdit la Bible à un peuple assoiffé de la vérité, et introduisit ses superstitions.

L'érudition supérieure des Réformateurs :

La Réforme produisit une grande variété de savants qui ne furent jamais dépassé depuis ce temps glorieux. Mélanchthon, associé de Luther, fut tellement instruit qu'Érasme exprima de l'admiration pour ses compétences. Par son organisation de l'instruction et ses précieux manuels, il exerça une plus grande influence que tous les professeurs de ce temps. Hallam affirma que Mélanchthon fut le fondateur de l'instruction générale à travers l'Europe. Sa grammaire latine fut presque adoptée universellement durant deux cent ans, même dans les écoles Catholiques Saxonnes. Nous pouvons ajouter ici les noms d'autres grands savants, tel que Bèze, Calvin, Bucer, Cartwright, les Réformateurs Suisse et Vaudois, ainsi qu'un grand nombre d'autres qui se distinguèrent par leur grand savoir.

Il fut dit d'un des traducteurs de la King-James, "qu'il fut tellement habile dans tous les langages, principalement ceux d'Orient, que s'il avait été présent à la confusion des langues au temps de la tour de Babel, il aurait pu servir d'interprète". Considérant la grande masse de matériel disponible pour vérifier la certitude de la Bible au temps de la Réforme, et les travaux prodigieux qu'y firent les Réformateurs pour des siècles, il serait faux de penser que ce matériel ne fut pas examiné soigneusement vers l'an 1611.

C'est un principe exagéré et abondamment exploité par ceux qui attaquent le Texte Reçu, que nous avons présentement de meilleures et plus précieuses sources d'information que possédèrent les traducteurs de la King-James en 1611. Il est vrai que des milliers de manuscrits furent découverts depuis ce temps, mais nous devons spécifier que la grande majorité de ceux-ci s'accordent substantiellement avec le Texte Traditionnel qui est à la base de la Bible des Réformateurs de la Version Ostervald et celle de la King-James. Les Réformateurs eux-mêmes considéraient que leurs sources d'information étaient impeccables et exhaustives. Le Dr. Fulke nous dit sur ce sujet :

"En ce qui concerne les textes Hébreu et Grec que nous avons maintenant, il est facile de prouver qu'ils sont les mêmes depuis toujours. Il n'existe aucune diversité dans la phraséologie ; toutefois, certaines copies contiennent des divergences sur certaines lettres et syllabes, ainsi que sur quelques mots".

Nous ne pouvons reprocher aux Réformateurs de considérer leurs sources d'information suffisantes et entièrement authentiques, pour déterminer dans leur esprit l'inspiration infaillible des Saintes Écritures ; puisque nous avons aujourd'hui un savant renommé qui a évalué leur matériel au même niveau que celui que nous possédons de nos jours. Le Dr. Jacobus nous indique ainsi la valeur relative de l'information qui fut disponible à Jérôme, aux traducteurs de la King-James, et aux Réviseurs de 1900 :

"Dans son ensemble, les différences dans la matière des sources disponibles en l'an 390, 1590 et 1890 ne sont pas tellement importantes".

Alexandrinus, Vaticanus, et Sinaiticus :

Tellement fut dit sur la disponibilité des Codex Alexandrinus, Vaticanus, et Sinaiticus depuis l'an 1611, qu'une franche investigation doit être faite pour vérifier l'authenticité des faits qu'on nous propose.

Nous somme dit que la Codex Alexandrinus parvint à Londres en I627, seize années trop tard pour qu'il soit utilisé par les traducteurs de la King-James. Nous questionnons humblement cette déclaration de nos ennemis. Est-il nécessaire qu'un manuscrit soit dans la ville même des traducteurs pour qu'ils puissent avoir accès à son contenu ? Si tel est le cas, alors les Réviseurs de 1881 et de 1901 sont placé dans une très mauvaise position. Qui a donné le Codex Alexandrinus au gouvernement Britannique ? Ce fut Cyrille Lucar, patriarche de l'Église Catholique Grecque-Orthodoxe. Pourquoi a-t-il fait ceci, et quelle est l'histoire de ce document avant qu'il provienne en Angleterre ? La réponse de cette investigation ouvre un chapitre très intéressant de l'histoire.

Cyrille Lucar (1568-1638), embrassa très tôt les principes de la Réforme, et à cause de cela, il fut persécuté toute sa vie par les Jésuites. Il demeura quelques temps avec Bèze et Calvin à Genève. Lorsqu'il fut placé dans une position d'autorité en Lituanie, il s'opposa à l'union de l'Église Grecque-Orthodoxe à celle de Rome. En 1602, il fut élu Patriarche d'Alexandrie en Égypte, où le Codex Alexandrinus fut gardé pour longtemps. Il est incontestable que ce grand savant biblique avait une connaissance de cet ancien manuscrit. Il fut en contact avec ce Codex pollué bien avant que les traducteurs de la King-James débutent leur travail majestueux. Lorsqu'il fut à la tête de l'Église Grecque-Orthodoxe, il écrivit une Confession de Foi qui distinguait les livres canoniques des apocryphes. Ceci fut discuté à mainte reprises à Genève, et ceci, dans les plus petit détails. L'Encyclopédie de McClintock et Strong, vol. II, p. 635, nous dit sur Cyrille Lucar :

"En 1602, Cyrille succéda Méletius comme patriarche d'Alexandrie. Lorsqu'il tenait cette position, il entretenait une correspondance active avec David le Leu, de Wilhelm, et Uytenbogaert de Hollande ; Abbot, archevêque de Canterbury ; Léger, historien Vaudois et professeur à Genève, la république de Venise ; le roi Gustave-Adolphe de Suède, et Axel Oxenstierna. Plusieurs de ces lettres existent encore aujourd'hui. Elles montrent clairement que Cyrille s'opposa vigoureusement à Rome et fut rempli d'admiration pour la Réforme Protestante. Il se procura tous les ouvrages importants, Protestants comme Catholiques, qui furent publié ; et envoya plusieurs jeunes hommes en Angleterre recevoir une éducation théologique..."

Assez fut dit pour montrer que les savants d'Europe, et particulièrement ceux d'Angleterre, avaient pleinement d'opportunité en 1611, pour avoir une connaissance des problèmes du Codex Alexandrinus.

Poursuivons cette ligne de pensée un peu plus loin. L'Encyclopédie Catholique ne manque pas de nous dire et préciser que le Codex "A" (Alexandrinus), s'accorde avec le Codex Vaticanus dans le Nouveau Testament à partir du livre des Actes. Si les difficultés que présente le Codex Alexandrinus, et conséquemment la Vaticanus, furent si sérieuses ; pourquoi furent nous obligé d'attendre jusqu'en 1881-1901 pour apprendre des supposées erreurs foudroyantes des traducteurs de la King-James, lorsque le manuscrit arriva en Angleterre en l'an 1627 ? Durant cet interval, Walton (1657), Fell (l675), Mill (1707), Bengel (1734), Wetstein (1751), Griesbach, Scholz, Lachmann, et leurs successeurs exprimèrent des conceptions théoriques similaires à celles des Réviseurs de 1881-1901 ; mais leurs écrits ne furent point donné la même publicité. La presse, "The Forum", nous informe que 250 différentes versions de la Bible parurent en Angleterre depuis 1611 jusqu'à présent, mais qu'elles tombèrent tous devant la majesté de la King-James. Le Codex Alexandrinus et le Vaticanus ne purent-ils pas aider à ces 250 versions pour renverser cette Bible Authentique qui, selon les Critiques Textuels, repose sur une fondation faible et non sécurisée ?

Le cas du Codex Vaticanus et celui du Sinaiticus n'est pas mieux. Les difficultés que présentent ces deux anciens manuscrits corrompus furent très bien connues, non seulement aux traducteurs de la King-James, mais aussi à Érasme de Rotterdam et conséquemment à Lefèvre d'Étaples et à Olivetan d'où nous avons l'Ostervald. Un des ennemis du Texte Reçu, Alexandre Souter (The Text and Canon of the New Testament), nous fait remarquer que le Codex Vaticanus se trouvait dans la bibliothèque du Vatican depuis l'an 1481. Bruce citant Sir Fredrick Kenyan, mentionne qu'Érasme recevait d'un de ses collègues à Rome, des lectures du Vaticanus qu'il rejeta, les considérant comme fallacieuses. En plus, nous sommes dit par Ottley dans son "Manuel de la Septante", que l'Ancien Testament du Vaticanus fut imprimé vers l'an 1587 par le pape Sixte-Quint, qui publia aussi une édition officielle de la Vulgate Latine revue sur cet ancien Codex défectueux :

"La troisième grande édition, connue comme "la Sixtine", fut publié à Rome en 1587 sous le pape Sixte V... Substantiellement, la Sixtine donne le texte de "B" (Vaticanus)... Elle servit de base à la plupart des éditions de la Septante (LXX) pour trois siècles".

Bissell nous informe dans son "Origine Historique de la Bible, que si Érasme l'aurait voulu, il aurait pu obtenir une copie de ce manuscrit. Mais ceci ne fut toutefois pas nécessaire, car Érasme entretenait une correspondance avec le professeur Paulus Bombasius à Rome, qui lui faisait parvenir autant de lectures variées qu'il désirait. Kenyan nous indique, "qu'en 1533, Érasme reçut une correspondance de ce professeur qui contenait une sélection des lectures du Codex Vaticanus, comme preuve de sa supériorité sur le Texte Reçu Grec".

Mais Érasme refusa ces lectures, car il considéra que la masse des évidences qui supportaient le Texte Reçu fut fidèle et précise.

L'histoire de la découverte du Codex Sinaiticus par Tîschendorf, nous indique la joie de ceux qui s'opposèrent au Texte Reçu. Grand fut le contentement des agitateurs qui manigançaient dans le but de former une nouvelle révision de la Bible, lorsqu'ils apprirent que le Sinaiticus était similaire au Vaticanus et différait grandement de la King-James. Le Dr. Middle nous dit que cette découverte favorisa l'agitation pour une révision.

Nous avons déjà confirmé, avec preuves à l'appui, que le Codex Sinaiticus est le frère du Vaticanus. Ainsi tous les problèmes sérieux que présente le Sinaiticus, sont les mêmes problèmes que présente le Vaticanus. Donc les traducteurs de la King-James étaient pleinement conscient des variantes de ces manuscrits lorsqu'ils les rejetèrent. Les déclarations suivantes du Dr. Kenrick, évêque Catholique de Philadelphie, supportent la conclusion que les traducteurs de la King-James étaient conscient des lectures des Codex Aleph, A, B, C, D, dans les endroits où ils diffèrent du Texte Reçu et les dénoncèrent. Kenrick publia en 1849 une traduction de la Bible Catholique. Je cite de sa préface :

"Depuis que les célèbres manuscrits de Rome, d'Alexandrie, de Cambridge, de Paris, et de Dublin furent examiné... un jugement fut obtenu en faveur de la Vulgate. À la Réforme, le Texte Grec qui fut soutenu, devint la norme utilisée pour les versions des Réformateurs, et la Vulgate fut déprécié et méprisé".

En d'autres mots, les lectures de ces manuscrits si acclamés depuis qu'ils sont disponibles, sont celles de la Vulgate. Les Réformateurs en étaient renseigné et les rejetèrent avec la Vulgate. Les traducteurs de 1611 avaient tout le matériel nécessaire : Supposons pour un instant que les traducteurs de 1611 ne purent avoir accès directement aux Codex Alexandrinus, Sinaiticus et Vaticanus. Ceci serait sans importance, puisqu'ils avaient d'autres manuscrits du même genre qui présentèrent les mêmes difficultés que ceux-ci. Nous sommes endetté au Dr. F.C. Cook pour l'information suivante :

"Que le Texte Reçu fut prélevé de manuscrits tardifs onciaux ; mais encore, son texte est maintenu seulement lorsqu'il s'accorde avec les meilleures versions anciennes, les anciens et meilleurs écrits des Pères Grec et Latin, ainsi qu'avec la grande majorité des manuscrits onciaux et cursifs".

Il est donc incontestable que d'entre tous les manuscrits onciaux et cursifs que les Réformateurs avaient en leur possession, que la grande majorité s'accordèrent précisément avec le Texte Reçu Grec ; toutefois, certain de ces documents appartenaient à la famille des manuscrits falsifiés. Ces manuscrits incompatibles, quelques peu fut leur nombre, représentèrent toutes les difficultés que nous trouvons dans les Codex Alexandrinus, Vaticanus et Sinaiticus. En d'autres mots, les traducteurs de la King-James arrivèrent à une conclusion diamétralement opposée à celle des Réviseurs de 1881, quoique les deux avaient devant eux les mêmes difficultés et les mêmes évidences. Nous présentons maintenant des témoignages sur ce sujet qui proviennent d'une différente source d'autorité :

Burgon et Miller,
"Le Texte Traditionnel"


"La nation populaire semble être que nous sommes endetté entièrement aux manuscrits onciaux pour notre connaissance des textes authentiques de l'Écriture ; et que l'essence du secret repose exclusivement avec quatre ou cinq de ces documents anciens. Conséquemment, il est généralement proposé par ceux de réputation que, puisque nous avons ces copies onciales, nous pouvons dispenser complètement du témoignage des manuscrits cursifs majoritaires. Une plus grande erreur ne peut être imaginée, car la vérité est que les observations apparentes des manuscrits onciaux se retrouvent dans les copies cursives".

H.C. Hoskier,
"Concernant le début des versions"


"Notre expérience des manuscrits Grecs cursifs nous montre la preuve que la transmission du Texte fut effectué sans négligence, et que ces documents représentent un texte traditionnel sain dans les passages qui impliquent les doctrines".

Jacobus,
"Catholic and Protestant Bibles"


En ce qui concerne la grand nombre de manuscrits en existence, nous avons toutes les raisons de croire que les Réformateurs furent mieux informés que les savants modernes. Le Dr. Jacobus, parlant de la critique textuelle de 1582, nous dit : "L'auteur présent fut émerveillé de la clairvoyance et sagacité de pénétration de la critique de ce temps (1582), et de la compréhension des valeurs relatives aux manuscrits Grecs et à la version Latine".

Il en advient que si plus de manuscrits furent rendus disponibles depuis l'an 1611, que très peu fut utilisé de tout ce qui fut accessible. Les Réviseurs n'ont pas tenu compte de toute la masse des manuscrits et mirent leur confiance seulement sur trois au quatre d'entre eux. Comme John William Burgon nous dit :

"C'est comme si ces documents n'avaient jamais été découverts, puisque le dix-neuf vingtième de ces manuscrits ne fut presque jamais considéré".

Nous avons ainsi l'impression qu'une fausse représentation du cas nous a été donné, concernant le matériel qui fut à la disposition des traducteurs de l6ll, et concernant leur compétence pour utiliser cette matière.

Planification de l'oeuvre des Traducteurs de la King-James :

Les quarante-sept hommes instruit, engagés par le roi Jacques pour accomplir cette tâche importante, furent premièrement divisé en trois groupes : un travaillait à l'Université de Cambridge, l'autre à Oxford, et la dernier à Westminster. Chacun de ces groupes se divisait en deux, pour former ainsi six équipes qui travaillèrent sur six sections chaque des textes Hébreu et Grec de la Bible. Chaque membre de chacune des équipes travaillait individuellement à sa tâche, et apportait son oeuvre achevée à chacun des autres membres du groupe pour vérification. La société entière révisait par après chaque portion traduite.

Ainsi, lorsqu'un groupe s'assembla et s'accorda sur la bonne traduction des livres sacrés, il envoya son travail terminé à un autre groupe de la société pour une révision critique. Si dans sa révision la société trouvait quelques erreurs, l'endroit fut marqué avec une explication, et renvoyé au groupe initiale pour correction. En cas de désaccord, la question fut réglée dans une réunion générale des représentants de chaque équipe. Comme nous pouvons voir, cette méthode garantissait que chaque partie du travail fut révisée au moins quatorze fois.

De plus, une entente collective fut prise, qu'en cas de difficultés ou d'incertitudes particulières, tous les hommes instruits du pays seraient convoqués pour exercer leur jugement. Finalement, chaque évêque dans la nation informait son diocèse régulièrement des progrès de la traduction, afin que si une personne voulait faire quelques observations particulières, elle fut avisée et encouragée de les présenter.

"Ainsi, chaque membre du Corps de Christ en cette nation, du Chrétien le plus commun à celui le plus instruit, pouvait participer activement dans cette traduction. Dieu manifesta sa providence dans la préservation et traduction de sa Parole. Augustin avait dit : "Dieu n'est pas un ouvrier qui, lorsqu'il a achevé son oeuvre, la laisse là et poursuit son chemin" ; et Gerhard : "Dieu, le Créateur de toutes choses, n'abandonna pas l'oeuvre qu'il avait terminée ; mais par sa toute-puissance, il l'a préservée jusqu'à présent, et par sa sagesse, il dirige et contrôle tout ce qu'elle renferme". Quoique ceux-ci parlèrent dans le contexte de la Création, l'objet particulier de la providence divine dans l'Église est l'Écriture, puisqu'elle est le fondement de notre salut et de notre existence. L'intervention de Dieu garantissait une traduction parfaite de sa Parole vivante ; et ceci malgré les apostasiés qui affirment le contraire. Une traduction parfaite, pour un salut parfait, d'un Dieu parfait ; telle est la King-James" (J.L.). Comment différente fut la procédure du Comité de Révision de 1881. Le Comité sur l'Ancien Testament s'assembla secrètement pour dix ans. Celui du Nouveau Testament fit de même. Cet arrangement laissa le Comité à la merci d'un triumvirat déterminé à diriger les faibles et à dominer sur le reste. Tous les rapports nous indiquent qu'une règle infléchissable imposait le silence à tout le Comité. Durant tout ce temps, le publique fut gardé en suspense pour une dizaine d'années. Seulement qu'après des plans élaborés furent désignés pour lancer la Version Révisée (the Revised Version) sur la marché, que le monde su ce qui s'avait passé.

"Or ceux qui oeuvrent dans le secret, oeuvrent dans les ténèbres, "parce que leurs oeuvres sont mauvaises et qu'ils haïssent la Lumière" (Jean 3:19-20). Ces ouvriers d'iniquité "s'affermissent dans un mauvais dessein ; ils ne parlent que de cacher des pièges ; ils disant : Qui la verra ? Ils inventent des fraudes : Nous voilà prêts ; le plan est formé  ! Et leur pensée secrète, le coeur de chacun est un abîme" (Psaumes 64:7). Voilà ce que la Parole de Dieu déclare sur la Comité de Révision de 1881".

Les Géants de l'érudition :

Personne ne peut étudier la vie de ces hommes qui nous donnèrent la Bible King-James sans être impressionné par leur connaissance profonde et variée.

"Nous espérons ardemment", nous dit McClure, "que le lecteur de ces pages se soumettre à la conviction que tous les collèges et universités de Grande-Bretagne et d'Amérique (ainsi que du Canada), même en ces jours modernes de grandes vantardises, ne peuvent amener ensemble le même nombre d'hommes divinement qualifiés dans la connaissance et la piété, pour entreprendre un tel projet. Très peu sont dignes aujourd'hui d'être mentionné avec ces puissants érudits de Dieu qui traduisirent la Bible Authentique. Il serait même impossible de former de nos jours d'entre les différentes dénominations chrétiennes, un groupe de traducteurs dont toute la Chrétienté pourrait avoir une entière confiance, comme il la fut envers cette compagnie d'illustres en 1611". "Tout comme il fut désigné que Christ naisse seulement qu'une fois, la Bible Authentique fut désignée à paraître seulement une seule fois dans toutes les langues principales de la terre. Dans sa souveraine sagesse, Dieu a établi un standard immuable pour mesurer toutes les autres versions, la Bible King-James" (J.L.). Plusieurs prétendues "versions améliorées" sont paradées devant le monde, mais le publique. Chrétien réel en prit aucun intérêt".

Les traducteurs de la King-James avaient quelque chose de plus qu'une grande érudition et une compétence exceptionnelle. Ils avaient traversé tous une période de grandes souffrances. Ils sacrifièrent leur vie pour la cause des vérités qu'ils chérissaient afin qu'elles voient le jour. Ceci est particulièrement vrai de leurs prédécesseurs comme les Vaudois, Olivetan et Tyndale qui oeuvraient sous une persécution intense. Les traducteurs de la King-James construisirent sur la fondation immuable des martyrs qui les précédèrent. Comme Demaus nous fait remarquer dans sa biographie de William Tyndale :

"Dieu avait ordonné que la Bible anglaise sait produite, non dans les loisirs de l'éducation des résidences somptueuses, mais d'entre les dangers et les privations de l'exil. D'autres qualifications furent nécessaires à Tyndale pour faire de lui un traducteur digne d'oeuvrer à l'Écriture, que celle d'une connaissance grammaticale... Durant cette période, il ressentait un découragement total de toutes ses espérances ; mais par après il apprit à voir la direction de Dieu dans ses chagrins et ses malheurs. Ce sont en effet ses désappointements qui la poussèrent à se réconforter dans la Parole de Dieu, et à faire de lui un homme qualifié pour accomplir une des plus grandes oeuvres de l'histoire anglaise, la traduction de la Bible Authentique".

En nous donnant l'histoire des fondateurs de la Haute Critique, le Dr. Cheyne, tout en louant la compétence éminente du célèbre érudit Hébreu Gesenius, exprime des regrets pour la frivolité de ce savant. Aucune telle faiblesse fut manifesté dans l'érudition des Réformateurs.

"D'entre tous les caractéristiques qui donnèrent à Luther et Tyndale leur compétence inégalée et leur prééminence comme traducteurs de la Bible, la révérence est l'élément qui les distingue", nous dit le Dr. Chambers.

Il est difficile pour nous aujourd'hui, dans notre ère moderne technologique, de comprendre comment les héros du Protestantisme furent obligé de se confier à la puissance de Dieu. Nous les trouvons parlant et s'exhortant l'un l'autre par les promesses du Seigneur qu'il se vengerait de leurs ennemis. Pour cette raison, ils accréditèrent la doctrine du deuxième avènement du Seigneur Jésus-Christ, comme elle est enseigné dans les Saintes Écritures sans les spéculations fantaisistes du millénarisme. Les passages précieux de cette glorieuse espérance, ne furent pas retiré de leur contexte solidement établi, comme ils le sont dans certaines Bibles modernes.

Quelque chose d'autre qu'une connaissance de la masse écrasante des détails complexes du Hébreu et du Grec est nécessaire pour être un traducteur compétent de la Sainte Parole de Dieu. L'assistance du Saint-Esprit est primordiale pour un tel travail. Dans cette tâche sacrée, l'ouvrier doit avoir non seulement une conception de tout l'ensemble, mais aussi un discernement équilibré afin de ne pas créer aucun conflit qui contesterait la compétence du traducteur. C'est ainsi que procédèrent les traducteurs de 1611, n'injuriant aucune doctrine du Seigneur par leurs labeurs, comme nous le fait remarquer Edmund Beckett en révélant la défaillance de la Version Révisée reprise dans les Bibles modernes :

"La moindre considération favorable de leur administration, fut de nous faire remarquer que la Version Autorisée (la King-James) ne contient presque aucune erreur, et qu'aucune doctrine ne fut déformée".

"La King-James illumina plusieurs chrétiens remarquables en cette période, dont John Bunyan (1608-1674) est un des plus brillants. J.M. Nicole nous dit :

"Sous Charles II, Bunyan passa 12 ans en prison, parce qu'il ne voulait pas renoncer à son ministère. C'est pendant ce temps qu'il composa son "Voyage du Pèlerin", allégorie pleine de saveur, où il passe en revue les joies et les difficultés de la vie chrétienne. Ses images ont laissé des traces ineffaçables dans la pensée chrétienne. Son style, tout imprégné de culture biblique, est vif, simple et direct. Son livre est peut-être l'ouvrage le plus répandu après la Bible".

Bunyan a composé plusieurs autres allégories, dont "La Guerre Sainte" (The Holy War) est aussi remarquable. Malheureusement, cette oeuvre extraordinaire ne fut jamais traduite en français, tout comme son "Voyage du Pèlerin II" ; et nous sommes privés de leurs richesses merveilleuses".

"Tous ceux qui ont une connaissance accomplie de la Bible", nous dit le Dr. William Lyon Phelps, "sont vraiment éduqué ; et aucune autre instruction ou culture ne peut la remplacer... Je crois dans la nécessité d'une instruction académique, mais je crois aussi qu'une connaissance de la Bible sans cours universitaire a plus de valeur qu'un cours sans la Bible".

"Or, toute instruction de la Bible Authentique a plus de valeur que celle qui provient des Bibles modernes adultérées".


Chapitre 9

La Bible Authentique subie trois cent années d'attaques

"Partout où la Contre-Réforme des Jésuites prenait des racines parmi les peuples, la langue commune fut réprimée et la Bible interdite au monde séculier", nous dit Von Dobschutz. "Ils furent tellement pressé de détruire l'autorité de la Bible, le pape de papier des Protestants qu'ils la nommèrent, qu'ils ne s'empêchèrent même pas de critiquer son authenticité ni sa valeur historique".

Les ennemis de l'oeuvre majestueuse de 1611 aiment raconter l'histoire que la King-James fut imprimé à plusieurs reprises pour enlever les défauts d'impressions, et corriger les mots désuets dont le sens avait changé à travers les années. Ils offrent ces choses comme évidences de sa faillibilité et de ses imperfections.

Ils manquent de réaliser le fait que ce travail nécessaire est un argument en faveur de la confiance que nous pouvons avoir en cette traduction. Si chaque mot de la Bible fut incapable de flexibilité, la structure de la langue n'aurait jamais pu être ajustée à travers les siècles. Ceci aurait eu comme résultat d'éliminer la puissance vivante du Saint-Esprit, et rendre l'homme et l'Esprit de Dieu coupables de négligence envers ce trésor divin.

La position des savants de la Réforme fut clairement établie sur ceci en trois différends aspects. Premièrement, ils déclarèrent que les Saintes Écritures leurs étaient parvenu intactes à travers les siècles. Deuxièmement, ils reconnurent qu'en améliorant les inadvertances ils agissaient selon l'Esprit du Seigneur et non selon le raisonnement humain. Le Dr. Fulke déclare :

"Quoique Luther, Bèze, ou les traducteurs de la King-James corrigèrent leurs inexactitudes, ceci ne contribue pas à en faire une hérésie".

Troisièmement, ils affirmèrent avec exactitude que le Texte Reçu, dans l'Hébreu et le Grec, tout comme ils l'avaient en leurs jours, persisterait jusqu'à la fin des temps.

Les ennemis du Texte Reçu témoignent même de cette vérité inébranlable. Les partisans de la Haute Critique qui construisirent des engins de guerre élaborés comme leur "apparatus criticus", sont obligé de décrire la puissance et la grandeur des murs qu'ils attaquent, dans le but de justifier leur machine de guerre". D'entre un groupe de critiques sur l'Ancien Testament Hébreu, Gore, le plus radical dit :

"De Lagarde trace la source de tous les manuscrits à un seul archétype qu'il attribue au Rabbin Aquiba, mort en l'an 135. Si cette hypothèse est vrai ou non, nous ne le saurons jamais, mais elle représente assurément le fait que depuis ce temps, les variations du texte consonantique cessèrent presque entièrement".

En ce qui concerne le Nouveau Testament Grec, le Dr. Hort, apostasié et ennemi du Texte Reçu qui dominait sur le Comité de Révision de 1881, affirme lui-même :

"Une proportion écrasante du texte dans tous les manuscrits cursifs connus, sauf quelques-uns, est complètement identique".

Ainsi des témoignages puissants supportent, non seulement le Texte Reçu, mais aussi la compétence phénoménale des copistes qui, dans différentes nations, nous préservèrent, sous la providence de Dieu, une Bible identique dans la masse imposante des manuscrits. Nous y trouvons plusieurs variations insignifiantes au niveau grammatical, mais la grande majorité des documents supportent le Texte Traditionnel avec lequel ils s'identifient. Quoiqu'il serait difficile de trouver deux manuscrits complètement identique, les variantes grammaticales n'altèrent point le Texte Primordial préservé par la providence divine dans ses lectures collectives ou majoritaires. Ainsi il faut non seulement peser l'antiquité des évidences, mais aussi compter la valeur du nombre de témoins qui présentent un même texte ; car la collectivité, et non l'antiquité, révèle l'authenticité.

Le phénomène présenté par cette situation est tellement frappant, qu'il faut se demander sérieusement qui sont ceux qui imposent au monde les estimations de leur critique ?

Dès son apparition, la King-James fut assaillie par les ennemis de la pure Parole de Dieu, tout comme le fut le Texte Grec d'Érasme et la Bible française d'Olivetan. Les apostasiés se ravirent de la critiquer et là discréditer. Comme les années passèrent, les attaques devinrent plus fréquentes et plus furieuses. Ceci est l'évidence même de son authenticité et de son intégralité :

"Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi... (Jean 15:20)".

D'ailleurs, si ce Livre serait un document dangereux et nuisible, il ne serait pas nécessaire de l'attaquer car il périrait de lui-même à cause de ses déficiences, comme nous dit la Parole de Dieu :

"...car si cette entreprise ou cette oeuvre vient des hommes, elle sera détruite ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pouvez la détruire ; et prenez garde qu'il ne se trouve que vous ayez fait la guerre à Dieu" (Actes 5:38-39).

Seulement les traductions de la Bible Authentique, comme la King-James anglaise et la Martin et l'Ostervald française, subirent de telles attaques à travers les âges. Les Versions modernes révisées ne subirent jamais de tels assauts, tout simplement parce qu'elles complaisent aux apostasiés, aux tièdes et aux indifférents.

Dans plusieurs nations, des Séminaires théologiques réputés, dirigés par des professeurs et des docteurs renommés pour leur érudition biblique, s'occupent sans cesse à diffamer les traductions de la Bible Authentique. Nous ne voyons aucune pratique similaire s'appliquer envers les livres sacrés des autres religions. En effet, les attaques lancées contre la Bible Authentiques par les érudits Catholiques et les savants Protestants apostasiés, devinrent plus violentes depuis la restauration des Jésuites en 1814. Ainsi nous dit William Palmer :

"Il faut réaliser que le système de débat Catholique ou Jésuite, depuis le 16ième siècle jusqu'au présent, produit un vaste montant de connaissance et de dextérité, une subtilité de raisonnement, de sophismes, et de plausibilités dont le chrétien ordinaire n'est pas conscient... Ceux qui prennent le temps de l'examiner, trouvent qu'il est loin de suivre les règles d'une logique intègre, et que son argument est défectif. Il assume des concepts sans aucune preuve, une logique complètement fausse, qui repose sur des sophismes et des citations qui n'ont aucune authenticité... sur des passages qui, lorsqu'ils sont comparés avec l'original, sont inefficaces comme preuves".

Cette vague de Haute Critique progressa jusqu'à ce qu'elle devienne un océan qui inonda la France, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Écosse, la Scandinavie, et même la Russie. Lorsque le Concile Privé d'Angleterre prit la décision en 1864, de permettre à ceux du clergé qui attaquèrent l'inspiration de la Bible de maintenir leurs postes, un cri d'horreur se fit entendre du Protestantisme Britannique mais non de l'Église Catholique qui supportait le Concile contre ceux qui croyaient dans la suffisance de la Bible seulement".

La Haute Critique changea rapidement son apparence et menaça toute la charpente de la pensée fondamentaliste. La demande pour une révision devint l'ordre du jour. Le sommet de la vague fut aperçu dans ces nations vers l'an 1870. Dès ce moment, les Bibles qui Furent honorées en ces pays subirent des altérations radicales, et une nouvelle signification fut donnée au mot "Inspiration".

Trois caractéristiques de ce mouvement sont discernés. Premièrement, le mot de passe devint celui de "Collation", c'est-à-dire "de rassembler et comparer les textes". Des manuscrits furent placé l'un à côté de l'autre pour déceler les différentes lectures et pour justifier le choix du Critique. Il fut étonnant de voir ceux qui approuvèrent la révision, se détourner de la masse surabondante des manuscrits et investir d'une supériorité tyrannique seulement quelques documents, dont certains furent d'un caractère douteux. Deuxièmement, il fut réalisé rapidement que cette vague de révision fut hostile à la Réforme. Nous trouvons quelques ressemblances saisissantes entre le moderniste qui dénie l'élément miraculeux dans les Écritures, et l'Église Catholique qui donne à la Tradition une inspiration égale à celle de la Bible. Le résultat est qu'on ne peut rendre justice aux Réformateurs et leurs ouvrages. Ainsi dit le Dr. Demaus :

"Plusieurs faits réel de la vie de Tyndale ont été disputés et déformés par négligences, par préjudice, et par la malice des écrivains qui considèrent la Réforme comme une erreur, si non un crime, et qui prirent pour mission de faire revivre toutes les anciennes calomnies qui circulèrent contre les Réformateurs, ajoutant de nouvelles accusations de leurs propres inventions".

Un troisième résultat de cette vague de révision est que nos Bibles Authentiques sont révisées avec des altérations qui favorisent la doctrine Catholique. Nous sommes dit que la révision de la Bible est un pas en avant ; que de nouveaux manuscrits sont maintenant disponibles, et que beaucoup de progrès furent effectués par l'archéologie, la philologie, la géographie, et l'appareil de la critique. Comment ce fait-il donc que nous nous retrouvons de nouveau dans les bras de Rome avec cette vague de révision ? Si ma conclusion est véridique, donc cette prétendue révision de nos Bibles est une des armes la plus dangereuse dans les mains de ceux qui glorifient l'Âge des Ténèbres, et qui cherchent à ramener les nations de l'Ouest aux principes théologiques qui prévalaient avant la Réforme.

"Il est important de remarquer que l'ancienne hérésie du Pélagianisme et du Semi-Pélagianisme de la doctrine Arminienne, adoptée officiellement par l'Église Catholique au Concile de Trente (1545), fait de nouveau de grands ravages en nos jours modernes parmi les disciples du "libre choix" du mouvement néo-évangélique qui proclament un salut basé sur une décision personnelle de l'individuel ; en d'autres mots, "un salut par les oeuvres" dissimulé subtilement dans la proclamation de l'Évangile. Ces pseudo-chrétiens qui proclament un faux Évangile basé sur le libre choix de croire et d'accepter Christ au non, s'opposent nécessairement à la prédestination absolue, à la négation du libre arbitre, à la grâce irrésistible, à l'assurance du salut, et à la persévérance des saints. Or, n'oublions pas que l'arminianisme est une doctrine Catholique, même si elle est prêchée par des groupes supposément évangéliques, et qu'elle a pour résultat d'annuler toutes les doctrines essentielles du Christianisme Authentique. C'est en effet le principe du libre choix qui est à la base de la Critique Textuelle qui s'attaque à la pure Parole de Dieu dans nos traductions de la Bible Authentique. Ainsi par les principes subtils et subversifs du libre choix, plusieurs sont ramené sous le giron de Rome".

Le Wurtembergeois, John Albert Bengel (1687-1752) et John Mill (1707), furent d'entre les premiers critiques à collectionner les variantes dans les lectures du Nouveau Testament Grec. F.F. Bruce (The Books and the Parchments), mentionne que Brian Walton, John Mill, et Richard Bentley furent ceux qui établirent l'insuffisance du Texte Reçu Grec. Le Dr. Alexander Souter (The Text and Canon of the New Testament) remarque que Richard Bentley avait la vision de restaurer le Texte Grec du 4ième siècle, c'est-à-dire le texte de la Bible de Constantin que nous connaissons comme les Codex Vaticanus et Sinaiticus. Le Dr. Kenrick, évêque Catholique de Philadelphie en 1849, affirme avec autorité que Sengel, Mill, et d'autres examinèrent ces manuscrits exaltés comme supérieur tel que Vaticanus, Alexandrinus, Bezae, et Ephraem ; et se prononcèrent en faveur de la Vulgate. La raison de ceci est que la Vulgate est une traduction latine du texte grec du 4ième siècle qui supporte toutes les hérésies du Catholicisme.

Simon, Astruc, et Geddes, avec les critiques Allemands Eichhorn, Semler, et DeWette sont reconnus comme les dirigeants et représentants de cette période entre la publication de la King-James (1611) et le début de la Révolution Française (1789), à cause de leurs labeurs intenses. Simon et Eichhorn furent les co-auteurs d'un Dictionnaire Hébreu. J.M. Nicole nous dit que Richard Simon et Pierre Bayle, dont le "Dictionnaire Historique et Critique" empreint de scepticisme est devenu l'arsenal des écrivains antireligieux du 18ième siècle, ont tous les deux collaboré à la Grande Encyclopédie (publiée entre 1751 et 1772) qui attaque vivement la foi chrétienne et glorifie le progrès humain. Tous ces savants renommés, dont deux Français, un Écossais, et trois Allemands, ainsi que d'autres de moindre réputation, débutèrent l'oeuvre de discréditer le Texte Reçu, dans l'Hébreu comme dans le Grec, et de mettre en question la croyance générale sur la Bible qui prévalait dans les pays Protestants depuis la Réforme.

L'influence insidieuse de leurs théories néfastes accomplit très peu en France, puisque cette nation ne fut pas Protestante, et ses Sociétés Bibliques subissaient déjà les ravages de l'édition du Nouveau Testament de Genève basé sur le Codex Vaticanus. Ainsi nous dit Emmanuel Pétavel (La Bible en France)... les Sociétés bibliques de France et, avec elles, nos soeurs, les Églises de France, sont dans le trouble et la perplexité. L'Union libérale est décidée à faire prévaloir, dans les troupeaux soumis à son influence, un Nouveau Testament qui n'a été, depuis trente ans, qu'un brandon de discorde. Son plan est celui-ci : le Nouveau Testament de Genève étant réimprimé, plusieurs pasteurs (apostats) l'adoptant et le mettant en circulation, les Sociétés bibliques auront la main forcée ; elles seront contraintes, en vertu même du premier article de leur règlement, de distribuer la nouvelle édition à toutes les Églises qui la demanderont". Ainsi, comme nous voyons, le poison de la Critique Textuelle apostasiée avait pénétré très tôt en France pour discréditer la Bible Ostervald basée sur le Texte Reçu. Ce ne fut pas ainsi en Angleterre et en Écosse où une mentalité contraire prévalait, et où la grande majorité supportait la King-James. C'est en Allemagne que nous voyons l'entrée soudaine et importune des théories de la Critique Textuelle prospérées le plus. Ce fut ainsi, lorsque les nations Européennes, en 1773, demandèrent que le Pape supprime l'ordre des Jésuites. Mais ils agirent trop tard, et ne purent empêcher la fureur qui, seize ans après, aboutit à la Révolution Française.

Ce grand soulèvement attira l'attention de l'humanité pour un quart de siècle. Certains érudits bibliques y voyaient l'accomplissement d'une prophétie de Daniel lorsque les armées de la Révolution et de Napoléon marchèrent sur les territoires de l'Europe Continentale, l'ancien régime s'écroula. Même du Vatican on entendait le cri : "la Religion est détruite". Après que Napoléon fut emprisonné en 1812, le monde regardait un nouvel Europe complètement transformé. L'Angleterre échappa à l'invasion, quoiqu'elle avait joué un rôle prédominant dans le renversement de Napoléon. La France restaura ses monarques Catholiques, les Bourbons ; et en 1814 la Pape restaura promptement l'ordre des Jésuites.

Il fut manifesté alors dans le monde Protestant, deux courants de pensée qui prévalaient : le premier engendrait une foi plus forte dans les Saintes-Écritures, principalement dans les grandes prophéties qui semblaient s'accomplir dans l'avènement d'une nouvelle dispensation. L'autre courant prit la forme d'une réaction, d'un scepticisme face aux doctrines de la Bible généralement acceptées, puisqu'elles semblaient inutiles et impuissantes pour prévenir la Révolution Française. Or, comme dans les jours avant la grand soulèvement de l'Europe, l'Allemagne qui avait beaucoup souffert, devint un territoire fertile pour une croissance rapide de la Haute Critique.

Griesbach et Mohler :

D'entre les plus renommés qui mirent en pièces le Texte Reçu dans l'Ancien Testament, nous trouvons Hollander, Kuenen, et les savants Allemands Ewald et Wellhausen. Kuenen (1828-1891), professeur à Leyde, en Hollande ; et Reuss (1804-1891), théologien libéral et professeur à la Strasbourg, élaborèrent davantage l'hypothèse des apostasiés Richard Simon et Jean Astruc sur le fait que Dieu est appelé tantôt Élohim, tentât Yahweh. Pour ce qui est de Wellhausen, J.M. Nicole nous dit :

"Graf (1815-1869) et Wellhausen (1844-1918) donnèrent l'hypothèse des sources du Pentateuque sa forme classique. Ils admettent un auteur Elohiste (E), un Jahwiste (J), un Deutéronomiste (D) contemporain de Josias, un auteur sacerdotal (P) postérieur à l'exil, enfin un rédacteur (R). Ils datent tous les autres livres de l'Ancien Testament de façon à les faire cadrer avec ce schéma... La critique s'est attaquée au Nouveau Testament comme à l'Ancien. Nous avons déjà parlé des deux principaux mouvements négateurs, l'école de Tubingue au XIXième siècle, la Formgeschichte au XX". On peut encore mentionner Paulus (1761-1851) qui niait la possibilité du miracle et cherchait à expliquer ceux du Nouveau Testament comme des phénomènes naturels ; de Wette, Reuss, Wellhausen qui ne se sont pas limités dans la critique de l'Ancien Testament, mais ont appliqué leurs principes au Nouveau ; Julicher, très négatif lui aussi. En France Goguel (1880-1955) est le représentant le plus marquant de la critique du Nouveau Testament".

Les hypothèses de ces antagonistes insidieux furent réservées au cercle des érudits. Le publique ne fut pas affecté immédiatement de leur orientation négative. "Il fallut attendre l'ère moderne de la télévision et de l'informatique pour que leur poison s'infiltre parmi les peuples. Aujourd'hui même, en Octobre 1998, Jean-Pierre Pothier, chrétien authentique et ami personnel de l'auteur de ce livre, combat vaillamment contre ce venin toxique qui est enseigné au "Bishop University" dans les environs de Sherbrooke au Québec. Les professeurs de cette université sont axé sur une critique destructive de la Parole de Dieu dans le but de détruire son autorité et son inspiration. Que le Seigneur Jésus nous accorde dans sa grâce plus de chrétiens fidèles, comme mon frère Jean-Pierre, pour résister à l'ennemi et tenir ferme pour la foi".

Les deux critiques Allemands qui rapprochèrent le moment de la Révision qui produisit les Versions modernes de la Bible, furent le Protestant apostasié Griesbach et le Catholique Mohler.

Mohler (1796-1838) n'épuisa point ses ingéniosités sur le texte de la Bible comme fit Griesbach. Il se concentra plutôt sur les différences doctrinales entre les Protestants et les Catholiques, d'une telle manière qu'il put convaincre les érudits Catholiques aux principes de la Haute-Critique, et ouvrir les portes aux Protestants qui trouvèrent un refuge dans le Catholicisme et s'intéressèrent à cette science subversive. Hagenbach nous dit de lui dans son "Histoire de l'Église" :

"La vigueur essentielle de la science théologique Catholique la plus récente est due aux labeurs de cet homme". Dans son "Histoire de la Réforme" Kurtz dit de Mohler : "Son esprit envoya des lueurs dans la profondeurs des coeurs et du raisonnement d'une centaine de ses élèves par ses écrits et ses discours. Ce que l'Église Catholique possède maintenant de ses capacités scientifiques fut implanté par lui, ou du moins réanimé... Aucun travail du camp Catholique ne produisit autant d'agitation chez les Protestants du temps de l'opposition entre ces deux Églises".

J.J. Griesbach (1745-1812) est un des plus grands noms dans l'histoire de la Critique Textuelle. Edward F. Hills, nous dit de lui (The King James Version Defended) :

"J.J. Griesbach, disciple de Semler et professeur à Jena, se déclara très tôt comme un sceptique en ce qui regarde le texte du Nouveau Testament. En 1771 il écrivit : "Le Nouveau Testament, plus que n'importe quel autre livre, abonde de gloses, d'additions, et d'interpolations introduit de propos délibéré". Il ne changea jamais sont point de vue sur ceci durant tout le temps de sa carrière. Il fut renommé pour ses éditions critiques du Nouveau Testament, et pour sa méthode de classification des manuscrits en trois recensions ou groupes ancestraux. Il amplifia le principe de la règle de Bengel : "Les lectures difficiles doivent être préféré à celles qui sont plus faciles". Comme Bengel il interpréta cette règle comme signifiant que les chrétiens orthodoxes avaient corrompu le texte de leur propre Nouveau Testament. Selon Griesbach, lorsque les manuscrits du Nouveau Testament ne s'accordent point l'un avec l'autre, les lectures orthodoxes doivent être rejeté comme fausses. "Les lectures les plus suspectes", écrivit Grieshach, "sont celles qui donnent un sens favorable à la piété". Il ajouta à ceci : "Où nous avons des lectures variantes, celles qui favorisent les dogmes orthodoxes doivent être regardé comme suspectes". Le scepticisme de Griesbach fut supporté par J.L. Hug (1765-1846) qui, en 1808, proposa la théorie que le texte du Nouveau Testament fut tellement corrompu et dégénéré au deuxième siècle, que tous les manuscrits que nous avons ne sont que des révisions éditoriales de ce texte dépravé.

Carl Lachmann (1793-1851) continua dans cette même ligne de pensée. Il croyait que ce fut impossible de construire un texte à partir des manuscrits que nous avons qui daterait d'avant le quatrième siècle. Pour établir un lien entre ce texte du quatrième siècle reconstruit et le Texte Original, Lachmann proposa de recourir à des "émendations conjecturales" (c'est-à-dire "faire des corrections par suppositions", établir des opinions sans preuves positives en admettant comme vrai des déductions hypothétiques imaginées). En 1831, Lachmann publia une édition du Nouveau Testament Grec qui reflétait ses opinions".

Griesbach attaqua le Texte Reçu du Nouveau Testament par une nouvelle méthode. Il ne s'arrêta point à mettre l'emphase sur les variantes dans les manuscrits grecs, mais il les classifia en trois familles sous les noms de "Constantinopolitain" pour ceux du Texte Reçu, "Alexandrien" et ceux de "l'Ouest". Quoiqu'il utilisa le Texte Reçu comme niveau, le Nouveau Testament Grec qu'il produisit suivait les manuscrits Alexandriens, c'est-à-dire qu'il suivait le texte d'Origène. Son travail fut tellement prodigieux, que les critiques déclarèrent son Nouveau Testament Grec comme étant conclusif. Toutefois, d'autres savants bibliques reprirent la théorie de classification de Griesbach, et démontrèrent qu'il était dans l'erreur.

Wetstein, Matthaei, et Scholz :

J.J. Wetstein fut l'ancien assistant de Richard Bentley (1662-1742) de l'Université de Cambridge. Edward F. Hills nous dit que "la méthode moderne de cataloguer les manuscrits du Nouveau Testament fut introduite par J.J. Wetstein dans son édition de 1751-52 du Nouveau Testament". Wetstein se sépara d'avec Bentley à propos de la restauration du texte d'Origène que ce dernier croyait être "un texte pur" dont l'autorité était confirmé par les manuscrits Latin. Frédéric G. Kenyon (Handbook to the Textual Criticism of the New Testament) nous fait remarquer que "Wetstein soutenait la théorie que les plus anciens manuscrits (Vaticanus et Sinaiticus) avaient été contaminés à partir d'un texte Latin perverti, et que conséquemment les autorités plus tardives du Texte Reçu contiennent le Texte Authentique". Quoique nous n'avons aucun écrits d'Origène en Latin, nous pouvons conjecturer qu'il connaissait très bien cette langue, puisqu'il visita Rome vers l'an 213. Nous pouvons conclure facilement qu'il se procura d'une version latine qui supportait ses notions hérétiques, et qu'il consulta dans la rédaction de sa Septante Grecque. Il est donc fort probable que ceci est la source de la contamination du Vaticanus et du Sinaiticus qui reflètent le texte de l'Hexapla d'Origène. Quoique cette position de Wetstein fut condamnée par la majorité des critiques à cause de son hostilité face à l'autorité du Vaticanus et du Sinaiticus, elle retrouva des échos favorables en notre temps.

C.F. Matthaei produisit un Nouveau Testament en douze volumes entre 1782 et 1788. Son texte grec provient des manuscrits tardifs, c'est-à-dire du Texte Reçu. Même Alexander Souter, ennemi du Texte Reçu nous dit que "Matthaei était extrêmement diligent et précis dans sa collation des manuscrits du Nouveau Testament et des commentaires de Jean Chrysostome. Comme Wetstein, il était entièrement opposé aux théories de la critique textuelle de Griesbach, maintenant avec autorité que le texte des manuscrits tardifs du Texte Reçu doit être préféré à celui des plus anciens. Kenyon confirme même que Matthaei "avait accès à plusieurs manuscrits qui n'avaient jamais été vérifiés auparavant, et que ses collations sont généralement bonnes et précises".

J.M.A. Scholz publia une édition du Nouveau Testament Grec entre 1830 et 1836. Il voyagea à travers l'Europe, examinant avec sagacité tous les manuscrits du Nouveau Testament qu'il pouvait trouvé. Sa clairvoyance le dirigea à sélectionner la famille des manuscrits Byzantins qui inclue la grande masse des autorités tardives. Il découvrit que l'uniformité du type de texte dans ces manuscrits était l'évidence de son authenticité. Il réalisa ainsi que les plus anciens manuscrits et les plus anciennes versions qui supportent la famille Alexandrienne du texte d'Origène, survécurent à travers l'histoire tout simplement à cause qu'ils furent moins utilisés que ceux du Texte Authentique. Cette position fut reprise un siècle plus tard par le grand champion du Texte Traditionnel, J.W. Burgon, qui s'opposa aux théories subversives de Westcott et Hort.

Lachmann, Tischendorf, et Tregelles :

Nous savons que ces trois apostasiés succombèrent à l'influence des théories du Cardinal Wiseman. Plusieurs des critiques textuels font le saut de Griesbach à Westcott et Hort, prétendant que ces deux derniers ne firent que reprendre la classification des premiers. Toutefois, puisqu'ils insistent, nous regarderons de plus prêt les labeurs de Lachmann, Tischendorf, et Tregelles considérés comme des grands savants de la critique biblique.

Lachmann (1793-1851) était déterminé de rejeter le Texte Reçu et de construire un nouveau texte grec pour le Nouveau Testament à partir des manuscrits qu'il endossait. Il publia sa première édition d'un Nouveau Testament Grec complètement différent en 1831. Cette édition contenait une courte note dans laquelle il disait avoir refusé entièrement les évidences qui supportent le Texte Reçu. Selon Kenyon, "Lachmann croyait qu'il pouvait restaurer, non les mots actuels des auteurs des livres sacrés, mais la forme ancienne du texte qui était en circulation dans les Églises vers la fin du quatrième siècle". Il est évident que ce qui était d'une importance capitale pour Lachmann n'était pas la vérité, mais un texte qui pouvait supplanter "les paroles" véridiques du Texte Authentique des Apôtres. Kenyon est rempli d'éloges pour Lachmann et le félicite pour son courage d'avoir rejeté le Texte Reçu Grec, et d'avoir délibérément appliqué les principes de la critique pour la restauration du texte des plus anciennes autorités***. Il s'identifie ainsi comme un partisan du Texte Minoritaire et un ennemi de la pure Parole de Dieu. Malgré les efforts de Lachmann, son système de critique fut abandonné par Ellicott et le Dr. Hort. L'évêque Ellicott nous dit :

"Le texte de Lachmann est basé seulement sur quelques manuscrits, dont environ quatre jouant un rôle déterminant. Son texte est en réalité qu'une recension critique plutôt qu'un texte critique. Il est composé sur des principes très étroits et complètement exclusifs".

La déclaration du Dr. Hort est très révélatrice, considérant qu'il utilisa lui-même une méthode de critique similaire à celle de Lachmann :

"Jamais une autre fois, dans nos rapports avec un ensemble d'attestations documentaires si varié et si complexe, il sera avantageux d'entreprendre comme Lachmann d'allouer la distribution d'un très petit nombre de documents à construire d'eux-mêmes un texte provisoire des plus anciennes autorités".

Hort est très subtil dans cette déclaration. Ce n'est pas un texte provisoire de quelques anciennes autorités qu'il désire, mais un texte permanent basé sur une seule autorité. Ce qu'il reproche à Lachmann est de ne pas avoir isolé le Codex Vaticanus du reste de la famille des manuscrits Alexandriens ; ce qu'il fit lui-même par après en le déclarant "Neutre", c'est-à-dire "Pur". Une telle classification a eu comme résultat d'établir le texte du Vaticanus comme l'autorité suprême parmi les critiques textuels et de fixer un texte permanent pour les révisions à venir. Telle fut l'astuce machiavélique de Westcott et Hort pour renverser le Texte Reçu.

Tischendorf (1815-1874) réclama sa place dans l'histoire par sa découverte du Codex Sinaiticus. Toutefois, son jugement fut renversé brusquement par cette découverte. Avant ceci, il avait publié sept différents Nouveau Testament Grec, déclarant publiquement que le septième était parfait et qu'il ne pouvait être détrôné. Mais après sa découverte du Codex Sinaiticus, il scandalisa la science de la critique textuelle en publiant un huitième Nouveau Testament Grec qui différait de son septième en 3,572 places. En plus, il démontra comment les critiques textuels pouvaient produire des Nouveau Testament Grec artificiels lorsque, à la requête d'une maison de publication française, il publia un Nouveau Testament Grec pour les Catholiques qui était conforme à la Vulgate Latine. Il n'est donc pas surprenant de voir Kenyon dire que "Tischendorf détestait le Texte Reçu, et comme Lachmann il attacha une valeur prépondérante au témoignage des plus anciennes autorités ?.

Tregelles (1813-1875) suivit les principes de Lachmann en s'attachant à ce qu'il considérait être les plus anciens manuscrits, et comme lui il refusa de considérer le Texte Reçu et la grande masse des manuscrits cursifs. Il publia entre 1857 et 1872 un Nouveau Testament Grec en parties. Cette édition contenait avec le texte grec, celui de la Vulgate Latine d'après le Codex Amiatinus. Kenyon nous dit :

"En général, son texte est construit d'après les principes adoptés par Bentley, Lachmann, et Tischendorf, particulièrement dans sa dépendance des plus anciennes autorités sans faire aucune référence aux Texte Reçu".

Ellicott ajoute : "Ses principes de la critique, principalement sa méthode d'estimer et de comparer les manuscrits modernes, sont questionné à juste titre par plusieurs savants compétents, en ce que son texte est rigide et mécanique, et manque de montrer cet instinct critique et particulière de sagacité académique, si nécessaire pour accomplir cette oeuvre responsable de construire un texte critique du Nouveau Testament Grec".

Dans son oeuvre remarquable qui persuada Gladstone que la Version Révisée "qui engendra les Bibles modernes" fut un fiasco, Edmund Beckett déclare dans son livre (The Revised New Testament), les principes qui contrôlèrent les élites de la Critique Textuelle comme Lachmann, Tischendorf, Tregalles, ainsi que Westcott et Hort dans leurs règles modernes de la Critique :

"...Je me méfie de leur jugement sur la "prépondérance de l'évidence" pour les nouveaux rendements du Grec qu'ils nous donnant, ainsi que de leurs règles modernes de critique par lesquelles ils professent établir la valeur relative des manuscrits".

Le Compte de Shaftebury, prévoyant le futur obscur de l'heure dangereuse qui avançait le moment de la Révision de la Bible Authentique, déclara en Mai, 1856 :

"Lorsqu'une personne est confuse et perplexe à propos des différentes versions de la Bible, elle ira voir un érudit en lequel elle a confiance, et lui demandera quelle version il recommande ; et lorsqu'elle aura adopté sa version, elle sera lié par ses opinions. Je considère ceci comme le plus grand danger qui nous menace présentement. Ce péril redoutable provient de l'Allemagne et nous est imposé par l'esprit néologique de notre ère. Je maintiens qu'il est plus dangereux que le Tractarianisme et la Papauté, les deux dont je déteste du fond de mon coeur. Cette dépravation est dix fois plus dangereuse, dix fois plus subtile que les deux ennemis dont j'ai mentionné".

La lumière obscure de Westcott ; et Hort :

L'influence des théories de B.F. Westcott, évêque de Durham, et de F.J.A. Hort, professeur de Divinité à l'Université de Cambridge, couronna l'époque de la Critique Textuelle et lui donna une direction à suivre pour les temps à venir. Kenyon nous donne un aperçu de cette direction moderne de la Critique Textuelle :

"Nous avons vu... que la tendance de la critique moderne fut de discréditer et de détrôner le type de texte... connu comme le Texte Reçu ou Texte Traditionnel. Quoique cette doctrine est acceptée en commun parmi les érudits, sa réalisation est encore loin de nous puisque sa popularité n'est pas encore généralisée ; et comme nous avons vu précédemment, le point de vue contraire trouve encore des défenseurs tenaces... comme Burgon et Miller... Il sera donc évident que le but principal de la théorie de Westcott et Hort est le rejet total de la grande masse des autorités et la confiance absolue en un petit groupe de manuscrits onciaux les plus anciens...".

D'eux-mêmes, Westcott et Hort ne firent aucune édition ni aucune collation des manuscrits. Ils se dévouèrent plutôt à l'étude du matériel collectionner par les autres critiques, et surtout à l'élaboration d'une théorie sur l'histoire de la transmission du texte du Nouveau Testament basée sur la concept du naturalisme. Cette théorie, contraire à la Foi, débute par l'exercice du libre choix dans une préférence résolue pour un seul manuscrit (Vaticanus) qui est numériquement insignifiant en comparaison de la masse imposante des évidences contenues dans tous les manuscrits, anciens comme tardifs, ainsi que dans toutes les anciennes versions et citations des Pères.

Or, dans sa base, une "théorie" n'est qu'une connaissance spéculative qui ne peut être vérifiée par aucun fait ; c'est-à-dire une "hypothèse" par laquelle on "suppose" quelque chose qui ne peut être prouvé, et qu'on "assume" être vrai pour justifier ce qu'on ne peut comprendre, et par laquelle on arrive à une "conclusion" absolue de ce qu'on a imaginé et qu'on impose comme la vérité. Ceci est la procédure par laquelle les apostasiés de la Critique Textuelle prétendent restaurer le texte sacré du Nouveau Testament. La spéculation et non la Foi est la source de son existence, l'imagination et non la Révélation est sa vérité, la conclusion et non l'Inspiration est sa règle de restauration. Bref, tout le système est complètement anti-chrétien et entièrement diabolique.

Selon Hort, la corruption commença très tôt à laisser sa marque sur "la tradition". La précision absolue dans la transcription du texte ne fut pas considérée, et les copistes se ressentaient libre de modifier ou de prolonger le texte par des additions ou des supposées corrections. Il est à remarquer que par le terme "tradition", Hort signifie le Codex Vaticanus, et conclut que le type de texte contenu dans le Texte Reçu s'écarta librement de cette "vrai tradition" à partir de l'Église Syriaque d'Antioche vers le quatrième siècle, pour se rendre de l'Est vers l'Ouest dans la Version en Vieux Latin ou Vestus Itala. Il déduit comme conséquence, que le témoignage du Texte Reçu ne doit pas être considéré. Ainsi il dit : "Les seuls cas dans lesquels ont peut donner de la considération au témoignage de ce type de texte, sont dans les omissions". En d'autres mots, les lectures dans le Texte Reçu qui ne se trouvent pas dans le Codex Vaticanus, ne peuvent point être considérées comme des témoignages valides. Si nous poursuivons cette logique insensée à sa conclusion, nous pourrions dire : "plus un texte a des omissions, plus il est considéré pur" ; c'est-à-dire qu'une feuille blanche qui ne contient rien, a plus de valeur qu'une feuille écrite. C'est exactement cela que propose la Dr. Hort, car à partir d'une feuille qui ne contient rien, il reconstruit à sa façon ce qu'il "assume" être la Parole de Dieu.

Pour donner du poids à sa théorie, Hort "spécule" qu'une révision fut faite dans le texte Syriaque à Antioche vers les années 300 et 350 ; ce qui, selon lui, donna naissance à la célèbre version de la Peshitta dont le texte supporte le Texte Reçu. Il n'a aucune preuve de ceci, mais il est conscient que sa suggestion portera du poids à cause de la renommée de son érudition. Ainsi nous dit Kenyon :

"Hort admit ouvertement que l'ancienne littérature chrétienne ne contient aucune mention d'une telle révision ; il ne cherche point à lui assigner aucun auteur spécifique, sauf une référence à peine suffisante de la "possibilité" d'une recension faite par Lucien sur la Septante Grecque".

Il est évident que Hort place la source du Texte Reçu dans les environ d'Antioche vers la fin du quatrième siècle. Il donne à la famille de ce type de texte le nom de "Syrien", qui pour lui est un terme honteux à l'extrême. Sa haine pour ce Texte pur de la Parole de Dieu, provient du fait que sa popularité à travers l'histoire parmi les chrétiens fidèles, dérange sa théorie dans laquelle il prétend trouvé dans la Codex Vaticanus tous les signes "probables" d'authenticité, car il spéculait que son texte était "neutre" et substantiellement pur. Ceci nous indique qu'il était un homme entêté et extrêmement orgueilleux qui ne voulait point changer d'idée, même si les faits étaient contraires à ses opinions. Il n'avait aucune utilité pour la vérité ; tout ce qui l'importait était sa propre gloire.

J'ai prouvé amplement à travers ce livre que le Texte Reçu est le Texte Authentique des Apôtres qui fut traduit en Syriaque vers l'an 150 (la Peshitta) et en Vieux Latin vers l'an 157 (la Vestus Itala). Ceci est supporté par tous les Réformateurs et tous les savants chrétiens fidèles de notre temps. L'existence du Texte Reçu est donc antérieur à celle du Codex Vaticanus ; ce dernier étant composé au quatrième siècle par Eusèbe sur le texte d'Origène pour l'empereur Constantin. Mais Hort refuse catégoriquement de prendre en considération ce fait historique qui nous indique la source du Vaticanus et du Sinaiticus. Ceci nous donne un point d'appui supplémentaire pour déloger sa théorie.

Selon Kenyon, la clé de toute la théorie de Hort repose sur sa proposition que "aucune lecture qui appartient strictement à la famille du Texte Reçu se trouve dans les citations des Pères avant Jean Chrysostome (fin du quatrième siècle)". Kenyon affirme : "S'il peut être démontré (dans les citations des Pères) que des lectures Syriennes existèrent avant la fin du quatrième siècle, toute la fabrique (de la théorie) serait détruite". Kenyon a sûrement quelque chose à s'inquiéter ici. Comme partisan de la théorie de Westcott et Hort, il avait déclaré : "Le Texte Traditionnel ou Texte Reçu, contient l'hérésie d'impliqué la Divinité de Christ dans plus de passages que dans le Vaticanus et le Sinaiticus". Or, la Divinité de Christ est "la pierre de l'angle" de toute l'Écriture ; et comme le Seigneur Jésus dit lui-même :

"La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejeté, est devenue la principale pierre de l'angle. Quiconque tombera sur cette pierre sera brisé, et elle écrasera celui sur qui elle tombera" (Luc 20:17-18).

Kenyon prouve lui-même que le Texte Reçu est celui qui supporte le plus la Divinité de Christ, et que ce Texte Sacré que les critiques ont rejeté est celui qui va les écraser.

Face aux citations des Pères d'avant le quatrième siècle qui supporteraient le Texte Reçu et détruiraient la théorie de Westcott et Hort, Edward Miller, associé de J.W. Burgon, en trouva 2,630 qu'il publia dans un livre, "The Traditional Text". Malgré ceci, nos critiques textuels modernes et leurs partisans persistent à supporter la théorie de Hort, quoiqu'elle fut prouvée fautive par plusieurs grands hommes de Dieu. Mais il est vrai qu'on peut amener une mule à l'eau et qu'on ne peut la faire boire.

Dans les années 1860, les manuscrits "Aleph" (Sinaiticus) et "B" (Vaticanus) furent rendu disponibles par les labeurs de Tregelles et Tischendorf. En 1881, Westcott et Hort publièrent leur célèbre "Introduction", dans laquelle ils proposèrent de stabiliser, une fois pour toute, le texte du Nouveau Testament sur la base des nouvelles informations qu'ils présentèrent. Ils proposèrent la théorie que le texte original du Nouveau Testament avait survécu presque en parfaite condition dans ces deux manuscrits, principalement "B". Cette théorie devint immédiatement très populaire chez les libéraux et les conservateurs. Les libéraux l'apprécièrent énormément parce qu'elle représentait la dernière nouveauté de la science de la Critique Textuelle. Les conservateurs l'apprécièrent car elle semblait leur donner cette sécurité qu'ils cherchèrent depuis longtemps. Mais, puisque cette sécurité n'avait aucune fondation dans la Foi, elle ne fut pas durable ; car dans l'élaboration de leur théorie, Westcott et Hort suivirent une méthode essentiellement naturaliste. En vérité, ils se vantèrent d'avoir traité le texte du Nouveau Testament comme un livre bien ordinaire, sans presque aucune considération pour l'inspiration et la providence de Dieu. "Pour nous", écrivit Hort, "nous désirons ne pas introduire des considérations qui ne peuvent raisonnablement s'appliquer à d'autres textes de la littérature ancienne, supposant qu'ils ont des attestations documentaires d'un même niveau de variété et d'antiquité".

Mais, peu après, la théorie de Westcott et Hort commença à perdre sa prise dans les camps libéraux et radicaux. En 1899, Burkitt réanima la théorie de Hug, selon laquelle tous les manuscrits qui existent ne sont que des révisions éditoriales d'un texte primitif perdu, position qui fut adoptée quelques temps après par Streeter et d'autres critiques textuels. Le scepticisme de Griesbach ainsi que d'autres critiques fut aussi réanimé. Aussitôt que 1908, Mandel Harris déclara que le texte du Nouveau Testament était loin d'être stabilisé et qu'il fut plutôt irrésolu. Deux ans après, Conybeare proclama son opinion que "le texte ultime (du Nouveau Testament), si jamais il en existe un qui peut être ainsi nommé, est irrécupérable pour toujours. En 1941, Kirsopp Lake, après avoir étudié toute sa vie le texte du Nouveau Testament, rendit ce jugement suivant :

"Malgré les affirmations de Westcott et Hort, ainsi que de von Soden nous ne savons pas quelle est la forme originale des Évangiles, et il est très probable que nous le saurons jamais".

Westcott et Hort professèrent de "vénérer" le nom de Griesbach au-dessus de tous les autres critiques textuels du Nouveau Testament. Comme Griesbach, ils croyaient que les copistes chrétiens orthodoxes avaient altéré les manuscrits du Nouveau Testament dans l'intérêt de l'Orthodoxie. Or, comme Griesbach, ils rejetèrent d'avance toute possibilité de la préservation providentielle du texte du Nouveau Testament par l'utilisation des croyants qui possédèrent l'Esprit de Christ en eux pour les diriger. Mais, en même temps, ils étaient très ardents pour rejeter la possibilité que des hérétiques firent des altérations intentionnelles dans le texte du Nouveau Testament (signifiant le Vaticanus).

"Ce ne sera point hors contexte ici", ils écrivirent, "d'ajouter l'expression distincte de notre croyance que même d'entre les nombreuses lectures falsifiées dans le Nouveau Testament, il n'existe aucun signe d'altérations délibérées dans le texte qui porte des intentions dogmatiques". L'effet de cette théorie partiale fut de condamné la majorité des manuscrits du Nouveau Testament et exonérer celui du Vaticanus ainsi que le Sinaiticus. Cette partialité évidente n'intéressa pas Rendel Harris (1926) qui condamna tous les manuscrits, incluant Vaticanus et Sinaiticus. Il déclara : "Ils sont tous empestés de falsifications dogmatiques".

Comme le 20ième siècle progressait, d'autres savants distingués devinrent de plus en plus sceptique. En 1937, F.G. Kenyon réanima la controverse de Griesbach que le texte du Nouveau Testament ne fut pas aussi bien préservé que celui d'un autre livre ancien de la littérature classique.

Depuis la deuxième guerre mondiale, l'attitude des critiques textuels naturalistes a très peu changée. En ce qui concerne la restauration du texte original du Nouveau Testament, le pessimisme est l'ordre du jour. Comme G. Zuntz (1953) remarqua : "L'optimisme de récupérer "le texte original" a cédé au scepticisme qui regarde ceci comme "un mirage inaccessible". H. Greeven (1960) a reconnu aussi l'incertitude de la méthode naturaliste de la critique textuelle du Nouveau Testament. "En général, tout cela est limité à des jugements de probabilités ; selon la nature de ce concept, le texte original du Nouveau Testament doit demeurer une simple hypothèse". Et, selon Kurt Aland (1970), un des éditeurs du Nouveau Testament Grec moderne le plus utilisé de nos jours (voir pg. 8), le texte du Nouveau Testament est "fortement" caractérisé par des variations.

Il n'y a donc aucun doute que la Critique Textuelle naturaliste engendre le Modernisme qui dénie les miracles de la Bible, présume des différents auteurs pour l'Ancien Testament, invente un document fictif qui serait à la base des Évangiles qu'on nomme le document "Q", et lance toutes sortes de critiques contre la Seigneur Jésus.

Or, il est clair que Westcott et Hort érigèrent leur théorie sur un lit de sable mouvant, leur approche étant basé sur de pures spéculations. Il ne suffit pas de la modifier, elle doit être rejeté au complet ; car aucun progrès ne saura fait dans la science de la critique textuelle avant de reconnaître que la Bible est la Parole de Dieu, verbalement inspirée perpétuellement et providentiellement préservée.

Scrivener, Burgon, et Miller :

Ces grands champions du Texte Traditionnel ou Texte Reçu ne publièrent aucune recension mais firent beaucoup de travail dans la collation des manuscrits. Burgon produisit une collection formidable sur les citations des Pères qui est préservée aujourd'hui au "British Museum". La défensive de Burgon sur le Texte Traditionnel trouva un représentant vigoureux dans la personne de E. Miller.

Le Dr. Scrivener publia en 1864 une complète collation du Codex Sinaiticus avec une introduction dans laquelle il dit : "Ce Codex est plein d'altérations faites par au moins dix différents scribes du 6ième et 7ième siècle qui tentèrent de le corriger". Il édita le Codex Bezae et le Codex Augiensis, et fit la collation d'environ cinquante manuscrits, en plus d'examiner en profondeur toutes les éditions du Nouveau Testament Grec imprimées qui sont à la base des Bibles King-James et Ostervald. Il fut considéré comme le meilleur instructeur et guide dans la science de la Critique Textuelle, qu'il approchait d'une différente manière que Westcott et Hort, s'opposant à eux personnellement à plusieurs reprises. Burgon dit de lui qu'il était "un critique textuel de première classe". Son édition du Texte Grec d'Étienne reconstruit en 1894 est la meilleure et la plus précise que nous avons de nos jours. Cette forme du Texte Reçu est définitivement la plus populaire à cause de sa supériorité et de son excellence. Présent au Comité de Révision, Scrivener était délégué pour évoquer les revendications du Texte Byzantin contre Westcott et Hort et leur Texte Alexandrien.

J.W. Burgon, Doyen de Chichester, fut la voix dirigeante de l'opposition contre Westcott et Hort. Il publia au-dessus de cinquante oeuvres littéraires et contribua considérablement aux diverses éditions de l'oeuvre de Scrivener. D'après Edward Miller, Burgon "contribua des renseignements sur 374 manuscrits inconnus auparavant". Il était un critique textuel d'un calibre supérieur. Il croyait que la Bible ne pouvait être considéré au même niveau qu'un livre ordinaire, qu'elle "est" inspirée de Dieu et qu'elle doit sa préservation à la protection du Saint-Esprit. La construction de sa méthode de critique textuelle était plus consciencieuse, puisqu'il se basait sur l'inspiration de l'Écriture, et non sur une théorie remplie de fabulations comme firent Westcott et Hort. Sa proposition se résume en deux points :

1) Que l'acceptation universelle du Texte Traditionnel par l'Église, à partir du 4ième siècle jusqu'au 19ième, est en soi-même la preuve de sa supériorité ; puisque l'Église (dans son ensemble) fut divinement dirigée dans ses rapports avec la Parole de Dieu ;
2) Que indépendamment de cette considération, il peut être démontré que le Texte Traditionnel est plus ancien et intrinsèquement meilleur que son rival qui se nomme le Texte Néologique.

Concernant l'antiquité antérieure du Texte Reçu, Jay R. Green Sr. nous donne de nouvelles informations à propos de certaines découvertes récentes :

"Dû partiellement au fait que les anciens manuscrits contenant le Texte Reçu subirent les ravages de l'usure, lorsque les manuscrits Alexandriens (Vaticanus, Sinaiticus+) furent préservés à cause de la température sec de l'Égypte, certains ont cherché à discréditer le Texte Reçu en mettant en doute son ancienneté antérieure. Mais, maintenant, la portion des manuscrits du deuxième siècle surgie des nouvelles fouilles, et quelle surprise, car plusieurs des lectures du Texte Reçu qui avaient été désignées comme tardives par le consentement unanime des savants de la Critique Textuelle, sont à la vue de tous dans ces manuscrits antérieurs. Des lectures qui avaient été considérées tardives et fausses sont maintenant découvertes dans ces manuscrits préexistant. Par exemple, le Papyrus Chester Beatty contient soixante-cinq lectures qui avaient été rejeté de la Bible par les critiques. Et, le Papyrus Bodmer II, du deuxième siècle, révéla treize pourcent de toutes les lectures que les critiques avaient en aversion dans le Texte Majoritaire (Texte Reçu). Mais, aussi étrange que cela est, ces découvertes sont dissimulées dans les classes où on enseigne la Critique Textuelle, et les étudiants n'en reçoivent aucun rapport. Toutefois, comme les jours passent, nous voyons les conjectures de ces experts renommés s'évanouirent avec leurs hypothèses. Prochainement, et nous en avons la certitude, leurs versions seront discréditées".

Edward Miller, éditeur des travaux de Burgon opposa le Texte Reçu au Texte Grec rapiécé par le corps des réviseurs qui produisit la Version Révisée de 1881, que Miller appela avec justesse "le Texte Néologique". Wilbur N. Pickering (The Identity of the New Testament Text) nous dit que Miller voyait clairement la nature cruciale de la proposition de Hort que le Texte Néologique était antérieur au Texte Reçu :

"Il est évident que le point tournant de la controverse entre nous et l'école Néologique se trouve dans les siècles avant Chrysostome. Si, comme le Dr. Hort maintient, le Texte Traditionnel remporta non seulement la suprématie dans cette période, mais n'existait pas auparavant notre contention serait donc vaine... Mais, s'il est prouvé que le Texte Traditionnel recule jusqu'au temps des Évangélistes, ou jusqu'à une période aussi prêt d'eux que les évidences qui existent peuvent prouver, donc la théorie du Dr. Hort qu'un "Texte Syrien" fut formé par une recension ou par un autre moyen, vient de s'écroulée".

Miller sonda à fond cette question des témoignages des Pères d'avant le quatrième siècle, utilisant pleinement l'index massive de Burgon sur les citations des Pères tirées du Nouveau Testament. Or voici les résultats de ses recherches minutieuses :

"Prenant les Pères Grecs et Latins (non Syriaques) morts avant 400 ad. leurs citations se trouvent à supporter le Texte Traditionnel en 2,630 places, et le Texte Néologique en 1,753 places... si nous prenons seulement les écrivains à partir de Clément de Rome jusqu'à Irénée et Hippolyte, la majorité des citations qui favorisent le Texte Traditionnel est encore plus vaste, 151 à 84. L'égalité des évidences entre les deux textes, se trouve uniquement dans les écrivains de l'Ouest et d'Alexandrie. En plus, si nous rédigeons une liste de trente passages importants pour les examiner en détail, la prépondérance des évidences patristiques antérieures qui favorisent le Texte Traditionnel, n'est pas moins que 1330 à 170, ce qui est une majorité écrasante en faveur du Texte Traditionnel". Il est clair que ces figures mettent une fin tragique à la théorie insensée de Westcott et Hort.

*** Handbook ta the Textuel Criticism of the New Testament, par : Frederic G. Kenyon.


Chapitre 10

Inspiration et Préservation des Saintes Écritures.

"Toute l'Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ; afin que l'homme de Dieu soit accompli, et propre à toute bonne oeuvre" (2 Timothée 3:16-17).

La Critique Textuelle naturaliste ne prend aucune considération pour "l'inspiration verbale, plénière, et permanente" des Saintes Écritures. Ceci est évident par le fait que Westcott et Hort désavouèrent cette doctrine essentielle enseignée clairement par la Parole de Dieu. Ainsi nous dit le Dr. David Otis Fuller (Which Bible) :

"Pourquoi un Chrétien, qu'il soit un savant ou un simple croyant, devrait-il mettre sa confiance dans la théorie de Westcott et Hort lorsqu'elle n'a aucune considération pour l'élément surnaturel dans l'Écriture. Comme nous voyons dans les écrits de Westcott et Hort, ils ne contiennent rien sur le sujet de l'inspiration verbale, tout simplement parce que Westcott et Hort désavouèrent cette doctrine. Aucune appréciation de la préservation divine du texte s'y trouve..."

Cette présente génération de ceux qui étudient la Parole de Dieu a été éduqué, pour la plus grande partie, dans les principes de Westcott et Hort et accepte leur théorie sans aucune vérification critique. Même de croire que le Texte Reçu, dans le Grec et ses traductions, est le Texte Original du Nouveau Testament, laisse l'étudiant ouvert à toutes sortes de charges de bigoterie, d'ignorance, ou de préjudice. Il ne peut même dire, ou encore moins croire, que le Texte Reçu est le seul qui soit complètement inspirée de Dieu et préservé par sa divine providence, sans être soupçonné d'hérésie. Or, comme nous dit le Dr. Edward F. Hills :

"Ceux qui rejettent ce point de vue orthodoxe du Nouveau Testament, ont rejeté non seulement les évidences mais aussi la promesse de Christ de préserver pour toujours le seul vrai texte du Nouveau Testament, ainsi que les doctrines d'inspiration divine et de préservation providentielle. Christ est-il fidèle à ses promesses ou non ? Si nous croyons dans cette promesse, nous devons faire comme Burgon et d'autres chrétiens orthodoxes, et allouer cette promesse à nous diriger dans nos rapports avec le Texte du Nouveau Testament... Toutefois, c'est précisément ici que plusieurs chrétiens sont fatalement inconsistant. Ils disent croire dans la promesse que Christ fit de préserver le texte du Nouveau Testament Authentique, mais en pratique ils ignorent cette promesse et traitent le texte du Nouveau Testament comme le texte d'un livre bien ordinaire. Ainsi, dans la base, ils sont coupables d'infidélité. Dans leurs efforts de plaire aux critiques ils tombent dans l'incrédulité et se privent eux-mêmes de toute base de confiance dans l'infaillibilité de la Bible. Car si le Nouveau Testament Authentique n'est qu'un livre ordinaire, la confiance en son texte n'est qu'une probabilité, jamais une certitude".

Mais, au-dessus de tout, l'inspiration divine des Saintes Écritures, même dans ses plus petites parties, est confirmée par tous chrétiens réels qui ont expérimenté sa puissance vivifiante, premièrement dans leur conversion, puis ensuite dans les conflits qui suivirent. Lorsque la Sainte Écriture maîtrisa leur conscience, les abaissa au pied de la croix, et leur donna la révélation de l'amour de Dieu ; ce qui les saisit ne fut pas la Bible dans son entier, ni même un chapitre, ce fut un verset ou même un seul mot qui fut comme la pointe de l'épée dirigée par la main de Dieu. Cette influence divine, concentrée en un seul mot, saisit leur conscience par une force irrésistible qui les envahit. Ce fut qu'une seule parole mais cette "Parole était de Dieu", (Jean 1:1), et ils la reconnurent instantanément comme "l'appel du Seigneur Jésus", le Bon Berger (Jean 10:2-4,14).

Ainsi fut le témoignage du peuple de Dieu dans tous les âges. Chacun de nous a expérimenté pour lui-même l'inspiration que la Bible se réclame, sans laquelle nous ne pouvons être considéré comme Chrétien. Nous y croyons, non seulement à cause que l'Écriture l'atteste, mais parce que nous l'avons vu et que nous pouvons nous même rendre témoignage de cette expérience bénie (1 Jean 1:1-3). Or, le message que nous vous annonçons par "l'inspiration", est que le texte entier de la la Sainte Écriture, le Texte Massorétique pour l'Ancien Testament et le Texte Reçu pour le Nouveau Testament, est "un Texte Vivant" dont "chaque mot respire de Dieu" dans l'original comme dans ses traductions, ayant été décrété ainsi dans le Souverain Conseil de Dieu avant même la fondation du monde, pour le salut des élus et le châtiment éternel des réprouvés qui rejettent sa Bible Authentique pour les fabulations d'une approximation moderne.

Parallèles de l'Inspiration :

Dans l'Écriture, l'inspiration détient des parallèles étroits avec les doctrines essentielles de la Grâce, particulièrement "la Prédestination" issue d'une "révélation" spéciale du décret éternel de Dieu. Or, la Révélation est l'ensemble des vérités que Dieu, dans sa Grâce, a voulu nous faire connaître pour notre salut, lequel Il a prédestiné d'avance de toute éternité (Éphésiens 1:4-11 ; 2 Timothée 3:8-9). L'inspiration des Écritures est donc une "Révélation Spéciale" mise par écrit dans les mots d'un langage humain fécondés de l'Esprit de Dieu. Comme telle, l'inspiration est un don gratuit de l'amour de Dieu que nous pouvons définir comme "l'incarnation de l'Esprit Saint dans la parole écrite". Il est clair que le parallèle de cette doctrine est l'incarnation du Seigneur Jésus ou "la manifestation de Dieu dans la chair" (1 Timothée 3:16 ; Jean 1:14). Cette vérité essentielle que l'Écriture est "la Parole Vivante de Dieu" fut saisi par les grands Réformateurs du 16ième siècle qui oeuvraient sur le Texte Reçu et ses traductions. Selon Henri Strohl "Luther jusqu'en 1520" :

"Pour Luther, l'autorité de la Bible... est fondée sur l'expérience selon laquelle l'Esprit qui anime l'Écriture agit directement sur le coeur. C'est une personne qui parle par elle et se révèle comme une puissance qui contrecarre l'action de la volonté pécheresse et transforme la volonté humaine, conformément à celle de Dieu... Ainsi il dit : Ceux qui s'écartent de la Parole de Dieu, restent nécessairement dans l'impureté et en tout ce qui est contraire à la Parole de Dieu car on s'écarte du Dieu vivant en s'écartant de sa Parole, car elle est vivante et rend tout vivant ; elle est Dieu lui-même... S'écarter d'elle est un manque de foi".

En ce qui concerne Jean Calvin, Henry Beveridge mentionne (Institutes of the Christian Religion, Vol.1) "Calvin dit que l'Écriture "contient une énergie divine qui vit et respire en elle"... Il ajoute "que Dieu s'est manifesté Lui-même dans sa Parole".

Du fait que l'inspiration entretient des liens étroits avec la Prédestination, nous indique son parallèle avec l'élection. Comme Dieu a choisi ses élus, ainsi il a choisi chaque parole individuelle pour exprimer sa révélation écrite dans un contexte qu'il a déterminé. Puisque les élus de Dieu "ne périront jamais" (Jean 10:28), "il ne peut se faire que la Parole de Dieu soit anéantie" (Romains 9:6).

La Préservation est donc la conséquence directe de l'Inspiration. Personne ne peut ajouter ou retrancher des paroles du Livre Vivant sans en payer les conséquences (Apocalypse 22:18-19). Dieu est celui qui a établi Lui-même "le texte de la Parole que nous avons reçu" (1 Thessaloniciens 2:13) dans celui qui se nomme "le Texte Reçu", et non dans "le Texte Néologique" de la Critique Textuelle. Conséquemment, le Texte Reçu est entièrement inspiré de Dieu, dans l'original comme dans ses copies et ses traductions. Puisque la puissance de Dieu n'est pas limitée par les faiblesses des copistes, ni par le langage des hommes ; il ne peut se faire que sa Parole cesse d'être vivante, c'est-à-dire d'être inspirée et préservée intacte dans le texte de la masse imposante des manuscrits Byzantins compilée et consolidée dans le Texte Reçu. Il est inconcevable que l'Inspiration se limite uniquement aux Autographes, comme prétendent certains, car cela nous priverait de la Grâce infuse par la Parole Vivante imprégnée de l'Esprit de la Présence de Christ. Nous avons donc l'assurance que dans le Texte Reçu, il n'y a aucune erreur, aucun motif impur, ni fraude, car Dieu en est témoin (1 Thessaloniciens 2:4-5).

L'appel efficace ou la Grâce irrésistible qui découle de l'élection, nous indique l'infaillibilité et l'efficacité de la Parole inspirée d'accomplir son oeuvre d'élection et de rétribution. Et, finalement, dans la doctrine de la Persévérance des Saints, nous voyons la Persévérance de l'Inspiration, c'est-à-dire "l'inspiration perpétuelle ou permanente des Écritures, sa pleine transmission dans les copies et les traductions fidèles aux Originaux.

Plusieurs critiques textuels et théologiens parlent d'inspiration, mais ils n'entendent pas par là l'inspiration authentique par laquelle l'Écriture Sainte est la source et la norme unique de la Foi (Jean 17:20 ; Éphésiens 2:20).

L'Inspiration Verbale :

Nous avons désigné l'Écriture comme étant "la Révélation Spéciale" de Dieu, une révélation où les faits et les discours vont ensemble, les mots interprétant les faits, les faits accordant aux mots toute leur substance et leur signification, la substance des mots étant imprégnée du Saint-Esprit et leur signification étant prédéterminé dans un contexte prédisposé de toute éternité. Ainsi, dans le contexte scripturaire de 2 Timothée 3:16, nous signifions par "Inspiration Verbale" l'inspiration des mots qui composent l'Écriture, et non une inspiration de pensées ou de personnes. Le contexte immédiat de ce passage divinement pré-ordonné, ne mentionne aucunement l'inspiration des auteurs (prophètes et apôtres) qui ont rédigé les Autographes, comme prétendent plusieurs. Pour éviter tout malentendu, nous classerons le rôle des auteurs dans "la doctrine de la Rédaction" plutôt que dans celle de "l'Inspiration". C'est pourquoi avec J.T. Mueller (La Doctrine Chrétienne), nous rejetons l'affirmation de Hastings : "L'inspiration s'applique aux hommes, non aux paroles écrites", et professons avec R.W. Hiley : "Cette miraculeuse opération du Saint-Esprit (l'inspiration) n'avait pas pour objet les écrivains eux-mêmes — ils n'étaient que ses instruments et devaient vite disparaître, — mais les saints livres". Le Dr. David Otis Fuller est encore plus précis dans sa citation du Dr. George Sayles Bishop : "Rien n'est dit dans la Bible à propos de l'inspiration des écrivains".

Nous devons maintenir cette vérité essentielle face au malentendu d'appliquer l'inspiration aux "écrivains de l'Ancien et du Nouveau Testament afin qu'ils proclament et écrivent d'une manière exacte et authentique le message tel que reçu de Dieu" ; ce qui aurait pour effet de nier l'inspiration directe des mots écrits pour lui substituer la fiction d'une inspiration de la personne ou d'une inspiration des pensées, contredisant la Parole de Dieu qui nous dit : "Toute l'Écriture est divinement inspirée", et non : "Tous les auteurs sont divinement inspirés".

Nous devons rejeter aussi comme fausse l'affirmation des apostasiés qui supportent les théories de Westcott et Hort pour justifier le Texte Néologique, (Doctrine Essentielles de la Bible, Tome 1, Cours de SEMBEQ), à savoir :

"L'inspiration ne s'étend qu'aux documents originaux et non pas aux traductions ou aux copies. Ces manuscrits n'existent plus mais des savants ont beaucoup étudié pour déterminer l'exactitude du texte qui existe. Quoique des variations mineures (?) surgissent, elles affectent rarement un enseignement de l'Écriture".

Cet enseignement subversif de SEMBEQ, nié des apostasiés au Québec, est repris par André Lamorte, un des partisans de la critique textuelle néologique, (Problèmes des versions françaises de la Bible) :

"Quand nous déclarons que la Bible est la Parole de Dieu pleinement inspirée, il s'agit des originaux Hébreu et Grec, et non point des traductions... Nos versions, en effet, ne sont pas inspirées. C'est là un fait (?) dont les croyants ne peuvent sous-estimer l'importance".

Voici donc le point crucial de ces déclarations fallacieuses. Si seulement les "documents originaux" (les Autographes) sont inspirés, il en advient que nos versions ne le sont pas. Conséquemment, cela voudrait dire que la Bible n'a aucune valeur aujourd'hui, pire, qu'elle n'existerait même plus puisque les "documents originaux" n'existent plus, et ceux-ci sont les seuls considérés comme étant "inspirés" par le grand savoir des réprouvés. Ils ont manqué de réaliser que l'inspiration mentionnée dans 2 Timothée 3:16-17, se réfère directement au texte de l'Ancien Testament. Ce n'est que vers la moitié du premier siècle que les écrits du Nouveau Testament furent considéré au même niveau que ceux de l'Ancien. Ce qui veut dire, qu'en cette période où l'apôtre Paul écrivit ce passage, seulement des copies des Originaux de l'Ancien Testament existèrent, les Autographes ayant été détruit depuis longtemps. Ce fait indéniable n'empêcha pas l'apôtre Paul à déclarer que "Toute l'Écriture est divinement inspirée". Il est évident que Paul lui-même reconnaissait "l'inspiration" des copies des Originaux. Jésus lui-même reconnaissait l'autorité et l'inspiration des copies des Originaux qu'il citait à mainte reprise :

"Vous sondez les Écritures, parce qu'en elles vous croyez avoir la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi" (Jean 5:39).

Sûrement nos savants de la critique textuelle néologique et leurs pantins connaissent mieux que le Seigneur Jésus et l'apôtre Paul, après tout n'ont-ils pas "beaucoup étudié pour déterminer l'exactitude du texte qui existe" comme prétend Jacques Alexanian, directeur du "Séminaire Baptiste Évangélique du Québec" (SEMBEQ). Considérons ces paroles de Bruce Pringle, (The Word of God in English) :

"Il est à remarquer que les érudits bibliques professent leur foi dans l'inspiration et l'infaillibilité des Écritures uniquement dans les Autographes Originaux. Puisque les manuscrits originaux n'existent plus aujourd'hui, je laisse le lecteur déterminer par lui-même la valeur de leur confession de Foi... Celui qui croit que l'inspiration et l'infaillibilité s'appliquant uniquement aux manuscrits originaux a très peu de respect pour la Parole de Dieu comme nous l'avons aujourd'hui, car il est évident qu'il ne croit nullement qu'elle est la Parole de Dieu... Le coeur de l'affaire est simplement que l'inspiration sans la préservation n'a aucune valeur". Cette vérité fut même réalisée avant la formation du Comité de Révision en 1881 par Richard Chenevix Trench, Doyen de Westminster en 1856, (Trench on Bible Revision) :

"Il ne faut jamais oublier que pour la grande multitude des lecteurs, la Bible Authentique n'est pas une traduction d'un livre inspiré mais est elle-même le livre inspiré... puisque l'inspiration n'est pas limitée par les mots Hébreu et Grec du message divin qui fut communiqué premièrement aux hommes, mais se perpétue dans la traduction des mots qui représentent fidèlement et pleinement les termes originaux, et ceci, dans la mesure de leur exactitude. Conséquemment, dans la mesure où des divergences existent entre l'original et la copie, la copie est moins inspirée que l'original ; en effet, selon la gravité de l'étendue des divergences, la copie n'est pas inspirée du tout".

Le Dr. Trench touche le point crucial de la controverse entre le Texte Majoritaire contenu dans la grande masse (95%) des manuscrits Grecs Byzantins, les citations des Pères, et les anciennes versions, compilé et consolidé dans le Texte Reçu des Réformateurs Protestants ; et le Texte Minoritaire contenu dans le petit nombre (5%) des manuscrits Grec Alexandriens, particulièrement la Vaticanus et le Sinaiticus, restauré dans le Texte Néologique des Critiques Textuels d'où nous avons les versions modernes. Or, les manuscrits Byzantins contiennent tous quelques divergences mineures, dont la majorité sont de nature grammaticale. Évidemment une faute de grammaire est loin d'être une altération, une omission, ou une falsification. Ces différences légères dans la famille des manuscrits Byzantins ne fournissent aucun argument contre l'inspiration perpétuelle, puisqu'elles ne doivent leur existence qu'à des fautes de grammaire. En dépit de ces divergences mineures, le texte que nous possédons aujourd'hui dans le Texte Reçu, compilé et consolidé sous la providence divine, est la Parole de Dieu dans sa pureté originale et dans son intégralité première, complètement inspiré dans le Grec comme dans ses traductions exactes et fidèles que nous trouvons dans les Bibles françaises de Martin et Ostervald, et dans la Bible anglaise de la King-James.

Mais tel n'est pas le cas pour le Texte Minoritaire. Il existe amplement d'évidences que les manuscrits de la famille Alexandrienne, particulièrement le Codex Vaticanus et le Codex Sinaiticus, contiennent des altérations, des omissions, et des falsifications en grand nombre. En dépit des affirmations du contraire par les réprouvés, le texte de ces manuscrits pervertis restauré dans le Texte Néologique de la Critique Textuelle, jette le doute et l'incertitude sur des doctrines essentielles de la Parole de Dieu et met en question l'authenticité de passages entiers comme Marc 16:9-20 et Jean 7:53 à 8:11 et plusieurs autres. Il est évident que ce texte traduit dans les versions modernes comme Segond, TOB, Darby Jérusalem, etc, n'est point la Parole de Dieu mais seulement qu'une approximation. La gravité du grand nombre de ses divergences avec le Texte Reçu nous indique qu'il n'est aucunement inspiré de Dieu, sauf dans ses lectures qui s'accordent avec le Texte Majoritaire. En ceci les apostasiés ont raison quand ils disent que leurs versions ne sont pas inspirées, car leurs Bibles dénaturées sont une fausse représentation de la Parole de Dieu.

L'Inspiration Plénière :

Nous utilisons l'expression "inspiration plénière" pour nous opposer à ceux qui croient en "l'inspiration partielle" des Saintes Écritures, sélectionnant à leur gré ce qu'ils considèrent être inspiré ou non, ou quelle parole serait authentique ou non. Selon J.T. Mueller :

"L'inspiration ne s'étend pas simplement à une partie de l'Écriture, par exemple à ses doctrines importantes ou à tel sujet qui, auparavant aurait été ignoré des saints auteurs, mais à la Bible tout entière (inspiration plénière). Ceci est prouvé par le verset "Toute Écriture est inspirée de Dieu", 2 Timothée 3:16. De cette affirmation, nous déduisons l'axiome : "Tout ce qui fait partie de l'Écriture Sainte est inspiré de Dieu". Ainsi, l'inspiration inclut toutes les parties de l'Écriture, qu'il s'agisse de choses qui ont été révélées spécialement aux auteurs sacrés, ou de celles qu'ils connaissaient déjà auparavant, ou encore de faits qu'ils avaient appris par l'étude et la recherche ; c'est pourquoi les renseignements historiques, géographiques, archéologiques et scientifiques contenus dans l'Écriture sont aussi véritablement inspirés que le sont ses plus importantes affirmations doctrinales.

Ceux qui nient cela et qui établissent des distinctions dans l'inspiration détruisent la notion même de l'inspiration scripturaire". Une illustration qui semble, au premier abord, bien banale, suffira comme preuve de ce qui vient d'être dit. Plutôt que de croire dans l'inhérentie (fixe, sans erreur) et l'infaillibilité (efficacité, ne peut se tromper) des Écritures, ce qui est la conséquence de l'inspiration verbale et plénière, la grande majorité des chrétiens vont supporter les déclarations scientifiques au détriment des vérités bibliques sur la position de la Terre dans l'Univers. La théorie de l'astronome polonais, Nicolas Copernic, qui place le soleil au centre de notre système solaire, contrairement à ce que dit l'Écriture qui place la Terre au centre de l'Univers (Genèse 1:10, 14-18 ; Ésaïe 66:1 ; Matthieu 5:35), est plus véridique pour le chrétien moderne illuminé par les raisonnements scientifiques, que la Révélation biblique qui demande notre foi absolue. Sur ce point, le Dr. Hills, (The King James Version Defended), nous fait remarquer :

"En 1917, il fut découvert que la cosmologie héliocentrique est inexacte. Le soleil ne détient plus une position centrale... Son rôle primaire est de nourrir la Terre et les hommes que Dieu a créé de ses rayons. Et ceci est ce que la Bible a toujours enseigné (Genèse 1:14-18) et ce que Jésus enseigne (Matthieu 5:45)... La théorie de relativité d'Einstein est contraire aux faits... Le point de vue réel de l'Univers est celui qui fut proposé par Tycho Brahe (1546-1601). Il enseigna que la Terre tourne sur son axe, et que le soleil, la lune et les planètes tourne autour de la Terre. Cette hypothèse s'accorde remarquablement avec l'information biblique ; et selon les mathématiciens Chrétiens, J.N. Hanson et W. van der Kemp, elle est mathématiquement seine... Nous voyons ainsi que, malgré les merveilles de la science moderne, son histoire fait preuve d'apostasie et de rébellion contre Dieu".

"Une guerre affreuse rage présentement dans le milieu évangélique sur l'infaillibilité de la Bible", nous dit Harold Lindsell, (The Battle for the Bible), et il serait périlleux pour nous de l'ignorer. Il est nécessaire d'y faire face. Refusé de parler serait pire que de la lâcheté, se serait péché contre Dieu. Il vient un temps où le Chrétien ne peut plus garder le silence... Depuis un certain temps, le Christianisme Évangélique fut infiltré par des gens qui ne croient pas que la Bible est sans erreur".

Ne nous faisons pas d'illusions, nous sommes présentement (1998) dans l'un des chapitres les plus tristes de l'histoire du Christianisme Biblique. "Celui qui repousse l'inspiration de la Bible", nous dit J.T. Mueller, "sape le fondement de la foi chrétienne et encourt la condamnation de Dieu (Matthieu 11:25). En dernière analyse, toutes les objections à la doctrine de l'inspiration de la Bible trouvent leur origine dans la coeur incrédule de l'homme charnel (Romains 8:7 ; 1 Corinthiens 2:14)".

L'Inspiration Perpétuelle ou Permanente :

Nous avons déjà démontré que "l'inspiration perpétuelle au permanente" est en conjonction avec la transmission du Texte Authentique, ses copies, et ses traductions fidèles. Cette doctrine, trop longtemps négligée, suggère une activité continuelle de la part du Saint-Esprit dans la préservation providentielle du texte intégral de la Parole de Dieu. Sans cette activité salutaire du Saint-Esprit qui imprègne chaque mot dans la Bible, son texte serait "une lettre morte" plutôt qu'une "Parole Vivante". En Grec, le mot "inspiré" est "Théopneustos" et signifie "souffle de Dieu" ou "respire de Dieu". Le Dictionnaire Grec-Français de J. Planche, 1836, nous indique que ce mot signifie par extension "Vivre de Dieu" ou "exaler l'odeur de Dieu". Nous obtenons ainsi l'axiome que "Toute l'Écriture respire de Dieu", qu'elle dégage une odeur de mort pour les réprouvés et une odeur de vie pour les élus. À strictement parler, l'assurance de la préservation du texte de la Parole de Dieu, réside dans le fait que l'inspiration est perpétuelle dans la famille du Texte Byzantin, nommé aussi Texte Traditionnel et Texte Reçu ; mais qu'elle est rétrograde dans la famille des textes Alexandriens du Codex Vaticanus et Sinaiticus d'où nous avons le Texte Néologique de la Critique Textuelle et les versions modernes. Cette doctrine ne trouve guère de faveur chez les apostasiés, mais elle est grandement respectée par tous les vrais Chrétiens.

Le résultat pratique de l'acceptation de cette doctrine scripturaire qui unit indissolublement le Saint-Esprit à l'Écriture Sainte, est la soumission de toute pensée à la Parole de Dieu écrite (2 Corinthiens 10:5). Comme nous dit J.T. Mueller :

"Quiconque n'accepte pas sans réserve la doctrine scripturaire qui unit indissolublement le Saint-Esprit à l'Écriture Sainte, ne peut considérer ce précieux livre de Dieu comme la seule source et la seule règle de la foi... or, la Foi est engendré par le Saint-Esprit au moyen de la Parole de Dieu, tandis que la foi ou assurance humaine est fondée sur des arguments ou des déductions de la raison... Les conséquences du rejet de l'inspiration de la Bible (Authentique) s'étendent très loin ; on peut même dire que le Christianisme est fondé sur cette doctrine et qu'il s'écroule avec elle ; car dès qu'il n'y a plus d'Écriture Sainte inspirée, il n'y a plus non plus de doctrine divine. Tous ceux qui nient l'inspiration de la Bible (Authentique)... n'ont aucune possibilité de jamais connaître la vérité de Dieu".

La Rédaction des Originaux :

Puisque le terme "inspiration" s'applique uniquement à la Révélation écrite, on ne peut parler d'une inspiration des auteurs sacrés mais plutôt d'une "impulsion divine", d'un appel efficace et irrésistible de Dieu qui les conduisit et les poussa à écrire sous la tutelle du Saint-Esprit (Jérémie 36:27-28 ; Jean 16:12-13 ; 2 Pierre 1:20-21).

"Sachez tout d'abord ceci, que nulle prophétie de l'Écriture ne vient d'une interprétation particulière. Car la prophétie n'a point été apportée autrefois par la volonté humaine ; mais les saints hommes de Dieu, étant poussés par le Saint-Esprit, ont parlé" (2 Pierre 1:20-21).

Or, le mot "poussés" provient du Grec "Phéromenoi" et signifie "engendrer, diriger, désigner, assurer, et entraîner". Ceci nous indique que les auteurs sacrés furent désignés ou "élus" pour leur tâche particulière, qu'ils se soumirent volontairement et joyeusement à l'appel efficace de la grâce irrésistible qui les entraînait et les dirigeait, qu'ils furent assuré de transmettre le message précis et complet de la Révélation par écrit dans des mots imprégnés du Saint-Esprit. Cette "impulsion" était l'acte particulier par lequel, surnaturellement, Dieu communiquait à l'intelligence de ceux qui écrivaient, non seulement la signification précise de tout ce qu'ils devaient écrire, mais aussi les termes précis eux-mêmes et tous les concepts qu'ils devaient exprimer. Par ce même acte Dieu déterminait en eux la volonté d'écrire les paroles vivantes qu'il avait désigné de toute éternité dans un contexte prédéterminé. Cette impulsion implique nécessairement une révélation et une communication divine réelle de tous les mots qui constituent la Parole de Dieu écrite. Ainsi le Saint-Esprit dirigeait, guidait, et gouvernait les prophètes et les apôtres ; mais, comme nous dit J.T. Mueller, "il est contraire à l'Écriture d'identifier cette assistance spirituelle avec l'acte divin de l'inspiration... En d'autres termes, les Saintes Écritures ont été rédigées non parce que des hommes en manifestaient le désir, mais parce que Dieu le voulait. L'inspiration implique donc préalablement l'instigation divine ou l'impulsion particulière de la volonté d'écrire, tout autant que l'illumination par laquelle l'esprit de l'auteur sacré était pleinement éclairé".

Contre cette doctrine merveilleuse de la Rédaction et de l'Inspiration, la Critique Textuelle négative contradictoire nous propose des différentes sources mythiques de rédaction avec des auteurs et des documents fictifs. Cette science qui s'imagine la plus infaillible entre toutes, place ses fabulations théoriques avant la Parole de Dieu afin que la raison humaine puisse dominer sur la Bible Authentique. Quel est le but de cette science, si ce n'est de détruire l'authenticité de la Parole de Dieu, d'annuler son autorité, et de renverser son inspiration. On a plus à se demander pourquoi le Christianisme moderne se trouve dans un si piètre état.

La Préservation Providentielle :

Le miracle de la rédaction des Textes Originaux assure conséquemment leur préservation, non la préservation des manuscrits originaux, mais de leur Texte Sacré. Il est entièrement impossible que Dieu abandonna sa Révélation écrite aux caprices des hommes et à un destin incertain après qu'elle fut rédigée. Comme le Saint-Esprit avait dirigé et guidé les auteurs sacrés, il fit de même pour diriger et guider les copistes dans leurs transcriptions des Originaux, et veilla même sur leurs traductions. Ainsi nous dit A.R. Kayayan, directeur de "Perspectives Réformées", (Révélation et Connaissance du Salut) :

"Nous ne pouvons pas concevoir un Dieu qui, ayant achevé son oeuvre, s'en désintéresserait définitivement. Dieu continu à agir dans le monde pour préserver son oeuvre. Cette action divine s'appelle la Providence".

Nous avons cette promesse du Dieu Tout-Puissant qui est la source même de sa Parole Vivante :

"...Les paroles que je vous dis sont esprit et vie" ; "Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point" ; "...il n'est pas possible que la Parole de Dieu soit anéantie" (Jean 6:63 ; Matthieu 24:35 ; Romains 9:6).

Dieu serait-il menteur, ne serait-il pas capable de préserver l'intégralité et la pureté de sa Parole perpétuellement inspirée, comme prétendent les apostasiés de la Critique Textuelle Néologique de Westcott et Hort ? Loin de là !

"Car quoi ! si quelques-uns d'entre eux n'ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? Nullement. Mais que Dieu soit reconnu véritable, et tout homme menteur" (Romains 3:2-3 ; Version Ostervald, édition 1885).

La Préservation Providentielle est donc l'oeuvre continue de Dieu par laquelle il maintient sa Parole pure et intégrale à travers les siècles. Il coopéra avec les copistes et les traducteurs de son Texte Authentique et les aida dans leurs transcriptions et leurs traductions, tout en acceptant leurs faiblesses et la flexibilité du langage humain dans ses différentes formes d'expressions. La Préservation Providentielle des Écritures implique donc qu'il existe des causes secondaires : fautes de grammaire ou indiscrétions des copistes et des traducteurs, dus à la méthode d'écriture primitive qui ne permet pas une lecture facile des lignes ou des mots ; mais ces causes secondaires n'agissent pas indépendamment de Dieu. Il stimula les copistes et les traducteurs à l'action, les accompagnant dans leurs tâches et rendant leur travail efficace. Toutefois, nous devons nous garder de faire de cette coopération, une occasion pour faire de Dieu le responsable du mal de certains hommes iniques qui falsifièrent sa Parole Vivante, en altérant et en retranchant des mots et des passages au complet dans certains manuscrits comme le Codex Vaticanus et le Codex Sinaiticus. Mais Dieu contrôle toute chose, et fit que les évidences des manuscrits qui portent son Texte Authentique dans la famille Byzantine, surmontent le nombre minime des manuscrits corrompus de la famille Alexandrienne.

Pour Dieu, rien n'est impossible, surtout en ce qui concerne la transcription, la traduction, et la transmission de sa Parole Vivante. Il est le Dieu "Tout-Puissant" qui veille jalousement sur elle, et malheur à ceux qui veulent la disséquer, la diluer, ou la polluer. Dieu, qui nous a donné le Texte Authentique de sa Parole Vivante dans les versions de Martin et d'Ostervald, l'a aussi préservé jusqu'au temps présent et le préservera jusqu'à la fin des temps. Sans hésitation, nous déclarons que ces versions sont la Parole de Dieu pure et intégrale, qu'elles sont préservées providentiellement, et qu'elles sont complètement inspirées ; et cela au détriment de la Critiques Textuelle avec ses émendations conjecturales, ses probabilités de transcription, et ses gonflements textuels, tous issues de l'imagination mythomane des réprouvés. À toutes les mythologies forgées par les partisans de la Critique Textuelle Néologique qui ne communiquent que le néant, et à la cacophonie de leurs discours de désinformation dans le labyrinthe du message déformé des versions modernes contaminées, la Bible Authentique proclame encore un message salutaire et vivant comme "une lumière qui brille dans les ténèbres".

"Lux lucet in tenebris"


Chapitre 11

Comparaison des Versions.

"Or je proteste à quiconque écoute les paroles de la prophétie de ce livre, que si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu fera venir sur lui les plaies écrites dans ce livre ; et si quelqu'un ôte quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu Ôtera sa part du livre de vie, et de la sainte ville, et de tout ce qui est écrit dans ce livre" (Apocalypse 2:18-19).

L'emphase de cette "comparaison des versions" sera sur l'intégralité du texte du Nouveau Testament, plutôt que sur la précision de sa traduction dans ses révisions. Nous savons d'ailleurs que la traduction du texte de la Bible Authentique est en plein accord avec l'original, quoique certains mots désuets peuvent être améliorés ou modernisés. Toutefois, ceci n'enlève rien à son authenticité ni à son inspiration. Par ailleurs, lorsque les traductions s'écartent des Originaux en retranchant ou en modifiant des mots, elles doivent être rejetées comme n'étant pas la Parole de Dieu et condamnées comme des approximations subtiles et subversives.

Pour cette "Comparaison", j'ai sélectionné le texte du Nouveau Testament de la Bible Ostervald, édition 1885 ; et celui de la Bible Segond, Nouvelle Édition de Genève 1979. Mon choix de l'édition 1885 pour la Bible Ostervald, plutôt que celle de 1996, est basé sur la prééminence de son exactitude sur le Texte Reçu.

Mon but n'est pas de faire une comparaison exhaustive de ces deux versions, mais simplement de faire ressortir les divergences entre une version fidèle de la Bible Authentique, et une version inexacte de la Bible Néologique.

Dans les citations de la Bible Ostervald, les mots en caractère foncé indiquent leur omission dans la Bible Segond et dans toutes les versions modernes qu'elle représente.

Verset biblique Bible Ostervald
Édition 1885
Bible Segond
Nouvelle Édition de Genève 1979
Matthieu 1:25 Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté son fils premier-né, et il lui donna le nom de JÉSUS. Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle ait enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.
Matthieu 5:22 Mais moi je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère sans cause, sera puni par le jugement... Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère est passible de jugement...
Matthieu 8:29 et ils se mirent à crier : Qu'y a-t-il entre nous et toi, Jésus, Fils de Dieu ?... Et voici, ils s'écrièrent : Qu'y a-t-il entre nous et toi, Fils de Dieu ?...
Matthieu 9:13 ...car ce ne sont pas les justes que je suis venu appeler à la repentance, mais ce sont les pécheurs. ...Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.
Matthieu 12:35 L'homme de bien tire de bonnes choses du bon trésor de son coeur ; mais le méchant tire de mauvaises choses du mauvais trésor de son coeur. L'homme bon tire de bonnes choses de son bon trésor, et l'homme méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor.
Matthieu 13:51 Et Jésus dit à ses disciples : Avez-vous compris toutes ces choses ? Ils lui répondirent : Oui, Seigneur. Avez-vous compris toutes ces choses ? Oui, répondirent-ils.
Matthieu 16:3 Et le matin vous dites : Il y aura de l'orage, car le ciel est sombre et rouge. Hypocrites ! vous savez bien discerner l'apparence du ciel, et... Il y aura de l'orage aujourd'hui, car le ciel est d'un rouge sombre. Vous savez discerner l'aspect du ciel, et...
Matthieu 16:20 Alors il défendit à ses disciples de dire à personne que lui, Jésus, fût le Christ. Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ.
Matthieu 19:17 Il lui répondit : Pourquoi m'appelles-tu bon ? Il n'y a qu'un seul bon : c'est Dieu. Que si tu veux entrer... Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est le bon. Si tu veux entrer...
Matthieu 20:7 ...Et il leur dit : Allez-vous en aussi à ma vigne, et vous recevrez ce qui sera raisonnable. ...Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.
Matthieu 20:16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers ; car il y en a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus... Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.
Matthieu 20:22 Mais Jésus, répondant, leur dit : Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ? Ils lui dirent : Nous le pouvons. Jésus répondit : Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire ? Nous le pouvons, dirent-ils.
Matthieu 20:23 Et il leur dit : Il est vrai que vous boirez ma coupe, et que vous serez baptisés du même baptême dont je serai baptisé ; mais d'être assis à ma droite ou à ma gauche, ce n'est pas à moi de l'accorder, si ce n'est à ceux à qui mon Père l'a destiné. Et il leur répondit : Il est vrai que vous boirez ma coupe ; mais pour ce qui est d'être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu'à ceux à qui mon Père l'a réservé.
Matthieu 25:13 Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure à laquelle le Fils de l'homme viendra. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure.
Matthieu 28:2 Et il se fit un grand tremblement de terre, car un ange du Seigneur descendit du ciel, et vint rouler la pierre de devant l'entrée du sépulcre, et s'assit dessus. Et voici, il y eut un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus.
Matthieu 28:9 Mais comme elles allaient pour l'annoncer à ses disciples, voici Jésus qui vint au-devant d'elles, et... Et voici, Jésus vint à leur rencontre, et...
Marc 1:14 Or, après que Jean eut été mis en prison, Jésus s'en alla en Galilée prêchant l'évangile du règne de Dieu. Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant l'Évangile de Dieu.
Marc 2:17 ...qui ont besoin de médecin, mais ce sont ceux qui se portent mal ; je suis venu appeler à la repentance non les justes, mais les pécheurs. ...qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.
Marc 6:11 ...secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. Je vous dis en vérité que ceux de Sodome et de Gomorrhe seront traités moins rigoureusement au jour du jugement que cette ville-là. ...secouez la poussière de vos pieds, afin que cela leur serve de témoignage.
Marc 7:8 Car en abandonnant le commandement de Dieu, vous observez la tradition des hommes, lavant les pots et les coupes, et faisant beaucoup d'autres choses semblables. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes.
Marc 9:24 Aussitôt le père de l'enfant, s'écriant, dit avec larmes : Je crois, Seigneur ! aide-moi dans mon incrédulité. Aussitôt le père de l'enfant s'écria : Je crois ! viens au secours de mon incrédulité !
Marc 9:42 mais quiconque scandalisera l'un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui... Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient, il vaudrait pour lui...
Marc 9:44 ...où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point (Ce verset est enlevé au complet)
Marc 9:46 ...où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point. (Ce verset est enlevé au complet)
Marc 9:49 Car chacun sera salé de feu, et toute oblation sera salée de sel. Car tout homme sera salé de feu.
Marc 10:21 ...tu auras un trésor dans le ciel ; après cela viens, et suis-moi, t'étant chargé de la croix. ...tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens et suis-moi.
Marc 11:10 Béni soit le règne de David, notre père, qui vient au nom du Seigneur !... Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre père...
Marc 12:29 Jésus lui répondit : Le premier de tous les commandements est celui-ci : Écoute, Israël ; le... Jésus répondit -Voici le premier- Écoute, Israël, le...
Marc 12:30 ...de toute ta pensée et de toute ta force. C'est là le premier commandement. ...de toute ta pensée, et de toute ta force.
Marc 12:31 Et voici le second qui lui est semblable : Tu aimeras... Voici le second : Tu aimeras...
Marc 13:14 Or, quand vous verrez l'abomination qui cause la désolation, et dont le prophète Daniel a parlé, établie où... Lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, établie là...
Luc 1:28 ...Je te salue, toi qui es reçue en grâce le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes. ...Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi.
Luc 2:33 Et Joseph et sa mère étaient dans l'admiration des... Son père et sa mère étaient dans l'admiration des...
Luc 2:43 ...l'enfant Jésus demeura dans Jérusalem ; et Joseph et sa mère ne s'en aperçurent point. ...l'enfant Jésus resta à Jérusalem. Son père et sa mère ne s'en aperçurent pas.
Luc 4:4 Et Jésus lui répondit : Il est écrit que l'homme ne vivra pas seulement de pain, mais de toute parole de Dieu. Jésus lui répondit : L'homme ne vivra pas de pain seulement.
Luc 4:8 Mais Jésus lui répondit : Retire-toi de moi, Satan ! car il est écrit... Jésus lui répondit : Il est écrit...
Luc 4:41 Les démons sortaient aussi du corps de plusieurs, criant : Tu es le CHRIST, le Fils de Dieu ; mais il... Des démons aussi sortaient de beaucoup de personnes, en criant et disant : Tu es le Fils de Dieu. Mais il...
Luc 7:31 Alors le Seigneur dit : À qui donc comparerai-je les... À qui donc comparerai-je les...
Luc 9:54 ...que le feu du ciel descende sur eux, et qu'il les consume, comme Élie le fit ? ...que le feu descende du ciel et les consume ?
Luc 11:2 Et il leur dit : Quand vous priez, dites : Notre Père qui es aux cieux, ton nom soit sanctifié. Ton règne vienne. Ta volonté sait faite sur la terre comme au ciel. Il leur dit. Quand vous priez, dites : Père ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne.
Luc 11:4 ...Et ne nous abandonne point à la tentation, mais délivre-nous du malin. ...et ne nous induit pas en tentation.
Luc 11:29 ...elle demande un miracle, et il ne lui en sera point donné d'autre que celui du prophète Jonas. ...elle demande un miracle ; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui de Jonas.
Luc 21:4 ...car tous ceux-là ont mis dans les offrandes de Dieu de leur superflu ; mais celle-ci... ...car c'est de leur superflu que tous ceux-là ont mis des offrandes dans le tronc, mais elle a mis...
Luc 22:64 et lui ayant bandé les yeux, ils lui donnaient des coups sur le visage, et lui disaient... Ils lui voilèrent le visage, et ils l'interrogeaient, en disant...
Luc 23:23 Mais ils faisaient de nouvelles instances, en demandant avec de grands cris qu'il fut crucifié ; et leurs cris et ceux des principaux sacrificateurs redoublaient. Mais ils insistèrent à grands cris, demandant qu'il soit crucifié. Et leurs cris l'emportèrent.
Luc 23:38 Et il y avait cette inscription au-dessus de sa tête, en grec, en latin et en hébreu : CELUI-CI EST LE ROI DES JUIFS. Il y avait au-dessus de lui cette inscription- Celui-ci est le roi des Juifs.
Luc 23:42 Puis il disait à Jésus : Seigneur ! souviens-toi de moi... Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi...
Luc 24:49 En attendant, demeurez dans la ville de Jérusalem jusqu'à ce que vous soyez revêtus de... ...mais vous, restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de...
Jean 1:18 Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui nous l'a fait connaître. Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître****.

(**** Ce verset déclare qu'il y a deux Dieu, Dieu le Père et Dieu le Fils. Cette lecture dangereuse est une hérésie.)
Jean 1:27 ...qui m'est préféré, et je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses souliers. ...je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers.
Jean 3:15 afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.
Jean 4:42 ...car nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons que c'est lui qui est véritablement le CHRIST, le Sauveur du monde. ...car nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde.
Jean 5:16 À cause de cela, les Juifs poursuivaient Jésus, et cherchaient à le faire mourir, parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat. C'est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu'il faisait ces choses le jour du sabbat.
Jean 6:69 et nous avons cru, et nous avons connu que tu es le CHRIST, le Fils du Dieu vivant. Et nous avons cru et nous avons connu que tu es [le Christ], le Saint de Dieu.
Jean 8:59 Il... mais Jésus se cacha, et sortit du temple, passant au milieu d'eux ; et ainsi il s'en alla. ...mais Jésus se cacha, et il sortit du temple.
Jean 11:41 Ils ôtèrent donc la pierre du lieu où le mort était couché. Et Jésus, élevant les yeux... Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux...
Jean 20:29 Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, Thomas, tu as cru... Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, tu as cru...
Actes 2:30 Mais étant prophète, et sachant que Dieu lui avait promis avec serment qu'il ferait naître le Christ de sa postérité selon la chair, pour le faire asseoir sur son trône ; Comme il était prophète, et qu'il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône,
Actes 7:30 Quarante ans après, l'ange du Seigneur lui apparut... Quarante ans plus tard, un ange lui apparut...
Actes 7:37 C'est ce Moise qui a dit aux enfants d'Israël : Le Seigneur votre Dieu, vous suscitera un prophète comme moi, d'entre vos frères ; écoutez-le. C'est ce Moise qui dit aux fils d'Israël : Dieu vous suscitera d'entre vos Frères un prophète comme moi.
Actes 9:20 Et il prêcha aussitôt dans les synagogues que Christ était le Fils de Dieu. Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu.
Actes 10:6 ...qui a sa maison près de la mer ; c'est lui qui te dira ce qu'il faut que tu fasses. ...dont la maison est près de la mer.
Actes 15:11 Mais nous croyons que nous serons sauvés par la grâce du Seigneur Jésus-Christ, de même qu'eux. Mais c'est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu'eux.
Actes 15:18 Toutes les oeuvres de Dieu lui sont connues de toute l'éternité. Et à qui elles sont connues de toute éternité.
Actes 16:31 Ils lui dirent : Crois au Seigneur Jésus-Christ, et tu sera sauvé, toi et ta famille. Paul et Silas répondirent : Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille.
Actes 23:9 ...Nous ne trouvons aucun mal en cet homme ; mais si un esprit ou un ange lui a parlé, ne combattons point contre Dieu. ...Nous ne trouvons aucun mal en cet homme ; peut-être un esprit ou un ange lui a-t-il parlé.
Actes 28:16 Quand nous fûmes arrivés à Rome, le centenier mit les prisonniers entre les mains du préfet ; mais à l'égard de Paul, il lui permit de demeurer en son particulier, avec un soldat qui le gardait. Lorsque nous fûmes arrivés à Rome on permit à Paul de demeurer dans un domicile particulier, avec un soldat qui le gardait.
Romains 1:16 car je n'ai point honte de l'évangile de Christ, puisque c'est la puissance de Dieu pour le salut de... Car je n'ai point honte de l'Évangile, c'est la puissance de Dieu pour le salut de...
Romains 3:24-25 que Dieu avait destiné pour être une victime propitiatoire par la foi en son sang, afin de faire paraître sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant le temps de la patience de Dieu ; C'est lui que Dieu a destiné à être, par son sang pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu'il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience.
Romains 8:1 Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l'esprit. Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.
Romains 9:5 qui descendent des pères, et de qui est sorti, selon la chair, Christ, qui est Dieu au-dessus de toutes choses, béni éternellement. Amen. et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen.
Romains 9:28 Car le Seigneur va achever et décider la chose avec justice ; le Seigneur va faire une grande diminution sur la terre. Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre Ce qu'il a résolu.
Romains 10:17 La foi vient donc de ce qu'on entend ; et ce qu'on entend, vient de la parole de Dieu. Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parle de Christ.
Romains 13:9 car ce qui est dit : Tu ne commettras point adultère, tu ne déroberas point, tu ne diras point de faux témoignage, tu ne convoiteras point ; et s'il y a quelque autre commandement, tout est compris sommairement dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. En effet, les commandements : Tu ne commettras point d'adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu'il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Romains 14:6 Celui qui observe les jours, les observe, ayant égard au Seigneur ; et celui qui ne les observe pas, ne les observe pas, ayant aussi égard au Seigneur. Celui qui mange... Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange...
Romains 14:9 car c'est pour cela que Christ est mort, et qu'il est ressuscité, et qu'il a repris la vie, afin... Car Christ est mort et il est revenu à la vie, afin...
Romains 14:10 ...puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Christ. ...puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.
Romains 15:29 Et je suis persuadé que lorsque je viendrai chez vous, j'y viendrai avec une grande abondance des bénédictions de l'évangile de Christ. Je sais qu'en allant vers vous, c'est avec une pleine bénédiction de Christ que j'irai.
1 Corinthiens 5:4 vous et mon esprit étant assemblés au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, avec la puissance de notre Seigneur Jésus-Christ ; Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus.
1 Corinthiens 5:7 ...car Christ, notre Pâque, a été immolé pour nous. ...car Christ, notre Pâque, a été immolé.
1 Corinthiens 7:5 ...d'un consentement mutuel, et pour un temps, afin de vaquer au jeûne et à l'oraison ; mais après cela retournez... ...d'un commun accord pour un temps, afin de vaquer la prière ; puis retournez...
1 Corinthiens 7:39 La femme est liée avec son mari par la loi tout le temps qu'il est en vie... Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant...
1 Corinthiens 9:1 ...N'ai-je pas vu Jésus-Christ, notre Seigneur ?... ...N'ai-je pas vu Jésus, notre Seigneur...
1 Corinthiens 10:28 Mais si quelqu'un vous dit : Cela a été sacrifié aux idoles, n'en mangez point, à cause de celui qui vous en a averti, et à cause de la conscience ; car la terre, et tout ce qu'elle contient, est au Seigneur. Mais si quelqu'un vous dit : Ceci a été offert en sacrifice ! n'en mangez pas, à cause de celui qui a donné l'avertissement, et à cause de la conscience.
1 Corinthiens 11:24 et ayant rendu grâce, il la rompit, et dit : Prenez, mangez : ceci est mon corps... et, après avoir rendu grâces, le rompit et dit : Ceci est mon corps...
1 Corinthiens 11:29 car celui qui en mange et qui en boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant point le corps du Seigneur. car celui qui mange et boit, sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même.
1 Corinthiens 15:47 Le premier homme, étant de la terre, est terrestre ; et le second homme, qui est le Seigneur, est du ciel. Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre ; le second homme est du ciel.
1 Corinthiens 16:22 Si quelqu'un n'aime point le Seigneur Jésus-Christ, qu'il... Si quelqu'un n'aime pas le Seigneur, qu'il...
1 Corinthiens 16:23 La grâce du Seigneur Jésus-Christ soit avec vous ! Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous !
2 Corinthiens 4:6 ...par la connaissance de la gloire de Dieu, en la présence de Jésus-Christ. ...la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ.
2 Corinthiens 4:10 nous portons toujours partout dans notre corps la mort du Seigneur Jésus, afin que la vie de Jésus soit... portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit...
2 Corinthiens 5:18 ...qui nous a réconciliés avec lui par Jésus-Christ... ...qui nous a réconciliés avec lui par Christ...
2 Corinthiens 11:31 Dieu qui est le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, et qui est béni éternellement... Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et qui est béni éternellement...
Galates 1:15 Mais quand il plut à Dieu, qui m'avait choisi dès ma naissance, et qu'il m'a appelé par sa grâce, Mais, lorsqu'il plut à celui qui m'avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par sa grâce,
Galates 3:1 Ô Galates insensés ! qui vous a enchantés pour ne plus obéir à la vérité, vous aux yeux de qui Jésus-Christ a été si vivement dépeint, comme s'il eût été crucifié parmi vous ? Ô Galates dépourvus de sens ! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint comme crucifié ?
Galates 3:17 Voici donc ce que je dis : Que l'alliance que Dieu a auparavant confirmée en Christ, n'a pu être annulée... Voici ce que je veux dire : un testament, que Dieu a confirmé antérieurement, ne peut être annulé...
Galates 4:7 ...et si tu es fils, tu es donc héritier de Dieu par Christ. ...et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.
Galates 6:15 Car en Jésus-Christ il ne sert rien d'être circoncis... Car ce n'est rien d'être circoncis...
Galates 6:17 ...car je porte sur mon corps les flétrissures du Seigneur Jésus. ...car je porte sur mon corps les marques de Jésus.
Éphésiens 3:9 ...du mystère qui a été caché de tout temps en Dieu, qui a créé toutes choses par Jésus-Christ. ...la mystère caché de toute éternité en Dieu qui a créé toutes choses.
Éphésiens 3:14 C'est pour ce sujet que je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. À cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père.
Éphésiens 5:9 car le fruit de l'Esprit consiste en toute sorte... Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte...
Éphésiens 5:30 parce que nous sommes les membres de son corps, étant de sa chair et de ses os. parce que nous sommes membres de son corps.
Éphésiens 6:10 Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur... Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur...
Philippiens 1:4 priant toujours pour vous tous avec joie dans toutes les prières que je fais, ne cessant dans toutes mes prières pour vous tous, 5. de manifester ma joie...
Philippiens 3:16 Cependant, au point où nous sommes parvenus, marchons suivant la même règle, et ayons les mêmes sentiments.

(Édition 1996)
Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d'un même pas.
Colossiens 1:2 ...La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu, notre Père, et de Jésus-Christ notre Seigneur ! ...Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père !
Colossiens 1:28 ...afin de rendre tout homme parfait en Jésus-Christ.

(Édition 1996)
...afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ.
Colossiens 2:2 ...pour connaître le mystère de notre Dieu et Père, et de Christ. ...pour connaître la mystère de Dieu, savoir Christ.
Colossiens 2:11 ...d'une circoncision faite sans main, et qui consiste à dépouiller le corps des péchés de la chair. ...d'une circoncision que la main n'a pas faite... qui consiste dans le dépouillement du corps de chair.
1 Thessaloniciens 1:1 ...La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu, notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ. Que la grâce et la paix vous soient données !
1 Thessaloniciens 2:19 N'est-ce pas vous qui le serez en présence de notre Seigneur Jésus-Christ, à son avènement ?. N'est-ce pas vous aussi, devant notre Seigneur Jésus, lors de son avènement ?
1 Thessaloniciens 3:11 Dieu lui-même, qui est notre Père, et Jésus-Christ, notre Seigneur, veuillent nous conduire avec sûreté auprès de vous. Que Dieu lui-même, notre Père, et notre Seigneur Jésus, aplanissent notre route pour que nous allions vers vous !
1 Thessaloniciens 3:13 ...devant Dieu, notre Père, lorsque notre Seigneur Jésus-Christ viendra avec tous ses saints. ...devant Dieu notre Père, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints !
2 Thessaloniciens 1:8 ...et qui n'obéissent pas à l'évangile de notre Seigneur Jésus-Christ ; ...et ceux qui n'obéissent pas à l'Évangile de notre Seigneur Jésus.
1 Timothée 1:17 Au Roi des siècles immortel, invisible, à Dieu, seul sage, soient honneur et gloire aux siècles des siècles ! Amen. Au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire, aux siècles des siècles ! Amen.
1 Timothée 2:7 C'est pour cela (je dis la vérité en Christ, je ne mens point) que j'ai été établi prédicateur, apôtre et docteur des gentils dans la foi et dans la vérité. et pour lequel j'ai été établi prédicateur et apôtre -je dis la vérité, je ne mens pas, - chargé d'instruire les païens dans la foi et la vérité.
1 Timothée 5:21 Je te conjure devant, Dieu, devant le Seigneur Jésus-Christ, et devant les anges élus... Je te conjure devant Dieu, devant Jésus-Christ, et devant les anges élus...
1 Timothée 6:5 ...et qui regardent la piété comme un moyen de gagner du bien. Sépare-toi de ces gens-là. ...et croyant que la piété est une source de gain.
2 Timothée 4:1 Je te conjure donc devant Dieu, et devant le Seigneur Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, lorsqu'il apparaîtra dans son règne ; Je t'en conjure devant Dieu et devant Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son avènement et de son royaume,
2 Timothée 4:22 Le Seigneur Jésus-Christ soit avec ton esprit... Que le Seigneur soit avec ton esprit...
Tite 1:4 à Tite, mon vrai fils dans la foi qui nous est commune. Grâce, miséricorde et paix de la part de Dieu, notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ, notre Sauveur ! à Tite, mon enfant légitime en notre commune foi : Que la grâce et la paix te soient données de la part de Dieu et de Jésus-Christ notre Sauveur !
Philémon 6 de sorte que la foi qui t'est commune avec nous est efficace, et se fait connaître par tout le bien qui se fait parmi vous pour Jésus-Christ. Je lui demande que ta participation à la foi soit efficace pour la cause de Christ, en faisant reconnaître en nous toute espèce de bien.
Philémon 25 ...sait avec votre esprit ! Amen ! ...sait avec votre esprit !
Hébreux 1:3 et qui étant la splendeur de sa gloire et l'image empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, après avoir fait par lui-même la purification de nos péchés, s'est assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux très-hauts. Le Fils est le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne, et il soutient toutes choses par sa parole puissante. Il a fait la purification des péchés et s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts.
Hébreux 2:7 ...tu l'as couronné de gloire et d'honneur, et tu l'as établi sur les ouvrages de tes mains ; ...Tu l'as couronné de gloire et d'honneur,
Hébreux 3:1 C'est pourquoi, mes frères, qui êtes saints et qui avez part à la vocation céleste, considérez bien Jésus-Christ, qui est l'apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons. C'est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l'apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus.
Hébreux 10:30 ...C'est à moi qu'appartient la vengeance ; je la rendrai, dit le Seigneur. Et ailleurs : Le Seigneur jugera son peuple. ...À moi la vengeance, à moi la rétribution ! et encore : Le Seigneur jugera son peuple.
Hébreux 10:34 ...sachant que vous en avez dans les cieux de plus excellents, et qui sont permanents. ...sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours.
Jacques 5:16 Confessez vos fautes les uns aux autres, et priez les... Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les...
1 Pierre 1:22 Ayant donc purifié vos âmes en obéissant à la vérité par l'Esprit, pour avoir un amour fraternel... Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel.
1 Pierre 2:2 ...désirez avec ardeur, comme des enfants nouvellement nés, le lait spirituel et pur, afin que vous croissiez par son moyen.

(La traduction précise de ce verset est : "Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait authentique de la Parole non-polluée, afin de vous fortifiez par lui.")
...désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut.
1 Pierre 3:15 mais sanctifiez dans vos coeurs le Seigneur, votre Dieu... Mais sanctifiez dans vos coeurs Christ le Seigneur...
1 Pierre 4:1 Puis donc que Christ a souffert pour nous dans la chair... Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair...
1 Pierre 4:14 ...l'Esprit de Dieu, repose sur vous, lequel est blasphémé par eux ; mais il est glorifié par vous. ...l'Esprit de Dieu, repose sur vous.
1 Pierre 5:11 À lui soient la gloire et la force aux siècles des... À lui soit la puissance aux siècles des...
2 Pierre 1:1 ...une foi du même prix que la nôtre, dans la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ.

(Édition 1996)
...une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus-Christ.
2 Pierre 1:21 ...mais les saints hommes de Dieu, étant poussés par le SAINT-ESPRIT, ont parlé. ...mais c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu.
2 Pierre 2:17 ...et l'obscurité des ténèbres leur est réservée pour l'éternité. ...l'obscurité des ténèbres leur est réservée.
2 Pierre 3:9 ...mais il use de patience envers nous, ne voulant... ...mais il use de patience envers vous, ne voulant...
1 Jean 1:7 ...nous avons une communion mutuelle, et le sang de son Fils Jésus-Christ nous purifie de tout péché. ...nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.
1 Jean 2:7 ...et ce commandement ancien, c'est la parole que vous avez entendue dès le commencement. ...ce commandement ancien, c'est la parole que vous avez entendue.
1 Jean 2:20 Mais vous avez reçu l'onction de la part du Saint, et vous connaissez toutes choses. Pour vous, vous avez reçu l'onction de la part de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance.
1 Jean 4:3 mais tout esprit qui ne confesse pas Jésus-Christ venu en chair n'est point de Dieu... et tout esprit qui ne se déclare pas publiquement pour Jésus n'est pas de Dieu
1 Jean 5:7 Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, la Parole, et le Saint-Esprit ; et ces trois-là sont un. Car il y en a trois qui rendent témoignage :

(Comme dans la Segond, ce verset est enlevé complètement dans toutes les versions modernes polluées.)
1 Jean 5:8 Il y en a aussi trois qui rendent témoignage sur la terre ; savoir : l'esprit, l'eau et le sang ; et ces trois-là se rapportent à un. l'Esprit, l'eau et le sang, et les trois sont d'accord.
1 Jean 5:13 Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, et que vous croyez au nom du Fils de Dieu. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu.
Jude 4 ...qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renoncent à Dieu, le seul Dominateur, et à Jésus-Christ, notre Seigneur.

(Nous donnons ici une lecture plus précise de ce verset qui vient de la Bible Martin : "...qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renoncent le seul dominateur Jésus-Christ, notre Dieu et Seigneur".)
...qui changent la grâce de notre Dieu en dérèglement, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ.
Jude 25 à Dieu, seul sage, notre Sauveur, soient gloire et magnificence, force et puissance, maintenant et... à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, Force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et...
Apocalypse 1:8 Je suis l'Alpha et l'Oméga le commencement et la fin, dit le Seigneur, QUI EST, et QUI ÉTAIT, et QUI SERA, le Tout-Puissant. Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant.
Apocalypse 1:9 Moi, Jean, qui suis votre frère, et qui ai part avec vous à l'affliction, et au règne, et à la patience de Jésus-Christ, j'étais dans l'île appelée Patmos, pour la parole de Dieu et pour le témoignage de Jésus-Christ ; Moi Jean, votre frère, qui ai part avec vous à la tribulation, au royaume et à la persévérance en Jésus, j'étais dans l'île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus.
Apocalypse 1:11 qui disait : Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier. Écris dans un livre ce que tu vois, et... qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et...
Apocalypse 2:13 Je connais tes oeuvres, et le lieu où tu habites, savoir... Je sais où tu demeures, je...
Apocalypse 5:14 ...Et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent et adorèrent celui qui vit aux siècles des siècles ! ...Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent.
Apocalypse 6:1 ...d'une voix de tonnerre : Viens, et vois. ...d'une voix de tonnerre : Viens.
Apocalypse 8:13 Alors je regardai ; et j'entendis un ange qui volait par... Je regardai, et j'entendis un aigle qui volait au...
Apocalypse 11:17 disant : Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu tout-puissant, QUI ES, QUI ÉTAIS, et QUI SERAS ! de ce que tu as fait éclater ta grande puissance... en disant : Nous te rendons grâce, Seigneur, Dieu tout-puissant, qui es, et qui étais ; car tu as saisi ta grande puissance...
Apocalypse 12:12 ...Malheur à vous habitants de la terre et de la mer... ...Malheur à la terre et à la mer !...
Apocalypse 12:17 ...et qui retiennent le témoignage de Jésus-Christ. ...et qui retiennent le témoignage de Jésus.
Apocalypse 13:1 (12:18) Et je me tins sur le sable de la mer. Et il se tint sur le sable de la mer.
Apocalypse 14:5 il ne s'est point trouvé de fraude dans leur bouche, car ils sont sans tache devant le trône de Dieu. et dans leur bouche il ne s'est point trouvé de mensonge, car ils sont irréprochables.
Apocalypse 15:3 ...Tes voies sont justes et véritables, ô Roi des saints ! ...Tes voies sont justes et véritables, roi des nations !
Apocalypse 16:17 ...et il sortit du temple du ciel une grande voix... Et il sortit du temple du trône, une voix forte...
Apocalypse 20:9 ...le camp des saints et la cité chérie ; mais Dieu fit descendre du ciel du feu qui les dévora. ...le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel, et les dévora.
Apocalypse 20:12 ...grands et petits, qui se tenaient debout devant Dieu... ...les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône...
Apocalypse 21:24 Et les nations qui auront été sauvées marcheront à sa... Les nations marcheront à sa...
Apocalypse 22:14 Heureux ceux qui font ses commandements, afin d'avoir... Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d'avoir...
Apocalypse 22:19 et si quelqu'un ôte quelque chose des paroles du livre ce cette prophétie, Dieu ôtera sa part du livre de vie... et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie...
Apocalypse 22:21 La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous ! Amen ! Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous !

J'ai démontré que la marge de distinction entre le Texte Authentique inspiré et le Texte Néologique conjecturé, est aussi grande que "l'abîme qui sépare le ciel de l'enfer" (Luc 16:26). Il ne reste aucun doute, que les Versions Modernes, sont remplies d'omissions et de falsifications qui attaquent subtilement les doctrines essentielles de la Foi chrétienne. Comme nous savons, après vérifications minutieuses, ceci n'est pas exagéré. il est évident que ces versions "polluées" jettent le doute et l'incertitude sur plusieurs des doctrines de la Parole de Dieu. Mais nous avons cette assurance glorieuse, que le Seigneur, notre Dieu, nous a préservé Sa Parole inspirée et intacte dans Sa Bible Authentique. Ainsi, avec la Bible Martin et la Bible Ostervald, nous avons cette glorieuse révélation que : "Jésus Est Amour, Notre Libérateur, Et Dieu Unique Certifié."

"Au Roi des siècles immortel, invisible, à Dieu, seul sage, soient honneur et gloire aux siècles des siècles ! Amen. (1 Timothée 1:17).

Jean leDuc


Chapitre 12

Bibliographie

1 - Bible Ostervald, édition 1996.

2 - Bible Ostervald, édition 1885.

3 - Bible Martin, édition 1885.

4 - Bible Segond, Nouvelle Édition de Genève 1979.

5 - Bible TOB, 1975.

6 - Bible Jérusalem, 1972.

7 - Bible Darby, 1970.

8 - Dictionnaire Grec-Français de J. Planche, 1860.

9 - Bible Version Manual, par : Donald T. Clarke.

10 - La Dieu Invincible, par : A.R. Kayayan.

11 - Which Bible, par : David Otis Fuller.

12 - Le Phare, Mars 1976.

13 - The Word of God in English, par : Bruce Pringle.

14 - Croire pour Comprendre, par : A.R. Kayayan.

15 - Histoire de la Bible française, par : Daniel Lortsch /J.M. Nicole

16 - Précis d'Histoire de l'Église, par : J.M. Nicole

17 - Greek New Testament, par : Eberhard Nestle, 1904.

18 - The Greek New Testament, par : Kurt Aland, 1968.

19 - Greek New Testament, par : The Trinitarian Bible Society, 1976.

20 - The Thinking, Theories, and Theology of Drs. Westcott and Hort, par : Cecil J. Carter.

21 - The Identity of the New Testament Text, par : Wilbur N. Pikering.

22 - The Book and the Parchments, par : F.F. Bruce.

23 - True or False, par : David Otis Fuller.

24 - The King James Debate, par : D.A. Carson.

25 - Bibliothèque Choisie des Pères de l'Église, par : M.S. Guillon, 1828.

26 - The Interlinear Greek-English New Testament, par : Jay P. Green.

27 - La Phare, Décembre 1976.

28 - The Text and Canon of the New Testament, par : Alexander Sauter.

29 - Problem Texts, par : Peter Ruckmann

30 - Townley's Biblical Literature, par : James Townley, 1842.

31 - The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament, par : R.H. Charles.

32 - Les Documents du Nouveau Testament : Peut-on s'y fier ?, par : F.F. Bruce.

33 - Parole Vivante, par : Alfred Kuen.

34 - Problèmes des Versions françaises, par : André Lamorte.

35 - Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean, par : Frédéric Godet

36 - L'Inspiration et l'Autorité de la Bible, par : René Pache.

37 - Let's Weigh the Evidence : Which Bible is the real Word of God ?, par : Barry Burton.

38 - Un jeune homme peut-il se fier à sa Bible ? par : Arthur Gook.

39 - The Seed of the Woman, par : Arthur C. Custance.

40 - The King James Version Defended, par : Edward F. Hills.

41 - Les Deux Babylones, par : Alexandre Hislop.

42 - Le Christianisme Marginal, par : Jean Leduc.

43 - L'Église dans l'Histoire, par : A.R. Kayayan.

44 - Saint-Paul in Britain, par : R.W. Morgan.

45 - The Reformation, par : Will Durant.

46 - Les Jésuites, par : H. Boehmer.

47 - The Secret History of the Jésuits, par : Edmond Paris.

48 - La Doctrine Chrétienne, par : J.T. Mueller.

49 - The Attack, par : Jack T. Chick.

50 - Handbook ta the Textuel Criticism of the New Testament, par : Frederic G. Kenyon.

51 - La Bible en France, par : Emmanuel Pétavel.

52 - Luther jusqu'en l520, par : Henri Strohl.

53 - The Institutes of the Christian Religion, vol.1, par : Henry Beveridge.

54 - Doctrine Essentielles de la Bible, Tome 1, SEMBEQ.

55 - Trench on Bible Revision, par : Richard Chenevix Trench, 1858.

56 - The Battle for the Bible, par : Harold Lindsell.

57 - Révélation et Connaissance du Salut, par : A.R. Kayayan.

"Toi étudie pour te montrer approuvé de Dieu, un ouvrier qui n'a pas à avoir honte, exposant adroitement la Parole de la vérité" (2 Timothée 2:15)


Chapitre 13

Rapport de Wilson Ewin sur le Nouveau Testament
"Bonne Nouvelle Aujourd'hui de la Bible en Français Courant."


LA NOUVELLE TRADUCTION DU NOUVEAU TESTAMENT PUBLIÉE PAR
LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DE LA BIBLE ET LES SOCIÉTÉS BIBLIQUES.

Ce rapport fait suite à une expérience vécue à St-Camille, Québec, le soir du 19 décembre, 1974.

Une famille catholique avait déjà acheté et lisait un Nouveau Testament publié par la Société Canadienne de la Bible. En essayant de leur montrer le salut par la foi au sang de Christ, une grande difficulté s'est présentée. Le mot "SANG" était disparu dans beaucoup de passages. Le mot SAINT par rapport au croyant, ne se trouvait plus et les mots sanctifier et sanctification étaient souvent supprimés. D'ailleurs la traduction faussait le vrai texte et appuyait plutôt les traditions de l'Église de Rome. Il a été impossible de continuer l'étude biblique avec ce volume, vu la confusion et la mauvaise doctrine qui en résultaient.

L'histoire de la nouvelle traduction a commencé au mois de mars 1970. Le directeur de la section française de la Société Canadienne de la Bible annonça l'établissement d'une association avec la Société Catholique de la Bible. Les deux ont discuté "des projets de traduction, d'impression et de distribution ou il y aurait une possibilité de coopération avec notre Société et les Sociétés Bibliques." Le R.P.L. Poirier,0.M.F., directeur administratif de la Société Catholique était devenu membre de la Société Canadienne de la Bible pour la région de Montréal. La première tâche s'est réalisée et "BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI", une nouvelle version du Nouveau Testament s'est offerte au public.

"BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI" est presque identique à la version anglaise du Nouveau Testament "GOOD NEWS FOR MODERN MAN". Ce dernier compte près de 50 millions d'exemplaires en circulation. Publié par la Sociétés Bibliques, le volume se vante d'être, "véritablement oecuménique acclamé par toutes les églises".

Le cardinal Richard Cushing, archevêque de Boston, États-Unis, a donné son approbation au dit livre. Ses consultants vont assuré qu'aucun changement n'était nécessaire pour l'emploi des catholiques dans le monde entier.

Les Sociétés Bibliques ont annoncé la présentation de leur Nouveau Testament dans ces termes : "Un nombre toujours plus grand de chrétiens constate que l'un des principaux obstacles à la compréhension de la Bible est le style des traductions actuelles, qui ne correspond plus à la langue parlée aujourd'hui. Des enseignants, des catéchètes, des parents et des jeunes désirent lire le texte biblique avec le minimum de difficulté. À ce désir s'ajoute, d'une part, le souci d'atteindre un public non habitué à la lecture de la Bible dans tous les pays francophones du monde et d'autre part, la volonté de tenir compte des nouvelles techniques de communication : radio, télévisions mini-cassettes, etc., qui prendront, au cours des prochains années, une importance de plus en plus grande, et exigent que le message de l'Évangile soit aussi facile à écouter qu'à lire. La traduction en français courant a été faite à partir du texte original (grec) du Nouveau Testament.

BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI ET LE SANG.

Le sang de l'Agneau est la seule espérance pour le pardon du pécheur. Il était donc normal que Satan dirige et concentre tous ses efforts pour que le mot sang soit supprimé dans cette nouvelle édition du Nouveau Testament qu'il veut répandre. Comme il a réussi dans cette traduction des Sociétés Bibliques.

Dans le texte grec du Nouveau Testament, le mot sang (aima) paraît 93 fois mais pourtant BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI a fait exclure le mot sang dans 33 endroits. Les textes ainsi déformée sont :

Matthieu 16:17 ; 23:30,35 ; 27:4,24,25 ; Luc 11:50-51 ; 13:1 ; Jean 1:13 ; Actes 5:28 ; 17:26 ; 18:6 ; 20:26,28 ; 22:20 ; Romains 3:15,25 ; 5:9 ; Galates 1:16 ; Éphésiens 1:7 ; 2:13 ; 6:12 ; Colossiens 1:20 ; Hébreux 10:19 ; 12:4 ; 13:20 ; 1 Pierre 1:19 ; Apocalypse 1:5 ; 5:9 ; 6:10 ; 19:2.

À certaine autres endroits le mot sang est employé mais tout le verset est mis en doute comme s'il n'existait pas dans le grec. Voici deux exemples où le verset est mis en doute : Luc 22:19-20 ; Luc 22:43-44.

BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI ET LES SAINTS.

Le mot SAINT, tel qu'appliqué aux croyants sur la terre, est exclu dans la traduction des Sociétés Bibliques. Ne cherchez pas la mot SAINT dans aucun des 62 endroits où le mot devrait paraître.

En 1969, l'Église Romaine a enlevé 42 de ses saintes canonisés. Chose étonnante d'après la nouvelle traduction, il semble que les croyants doivent attendre maintenant la procédure des 159 articles de la cause de Béatification et de Canonisation du système romain pour s'appeler des SAINTS.

D'un seul coup, les Sociétés Bibliques ont enlevé les effets de la rédemption par la foi au sang de Christ. Le mot saint (agios) se trouve sous toutes sortes de caricatures telles que "ceux qui t'appartiennent, croyants, appelés à vivre pour lui, frères, membres du peuple de Dieu, peuple de Dieu, vos frères chrétiens". Les mots sanctifier et sanctification, associés au mot "SAINTS" n'ont pas échappé non plus. On ne les trouve pas dans le vocabulaire de BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI.

Donc, la sainteté de Dieu, tel qu'imputé au croyant, par la foi dans le sang de l'Agneau, est, en réalité, mise de côté. Le vrai plan de Dieu pour le salut du pécheur est changé dans BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI. Il est impossible d'être sanctifié et de devenir saint étant sur la terre, selon BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI.

Plus qu'on étudie de Nouveau Testament des Sociétés Bibliques, plus on est convaincu que les ennemis de l'Évangile ont lancé une attaque majeure contre la Parole de Dieu. C'est la guerre de Genèse 3 renouvelée à la fin des temps. C'est la voix de Satan qui dit de nouveau., "DIEU A-T-Il RÉELLEMENT DIT ? " C'est la présentation d'une Bible pour le système religieux de l'Antichrist. Il lui faut un chef universel, alors le livre déclare "Ce que tu interdiras sur terre sera interdit dans les cieux ; ce que tu permettras sur terre sera permis dans les cieux" (Matthieu 16:19 B.N.A.). Puisqu'il y aura une "unité dans la diversité", il ne faut plus convertir quelqu'un. Donc, le mot convertir est changé pour des termes plus doux. (Voir Actes 2:38 ; 3:19 ; 5:31 ; 11:18). Puisque la repentance fait appel à la condition spirituelle du pêcheur, les rédacteurs l'ont fait disparaître. La certitude du salut par la foi au Christ est toujours une épée dans le coeur de Satan. Donc BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI A ENLEVÉE, CETTE VÉRITÉ : "Cependant, quelques-uns l'ont reçue et ont cru en elle ; elle leur a donné alors la possibilité de devenir enfants de Dieu " (Jean 1:12).

Les rédacteurs de la nouvelle traduction ont bien révélé leur prétexte pour la publication d'un tel ouvrage. Ils prétendent que "la compréhension de la Bible... ne correspond plus à la langue parlée aujourd'hui". En réalité "la langue parlée aujourd'hui" correspond très bien avec "la compréhension de la Bible." L'obstacle est plutôt le clair MESSAGE DE LA BIBLE. Les Sociétés Bibliques rejettent maintenant le plan biblique du salut et en ont fait un autre. N'EST-CE PAS CETTE ATTITUDE ENVERS LA BIBLE QUE L'APÔTRE VOYAIT VENIR QUAND L'ESPRIT DE DIEU LE POUSSAIT À ÉCRIRE (Car... 2 Timothée 4:3-4).

Le Nouveau Testament intitulé "BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI" est un acte de rébellion contre la vérité de la Parole de Dieu. Au lieu d'une traduction "d'après le texte grec", comme prétendent ses rédacteurs, le livre ignore le texte grec d'une manière flagrante et audacieuse. La prétention que "La traduction en français courant a été faite à partir du texte original (grec) du Nouveau Testament "est un mensonge monstrueux". BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI est plutôt une fabrication d'hommes qui ont abandonné l'amour de la vérité. Ils ont "changé la vérité de Dieu en mensonge" et ce fait indique le vrai rédacteur qui dirige leurs coeurs : Voir Jean 8:44.

L'apôtre Pierre écrivait que de faux docteurs étaient destinée à venir et que, "la voie de la vérité sera calomniée à cause deux", (2 Pierre 2:1-2). BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI accomplit cette prophétie. La confusion causée par ce livre décourage plusieurs à chercher la vérité dans la Parole de Dieu. La traduction favorise toujours la position de L'Église Romaine. Vu le fait que les Sociétés Bibliques qui sont des organisations non-catholiques ont publié BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI, la tâche du mouvement oecuménique est maintenant rendue plus facile. Les doctrines de Rome sont maintenant "bibliques" et l'union avec elle peut avoir lieu. Bientôt, la formation de l'église mondiale aura lieu.

QUE DIEU APPELLE SES ENFANTS DANS LE MONDE ENTIER "À COMBATTRE POUR LA FOI QUI A ÉTÉ TRANSMISE AUX SAINTS UNE FOIS POUR TOUTES" (Jude 3). PRENONS TOUTES LES ARMES DE DIEU, AFIN DE POUVOIR RÉSISTER DANS LE MAUVAIS JOUR ET TENIR FERMES APRÈS AVOIR TOUT SURMONTÉ" (Éphésiens 6:13).

P.S. La suivante est une liste des Sociétés Bibliques, autrefois évangéliqueliques, qui maintenant coopèrent ensemble avec l'Église Romaine.

BONNES NOUVELLES AUJOURD'HUI, une moquerie de la Parole de Dieu, est distribuée dans le monde entier comme preuve de leur unité, "véritablement oecuménique."

Société Biblique Suisse, 29, Avenue de la Gare, 2000, NEUCHATEL, Suisse.
La Société Canadienne de la Bible, 1835, rue Yonge, TORONTO, 295, Ontario, Canada.
Société Biblique en Afrique du Nord, 43, rue Ben Mehidi, LARBL ALGER, Algérie.
Société Biblique Cameroun Gabon, B.P. 1133, YAOUNDÉ, Rép. du Cameroun.
Société Biblique du Congo, B.P. 8911, KINSHASA, Rép. dém. du Congo.
Société Biblique en Afrique Occidentale, B.P. 1529, ABIDJAN, Rép. de la Côte d'Ivoire.
La Société Biblique Malgache, B.P. 922, TANANARIVE, Rép. Malgache.
La Maison Haïtienne de la Bible, B.P. 253, PORT-AU-PRINCE, Haïti.
Société Biblique au Liban, B.P. 747, BEYROUTH, Liban.
Le Foyer de la Bible, B.P. 1127, BANGUI, Rép. Centrafricaine.
La Société Biblique, 42 Bis, Vandermeersch Street, ROSE-HILL, Île Maurice.


Chapitre 14

PRÉFACE de la lettre intitulée "LA CONFESSION DE FOI de
L'Association des Églises Baptistes Évangéliques au Québec"

Examinée sous la loupe des Saintes Écritures.

Chers frères en Jésus-Christ, peuple élu de Dieu, brebis du bon Berger, que la grâce, la miséricorde et la paix vous soient multipliées !

En lisant cette lettre, gardez cette préface à l'esprit ; car la lettre était premièrement adressée aux pasteurs, aux théologiens, aux enseignants, aux anciens et à tout responsable ou dirigeant de l'Église de Dieu ; mais, comme je l'ai écrit, elle est aussi d'intérêt à tous ceux qui ont été élus par la grâce de Dieu en Jésus-Christ.

C'est pourquoi, la première classe de gens concernés ayant apparemment fait la sourde oreille et l'ayant rejeté, je partage maintenant, selon la volonté de Dieu, le contenu de cette lettre à tout le peuple de Dieu, afin qu'il soit directement averti de ces choses d'une extrême importance, et qu'il en juge lui-même selon le discernement que le Seigneur lui donnera.

En plus de SEMBEQ (Séminaire Baptiste Évangélique du Québec), au-dessus d'une soixantaine de pasteurs et de responsables d'Églises baptistes d'un peu partout à travers le Québec et ses environs (faisant partie de l'Association ou étant mentionnées sur le site web de l'Association) reçurent, par courrier électronique, cette lettre qui leur était particulièrement adressée. Elle leur fut envoyée le 18 janvier, 2002.

J'avais relevé les adresses électroniques de ceux-ci dans la liste d'Églises mentionnées sur le site web officiel de l'Association, pour soumettre à leur attention, de manière honorable et avec grand soin, ce point central de notre foi qui est, de nos jours, si négligé et même ouvertement attaqué ; il était véritablement nécessaire et important de le faire, car leur propre Confession de foi, en accord avec leurs enseignements et leurs pratiques, s'acharne à détruire ce point de notre foi.

Cependant, seulement 4 personnes prirent la peine de me réécrire ; et celles-ci évitèrent complètement de répondre au problème posé dans ma lettre. De plus, bien que je ne connaisse pas tous les effets qu'aient pu avoir cette lettre dans les coeurs de tous ceux qui l'ont lu, il semble bien qu'elle ne fut généralement pas appréciée, et qu'aucun changement ne fut apporté à leur Confession de foi, et qu'aucune correction de leur enseignement ou encore de leur pratique ne fut signalée.

Donc, quelques mois plus tard, ayant patiemment laissé passé un certain temps, j'ai pris la décision, le 23 avril, 2002, après avoir consulté le Seigneur, de remettre cette lettre à mon bien-aimé frère en Christ Jean Leduc, fidèle et vaillant défenseur de la Bible Authentique de Jésus-Christ, afin qu'il la publie sur le web et qu'il l'ajoute à son excellent livre : La Bible Authentique : Quelle Version ? Et ce, non dans le but d'accuser amèrement quiconque, mais bien plutôt dans le but de faire éclater la vérité et la gloire de la Parole de Dieu parmi le peuple de Dieu.

J'espère que cette lettre sera profitable à tout le peuple de Dieu, et qu'elle lui servira de mise en garde ; car, comme le dit Jean dans son introduction du livre : "Depuis déjà trop longtemps, les chrétiens de langue française sont maintenu volontairement par des théologiens et des pasteurs libéraux, dans l'ignorance en ce qui concerne la corruption des textes des Bibles modernes."

Bien qu'elle concerne directement les gens se réclamant de l'Association d'Églises baptistes au Québec, parce qu'elle fut adressée à leurs dirigeants, son contenu concerne presque toutes les autres dénominations et Églises de langue française, et tous les Chrétiens à divers niveaux. Si vous vous considérez un Chrétien authentique, je vous prie d'y porter attention ! Que Dieu vous bénisse et vous garde, et que la grâce soit avec vous !

Alexandre Grondin


LA CONFESSION DE FOI de l'Association
des Églises Baptistes Évangéliques au Québec

Examinée sous la loupe des Saintes Écritures par Alexandre Grondin, Chrétien.

COMPRENEZ-VOUS CE QUE VOUS LISEZ ?

"Ceux-ci eurent des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique, et ils reçurent la Parole avec beaucoup de promptitude, examinant tous les jours les Écritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact." -Actes 17:11-

Les versets cités dans cette lettre sont tirés de la Sainte Bible, version d'Ostervald révisée, édition de 1996.

INTRODUCTION

"À Dieu, seul sage, notre Sauveur, soient gloire et magnificence, force et puissance, et maintenant et dans tous les siècles ! Amen." -Jude 25-

Cette lettre s'adresse premièrement aux pasteurs, aux théologiens, aux enseignants, aux anciens et à tout responsable ou dirigeant de l'Église de Dieu, mais elle est d'intérêt à tous ceux qui ont été élus par la grâce de Dieu en Jésus-Christ ; elle a pour but de faire une révision critique du premier point de la Confession de foi de l'Association des Églises Baptistes Évangéliques au Québec, telle que retrouvée sur le site web officiel de l'Association des Églises Baptistes Évangéliques au Québec (www.aebeq.qc.ca) ; elle se conforme également à l'un des buts visés par l'Association, qui est "de sauvegarder le caractère biblique de nos Églises." (www.aebeq.qc.ca)

Elle examinera ce premier point de la Confession de foi à la lumière de la Parole infaillible de Dieu, qui est la pierre de touche qui éprouve toutes choses, révélant celles qui doivent subsister et être louées, et celles qui doivent être censurées et déracinées. Elle examinera donc les Écritures pour voir si ce que la Confession de foi dit est exact.

Bien que je ne sois rien, moi, celui qui vous a écrit cette lettre, je vous prie de lire avec patience, attention et considération ces choses, jusqu'à la fin ; j'estime que ce n'est pas en vain que je vous ai écrit, car le sujet ici traité est d'une importance capitale pour le peuple de Dieu, et plus particulièrement pour ses dirigeants et pour ses principaux hommes d'influence. Je vous averti que cette lettre ne tourne pas autour du pot, mais qu'elle tranche aussi sûrement que l'Épée de l'Esprit qu'elle contient tranche. Si vous lisez ceci, lisez-le au complet, jusqu'à la fin.

Nous ne devons pas craindre de remettre toutes choses en question devant la Parole de Dieu, pour examiner si nous sommes dans la vérité et dans la foi qui a été donnée une fois aux saints ; car ce qui est fermement établi de la Parole le sera plus encore, par l'illumination donnée du Saint-Esprit ; et ce qui ne l'était pas, n'était, après tout, qu'une nuisance à l'édification du Corps de Christ.

N'oublions pas, chers frères de la famille de la foi, que c'est la Confession de foi qui est soumise à la Parole de Dieu, et non la Parole de Dieu qui est soumise à la Confession de foi. La foi vient de la Parole de Dieu, et elle doit être constamment réformée par elle. Autrement dit, ce n'est pas nous qui devons mettre les mots dans la bouche de Dieu, et être d'habiles et rusés manipulateurs de la Parole inspirée de Dieu. Gardons la Parole de Jésus.

Je soumets donc cette oeuvre réformatrice à l'impartiale appréciation de mes frères en Jésus-Christ, vous exhortant fortement à examiner vous-mêmes les Écritures pour vérifier l'exactitude de toutes choses, et vous exhortant fortement à ne pas laisser le levain du Malin subsister et croître au milieu de vous, comme il convient à des enfants de Dieu qui font profession de marcher dans la vérité et d'aimer la vérité. Puissiez-vous accepter, dans l'humilité, l'intégrité et l'honnêteté, par le Saint-Esprit, cette oeuvre d'un des plus petits membres du Corps de Christ, faite pour l'utilité commune, et puisse tout le Corps ainsi croître dans la maturité spirituelle et en être édifié, pour le plus grand rayonnement de Jésus par son Église, qui est la base et la colonne de la vérité en ce monde ! Que le Seigneur soit trouvé juste, et tout homme menteur ! Méditez bien toutes ces choses, priez, et que le Seigneur vous donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance. Le Seigneur vient bientôt !

LE CRÉDO : Confession de foi

a) Bible : Nous croyons que la Bible est la parole de Dieu complète ; que les soixante-six (66) livres, tels qu'ils ont été écrits à l'origine, comprenant l'Ancien et le Nouveau Testament, furent inspirés verbalement par l'Esprit de Dieu et furent entièrement libres d'erreur, que la Bible est l'autorité finale en toute matière de foi et de pratique, et la vraie base d'unité chrétienne.

Commentaires : Ce premier article de foi est véritablement un chef-d'oeuvre, c'est-à-dire, un chef-d'oeuvre de subtilité, de ruse et de manipulation, voir de blasphème. C'est la seule louange que je puis lui donner. Pourquoi ? Parce que cet article de foi, subtilement, par un soigneux artifice bien réfléchi (destiné à tromper les masses mais à être reconnu par les initiés), ne confesse point l'inspiration divine et l'infaillibilité des Saintes Écritures retrouvées dans le Canon protestant de la Sainte Bible ; mais, au contraire, il renie carrément l'Écriture, son inspiration, son infaillibilité et même son autorité. Que celui qui a des yeux pour voir, voit.

Le commencement et la fin de cet article de foi sont corrects, toutefois ils sont sans force car le ou les auteurs de cet article de foi sont de fins renards qui ont glissé, entre le "Nous croyons que la Bible est la Parole de Dieu complète ;" et le "que la Bible est l'autorité finale en toute matière de foi et de pratique, et la vraie base d'unité chrétienne." que la Bible ÉTAIT inspirée et ÉTAIT libre d'erreur, impliquant sournoisement qu'elle ÉTAIT verbalement inspirée et libre d'erreur, mais qu'elle ne l'est pas présentement. Discernez bien : "que les soixante-six (66) livres, tels qu'ils ont été écrits à l'origine, comprenant l'Ancien et le Nouveau Testament, furent inspirés verbalement par l'Esprit de Dieu et furent entièrement libres d'erreur,"

Discernez bien qu'il n'y a, dans cet article de foi, aucune confession de l'inspiration verbale et de l'infaillibilité actuelles et éternelles de la Parole écrite de Dieu ; mais, au contraire, il y a un reniement implicite et total de son inspiration verbale et de son infaillibilité actuelles et éternelles. C'est en vérité, non une Confession de foi, mais une Confession d'incrédulité et d'apostasie.

Elle confesse que la Bible est la Parole de Dieu complète, et qu'elle est l'autorité finale en toute matière de foi et de pratique, et la vraie base d'unité chrétienne, mais seulement dans ses autographes (les premiers exemplaires, les livres écrits de la main même des divers auteurs bibliques), car elle dit : tels qu'ils ont été écrits à l'origine. Elle confesse que la Bible est en vérité un livre perdu, et que nous n'en avons présentement qu'une approximation qui n'est pas intégralement inspirée et entièrement libre d'erreur. Elle confesse qu'elle était verbalement inspirée et entièrement libre d'erreur dans ses autographes, mais plus maintenant.

Et nous voyons que la fausseté et la subversion de ce premier article de foi se reflètent bel et bien dans la réalité des enseignements et des pratiques en accord avec lui ; car il est écrit, dans un vieux manuel de SEMBEQ (Séminaire Baptiste Évangélique du Québec) :

"L'inspiration ne s'étend qu'aux documents originaux et non pas aux traductions ou aux copies. Ces manuscrits n'existent plus mais des savants ont beaucoup étudié pour déterminer l'exactitude du texte qui existe. Quoique des variations mineures surgissent, elles affectent rarement un enseignement de l'Écriture." (Doctrines Essentielles de la Bible, Tome 1, Cours de SEMBEQ).

Est-ce le prétendu "enseignement" qui est important ; ou sont-ce les paroles de Dieu qui sont importantes ?

Frères, que dirons-nous ? Nous dirons ce que la Parole écrite de Dieu nous dit : "Toute l'Écriture est divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice ;" (2 Timothée 3:16) L'Écriture EST divinement inspirée ! Sinon, elle serait entièrement INUTILE pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, ou pour former à la justice ! Et quoi encore, le Seigneur Jésus-Christ n'a-t-il pas dit : "Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point." (Luc 21:33) ?

N'a-t-il pas encore dit : "Car je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient passé, il ne passera pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre que tout ne soit accompli." (Matthieu 5:18) et "Mais il est plus aisé que le ciel et la terre passent, qu'il n'est possible qu'un seul trait de lettre de la loi soit aboli." (Luc 16:17b) ? (Exemple : réfléchissons ; si une seule parole de la Loi de Moïse, ce divin document légal, aurait été perdue ou altérée, un des plus petits commandements de la Loi aurait pu, en conséquence, être complètement perdu ou altéré, et donc, toute la Loi aurait été trouvée fautive, étant aussi faible que son plus faible maillon. Car, en effet, il est écrit : "Vous n'ajouterez rien à la parole que je vous prescris, et vous n'en diminuerez rien ; afin d'observer les commandements de l'Éternel, votre Dieu, que je vous prescris." (Deutéronome 4:2))

Ne fonde-t-il pas sa défense contre les Juifs, dans Jean 10:33-36, sur un seul mot de nature controversée des Écritures de l'Ancien Testament, disant : "N'est-il pas écrit dans votre loi : J'ai dit : Vous êtes des dieux. Que si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu était adressée (et l'Écriture ne peut être rejetée), Dites-vous que je blasphème, moi que le Père a sanctifié et qu'il a envoyé dans le monde, parce que j'ai dit : Je suis le Fils de Dieu ?" (Jean 10:34b-36) ?

N'est-il pas écrit, dans le livre d'Ésaïe le prophète, ceci : "Et pour moi, voici mon alliance avec eux, a dit l'Éternel : Mon Esprit qui est sur toi, et mes paroles que j'ai mises dans ta bouche, ne se retireront pas de ta bouche ni de la bouche de ta postérité, ni de la bouche de la postérité de ta postérité, a dit l'Éternel, dès maintenant et à jamais !" (Ésaïe 59:21) ?

Et l'Écriture, à la toute fin, ne nous adresse-t-elle pas ce solennel avertissement (que celui qui le lit, y fasse TRÈS sérieusement attention) : "Je proteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre que si quelqu'un y ajoute, Dieu fera tomber sur lui les plaies écrites dans ce livre ; Et si quelqu'un retranche des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part du livre de vie, et de la sainte cité, et des choses qui sont écrites dans ce livre." (Apocalypse 22:18-19) ? Amen  !

Mais les auteurs de cet article de foi renie même l'autorité de l'Écriture, quoiqu'ils lui fassent du "lip-service" (du blabla pieux) pour camoufler leur incrédulité ; car selon leur ligne de raisonnement, l'apôtre Paul aurait dû écrire à son bien-aimé Timothée : toute l'Écriture ÉTAIT autrefois, telle qu'elle fut écrite à l'origine, divinement inspirée ! Ce verset (2 Timothée 3:16) est en vérité la pierre d'achoppement de ces gens-là.

Faisons-leur donc remarquer que lorsque Paul a écrit ce passage à Timothée, les Juifs n'étaient plus en possession des autographes des livres de l'Ancien Testament, et des centaines et des centaines d'années s'étaient déjà écoulées depuis l'écriture des premiers livres de la Bible. Assurément, selon les raisonnements tordus et sans foi de ces gens-là, que les Juifs n'étaient plus alors en possession de la Parole de Dieu intégralement inspirée et entièrement libre d'erreur. Pourtant, Paul l'endossa et la confessa avec 2 Timothée 3:16, et notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ Lui-même, lors de son ministère terrestre, endossa et confessa SA PROPRE PAROLE écrite sans réserve, sans critique textuelle naturaliste, sans amendements et sans ressentir le devoir de restituer "UNE BIBLE ORIGINALE PERDUE" par la faute de la transmission humaine  !

Nous voyons donc que cet article de foi conteste le témoignage autoritaire que la Bible porte sur elle-même, et désavoue "par les bandes" l'autorité finale de la Bible, laissant ainsi le champ libre à certains hommes qui veulent s'élever en autorités finales sur la Parole de Dieu, voulant en être les juges.

Selon le Droit Canon de l'Église catholique romaine, c'est le Pape qui a autorité sur la Parole écrite de Dieu et qui a droit de rectification sur elle, et non le contraire ; nos pseudo-docteurs seraient-ils donc ces nouveaux papes baptistes ou protestants qui se réservent le droit de rectifier la Parole au gré de leurs conjectures et dont l'autorité et le témoignage pèsent plus que l'autorité et le témoignage de la Parole ? Avons-nous là affaire à "l'Église Catholique Baptiste" avec ses mini-papes ? Rappelez-vous que les apôtres nous ont mis en garde, dès le commencement de l'Église, dans les Écritures, que de faux-docteurs s'élèveraient parmi nous ; et nous savons que ce n'est pas en vain qu'ils nous ont mis en garde, car c'est une épreuve normale de la vie chrétienne. Même que Paul, après avoir exhorté Timothée à prêcher la Parole en temps et hors de temps, à reprendre, à censurer, à exhorter en toute patience et à instruire (2 Timothée 4:2), dit :

"Car il viendra un temps où les hommes ne souffriront point la saine doctrine, mais où, désireux d'entendre des choses agréables, ils s'amasseront des docteurs selon leurs convoitises, Et fermeront l'oreille à la vérité, et se tourneront vers des fables." (2 Timothée 4:3-4)

Ainsi, certains de ces faux-docteurs, enflés d'une fausse science, après avoir corrompu les Écritures, iront même jusqu'à enseigner que Marc 16:9-20 (Fin glorieuse de l'Évangile de Marc) et que Jean 7:53 ; 8:11 (Gracieux récit de la femme adultère) ne sont pas des passages authentiques de la Parole de Dieu, car ils ne se retrouvent pas dans leurs deux plus anciens manuscrits de la Septante grecque mythique, qui sont, selon eux, les meilleurs, malgré que l'un a été retrouvé alors qu'il traînait dans la bibliothèque du Vatican (Codex Vaticanus), et que l'autre (découvert au 19ième siècle) a été retrouvé dans une poubelle d'un monastère d'Égypte (Codex Sinaiticus) ; malgré qu'ils se contredisent énormément entre eux, qu'ils contiennent certains livres apocryphes du Canon biblique de l'Église catholique romaine ainsi que d'autres livres apocryphes tels que le Berger d'Hermas et l'Épître de Barnabé, et qu'ils contiennent plusieurs séries successives d'altérations, de retranchements et de corruptions évidentes et volontaires faites par la main d'ennemis de la Parole ! De plus, leurs manuscrits, leur fausse critique textuelle naturaliste du Texte biblique et leur pratique sont approuvés et encouragés par le Vatican, qui, comme l'histoire nous l'enseigne, a cherché à renverser la Réforme protestante depuis ses débuts, et, surtout, a cherché à faire disparaître le précieux Livre de la Réforme, acquis au prix des sacrifices et du sang de milliers de saints à travers l'histoire, pour lui substituer, à sa place, ses versions corrompues et subversives. Il devient dès lors étonnant que ces si grands docteurs, bourrés de séminaires, à l'intellect supérieur à la moyenne des Chrétiens, qui étalent leur si grand savoir intellectuel, les maîtres des simples, les conducteurs des aveugles, les docteurs des ignorants, soient dupés par cette déception et dupent les autres ! Heureusement que le Seigneur a rendue folle la sagesse de ce monde  !

Bref, la doctrine de l'inspiration divine et de l'infaillibilité des Saintes Écritures est absolument sans valeur si elle n'implique pas la préservation providentielle de ces Saintes Écritures. La Sainte Bible n'est pas qu'un exploit de conservation parmi les anciens documents littéraires, même si certains peuvent aller jusqu'à estimer qu'elle est à 98-99% conforme à la "première Bible". Elle est bien plus que ça. Elle est divinement préservée à 100% par la providence de Dieu, qui veille à ce que la Parole qui correspond à 2 Timothée 3:16 existe pour l'Église de tous les siècles. Heureusement que "Toute l'Écriture est inspirée de Dieu" sinon, comment pourrions-nous vivre "de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Matthieu 4:4) ?

Si le Seigneur sauvait ses élus sans les préserver jusqu'au bout par la foi, s'ils pouvaient perdre ce si grand salut, ce salut serait sans valeur, et ce ne serait plus une grâce. Ainsi en est-il de la doctrine de l'inspiration divine et de la préservation providentielle, et du don de la Sainte Bible, ce Livre divin. Dieu est Souverain, et après avoir donné l'Écriture, il veille sur elle et ne l'abandonne pas entièrement aux caprices de l'homme.

Comparez le premier point de cette Confession de foi à ce qui est écrit dans d'autres Confessions de foi plus anciennes, telle que la célèbre Confession de foi de Westminster, et remarquez l'infériorité et la subversion évidentes du premier article de foi :

"L'Ancien Testament en hébreu (qui était la langue maternelle de l'ancien peuple de Dieu) et le Nouveau Testament en grec (qui, au temps qu'il fut écrit, était la langue la plus vastement connue parmi les nations) étant directement inspirés de Dieu, et par son soin particulier et sa providence conservés purs au cours des siècles, sont par conséquent authentiques ; de sorte que l'Église se réfère à eux en dernier ressort dans toutes les controverses religieuses." (Article VIII, Confession de foi de Westminster, 1667)

Une autre Confession de foi historique, la Confession de foi baptiste de Londres (de 1689), confesse exactement la même chose sur ce point, en reprenant les mêmes mots, que cette Confession de foi de Westminster.

Si le premier article de foi de la Confession de foi de l'Association avait été correct et non-subversif, il aurait donc dû ressembler à ceci (avec le minimum de modifications) :

"Nous croyons que la Bible est la parole de Dieu complète ; que les soixante-six (66) livres, nous ayant providentiellement été préservés, comprenant l'Ancien et le Nouveau Testament, sont inspirés verbalement par l'Esprit de Dieu et sont entièrement libres d'erreur, que la Bible est l'autorité finale en toute matière de foi et de pratique, et la vraie base d'unité chrétienne."

Je vais aussi en profiter pour souligner à mes frères en Christ que, même de nos jours, plusieurs Baptistes dans le monde, ainsi que leurs Églises locales respectives, croient et adhèrent à l'inspiration, à l'infaillibilité, et à la préservation providentielle des Saintes Écritures, déclarant et confessant que la Sainte Bible EST inspirée et entièrement libre d'erreur, dans son Texte original comme dans ses traductions fidèles, et que le Seigneur l'a providentiellement et entièrement préservée pour son Église. Ces Baptistes vous annonceraient très certainement le même avertissement, en défense de la Parole de Dieu, que celui que je vous adresse ici.

Frères, pourrez-vous demeurer dans une molle indifférence, pourrez-vous donner votre adhésion passive à cet article de foi, ou à tout article de foi similaire, ou à toute pratique impie et à tout faux enseignement qui se conforment à un tel article de foi ? Il ne faut pas ; car la tiédeur, par rapport à la foi, est certes l'une des caractéristiques les plus dégoûtantes, propre à faire vomir (Apocalypse 3:15-16). Je dirai même que si nos armes étaient terrestres, et que notre combat était charnel, il conviendrait de mettre à feu et à sang le monde entier pour défendre la Parole inspirée de Dieu. Heureusement que nous nous rappelons que notre combat est spirituel, lorsque nous nous rappelons ces paroles de Jésus : "Je suis venu apporter, non la paix, mais l'épée." (Matthieu 10:34) Je vous exhorte donc d'examiner la vérité et de vous attachez fortement à elle, et, par conséquent, de réformer votre Confession de foi, ou sinon d'en retirer votre appui.

Vous qui vous appelez pasteurs, ou encore théologiens, ou enseignants, ne soyez pas des conducteurs aveugles du petit troupeau de brebis de Dieu ; car le Seigneur les aime, et Il vous en redemandera compte. Persévérez donc à veiller sur eux avec bienveillance et amour, cherchant à être dans la vérité pour eux, étant zélés pour leur donner de la bonne nourriture vivifiante, tout en les gardant du levain ; et le Seigneur vous louera, disant : "Bons et fidèles serviteurs".

J'ai, pour le moment, suffisamment écrit à ce sujet, mais je vous encourage tous à vous réveiller sur ce point et à rechercher ardemment la vérité, celle de Dieu et non celle qui est perpétuée par les hommes. Si cette lettre vous a seulement et uniquement portés, pour le moment, à réfléchir sur ces choses, elle aura accompli son but. Comme l'apôtre Paul pourrait dire, je ne me suis pas adressé à vous par les discours pathétiques de la sagesse humaine, et je ne suis pas venu vous séduire par une quelconque philosophie ou par de vaines tromperies, selon la tradition des hommes et les rudiments du monde ; mais je me suis adressé à vous selon Christ, par une démonstration véritable de son Esprit.

Je vous ai parlé, dans cette lettre, non d'interprétation de la Bible, mais d'inspiration de la Bible. Toute interprétation est futile et vaine sans l'inspiration divine de la Sainte Bible. De la Parole de Dieu dépendent toutes choses, principalement notre foi, qui vient de cette Parole ; l'authentique Parole inspirée et infaillible est la base même de notre très sainte, gracieuse et authentique foi. La valeur et l'intégralité de son inspiration est pour nous un point vital, fondamental, prioritaire, de la plus haute importance ; car cette Parole, qui rend témoignage de Jésus-Christ et de son admirable doctrine, est la Source de la vie ("Car ce n'est pas une parole vaine pour vous, mais c'est votre vie ;" (Deutéronome 32:47a).

Mes frères, aimons-nous dans la VÉRITÉ. Si, après avoir lu cette lettre, vous vous dites : ce sont là des paroles dures à entendre ; sachez que ce n'est pas moi qui vous réprouve, mais la Parole de Dieu, dont je ne suis ici que le porte-Parole. Je puis, dans une bonne conscience devant Dieu et avec coeur intègre et sincère, honnêtement vous dire que je vous aime dans la vérité de la Parole de Dieu et que je m'inquiète pour vous : ce pourquoi je vous ai écrit, ayant en l'abondance de mon coeur ces versets :

"Une réprimande ouverte vaut mieux qu'une amitié cachée. Les blessures faites par celui qui aime, sont fidèles ; mais les baisers de celui qui hait son trompeurs." (Proverbes 27:5-6)

J'ai cherché à combattre le bon combat de la foi à votre égard, "Pour détruire les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et pour amener toute pensée captive à l'obéissance de Christ." (2 Corinthiens 10:5)

Au cas où vous endurciriez vos coeurs à mes paroles, ne voulant me considérer que comme un adversaire, je vous réponds d'avance les célèbres paroles de l'apôtre Paul : "Suis-je donc devenu votre ennemi, en vous disant la vérité ?" (Galates 4:16) Certes non ! Car, en tant qu'enfants bien-aimés de Dieu ayant la pensée de Christ, la vérité ne peut que vous faire du bien. Le Malin, notre véritable Ennemi, étant dans une grande fureur en ces derniers jours, voulant déraciner notre foi et l'éteindre complètement ("Mais quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?" (Luc 18:8b)), et voulant compromettre notre témoignage, ne va-t-il pas s'attaquer à la BASE de notre foi ? Pensez-vous que cela soit possible que cela fasse partie de sa stratégie ? Croyez-vous que ce soit impossible ? Est-il impossible qu'un bûcheron, pour couper un arbre, puisse penser à le couper à sa base ? En effet, nous voyons que, dès le Jardin d'Éden, le Serpent subtil corrompt la Parole de Dieu.

Pour conclure, mes frères, inévitablement, il faut trancher cette affaire sans détour : choisissez donc, en ce jour, en qui vous placerez votre confiance : en vos supposés docteurs (Carson, Nicole, Aland, etc.), dans le Pape ou en notre Docteur divinement certifié de Dieu, Jésus-Christ (Ph. D. en Vérité divine.) Quant à moi, j'ai choisi, par la grâce et la révélation de Dieu qui agissent en moi, de placer ma confiance en Jésus-Christ ; et je proteste à tout docteur ou enseignant qu'il doit, lui aussi, soumettre entièrement, par la foi, son intellect, ses raisonnements, et tout ce qui est en lui, à Jésus-Christ son Seigneur, à Lui et à ses divines paroles ; de peur qu'il n'agisse alors en faux-docteur, car il est écrit : "Mes frères, qu'il n'y en ait pas parmi vous beaucoup qui enseignent, car nous encourrons un jugement plus sévère." (Jacques 3:1)

Cette Parole écrite de Dieu, dont la Bible parle, intégralement inspirée, entièrement libre d'erreur et de tout soupçon, et providentiellement préservée, cette Parole qui est celle des Réformateurs, du Protestantisme, des Chrétiens évangéliques du Moyen Âge, et même des Apôtres, existe bel et bien pour le peuple de Dieu. Son Texte original est aujourd'hui disponible, et ses versions fidèles sont accessibles. L'analyse de ce premier point justifiait amplement, à lui seul, la rédaction de cette lettre ; et j'exhorte donc tout homme à veiller à ce que la vérité triomphe parmi les Chrétiens et sur la place publique, et qu'elle soit fortement établie, afin que soit maintenue toujours plus pure et bienfaisante, sur le chandelier de nos Églises, la lumière divine qui doit éclairer la maison toute entière et resplendir dans le monde ! Gloire à Dieu !

Si vous désirez m'écrire (Jean leDuc), en réponse à cette lettre, vous pouvez le faire à l'adresse suivante : neokoros@hotmail.com

La Bible Authentique : Quelle Version ? au format PDF peut être téléchargé en CLIQUANT ICI.

Source : La Bible Authentique : Quelle Version ?