Le commérage Évangélique
ou le parler en langue de vipère

par
Jean leDuc

Cobra

Le Cobra, symbole parfait des Évangéliques modernes

La recherche des dons spirituels est une obsession parmi les membres des sectes dites Évangéliques. Nous entendons par Évangéliques, les Baptistes, les Pentecôtistes, les Darbystes, les Adventistes, et toutes autres bestioles de la sorte nuisibles au Royaume de Dieu. On prétend « qu'il est impératif que le croyant découvre et reconnaisse son don » et l'emphase est généralement placé sur le don de parler en langues. On raisonne ainsi faussement « Si le chrétien ne connaît pas son don, il ne pourra jamais être sûr qu'il serve toujours le Seigneur aussi bien que possible ». Or il semblerait de toutes évidences que cette recherche est complètement inutile, car tous les Évangéliques possèdent déjà le don par excellence par lequel ils servent leur maître et qui les identifie pour ce qu'ils sont, à savoir celui du Commérage Évangélique qui se nomme aussi « le parler en langues de vipères ». Ce genre d'extatiques ou de têtes écervelées se donne à coeur de joie de s'attaquer à la réputation personnelle de ceux qui s'opposent à leurs aberrations. Leurs attaques sont généralement personnelles plutôt que collective, ils s'en prennent non à un système mais à l'individuel, car ils savent très bien que leurs langues fourchues peut faire plus de ravages à ce niveau. Détruire l'honneur d'autrui est très important pour eux, autrement ils ne pourraient se donner aucune crédibilité car leur gloire consiste à s'élever en écrasant les autres. Ils ont la langue bien pendue lorsqu'il s'agit d'offenser ceux qui pensent autrement qu'eux.

Dans les Évangiles nous voyons que le Seigneur Jésus-Christ est souvent la proie de la calomnie. Or la calomnie consiste à dire quelque chose de faux avec l'intention de nuire à la réputation d'un autre, c'est le domaine des demi-vérités où on exagère et tord le sens des paroles d'une autre personne. Les Pharisiens ont permis au péché de calomnie de gagner subtilement une place importante dans leurs vies en essayant d'ébranler la confiance et la fidélité des disciples de Jésus. Ils ont justifié leur péché et ils ont négligé l'honneur qu'ils devaient à la réputation et à la dignité personnelle de leur adversaire. Ayant souffert la calomnie et du faux témoignage lui-même, Christ sait consoler ceux qui en souffrent. Le Seigneur Jésus-Christ pouvait se défendre de ces accusations, mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Le Commérage Évangélique est une offense à la relation fondamentale de l'homme et de la Parole de Dieu. En blessant la relation de l'homme à la vérité et au prochain, le mensonge offense la relation fondatrice de l'homme à la parole au Seigneur. La gravité du mensonge se mesure selon la nature de la vérité qu'il déforme, selon les circonstances, les intentions de celui qui le commet, les préjudices subis par ceux qui en sont victimes. Si le mensonge, en soi, semble de nos jours constituer qu'un péché de moindre importance, il est néanmoins mortel quand il lèse gravement les vertus de justice et de charité. Le mensonge (parce qu'il est une violation de la vertu de véracité), est une véritable violence faite à autrui, et la violence appelle à la violence, celui qui donne des coups en recevra en retour, telle est la loi de la cause et de l'effet car chaque action a une réaction inverse proportionnée.

Le parler en langue de vipères est surtout pratiqué par les Évangéliques dans des petits groupes ou des cliques et plus particulièrement sur l'Internet. Évolution technologique oblige, le Commérage Évangélique se retrouve dans les différents forums de discussion où nous les voyons déferler leur hypocrisie contre une personnes qui n'est même pas présente. Même si cette dernière s'y trouverait, elle ne peut se défendre car ils l'attaquent comme une meute de loups voraces assoiffés de sang, et cela au nom d'un amour et d'une vérité illusoire qui sont des figements de leurs imaginations et de leurs endoctrinements. Tentez l'expérience par vous-même en vous opposant à un de leurs points de vue, et vous réaliserez rapidement que nous n'exagérons pas. En fait, nous les voyons souvent s'attaquer entre eux-mêmes, même qu'il est commun parmi eux de déchirer en pièces le plus faible de leur meute. Ces gens n'ont aucun respect pour l'individuel, ils se réclament le monopole de la vérité lorsqu'ils en ont aucune notion, leur amour n'est que prostitution et leur vérité n'est que duplicité. Ce qui importe pour eux est de toujours avoir raison et malheur à celui ou celle qui leur dirait le contraire, ils sont complètement borné et spirituellement constipé.

Constiper

Un évangélique constipé sur son trône à toujours raison ?

Besoin d'un laxatif Évangélique, prendre au besoin Matthieu 7:15-23; 2 Thessaloniciens 2:9-12. Si par après vous être encore constipé, prière d'aller voir votre pasteur qui endormira votre conscience avec de belles paroles flatteuses qui plaisent à votre oreille, vous donnant raison de votre position de constipé spirituel sur le trône de vos aberrations.

Commérer veut dire aussi « hypocrisie », car nous critiquons les personnes de manière à ce qu'elle ne s'en aperçoivent pas. Malheureusement, tôt ou tard, les personnes critiquées l'apprennent ou le sentent et ceci peut avoir des effets négatifs sur leur comportement et des répercussions qui ne sont pas trop plaisantes envers le ou les responsables. Tous ne sont pas des andouilles pour se laissez marcher sur les pieds et plusieurs l'apprennent à leur dépend. Une personne frustrée est sans pitié. Celui ou celle qui est la cible du commérage peut facilement aller au-delà des limites des bonnes moeurs, et chercher satisfaction d'une façon à faire regretter l'écume du poison verbal qu'il a reçu de la part de ceux qui sont assez insensé pour pratiquer une telle stupidité. On récolte ce qu'on sème, dit le Seigneur, et le diffamateur peut très bien recevoir au centuple de ce qu'il a semé. Les Évangéliques ne sont pas à l'épreuve de récolter de leur folie, surtout dans un monde technologique où personne ne peut cacher son identité. Ces forbans ont tendances à sauter trop vite à des conclusions sans avoir vraiment réfléchi et posent des accusations sans preuves qu'ils peuvent regretter fortement en ce monde ou en l'autre.

Les Évangéliques devraient tirer une leçon du fait suivant. Les commérages ont toujours fait partie du quotidien des villes et surtout des villages. Mais à Icononzo, au sud-ouest de Bogotá, lancer une rumeur est désormais passible d'une peine de quatre ans de prison ou d'une amende pouvant atteindre 118,000 € (163,647.94 $ CAD). Cette histoire pourrait faire sourire si elle avait lieu ailleurs qu'en Colombie. Dans ce pays déchiré par la guérilla et le trafic de drogue, le lancement d'une rumeur peut avoir des conséquences désastreuses. Un homme a d'ailleurs été tué dans cette région car la rumeur disait qu'il appartenait à un groupe paramilitaire. Les langues de vipère d'Icononzo devront maintenant réfléchir deux fois avant de raconter des salades.

Chose certaine, si les gens parlent d'une autre derrière son dos c'est que cette personne est importante, elle dérange leur train de vie, autrement ils ne feraient aucun cancan contre elle. Jean de LA BRUYÈRE (nrf Gallimard 1951) avait déclaré : « L'on me dit tant de mal de cet homme, et j'y en vois si peu, que je commence à soupçonner qu'il n'ait un mérite importun qui éteigne celui des autres. » Là est la raison principale pour laquelle les Évangéliques diffament une personne, ils craignent la vérité et ne veulent aucunement être exposé comme les faux chrétiens qu'ils sont. La calomnie est une forme de dénigrement. Elle consiste à porter délibérément des accusations mensongères contre quelqu'un pour jeter sur lui le discrédit, pour porter atteinte à sa réputation. Comme vous le savez très bien, le commérage est très facile à partir, mais une fois qu'il est fait, nous ne pouvons jamais réparer les torts énormes qu'il a causé, une fois le feu mit à la brousse il n'est pas si facile de l'arrêter et il laisse derrière lui que des ruines d'une vie déjà florissante. La Parole de Dieu nous dit : « La langue de même est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici un petit feu ; combien de bois ne peut-il pas allumer? La langue aussi est un feu, un monde d'iniquité. Ainsi la langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, enflammée elle-même par l'angoisse du mépris (Jacques 3:5-6). Après avoir offenser une personne en noircissant son caractère, certains éprouvent du regret et retirent les paroles meurtrières qu'ils ont prononcées, mais il est trop tard. Jules Renard (1864-1910) avait écrit : « Il y a des gens qui retirent volontiers ce qu'ils ont dit, comme on retire une épée du ventre de son adversaire. » Mais ne désespérons pas, il existe une arme puissante contre la calomnie et ceux qui savent la manier en sortent toujours vainqueurs. J. Crétineau-Joly (1803-1874) avait écrit : « Je connais une arme plus terrible et plus meurtrière que la calomnie, c'est la vérité. » Or la Parole de Dieu est la vérité, elle est comparée à une épée, et une épée n'est pas faite pour flatter la conscience des gens mais pour trancher la tête des réprouvés afin d'exposer leur duplicité. L'épée de la justice détient son lustre du sang de l'ennemi qui ruisselle sur sa lame, et c'est sur le champs de bataille contre le Commérage Évangélique qu'elle fait ses preuves. La langue fourchue d'un ennemi qui n'a plus de tête est inactive (figurativement parlant), tout ce qui sort de sa bouche est le sang de son existence ténébreuse qui s'évanouit devant la lumière de la vérité. Dans un commentaire hébraïque sur  le roi lépreux Naâmane, les paroles de l'Éternel sont ainsi cités : « Quiconque, dans l'ombre, calomnie son prochain, je l'anéantirai. Des yeux hautains et un coeur enflé d'orgueil, je ne puis les supporter ».

Mais il y a aussi un autre aspect du Commérage Évangélique et de la calomnie qu'il faut toucher. Bien que la contradiction, l'opposition, voire la persécution soient inhérentes au véritable christianisme, la plupart des enfants de Dieu ne cessent de s'étonner face aux attaques orchestrées contre les oeuvres de Dieu qui viennent généralement de ceux qui se disent chrétiens mais qui ne le sont pas, et contre ceux qui en font partie. Pourtant, en général, ces enfants de Dieu connaissent les paroles du Seigneur Jésus-Christ, Lui-même signe de contradiction par excellence : Souvenez-vous de la parole que Je vous ai dite, dit Jésus. Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils M'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. Les calomnies et les persécutions sont des grâces dont Dieu favorise ceux qui Le servent fidèlement, tellement que ceux qui en sont épargnés doivent se questionner s'ils sont vraiment dans la foi. Dieu n'est pas l'auteur des calomnies, ni des persécutions, mais il est certain qu'elles n'arrivent jamais sans Sa permission, elles sont des épreuves et des exercices de patience et de bienveillance, selon l'oeuvre propre de Dieu, qui veut, par ces contrariétés, détacher Ses serviteurs de tout ce qui peut les empêcher d'aller à Lui en toute confiance et pour toutes choses, et elles opèrent toujours d'après Son dessein éternel d'élection pour la gloire de son Nom. Les épreuves font des bons soldats, et un bon soldat sais manier l'Épée.

À CHRIST SEUL SOIT LA GLOIRE

Source : Jean leDuc — ChristoBible.org