Contradictions et aberrations trinitaires

Historique du dogme de la Trinité Ontologique


par Jean leDuc (mars 2007)


Trinité

  Introduction
Chapitre 1 Développement de la doctrine de la Trinité

A — Formulation du dogme de la Trinité
B — Sabellianisme versus Modalisme
C — La Trinité et la Bible
Chapitre 2 L'Empereur Constantin et le Concile de Nicée

A — La Trinité de Constantin
B — La Trinité des Melchites
Chapitre 3 Les symboles ou confessions de foi oecuméniques

A — Le Symbole de Nicée
B — Le symbole de Nicée-Constantinople
C — Le symbole dit d'Athanase
D — Le symbole de Chalcédoine
E — Ancienne polémique sur la Trinité
F — Tome de Damas
G — La Trinité capitoline d'Alexandre Grondin
Chapitre 4 Les réformateurs et la Trinité

A — Non suffisance de la Réformation
B — Stagnation de la Réformation
C — Déception de la Réformation
D — Dérision de la Trinité
Chapitre 5 La préexistence de Jésus-Christ

A — Incompréhension des disciples avant la Pentecôte
B — Tentatives de description de la personne de Jésus-Christ
C — Unanimité fictive des Pères de l'Église
D — Duplicité des grands Conciles
D — L'identité de Jésus-Christ
Chapitre 6 Traductions de la Bible et Trinité

A — Traductions et versions trinitariennes
B — Réforme des derniers temps et Bible de l'Épée
C — Textes purifiés et révisés
Chapitre 7 Agressions trinitariennes

A — Les trinitariens passent à l'attaque
B — Conclusion


Introduction

Dieu est l'être suprême des religions, considéré comme "créateur et source de tout ce qui existe" ; on lui attribue la perfection, l'infinitude, l'immuabilité, l'éternité, la bonté, l'omniscience et l'omnipotence. Les penseurs religieux ont soutenu que Dieu est un mystère dépassant l'entendement humain. Les philosophes et les théologiens ont formulé diverses conceptions, toutes limitées, s'éloignant donc de plus en plus de la vérité. Pour les philosophes, Dieu est un principe abstrait que la raison, sous la forme du discours philosophique, tente de comprendre. Chaque philosophe insiste sur tel ou tel des attributs de son Dieu, en fonction de la thèse qu'il entend défendre. Le Dieu des philosophes représente en général la cause première de l'univers et la perfection. Il ne détient son existence d'aucune autre source que de lui-même. Il n'est donc la résultante d'aucune révélation ni d'aucun acte de foi. Tandis que dans la religion l'idée de Dieu est une intuition, donnée à l'homme par Dieu lui-même, ou une révélation, de nombreux philosophes ont essayé d'apporter des preuves logiques de son existence. Ayant perdu, par rapport aux dieux des religions, certaines de leurs qualités fondamentales, notamment la crainte qu'ils inspirent, la vénération dont ils sont l'objet, le Dieu des philosophes tend à devenir un concept d'absolu impersonnel et théorique.

Dans le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam, les trois religions enracinées dans la tradition biblique, Dieu est conçu d'abord en termes de transcendance, de personnalité et d'unité. La fausse religion de l'Islam avec son pseudo prophète Mohamet, ne nous importe point dans ce texte, nous allons plutôt nous centrer sur le Judaïsme et surtout sur le Christianisme.

Judaïsme

L'idée de transcendance est introduite dès les premiers versets de la Bible hébraïque, où Dieu, Yahvé, est présenté comme créateur du monde, mais extérieur à lui et produit de sa volonté. Rien de créé ne pouvait représenter le Créateur, c'est pourquoi il était interdit de le matérialiser. Mais il a aussi été écrit que l'homme a été fait à l'image de Dieu : la perception hébraïque de Dieu était donc nettement anthropomorphique. Il promettait et menaçait, il pouvait se mettre en colère ou être jaloux ; mais ses attributs premiers demeuraient la vertu, la justice, la clémence, la vérité et la fidélité. Il a été perçu comme un roi, un juge et un berger. Il s'est lié à son peuple par des alliances et, ce faisant, se limita lui-même. Le Dieu des Hébreux est unique ; son commandement est : « Tu n'auras pas d'autre Dieu que moi ».

Christianisme

Le christianisme primitif a repris le Dieu hébreu, mais avec le temps, sous l'influence de dirigeants avides de pouvoir et de gloire personnel, il se développa une forme de christianisme qui sombra dans la mondanité et élabora la fausse notion de la Trinité. Tous les chrétiens (catholiques, orthodoxes, protestants, et sectes évangéliques) croient en Dieu Un et Trinité (un seul Dieu en trois personnes Père, Fils et Esprit). Comme nous allons voir dans ce document, leur foi repose non sur la révélation de Dieu en Jésus-Christ retrouvée dans les Écritures, mais sur des spéculations philosophiques sur l'existence de Dieu, sur la divinité de Christ et sur la personnalisation du Saint-Esprit. Au début on cherchait à attribuer à ce dernier une personnalité féminine, la colombe étant le symbole d'une déesse babylonienne, obtenant ainsi une triade de Père, Fils, et Mère, tout comme dans plusieurs religions à mystères du temps. Quoique cette présentation plut à un christianisme paganisé, elle était trop audacieuse et on préféra demeurer sous la duplicité du langage en retenant le Saint-Esprit avec son symbolisme de la colombe, et on déclara qu'en Dieu il y a trois personnes ou subsistances distinctes : le Père, le Fils, et le Saint-Esprit.

Quoiqu' il en soit, est-il bien vrai que le christianisme traditionnel et sectaire, tel que décrit plus haut, n'admette qu'un seul Dieu, le même que celui de Moïse et des apôtres ? Ne voyons-nous pas les prétendus chrétiens adorer une divinité triple, sous le nom de trinité ? Le Dieu suprême aurait généré de toute éternité un Fils égal à lui ; de l'un et de l'autre de ces dieux, il en procède un troisième, égal aux deux premiers ; ces trois dieux, égaux en divinité, en perfection, en pouvoir, mais distincts en personnes, ne forment néanmoins ontologiquement qu'un seul dieu. Ne suffit-il donc pas d'exposer ce système idolâtre, pour en montrer l'absurdité ? N'est-ce donc que pour révéler de pareils mystères, que la divinité s'est donné la peine d'instruire le genre humain ? Les nations les plus ignorantes, et les plus sauvages, ont-elles enfanté des opinions plus monstrueuses, et plus propres à dérouter la raison ? Cependant les écrits de Moïse ne contiennent rien qui ait pu donner lieu à ce système si étrange, ni le trouvons-nous dans les écrits des apôtres dans le Nouveau Testament ; ce n'est que par des explications spéculatives forcées, que l'on prétend trouver le dogme de la trinité dans la Bible. Quant aux juifs et les premiers chrétiens, contents du Dieu unique, que leur législateur leur avait annoncé, ils n'ont jamais songé à le tripler. La seule différence est que les Juifs non chrétiens ne reconnaissaient pas la divinité de Christ comme étant leur Dieu manifesté dans la chair, c'est en fait pour cette raison même qu'ils le firent crucifier, car pour eux ce fut un blasphème hautain qu'un homme se disent Fils de Dieu et s'attribut la désignation de JE SUIS qui est le nom éternel de leur Dieu transcendant qu'ils appellent leur Père.

Les chrétiens croient-ils réellement en un seul Dieu ? Pourquoi cette affirmation que Dieu est à la fois Père, Fils et Saint Esprit ? Quel est le sens de pareille certitude, apparemment contraire à toute logique ainsi qu'aux Saintes Écritures, que Dieu est un en trois et trois en un ? Pourquoi lui donner une si grande importance ? Ne serait-ce un plan conçu d'un empereur machiavélique dans le but d'égarer le monde face à la foi réelle afin de centraliser son pouvoir ? De toutes les affirmations de la foi chrétienne, la confession de la Trinité est tout à la fois la plus centrale et la plus sensible, elle est le pivot même de l'existence des églises Catholique, Protestantes, et des sectes dites Évangélique. Cette conviction et l'enseignement qui en résulte ont un but simple : dire qui est Dieu en spéculant sur son existence. Néanmoins en se donnant à connaître aux humains, Dieu n'est plus inaccessible, mais il ne se laisse pas pour autant enfermer dans des spéculations issues de la philosophie Platonicienne et des religions à mystères. En confessant le Dieu trinitaire, l'Église dite chrétienne dans ses différentes dénominations et sectes, veut parler de la vie telle qu'elle la conçoit et confesser celui qu'elle prétend être le seul Dieu vivant, mais qui en réalité est un faux dieu, afin de maintenir son monopole sur la foi et les consciences. Dieu n'est pas une divinité inaccessible, un monarque jouissant d'un monopole, isolé dans un palais, inconnu des humains. Pareille divinité n'existe que dans l'imagination des hommes. La Bible, l'Ancien et le Nouveau Testament nous rendent un tout autre témoignage. Dieu est ouvert à ce qui est différent, il entre dans l'histoire et vit avec son peuple. La relation fait partie de Dieu, et dans le but de maintenir cette relation, l'Esprit Éternel se révèle premièrement à son peuple sous la loi par le nom de JE SUIS puis sous la grâce par le nom de JÉSUS. Le Dieu de l'Ancien Testament et le Dieu du Nouveau Testament est le même Dieu, Celui qui se révéla à Moïse est le même qui prit miraculeusement un corps de chaire parmi nous, qui est mort et ressuscité pour le salut de son peuple, de ceux qu'il avait prédestiné avant la fondation du monde selon son bon plaisir d'après le conseil de sa volonté souveraine.

Même si de nombreux adeptes de la Trinité admettent facilement qu'on ne trouve dans les Saintes Écritures aucune mention précise de cette doctrine, la plupart insiste néanmoins obstinément qu'il existe dans le corps des Écritures le fondement d'un tel enseignement, par l'association entre deux passages, ou, comme certains le suggèrent, par l'insinuation collective de tels textes. En d'autres mots, par une telle pratique ils ajoutent leurs conjectures au Texte Sacré et font dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas. La suffisance des Écritures est ainsi anéantie par les spéculations des partisans d'un christianisme bâtardisé qui s'illusionnent être dans la vérité. Dans la Bible, le seul vrai Dieu se révèle comme Père, Fils et Saint-Esprit, mais jamais comme une trinité de trois personnes distinctes, une telle doctrine lui est complètement étrange et ne fut proclamé par aucun des apôtres ni par l'Église primitive. Ceux qui sont honnête admettrons qu'aucun passage dans la Bible ne mentionne spécifiquement une tel concept, et que les Écritures n'enseignent aucunement que la foi en une telle doctrine est nécessaire au salut, comme le prétendent les Symboles ou Confessions de Foi oecuméniques de Nicée, d'Athanase et de Chalcédoine. Les réprouvés persistent à nous dire que la doctrine de la Trinité n'est pas une doctrine inventée par les chrétiens, mais une vérité précieuse révélée dans la Bible, donnant l'évidence qu'ils sont en sérieux manque de discernement et de connaissance historique, car les évidences sont toutes autres de ce qu'ils affirment. Le problème est beaucoup plus sérieux que la majorité le pense, car cela voudrais dire que tous ceux qui confessent une telle doctrine, qu'ils en soient conscient ou non, proclament un faux Dieu, un faux Christ et un faux Esprit, et donnent l'évidence qu'ils ne croient aucunement en l'autorité des Écritures même s'ils disent le contraire. Nous ne pouvons, selon les faits, arriver à aucune autre conclusion que de dire qu'ils sont des faux chrétiens qui marchent dans l'illusion d'une prétendue foi qui les égare de plus en plus dans l'obscurité d'un raisonnement charnel erroné. Mais soyons clair, cela ne signifie pas que Dieu n'utilise ou n'a jamais utilisé de telles personnes pour l'accomplissement de ses desseins. L'histoire chrétienne nous témoigne de ce fait, surtout du temps des Vaudois et de la Réformation où nous voyons les grands Réformateurs tel que Martin Luther, Jean Calvin, et plusieurs autres réanimer et développer les précieuses doctrines chrétiennes de la justification par la foi, du salut par la grâce et de la double prédestination. Puisqu'en réalité la doctrine de la Trinité n'est pas essentielle au salut, leur conviction de ne faire foi qu'à ce qui est expressément écrit dans les Écritures rejetait ainsi dans le néant toutes les constructions théologiques postérieures.

Le problème des Réformateurs tenait à leur peur d'être considérés comme trop négatifs. Au moment de discuter de la trinité, il y eut une sorte de consensus : Luther, Zwingli et Calvin affirmèrent que c'était un mystère dont il ne fallait pas trop parler. Cette question ne devait pas être soulevée, car elle était trop épineuse. Les Réformateurs soupçonnaient que quelque chose n'allait pas dans la doctrine et la dogmatique de l'époque, mais ne voulaient pas donner l'impression de tout renverser. C'est dommage, en matière de probité intellectuelle. Quand on ne va pas jusqu'au bout de ses idées, on risque d'aboutir à des solutions mi-chèvre mi-chou, et qui ne conviennent à personne. Calvin avait écrit sur la Trinité : « En cas que quelqu'un soit hétérodoxe, et qu'il se fasse scrupule de se servir des mots Trinité et Personne, nous ne croyons pas que ce soit une raison pour rejeter cet homme ; nous devons le supporter sans le chasser de l'Église, et sans l'exposer à aucune censure comme un hérétique. » C'est après une déclaration aussi solennelle que Jean Chauvin, dit Calvin, fils d'un tonnelier de Noyen, fit brûler dans Genève, à petit feu, avec des fagots verts, Michel Servet de Villa-Nueva, qui avait écrit : « La Trinité est un cerbère à trois têtes de l'enfer et ceux qui croient en la Trinité sont de fait des athées ». De nos jours, ceux qui se disent chrétiens et qui ont une moyenne connaissance de l'histoire de la Réformation, car malheureusement une grand nombre en n'ont absolument aucune notion tout comme si les Réformateurs n'auraient jamais existés, ont tendance à croire que la Réforme cessa à cette période. Mais le contraire est vrai car la Réforme persiste encore de nos jours, les gens n'ont simplement aucun discernement pour reconnaître les Réformateurs des derniers temps, ni n'en veulent-ils car ils ne veulent pas déloger des principes d'une orthodoxie stagnante qui a causée tant d'afflictions à la foi réelle et biblique d'un grand nombre. Par la suffisance des Écritures provient le poids de la preuve selon laquelle le dogme de la Trinité n'a aucune base scripturaire. Luther a détruit le toit de l'église papiste, disait l'un des chrétiens du temps de la Réforme, Calvin les murs, nous, nous détruisons les fondations. Ces fondations, ce sont la théologie nicéenne non scripturaire et l'autoritarisme constantinien. Il est temps de revenir au vrai christianisme, celui de l'amour de la vérité, de l'autorité des Écritures et de son inspiration perpétuelle.


Chapitre 1

Développement de la doctrine de la Trinité

Notre foi est portée par la conviction que la croix et la résurrection de Jésus Christ sont l'événement central de l'histoire du salut, et non la doctrine d'une Trinité spéculative qui se développa quelques centaines d'années après. Ce point central est non seulement décisif pour notre vie et notre mort mais aussi pour la compréhension du Dieu. Les premiers chrétiens ont hérité du judaïsme leurs idées sur Dieu, cela est évident car au départ ils étaient tous des Juifs. L'importance capitale de la foi juive relative à Dieu était l'unicité de Celui-ci. Le premier commandement a mis en relief la place unique de Dieu : « JE SUIS le Seigneur ton Dieu ; tu n'auras aucun autre dieu devant moi » (Exode 20:2-3). Les chrétiens croient que la vie, la mort et la résurrection de Jésus de Nazareth révèlent quelque chose de définitif sur Dieu. Jésus a souvent parlé de son « Père », le Dieu du ciel et de la terre ; il a aussi proclamé la venue de l'Esprit de Dieu. Après sa mort et sa résurrection, les disciples de Jésus savaient pleinement qu'il était Dieu manifesté dans la chair, car l'Esprit leur enseignait toutes choses et témoigna surtout de la divinité de Christ. Ils n'avaient aucun besoin d'un concile théologique et philosophique pour reconnaître que le Seigneur Jésus est le Dieu Tout-Puissant, le même qui avait apparu à Moïse et qui avait marché avec eux, guérissant des malades, ressuscitant des morts, et chassant des mauvais esprits. D'une part, cela fit un problème pour les Juifs chrétiens monothéistes : Jésus est-il Dieu ? Comment est-il Dieu ? Qu'est-ce que cela signifie pour Dieu le Père ? Et qu'en est-il du Saint-Esprit ? Comment sauvegarder le monothéisme, si Jésus est Dieu ? D'autre part, cela donnait aux disciples de Jésus l'occasion de réfléchir sur Dieu d'une manière nouvelle. Leur expérience de Dieu en Jésus et par Jésus et leur expérience de l'Esprit de Dieu au milieu d'eux et en eux les menèrent à une perception plus profonde de Dieu et des deux natures en Christ. Cette perception nouvelle sur Dieu, celle du Nouvel Homme, s'est exprimée dans leur prière. La prière était adressée à Dieu par Jésus dans l'Esprit et les gens étaient baptisés au NOM unique de Jésus (Actes 8:16; 19:5), c'est-à-dire « au NOM du Père et du Fils et de l'Esprit Saint » (Matthieu 28:19), en d'autres mots, au NOM qui est au-dessus de tout nom (Philippiens 2:9-11) et dont la révélation sous la grâce de la Nouvelle Alliance est qu'il y a un seul NOM pour le Père, le Fils, et le Saint-Esprit : JÉSUS-CHRIST.


A — Formulation du dogme de la Trinité

Il faudra trois siècles pour que la formulation du dogme trinitaire se voie précisée et définie par un Concile de réprouvés dont plusieurs avaient trahi Christ à cause des persécutions, et d'autres avaient prostitué leur foi. Cela nécessitera l'utilisation d'un nouveau vocabulaire emprunté à la philosophie triadique platonicienne comme à celle des religions à mystères, qui ne pourra laisser la place à des divergences d'interprétation de la part de ceux qui demeuraient fidèles aux Écritures, et afin d'obscurcir les consciences pour dominer sur la foi. Pour être unie, et pour transmettre fidèlement l'enseignement de l'empereur Constantin, l'Église impériale, dite Catholique, ne pouvait pas se permettre la moindre ambiguïté dans la formulation de ce qui est au coeur de son enseignement : la subversion du christianisme authentique par une contrefaçon tellement subtile et raffinée qu'elle pourrait séduire les élus même, si cela serait possible.

Tertullien, au IIIème siècle, fut le premier à utiliser le mot latin Trinitas pour décrire le Dieu des philosophes comme Père, Fils et Esprit Saint, sous prétentions qu'il s'agissait du Dieu de la Bible. Spécifions que Tertullien se joignit à un groupe extatique du nom de Montaniste, précurseur du Pentecôtisme, dans lequel toutes sortes d'exagérations doctrinales se trouvaient. Il fonda ensuite la secte des Tertullianistes. L'idée de Trinité a connu de nombreux avatars, non seulement en tant qu'elle apparaît dans des contextes différents (la Trimurti en Inde par exemple) mais aussi, dans la mouvance chrétienne paganisée : aux environs de 160, un groupe gnostique baptise "au nom du Père inconnu de l'Univers, de la Vérité, mère de tous les êtres, et de Celui qui est descendu en Jésus" (St Irénée). Pour Tertullien, ces personnes sont distinctes, mais non divisées. La précision sur ce que cela signifiait, quand on disait que le Dieu unique était « Père, Fils et Esprit Saint », s'est développée sous l'astuce que des professeurs et prédicateurs se mirent à essayer d'expliquer cette notion de Dieu face à des questions spécifiques. Une de ces questions fut soulevée par Arius. Celui-ci, prêtre d'Antioche, était intéressé à préserver l'unicité de Dieu héritée du judaïsme. Son raisonnement était que, comme il n'existe qu'un seul Dieu, Jésus doit être quelque chose de moins que Dieu. Il dit aussi que Jésus a été créé — qu'il n'a pas existé de toute éternité. De plus, les Écritures ont attesté le fait que Jésus a souffert : on pensait communément que Dieu ne pouvait souffrir, et donc, Jésus n'était évidemment pas identique à Dieu. En opposition à Arius, Athanase, évêque d'Alexandrie, posa le raisonnement suivant : Si Jésus nous a réellement rachetés de notre péché, alors il n'est rien de moins que Dieu. Le débat fut à ce point violent sur cette question que l'empereur Constantin convoqua un concile oecuménique (le concile de Nicée, en 325), afin que les prétendus Pères de l'Église en viennent à un consensus sur la question. À la fin, la position considérée comme orthodoxe, c'est-à-dire, la croyance correcte et droite, fut celle d'Athanase. Autrement dit, Jésus est vraiment Dieu, mais un Dieu de seconde place dans une triade spéculative. Cette croyance subversive fut inscrite au credo de Nicée qui est utilisé encore de nos jours dans le sacrilège de la messe catholique et dans les réunions des églises protestantes où il est récité en groupe. Ceux qui disent que ces gens défendirent la divinité de Christ et furent donc des chrétiens, et qui maintiennent de l'estime pour les pseudo-Pères de l'Église comme Eusèbe de Césarée et Athanase, se fourvoient et se séduisent eux-mêmes. Il vaudrait mieux pour eux de placer leur estime sur le Jésus de la Bible et sur les Écritures seules, non sur le faux Jésus et le faux Esprit des spéculations philosophiques nicéennes (2 Corinthiens 11:3,4,13-15).


B — Sabellianisme versus Modalisme

Une autre question fut soulevée par Sabellius. Lui aussi était intéressé à sauvegarder un strict monothéisme. Il raisonna comme suit : Dieu est vraiment un et complètement inconnaissable. L'expérience de Jésus dont les premiers chrétiens furent témoins était une simple manifestation du Dieu unique. Dieu pouvait aussi se révéler dans l'activité de l'Esprit, autre mode dont Dieu pouvait être perçu. Enfin, quand Jésus parlait de son Père, il exprimait une troisième manière dont Dieu pouvait être perçu. À la vérité, il n'existe qu'un Dieu, mais le Dieu unique pouvait s'exprimer de diverses manières : Père, Fils et Esprit. Cependant, ces manifestations de Dieu ne nous disent vraiment rien de Dieu, qui est complètement ineffable. En d'autres termes, nous ne connaissons rien de Dieu. La position de Sabellius se nomme le Sabellianisme, une forme regrettable du Modalisme Patripacien de Praxéas et de Noetus, évêque de Smyrne au 4ème siècle, qu'il avait perverti et dans laquelle les trois manifestations de Dieu étaient temporaires et successives. Sabellius tenait pour acquis que Jésus était le Père dans l'Ancien Testament, le Fils dans les Évangiles et l'Esprit après la Pentecôte. Bibliquement cela est juste, mais pour Sabellius cela signifiait que le Père cessa d'être Père lorsqu'il devint le Fils, et le Fils cessa d'être le Fils lorsqu'il devint le Saint-Esprit. Ce genre de manifestations progressives et intérimaires est ce que les trinitariens modernes nomment faussement du Modalisme, indiquant leur ignorance du sujet, mais ils ne trouvent pas mieux pour accuser ceux qui ne marchent pas dans leur voie de perdition. C'est en appliquant Romains 9:5 à Christ que Noetus, évêque de Smyrne au 4ème siècle, en est venu à la conclusion que puisque Christ est au-dessus de tous, il n'y a personne au-dessus de lui, pas même Dieu le Père, par conséquent, il doit donc être Dieu le Père lui-même ! Au 3ème siècle, Tertullien, maître en philosophie, refusait de discuter avec ceux qu'il considérait hérétiques en se basant sur l'Écriture, et se borna plutôt à les condamner en s'appuyant sur la tradition. Ce fut ainsi qu'il s'était élevé contre Praxéas en l'accusant d'avoir « crucifier le Père » parce que c'était selon ce dernier « le Père lui-même qui descendit dans la Vierge... et fut Jésus-Christ ». Plusieurs d'entre les trinitariens se moquent du modalisme et en tordent le sens pour le discréditer, allant jusqu'à fausser l'histoire sur le sujet. Mais rien n'est nouveau sous le soleil, c'est en effet une manière courante d'agir parmi ces réprouvés. En ce temps, souvent ils tuaient ceux qui s'opposèrent à eux, ce fut le cas des Donatistes qu'ils massacrèrent par milliers ; mais de nos jours ils cherchent plutôt à tuer le caractère d'une personne par la diffamation. C'est ainsi que selon eux, Praxéas et Sabellius auraient conspiré ensemble pour développer le concept modaliste de la divinité qui consiste en trois manifestations du même être divin dans l'Ancien Testament (Dieu Yahvé) = pendant l'incarnation (Jésus) et dans le Nouveau Testament (le Saint-Esprit). Cette notion est fausse, comme il a été dit plus haut, Sabellius développa sa propre forme de Modalisme en y ajoutant le Saint-Esprit, ce que Noetus et Praxéas n'avaient pas fait. Cette forme corrompue du Modalisme fut nommé le Sabellianisme, mais en réalité on ne peut la nommé du Modalisme mais du Momentanisme car les trois manifestations du Sabellianisme sont momentanés et alternantes. Le Modalisme pur, nommé aussi le Monarchisme, vient de Noetus, et ne ressemble en aucune façon au Sabellianisme sauf pour dire que Jésus est le Père incarné dans la chair comme Fils unique. Vers le même temps, Praxéas supporta les idées de Noetus mais il fut complètement indépendant de Sabellius. Tombée en désuétude pendant des siècles, la doctrine du Sabellianisme a pris un second souffle au 20ème siècle dans une branche du Pentecôtisme. Le pur Modalisme ou Monarchisme ne s'est jamais développé en une doctrine détaillée et demeure encore presque inconnue de la masse du christianisme moderne apostasié, seul quelques-uns l'ont étudié à fond et le présente sous une nouvelle forme dans le corpus de la Christrinité. Celle-ci n'a aucun rapport avec la forme du Modalisme Momentaniste nommée le Sabellianisme, et la ressemblance n'est que superficielle. C'est exactement cette forme de Monarchisme de la Christrinité qui est à la base de ce document même. Certains de nos antagonistes lui ont donné le nom de Ducéisme et nous les en remercions, car le terme vient de « Duché » qui est un synonyme de Monarchie et nous croyons fortement en la Seigneurie de Christ. Le Ducéisme, comme ils disent, enseigne que Dieu est l'Esprit Éternel qui se révéla sous l'Ancienne Alliance comme Père et sous la Nouvelle Alliance comme Fils et Saint-Esprit. En d'autres mots, le Père Éternel se manifesta dans la chair comme Fils unique de Dieu, et comme Saint-Esprit de sa Présence dans le coeur de ses élus. Le Ducéisme a ainsi prit la forme d'une Christrinité dans laquelle le Seigneur Jésus est conscient éternellement d'être Père, Fils, et Saint-Esprit. Il ne cesse d'être Père quand il est Fils, et ne cesse d'être Fils quand il est Saint-Esprit, car les trois sont une seule et même Personne en qui nous sommes, par qui nous sommes, et pour qui nous sommes. La Christrinité, à proprement dire, ne peut pas être considéré comme du Modalisme, mais plutôt du révélationisme biblique qui n'a seulement qu'une apparence Modaliste. Ainsi nous pouvons dire que nous ne supportons point l'ancien Modalisme ni le Sabellianisme, et ni le Trinitairianisme, car notre foi est purement Christocentrique sur la base de la triple révélation de Dieu dans les Écritures. Quoiqu'il en soit, le Sabellianisme fut condamné comme une hérésie au Concile de Nicée car il n'était pas assez astucieux à leur goût et on le remplaça par une autre hérésie plus subtile, celle de la Trinité Ontologique avec son Dieu à trois têtes. Vraiment, le symbole approprié pour cette doctrine trinitaire est le cerbère, le chien à trois têtes gardiens des portes de l'enfer dont l'empereur et les papes sont maîtres. Le cerbèrienisme est la doctrine de l'Antichrist et il doit être condamné et rejeté comme une perversion infernale, un blasphème hautain « contre Dieu, contre son nom, contre son tabernacle, et contre ceux qui habitent au ciel » (Apocalypse 13:5,6).

Nimrod, maître du Cerbère
Nimrod, maître du Cerbère,
gardien des portes de l'enfer.


C — La Trinité et la Bible

L'Église apostate commença à formuler sa doctrine de la Trinité au IVème siècle. Le Concile de Nicée (325) déclarait le Fils consubstantiel au Père, tandis que le Concile de Constantinople (381) affirmait la divinité du Saint-Esprit, bien que de manière moins précise. En ce qui concerne l'interrelation entre les trois personnes de la Trinité, la doctrine officielle affirme que le Fils est engendré par le Père, et que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. La doctrine de la Trinité a été énoncée le plus précisément à l'Est par Jean Damascene, bien qu'il retienne encore un élément de subordination, et à l'Ouest par saint Augustin dans son De Trinitate. D'un côté, certains des premiers pseudo-Pères de la prétendue Église et certains théologiens tardifs, Catholiques et Protestants, sans considérer le caractère progressif de la révélation de Dieu, ont présumé que la doctrine de la Trinité était déjà complètement révélée dans l'Ancien Testament. D'un autre côté, du temps de la Réforme, les sociniens et les arminiens pensaient qu'elle ne s'y trouvait pas du tout, et sans supporter leur théologie en aucune façon nous devons dire que ceux-ci avaient pleinement raison. L'Ancien Testament ne contient aucune révélation de l'existence trinitaire de Dieu, mais contient en revanche plusieurs indications véritables de son unicité et de son incarnation qui fut prophétisée. C'est d'ailleurs exactement ce que l'on peut attendre de la Bible. Elle ne traite jamais de la doctrine de la Trinité comme d'une vérité car elle ne s'y trouve simplement pas, mais présente une révélation d'un seul Dieu et d'une seule Personne en Dieu dans ses diverses relations comme une réalité vivante, en rapport, en général, avec les oeuvres de création et de providence et, en particulier, avec l'oeuvre de rédemption et de sanctification. Sa révélation la plus fondamentale est donnée par les faits et par les mots. Et cette révélation s'éclaire au fur et à mesure que l'oeuvre rédemptrice de Dieu est plus clairement révélée, comme l'incarnation du Père dans la chair comme Fils unique, du fait aussi que la Bible mentionne que le sang de Dieu a été versé sur la croix par lequel il a acquise son Église (Actes 20:28), et l'effusion du Saint-Esprit qui est la présence de Christ dans son ministère d'exaltation. Plus la réalité glorieuse de cette révélation ressort dans les faits historiques, plus les affirmations de la doctrine deviennent limpides. La révélation complète de cette doctrine dans le Nouveau Testament est due au fait que la Parole s'est faite chair et que le Saint-Esprit ou Sainte Présence de Christ a fait sa demeure du coeur de ses élus qui forment l'Église.

On a parfois voulu trouver la preuve de la doctrine d'une Trinité dans la distinction entre YHWH et Elohim et dans la forme plurielle du mot Elohim ; le premier argument est injustifié et le second irréaliste. Il est évident que les passages dans lesquels Dieu parle de lui-même au pluriel (Genèse 1:26; 11:7) contiennent une indication de distinctions de puissances en Dieu. Cependant, même celles-ci n'indiquent aucunement une Trinité, mais simplement une pluralité d'êtres vivants qui formerait le Conseil Divin. On trouve des indications de distinctions dans les passages qui se réfèrent à l'Ange de l'Éternel (à la fois identifié à l'Éternel lui-même et différencié de lui) — Genèse 16:7-13; 18:1-21; 19:1-28; Malachie 3:1 — et dans les passages dans lesquels la Parole ou la Sagesse de Dieu sont personnifiées (Psaumes 33:4,6; Proverbes 8:12-31). Dans certains cas, plusieurs personnes sont mentionnées (Psaumes 33:6; 45:6,7; cp. Hébreux 1:8,9). Dans d'autres, Dieu est l'interlocuteur et parle à la fois du Messie et de l'Esprit, ou alors le Messie est l'interlocuteur et parle à la fois de Dieu et de l'Esprit (Ésaïe 48:16; 61:1; 63:9,10). Psaumes 82 contient quelques passages particuliers qui nous aident à comprendre davantage la signification du terme Elohim : « Dieu (Elohim) se tient dans l'assemblée de Dieu (El) ; il juge au milieu des dieux (Elohim). Jusqu'à quand jugerez-vous avec iniquité, et aurez-vous égard à la personne des méchants ?... J'avais dit : Vous êtes des dieux (Elohim), vous êtes tous des fils du Très-Haut. Cependant vous mourrez comme des hommes, vous tomberez comme un prince quelconque » (Psaumes 82:1,2,6,7). Attendez une minute : combien y a-t-il de dieux selon la Bible ? Seulement Un. Mais le texte aussi indique clairement que le terme Elohim, qui est le nom du Dieu Tout-Puissant, s'applique aussi à d'autres. Cela ne signifie pas pour autant que ces derniers sont des dieux dans le sens que nous comprenons le mot Dieu et qu'ils usurpent le nom glorieux du Tout-Puissant, mais qu'ils sont des personnes qui ont reçus la Parole de Dieu pour accomplir un ministère quelconque, tout comme les juges d'Israël sous l'alliance de la loi ou comme les chrétiens réels sous l'alliance de la grâce qui reçoivent l'Esprit de la vérité. Cela est confirmé par le Seigneur Jésus lui-même dans Jean 10:33-36 où Jésus reprend ces mêmes passages des Psaumes : « N'est-il pas écrit dans votre loi : J'ai dit : Vous êtes des dieux (Elohim) ? Si elle a donc appelé dieux (Elohim) ceux à qui la parole de Dieu est adressée (et cependant l'Écriture ne peut être anéantie), dites-vous que je blasphème... » Dans ce contexte, le terme Elohim s'applique à tout le corps de Christ, chaque membre étant un Elohim du fait qu'il a reçu la Parole de Dieu pour son salut. Néanmoins il y a un seul Elohim, Christ lui-même qui est la Tête du corps. C'est en fait un honneur de porter un tel nom qui nous est adressé de la bouche du Seigneur même, ceux qui se le refusent indiquent par ce fait qu'ils n'ont jamais reçu la Parole du salut et qu'ils ne font pas parti du corps de Christ. Or le corps de Christ, sous la direction de la Tête, est l'image parfaite du Dieu invisible et nous y trouvons aucune Trinité mais plutôt une multiplicité dans l'unité. Dans l'éternité, personne ne se trouve en-dehors du corps de Christ, nous sommes tous en lui et par lui, et lui pleinement en chacun de nous. Nous avons ici une première lueur du Nouvel Home, d'une race céleste et éternelle. Ainsi, on trouve dans l'Ancien Testament une anticipation claire de l'unité de Dieu en Jésus-Christ telle qu'elle nous est révélée dans le Nouveau Testament.

Le terme « trinité » sert à désigner la doctrine pseudo-chrétienne selon laquelle Dieu existe en tant qu'unité de trois personnes distinctes : Père, Fils et Saint-Esprit. Dans cette extravagance sophistiquée, chacune de ces personnes est distincte des autres, et pourtant chacune a la même essence que les autres. En d'autres termes, chacune est pleinement divine par nature, mais aucune n'est la Trinité à elle seule. Chacune fait preuve de volonté, d'amour et parle en disant « Je » et « Tu ». Le Père est une personne différente du Fils, qui est lui-même une personne différente du Saint-Esprit, qui est lui-même une personne différente du Père. Chaque personne est divine, pourtant il n'y a pas trois dieux dans cette loufoque étrange mais un seul Dieu. Il existerait trois subsistances ou personnes individuelles, et cela sans aucun doute se nomme du trithéisme, une forme idolâtre de plusieurs dieux. Dans le protestantisme, aujourd'hui, comme dans les sectes dites Évangéliques, on reconnaît que la Trinité est une des expressions possibles de la croyance en Dieu, et on voudrais nous faire croire qu'ils ne la tiennent pas comme obligatoire à la foi. Mais qu'une personne d'entre-eux s'y oppose et on ne tarde pas à voir le contraire, et toute une avalanche d'intimidations et de diffamations prendront place aux bonnes intentions. En effet, la Trinité est un développement théologique qui date du IIIe ou IVème siècle, elle ne se trouve pas dans la Bible en aucun endroit. Bien sûr il est question dans la Bible de Dieu comme notre Père, il est question du Christ comme Fils de Dieu, et il est question de l'Esprit Saint. Mais que Dieu soit à la fois Père, Fils, et Saint-Esprit, trois personnes distinctes en un seul Dieu ne s'y trouve absolument pas. Après des siècles de résistances et de discussions de la part des chrétiens authentiques, la lumière de la vérité se lève de plus en plus dans les coeurs de ceux que Dieu a choisi. L'important ici, vous l'aurez compris, n'est pas tant de rechercher les fondements logiques et rationnels de la doctrine de la Trinité, mais bien plutôt, de s'en tenir à ce que l'Écriture Sainte nous enseigne à ce sujet, la Bible étant pour les chrétiens l'autorité souveraine en matière de foi et de vie, le critère normatif de la théologie. La suffisance des Écritures doit toujours l'emporter sur les spéculations des Conciles ou des Synodes qui la tordent à leur gré pour maintenir leur pouvoir sur la foi et les consciences individuelles. Les Symboles ou Confessions de Foi n'ont aucune autorité sur la Bible ni sur le fidèle qui marche dans ses voies.

Dans tout ce qui vient d'être présenter, la vraie question était de savoir si oui ou non la doctrine de la Trinité se trouve dans la Bible, ou dit autrement, si oui ou non le Dieu de la Bible est un Dieu trinitaire. Comme le disait le philosophe français Blaise Pascal : « Dieu seul parle bien de Dieu » ! Il nous faut donc partir de la révélation de Dieu dans la Bible, telle qu'elle se présente à nous, pour voir si nous sommes invinciblement conduits à confesser le Dieu Trinitaire, Père, Fils et Saint-Esprit, ou le seul Dieu indivisible Jésus-Christ comme étant la seule et unique Personne en Dieu, le Père Éternel manifesté dans la chair comme Fils unique, l'enveloppe visible du Dieu invisible, en qui nous sommes et par qui nous sommes. Déjà nous avons obtenu notre réponse, mais nous devons poussez encore plus loin notre étude car plusieurs cerbèriens contradicteurs sèment l'agitation et nombre de malfaisants, surtout au niveau des sectes dites Évangéliques, s'attaquent à la vérité.


Chapitre 2

L'Empereur Constantin et le Concile de Nicée

Avant la fin du premier siècle il y avait déjà différentes fausses doctrines et du mélange ; les uns se tenaient à l'enseignement de Balaam, les autres à la doctrine des Nicolaïtes, d'autres encore écoutaient une femme désignée du nom de Jésabel, laquelle prétendait être prophétesse et enseignait (Apocalypse 2:20). Cette Jésabel correspond figurativement à l'Église Catholique. Afin que nous sachions exactement ce qui est juste, la pure doctrine des apôtres nous a été laissée en héritage dans les Saintes Écritures. On y trouve mentionnées également les diverses doctrines introduites par des personnes non autorisées. L'injonction : "Éprouvez toutes choses" (1 Thessaloniciens 5:21) est encore et toujours valable. Beaucoup se sont approprié cette Parole, mais dans la pratique ils ne l'emploient pas correctement. Ils ont éprouvé les autres selon le niveau de leur propre connaissance, selon le point de vue biaisé des doctrines et pratiques de leurs affiliations religieuses ou dénominationnelles, et ce faisant ils ont complètement perdu de vue qu'auprès de Dieu il y a une seule échelle des valeurs capable d'éprouver toutes choses, et qui peut être employée en toutes circonstances, et cela sous la direction du Saint-Esprit. Cette échelle est le témoignage complet de la Parole de Dieu, qui se trouve être la Bible.

Au 2ème siècle, les diverses orientations religieuses se développèrent à côté de l'Église du Dieu Vivant composée uniquement des élus, Laquelle croit et agit pour toujours de la manière dont Christ l'a enseigné au travers des apôtres sans être institutionnalisé. Les enseignements qui avaient déviés de la Parole devinrent de plus en plus en vogue. On avait élargi le chemin étroit ainsi que la porte étroite. Chaque tendance religieuse s'efforçait d'appeler à soi le plus grand nombre de membres possible, comme c'est d'ailleurs encore le cas aujourd'hui. Cependant cette promesse est toujours valable pour la véritable Église de Jésus-Christ qui est son Corps spirituel : "Ne crains pas, petit troupeau, car il a plu à votre Père de vous donner le royaume" (Luc 12:32). Les brebis du petit troupeau ne prennent garde qu'à la voix du Bon Berger, Celui qui a donné Sa vie pour les brebis ; c'est-à-dire qu'elles ne prennent garde qu'à Sa Parole. Cette "ecclesia" ou littéralement « cet appel à renaître » a été de tout temps la petite troupe de ceux qui ont entendu l'appel à sortir de la confusion et qui suivent le Berger sans compromis.

Dans les temps post-apostoliques s'élevèrent Polycarpe (155), lequel avait, selon une tradition, cheminé avec l'apôtre Jean, ainsi qu'Irénée (202), un disciple de Polycarpe, lesquels se distinguèrent comme défenseurs de la vraie foi. Cependant, en examinant les choses de plus près, on voit qu'il ne s'agissait déjà plus exclusivement de la publication du pur héritage de la foi apostolique primitive. On peut voir clairement que, de l'organisme divin de l'Église primitive, le pas vers l'organisation humaine avait été fait. Le développement de cet âge jusqu'au concile de Nicée en 325 est contradictoire. Vu uniquement de l'extérieur, le christianisme dégénéré se propagea toujours plus, sous toutes ses formes, jusqu'à être reconnu par l'État du temps de l'empereur Constantin, de telle manière qu'il devint alors une puissance qui était à prendre au sérieux dans l'empire romain tout entier. La foi devint une nouvelle philosophie. Les traditions orientales, mélangées avec la culture helléniste, diluèrent fortement la substance de la foi primitive. Les controverses sur ce qu'on appelle la "christologie" entrèrent en lice et agitèrent les âmes. Voici ce que disait Harnack, Adolf von (1851-1930) : « Si le Paganisme a été conquis par le Christianisme, il est tout aussi vrai de dire que le Christianisme a été corrompu par le Paganisme. Le Déisme pur des premiers chrétiens... fut substitué, par l'Église de Rome, par le dogme incompréhensible de la Trinité. De nombreux principes païens, inventés par les Égyptiens et idéalisés par Platon, furent conservés comme étant dignes de foi. Les doctrines du Logos et de la Trinité ont été modelées par les Pères Grecs, qui... ont été très influencés, directement ou indirectement, par la philosophie platonicienne... À partir de cette source, on ne peut nier que des erreurs et des corruptions aient pénétré l'Église ».


A — La Trinité de Constantin

L'empereur romain Constantin, qui était un grand stratège, mit à profit pour lui-même le christianisme qui se mondanisait, mais il ne diminua pas pour autant ses rapports avec le paganisme. L'empereur Constantin était un scélérat, un parricide qui avait étouffé sa femme dans un bain, égorgé son fils, assassiné son beau-père, son beau-frère et son neveu ; un homme bouffi d'orgueil, et plongé dans les plaisirs ; un détestable tyran, ainsi que ses enfants. Il favorisa aussi bien la construction de temples païens que l'édification d'églises. En 321, la célébration du dimanche fut décrétée légalement. Marie-Nicolas-Sylvestre Guillon, professeur d'éloquence sacré dans la faculté de Théologie de Paris en l'an 1828, confirme dans ses écrits sur les "Pères de l'Église", que Constantin s'engageait dans les plus hautes spéculations sur les mystères de la foi, particulièrement sur l'incarnation ; et qu'il expliquait au Concile les prophéties qui concernaient l'avènement de Christ, en les confirmant non par les Saintes Écritures, mais par le témoignage des prédictions occultes de la Sibylle de Cumes dans la 6ème éloge de Virgile. Que le sujet de l'incarnation de Christ obsédait Constantin face aux Oracles de la Sibille de Cumes, est dû au fait que les prédictions de la Sibille, qui était vénéré à Rome, annonçaient la venue de l'âge d'or, le rétablissement du règne de Saturne par un enfant mâle qui participerait à la vie des dieux et qui règnerait sur un monde en paix. Il n'y a aucun doute que Constantin s'attribua cette prédiction à lui-même, et l'imposa aux évêques réunis qui en firent un héros de la foi. Ceci est significatif, lorsque nous considérons que le nom secret de la ville de Rome, qui fut interdit de prononcer sous peine de mort, était "Saturnia" ou ville de Saturne ; et que "Saturne" dans le langage des mystères Chaldéens signifie "Celui qui est caché" ou "le dieu des mystères", c'est-à-dire "Satan". Ceci identifie Rome comme la ville de Satan et son Souverain Pontife comme l'incarnation de "Celui qui est caché", l'hypocrite, le subtil. Ainsi nous voyons la vrai face de Constantin et de sa descendance dans la Rome papale. Ce qui est encore plus intéressant, est que nous savons d'après certaines archives historiques retrouvé dans "l'Histoire Ecclésiastique de Sozomen", que Constantin fut né en Grande-Bretagne et qu'il avait reçu une certaine éducation chrétienne. Mais nous savons aussi que le prétendu christianisme dans lequel il fut éduqué n'était qu'une forme de Druidisme de l'ancienne religion des Celtes. Or d'après le Rev. R.W. Morgan (St. Paul in Britain), la religion Druide avait certaines similarités avec une forme de Christianisme qui se rapprochaient beaucoup du Mithraïsme. Le point crucial ici est que la religion Druidique, dans laquelle Constantin fut instruit dans sa jeunesse, avait une Trinité d'une essence divine créatrice, conservatrice, et rénovatrice, connu comme "Beli, Taran, et Yesu", le dernier nom étant le même que celui de Jésus : Beli, le Père ; Taran, la Mère, et Yesu, le Fils. Malgré tout ce que nous savons sur Constantin, les Théologiens Orthodoxes Conventionnels persistent encore de nos jours à le mettre hors de tout doute. Nous voyons ceci dans les paroles de Roussas John Rushdoony, théologien des églises Réformées : "La sincérité de la foi religieuse de Constantin ne doit pas être douté" (The One and the Many). Or nous ne doutons pas de la foi religieuse de Constantin, nous affirmons simplement, avec des preuves bibliques et historiques à l'appui, que sa foi n'était pas réellement chrétienne, mais plutôt païenne et extrêmement subtile. Toutefois, Rushdoony touche le point essentiel en disant : "Le christianisme représentait le pouvoir, et Constantin croyait dans le pouvoir. Tout comme Dieu est Souverain et Monarque sur tout ce qui est dans les cieux, Constantin se disait souverain et monarque sur toute la terre entière. Ainsi, comme Eusèbe de Césarée écrivit : « Puisqu'il (Constantin) fut le premier à déclarer la totale Souveraineté de Dieu, ainsi lui-même comme seul souverain du monde Romain, rependait son autorité sur toute la race humaine ». Pour Eusèbe, la monarchie l'emporte comme système et méthode de gouvernement pour tous les états. De même qu'il n'y a qu'un seul Dieu, de même il n'y a qu'un seul empereur. En déclarant que Dieu exerce sa souveraineté seulement que dans les cieux, et que l'Empereur est choisi de Lui pour exercer son autorité sur la terre entière ; Constantin se déclare être "le dieu de ce monde" (2 Corinthiens 4:4). Ainsi dit Rushdoony: "À un certain moment, selon Eusèbe, Constantin proclama au groupe d'évêques du Concile de Nicée : — Comme évêques, votre juridiction s'exerce à l'intérieur de l'Église : Je suis aussi un évêque ordonné par Dieu pour superviser tout ce qui est à l'extérieur de l'Église. — Ainsi Constantin ne trouva aucune difficulté à définir sa position christologique comme Empereur, sauveur, Souverain Pontife, et évêque de Dieu". Et quoique le Catholicisme ne veut point l'admettre, Constantin, et non Pierre, fut en réalité le premier Pape officiel.


B — La Trinité des Melchites

Lors du Concile de Nicée, en 325, Arius et Athanase en furent les deux orateurs principaux. Leurs exposés ont été largement transmis à l'histoire de l'Église. Visiblement Arius n'avait aucune connaissance de Christ. Par contre, Athanase témoigna « qu'en Jésus, Dieu Lui-même nous est apparu ; que Dieu Lui-même s'est fait connaître à nous et nous a sauvés ; que nous avons en Lui le Père même... qu'en Jésus, le Père Lui-même nous a rachetés » (K.D. Schmidt, Grundriss der Kirchengeschichte, S. 98). Néanmoins, ne nous empressons point de dire qu'Athanase défendait réellement la divinité de Christ et qu'il était un vrai chrétien malgré quelques écarts doctrinaux. Le témoignage d'Athanase fut teinté par de nombreuses fausses doctrines qu'il maintenait. Au Concile de Nicée, dit l'auteur de "Nemrod", le parti des "Melchites", c'est-à-dire les représentants de la soi-disant chrétienté en Égypte, affirmaient— qu'il y a trois personnes dans la Trinité, le Père, la Vierge Marie, et le Messie leur fils". Dans le Dictionnaire de Daniel G. Reid (Dictionary of Christianity in America), nous trouvons que les Melchites surgirent des Patriarches d'Alexandrie, et que le mot "Melchites" signifie "Roi ou Empereur" dans le Syriaque et l'Arabique. Ceci nous indique que le parti des Melchites, au Concile de Nicée, supportait les notions de l'Empereur Constantin d'introduire une Trinité issue du Paganisme qui satisfaisait tant bien aux païens qu'aux chrétiens nominatifs. Or, puisque toutes les Trinités du Paganisme incorporait une Déesse, il convenait qu'il en fut ainsi dans cette forme de christianisme mondanisée afin de maintenir l'ordre et l'unité dans l'Empire, et d'établir l'Église Impériale Universelle ou Catholique comme seule autorité, et qui serait secrètement par duplicité "l'Église Mithraique Universelle" vouée au Culte du Soleil. Hislop, dans son livre remarquable « Les Deux Babylones », nous révèle des faits intéressants sur ce sujet de la Maldonne Romaine : "Dans la doctrine ésotérique de la Grèce et de Rome, il n'y avait qu'une seule Déesse, le Saint-Esprit, représenté comme femelle. Ceci fut fait par une perversion de la grande idée scripturaire que tous les enfants de Dieu sont enfantés par le Père et nés de l'Esprit ; et avec cette idée, l'Esprit de Dieu comme Mère était représenté sous la forme d'une colombe, et était reconnue comme la Reine du ciel et Médiatrice entre Dieu et les hommes". Ceci est confirmé par la Parole de Dieu qui nous dit : "Les fils amassent le bois, et les pères allument le feu, et les femmes pétrissent la pâte pour faire des gâteaux à la reine du ciel, et pour faire des aspersions aux dieux étrangers, afin de m'irriter... " (Jérémie 7:18). Or nous avons l'évidence qu'Athanase, qui après le Concile de Nicée devint Patriarche d'Alexandrie, fut celui qui influença la section Melchite du Concile, et qui aurait proposé que les trois personnes de la Trinité soient le Père, la Mère, et le Fils ; le terme "Mère" désignant le Saint-Esprit. K.R. Hagenbach, dans son Histoire des Doctrines (History of Doctrines, 1847), nous dit : "La notion fut avancée par l'orthodoxe Athanase, que la Vierge avait demeuré libre de la corruption générale ; et que seulement elle, qui fut élevée au-dessus de toute l'humanité par une profusion d'adoration, devait partager le privilège avec son Fils, d'apparaître sans péché sur les pages de l'histoire. Selon Athanase, considéré le champion de la Foi Orthodoxe, Marie demeura toujours une vierge par la grâce perpétuelle, et il la déclara Mère de Dieu". Ceci ouvrit le chemin à la Co-rédemption de Marie, et aussi à l'utilisation de l'hostie (les gâteaux solaires) dans le sacrifice non-sanglant de la Messe. Or, ceci est en plein accord avec le caractère de la déesse égyptienne "ISIS" ; car n'oublions pas qu'Athanase venait de la ville d'Alexandrie, Capitale de l'Égypte, mais aussi Capitale du Paganisme de l'antiquité. Ainsi nous dit Hislop : "Quant au caractère païen du sacrifice non-sanglant de la Messe, nous l'avons suffisamment établi. Mais il y a encore à considérer un point qui montre encore mieux l'oeuvre du mystère d'iniquité. Il y a sur l'hostie des lettres qu'il vaut la peine de lire. Ces lettres sont I. H. S. Pour un chrétien, ces lettres signifient "Jésus Sauveur des Hommes". Mais qu'un adorateur Romain de la déesse Isis jette les yeux sur ces lettres, il les expliquera d'après son propre système d'idolâtrie et lira : ISIS, HORUS, SEB, c'est-à-dire : la mère, l'enfant, et le père des dieux ; en d'autres termes, la Trinité Égyptienne". On ne peut s'étonner de cette perversion subtile qui cherche à renverser la Foi chrétienne authentique, lorsque nous considérons ce que nous dit M.S. Guilon sur Athanase : "Athanase fut armé de toutes les subtilités de la dialectique et de la puissance des empereurs. Il n'ignorait pas les sciences profanes, mais il évitait d'en faire parade. Il fut un admirateur d'Origène et de Tertullien à cause de leur vigueur de la dislectique et de l'érudition. Il croyait que par le signe de la croix, tous les prestiges des démons sont dissipés. Il disait que Jésus prit un corps dans le sein de Marie sa mère, demeurée toujours vierge. Il enseignait que tant que nous sommes sur la terre, nous ne pouvons dire avec assurance : Me voilà sauvé. Pour lui le baptême d'eau occasionna la nouvelle naissance, et le prêtre fut seul capable de donner la rémission des péchés ; et que les morts recevaient quelques bienfaits de la Messe". Animé d'un esprit d'arrogance et de duplicité inouï, Athanase dit dans sa "Lettre à Sérapion" : "La foi de l'Église Catholique est celle que Jésus-Christ a donnée, que les apôtres ont publiée, que les Pères ont conservés. L'Église est fondée sur cette foi, et celui qui s'en éloigne n'est plus chrétien". Voilà donc la base réelle de la Trinité ontologique maintenue par le Catholicisme, le Protestantisme, et les sectes dites Évangéliques. Un amalgame de la Trinité Druidique et de la Trinité Égyptienne est celle qui fut adoptée, modifiée subtilement, enrobée d'un langage biblique, et proclamée par le Concile de Nicée comme étant une vérité absolue d'un seul Dieu en trois personnes distinctes, dogme obligatoire qu'il faut croire sans lequel personne ne peut être sauvé. Voilà le Dieu avec lequel on a aveuglé le monde depuis tellement longtemps sous prétentions qu'il est le Dieu de la Bible.

Trinité À partir de ce moment commença la constitution de l'église romaine qui se nomme historiquement l'Église Constantinienne que plusieurs nomment : la Grande Prostituée. Au temps du concile de Nicée en l'an 325, il n'y avait encore aucun pape, aucun cardinal. Aucun évêque de Rome ne s'était présenté en revendiquant le premier rang. À cet égard l'histoire de l'Église a été partiellement antidatée, manipulée ou carrément faussée. C'est l'empereur Constantin qui convoqua le Concile de Nicée et le patronna. Son but était d'unir en une seule église les diverses orientations et de les placer au service de l'État. L'union de l'État et de l'église eut lieu et c'est ainsi que naquit "l'église d'État". Le livre de l'Apocalypse relate ces faits en termes symboliques (Apocalypse 13:1-10). Pour vous aider à comprendre tous les enjeux de cette machination diabolique, imaginez-vous que cet évènement se passe de nos jours en l'an 2007, et que le président américain, George Bush, jr, prend la place de Constantin et est celui qui convoque les représentants de toutes les dénominations chrétiennes sur la terre, ainsi que tous les chefs de toutes les différentes religions du monde entier, pour résoudre un problème religieux d'importance capitale qui sème la discorde globalement et met en danger l'existence même de la race humaine. Son but : utiliser les divergences et les conflits entre ces différents groupes pour former l'embryon d'un nouveau corps religieux mondial sous prétentions d'établir la paix et le bien-être pour tous. Sous couverture il envoie ses troupes semer le chaos afin de forcer leur mains d'accepter ses propositions. Tout comme Constantin, il prétend avoir reçu une vision céleste, un appel direct de Dieu pour résoudre leurs problèmes en les unifiant en un seul corps, et place tout son pouvoir derrière eux pour les aider à atteindre ce but grandiose pour le salut de l'humanité. Mais le concept de Dieu est l'épine dans la botte de foin proverbiale, il entreprend donc de le décrire sous des nouveaux termes qui convient à tous et les engages à trouver une solution lorsqu'il détient déjà la réponse. Il influence les discours subtilement et les dirige à adopter un seul Dieu pour tous, mais un Dieu composé de chacun des dieux principaux des différents groupes, un Dieu en trois personnes distinctes, égales en pouvoir, en substance, et en divinité qui reflète l'unité des trois différents groupes majeurs. Pour but de simplicité, nous le nommerons : Allah, Yesous, Yahvé, — le Père, le Fils, et le Saint-Esprit qui se nomment dans leur unicité le Dieu AYY et par duplicité le Moi de la désignation de la lettre anglaise « I ». Cette désignation convient au trois plus grandes religions du monde : l'Islamisme, le Christianisme, et le Judaïsme, et convient en même temps à la philosophie du Nouvel Âge que chaque homme est Dieu dans son Moi intérieur. On fit construire un énorme temple au Dieu AYY qui se nommait le VATIC'AYY et qui signifie Mont d'AYY, et des églises d'AYY surgirent dans toutes les nations. Puisqu'on leur avait donner la liberté d'interprétation certaines de ces églises se nommaient l'Église d'Allah'AYY, l'Église de Yesous'AYY, et l'Église de Yahvé'AYY. On y établit un chef suprême qui se nommait le PAP'AYY et qui par jeux de mots signifie le Têteux, celui qui susse l'AYY, ainsi que des administrateurs qui se nommaient les ÉV'AYY, ceux qui s'évente d'AYY, et des serviteurs qu'on nommait des PRËTR'AYY, c'est-à-dire les prêteur d'AYY, ceux qui vendent la fabulation d'AYY. On fabriqua aussi des galettes d'AYY ou des EST'AYY, et les communiants étaient tous des mangeurs d'AYY. Et les fidèles se nommaient les AYY'OYE, c'est-à-dire les Idiots, ceux qu'on bourre d'AYY. Maintenant vous comprenez par cette satire les enjeux de la stratégie que démontre l'idéologie pour la domination du monde, et vous comprenez aussi le pourquoi de la formulation de la doctrine de la Trinité Ontologique par le Concile de Nicée. Seriez-vous encore tellement dans les ténèbres pour continuer à croire que le Dieu Trinitaire est le vrai Dieu ?


Chapitre 3

Les symboles ou confessions de foi oecuméniques

La première grande formulation de la foi trinitaire a été faite au concile de Nicée (325) sous l'impulsion de l'empereur Constantin. Cette période aura été une intense période de lutte contre les hérésies qui se développent sur la Trinité, sur la nature du Fils, mais aussi sur le Saint-Esprit dont on soutiendra à son tour qu'il n'est qu'une créature (hérésie pneumatomaque). Le Ier concile de Nicée, en 325 établit son symbole abject, ancêtre du Credo sordide actuel, qui se termine par un anathème contre ceux qui refusent d'y croire. Ceux qui s'y opposaient furent chassé, persécuté, torturé et massacré. Nous vous présentons le Symbole de Nicée au complet, incluant la section de la fin qui contient l'anathème et qui est généralement omise par les églises lorsqu'il est récité en publique. À ceux qui se disent chrétiens, remarquez les fausses doctrines et les exagérations anti-scripturaires dans les Symboles suivant. Le Symbole de Nicée affirme clairement que Jésus est né deux fois : « né du Père avant tous les siècles... a pris chair de la vierge Marie », or prendre chair équivaut à naître, aussi cela signifie que Jésus a deux pères : la personne du Saint Esprit et la personne du Père, faisant ainsi de Marie une courtisane et du Père un cocu car elle se trouva enceinte du Saint-Esprit (Matthieu 1:18) ; le Symbole d'Athanase affirme les mêmes choses mais plus clairement au niveau de la double naissance de Jésus. En plus, le Symbole de Nicée déclare que l'Église est catholique et apostolique, affirmation par laquelle l'Église Catholique se réserve l'universalité et la domination de la foi, et qu'il y a un baptême pour le pardon des péchés, tous des affirmations subtiles et anti-scripturaires. Nous mettons en caractères gras quelques points saillants qui vous ferons réfléchir.


A — Le symbole de Nicée

« Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible. Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, né de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré non pas créé, de même nature que le Père ; et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; Par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts et son règne n'aura pas de fin.

Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.

Pour ceux qui disent : "Il fut un temps où il n'était pas" et : "Avant de naître, il n'était pas" et : "Il a été créé du néant", ou qui déclarent que le Fils de Dieu est d'une autre substance [hypostasis] ou d'une autre essence [ousia], ou qu'il est soumis au changement ou à l'altération, l'Église catholique et apostolique les anathématise. »



Le symbole de Nicée-Constantinople est issu des travaux d'une longue suite de conciles dont le dernier, celui de Constantinople contient un article qui dit « Je crois en l'Église une, sainte, catholique et apostolique ». Les trois autres conciles oecuméniques, réunis en Orient avec la participation des légats de l'évêque de Rome et de patriarches orientaux importants tels qu'Athanase et Cyrille d'Alexandrie, s'entendent à définir la foi spéculative que partagent alors la grande majorité des pseudo-chrétiens, d'ou seront issues plus tard les Églises dites catholique et orthodoxes. Ces termes sont utilisés, par simplification, pour distinguer d'une part l'Église Romaine et d'autre part les Églises d'Orient relevant des patriarcats de Constantinople, Antioche, Jérusalem et Alexandrie : l'Église Romaine se considère en effet comme seule détentrice légitime de la catholicité (c'est-à-dire de l'universalité) sans pour autant reconnaître que sa foi ne serait pas orthodoxe. Mais cette distinction dans les esprits ne viendra que beaucoup plus tard et tous les délégués aux 4 premiers conciles oecuméniques sont d'accord entre eux et s'ils ne le sont pas, les empereurs se chargeront de les mettre forcément d'accord. Quelques-uns résistent qui seront à l'origine des Églises dites pré-chalcédonniennes : nestoriens et monophysites entre autres.


B — Le Symbole de Nicée-Constantinople

« Nous croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles.

Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Dieu venu de Dieu, lumière issu de la lumière, vrai Dieu issu du vrai Dieu, engendré et non créé, d'une même substance que le Père et par qui tout a été fait ; qui pour nous les hommes et pour notre salut, est descendu des cieux et s'est incarné par le Saint-Esprit dans la vierge Marie et a été fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce-Pilate, il a souffert et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité des morts le troisième jour, conformément aux Écritures ; il est monté aux cieux où il siège à la droite du Père. De là, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, et son règne n'aura pas de fin.

Nous croyons en l'Esprit-Saint, qui règne et qui donne la vie, qui procède du Père, qui a parlé par les Prophètes, qui avec le Père et le Fils est adoré et glorifié ; nous croyons l'Église une, sainte, universelle et apostolique. Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés ; nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.

Si quelqu'un ne confesse pas deux naissances du Fils de Dieu, l'une avant les siècles, du Père, intemporelle et incorporelle, l'autre, aux derniers jours, de celui même qui, descendu du Ciel, s'est incarné dans Marie sainte et glorieuse, mère de Dieu toujours vierge, et qui est né d'elle, qu'il soit anathème

Amen. »



Nous voyons les mêmes choses dans le Symbole dit d'Athanase que nous vous présentons au complet ici afin que vous puissiez voir de vos yeux les subtilités et les aberrations de cette doctrine insidieuse et dangereuse. Vous remarquerez que le Seigneur Jésus est présenté encore comme étant né deux fois (engendré du Père et de la vierge Marie), qu'il est dit que cette foi est orthodoxe (droite), et qu'il est absolument nécessaire d'y croire pour être sauvé. En plus, ce symbole déclare clairement qu'il y a trois dieux mais qu'ils sont interdit par la religion catholique de le dire. Aussi, il y a contradiction flagrante, car s'il y a trois personnes en Dieu comme ils l'affirment et que Christ est Dieu, donc il y aurait trois personnes en Christ et en chacun des croyants. Nous reproduisons ici le symbole d'Athanase (296-373 après J.-C.) un Égyptien d'Alexandrie, capitale de l'idolâtrie et de la Trinité Égyptienne de Isis, Horus, Seth, qui était pleinement engagé dans la bataille pour défendre l'orthodoxie trinitaire.


C — Le symbole dit d'Athanase

« Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité.

Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.

Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré ; le Fils n'est issu que du Père, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n'y a donc qu'un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saints-Esprits. Et dans cette Trinité il n'est rien qui ne soit avant ou après, rien qui ne soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité. Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Trinité.

Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi à l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. Voici la foi orthodoxe : nous croyons et nous confessons que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité. Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne. Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé. »

***

Le Ier concile de Constantinople (381) avait reprit cette expression dans « Nous croyons en une seule Église sainte, catholique et apostolique ». Cependant, de schisme en schisme, les mots « catholique » et « catholicisme » deviendront dans l'usage l'apanage de la seule Église Catholique Romaine. On retiendra surtout le Grand Schisme de 1054, qui marque la séparation entre l'Église d'Occident et les Églises orientales, dites Églises des sept conciles (essentiellement les Églises Orthodoxes russe et grecque), puis la Réforme, à partir de laquelle le mot « catholique » s'oppose systématiquement en Europe occidentale à « protestant ». Le protestantisme est nommé à l'époque en France « RPR », « religion prétendue réformée », titre qui lui va très bien car nous voyons de nos jours qu'elle dégage une puanteur infecte d'une foi stagnante de son intellectualisme odieux et a besoin elle même d'être réformée. Il est évident que l'Église Réformée a rétrogradée, elle s'identifie elle-même comme l'Église Catholique Réformée, de même que l'Église Presbytérienne et plusieurs autres. De leur propre aveu, le terme catholique s'applique aussi au protestantisme. Bref, nous aboutissons ainsi avec l'Église Catholique Romaine avec ses différentes branches, et l'Église Catholique Protestante avec ses différentes branches, et de là vient s'ajouter les sectes dites Évangéliques avec leurs différentes branches. Toutefois, dans le langage du peuple commun le terme « catholique » désigne toujours l'Église Catholique Romaine et non l'Église Protestante.



Le concile de Chalcédoine est le quatrième concile oecuménique et a eu lieu dans l'église Sainte-Euphémie de la ville éponyme en 451. La formule du concile d'Éphèse était contesté par les Nestoriens et par les Alexandrins qui croyaient qu'en reconnaissant la dualité des natures dans le Christ, on voulait les séparer et les opposer. Il y avait une confusion entre la notion de nature et la notion de personne. Convoqué par l'empereur byzantin Marcien et son épouse l'impératrice Pulchérie il réunit à partir du 8 octobre 451 entre cinq ou six cents évêques. Dans la continuité des conciles précédents, il s'intéresse à divers problèmes christologiques et condamne en particulier le monophysisme d'Eutychès et Dioscore sur la base de la lettre du pape Léon Ier intitulé Tome à Flavien de Constantinople (nom du patriarche de Constantinople, destinataire de la lettre du pape).

C'est durant ce concile qu'est redéfinie la notion de personne dans la fausse doctrine de la Trinité Ontologique,
a) comme le principe de différenciation relationnelle au sein du mystère d'un Dieu à la fois un et trine, et
b) comme le principe d'unité et d'identité, dans le cas des deux natures, dans la personne unique du Christ.

Cependant le pape saint Léon Ier le Grand refuse d'accepter le 28ème canon du concile, qui en attribuant à la ville de Constantinople le titre de "Nouvelle Rome", remet en question la primauté du siège apostolique de Rome. À partir de Chalcédoine, nous voilà à la croisée des chemins entre le Catholicisme Romain et le Catholicisme Protestant. À partir de ce point, le Protestantisme qui louange Chalcédoine, ne reconnaît plus historiquement l'autorité d'aucun autre concile oecuménique. Soulignons que le Catholicisme Romain et le Catholicisme Protestant sont en parfait accord sur la définition spéculative de la doctrine de la Trinité telle qu'élaborée par les conciles oecuméniques de Nicée à Chalcédoine et le sont toujours. Cette doctrine subversive, qui est la plus insidieuse et la plus grande hérésie sur la face de cette terre, est le pivot même du Catholicisme sans laquelle il s'effondre comme un château de carte. En d'autres mots, tous ceux qui croient et qui enseignent qu'il y a trois personnes ou subsistances distinctes en Dieu sont Catholiques, et « blasphèment contre Dieu, blasphémant son nom et son tabernacle, et ceux qui habitent au ciel » (Apocalypse 13:6), qu'ils en soient conscient ou non. (Nous expliquons plus loin sur ce site cette hérésie dangereuse par rapport à la Parole de Dieu dans les documents suivant : Subversion de la Trinité Ontologique, et Défaite et Chute de la Trinité).


D — Le symbole de Chalcédoine

« Avant les siècles engendré du Père selon la divinité, et, né en ces derniers jours, né pour nous et pour notre salut, de Marie, la Vierge, mère de Dieu, selon l'humanité. Un seul et même Christ Seigneur, Fils unique, que nous devons reconnaître en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division, sans séparation, la différence de natures n'étant pas supprimées à cause de l'union, la propriété de l'une et de l'autre étant bien plutôt sauvegardée et concourant à une seule personne et une seule hypostase, un Christ ne se fractionnant ni se divisant en deux personnes mais un seul et même Fils. » Concile de Chalcédoine, le 22 octobre 451.



En 363, les Perses sassanides s'emparent de Nisibe ; la frontière de l'Empire romain revient du Tigre sur l'Euphrate. Une bonne partie des chrétiens de Nisibe, pour échapper à l'empire sassanide qui a sa propre religion et ne veut pas entendre parler de christianisme, viennent alors à Édesse, vieille ville chrétienne considérée comme la cité de l'apôtre Thomas et restée sous l'influence de l'empire romain d'Orient. À Édesse, Éphrem est plongé dans les controverses théologiques de l'époque, la crise de l'arianisme qui donna à l'empereur Constantin l'occasion de convoquer pour la première fois un concile de tous les évêques de l'empire (orient et occident), le concile de Nicée (325) où fut rédigé le symbole de la foi toujours actuel. Une Église chrétienne s'organise en Perse sassanide. Cette Église aura d'autre part à soutenir d'importantes controverses théologiques, tant avec les manichéens qu'avec le clergé mazdéen. Voici un texte qui vient de cette période et qui ne manquera pas de vous faire réfléchir :


E — Ancienne polémique sur la Trinité

« Ils disent que le Père, le Fils et l'Esprit sont trois "noms" qui ne sont ni séparés l'un de l'autre, ni antérieurs l'un par rapport à l'autre. Mais alors, si le Fils n'est pas moindre que le Père, étant en toute chose égal au Père, pourquoi leur donne-t-on des noms distincts ? Si c'est chose possible que trois égale un, il est certainement tout aussi possible que trois égale neuf et neuf égale trois, et on peut dire autant indéfiniment des autres nombres. En outre, si le Fils n'est pas moindre que le Père, c'est que le Père n'est pas plus que le Fils ; dans ces conditions doit-on dire que le Père procède du Fils ou que le Fils ne procède pas du Père ? ... Si le Fils n'est pas moindre que le Père, c'est que la cause n'est ni antérieure, ni supérieure à l'effet ; on pourra dire que l'une et l'autre sont des Principes, que la créature n'est pas moindre que le créateur, et le créateur n'est pas plus que la créature... »



F — Tome de Damas

"Quiconque nie que le Père est éternel, que le Fils est éternel et que le Saint-Esprit est éternel, celui-là est un hérétique."

"Quiconque nie que le Fils de Dieu est véritablement Dieu , de même que le Père est véritablement Dieu, ayant tout pouvoir , sachant tout et l'égal du Père, celui-là est un hérétique."

"Quiconque nie que le Saint-Esprit (...) est Père, véritablement Dieu , (...) a tout pouvoir et sait tout, (...) celui-là est un hérétique."

"Quiconque nie que les trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont véritablement des personnes, qu'elles sont égales , éternelles, contenant toutes choses visibles et invisibles, et qu'elles sont toutes-puissantes, (...) celui-là est un hérétique."

"Quiconque dit que [le Fils qui a été] fait chair n'était pas au ciel avec le Père lorsqu'il était sur la terre, celui-là est un hérétique."

"Quiconque, reconnaissant que le Père est Dieu, que le Fils est Dieu et que le Saint-Esprit est Dieu, (...) ne dit pas qu'ils sont un seul Dieu, (...) celui-là est un hérétique."

382 Avant notre ère, à Rome. Recueil d'enseignements devant être condamnés par l'Église. Présenté par le pape Damase. Document, appelé "le Tome de Damase", rapporté dans l'ouvrage : L'Église enseigne, 1955, pages 125 à 127



Dans le contexte de ces folles spéculations, présentons un concept de la Trinité de la part d'un traître et d'un hérétique, qui a plus de sens et qui au moins est plus honnête dans ses propos, car ce concept ne cherche pas à caché son identité sous des prétentions bibliques. Je veux spécifier que ce concept n'est pas la position officielle de Mr. Grondin mais une dérision qu'il avait monté contre la Trinité Ontologique avant son apostasie.


G — La Trinité capitoline d'Alexandre Grondin

« Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi impériale universelle : s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité.
Voici la foi impériale universelle : nous vénérons un Dieu dans la Triade capitoline et la Triade capitoline dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne de Baal, autre celle de Mithra, autre celle d'Astarté ; mais une est la divinité de Baal, de Mithra et d'Astarté, égale la gloire, coéternelle la majesté.

Comme est Baal, tel est Mithra, tel est aussi Astarté : incréé est Baal, incréé Mithra, incréée Astarté ; infini est Baal, infini Mithra, infinie Astarté ; éternel est Baal, éternel Mithra, éternelle Astarté ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est Baal, tout-puissant Mithra, toute-puissante Astarté ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi Baal est Dieu, Mithra est Dieu, Astarté est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi Baal est Seigneur, Mithra est Seigneur, Astarté est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion impériale universelle nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

Baal n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré ; Mithra n'est issu que de Baal, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ; Astarté vient de Baal et de Mithra, elle n'est ni faite, ni créée, ni engendrée, mais elle procède. Il n'y a donc qu'un Baal, non pas trois Baals ; un Mithra, non pas trois Mithra ; une Astarté, non pas trois Astartés. Et dans cette Triade capitoline il n'est rien qui ne soit avant ou après, rien qui ne soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Triade capitoline, et la Triade capitoline dans l'Unité. Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Triade capitoline. »



Parce que l'empire romain était présent partout, l'église de l'empire pouvait mettre en jeu tous les moyens temporels pour atteindre son but. En réalité une "christianisation" n'eut pas lieu mais bien une "catholisation" du monde d'alors. Les peuples ne devinrent pas des croyants en Christ par la prédication de l'évangile, ils furent en fait contraints d'accepter "la religion d'État" catholique. Pendant les mille ans environ que dura la monarchie de l'église catholique romaine, la terre entière fut arrosée du sang des martyrs. Leur nombre est diversement évalué, mais dans l'ensemble on estime à environ 68 millions le nombre des martyrs. Tous ceux qui croyaient différemment étaient traqués comme du gibier. Même la "Contre-Réforme" a été une occasion de verser le sang en utilisant les moyens du monde, et elle n'avait rien à faire avec la publication de l'évangile du salut ; au contraire il en résulta de nouvelles calamités causées par la puissance ecclésiastique unie à la puissance laïque. Qui donc n'a pas entendu parler de l'Inquisition en Espagne, des procès intentés aux sorcières et de leur mort sur le bûcher, de l'expulsion des Vaudois et des Mennonites, de la persécution dans toute l'Europe de ceux qui avaient une foi différente ? Dans la nuit de la St-Barthélémy (du 23 au 24 août 1572), lors de ce que l'on a appelé les "Noces de sang", 3,000 Huguenots furent assassinés rien qu'à Paris, et dans la France entière il y en eut plus de 20,000. « Le pape Grégoire XIII célèbre le meurtre des Protestants français par un "Te Deum" » (B. Harenberg, Chronik der Menschheit, S. 437).

Cette église entreprit des changements de doctrines, de telle manière qu'on ne put plus retrouver ce qui faisait partie du trésor de la foi originelle. La lecture des Saintes Écritures fut interdite sous peine de châtiment et même de mort. Il n'est donc pas étonnant que pas une seule doctrine et pratique de cette église soit en accord avec l'Église primitive. Les notions doctrinales telles que celles "de la Trinité, du baptême, du Repas du Seigneur, de la repentance, etc." sont demeurées, cependant elles ont une signification tout autre, et dans la pratique elles sont appliquées d'une manière complètement différentes qu'elles ne le furent dans le christianisme primitif. Depuis l'établissement de cette église universelle, des quantités de choses ont été introduites, enseignées et même proclamées comme dogmes, lesquelles n'ont absolument rien à voir avec le christianisme primitif. De tout ce qui vient d'être exposé, nous voyons clairement que les arguments ou enseignements en faveur de la doctrine de la Trinité Ontologique sont les preuves d'une corruption des véritables enseignements du Seigneur Jésus et de ses disciples. Sans aucun doute, ceci explique pourquoi il a fallu près de 300 ans pour trouver une véritable expression de cette perception subversive particulière de la compréhension de Dieu.


Chapitre 4

Les réformateurs et la Trinité

La Réformation fut un extraordinaire mouvement religieux suscité par le Saint-Esprit au moyen de la lecture de la Bible. Au début du 16ème siècle, des réformateurs apparaissent dans chaque pays d'Europe occidentale. Tous ont à peu près le même message : le retour à la Parole de Dieu. Ils rappellent que la Bible constitue l'autorité souveraine de tous les chrétiens en matière de foi et de conduite. L'Écriture, insistent les réformateurs, montre clairement que le Christ crucifié et ressuscité doit être au centre de la foi et de la piété. Ils soulignent aussi la grande doctrine biblique du salut dans le sang de Christ par la seule grâce selon la Souveraineté de Dieu, saisi par la seule foi reçue par le moyen de sa Parole inspirée. Malheureusement la réforme des réformateur n'a été que partielle, ils ont mis l'emphase sur une réforme de l'Église en tant qu'institution plutôt que sur la foi individuelle de tous les croyants. Mais la découverte de ces enseignements bibliques fondamentaux occasionna une véritable révolution dans le monde religieux de l'époque. Les chrétiens marqués par la Réforme deviennent des amoureux de la Parole de Dieu, tellement qu'ils devinrent connu comme le Peuple du Livre. La Bible est lue et méditée tous les jours dans chaque foyer de croyants, saine pratique qui devient de plus en plus désuète de nos jours. Par ces lectures, par ces prières et par cet amour centré sur la Bible, et Jésus-Christ qu'elle permet de connaître intimement avec l'aide du Saint-Esprit, l'Esprit de sa Sainte Présence qui habite le coeur de ses élus, ces chrétiens s'approchaient de Dieu comme d'une source d'eau vive. Cela leur a été d'un grand secours notamment pendant les périodes de persécutions. Aujourd'hui, dans le prolongement de cette extraordinaire révolution spirituelle du 16ème siècle, de nombreux chrétiens fondent leur foi exclusivement sur la base des enseignement bibliques et affirment par expérience que leur vie a été merveilleusement transformée par la puissance de l'Évangile et du Christ ressuscité. Ils manifestent la foi vivante que ni la mort, ni la persécution n'a pu faire disparaître. Si notre peuple moderne pouvait revenir à la Parole de Dieu, le visage de notre société changerait du tout au tout. Tous ceux qui ont été confrontés au message de l'Évangile de la Souveraineté de Dieu et qui l'ont reçu dans leur vie ont été merveilleusement transformés. En Europe la Réforme a commencé par un retour à la Parole de Dieu (Sola scriptura), et cette Réforme de la foi, et non des institutions, ne cessera qu'à la venue du grand jour.


A — Non suffisance de la Réformation

L'intervention divine par la Réformation fut plus que nécessaire, mais du point de vue biblique elle fut loin d'être suffisante. La question se pose de savoir si les réformateurs, qui étaient tous des fils de l'église romaine, ont réellement compris qu'un nouveau commencement devait être fait, car il n'y avait plus rien à réformer dans ce système entièrement séculier et non biblique. On ne peut réformer un corps mort en décomposition. D'une part, en ce temps-là, se réalisa cette parole du prophète Jérémie : "Défrichez pour vous un terrain neuf, et ne semez pas au milieu des épines" (Jérémie 4:3) ; mais d'un autre côté, cette prophétie du chapitre 51:9 le fut aussi : "Nous avons traité Babylone, mais elle n'est pas guérie ; abandonnez-la, et allons-nous-en chacun dans son pays...". C'était une sortie, une rupture, comme si l'on entendait la voix venant du Ciel qui disait : "Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés et que vous ne receviez pas de ses plaies..." (Apocalypse 18:4). Mais ce qui est le plus étonnant, ce que le christianisme a manqué de voir, est que cette même injonction s'applique aussi de nos jours à l'église Réformée elle-même, à tout le Protestantisme en entier, incluant les sectes dites Évangéliques. Bien entendu, Luther, par exemple, avait correctement compris cette parole proclamée par l'apôtre Jean de la part du Seigneur : "... car tes marchands étaient les grands de la terre ; car, par ta magie, toutes les nations ont été égarées. Mais en elle a été trouvé le sang des prophètes, et des saints, et de tous ceux qui ont été immolés sur la terre" (Apocalypse 18:23,24). De même cette parole du prophète Jérémie s'accomplit : "Babylone a été une coupe d'or dans la main de l'Éternel, enivrant toute la terre. Les nations ont bu de son vin, c'est pourquoi les nations sont devenues insensées" (Jérémie 51:7). Cependant les réformateurs n'avaient pas réussi à faire une percée jusqu'au christianisme original. En fait seule une chose par-ci, une autre par-là furent réformées, changées ou abolies. Ils gardèrent plusieurs pratiques nuisibles comme le baptême d'eau et la Cène, les modifiants comme il leur convenait et leur donnant une importance qui frôle l'idolâtrie même, mais ce qui est plus grave est qu'ils gardèrent la doctrine subversive de la Trinité, de même que l'esprit de domination sur la foi individuelle tout en prétextant la liberté en Christ.

Ainsi en premier lieu, le trafic des indulgences, le rôle du pape ainsi que les abus en général furent abolis. La pénétration du puissant témoignage que la justification de l'homme vient par la grâce seule, par la foi en Christ le Sauveur, ainsi que la double prédestination selon la volonté souveraine de Dieu, constitua les points culminant conformément aux Écritures. Ce fut cela la véritable percée, ce qui enfonça les portes de la prison babylonienne. Mais d'autre part on emporta avec soi des doctrines absolument non bibliques et qui sont typiquement catholiques. Le nombres des soi-disant sacrements, par exemple, furent seulement diminué. Malheureusement la foi en la Trinité, que les protestants prirent aussi avec eux, les conduisit en partie à marcher dans les mêmes empreintes que leur mère, l'Église Catholique, la Grande Prostituée, « la mère des impudicités et des abominations de la terre » (Apocalypse 17:5). À Genève, le 27 octobre 1553, le médecin espagnol Michel Servet dut monter au bûcher, avec l'approbation de Calvin, parce qu'il rejetait la doctrine de la Trinité (M. Rang et O. Schlisske, Die Geschichte der Kirche, S. 132). La position catholique prétendant que seule l'église romaine pouvait sauver n'a visiblement pas été entièrement abandonnée par les réformateurs. C'est pourquoi on peut comprendre leur intolérance à l'égard de ceux qui croyaient différemment. Cet état d'esprit existe aujourd'hui encore ! Malheureusement plusieurs s'imaginent que la Réforme s'arrêta là, ils ne peuvent saisir qu'elle est un procédé continuelle, une reforme de la foi et des coeurs et non des institutions.

Bien que, par la réformation, le but divin du retour de l'Église à l'amour de la vérité n'ait de loin été atteint, néanmoins le premier pas vers la foi biblique avait été fait : on était revenu à la Parole de Dieu et à la puissance de la grâce. De ce fait nous devons de la reconnaissance et de la gratitude, premièrement aux précurseurs des réformateurs qui ont été brûlés sur les bûcher, puis aux réformateurs eux-mêmes. C'est en effet grâce à eux que nous avons la Bible entre nos mains aujourd'hui. À nous maintenant de traverser le seuil et de nous accrocher à la suffisance des Écritures et délaisser les spéculations sur son contenu, car nous sommes appelé à marcher par la foi et même à combattre pour elle contre les faux raisonnements et amener toutes pensées captives à Christ par l'Esprit de sa Présence qui habite en nous.


B — Stagnation de la Réformation

Malheureusement, la stagnation de la Réformation engendra un grand nombre de mouvements de renouveau putatifs et de réveils illusoires d'où sortirent les différentes églises indépendantes et libres qui formèrent les sectes Évangéliques. Les manquements de prétendus chrétiens provoquèrent des déviations et des mélanges, ce qui toutefois ne justifie aucunement de notre part le rejet de l'action infaillible de Dieu sur ses élus, car il veille sur eux pour les garder de la séduction. Celui qui maintenant appartient réellement à l'Église du Seigneur Jésus-Christ, ne se laissera pas entraîner par de l'enthousiasme et des tromperies religieuses de ces sectes, mais il sondera l'Écriture Sainte, découvrira, croira et expérimentera les promesses pour ce temps. Tout ce que Dieu fait, Il le fait conformément à Sa Parole vivante et perpétuellement inspirée. Avant que nous puissions prier : "Que ta volonté soit faite...", la volonté de Dieu venant de Sa Parole doit nous être révélée. Ce temps n'est pas celui d'hommes particuliers, mais au contraire l'heure de Dieu, l'heure de la Parole — qui est la Vérité. À partir de ces exposés il doit être rendu possible à chacun d'éprouver s'il croit véritablement selon l'Écriture ou s'il a seulement la foi d'une église, de quelques dénominations ou groupes quelconques. Or tout dépend du fait que l'on soit connecté par l'Esprit de Christ à l'amour de la vérité, à la suffisance et à l'autorité des Écritures seules. Ceux qui marchent dans cette voie seront finalement libérés de l'influence des fausses doctrines et reconnaîtrons sans difficultés que la doctrine de la Trinité n'est pas biblique et qu'elle présente un faux Dieu, et ils réaliseront que Christ est le seul Dieu et la seule Personne en Dieu.

Au seizième siècle, période de grands affrontements religieux, on a produit de nombreuses confessions de foi. En 1530, la diète d'Augsbourg entraîne la rédaction de l'Augustana par Melanchthon, de la Fidei ratio par Zwingli et de la Tétrapolitaine par Bucer. Dans les années qui suivent viendront les écrits symboliques luthériens, et, du côté réformé, la Confession de La Rochelle, la Confession helvétique postérieure, le Catéchisme de Heidelberg, pour s'en tenir aux textes les plus connus, ainsi que, du côté anglican, les XXXIX articles. On pourrait facilement allonger cette liste.

Comme il fut dit au début de ce document : « Le problème des Réformateurs tenait à leur peur d'être considérés comme trop négatifs. Au moment de discuter de la trinité, il y eut une sorte de consensus : Luther, Zwingli et Calvin affirmèrent que c'était un mystère dont il ne fallait pas trop parler. Cette question ne devait pas être soulevée, car elle était trop épineuse. Les Réformateurs soupçonnaient que quelque chose n'allait pas dans la doctrine et la dogmatique de l'époque, mais ne voulaient pas donner l'impression de tout renverser. » Luther lui-même, qui tenait pourtant à ce dogme, avouait n'y rien comprendre, et dans des contextes différents, d'autres manières de parler de Dieu et de rendre compte de sa grâce sont tout aussi légitimes. Il avait écrit : « Nous n'avons pas d'autre Dieu que n'avait Israël. C'est Christ qui était le Dieu d'Israël. Et nous disons aussi : c'est lui qui a fait toutes ces choses, lui qui n'est plus seulement le Dieu d'Israël, mais du monde entier » (Luther jusqu'en 1520, par Henri Strohl). Il ajouta : « À partir du concile de Nicée, l'église prit l'habitude de se constituer en tribunal pour juger et condamner les hérétiques et attribuer à ses jugements une autorité qui n'appartient qu'à la Parole de Dieu. Au lieu de maintenir les Saintes Écritures comme autorité souveraine en matière de foi, elle composa des confessions de foi, appelées symboles, qui n'étaient pas toujours un résumé fidèle de la doctrine évangélique et apostolique... Les confessions de foi étaient imposées aux fidèles. »

Calvin fournit un exemple frappant des décalages voire des contradictions entre les règles affirmées dans les confessions et la pratique concrète. En 1537, un de ses adversaires, Caroli, alors pasteur à Lausanne, le somme de signer les symboles d'Athanase et de Nicée Constantinople. Calvin s'y refuse, non pas qu'il serait en désaccord avec ces symboles (encore qu'il ne cache pas qu'il les trouve mal composés et rédigés), mais parce qu'il ne veut pas, écrit-il, « introduire dans l'Église cet exemple de tyrannie : que soit tenu pour hérétique quiconque n'aurait pas répété les formules établies par un autre ». Très belle phrase et principe admirable. Malheureusement, en 1537, la même année, Calvin et Farel imposent à tous les habitants de Genève, sous peine d'expulsion, la signature de la confession de foi qu'ils ont rédigée.


C — Déception de la Réformation

L'affaire Michel Servet fut définitivement une marque décevante pour la Réformation qui dévoila le caractère sordide de la Trinité. Confronté à l'opposition de Calvin, maître de la Réforme, Servet lui avait écrit : « Puisque tu crains que je sois pour toi un Satan, je m'arrête. Renvoie moi donc mon manuscrit et porte toi bien. Mais si tu pense sincèrement que le pape est l'antéchrist, tu dois être convaincu également que la Trinité et le baptême, qui forment une partie de la doctrine papale, sont des dogmes démoniaques » Un triste épisode se produit alors. Un proche de Calvin communique ce texte depuis Genève à l'un de ses cousins catholiques, habitant Lyon et aussi fanatique que lui, qui le remet à l'inquisition (avec des lettres que Servet avait adressées à Calvin et qui permettent de le localiser et de l'identifier). L'inquisition fait arrêter Servet, qui parvient à s'échapper, et qui tente de gagner Zurich, pour aller de là se cacher en Italie. Le plan de Calvin pour se débarrasser de Servet par le biais de l'inquisition catholique paraît avoir échoué. Ainsi que le note Zweig : « Il semble qu'un pasteur évangélique devrait frissonner d'horreur à l'idée de servir de délateur à ceux qui tout récemment, ont encore brûlé vifs plusieurs protestants. Servet lancera d'ailleurs plus tard avec raison à la face de Calvin cette apostrophe : « Ce n'est point l'état d'un ministre de l'Évangile d'être accusateur criminel, ni de poursuivre judiciairement un homme à mort. » Le 27 octobre 1553 à Champel, maintenant au centre de Genève alors qu'autrefois c'était une banlieue, un bûcher est dressé car un homme a été condamné à être brûlé vif avec ses oeuvres, notamment la Restitution chrétienne. Cet homme va mourir courageusement au milieu des flammes. Guillaume Farel, l'un des grands Réformateurs — qui a une place de choix sur le Mur de la Réformation —, est là. Il cherche jusqu'au bout à obtenir de lui une adhésion à une pensée orthodoxe. Quand il lui demande de reconnaître ses péchés, il le fait en disant qu'il est un homme imparfait, qu'il est pécheur, et qu'il demande pardon à "Jésus-Christ, Fils du Dieu éternel". S'il avait dit "Jésus-Christ, Fils éternel de Dieu", il n'y aurait pas eu de procès, et il n'aurait pas été accusé d'être hérétique. Il aurait eu la vie sauve. En raison de ses autres convictions, il aurait peut-être été banni, mais il aurait pu survivre. Le même Calvin sollicita dans Genève la mort de Gentilis. Il trouva cinq avocats qui signèrent que Gentilis méritait de mourir dans les flammes. De telles horreurs sont dignes de cet abominable siècle. Gentilis fut mis en prison et allait être brûlé comme Servet : mais il fut plus avisé que cet Espagnol ; il se rétracta, donna les louanges les plus ridicules à Calvin, et fut sauvé. Mais son malheur voulut ensuite que n'ayant pas assez ménagé un bailli du canton de Berne, il fut arrêté comme arien. Des témoins déposèrent qu'il avait dit que les mots de trinité, d'essence, d'hypostase, ne se trouvaient pas dans l'Écriture Sainte ; et sur cette déposition, les juges, qui ne savaient pas plus que lui ce que c'est qu'une hypostase, le condamnèrent, sans raisonner, à perdre la tête. Michel Servet fut un homme d'un courage remarquable et de conviction inébranlable, nous supportons fortement son rejet de la Trinité, mais cela ne signifie pas pour autant que nous sommes en accord à son interprétation du sujet ni avec le reste de sa théologie. Si nous le mentionnons c'est que de tels hommes sont très rares et méritent tout le respect et les honneurs qui leur sont du. Nous supportons le Calvinisme uniquement dans les doctrines de la grâce sous la désignation de T.U.L.I.P.E., mais nous ne sommes pas d'accord pour autant avec Jean Calvin ni avec le reste de sa théologie.

Sébastien Castellion, humaniste français connu, interpella directement Calvin sur ces fâcheux évènements : "Nous diras-tu, à la fin, si c'est le Christ qui t'a appris à brûler les hommes ? (...) Tuer un homme ce n'est pas défendre une doctrine, c'est tuer un homme. (...) On ne prouve pas sa foi en brûlant un homme mais en se faisant brûler pour elle..." Deux ans après ce drame, Castellion publiait, à Bâle, une nouvelle traduction en français de la Bible. « Une météorite dans l'histoire du XVIème siècle. Et, cependant, il est le premier à se confronter aux difficultés de sens posées par la Bible. Il touche également au Canon et provoque un scandale » Castellion voulait traduire la Bible pour les « idiots », ceux qui ne connaissaient pas les langues anciennes. Converti à la Réforme, il suivit pourtant l'ordre du canon catholique de la Bible. Mais il se permet de traduire à la fin de l'Ancien Testament quelques chapitres des Antiquités Juives, de Flavius Josèphe, pour « combler » la chronologie entre les livres des Maccabées et le Nouveau Testament... Dès sa parution, cette Bible fut confisquée, interdite. Elle vit le jour au pire moment des guerres de religions qui ont opposé catholiques et protestants au XVIème siècle. L'interdiction de cette traduction est étroitement liée à la personnalité et au parcours même de Sébastien Castellion. Grand érudit, traducteur infatigable (il avait préalablement traduit la Bible en latin à partir des langues sources), converti au protestantisme, il s'opposa ensuite à Calvin pour son intolérance religieuse (affaire Servet, 1554). Il sera poursuivi par ce dernier jusqu'à sa mort, à Genève, abandonné de tous, catholiques et réformés, dans une extrême pauvreté.


D — Dérision de la Trinité

Un principe de la Réforme était que l'Écriture seule est source de vérité (Sola Scriptura). Ni pape, ni tradition, ni magistère humain... ne peuvent lui être opposés. Ce principe était alors révolutionnaire. Mais depuis lors ? En fait, ni Trinité, ni « deux natures », ni « sainte mère de Dieu », ne figurent spécifiquement dans les Écritures. Un seul Dieu en trois personnes. C'est, nous assure-t-on, le dogme fondamental de l'Église catholique et protestantes ainsi que des sectes dites Évangéliques. La certitude en est supposément si bien établie que Calvin fit brûler Michel Servet parce que cet impie refusait de voir Dieu comme « un monstre à trois têtes ». Servet était indulgent pour le ridicule « mystère ». Un monstre à trois têtes est chose concevable, mais non la trinité. Car, pour copier le Catéchisme du Diocèse et de la Province de Paris, « chacune des trois personnes est Dieu et possède la trinité tout entière » et cependant « les trois personnes ne sont qu'un seul et même Dieu ». Or si chaque personne est Dieu et que Dieu est une trinité, il y a donc en réalité neuf personnes en Dieu selon ce système ridicule. Et encore si chaque personne est Dieu et que Dieu est trois personnes, il y aurait donc trois personnes dans chacune de ces neufs personnes, ainsi de suite à l'infini. Malebranche avoue (Recherche de la vérité, livre III, deuxième partie, chapitre VIII) : « On croit, par exemple, le mystère de la Trinité, quoique l'esprit humain ne le puisse concevoir ». Qu'est-ce que croire quelque chose qu'on ne conçoit pas ? Malebranche continue : « Et on ne laisse pas de croire que deux choses qui ne diffèrent point d'une troisième ne diffèrent point entre elles, quoique cette proposition semble le détruire ». Semble est indulgent. C'est qu'« on est persuadé qu'il ne faut faire usage de son esprit que sur des sujets proportionnés à sa capacité et qu'on ne doit pas regarder fixement nos mystères ». Il faut donc répéter des mots sans leur donner aucun sens et affirmer qu'on croit sans savoir ce qu'on croit. L'aveu célèbre de saint Augustin au livre VII de son traité De la Trinité, est plus court et plus net : « On parle de trois personnes, non pour dire quelque chose, mais pour ne pas se taire ». Dictum est tamem tres personoe, non ut illud diceretur sed ne taceretur.

Trinité Les trois dieux (pardon ! il n'y en a qu'un) ; les trois morceaux de Dieu (pardon ! chacun « possède la divinité tout entière ») : les trois ce que vous voudrez ; les trois personnes, — puisqu'il est entendu, depuis Saint Augustin, que le mot n'a aucun sens, — sont également éternelles et pourtant le Fils est engendré par le Père ; le Saint-Esprit n'est pas engendré mais, pour l'Église grecque et pour les Pères de Nicée, il procède du Père, pour l'Église latine, il procède du Père et du Fils. Prière de ne donner aucun sens aux mots engendrer et procéder, si on ne veut pas tomber dans quelque hérésie. N'essayons pas une histoire de ce dogme ou de tout autre dogme. Croyons-les et croyons qu'ils remontent tous aux apôtres. Car, affirme Bossuet (préface de l'Histoire des Variations), « le Saint-Esprit répand des lumières pures et la vérité qu'il enseigne a un langage toujours uniforme... Tout ce qui varie, tout ce qui se charge de termes douteux et enveloppés a toujours paru suspect et non seulement frauduleux mais encore absolument faux, parce qu'il marque un embarras que la vérité ne connaît point ». Car « la vérité catholique, venue de Dieu, a d'abord sa perfection ». Et « l'Église, qui fait profession de n'enseigner que ce qu'elle a reçu, ne varie jamais ». C'est pourquoi, dans le Symbole dit des Apôtres, le Père est le seul créateur ; mais, au symbole de Nicée, c'est par le Fils que « toutes choses eurent l'existence », si je traduis littéralement le texte grec ; et, si je m'en tiens au latin, « par lui toutes choses ont été faites ». Acceptons ce changement d'une Église « qui ne varie jamais » et ne lui rappelons pas que « tout ce qui varie a toujours paru... absolument faux ». Après avoir étudié l'article du Symbole des Apôtres qui présente le Père comme le « créateur du ciel et de la terre », il ajoute : « En voilà assez pour l'explication de ce premier article, pourvu toutefois que nous donnions encore cet avertissement que l'oeuvre de la Création est commune à toutes les personnes de la Trinité sainte et indivisée. Car nous confessons ici, d'après la doctrine des Apôtres, que le Père est créateur du ciel et de la terre ». Après ce précieux aveu, on ajoute le Fils et le Saint-Esprit, en se référant — mais terriblement on « se charge de termes douteux et enveloppés » — à des textes de la Sainte Écriture tendancieusement ou plutôt follement commentés.


Chapitre 5

La préexistence de Jésus-Christ

Comme nous avons vu dans le chapitre précédent, il y a toute une différence entre l'expression « Fils du Dieu éternel » et celle de « Fils éternel de Dieu », tellement que la première a coûté la vie à un homme de conviction qui osa s'opposer à la Trinité nicéenne du catholicisme et des réformateurs. La première expression « Fils du Dieu éternel » signifie que Jésus est Fils de Dieu de par son incarnation, en d'autres mots, avant sa naissance terrestre dans le sein de la vierge Marie il ne fut pas Fils de Dieu et n'aurait conséquemment aucune existence éternelle comme Fils de Dieu. La deuxième expression « Fils éternel de Dieu » est utilisée par les trinitariens pour désigner Jésus comme deuxième personne de leur trinité spéculative, qui était auprès du Père qui l'aurait engendré éternellement, et qui aurait pris un corps de chair parmi nous dans le sein de la vierge Marie. Jésus serait donc, selon eux, Fils de Dieu non seulement à cause qu'il est né de la vierge Marie, mais aussi Fils de Dieu de sa préexistence éternelle. Nous allons démontrer ici que ni l'une ni l'autre de ces affirmations sont juste.

Il est évident que nous touchons ici un sujet très épineux. Le but ici est de savoir si le Seigneur Jésus-Christ existait réellement comme Fils éternel de Dieu avant son incarnation. Si vous avez suivi attentivement cet exposé, vous avez déjà la réponse, toutefois il importe d'élucider ce concept afin de ne laisser aucune ambiguïté. Comme défensive contre ceux qui cherchent à nous accuser, disons que nous croyons fermement en la préexistence de Jésus-Christ, et arrêtons-nous là pour le moment. L'importance du sujet que nous allons traiter est évidente, car un article concernant l'identité de Jésus-Christ figure dans toutes les confessions de foi évangéliques. En général, on trouve des expressions comme : « Nous croyons à sa parfaite divinité ; à sa parfaite humanité ». Cependant, ces expressions ne se trouvent pas dans la Bible. Comment donc arrivent-t-ils à définir la personne de Christ en de tels termes ? Il est d'une importance capitale d'insister sur l'identité de Jésus, car si Jésus-Christ n'était pas à la fois divin et humain, Dieu et Homme, nous ne pourrions être sauvés, pardonnés, et justifiés devant Dieu par la foi seule. L'identité de Jésus est nécessaire au salut, mais la connaissance de la doctrine exacte de Jésus-Christ (appelée « christologie »), ne l'est pas, mais elle est utile pour nous positionner et nous identifier nous-même devant un monde non-croyant qui regorge de chrétiens prétentieux. Sans savoir exactement qui est Jésus il est impossible de recevoir la grâce du salut (Jean 8:24), et autant que cela puisse surprendre la majorité de ceux qui disent connaître Christ ne le connaissent pas du tout, mais seulement une illusion qu'ils se sont faites où qu'ils ont reçu de leurs églises ou dénominations particulières. Il ne faut pas s'étonner qu'il y a de faux Christ et un faux esprit que des millions de gens reçoivent, surtout au niveau des sectes dites Évangéliques, la Bible nous en avait averti d'avance (2 Corinthiens 11:4).


À — Incompréhension des disciples avant la Pentecôte

Il est bon de rappeler que des incompréhensions existaient au sujet de la personne du Seigneur Jésus parmi les douze disciples. Philippe l'a reconnu comme le Messie promis dans l'Ancien Testament, mais ne semble pas avoir saisi l'essentiel, puisqu'il parle de « Jésus de Nazareth, fils de Joseph » (Jean 1:45). Dans la chambre haute, Philippe n'a pas compris davantage. Sa requête : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit » (Jean 14:8,9), entraîne un reproche de la part du Seigneur, affligé de l'ignorance persistante de son disciple, malgré les trois ans qu'ils ont passé ensemble. Par contre, Nathanaël (Jean 1:49) a saisi bien plus rapidement, telle une révélation, que ce rabbi Jésus était « le Fils de Dieu ». Pierre, à Césarée de Philippe (Matthieu 16:16), a aussi reçu la même révélation, mais plus tard que Nathanaël. En répondant à la question de Jésus : « Qui dites-vous que je suis ? », Pierre déclare que Jésus est le Fils de Dieu, fruit certain d'une longue réflexion de sa part. Thomas, lui, ne comprenait pas non plus, semble-t-il. La pleine révélation lui est arrivée huit jours après la résurrection de Christ. On le constate par sa parole d'adoration : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Néanmoins, à partir du jour de la Pentecôte, lorsqu'ils reçurent tous la plénitude du Saint-Esprit, il n'y a aucune raison de penser qu'ils ignoraient encore la profondeur de l'identité du Seigneur Jésus car l'Esprit était venu pour témoigner de Christ en eux et pour les instruire dans toute la vérité (Jean 14:17,26; 1 Jean 2:27).

De toute évidence, c'est Jean qui, parmi les apôtres, a le plus insisté sur la divinité de Jésus-Christ. Son Évangile en rend témoignage. Jean offre donc plus de détails sur la personne de Jésus-Christ que les autres évangélistes. Cependant, la rédaction de ce texte, venant à la fin de la vie de Jean, a nécessité une mûre réflexion de sa part. Au 2ème siècle, le problème de l'identité de Jésus était largement débattu. Des tentatives d'explication le concernant parcouraient déjà la Judée et les provinces voisines. Elles s'appuyaient sur des raisonnements humains. Les Écritures apostoliques n'étaient pas alors copiées en nombre suffisant et distribuées. De ce fait, des idées erronées se répandaient. Comme nous voyons dans l'avertissement de l'apôtre Paul (Actes 20:28-30), de fausses hypothèses de définition auraient devancé le texte de Jean. Avant les écrits de Jean, les épîtres de Paul aux Philippiens et aux Colossiens circulaient. Mais étaient-elles parvenues jusqu'en Judée, en Samarie, en Syrie et en Égypte ? Certes, l'Ancien Testament, était très répandue dans les synagogues de la diaspora, mais encore fallait-il l'étudier pour comprendre que Paul cite, en Philippiens 2:10, le texte d'Ésaïe 45:23, qui précise que « tout genou fléchira devant moi (l'Éternel, Yahweh) ». Jésus était donc le Yahweh de l'Ancien Testament incarné.

À partir des détails ci-dessus, nous comprenons pourquoi de grands débats au sujet de Jésus-Christ et sa personne troublaient l'Église des premiers siècles. Le manque d'un canon néo-testamentaire dûment confirmé y contribuait et, hélas, des pseudépigraphes faisaient leur apparition, parfois avec un arrière-plan de philosophie grecque. Cette prolifération de discours sur la nature de Christ ne devrait pas nous surprendre outre mesure. En effet, déjà dans les Évangiles, nous découvrons que cette connaissance dépend essentiellement d'une révélation divine, et non de notre intelligence (Matthieu 16:17; Jean 3:1-3).


B — Tentatives de description de la personne de Jésus-Christ

La liste de toutes les hérésies qui se rapportent à notre Seigneur est longue. Il y a d'abord le docétisme et la croyance ébionite, et ensuite d'autres qui se multiplient ; les historiens mentionnent l'adoptianisme, le modalisme, le sabellianisme, l'arianisme, l'apollinarianisme, le nestorianisme, et plus tard, le monophysisme, le monothélisme, et le plus dangereux de tous, le trinitairianisme. Les hypothèses élaborées pour définir ce qui s'est passé lors de l'Incarnation et après se rangent généralement en deux catégories : celles des docétistes et celles des ébionites.

Les ébionites, d'origine juive, ne voyaient en Jésus de Nazareth que le fils de Marie et de Joseph, un homme élu de Dieu et déclaré par lui Fils de Dieu à son baptême, et non Dieu lui-même manifesté dans la chair. Les ébionites et leurs « descendants — adoptianistes et ariens — refusaient la déité de notre Seigneur à cause de leur croyance en la transcendance absolue d'un Dieu unique. Arius écrivait à ce sujet : « Un Dieu, le seul non-engendré, le seul éternel, le seul véritable, le seul immuable, le seul non-créé, etc. ». Aussi, pour Arius, Jésus, le Logos était un être créé par le Dieu unique, une création spéciale, par laquelle toutes choses avaient été créées. L'arianisme s'est propagé rapidement et beaucoup d'évêques dans l'est de l'Empire et même plusieurs empereurs romains, dont Constance II, fils de Constantin le Grand, furent ariens. À un moment donné, presque la moitié de l'Empire romain occidental fut subjuguée par l'arianisme. Jérôme disait de cette époque : « Le monde entier gémissait et s'étonnait de se retrouver arien (officiellement, à cause d'une décision impériale) ». C'est Athanase, l'évêque d'Alexandrie, qui lutta de toutes ses forces contre l'arianisme. Cinq fois exilé, il résista toujours, bien qu'il semblât qu'à un moment donné le monde qui s'élevait contre lui allait l'écraser. Grâce à Athanase, l'hérésie d'Arius a été finalement rejetée par la majorité des Églises et remplacée par une autre hérésie plus subtile et plus raffinée, celle du trinitairianisme. Le docétisme, du grec, dokein (apparaître comme), propage l'erreur que Jésus paraissait être un homme, mais qu'il ne l'était pas vraiment. L'apôtre Jean, dans ses épîtres, insiste sur la venue de Jésus dans la chair : il l'avait vu et entendu et même touché (voir 1 Jean 1:1-3; 4:2,3). Par la venue de Jésus dans la chair l'apôtre Jean signifie sa naissance miraculeuse de la vierge Marie, il ne mentionne aucunement la préexistence de Jésus comme deuxième personne de la trinité spéculative nicéenne d'Athanase. Les commentaires sont généralement formels : Jean se lève contre une forme de docétisme qui commençait à influencer les Églises.

Le docétisme a des origines dans la philosophie grecque, le platonisme et le néoplatonisme notamment, dont l'une des thèses principales est que la matière est mauvaise. Le corps, étant matière, ne pouvait donc pas être capable d'être en union avec le divin, Dieu. Aussi Dieu a-t-il, lors de l'Incarnation, pris l'apparence d'un homme. Il s'ensuivait alors qu'un être divin ne pouvait souffrir corporellement sur la croix. On comprend que les gnostiques qui annonçaient un salut par l'illumination et la connaissance, et non par le sacrifice expiatoire de l'Agneau de Dieu sur la croix, sont également docétistes dans leur approche de la personne de Jésus. L'apollinarianisme (l'âme de Jésus fut divine, son corps humain) le monophysisme ont tous été influencés par le docétisme qui maintenait qu'il n'y avait pas d'Incarnation véritable. D'ailleurs, la dichotomie souvent évoquée aujourd'hui entre le Jésus historique (au sujet duquel, selon certains théologiens, empreints de libéralisme théologique, on ne connaîtrait pratiquement rien, puisqu'ils n'acceptent pas les Évangiles comme récits historiques) et le Christ de la foi (qui serait le fruit des conjectures de l'Église primitive sur Jésus de Nazareth, divinisé par ses partisans, devenant ainsi le Christ) sent fortement le docétisme.


C — Unanimité fictive des Pères de l'Église

On entend souvent parlé de l'unité et de l'unanimité des Pères de l'Église sur le concept ontologique de la trinité nicéenne dans le but de valider cette fausse doctrine. En fait, les trinitariens affirment que cette unité et unanimité constitue une des caractéristiques essentielles de l'orthodoxie aujourd'hui. L'enseignement des Pères anténicéens ne manque donc pas d'intérêt. Les différents témoignages mentionnés de ceux qui sont considérés comme des Pères de l'Église doivent ainsi être regardé avec intérêt à la lumière des telles affirmations gratuites. Tous les écrivains dits chrétiens des trois siècles qui ont suivi la naissance du Christ, parlent, il est vrai, du Père, du Fils et du Saint-Esprit, mais non pas comme étant coégaux, non pas comme étant d'une seule essence, numériquement parlant, non pas comme étant Trois en Un, dans aucun des sens admis par les trinitaires. C'est l'inverse qui est vrai et qui nous témoigne de la corruption qui avait pénétré au sein du christianisme pour aboutir avec la fausse notion de trois personnes en Dieu.

Justin (mort vers 165 de notre ère) a admis qu'avant de venir sur terre, Jésus était un ange, qu'il avait été créé, et qu'il était "différent du Dieu qui a fait toutes choses". Il a dit que Jésus est inférieur à Dieu et qu' "il n'a jamais rien fait que ce que le Créateur (...) voulait qu'il dise et fasse".
Irénée (mort vers 200 de notre ère) a dit qu'avant d'être un humain, Jésus menait une existence distincte de celle de Dieu et qu'il lui était inférieur. Il a montré que Jésus n'est pas égal au Dieu qui est "au-dessus de tous, et auprès de qui il n'y a point d'autre".
Clément d'Alexandrie (mort vers 215 de notre ère) a parlé de Jésus avant son existence humaine comme d' "une créature", alors que Dieu est "le seul vrai Dieu, incréé et impérissable". Il a dit que le Fils vient "de suite après le Père, seul omnipotent", mais qu'il ne lui est pas égal.
Tertullien (mort vers 230 de notre ère) a enseigné la suprématie de Dieu. Il déclara : "Le Père est différent du Fils (il est autre) en ce qu'il est plus grand ; en ce que celui qui engendre est différent de celui qui est engendré ; celui qui envoie, différent de celui qui est envoyé." Il dit également : "Il fut un temps où le Fils n'était pas. Avant toute chose, Dieu était seul."
Hippolyte (mort vers 235 de notre ère) a dit que Dieu est "le Dieu unique, le premier et le Seul, Créateur et Seigneur de tout", de qui "rien n'était contemporain [du même âge]. Mais il était Un et seul ; qui, parce qu'il le voulait, appela à l'existence ce qui auparavant n'était pas", comme Jésus, qui fut créé avant de venir sur la terre.
Origène (mort vers 250 de notre ère) a dit que "le Père et le Fils sont deux substances, deux choses pour ce qui est de leur essence", et que "comparé au Père, [le Fils] est une très petite lumière".

Les Pères de l'Église des quatre premiers siècles furent tous grecs et platoniciens. L'école d'Alexandrie, fondée par un nommé Marc, auquel succédèrent Athénagoras, Clément, Origène, fut le centre de la philosophie pseudo-chrétienne. Platon était regardé par tous les Grecs d'Alexandrie comme le maître de la sagesse, comme l'interprète de la Divinité. Si les prétendus chrétiens du Concile de Nicée n'avaient pas embrassé les dogmes de Platon, ils n'auraient jamais eu aucun philosophe, aucun homme d'esprit dans leur parti, mais surtout il n'aurait jamais eu de dogme sur la Trinité pour renverser la révélation biblique.

Il y a d'abord chez Platon une espèce de trinité qui est l'âme de la matière ; voici ses paroles : « De la substance indivisible, toujours semblable à elle-même, et de la substance divisible, il composa une troisième substance qui tient de la même et de l'autre. » Hâtons-nous de venir à une seconde trinité : « L'être engendré, l'être qui engendre, et l'être qui ressemble à l'engendré et à l'engendreur. » Cette trinité est assez formelle ; et les Pères ont pu y trouver leur compte. En lisant tout Platon, on s'apperçoit de quelque ombre de la trinité dont on lui fait honneur. C'est dans le livre sixième de sa République chimérique, lorsqu'il dit : « Parlons du fils, production merveilleuse du bon, et sa parfaite image. » Mais malheureusement il se trouve que cette parfaite image de Dieu, c'est le soleil. On en conclut que c'était le soleil intelligible, lequel, avec le verbe et le père, composait la trinité platonique. Il faut maintenant trouver les trois personnes. Elles sont dans la seconde lettre de Platon à Denys. Ces lettres ne sont pas assurément supposées. Le style est le même que celui de ses Dialogues. Platon dit à Denys : « Le roi de l'univers est environné de ses ouvrages, tout est l'effet de sa grâce. Les plus belles des choses ont en lui leur cause première ; les secondes en perfection ont en lui une seconde cause ; et il est encore la troisième cause des ouvrages du troisième degré. » Dans l'Épinomis et ailleurs, il établit pour principe « le premier bien, le Verbe ou l'entendement, et l'âme. Le premier bien, c'est Dieu ;... le Verbe, ou l'entendement, c'est le fils de ce premier bien, qui l'a engendré semblable à lui ; et l'âme, qui est le terme entre le Père et le Fils, c'est le Saint-Esprit. » Platon avait emprunté cette doctrine de la Trinité de Timée de Locres, qui la tenait lui-même de l'École italique. Nous ne pouvons plus douter de la source de la Trinité Ontologique dont le principe vital est qu'il y a trois personnes ou subsistances distinctes en Dieu. Cette perversion de la vérité biblique subsiste jusqu'à nos jours et est le pivot central d'un faux christinisme qui domine sur le monde depuis presque deux millénaires.


D — Duplicité des grands Conciles

Les grandes figures du faux christianisme présentes aux premiers conciles dits oecuméniques (Nicée en 325, Constantinople en 381, Éphèse en 431 et Chalcédoine en 451), ont compris la nécessité de travailler le sujet dans le détail pour l'unité de l'empire et de la pseudo-Église. Tout était axé sur le pouvoir et le contrôle. Ils ont accompli un travail imperceptible de séduction en produisant des Symboles qui déformaient la révélation biblique pour en apporter une contrefaçon. Cela était facilité davantage par le fait que les Écrits du Nouveau Testament n'était généralement pas accessible au peuple commun, et la grande majorité en ignorait les vérités. Dans les Écritures, nous ne trouvons rien de ces déclarations subtiles et subversives, même si on prétend que tout y est à l'état implicite pour jeter de la poussière dans les yeux des ignorants. Tous les âpres débats et les longues joutes oratoires qui se sont déroulés lors de ces conciles démontrent indirectement l‘importance de la question. Les prétendus évêques qui sont finalement arrivés à faire reconnaître une fausse révélation de Jésus-Christ (selon les spéculations philosophiques sur ce que supposément dit les Écritures), ont bien compris que notre Sauveur devait être à la fois vrai homme et vrai Dieu, faute de quoi il n'y avait plus de véritable Évangile à propager, ni de pardon, ni de justification par la foi. Il fallait donc déformer subtilement ces choses de peur de perdre le contrôle sur les rois et sur les peuples, et les utiliser à leurs avantages. Les protestants évangéliques d'aujourd'hui, comme ceux d'hier, doivent énormément aux théologiens conciliaires qu'ils suivent tout comme les rats du Joueur de flûte de Hamelin.

Le concile de Chalcédoine (451) a probablement fait connaître au monde la meilleure définition de cette fausse présentation de la personne de notre Seigneur. En voilà un extrait :

« Nous déclarons d'une voix unanime que l'on doit confesser un seul et même Jésus-Christ notre Seigneur ; le même parfait dans la divinité et parfait dans l'humanité, vraiment Dieu et vraiment homme ; le même composé d'une âme raisonnable et d'un corps, consubstantiel au Père selon la divinité et consubstantiel à nous selon l'humanité, en tout semblable à nous, hormis le péché ; engendré du Père avant les siècles selon la divinité ; dans les derniers temps né de la vierge Marie, selon l'humanité, pour nous et pour notre salut ; un seul et même Jésus-Christ, Fils unique, Seigneur, en deux natures,... »

Le concile a déclaré qu'en Jésus-Christ ces deux natures, divine et humaine, existent...

« sans confusion, sans changement, sans division, sans séparation (entre elles), sans que l'union ôte les différences des natures. Au contraire, la propriété de chacune est conservée et concourt en une seule personne et une seule hypostase (personne distincte), en sorte qu'il n'est pas divisé en deux personnes, mais que c'est un seul et même Fils unique, Dieu le Verbe, notre Seigneur Jésus-Christ ».

Serait-ce possible d'avoir une explication plus tendancieuse ? Sans doute, car l'amélioration est toujours possible dans la duplicité. Le Nouveau Testament ne mentionne même pas cet aspect des choses. Pourtant, les textes apostoliques vont au-delà de ce qui est écrit (1 Corinthiens 4:6), et les Catholiques, les Protestants, ainsi que les sectes dites Évangéliques croient que cela suffit largement pour nous montrer que les natures de Christ, divine et humaine, sont « sans confusion, etc. ». Il est évident que ceux qui se disent chrétiens et qui appartiennent aux groupes mentionnés, ainsi qu'à d'autres, ne croient aucunement à la suffisance des Écritures ni en son autorité. Quand des définitions erronées existent, il est alors nécessaire d'expliciter. Le fait que nous rejetons ces spéculations ne signifie pas pour autant que nous ne croyons pas qu'il y a deux natures en Christ, divine et humaine, mais nous les récusons du fait qu'elles ne sont pas basées sur les Écritures et surtout du fait qu'elles sont reliées à la fausse doctrine de la trinité nicéenne, altérant ainsi l'identité réelle de Christ. Il faut qu'une goutte de poison dans un ver d'eau pure pour tuer un homme.


D — L'Identité de Jésus-Christ

Jésus Christ n'est pas le nom réel de l'homme que nous connaissons pour être le fils de Dieu. Il était appelé Yahoshua ou Joshua. Il avait des frères et des soeur qui ont joué des rôles importants dans l'église, après sa mort et sa résurrection. Tous les noms de ses frères sont enregistrés dans la Bible et dans les premiers écrits de l'Église (cf Ante Nicene Fathers). Leurs descendants ont été assassinés à l'instigation de l'église romaine à partir du quatrième siècle. L'argument, que Christ était Dieu en tant que seul Fils et constituait une deuxième personne de l'Être Divin, est une doctrine de l'adoration du dieu Attis, une déité Lydienne, qui était bien enracinée à Rome. Elle était un autre aspect de l'adoration d'Ishtar ou Easter (Pâques) ou Astarte ou Ashtaroth. À l'aube du quatrième siècle, les prêtres d'Attis se plaignaient que les chrétiens paganisés avaient volé toutes leurs doctrines.

À chaque fois que nous essayons de dire qui est Jésus pour nous, nous faisons de la christologie. La christologie est la tentative que l'on fait pour comprendre l'identité de Jésus comme le Christ, comme l'oint de Dieu, comme Fils de Dieu et comme Dieu lui-même manifesté dans la chair. Mais nul part la révélation biblique n'affirme qu'il est la manifestation dans la chair d'une deuxième personne de la Trinité comme le prétend un grand nombre. Nous n'abordons jamais cette question en tant que spectateurs. Comme l'apôtre Pierre ou Marthe (Jean 11:27), nous sommes déjà profondément engagés avec le Seigneur Jésus. Pour nous, réfléchir à l'identité de Jésus, c'est évoquer simultanément les relations du Christ avec nous, avec ses disciples, et même avec ceux qui n'ont jamais entendu parler de lui. Ce qui constitue notre foi en Jésus-Christ est essentiel à nos vies personnelles et à celle du christianisme en général. Par conséquent, la qualité de notre vie de tous les jours, de notre attention les uns pour les autres et de notre foi active est à la mesure de la profondeur de notre réponse à la question de l'identité de Jésus-Christ.

Le mot christologie, bien sûr, est un terme technique. Il désigne un domaine de spécialisations académiques qui apparaît souvent désespérément abscons, même superflu, à de nombreux chrétiens. Toutefois, c'est aussi un sujet de créativité et de conflit dans le christianisme d'aujourd'hui. Certains disent de Jésus qu'il était un grand homme, un grand prophète ou encore un grand enseignant. Les chrétiens, eux, disent de lui qu'il est le fils de Dieu, Dieu fait homme, Dieu incarné. Ce que nous pensons de l'identité de Jésus Christ est très important car dans la Bible, Jésus nous pose cette question : Qui dites-vous ; que JE SUIS ? (Matthieu 16:15).

De notre réponse à cette question, dépend notre futur dans l'éternité. La Bible enseigne que Jésus Christ est Dieu et que Jésus Christ est un homme. Jésus n'est pas un homme devenu Dieu, Il est Dieu devenu homme, ce qui est très différent. Jésus Christ n'est pas seulement Dieu, il est homme et il n'est pas seulement homme, il est Dieu. Il n'est pas non plus 50% homme et 50% Dieu, IL EST 100% HOMME ET 100% DIEU. C'est ce que les théologiens appellent l'union hypostatique. C'est tout le mystère de l'incarnation du Père dans la chair comme Fils unique de Dieu. OUI, contrairement à la théologie trinitairienne du cerbère de Nicée, Jésus est le Père lui-même qui s'est incarné dans le sein de la vierge Marie. La Bible nous dit que Jésus est l'enveloppe visible du Dieu invisible (Colossiens 1:15), et Jésus lui-même déclare que le Père habite en lui (Jean 14:10), et non ailleurs car son propre corps est le Temple de Dieu (Jean 2:19-21). Telle est la signification de ses paroles : « Personne ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6). En d'autres mots, la nature divine en Jésus est le Père lui-même, principe biblique et essentiel que les trinitariens refusent d'admettre, et cela à leur propre perte. La plupart de nos contemporains, même de ceux qui se disent chrétiens, affichent une indifférence extraordinaire pour ce sujet indispensable au salut. Ils croient assez vaguement au dogme de la « trinité », selon lequel Dieu est trois personnes — Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit — et en même temps un seul Dieu. Ce dogme veut que le Fils ait préexisté au ciel avant sa naissance de la vierge Marie, qu'il y ait même une identité absolue d'espèce et de durée entre Dieu le Père et Christ le Fils ; qu'il y ait non seulement égalité de durée mais aussi de puissance entre ces trois personnes. Mais la Bible garde un silence absolu sur ce dogme spéculatif. Le mot « trinité » ne s'y rencontre point, ni les principes du dogme non plus. Il faut dire même que l'enseignement de la Bible à propos de Dieu, de Jésus-Christ et du Saint-Esprit paraît être tout à fait contraire aux idées « trinitaires ». Si les principes de ce dogme sont vrais, et indispensables même pour le salut, comme l'affirment la plupart des églises qui suivent la prétendue orthodoxie des Symboles Oecuméniques, n'est-il pas incroyable que la Bible non seulement les laisse douteux, sans les préciser en aucune façon, mais qu'elle enseigne même des principes contraires ? Puisque la Bible affirme clairement que le Père est en Christ, cela ne peut signifier autre que le Père lui-même est celui qui s'est incarné dans le sein de la vierge Marie, identifiant ainsi le Père et le Saint-Esprit comme étant le même, autrement Jésus aurait deux pères comme nous avons déjà mentionné. Il ne peut en être autrement car comment pourrions-nous expliquer sa présence en Jésus si ce ne serait pas le Père qui a prit un corps de chair, d'où autre serait-il entré en Jésus que par l'incarnation ? Jésus lui-même déclare : « ... celui qui m'a vu, a vu mon Père » (Jean 14:9). Nous ne pouvons avoir de paroles plus claires que cela, mais les réprouvés persistent à raisonner les Écritures afin d'anuller cette merveilleuse révélation qu'elles nous accordent pour notre salut, et font de Dieu un monstre à trois têtes dont chacune d'elle est Dieu, puis osent présenter cette horreur infernale comme étant le Dieu de la Bible.

La préexistence de Jésus dépend donc du fait qu'il est Dieu lui-même avant son incarnation, non comme deuxième personne de la trinité, mais comme le Père même qui est l'Esprit Éternel. Sous l'Ancienne Alliance, Dieu (Jésus) se révéla sous le nom de Yahweh d'où nous avons le terme JE SUIS, et sous la Nouvelle Alliance il se révéla sous le nom de Jésus et comme Emmanuel (Dieu avec nous). Comme il fut dit antérieurement, le Dieu de l'Ancienne Alliance et le Dieu de la Nouvelle Alliance est le même Dieu. Maintenant, quoique la Bible n'enseigne rien d'une trinité de trois personnes en Dieu, il est vrai qu'elle nous présente une trinité de révélation. Comment donc expliquer ce fait, et comment le réconcilier avec le principe de la Christrinité nommé aussi le Ducéisme qui fut décrit plus haut dans le corps de ce document ? Comment surtout dire que Jésus est « Fils éternel de Dieu » s'il n'a aucune existence éternelle comme une personne distincte auprès du Père, comme l'affirme les trinitariens ? Simplement, il s'agit de réaliser que Jésus est Dieu et qu'il est lui-même le Père, le Fils, et le Saint-Esprit. En d'autres mots le Seigneur Jésus est conscient éternellement d'être Père, Fils et Saint-Esprit en même temps et en une seule Personne, tout comme un homme est conscient d'être le père de son fils, le fils de son père, et le conseiller de sa famille tout en étant une seule personne. Mais notre comparaison doit s'arrêter là, car quoiqu'un homme a en lui l'essence même de son père et de son fils, il est évident qu'il ne peut être son père même ni son propre fils. Mais l'existence de Dieu est toute autre, elle n'est pas limité par la chair et le péché comme celle de l'homme. Le Seigneur Jésus porte aussi en lui-même éternellement l'essence de Père, de Fils, et de Saint-Esprit, mais comme Dieu qui est Esprit il se manifeste à nous dans le contexte historique et biblique comme Père, le Créateur de toutes choses et celui qui donne l'Alliance à Moïse et au peuple Hébreu, comme Fils afin de nous transmettre la grâce de la Nouvelle Alliance du salut par son sang versé sur la croix, comme Saint-Esprit dans son ministère d'exaltation afin de venir habiter dans le coeur de ses élus et les instruire dans toute la vérité. Ainsi, Jésus ne cesse d'être Père lorsqu'il se manifeste comme Fils, et ne cesse d'être Fils lorsqu'il se manifeste comme Saint-Esprit, et il demeure une seule Personne en tout temps et éternellement. Tout ce qui existe, existe en lui, par lui, et pour lui, car il est le Dieu Souverain et Tout-Puissant. Ceux qui refusent de le reconnaître comme la seule et unique Personne en Dieu, refusent par ce fait même la grâce du salut et sont perdu éternellement, car le Seigneur a déclaré : « C'est pourquoi je vous ai dit, que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas que JE SUIS l'Éternel (JÉHOVAH), vous mourrez dans vos péchés. » (Jean 8:24 — Bible de l'Épée). Comme vous venez de voir, la dernière citation biblique provient de la Bible de l'Épée, version qui subit un grand nombre d'attaques de la part des trinitariens. Le prochain chapitre vous montrera pourquoi cette version dérange tellement les ennemis de la vérité.


Chapitre 6

Traductions de la Bible et Trinité

La traduction de la Bible dans les langues modernes constitue donc un maillon essentiel de la transmission du texte sacré, depuis sa rédaction jusqu'à nous. Elle a donné lieu dans le passé à des luttes et a eu ses martyrs. Parmi les différentes versions, il faut distinguer celles qui ont été faites à partir des textes originaux de celles qui ont été faites à partir de traductions, comme la Vulgate, ce qui accroît le risque d'inexactitude dans le rendu de l'original. Par l'expression "textes originaux", il faut comprendre, non pas les manuscrits des écrivains bibliques qui, s'ils existent encore, n'ont pas été retrouvés à ce jour, mais uniquement le Texte Massorétique Hébreu pour l'Ancien Testament et le Texte Reçu Grec pour le Nouveau, dont on sait qu'ils reproduisent les écrits initiaux avec une fiabilité absolument remarquable et unique au monde.

Il est souvent mentionné : « Celui qui traduit littéralement est un faussaire ; celui qui ajoute quelque chose est un blasphémateur », dit de façon redoutable le Talmud. La difficulté est en effet redoutable, car « Traduire », c'est à la fois perdre et créer, mourir et renaître, sauver l'essentiel au cours d'un naufrage pour pouvoir prendre pied sur une terre vierge. C'est bien là que résident l'aventure et le risque encourus par toute traduction : dans une suite de décisions sans appel qui constituent sa force et sa faiblesse. Il nous faut réfléchir ici à une des questions décisives qui se posent au traducteur ou face à toute entreprise de traduction : celle des « lieux et enjeux de la traduction. » En effet, il n'est aucune traduction standard, car tout traducteur est unique, et ce qui nous importe de remarquer est qu'il appartient presque toujours à une communauté chrétienne quelconque. Pour le dire d'un mot, traduire est toujours un parti pris, car c'est toujours choisir l'approximation à la fois la plus belle et la plus audacieuse pour faire droit au texte que l'on traduit selon les principes universels reconnus dans l'orthodoxie, et jamais en dehors de ce contexte. Ainsi toute traduction porte la trace des préjugés de son traducteur et reflète son arrière plan historique, social, et religieux, même lorsqu'il s'agit de traducteurs non-croyants que l'on retrouve de plus en plus dans des équipes de traduction des Saintes Écritures. Traduire est toujours un risque et une audace. D'autant plus, qu'avec la Bible, le traducteur est confronté à un livre canonique, appartenant comme tel à l'ensemble d'un peuple croyant. Selon l'Alliance Biblique Universelle : « Dans un premier temps, il faut trouver et former les futurs traducteurs ; une fois le travail lancé, il doit être vérifié, corrigé et révisé, avant d'être testé au sein des Églises ». Cette affirmation de la part de l'A.B.U. nous révèle clairement que les traductions de la Bible sont faites pour plaire à l'Église dans le sens large du terme. Mais il est évident aussi que les grandes églises au niveau du catholicisme et du protestantisme ont leur mot à dire dans la reconnaissance d'une traduction de la Bible, car rarement une traduction est faite sans leur approbation. Il y a toujours des exceptions à la règle, comme la Bible des Témoins de Jéhovah « Traduction du monde nouveau », et la Bible de Chouraqui, mais ces traductions sont insignifiantes au niveau de l'orthodoxie et considérées même anti-chrétienne. L'Église, Catholique comme Protestante, juge nécessaire de nos jours de traduire la Bible dans la langue de ceux qui ne comprennent pas le grec et l'hébreu. Chaque traduction de la Bible présente la parole écrite de Dieu dans la langue d'un peuple déterminé afin qu'il comprenne le message de l'Évangile et puisse l'accepter. Si Dieu a choisi de se révéler dans l'histoire et la civilisation humaines par un homme, le Messie, alors le témoignage de l'Église moderne apostasiée dans la société humaine doit être présenté dans les langues des peuples. Chacun doit avoir accès aux Écritures dans sa propre langue. Mais ce ne fut pas toujours le cas, comme nous savons, surtout au niveau du catholicisme qui a combattu longtemps afin que la Bible soit proscrite au peuple commun. En fait, elle a massacrée des millions de chrétiens à travers l'histoire à cause de ce sujet même.


A — Traductions et versions trinitariennes

On entend souvent dire que Dieu nous parle à travers la Bible. Mais est-ce bien lui qui nous parle ? Qui a traduit les textes de la Bible en notre langue ? Pouvons-nous nous fier en leurs traductions ? Dans l'ensemble, il est évident que les traducteurs de la Bible, surtout depuis la Réformation, sont soit catholiques, soit protestants, et que ceux-ci y apportent les principes de la religion à laquelle ils appartiennent. Cela est incontestable et c'est exactement là que se trouve le gros du problème. Toutes nos traductions et versions de la Bible ont été faites par des trinitariens qui adhèrent au cerbère nicéen, et ce qui est pire est que toutes ces bibles reflètent la stagnation de la réformation. Nous avons, il est vrai, de très bonnes versions de la Bible des Réformateurs comme la Bible Martin et la Bible Ostervald dont la source est la Bible Vaudoise d'Olivétan, première traduction française à partir des originaux Hébreu et Grec, mais on ne peut dénier que celles-ci porte aussi l'influence de l'orthodoxie de leurs traducteurs. Il est presque inutile de mentionner que les versions issues de la Critique Textuelle, telles que la Segond, la Darby, la TOB, la Jérusalem, la Français Courant, et plusieurs autres, sont encore pire et ne sont digne d'aucune confiance. Ne vous trompez point, nous avons le plus grand respect pour la Bible des Réformateurs dans ses différentes versions et nous avons combattu pour de longues années afin qu'elles soit disponible de nouveau aux chrétiens de langue française. Nous utilisons régulièrement la Bible Martin et la Bible Ostervald dans notre lecture personnelle et dans nos études, et nous reconnaissons très bien qu'elles sont à la base même de la Réformation qui nous a amenée les grandes vérités de la justification par la foi, du salut par la grâce et de la double prédestination. Mais le christianisme en général a négligé de voir que la Réformation se continue, elle n'a pas cessé avec les grands réformateurs comme Martin Luther et Jean Calvin, ainsi que plusieurs autres. La Bible des Réformateurs doit aussi suivre cette continuité et doit être épurée et révisée afin d'être libérée totalement des éléments que les réformateurs ont apporté avec eux du catholicisme. Malheureusement l'influence séductrice de l'orthodoxie demeure tellement forte que personne n'ose entreprendre un tel travail de crainte d'être rejeté ou étiqueté comme anti-trinitarien. Pour ces gens, l'apparence est plus importante que la vérité, ils préfèrent prostituer leur foi plutôt que de combattre pour la précieuse liberté qui nous a été acquise par le sang de Christ, afin de ne plus être sous le joug de la servitude (Galates 5:1). Il faut considérer aussi que la servitude aux différentes religions dites chrétiennes est très rentable pour plusieurs qui ont vendu leur âme à Mamon (Matthieu 6:24; Luc 16:13).


B — Réforme des derniers temps et Bible de l'Épée

Néanmoins la puissance de Dieu ne peut être arrêtée et le Seigneur Jésus suscita des nouveaux ouvriers en ces temps de stagnation. Un renouveau d'intérêt se fit sentir depuis une vingtaine d'années au sein des chrétiens francophones pour le Texte Reçu Grec ainsi que pour la Bible Martin et la Bible Ostervald. Un tel intérêt avait engendré une première réforme au seizième siècle et maintenant une réforme des derniers temps est dans le vent, non une réforme des institutions, mais une réforme de la foi dans les coeurs et les foyers et nous sommes heureux d'en faire partie. Mettons-nous cela dans la tête une fois pour toute, il n'y a pas de réforme possible sans purger les éléments parmi nous qui n'avaient pas été purgés lors de la première, ou comme le dit si bien l'apôtre Paul : « Ne portez pas un même joug avec les infidèles ; car quelle participation y a-t-il de la justice avec l'iniquité ? et quelle communication y a-t-il de la lumière avec les ténèbres ? Et quel accord y a-t-il de Christ avec Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle ? » (2 Corinthiens 6:14,15). Nous savons que la majorité d'entre-vous allez faire la sourde oreille à ce que nous disons, cela nous importe peu car nous suivons le seul vrai Dieu, Jésus-Christ, et non le dieu à trois têtes de la trinité ontologique nicéenne. Dans cette optique, le Seigneur nous a mit à coeur de faire une révision épurée du texte de la Bible Ostervald et qui a pour nom « la Bible de l'Épée ». Finalement un Bible purgée des éléments trinitariens et qui met en évidence la divinité de Jésus-Christ. Celle-ci est la révision la plus extensive et la plus précise du texte d'Olivetan jamais entreprise ; tellement qu'elle peut être considérée comme une nouvelle traduction. Cette version est marginale de par sa traduction étymologique en plusieurs endroits, et du fait qu'elle est libre des influences et des inclinations des religions et dénominations dites chrétiennes, ainsi que des impressions et intimidations politiques ; choses qui peuvent ternir l'esprit des hommes les plus honnêtes. Prenant pour base le texte de la Bible Ostervald, édition 1996, celui de la Société Britannique et Étrangère de 1885, le texte de la Bible Martin de 1855 et celui de la célèbre King-James, nous avons placé l'importance sur l'exactitude des termes originaux, tout en considérant les différentes nuances qui peuvent s'appliquer dans le contexte qu'ils sont utilisés. À plusieurs reprises, nous avons utilisé des synonymes et des termes modernes qui correspondent aux originaux, pour obtenir une clarté d'expression qui ne se trouve point dans les traductions stéréotypées ou traditionnelles de la Bible. Le fait le plus remarquable de cette Bible est qu'elle souligne le nom de Dieu « JE SUIS » en lettres capitales et en caractère gras à travers son texte entier, amenant l'évidence irréfutable que le Seigneur Jésus-Christ est lui-même l'Esprit Éternel manifesté dans la chair, le Dieu Tout-Puissant qui se révéla à Moïse sous le nom de JE SUIS. Contrairement aux versions modernes tendancieuses et oecuméniques qui proviennent de la Critique Textuelle Néologique subtile et subversive de Westcott et Hort, comme la Segond, la Darby, la TOB, la Jérusalem, la Maredsous, la Bible en Français Courant, et la Traduction du Monde Nouveau ; la Bible de l'Épée a pour source unique le Texte Massorétique Hébreu pour l'Ancien Testament, et le Texte Reçu Grec pour le Nouveau Testament, connu aussi comme le Texte Majoritaire de la famille fidèle des manuscrits Byzantins, seuls textes intégraux, authentiques, et inspirés de la pure Parole de Dieu. Aussi nous n'avons point honte d'affirmer que la Sainte Écriture ou Parole de Dieu « respire de la Sainte-Présence de Christ », c'est-à-dire qu'elle est inspirée perpétuellement dans les Originaux, leurs copies, traductions et versions fidèles ; et qu'elle nous fut et nous sera continuellement préservée providentiellement de génération en génération par notre Dieu Souverain et Tout-Puissant pour la gloire de son Nom et de son Royaume. Nous avons été soucieux d'être transparent et de maintenir la saveur de l'ancienne traduction, tout en rendant la beauté du texte intégral inspiré dans un style simple et moderne, comme « une lumière qui brille dans les ténèbres ». Connaissant le piètre état du christianisme moderne, particulièrement au niveau francophone, nous savions d'avance qu'aucun n'aurait partagé le fardeau de cet immense travail avec nous, ni contribuer quoique ce soit de positif, puisque tous sont pris dans l'engrenage de l'apostasie, et tous marchent selon leur propre voie n'ayant aucune notion de la vérité sauf celle de leur imagination malveillante. Néanmoins, quelques chrétiens authentiques ont collaboré avec nous dans le travail et nous en sommes grandement reconnaissant devant le Seigneur. Quoiqu'ils sont peu, ces hommes de Dieu méritent d'être honorés car la couronne de gloire leur est réservée. Un en particulier dont l'Esprit de Christ a remplit de sagesse, s'est dépensé corps et âme pour de longs jours et des mois afin d'aider le réviseur qui portait à lui seul l'énormité du fardeau de révision, tandis qu'un autre frère bien-aimé a contribué indirectement à notre travail par son support et ses prière, intercédant en notre faveur devant le trône de Dieu afin que le nom de Christ soit glorifié, nous consolant aussi dans les difficultés et les nombreuses agressions que nous avons subis. Il convient aussi de mentionner que plusieurs autres frères et soeurs ne nous ont jamais abandonné malgré les tentatives de deux traîtres qui ont fait tout leur possible pour les détourner de nous en tentant d'empoisonner leur esprit, mais ils ont persisté dans leurs prières et la communion fraternelle pour nous encourager.

Ce qui importe le plus dans ce travail est que nous avons remarqué que les traducteurs de la Bible Martin, de la Bible Ostervald, comme dans la grande majorité des différentes traductions et versions, ont ajouté au texte plusieurs articles, prépositions et conjonctions qui ne se trouvent pas dans les Originaux, même qu'en plusieurs endroits ceux qui s'y trouvent n'ont pas été traduit. Plusieurs ont tendances à croire que cela était pour buts grammaticaux, mais les évidences sont du contraire et nous voyons clairement que ce fut généralement pour buts doctrinaux, particulièrement pour mettre des distinctions entre le Père et le Fils d'une telle façon que le texte donne l'impression de supporter leur concept de la trinité nicéenne. Nous les avons ainsi supprimés le plus que possible dans notre texte afin d'en maintenir la pureté. Évidemment cela change beaucoup la compréhension des passages, même qu'en ajoutant ou supprimant un simple point ou une virgule nous donne tout un autre aperçu de l'enseignement donné. Mais il faut comprendre que les Originaux n'avaient pas ces éléments et que nous devons les suivre le plus près que possible sans sacrifier notre propre grammaire française, mais jamais nos règles de grammaire doivent l'emporter sur les Originaux.


C — Textes purifiés et révisés

Plusieurs modifications ont été apportées au texte de la Bible de l'Épée, des expressions, des tournures de phrases, et plusieurs nouvelles traductions s'y trouvent, et le texte précisé d'avantage. La grande majorité des corrections se rapportent surtout au Nouveau Testament, particulièrement aux passages qui touchent l'unité de Dieu par rapport à la notion fallacieuse courante de la Trinité ontologique d'une orthodoxie artificieuse et dépravée qui a trompée tant de gens à travers les siècles. Il nous a fallu réajuster plusieurs de ces passages et les préciser d'avantage sur le texte Grec original. Nous vous apportons ici seulement quelques textes du Nouveau Testament avec les passages originaux de l'Ostervald au-dessous afin que vous puissiez voir et comparer. Ceux de la Bible de l'Épée sont précédé par les lettres et ceux de l'Ostervald par les lettres BO :

BÉ — Matthieu 1:18 Or, la naissance de Jésus-Christ arriva ainsi : Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte du Saint-Esprit, avant qu'ils aient une relation ensemble.

BO — Matthieu 1:18 Or, la naissance de Jésus-Christ arriva ainsi : Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte par la vertu du Saint-Esprit, avant qu'ils eussent été ensemble.

Presque rien n'a été changé dans ce passage sauf le verbe « être » et celui de « relation », aussi le mot « vertu » qui fut enlevé car il ne se trouve pas dans l'original. Nous le mettons simplement à cause que les trinitariens s'obstinent à dire qu'il s'y trouve deux personnes distinctes, Jésus et le Saint-Esprit, prouvant par cela que Jésus n'est pas le Saint Esprit. Mais premièrement, remarquez bien que le mot « personne » ne se trouve nul part dans ce passage. Il n'est pas écrit que « Marie se trouva enceinte par la personne du Saint-Esprit ». Il faut insérer le mot « personne » par conjecture afin de faire dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas, en d'autres mots il faut aller au-dehors de ce qui est écrit afin d'établir un prétexte. Nous soulignons ce premier point afin de prouver que les trinitariens ne croient aucunement à la suffisance ni à l'autorité des Écritures, et cela est évident. Ils utilisent constamment le même argument dans tous les textes où ils voient distinctions de personne pour faire dire à la Bible qu'elle supporte leur fausse doctrine de la trinité. Pour enlever toutes ambiguïtés, mentionnons immédiatement que les distinctions qui se trouvent dans plusieurs passages entre le Fils et le Saint-Esprit ou le Fils et le Père, sont toujours et sans exception des distinctions entre la chair et l'Esprit et non des distinctions de personnes. Dieu est Esprit et cet Esprit s'est manifesté dans la chair, voilà donc la distinction que fait la Bible. Une telle distinction biblique n'enlève rien au fait que Jésus est le même que le Saint-Esprit puisque dans son incarnation il est l'enveloppe visible du Dieu invisible, cela est un fait irréfutable fortement attesté par les Écritures. Deuxièmement, mentionnons de nouveau que ce passage indique clairement que Marie se trouva enceinte du Saint-Esprit et non du Père. Nous avons donc aussi dans ce passage l'évidence que le Saint-Esprit et le Père sont le même, non deux mais un seul Esprit. S'il y a distinction de personne ici, cela signifierai que Jésus a deux pères, la personne du Saint-Esprit et la personne du Père, faisant ainsi de Marie une courtisane qui aurait trompé la personne du Père avec la personne du Saint-Esprit. De tels blasphèmes sont courants chez les trinitariens. Ces gens aiment la désignation de « trinitarien » et nous l'aimons aussi pour identifier les ennemis de la vérité, car en la décomposant nous obtenons « tri-unité de rien », nous indiquant la valeur de leurs principes.

BÉ — Matthieu 3:16 Et quand Jésus eut été consacré, il sortit aussitôt de l'eau ; et à l'instant les cieux s'ouvrirent à lui, et il vit l'Esprit de Dieu s'abaisser comme une colombe et apparaissant sur lui.
17 Et voici une voix des cieux, qui dit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui JE SUIS pleinement satisfait.


BO — Matthieu 3:16 Et quand Jésus eut été baptisé, il sortit aussitôt de l'eau ; et à l'instant les cieux s'ouvrirent à lui, et il vit l'Esprit de Dieu descendant comme une colombe et venant sur lui.
17 Et voici une voix des cieux, qui dit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai pris plaisir.


Les changements ici sont évidents. La Bible de l'Épée remplace le mot « baptisé » par celui de « consacré » car le premier n'avait jamais été traduit auparavant, il avait simplement été translittéré dans notre langue. Le fait que plusieurs disent que le mot « baptiser » signifie toujours « immersion » est entièrement faux et insoutenable dans le contexte général de toute l'Écriture, où nous voyons qu'il se rapporte aux rituels de consécration sous la loi, et qu'il fut utilisé par les prophètes comme signe prophétique annonçant la venue du Messie (Jean 1:31). Aussi, la Bible de l'Épée utilise le mot « abaisser » plutôt que celui de « descendant » concernant l'Esprit de Dieu, car il n'est pas question ici de location mais d'un état d'être, c'est-à-dire de l'Esprit d'humilité qui est en Jésus même et qui est représenté sous le symbole d'une colombe. Néanmoins, quoique ceux-ci sont des passages clés pour les trinitariens dans une tentative de prouver leurs suppositions, il est évident encore une autre fois que le mot « personne » ne s'y trouve point. Il faut vraiment tordre le sens du texte pour affirmer que les trois personnes en Dieu de leur trinité s'y trouvent. Non seulement cela, mais depuis quand est-ce qu'une colombe est une personne, dans quel dictionnaire ont-ils dénichés une telle interprétation ? Le contexte nous indique clairement que le mot « colombe » doit s'interpréter ici figurativement. Aussi, qu'une « voix des cieux » se fasse entendre n'est aucune preuve qu'elle provient d'une troisième personne. Soulignons que cette scène biblique merveilleuse se rapporte uniquement au Seigneur Jésus et qu'il est la seule Personne divine concerné dans tout cela. Puisqu'il est l'enveloppe visible du Dieu invisible, le Père qui est en lui témoigna à Jean Baptiste de son approbation à ce que Jésus entre en son ministère, car Jean était selon la loi un sacrificateur de droit d'après l'héritage qu'il avait reçu de son père (Luc 1:5,60-80). Il importe aussi de mentionner le mot « cieux » qui apparaît dans ce texte et dans plusieurs autres à travers le Nouveau Testament, surtout dans l'Évangile de Jean. Dans le Grec ce mot est « OURANOS » et signifie littéralement « être élevé » ou « très haut » et est généralement utilisé pour désigner Dieu comme le TRÈS-HAUT dans la majorité des contextes, surtout dans ceux que le Seigneur Jésus fait avec le Père. Il porte aussi les nuances de « joie, puissance, éternité », et ce n'est que très peu de fois qu'il est utilisé dans le Nouveau Testament pour désigner le firmament. Dans plusieurs endroits ou le contexte s'applique au Père, la Bible de l'Épée l'a traduit dans son sens littéral de TRÈS-HAUT, mais non dans tous de crainte d'égarer les lecteurs habitués à la traduction traditionnelle. La prochaine citation en donne une exemple.

BÉ — Matthieu 10:32 Quiconque donc me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est le Très-Haut.

BO — Matthieu 10:32 Quiconque donc me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est aux cieux.

Comme il a été mentionné antérieurement, le mot « cieux » a été traduit par « Très-Haut », ce qui enlève la notion d'espace et de location et remet le passage dans son état naturel de distinction de qualité. Le Père est plus haut que le Fils dans le sens qu'il est Esprit et que le Fils est limité à un corps de chair. Il n'y a pas de distinction de personne ici car le Père est dans le Fils qui est sa forme corporelle, mais une distinction de qualité d'être entre les deux natures en Christ. Le ciel (cieux) n'est donc pas une location sur quelque planète où le Père habiterait, mais un état d'être. Cela est une preuve supplémentaire que le Fils et le Père sont le même et non deux personnes distinctes. En fait, s'il y aurait trois personnes en Dieu cela voudrait dire qu'il y aurait trois personnes en Christ car il est Dieu manifesté dans la chair et non le Fils manifesté dans la chair. Deux corps ou personnes ne peuvent habiter le même espace temps, encore moins trois, car cela serait un viol des lois de la physique établit par Dieu même. À moins de dire qu'ils sont des esprits, et s'ils sont des esprits Christ aurait donc trois esprits en lui ce qui ferait de lui un schizophrène à multiple personnalité. Ces choses sont plutôt les caractéristiques du dieu RIEN des trinitariens. Plusieurs versets similaires se trouvent dans le Nouveau Testament et tous ont le même sens.

BÉ — Matthieu 28:19 Allez donc et instruisez toutes les nations, les consacrant au NOM unique du Père, savoir le Fils, même le Saint-Esprit,

BO — Matthieu 28:19 Allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,

Sans aucun doute, ce passage est le verset clé des Trinitariens et aussi des Immersionnistes, ainsi que de toute une gamme de parasites qui se retrouvent à profusion dans les sectes dites Évangéliques qui se réclament de ce verset pour prêcher leur faux évangile. En premier lieu, la révision apportée à ce passage touche premièrement le mot « baptisant » qui est remplacé par « consacrant », puis souligne fortement qu'il y a un seul NOM pour le Père, le Fils, et le Saint-Esprit (ce nom étant au singulier et non au pluriel), et ce NOM est JÉSUS, « le nom qui est au-dessus de tout nom » (Philippiens 2:9,10). Deuxièmement, la conjonction « et » est une d'explication et non d'addition, ce qui enlève automatiquement toutes prétentions à des distinctions de personnes. Dans maintes textes, la conjonction « et » peut se remplacer par « savoir, à savoir, c'est-à-dire, soit, même, etc... », précisant davantage l'union et l'identité et non la division. Ce texte devient ainsi un verset clé pour indiquer que Jésus est lui-même le Père, le Fils, et le Saint-Esprit, non trois personnes mais une seule et unique Personne en Dieu. Troisièmement, mentionnons encore une autre fois que le mot « personne » n'apparaît nul part dans ce texte, et si personne il y a dans le sens réel du mot personne, cette personne est celle qui donne la révélation à savoir le Seigneur Jésus-Christ, car le mot « personne » s'applique uniquement à des êtres humains pour les distinguer de leur race, de leur couleur, ou de leur sexe. En ce sens réel, Jésus est la seule Personne en Dieu, encore plus du fait qu'il a amené son corps glorifié avec lui dans l'éternité et s'est assis avec sur le trône de Dieu. Nous devons mentionner un autre sujet dans le contexte de ce passage, celui de l'évangélisation. Nombreux, très nombreux sont ceux qui s'imaginent par ce passage que le Seigneur Jésus leur a donné l'ordre d'évangéliser toutes les nations de la terre, ce qu'ils nomment la Grande Commission. Innombrable sont ceux qui se sont fait voler leur argent et leur âme par des faux ministres de Christ sur la base d'une interprétation erronée de ce passage. Ceux qui s'attribuent le commandement d'allez évangéliser en proclamant que cela est de Christ d'après ce passage sont des voleurs dans tous les sens du mot. Non seulement ils volent les gens, mais ils dérobent aussi le ministère des apôtres auxquels ce passage s'applique uniquement, et en plus ils déshonorent le nom de Christ qui ne leur a jamais donné un tel ministère, faisant de lui un menteur. Le contexte de ce passage est clair à ceux qui ont des yeux pour voir. Le Seigneur Jésus a donné ce commandement seulement à ses disciples ou plus précisément aux onze apôtres (v. 16). À moins de croire en une succession apostolique, ce que tous les Protestants et Évangéliques refusent, et avec raison, ont doit affirmer avec les Écritures que ce ministère n'était pas transmissible et que ce commandement était réservé uniquement aux apôtres pour l'enfance de l'Église. L'apôtre Paul signale l'accomplissement de ce ministère glorieux : « La foi vient donc de ce qu'on entend ; et ce qu'on entend, vient de la parole de Dieu. Mais je demande, ne l'ont-ils point entendue ? Au contraire, leur voix est allée par toute la terre, et leurs paroles jusqu'aux extrémités du monde » (Romains 10:17,18). Depuis, nous sommes sous la prêtrise universelle de tous les croyants pour que chacun de nous, sans distinctions, hommes, femmes, et enfants, « annoncions les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pierre 2:9). Si certaines personnes sont venues à Christ par le prétendu ministère de faux apôtres, ce n'est pas à cause d'eux ni de leur ministère, mais à cause de la Souveraineté de Dieu.

BÉ — Jean 1:1 Au commencement était la Parole, la Parole était la présence unique de Dieu, car la Parole était Dieu.

BO — Jean 1:1 Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

Dans ce passage, la préposition « avec » n'a pas manquée de donner l'impression qu'il y a ici un rapport de relation ou d'association entre deux éléments, et évidemment les trinitariens ont sauté à la conclusion qu'il s'agit ici d'une distinction entre deux personnes. Or nous savons qu'une telle conclusion est fausse, même que le mot personne n'apparaît nul part dans le texte et que le seul moyen qu'il puisse s'y trouver est par conjecture. Ce n'est pas sans raison que la Bible de l'Épée a remplacé la préposition « avec » par le terme « présence », car dans le Grec le terme utilisé est « PRÖS », un terme varié à plusieurs nuances qui exprime généralement « l'identité, la présence », et cela entre toute une gamme de différentes significations. Puisqu'il y a un seul Dieu et que la Parole est identifiée à Dieu dans ce passage, il est évident que le terme « présence » est celui qui va le mieux dans le contexte. En révisant ainsi le texte, la semblance de distinction entre Dieu et la Parole disparaît complètement. Il n'y a donc pas deux personnes dans ce texte, une qui se nommerait Dieu et l'autre la Parole, car si tel serait le cas la Parole ne serait pas Dieu, car elle se tiendrait devant Dieu comme un entité complètement à part, et c'est exactement de cette façon que les Témoins de Jéhovah le voient et pourquoi ils traduisent le mot « dieu » avec une lettre minuscule pour indiquer que l'autre entité qui se tient devant Dieu est un petit dieu. C'est aussi la raison pour laquelle ils disent que Jésus est un être créé au début des temps comme un petit dieu. Or le texte ne supporte pas une traduction basée sur la distinction, mais sur l'uniformité démontrant ainsi que les Trinitariens sont dans l'erreur autant que les Témoins de Jéhovah. Les Écritures indiquent clairement et à maintes reprises que Jésus est Dieu et que Jésus est la Parole, il n'y a aucune distinction ici mais un seul Dieu qui se révèle dans la Personne unique de Jésus-Christ.

BÉ — Jean 1:18 Personne n'a jamais vu Dieu ; le seul Fils engendré, qui est l'enveloppe visible du Père invisible, est celui qui l'a manifesté dans la chair.

BO — Jean 1:18 Personne n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître.

Avec tout ce qui a été dit plus haut ce verset n'a presque besoin d'aucune explication. La majesté du style et de l'exactitude de la Bible de l'Épée l'emporte de loin sur l'Ostervald. Ajoutons seulement que le mot « sein » signifie dans le Grec « envelopper, entourer » indiquant clairement que le Seigneur Jésus est lui-même le Père manifesté dans la chair et qu'il en est l'enveloppe ou la forme visible. Mentionnons aussi que les mots en italiques ne font pas parti de l'original et que le réviseur les a ajouté pour but de précision et de transparence.

BÉ — Jean 16:28 JE SUIS la manifestation du Père, et je suis venu dans le monde ; je laisse de nouveau le monde, et je projette la présence du Père.

BO — Jean 16:28 Je suis issu du Père, et je suis venu dans le monde ; je laisse de nouveau le monde, et je vais au Père.

Voici un passage intéressant qui contient beaucoup d'éléments essentiels. Premièrement la Bible de l'Épée, comme il fut déjà mentionné, souligne fortement le nom de Dieu JE SUIS en caractères gras, ce qui indique clairement la divinité de Christ et en même temps le fait qu'il est le même Dieu qui se révéla à Moïse sous ce NOM sacré. Le mot « issu » dans l'Ostervald porte la notion de « manifester » et le terme fut changé dans la Bible de l'Épée pour le préciser, ce qui change le sens de la phrase considérablement et indique clairement que Jésus est lui-même le Père manifesté dans la chair. Deuxièmement, le verbe être dans la première personne du singulier « je vais » ou « PORÉÛOMAI » porte entre plusieurs de ses nuances dans l'original, celle de « projeter » et la modification fut ainsi apportée au texte. Ainsi, le fait que Jésus « projette la présence du Père » est une indication que cette projection est le Saint-Esprit ou en d'autres mots « la projection de la Présence de Christ dans le coeur de ses élus d'après son ministère d'exaltation ». La révision du texte au complet ne laisse aucune place à la distinction car en réalité il ne s'en trouve aucune : un seul Dieu, un seul Père, un seul Seigneur, un seul Esprit, en une seule Personne, à savoir Jésus-Christ.

BÉ — Jean 20:17 Jésus lui dit : Ne me retient point, car je ne me suis pas encore glorifié dans l'essence de Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur que je me glorifie, comme Père, votre Père ; même comme Dieu, votre Dieu.

BO — Jean 20:17 Jésus lui dit : Ne me touche point, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.

Longtemps les chrétiens se sont questionné sur le pourquoi que Jésus a dit à Marie de Magdala (v. 17) « ne me touche point ». La Bible de l'Épée en éclaircit finalement le sens d'une manière merveilleuse, tout en montrant qu'il n'y a aucune distinction de personne entre Jésus et le Père, sauf celle qui existe entre la chair et l'Esprit, affirmant ainsi fortement la divinité de Christ. Ici le plein potentiel des nuances de la conjonction « et » est utilisé, le terme « monté » est donné la signification qui correspond à ce contexte, et la phrase est légèrement restructurée. Cette révision porte une puissance inouïe et projette la lumière sur un sujet qui était ambiguë pour longtemps dans la conscience des gens.

BÉ — 1 Corinthiens 1:3 Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu, notre Père et Seigneur, JÉSUS-CHRIST !

BO — 1 Corinthiens 1:3 Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu, notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ !

Voici un premier exemple de ce qui fut dit plus haut dans ce chapitre, du fait que les traducteurs trinitariens, et ils le sont tous en ce qui concerne la Bible des Réformateurs, ont ajoutés des articles dans le texte pour donner l'illusion que la Bible supporte la fausse doctrine d'une trinité de trois personnes en Dieu. Le fait que cela se retrouve en maintes endroits, comme nous allons le montrer, est la preuve irréfutable que ce ne fut pas fait accidentellement ou par négligence, mais intentionnellement dans le but précis de séduire. Étant séduit eux-mêmes par cette doctrine infernale, ils ne peuvent faire autrement que de séduire les autres. Dans ce passage, nous voyons que l'article « du » fut ajouté dans le texte de l'Ostervald, et pour la Martin celle-ci ajoute « par », donnant la fausse impression qu'il existe une distinction de personne entre le Père et le Seigneur Jésus-Christ. Or l'article ne se trouve aucunement dans le Texte Reçu Grec. En voici la preuve:

1 Corintiens 1:3

Il n'y a aucune raison grammaticale valide pour ajouter l'article « du » ou « par » dans ce passage, et surtout ne pas le mettre en italique pour indiquer qu'il ne fait pas parti de l'original. L'intention est clairement de détourner les gens de la vérité que le Père et le Seigneur Jésus-Christ sont le même et non deux personnes distinctes. Tellement le texte Grec est clair que le réviseur n'avait qu'à le suivre sans apporter aucune rectification au passage dans la Bible de l'Épée sauf d'ajouter une virgule après le mot Seigneur.

BÉ — 2 Corinthiens 1:2 La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et Seigneur, JÉSUS-CHRIST !
1:3 Béni soit le Dieu et Père en notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes, et le Dieu de toute consolation,


BO — 2 Corinthiens 1:2 La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ !
1:3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes, et le Dieu de toute consolation,


Un deuxième exemple comme celui plus haut où on voit que les traducteurs ont ajouté des articles au texte dans le but de faire dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas, afin de séduire les gens avec le cerbère de la trinité nicéenne. L'épuration du texte indique clairement, encore une autre fois, qu'il n'y a aucune distinction entre le Père et le Seigneur Jésus-Christ. En voici la preuve dans le Grec :

2 Corintiens 1:2

BÉ — 2 Corinthiens 13:14 (13:13) La grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu, et la communication du Saint-Esprit soient avec vous tous ! Amen !

Ce passage n'a subi aucun changement. Nous le mentionnons à cause qu'il est un des versets préférés des trinitariens. Pour eux ce verset est une preuve indéniable qu'il y a trois personnes en Dieu. Nous allons démontrer l'absurdité d'une telle affirmation. Si nous suivrions leur fausse logique dans la structure de la phrase, il faudrait admettre que Jésus-Christ n'est pas Dieu, car la personne de Dieu (selon eux) est mentionnée en deuxième place indiquant clairement qu'il y aurait une différence définitive entre Jésus et Dieu. La même chose pour le Saint-Esprit qui vient en troisième place. En plus, s'il y a trois personnes en Dieu, comme ils l'imaginent, nous aurions dans ce passage non trois personnes mais cinq personnes : la personne de Jésus-Christ, les trois personnes en Dieu, et le Saint-Esprit. Mais pourquoi trois personnes, pourquoi pas sept car l'Apocalypse mentionne clairement les sept esprits de Dieu (Apocalypse 5:6), ce qui ferait selon leur raisonnement dix personnes en Dieu, car on viendrait d'en ajouter sept autres aux trois premières. Le faux prophète, Benny Hin, avait même déclaré à un certain moment donné qu'il y avait neuf personnes en Dieu. Et si chacune de ces personnes est Dieu et qu'il y a trois personnes en chacune d'elle, car supposément il y a trois personnes en Dieu, le nombre se multiplie à l'infini. Que peux-t-on avoir de plus absurde et de plus anti-biblique ? Vraiment la doctrine de la trinité est la doctrine de l'Anti-Christ.

BÉ — Galates 1:3 La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père, à savoir le Seigneur de nous tous, JÉSUS-CHRIST,

BO — Galates 1:3 La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père, et de notre Seigneur Jésus-Christ,

Comme nous voyons, la Bible de l'Épée a changée la conjonction pour celle qui va dans le contexte de la phrase, ainsi que l'expression « de notre » pour celle « de nous tous » qui se trouve dans le Grec original, puis l'a placé après le mot Seigneur pour but de fidélité et de clarté. Le résultat est évident, l'impression d'une distinction entre le Père et le Seigneur Jésus-Christ disparaît, et la pureté de l'original ressort davantage à la gloire de Christ. Remarquons aussi que l'article « de » qui fut ajouté par les traducteurs dans l'Ostervald et la Martin ne s'y retrouve plus, remettant le texte dans son état de pureté originale. On ne cesse d'être étonné devant la duplicité des trinitariens avec leurs aberrations subtiles et absurdes. Voici le même passage dans le Texte Reçu Grec :

Galates 1:3

BÉ — Éphésiens 1:2 La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et Seigneur, JÉSUS-CHRIST !
3 Béni soit le Dieu et Père, le Seigneur de nous tous, Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, en Christ ;


BO — Éphésiens 1:2 La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ !
3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, par Christ ;


Encore ici il est question de l'article « du » dans le v. 2 et l'article « de » dans le v. 3. La Bible Martin porte l'article « par » dans le v. 2 et l'article « de » dans le v. 3. Aucun de ces articles n'a été mit en italique pour indiquer qu'ils ne sont pas dans l'original. Les évidences de corruptions textuelles sont criantes, et dire que la fripouilles Évangéliques appellent la Bible de l'Épée « une traduction écervelée et une Bible aberrante », montrant qu'ils n'ont aucun respect pour la Parole de Dieu et qu'ils sont des ennemis de la vérité. Le texte Grec de ce passage, comme de tous les autres, montre clairement que la Bible de l'Épée suit l'original sans falsifications ni corruptions :

Éphésiens 1:2

Nous pourrions continuer dans les salutations de tous les Épîtres de Paul, la même chose se répète en chacune d'elle. Inutile aussi d'ajouter tous les autres passages qui ont été épurés et révisés, ils sont trop nombreux et demanderaient un livre à eux-mêmes. Nous avons amplement prouvé notre point et nous nous en remettons à la grâce de Dieu, le priant qu'il ouvre les coeurs enténébrés de ceux qui s'opposent à l'amour de la vérité et qu'il leur accorde le pardon et la grâce de son salut, si cela est encore possible car plusieurs ont blasphémés contre son Saint-Esprit en s'attaquant à sa Parole.


Chapitre 7

Agressions trinitariennes

Une montée sinistre de persécution chrétienne, explicite du renouveau chrétien moderne et des religions prétendument fondamentalistes, orthodoxes et évangéliques, signalent un retour en arrière aux visions malveillantes de l'oppression et de la domination de la foi. Tout comme au temps de l'Empereur Constantin, après l'établissement du dogme de la trinité du Concile de Nicée, les chrétiens, ou supposés chrétiens, se transformèrent de persécutés en intolérants persécuteurs, de même en est-il de nos jours des trinitariens ! Vers la fin du IVème siècle ces faux chrétiens se font persécuteurs et tentent d'éliminer, avec la bénédiction de l'État, les hérétiques, c'est-à-dire ceux dont les doctrine ne présente pas toutes les facettes de l'orthodoxie, particulièrement au niveau du cerbère de la Trinité Ontologique ou spéculative qui est le pivot même du Catholicisme Romain comme Protestant, du baptême d'eau qui est une inversion de la foi biblique, et de la dernière Cène qui est de l'idolâtrie même. Avec les chrétiens de nos temps modernes dit civilisés, la même chose se produit mais d'une manière plus subtiles et avec la bénédiction de leurs églises ou de leurs dénominations particulières. De plus en plus on voit des gens qui se disent chrétiens s'attaquer à d'autres chrétiens et le phénomène en est lamentable. Diffamation, accusations, intimidation, discrimination, et oppression sont à l'ordre du jour, et cela, bien sur, au nom de Christ qu'on n'hésite pas à salir par une conduite néfaste et odieuse, ainsi que par des paroles hautaines et mensongères qu'on prétend justifié au nom de la défense des prétentions d'une orthodoxie corrompue. Dans ce domaine, le christianisme français en porte la couronne.

Rien, d'entre tous les peuples de la terre, n'est plus corrompu, n'est plus contrefait, n'est plus dégoûtant que le christianisme français, tellement que s'il y aurait sept billions (Milliards) de chrétiens francophones dit nés de nouveau, il y aurait seulement sept cent personnes qui seraient de réels chrétiens, et sur ceux-la seulement soixante dix seraient impliqué dans des études sérieuses de la Parole de Dieu, et seulement sept seraient engagés activement dans le combat pour la vérité. Mais il n'y a rien de nouveau sous le soleil, à travers l'histoire, nous voyons que les prétendus pasteurs d'une chrétienté bâtardisé ont été les premiers à ne pas appliquer ce que Jésus avait prescrit : ils jugèrent, condamnèrent, torturèrent, confisquèrent des biens et firent périr dans les flammes leurs adversaires contestataires ou dissidents qu'ils nommaient hérétiques. Ils suscitèrent des massacres par des croisades et des guerres de religion, comme nous voyons avec la tuerie des Vaudois, l'extermination des Albigeois, la boucherie des Huguenots, ainsi que plusieurs autres. Mais les tactiques modernes ont changées et on a raffiné les moyens de persécutions au point d'un art intangible, un chef d'oeuvre digne des plus grands inquisiteurs. La psychologie est devenu le nouvel arme des terroristes spirituels avec lequel on manipule les consciences, les circonstances et les évènements, ainsi que la Parole de Dieu qu'on corrompt et tord à sa guise pour donner de la crédibilité aux fausses doctrines des dénominations particulières prétendument chrétienne. La doctrine de la trinité en est l'exemple la plus frappante.


A — Les trinitariens passent à l'attaque

On a clairement montré que la Christrinité, nommée aussi Ducéisme par ses opponents, n'est en aucune façon du Modalisme ni du Sabellianisme. Mais du fait qu'il détient une ressemblance à l'ancien Monarchisme des Modalistes par son affirmation biblique que Jésus est le Père manifesté dans la chair comme Fils unique de Dieu, il subit maintes attaques des trinitariens qui l'accuse comme étant du Modalisme. Nous répondrons donc à leurs objections sur cette base. On observe aujourd'hui un important renouveau de la théologie Ducéiste dite Modaliste par ses détracteurs, du au fait qu'elle s'oppose au trinitarianisme Cybèriste Nicéen et orthodoxe. Les études sur le Ducéisme ainsi que sur l'ancien Modalisme et le Sabellianisme se multiplient et marquent de leur empreinte l'ensemble de la réflexion d'une théologique longtemps oubliée. Évidemment cela n'est pas du tout apprécié par les églises et sectes trinitariennes. Le premier élément qu'on remarque est l'accusation du « Bureau de Documentation sur les Sectes et Religions » qui proclame que « Les sectes ont toutes un dénominateur commun, savoir la négation de la Trinité ». Une telle accusation est étrange de la part d'un groupe qui est lui-même une secte reconnue sous le nom de Darbystes ou Frères Chrétiens dont le fondateur est le faux prophète John Nelson Darby, celui qui a lui-même produit une traduction corrompue de la Bible qui porte son nom. Sur ce site, les accusations contre le Modalisme sont portées contre la secte branhamiste et leur faux prophète William M. Branham. Qu'il soit clair pour tous que nous ne sommes pas branhamiste et que nous rejetons sa théologie. D'autres accusations contre le Modalisme proviennent du site CroixSens, un site réalisé par la secte Pentecôtistes dite Évangélique, et qui ne sait que le Pentecôtisme est imbu d'exagérations doctrinales, de sensationnalisme, d'occultisme et de mysticisme. Dans les points qui vont suivre, vous allez remarquer les idioties, manipulations et insultes de leurs attaques insensés et diaboliques. Voici en gros leurs accusations auxquelles nous répondons à chaque point individuellement comme si nous étions des Modalistes, car dans un sens leurs accusations se portent vers nous aussi puisque nous déclarons aussi comme les Modaliste que le Seigneur Jésus est nul autre que le Père éternel manifesté dans la chair :

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Allégation : Jean 10:30 est un verset de prédilection chez les modalistes : « Moi et le Père nous sommes un ». À ce passage nous pourrions répondre tout d'abord que Jésus ne dit pas : Moi et le Père je suis un mais nous sommes un, indiquant par l'emploi du pluriel nous qu'il se distingue du Père en tant qu'individu.

Réponse : Jean 10:30 n'est pas plus un verset de prédilection pour les Modalistes que Jean 3:16 l'est pour les sectes dites Évangéliques. Le verset ne dit pas non plus qu'ils sont deux individuels, cela est une affirmation gratuite et une tentative malicieuse de tordre le sens de la Parole de Dieu. Le fait que Jésus dit que lui et le Père sont un est une indication de l'union entre ses deux natures, humaine et divine. Le Seigneur Jésus affirme lui-même que le Père est en lui et l'Écriture dit qu'il est l'enveloppe ou la forme du Dieu invisible. La distinction ici est clairement entre la chair et l'Esprit et non entre deux individus. On utilise le terme individu pour distinguer entre deux hommes, or quand avons-nous vu un homme vivre en un autre homme ? La proposition est ridicule et ceux qui font une telle affirmation pour ce verset montrent qu'ils n'ont aucun discernement spirituel et n'ont aucune connaissance réelle de la Personne de Christ.

Allégation : Les croyances des modalistes produisaient des situations assez bizarres ; comme celle où Jésus sur la croix s'écrierait en fait à lui-même : pourquoi me suis-je abandonné. C'était le principal argument contre le Modalisme soutenu par les pères de l'Église que le Fils a été séparé du Père à la croix, donc il s'agit bien de deux personnes distinctes. « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Matthieu 27:46. »

Réponse : Piètre tentative de faire passer les Modalistes comme des idiots, lorsqu'en réalité c'est le contraire qui est vrai. Vous citez les Pères de l'Église comme base de votre foi plutôt que les Écritures, utilisant cette dernière en deuxième lieu pour en tordre le sens à votre guise. Il est écrit nul part que le Fils a été séparé du Père à la croix, cela est du blasphême et une attaque directe au sacrifice de Christ et à ses mérites pour les saints. Le Père était en Christ et s'il aurait abandonné la Fils que pour une fraction de seconde même, le prix du Rachat n'aurait pu être payé à plein et nous serions tous perdus pour l'éternité. Cela est l'évidence que vous êtes animé d'un esprit antichrist. Puisque Jésus est Dieu, ce que nous croyons et supposément vous aussi, comment serait-il possible que Dieu abandonne Dieu ? Si Dieu aurait abandonné Jésus, cela serait une claire indication qu'il n'est pas Dieu et si tel serait le cas aucun salut ne serait possible. En plus, cette traduction est fortement douteuse et donne l'indication quelle a été faite par un traducteur trinitarien qui était prit dans l'engrenage de ses faux raisonnements, et qui ne savait comment exprimer l'original correctement de crainte de s'opposer aux doctrines d'une orthodoxie corrompue et d'être déclaré comme un hérétique, car sûrement il y aurait rester sa vie pour avoir déclaré la vérité. Seulement deux versions de la Bible existent qui portent la bonne traduction de ce verset, la Peshitta Syriaque en langue Araméenne du temps de Jésus et ses disciples, et la Bible de l'Épée dont nous vous donnons le verset ici : « Et vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte, en disant : Éli, Éli, lama sabachthani ! c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, à ceci tu m'as désigné ! » (Matthieu 27:46). Que vous acceptiez ou non cette traduction est sans importance, ce qui importe est que ni l'une ni l'autre de ces traductions n'indique spécifiquement qu'il y a deux personnes distinctes et que vous prenez l'illusion de vos conjectures pour la vérité. On reconnaît un arbre à ses fruits, vous vous condamnez par vos propres paroles car elles sont vos juges.

Allégation : De plus Jean cite Jésus disant explicitement que le témoignage de 2 est vrai, le sien et celui de son père, montrant par là qu'il est bien une personne distincte du Père, voir Jean 8:17-18. « Il est écrit dans votre loi que le témoignage de deux hommes est vrai ; 18 je rends témoignage de moi-même, et le Père qui m'a envoyé rend témoignage de moi. 19 Ils lui dirent donc : Où est ton Père ? Jésus répondit : Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Jésus ici se distingue nettement de Dieu, son Père céleste, il dit que lui et le Père sont deux, deux personnes aussi distinctes que deux hommes sont deux personnes distinctes, ce qui fait que son témoignage est vrai. Si le Fils n'était qu'une autre manifestation du Père il n'aurait se servir de ce passage de l'Ancien Testament pour appuyer son témoignage.

Réponse : Que de sophismes subtiles et blasphématoires, vous montrez vraiment que vous êtes les enfants de votre mère la Grande Prostituée. Vous déclaré honteusement que « Jésus se distingue nettement de Dieu », ce qui est une autre façon de dire qu'il n'est pas Dieu. Vous ajoutez à vos aberrations que Jésus et le Père « sont deux personnes aussi distinctes que deux hommes sont deux personnes distinctes », et vous ajouteriez sûrement le Saint-Esprit à votre définition blasphématoire et anti-chrétienne, tombant ainsi dans l'hérésie du Trithéisme. Aucun de ces passages que vous mentionnez ne dit spécifiquement que Jésus et Dieu sont deux personnes distinctes et encore moins comme deux hommes sont deux personnes distinctes. S'il y a distinction dans le texte, cette distinction est toujours entre la chair et l'Esprit, c'est-à-dire entre les deux natures en Christ. Cela est évident encore une autre fois du fait que le Père, qui est Esprit, est en Christ, et cela vous devez l'admettre car les Écritures l'affirment clairement, mais il est aussi évident que vous ne croyez point à la suffisance des Écritures ni à leur autorité. Non seulement vous tordez la Parole de Dieu pour lui faire dire ce qu'elle ne dit pas, mais vous faites de Christ un menteur en donnant la fausse impression qu'il a rendu un tel témoignage.

Allégation : On pourrait citer aussi Jean 17:3 « La vie éternelle c'est qu'il te connaisse, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Encore une fois ici, il est clair que l'expression "le seul vrai Dieu" se réfère seulement au Père puisque le Fils, Jésus-Christ, est mentionné tout de suite après. Jésus le Fils de Dieu n'est pas le Fils de lui-même mais de son Père qui a déclaré du ciel : Celui-ci est mon Fils bien-aimé Matthieu 17:5 !

Réponse : Si l'expression « le seul vrai Dieu » s'applique uniquement au Père, cela signifierait que Jésus n'est pas Dieu, puisque dans votre terminologie Jésus est seulement le Fils, une personne distincte de la personne du Père. En plus vous ridiculiser son incarnation en disant qu'il n'est pas le Fils de lui-même et vous donnez encore une autre fois l'évidence que vous ne connaissez rien de Dieu et que vous n'êtes pas ses enfants. La Bible dit clairement que Dieu est Esprit et que cet Esprit s'est manifesté dans la chair. C'est une telle manifestation qui fait de Jésus le Fils unique de Dieu, et puisque Jésus lui-même est Dieu éternellement on peut dire en vérité qu'il est son propre Fils de par son incarnation.

Allégation : Bibliquement, on ne peut que rejeter le modalisme car il existe dans les Écritures des distinctions très nette entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Si les trois personnes ne sont que trois aspects du même Jésus, la bible devient alors une révélation bien confuse. Ainsi par exemple, la prière sacerdotale en Jean 17 ! Celle-ci devient complètement absurde dans la perspective modaliste. Nous pensons qu'une courte définition du modalisme s'impose ici : Hérésie du troisième siècle après Jésus-Christ, qui ne voit que dans le Père, le Fils et L'Esprit que trois manières d'être et non trois personnes distinctes. Cet enseignement pernicieux émane de Sabellius d'où son autre appellation "sabellianisme".

Réponse : Il est vrai qu'il existe dans la Bible des distinctions très nettes entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, mais jamais il est dit spécifiquement que ces distinctions se rapportent à trois différentes personnes. Si la Bible est une révélation confuse pour vous, elle ne l'est pas pour les vrais enfants de Dieu. Votre confusion vient de vos exagérations doctrinales sur la doctrine de la trinité spéculative nicéenne. Lorsque la foi se base sur des spéculations elle démontre par là qu'elle est une fausse foi qui proclame un faux dieu, et ainsi le raisonnement est aveuglé et la confusion règne à profusion. Vous ne pouvez donc discerner que les distinctions qui existent sont toujours entre la chair et l'Esprit et jamais entre des personnes. Vous montrez aussi que vous êtes des ignorants face au Modalisme et au Sabellianisme, car vous n'avez non plus aucun discernement historique. Le Modalisme n'émane pas de Sabellius comme vous le prétendez en tordant même le sens de l'histoire, il vient de Noetus et de Praxéas comme nous l'avons démontré clairement au début de cet exposé. En plus, en qualifiant cet enseignement de « pernicieux » vous faites que miroiter la réalité du vôtre et l'état de votre coeur ténébreux.

Allégation : La bible en effet établit une nette distinction entre les trois personnes : "Et moi, je prierai le Père et Il vous donnera un AUTRE consolateur...l'Esprit-Saint." Jean 14:16. Christ prie le Père afin que celui-ci envoie un autre consolateur, le Saint-Esprit. Il est clair comme de l'eau de roche que le Saint-Esprit n'est pas Jésus-Christ.

Réponse : Mais dites nous au moins de quelle roche vous buvez afin que nous nous éloignions de cette eau empoissonnée. Faire une telle affirmation mensongère est un déshonneur au nom de Christ et un blasphème contre le Saint-Esprit. La Bible atteste fortement que Marie, la mère de Jésus, a été mise enceinte par le Saint-Esprit et l'Esprit n'est pas une personne car il est Esprit, il n'a ni chair ni os. La Bible affirme clairement que Dieu est Esprit et qu'il n'y a pas deux Esprits mais un seul Esprit (Éphésiens 4:4-6), cela signifie aussi que le Père est Esprit car Jésus n'a pas deux pères, un qui se nommerait la personne du Saint-Esprit et l'autre la personne du Père. Cela nous indique aussi d'une manière incontestable que le Saint-Esprit et le Père sont le même et non deux personnes différentes. Nous savons aussi que Dieu, qui est Esprit, s'est manifesté dans la chair comme Fils unique de Dieu et que Jésus est l'enveloppe visible du Dieu invisible, le Père qui habite en lui. Il est donc clair comme l'eau limpide du rocher de Dieu que Jésus est le Saint-Esprit manifesté dans la chair et que les deux sont un et un seul, la distinction étant entre la chair et l'Esprit. Cela explique aussi pourquoi Jésus revint à la Pentecôte par le Saint-Esprit car il est la Sainte Présence de Christ dans son ministère d'exaltation qui vient habiter dans le coeur de ses élus. Or vous indiquez clairement que vous n'êtes pas des élus et que l'Esprit de Christ n'est pas en vous (Romains 8:9).

Allégation : La bible affirme que Christ et l'Esprit sont deux personnes différentes ! Dans ce cas, l'autre personne qui rend témoignage au Fils est le Père et Christ bien que le Père est un autre. "Il y a un AUTRE qui rend témoignage de moi et je sais que le témoignage qu'il rend est vrai." Jean 5:32-37.

Réponse : Que « la Bible affirme que Christ et l'Esprit sont deux personnes différentes » est un mensonge monstrueux car elle n'affirme rien de la sorte nul part dans le contenu de son texte sacré. En affirmant une telle chose vous démontrez que vous êtes des menteurs et que vous falsifiez la Parole de Dieu. Il est vrai que « l'autre » qui rend témoignage de Christ est le Père, et comme nous avons dit plus haut le Père est Esprit et il habite en Christ qui est sa forme visible (Colossiens 1:15). Et comme le Seigneur Jésus lui-même dit : « ... le Fils ne peut rien faire de lui-même, à moins qu'il le voie faire au Père ; car tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement » (Jean 5:19). Voici donc le témoignage que le Père rend au Fils, il le rend à travers le Fils qui est son enveloppe corporelle afin que les gens croient en les oeuvres du Fils, car les deux sont une seule Personne et non deux ni trois.

Allégation : Le Père parle au Fils comme à une personne bien distincte. Est-ce acceptable dans l'optique modaliste ? "Quand sera venu le Consolateur que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, Il rendra témoignage de moi." Jean 15:26. Traduisons dans la version modaliste : "Quand sera venu le Consolateur Jésus que moi Jésus, je vous enverrai de la part de Jésus le Père, l'Esprit de vérité Jésus qui vient de la part du Père Jésus. Jésus l'Esprit rendra témoignage de moi Jésus." Absurde, n'est-il pas vrai ?

Réponse : Le comble de l'absurdité se trouve dans ceux qui ridiculise la vérité en tordant le sens de la Parole, n'est-ce pas ? Ce qui n'est pas acceptable est que vous prétendez être chrétiens tout en faisant de Dieu un cerbère et que vous persistez dans vos voies pernicieuses sans aucune honte, tordant la Parole de Dieu à votre guise, induisant en erreur des millions de personnes. Voici le même passage dans la Bible de l'Épée que vous détestez, car elle dévoile qui vous êtes réellement : « Lorsque sera venu le Conseiller, que je conduirai en vous et qui provient du Père, l'Esprit de vérité, que projette le Père, il rendra témoignage de moi. » Mais quel est ce bruit affreux que nous entendons, n'est-ce pas le grincement de vos dents occasionné par la haine que vous avez contre une traduction qui expose votre mensonge et vos tactiques de subversion. À vous cette parole est donnée de la part du Seigneur : « Serpents, race de vipères, comment éviterez-vous le châtiment de la géhenne ? » (Matthieu 23:33).

Allégation : Le Père est bien distinct du Fils ! "...et nous vous annonçons la Vie éternelle (le Fils) qui était auprès du Père." 1 Jean 1:2. Remarquons que la Vie éternelle était auprès du Père, mais n'était pas le Père !

Réponse : Le principe de distinction a été clairement expliqué tout le long de cet exposé comme étant une distinction entre la chair et l'Esprit, entre la nature humaine de Christ et sa nature divine. Ici, avec l'affirmation de ces réprouvés que « la vie éternelle n'était pas le Père », nous atteignons un nouveau degré de perversion biblique et de blasphème de la part des trinitariens. Si la vie éternelle n'est pas le Père il est évident qu'il ne serait pas Dieu. Par une telle aberration, ces réprouvés dérobe au Père non seulement sa qualité de vie éternelle mais aussi sa divinité. Voici ce que dit le Seigneur Jésus sur ce sujet : « Or, c'est ici la vie éternelle, qu'ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et Jésus-Christ que tu as envoyé » (Jean 17:3). Il est clair selon ces paroles que la vie éternelle consiste à recevoir la connaissance de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ. Or de crainte aussi qu'ils affirment de nouveau que ce dernier verset démontre une distinction entre Dieu et Jésus-Christ, ce qui déroberait à Christ sa divinité, voici le même verset dans la traduction de la Bible de l'Épée : « Or, c'est ici la vie éternelle, qu'ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, savoir en Jésus-Christ que tu as délégué ». Le fait que 1 Jean 1:2 mentionne que « la vie éternelle était auprès du Père » ne signifie en aucune façon qu'elle n'était pas le Père ou qu'il y aurait une distinction entre elle et le Père, mais qu'elle est la présence du Père même. C'est exactement de cette façon que le traduit la Bible de l'Épée : « Car la vie a été manifestée, et nous l'avons vue, et nous en rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était la présence du Père, qui par suite s'est manifestée à nous » (1 Jean 1:2). La Parole de Dieu affirme clairement dans son contenu sacré que la vie éternelle est un don de Dieu qu'il accorde gratuitement à ses élus, évidence supplémentaire que vous n'avez pas la vie en vous et que vous êtes des faux chrétiens.

Allégation : Dans l'incarnation, Jésus le Père serait-il plus grand que Jésus le Fils ? Théologie bien étrange que celle du modalisme ! Nulle part, la bible n'enseigne que dieu est la Parole, mais elle affirme que la Parole (Jésus) est Dieu ! (Jean 1:1) Ce qui n'enlève en rien la divinité du Père dans les cieux. La bible enseigne que personne n'a vu Dieu ! (Genèse 32:30; Exode 33:20; Jean 1:18; 1 Timothée 6:16). Si Christ alors qu'il était sur la terre était la seule personne de la Divinité alors la bible serait un tissu de contradiction car des milliers ont vu Jésus ici-bas ! Personne n'a jamais vu le Dieu trinitaire dans toute sa manifestation glorieuse !

Réponse : Il faut se demander sérieusement qu'elle Bible cette secte pernicieuse utilise pour arriver à de telles contradictions. Affirmer que « nulle part la Bible n'enseigne que Dieu est la Parole » est non seulement un mensonge mais un blasphème hautain contre Dieu lui-même. Cette section du verset « la Parole était Dieu » se lit dans le Grec original « Dieu était la Parole », les traducteurs trinitariens ont simplement inversé l'ordre des mots pour des motifs doctrinaux que nous connaissons très bien. Ce même passage se retrouve dans la Bible de l'Épée qui a rétablit la structure originale de la phrase selon le Grec: « Au commencement était la Parole, la Parole était la présence unique de Dieu, puis Dieu était la Parole » (Jean 1:1). Le mot « Parole » ou « LOGOS » se rapporte clairement à Dieu dans ce passage et à sa manifestation dans la chair (v. 14) comme Fils unique. Il n'y a aucune distinction entre la Parole et Dieu dans ce passage. Aussi, il n'y est aucunement mentionné que le Seigneur Jésus-Christ existait à côté du Père comme une personne distincte, deuxième personne d'une trinité spéculative proposée par les antichrists. Que « personne n'a jamais vu le Dieu trinitaire dans toute sa manifestation glorieuse » est évident car il n'existe point. Le dieu trinitaire composé de trois personnes distinctes est un faux dieu selon les Écritures, car il n'y est mentionné nul part. Mais il est vrai que personne n'a jamais vu le vrai Dieu dans toute sa gloire céleste, cela est impossible aux simples mortels. Néanmoins, l'Écriture affirme que notre Dieu, le Seigneur Jésus-Christ, s'est dérobé de sa gloire en se manifestant dans la chair sous la forme d'un serviteur (Philippiens 2:4-8; 1 Timothée 3:16), afin que nous puissions « contempler sa gloire » dans sa manifestation terrestre (Jean 1:14). Si à cause de cela « la Bible est un tissu de contradiction » pour les trinitariens, elle ne l'est pas pour ceux qui marchent dans la vérité que le Seigneur Jésus-Christ est le Dieu Tout-Puissant, seule et unique Personne en Dieu.


Inutile de répondre à toutes les objections des sectes dites Évangéliques sur ce sujet, elles sont tous revêtues du même caractère antichrétien, manipulant et tordant les Écritures à leur guise afin de faire dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas. Leurs arguments reviennent toujours au même point, celui de voir dans l'Écriture des distinctions de personnes entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, lorsqu'il n'y en a aucune de mentionnée dans le texte sacré. Il a été clairement démontré que les distinctions sont toujours entre la chair et l'Esprit et non entre des personnes, mais pour saisir une telle vérité il faut premièrement être habité de l'Esprit de vérité et cet Esprit est absent chez les trinitariens.


B — Conclusion

On ne peut en toute honnêteté se réclamer de la "foi biblique et chrétienne" en suivant la doctrine de la Trinité Ontologique de trois personnes ou subsistances distinctes. De leur propre aveu les trinitariens des sectes dites Évangéliques, déclarent « l'église adventiste et l'église catholique sont beaucoup plus proches de nous évangéliques justement à cause de l'acceptation sans réserve de cet enseignement sur la Trinité ». De toutes évidences ces gens ne sont pas chrétiens mais s'illusionnent l'être. L'Écriture a toujours triomphée sur l'hérésie, et la doctrine de la Trinité est une hérésie de la pire espèce. Elle est ancrées dans les coeurs et les consciences depuis presque deux millénaires, mais elle est vaincu par la Parole de Dieu. De tous temps les trinitariens ont persécutés ceux qui osaient s'opposer à leurs réclamations païennes et insensées et plusieurs y laissèrent leur vie sur les bûchers de leur intransigeance. Mais, comme dit William Shakespeare (1564-1616) : « L'hérétique n'est point celui qui brûle dans la flamme, mais celui qui allume le bûcher. »

La plupart des grandes religions chrétiennes ont récupéré la Bible à leur avantage dans le but de contrôler des populations incultes. On peut bien continuer à soulever toutes les fautes commises par les prétendus chrétiens à travers l'histoire, mais on ne pourra jamais rendre la Bible responsable de leurs écarts de conduite. La vraie question serait-elle de savoir si les chrétiens, toutes dénominations confondues, ont été de dignes représentants de la Parole de Dieu ? En lisant la Bible, nous trouverons la réponse à cette question et nous pourrons constater que non seulement ils n'ont pas été des témoins fidèles, mais qu'ils sont des faux chrétiens. En fait, la Parole de Dieu contient un message immensément plus simple que celui de ceux qui s'en font les porte-parole parmi les trinitariens, surtout au niveau des sectes dites Évangéliques : Baptistes, Pentecôtistes, Darbystes, Adventistes, etc.

« Mais je crains que, comme le serpent séduisit Ève par sa ruse, vos pensées ne se corrompent aussi en se détournant de la simplicité qui est en Christ. Car, s'il venait quelqu'un qui vous prêchât un autre Jésus que celui que nous vous avons prêché, ou un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supporteriez fort bien. » (2 Corinthiens 11:3,4). Les textes bibliques eux-mêmes nous mettent en garde contre la subversion du christianisme par la doctrine de la trinité. Dans ce texte du deuxième épître aux Corinthiens, l'apôtre Paul s'insurgeait contre les gens de son époque qui tentaient de dénaturer le message de l'unité de Dieu et de l'Évangile qui lui est fortement attaché, en inversant sa signification réelle. Le Seigneur Jésus lui-même accusait les religieux de son temps d'avoir changé la Parole de Dieu au profit de préceptes et de commandements d'hommes. Il a toujours été très tentant d'ajouter ses propres prescriptions à la Parole de Dieu et de laisser subtilement entendre qu'elles viennent d'elle, et c'est exactement cela que font avec la trinité les dirigeants et pasteurs des dénominations que l'on peut décrire plus précisément par le terme « dominations ». Ce qui est plus attristant est que les membres de ces groupes suivent aveuglement dans la même voie de perdition qui leur a été inculquée artificieusement. La Bible est peut être un livre controversé, mais, en réalité, la controverse vient plutôt des institutions chrétiennes, particulièrement de celles qui se disent orthodoxes et évangéliques. Marcher avec Dieu est beaucoup plus simple si par la grâce qui nous est accordée on se fie davantage aux paroles de Jésus. Or, comme nous avons vu, un grand nombre de passages dans le Nouveau Testament ont tellement été tordu par les traducteurs trinitariens qui y ont ajouté des articles, des prépositions et des conjonctions qui ne se trouvent point dans l'original que le sens réel de la révélation sur le sujet fut obscurci. Les gens ne réalisent pas que « garder la Parole » implique par nécessité un combat constant pour la vérité, et que l'amour sans la vérité n'est que de la prostitution spirituelle. Donc mieux s'asseoir tranquille sur les bancs d'églises et gober tout ce que les prétendus pasteurs enseignent sans question demandé, car de cette façon on n'a pas à être blessé et à souffrir pour nos convictions. On ne voudrait surtout pas s'opposer aux doctrines traditionnelles de nos églises car on risquerait d'être mit à l'écart et nous souffririons la rejection et la solitude. Or, « maudit soit l'homme qui se confie en l'homme... » Ah que « le coeur est rusé, et désespérément malin par-dessus toutes choses... » (Jérémie 17:5,9).

Il est impératif pour tous de savoir qui est Jésus-Christ. Seul Dieu manifesté dans la chair comme Fils unique, le seul engendré de Dieu, né d'une femme vierge, l'Agneau sans défaut et sans tache prédestiné avant la fondation du monde (1 Pierre 1:19,20), pouvait payer le prix de nos péchés. Les faux docteurs au niveau du christianisme traditionnel et des sectes dites Évangéliques nient la divinité du Christ par leur adhésion à une doctrine de mystère issue de spéculations en provenance de la philosophie platonicienne et des religions païennes qui divise le Dieu unique en trois personnes ou subsistances distinctes. Par ce fait, il nient également qu'Il est Dieu venu sur terre, dans la chair, car pour eux ce n'est que la deuxième personne de leur Trinité chimérique qui s'est incarné et non l'Esprit Éternel qui est le Dieu Tout-Puissant dans toute sa plénitude. Ils nient ainsi la Trinité de révélation biblique du seul Dieu qui est Père, Fils et Saint-Esprit en une seule et unique Personne, à savoir Jésus-Christ (Ésaïe 9:5; Jean 1:1-4; 14:8,9; Actes 5:3-4; 2 Corinthiens 3:17; Éphésiens 4:4-7; Colossiens 3:14-19; Hébreux 1:1-8). Certains ne croient pas en son incarnation, ni qu'Il ait été ressuscité des morts. D'autres disent qu'Il n'est qu'un « dieu » (parmi tant d'autres), un petit dieu qui aurait été créé au commencement pour administrer la Création. L'apôtre Jean nous met en garde en disant « n'ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde » (1 Jean 4:1). Nous vous laissons avec ce message important de l'apôtre Paul dans l'espérance que le Seigneur Jésus, notre Dieu et Roi, vous accorde la grâce de sa révélation en ce qui le concerne : « Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes ; ne reconnaissez-vous point vous-mêmes que Jésus-Christ est en vous ? à moins que, peut-être, vous ne soyez réprouvés » (2 Corinthiens 13:5).

« O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! Car qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller ? » (Romains 11:33-34).

À Christ seul soit la Gloire

Source : Jean leDuc - BibleTexte