La responsabilité du chrétien face à la Prédestination

par
Jean leDuc


Introduction
Chapitre 1 Le Calvinisme vue au niveau de la société
Chapitre 2 Le Calvinisme vue au niveau de la religiosité
Chapitre 3 La liberté, c'est quoi ?
Chapitre 4 La Consolation de la Prédestination
Chapitre 5 Quelques points rapides sur l'Élection


Introduction

Souvent on entend dire que la doctrine de la Prédestination est une doctrine dangereuse, voir même terrifiante. On entend dire aussi qu'elle met à bas notre aspiration naturelle à exercer et à vivre notre responsabilité ou liberté. Il y a là, certes, un grand mystère, nous disent ceux qui l'opposent, déclarant que l'homme est d'autant plus responsable que Dieu est souverain ! "Ce n'est pas en dépit de, mais bien parce que Dieu est souverain, que l'homme est vraiment responsable et libre, et non pas une marionnette, un pantin dont chaque mouvement, chaque geste serait, comme avec des ficelles, commandé de l'extérieur, sans qu'il soit possible de s'y opposer. Ce n'est pas ainsi que la Bible nous parle de l'homme, créé en image de Dieu, qui partage donc avec celui-ci la possibilité d'exercer sa responsabilité, en faisant usage de sa volonté, afin de se déterminer dans ses choix, sans aucune contrainte qui lui soit extérieure. Comprenez, chers amis, que la doctrine de la prédestination ne remet aucunement en cause cette vérité qui nous constitue véritablement en tant qu'homme, et qui fait aussi toute notre dignité. La prédestination n'est pas la fatalité, le destin implacable auquel nul ne peut échapper, qu'il le veuille ou non, qu'il le sache ou l'ignore."

"Responsabilité, liberté, prospérité, dignité de l'homme", que de beaux mots employés par les discoureurs qui veulent charmer notre intellect et apaiser notre conscience afin de nous libérer du joug affreux de la Souveraineté de Dieu qui ose abaisser l'homme au niveau d'une créature inférieure. Depuis les temps immémoriaux on entend de tels discours sortir de la bouche de grands orateurs, de philosophes et de théologiens, et plus récemment de politiciens, de psychologues, d'humanistes, d'instituteurs et de pasteurs qui se veulent protecteurs de nos droits et libertés, se présentant ainsi à nous comme les nouveaux sauveurs de l'humanité.

Or il nous faut comprendre que dans notre monde contemporain déchu, la désignation de "responsabilité" signifie, selon le Dictionnaire Larousse : "La capacité de prendre une décision sans en référer préalablement à une autorité supérieure, ou bien une obligation d'agir face à une certaine situations. Bref, une personne responsable est celle qui répond de ses actes ou qui en pèse les conséquences selon les mesures de ses propres capacité intellectuelles ou morales." Cette capacité sélective est l'élément de base qui distingue l'homme dans sa quête d'identité, d'indépendance et de dignité. Il est évident que cette désignation moderne ne cache point la rébellion de l'homme qui ne reconnaît aucune "autorité supérieure" dans ses décisions d'agir sauf la sienne. En d'autres mots, l'homme se fait le maître de son propre destin et n'a à répondre à personne dans sa capacité de sélectionner et de raisonner le pourquoi de son existence. En fait, il se fait son propre sauveur en "répondant de ses actes" lui-même ; il n'a plus aucun besoin de Christ pour répondre à sa place. On peut ainsi choisir les conséquences de nos actions, de réparer nos pots cassés ou de payer le prix pour nos gaffes, quel qu'il soit ; plus besoin d'un Jésus mort sur une croix pour payer le châtiment éternel qui nous est réservé, après tout, ne sommes nous pas des êtres responsables et ne suivons-nous pas dans les pas de Jésus lui-même !

Qui ne peut voir que dans cet optique la souveraineté de Dieu et la responsabilité de l'homme sont des adversaires : elles s'opposent et s'annulent l'une l'autre, elles ne marchent point ensemble, car l'une est charnelle et l'autre spirituelle. Les inexactitudes et les mépris sur le Calvinisme sont les causes principales d'un tel égarement au niveau de la société comme de la religiosité.



Chapitre 1

Le Calvinisme vue au niveau de la société

Calvinisme, n.m., doctrine de Calvin. La doctrine de Calvin est surtout répandue dans certaines parties de l'Europe occidentale, notamment en Suisse, en Écosse (par John Knox), en Angleterre, ainsi qu'en Amérique où elle trouve un nouveau essor aujourd'hui surtout parmi les Québécois de foi marginale ou Chrétiens Souverainiste Séparatistes. Calvin reprend l'essentiel des thèses de Luther : justification par la foi, autorité exclusive de l'Écriture. Mais il y ajoute la doctrine biblique de la prédestination si longtemps négligée, qui fut d'ailleurs bientôt modifiée par les Arminiens, ennemis de la Souveraineté de Dieu, et qui, sur le plan pratique, provoqua un désir opiniâtre de servir Dieu dans la vie profane, par le travail, l'économie et la philanthropie. Cette attitude était favorable à la prospérité économique, et c'est dans le monde calviniste que l'industrialisme se développa d'abord. Séparation de la juridiction civile (Conseil) et ecclésiastique (Consistoire), à la différence de l'unité qui règne dans la Zürich de Zwingli. Genève doit devenir la Jérusalem du nouveau peuple de Dieu et les élus doivent faire leur preuve dans la vie active. Non pas suprématie de L'Église sur L'État (ou l'inverse), mais "théocratie" : l'État-cité soumis à la seigneurie du Christ. La justice divine reste la mesure de la justice humaine imposée par L'État (Zürich). Calvin admet le crédit de production et l'intérêt, rejetant, comme Zwingli, I'usure qui exploite la détresse d'autrui. Ce qui caractérise surtout le système de Calvin, c'est sa doctrine de la prédestination absolue. Doctrine qui ne pouvait exalter la nature humaine mais qui centupla l'énergie chez ceux qui avaient conscience d'appartenir à cette élite de prédestinés, mais pour les réprouvés qui ne furent point donné cette révélation, ce fut une doctrine au fond désespérante, déprimante et capable de détruire l'effort chez les meilleures âmes, car il ne s'y trouvait aucune place pour l'indépendance de l'homme ni pour sa dignité illusoire et pécheresse.

Très controversée par les héritiers spirituels de Calvin, la doctrine de la prédestination connut cependant un grand succès auprès du peuple commun car, dans les sociétés hiérarchisées des XVIe et XVIIe siècles où le destin social de chacun était tracé en grande partie par la naissance, elle introduisait une idée subversive, impliquant une hiérarchie parallèle : les élus n'étaient pas forcément les gens socialement bien nés ni bien regardés ; au contraire, les élus se retrouvaient surtout parmi ceux qui étaient considéré comme des marginaux. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil, nous dit l'Ecclésiaste (Ecclésiaste 1:9-11).

Cette conception sociale contribua à la naissance de l'individu moderne. En affirmant que tout advient par la seule volonté de Dieu, elle façonnait une mentalité nouvelle, une opposition à la Souveraineté de Dieu, celle de l'homme rebelle qui se sent libre à l'égard de toutes choses et de toute autorité. Mais, notamment dans la bourgeoisie marchande, la prédestination fut identifiée avec la prescience de Dieu plutôt que d'un décret de sa volonté arrêté : le salut est offert à tous les êtres humains, mais Dieu sait d'avance qui va l'accepter et qui va le refuser et choisi ses élus d'entre qui ceux qu'il préconisent avoir la foi. L'homme se retrouve ainsi encore une fois dans une position sublime, son libre-choix de croire ou non revalorise sa dignité. Cette notion qui trouva faveur chez les disciples du libre-choix fut une des déformations les plus graves du Calvinisme. Condamnée au synode de Dordrecht (1618-1619), cette interprétation subversive de la vérité fut défendue par le théologien hollandais Jacob Harmensz, dit Arminius, et fut acceptée par la suite dans les mouvements de réveils dit évangéliques. Aujourd'hui, la prédestination au sens strict de l'élection et de la réprobation n'est plus défendue que par une petite minorité de théologiens et de chrétiens authentiques, et il en demeure néanmoins que les thèses centrales affirmant le salut par la grâce, la toute-puissance de Dieu et la Royauté de Christ, se retrouvent dans les Cinq Points du Calvinisme (T.U.L.I.P.) et les Canons de Dordrecht auxquels les Souverainistes Séparatistes sont fortement attaché.

Mais à l'autre extrême, l'idée que le libre arbitre n'existe pas et que TOUT est les résultat de la souveraineté irrésistible du Dieu tout-puissant règle moins de problèmes qu'il n'en cause pour les réprouvés. "D'abord pourquoi prier, disent-ils, si Dieu est souverain comme le prétendent les calvinistes ? On peut difficilement le justifier, car sa volonté s'accomplira d'une manière ou d'une autre et sans le savoir on pourrait même s'opposer à sa volonté. De même pour l'évangélisation. Il n'y pas de raison convaincante d'évangéliser car encore d'une manière ou d'une autre Son plan s'accomplira et ceux qu'Il a prédestinés au salut viendront inévitablement à Lui."



Chapitre 2

Le Calvinisme vue au niveau de la religiosité

Jésus compare un Chrétien "né de l'Esprit" à un vent : "Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va : il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit" (Jean 3:8). Cette comparaison s'applique par extension à tout le Christianisme authentique en entier ; un Christianisme sans forme qui se déplace où il veut avec le vent de l'Esprit Saint. Inutile de spécifier que la "Liberté" est son caractéristique prédominant ; on ne peut l'encadrer et encore moins l'institutionnaliser. On peut le reconnaître seulement par les-influences qu'il exerce dans sa séparation d'avec son contraire qui veut à tout prix sa structuration institutionnelle, pour le contrôler. Or, la Parole de Dieu nous dit que "la colère de Dieu se révèle pleinement du ciel sur toute impiété et injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive" (Romains 1:18). Vouloir le monopole de la vérité pour capturer les consciences est le jeux de l'esprit du Malin et non de l'Esprit de Dieu.

Comme modèle de ces écarts sur le Calvinisme qui sont proclamés dans les sophismes de prédicateurs variés retrouvé dans maintes dénominations comme chez les Baptistes et plusieurs autres, je présente ci-bas la position de la secte Christadelphienne qui provient d'un article de Duncan Heaster. Mes répliques à cet apostasié et à tous ses semblables se trouvent en "bloc de citations" dans le texte suivant :

"Il y a quelques siècles, Calvin enseignait l'idée que nos vies sont prédestinées, de sorte que nos décisions volontaires n'ont aucun effet sur notre salut ; on est soit prédestiné au salut, soit prédestiné au rejet." Cette notion est revenue à la surface dans plusieurs idées modernes :

"Comme tous les Arminiens que nous retrouvons au sein des mouvements évangéliques, Heaster se veut le défenseur du libre-choix, c'est la souveraineté de l'homme qui conte dans le salut et non la Souveraineté de Dieu. En fait, dans l'Arminianisme, c'est l'homme qui prédestine Dieu et non Dieu qui prédestine l'homme. En laissant sous-entendre que les décisions volontaires de l'homme contribuent de quelques façons au salut, les apostasiés comme Heaster se déclarent ennemis de Dieu, car la Bible enseigne autrement : "Mais à tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le droit d'être fait enfants de Dieu ; savoir, à ceux qui croient en son nom ; lesquels ne sont point nés de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme ; mais ils sont nés de Dieu" (Jean 1:12-13). Ils faut se demander sérieusement si les ennemis du Calvinisme savent lire ; mais nous savons plutôt qu'ils tordent les Écritures à leur propre perte."
— Que cela ne sert à rien de faire de grands efforts dans l'étude de la Bible, ou de la religion ; parce que, si on est pour être sauvé, alors on le sera de toute façon.

"L'emphase est toujours sur les efforts de l'individuel parmi les Arminiens. Mais le Calvinisme enseigne avec la Parole de Dieu que c'est Dieu qui met en nous le vouloir et le pouvoir et que nous ne pouvons rien faire sans Christ. C'est une réaction normale pour un vrai chrétien d'étudier la Bible, ce n'est pas un effort. Le chrétien est attiré en cela par l'Esprit de Dieu qui l'habite et c'est par amour pour son divin Sauveur qu'il se penche dans le Texte Sacré pour en être instruit par l'Esprit de sa présence. Dans sa déclaration, Heaster laisse sous-entendre subtilement que nous devons faire des efforts pour être sauvé et méprise le décret éternel de Dieu. Ce n'est pas que nous seront sauvé de toute façon (attitude négative), mais que les élus seuls seront sauvé dans un esprit de reconnaissance et de joie (attitude positive) ; et cela ne peut être saisi par les réprouvés."
— Qu'il n'y a pas besoin de demander l'aide de Dieu dans les situations de la vie, par exemple nous garder pendant le voyage, parce que tout est prédestiné de toute façon. On entend souvent, dans les salles de départ des aéroports, ce diction : "si c'est pour arriver, ça arrivera".

"Heaster, comme tous les apostasiés, présente le Calvinisme comme du fatalisme. Pour le Calviniste Dieu est en contrôle de toutes choses et c'est avec reconnaissance qu'il s'abaisse et se soumet à la direction de son Souverain Roi dans les circonstances et les événements de sa vie. Il est pleinement conscient que le Seigneur a un plan spécifique désigné pour lui dans tout ce qui arrive et cela le pousse davantage à la prière pour que Dieu lui accorde la révélation de sa volonté et la sagesse et le courage de s'y soumettre. Dans ce contexte la prière ne devrait point être égocentriste "Seigneur aide moi pendant le voyage", mais plutôt théocentrique "Seigneur manifeste ta volonté pendant le voyage et accorde moi la sagesse de la reconnaître et le courage de l'accepter."
Il y a plusieurs bonnes raisons Bibliques de rejeter ce genre de philosophie, continue Heaster :

Elle rend absurde tout le concept de l'obéissance à Dieu. On nous dit continuellement dans la Bible qu'il faut observer les commandements de Dieu, et qu'en faisant ainsi on peut lui faire plaisir, ou lui déplaire autrement. Ce concept de commandements est dénué de sens si Dieu nous force à obéir. Le Christ offre le salut "à tous ceux qui lui obéissent" (Hébreux 5:9).

"L'absurdité des apostasiés est toujours ancré sur le concept de l'obéissance à la loi. Le légalisme est la conséquence directe de l'Arminianisme par lequel un prétendu chrétien s'élève au-dessus des autres en justifiant sa conduite, condamnant ceux qui ne suivent pas ses voies prétentieuses et frauduleuses. La Bible enseigne clairement que sous la grâce nous sommes soumis à l'obéissance de la foi et non point à l'obéissance de la loi. L'obéissance de la loi implique les oeuvres, c'est à dire les choix ou les efforts de plaire à Dieu et de rechercher les mérites personnels. Mais l'obéissance de la foi implique la soumission, c'est à dire l'abandon de soi-même dans la reconnaissance de nos incapacités et nos faiblesses à un Sauveur Souverain, et dans une confiance constante dans Celui qui seul à obéit et accomplit pour nous toute la loi. Dans le Grec le mot "obéir" porte la notion d'être assujetti, d'être rendu le sujet d'un Souverain, de s'abaisser et d'être soumis à sa volonté. Loin du concept moderne de l'obéissance, ceci n'implique aucun effort, mais plutôt l'abandon de tous efforts dans une confiance certaine que toutes choses contribuent au bien de ceux qui aiment Dieu (Romains 8:27). Quels sont les efforts que nous pourrions faire pour contribuer à notre salut, ou quel oeuvres pouvons-nous faire pour plaire à Dieu ; et comme il est dit dans l'Évangile de Jean : "Que ferons-nous pour faire les oeuvres de Dieu ? Jésus répondit et leur dit : C'est ici l'oeuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu'il a envoyé" (Jean 6:28-29). C'est dans ces paroles du Seigneur Jésus que se trouve la seule et vrai responsabilité du chrétien. Ainsi, ce n'est point par l'obéissance de la loi que nous sommes sauvé, mais par l'obéissance ou plutôt la soumission de la foi en notre Souverain Roi, le Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu et Sauveur. Et comme l'apôtre Paul dit dans Galates 5:3 : "Christ devient inutile à l'égard de vous tous qui voulez être justifiés par la loi ; et vous êtes déchus de la grâce."
Les exemples multiples dans la Bible de prières à Dieu pour la délivrance de nos malheurs ne signifient rien si tout est totalement prédestiné. Et l'idée du salut étant le résultat de notre foi en Jésus-Christ est de même sans signification.

"Comme nous avons vue plus haut, la Prédestination n'implique aucunement la négation de la prière comme prétend Heaster. Aussi, l'expression "notre foi" est une des expressions favorites des apostasiés. Elle indique clairement que pour eux la foi est une oeuvre du libre-choix, une faculté humaine et charnelle qui fait de l'homme le maître de son destin et qui l'élève sur un pied d'égalité avec Dieu. Ils se disent libre de choisir de croire ou non, de recevoir Christ comme leur Sauveur personnel ou de le rejeter. Quelle prétention, quel orgueil démesuré. Ils refusent de reconnaître que la foi est un don de Dieu (Éphésiens 2:8) qui est donné à tous ceux qui sont destinés à la vie éternelle (Actes 13:48). Leur sagesse n'est point d'en haut, mais elle est terrestre, sensuelle et diabolique (Jacques 3:15). Le salut qui est le résultat d'une telle foi est un faux salut qui est issu d'un faux évangile qui donne que l'apparence de la vérité. Le salut réel est le résultat de la volonté de Dieu d'avant même la fondation du monde. Cette grâce du salut est accordé uniquement à ceux qu'il a choisi et à qui il a donné la foi en Christ (Éphésiens 1:4-7,11; Philippiens 1:6,2:9) ; "Ce n'est pas vous qui m'avez élu ; mais c'est moi qui vous ai élus, et qui vous ai établis... (Jean 15:16) ; et comme les disciples dirent à Jésus : "Seigneur ! auprès de qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle" (Jean 6:67)."
— Cela ne sert à rien à Dieu de déclarer Sa parole si de toute façon nous sommes prédestinés finalement. Cela ne sert à rien aussi de prêcher ; mais la Bible, par commandement et par exemple, montre que c'est par la prédication de la parole que nous sommes amenés au salut. "La parole du salut" (Actes 13:26) doit atteindre les hommes.

"Contrairement à ce que disent les réprouvés, les Calvinistes ont toujours été reconnu comme étant les plus grands prédicateurs de la Parole du salut. Nous avons qu'à regarder le grand prédicateur Charles Spurgeon, un calviniste pure-laine qui a servi d'instrument à Dieu pour amené des milliers d'âmes au salut. Et quoi dire des Puritains comme John Bunyan et plusieurs autres. Le Puritanisme a amené plus d'âmes au salut que le Putainisme des mouvement évangéliques qui ne cessent de salir le nom de Bunyan en l'associant aux Baptistes. Bunyan était un Puritain et non une Putain comme les menteurs qui cherchent à lui dérober sa gloire. Pour les apostasiés l'évangélisation est le moyen par excellence de remplir les bancs et les coffres de leurs églises et de donner un style de vie à leurs pasteurs qui est au-dessus de la moyenne. Pour le Calviniste l'Évangile de la Souveraineté de Dieu ne s'impose pas, il est annoncé de bouche à bouche comme le Seigneur dirige. Nous ne connaissons point qui sont les élus et le Seigneur nous dirige vers les siens en son temps et non en le nôtre. Nous avons rien à y gagner ni rien à y perdre, nous avons qu'à nous soumettre à son appel irrésistible, c'est Dieu qui sauve les âmes et il n'a pas besoin de notre permission pour cela. Il nous utilisera dans ceci selon son bon plaisir et nous ne pouvons qu'en être reconnaissant ; rien ne vient de nous, tout vient de lui."
— On sera jugé d'après nos oeuvres (Apocalypse 22:12). Mais pourquoi, si nos actions libres sont sans importance relativement au salut ? Paul disait que les Juifs se jugeaient eux-mêmes indignes de la vie éternelle par leur rejet de la parole de Dieu (Actes 13:46). Ils se jugeaient eux-mêmes - Dieu ne les empêchait pas. Si on dit que Dieu prédestine quelques uns au salut, et d'autres à la condamnation, alors effectivement Dieu force des gens au péché, de la même manière qu'Il en force d'autres supposément à la justice. À cause du péché d'Adam, "la mort s'est propagée à tous parce que tous ont péché" (Romains 5:12). Voila pourquoi nous mourons tous, en punition du péché (Romains 6:23), et non parce que Dieu a décidé de faire de nous des pécheurs quelque part avant le péché d'Adam.

"Heaster néglige encore que les actions de l'homme ne sont pas libre mais qu'elles sont esclaves de notre nature charnelle et pécheresse. Si, comme il dit, les Juifs se sont jugé eux-mêmes indigne de la vie éternelle en rejetant la Parole de Dieu, c'est que devant la grâce qui leur était offerte gratuitement, ils persistèrent à se justifier par la oeuvres et les mérites de la loi tout comme le font les disciples du libre-choix, Heaster inclus. Que Dieu forcerait des gens au péché comme d'autres à la justice est une accusation d'insensés et de réprouvés qui ne connaissent rien des doctrines de la grâce du Calvinisme ni de sa Parole inspirée, et qui n'ont point Dieu dans leur vie sauf dans leurs imaginations fertiles et dépravées. Dieu n'a pas besoin de forcer personne, il agit selon le bon plaisir de sa volonté souveraine et pour la manifestation de sa gloire, et tout ce qu'il fait est pour notre bien-être éternel. Il est Dieu, notre Créateur, et il sait mieux que nous ce qui est bon pour nous, quoique souvent nous ne le voyons pas. Ses pensées sont au-dessus de nos pensées et qui sommes nous pour dicter ses voies. En fait, ne fait-il pas pleuvoir sur les justes comme sur les méchants dans sa providence divine (Matthieu 5:45). Que Dieu ait prédestiné quelques-uns au salut et d'autres à la condamnation ne fait pas de lui l'auteur du péché pour autant, quoique Dieu lui-même a créé le mal (l'adversité dans certaines versions) : "...JE SUIS l'éternel, et il n'y en a point d'autres qui forme la lumière, et qui crée les ténèbres ; qui fait la paix, et qui crée l'adversité : c'est moi l'Éternel, qui fais toutes ces choses" (Ésaïe 45:7) ; "Et l'Éternel Dieu avait fait germer de la terre tout arbre désirable à la vue et bon à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la science du bien et du mal" (Genèse 2:9). L'auteur ou la source du péché est le raisonnement subtil de l'homme, le serpent dans sa conscience, qui veut son indépendance de Dieu dans le but de se faire maître de son propre destin. Aussi, dans le contexte du salut, la chute et le rachat furent pré-déterminé depuis même la fondation du monde (Apocalypse 13:8). Il fallait qu'il en soit ainsi pour que la créature ne soit pas au même pied d'égalité avec son Créateur, et pour qu'elle soit racheté par la grâce dans le but de manifester les richesses de sa gloire (Romains 9:23). En plus, ceux qui refusent de croire que Dieu a en a prédestiné certains à la condamnation s'opposent à la Parole de Dieu qui dit clairement : "L'Éternel a fait tout pour soi-même, et même le méchant pour le jour de la calamité" (proverbes 16:4) ; "...Ceux qui sont destiné à la mort, iront à la mort" (Jérémie 43:11) ; "Et qu'est-ce si Dieu, en voulant montrer sa colère, et donner à connaître sa puissance, a toléré avec une grande patience les vaisseaux de colère, préparés pour la perdition" (Romains 9:22) ; "Car quelques-uns se sont glissés parmi vous, qui dès longtemps auparavant ont été écrits pour une telle condamnation" (Jude 1:4)."
Le fait qu'il est possible de "perdre la grâce" (Galates 5:4) veut dire qu'il ne peut y avoir un système de salut qui veut que "une fois sauvé c'est pour toujours", tel qu'est réclamé par le Calvinisme. Ce n'est qu'en continuant de tenir la vraie doctrine qu'on peut être sauvé (1 Timothée 4:16).

"Ceci est définitivement l'attaque la plus sérieuse contre le Calvinisme. Les pseudo-chrétiens, s'attaquent sans cesse à l'assurance du salut et se retranchent eux-même de la grâce de Dieu. Mais il est vrai que pour un réprouvé qui se réclame libre de croire ou non qu'il n'existe aucune assurance du salut, en fait il n'existe même aucun salut pour eux. Le salut n'est pas basé sur les sentiments changeants de l'homme, mais sur une décision immuable (qui ne peut changer) de Dieu. La vrai doctrine est celle de la Souveraineté de Dieu et de la Royauté de Christ, et il est évident que les réprouvés ne peuvent persister dans cette doctrine car ils l'abhorrent et la rejètent de tout leur coeur. Un vrai chrétien ne peut perdre la grâce mais un apostasié la rejète avec véhémence. Selon la Parole de Dieu un chrétien fait partie du Corps de Christ ; or le Seigneur amputerait-il son propre Corps en retranchant un de ses membres de la grâce qu'il lui accorde gratuitement ? Et quoi dire de l'Épouse de Christ dont nous sommes, nous serait-il enseigné dans l'Écriture que Christ divorce son Épouse. Et si nous sommes alliés (mariés) avec lui dans une alliance éternelle, Dieu serait-il menteur pour nous en retrancher ? "Non, sans doute ; mais que Dieu soit véritable, et tout homme menteur..." (Romains 3:4). Puisque le salut vient de Dieu et non de nous, c'est lui qui achèvera en nous l'oeuvre qu'il a commencé (Philippiens 1:6) ; "Or, à celui qui est puissant pour vous garder sans que vous fassiez aucune chute, et vous présenter irrépréhensibles devant sa gloire, avec joie ; à Dieu, seul sage, notre Sauveur, soit gloire et magnificence, force et empire, dès maintenant et dans tous les siècles ! Amen" (Jude 1:24-25)."


Chapitre 3

La liberté, c'est quoi ?

Le monde en général n'a aucune notion de ce qu'est la vrai liberté. Pour la grande majorité, la liberté est conçu comme étant "l'absence d'entrave, l'état d'une personne qui n'est pas soumise à la servitude ou qui n'est pas captif ; l'absence de contrainte et la possibilité d'agir, de penser et de s'exprimer selon ses propres choix". En fait, ces notions font parties de la Charte des Droits de notre pays et de presque toutes les nations démon-cratiques.

Ce que les gens ne réalisent pas est qu'il ne peut avoir de liberté sans servitude, et qui dit servitude dit aussi esclavage car les deux mots signifient une seule et même chose. Dans une nation, par exemple, une personne est libre uniquement dans le contexte de la loi du pays dans laquelle elle demeure. Ce principe est inviolable et s'applique aussi bien à un pays qu'à une institution, un club, un groupe ou une église. En d'autres mots, nous sommes tous esclaves des lois qui régissent notre société et nos démarches personnelles, et la liberté n'est qu'une illusion. Certains diront "nous sommes libres de choisir, de penser et de nous exprimer". Or, faire un choix implique des procédures et des règles qui sont régis par la nature humaine et celles-ci sont activés par les circonstances et les évènements ; il en est de même pour que nous soyons capable de penser et de nous exprimer. Nos choix et nos pensées sont donc captif de la chair avec ses faiblesses et ses limitations, ce qui met en échec le concept du libre-choix.

Et que dire des lois qui régissent l'univers, la nature, la morale ; nous ne pouvons leurs échappés. Même les plus endurcis des rebelles dans notre société ne sont pas libres. Ils brisent les lois d'un gouvernement simplement pour se retrouver sous un différent système de loi. Et si quelqu'un est insensé au point de penser avoir échappé à toutes lois, il devient une loi par lui-même et est soumis à ses faux raisonnement ainsi qu'à ses penchants charnels ; car personne ne peut échapper à lui-même. Dans ce contexte indéniable, il semblerait que la mort soit le seul moyen d'échapper à la loi et d'être vraiment libre. Et si l'existence continue après la mort, qu'arrive-t-il donc ? Après la mort vient le jugement, dit la Parole de Dieu. Où donc est la Liberté ?

Mais que signifie la Bible lorsqu'elle nous parle de liberté ? Qu'il existe une fausse liberté et une vrai Liberté, tout comme il existe un faux évangile et un vrai Évangile, est clairement attesté dans les pages de l'Écriture. La Parole de Dieu nous dit que nous sommes soit esclave du monde ou soit esclave de Christ, il n'existe point de zones grises en cela ; personne ne peut se tenir au centre et dire "je ne suis esclave ni de l'un ni de l'autre". Ce qui est clair est que la Bible affirme aussi que la liberté est la servitude, l'importance se trouve donc de savoir de qui sommes nous les serviteurs ; et pour la grande majorité cela n'est pas difficile à répondre. Jésus nous dit : "En vérité, en vérité, je vous dit : Quiconque fait le péché, est esclave du péché. Or l'esclave ne demeure point toujours dans la maison ; le Fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez véritablement libres" (Jean 8:34-36) ; "Si vous persistez en ma Parole, vous serez vraiment mes disciples : et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libre" (Jean 8:32) ; "Qui croit au Fils, a la vie éternelle : mais qui n'est pas soumis au Fils, ne verra point la vie ; mais la colère de Dieu demeure sur lui" (Jean 3:36).

La vrai liberté, selon l'Écriture, consiste donc d'être soumis à la Souveraineté de Dieu en Jésus-Christ qui nous libère du péché et du châtiment éternel qui attend tous les pécheurs, et tous sont pécheurs sans exceptions (Romains 3:9-20) mais tous ne seront pas sauvé, "car il y en a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus" (Matthieu 20:16; 22:14). En ces derniers temps, le Seigneur appelle les siens à venir vers lui pour être libéré et devenir participant de la gloire éternelle. Venez, humiliez-vous et le Seigneur vous élèvera, soumettez votre foi aux pieds de la croix et vous serez libéré. Ne dites point en vous-mêmes que vous avez le choix de croire ou non, votre capacité de choisir est esclave du péché et vous le savez bien. Venez et abandonnez lui votre vie en toute confiance avec ses faiblesses et ses limitations, et vous serez pardonné gratuitement et vous recevrez la vie éternelle. Rejetez toutes illusions de liberté et soumettez-vous à l'Évangile de la Souveraineté de Dieu en la Royauté de Christ et vous serez sauvé pour l'éternité, car il a désigné ses élus au salut avant même la fondation du monde et son appel est irrésistible à ceux qu'il a choisi, elle produit un odeur de vie pour certains et un odeur de mort pour d'autres. Si vous entendez sa voix, venez et participez au Festin des noces de l'Agneau.



Chapitre 4

La Consolation de la Prédestination

Comme nous venons de voir, la prédestination n'est pas une doctrine terrifiante pour les élus qui ont reçu gratuitement la grâce du salut. Vous n'avez donc pas à vous effrayer d'une telle doctrine, à moins que vous ne soyez réprouvé. La prédestination est une doctrine de joie, qui doit porter notre espérance et nous donner le repos de l'âme. Connaissez-vous cette consolation d'en haut, qui seule peut vous apporter le secours et le repos au milieu même de la plus terrible tempête, de l'épreuve la plus sombre, et même lorsque le doute vous assaille et tâche de vous ravir votre espérance ?

Cette consolation, ce fondement solide et inébranlable de notre foi, c'est précisément l'affirmation et la reconnaissance de la souveraineté absolue de Dieu, de sa seigneurie sur toute choses, de sorte qu'aucune créature, aucune réalité en ce monde, pas même le diable et les démons, ne peuvent nous ravir de sa main.

Romains 8:38-39 : « Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l'avenir, ni les puissances, ni les êtres d'en-haut, ni ceux d'en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu en Jésus-Christ, notre Seigneur. »

Nous sommes entre les mains du Dieu Tout-Puissant, celui dont la volonté ne saurait être mise en échec, celui dont le dessein éternel s'accomplit inexorablement dans le temps, celui qui tient toutes choses dans sa main et dont il est dit qu'il connaît jusqu'au nombre des cheveux de notre tête, de sorte qu'il n'en tombe pas un à terre « sans la volonté de notre Père qui est dans les cieux » (Matthieu 10:29).

Je voudrais aujourd'hui que vous cessiez de vous inquiéter ou de vous tourmenter eu égard à la prédestination, qui est, dans la Bible, une réalité non pas négative mais positive, vraiment. Il s'agit simplement de reconnaître que nous ne devons notre salut à aucune autre réalité que le « bon plaisir » de Dieu, qu'à sa volonté toute juste et toute bonne, et non pas à nous-mêmes.

L'offre du salut, qui concerne tout homme, sans discrimination ni distinction de personne, n'est pas simplement une possibilité, un chèque en blanc dont la responsabilité nous incomberait d'apposer notre signature pour rendre ce salut effectif, comme enseigne les mouvements évangéliques. La vérité, selon la Bible, c'est que l'initiative même du salut incombe à Dieu, qui nous sauve effectivement, en nous ressuscitant de notre mort spirituelle, et en nous faisant ainsi naître à la vie nouvelle, en Christ.

Par la prédication de l'Évangile de la Souveraineté de Dieu, Dieu met l'homme devant sa responsabilité de recevoir la bonne nouvelle du salut : « Que celui qui veut prenne gratuitement de l'eau de la vie » (Apocalypse 22:17) ; et nous savons que cette responsabilité consiste à soumettre la foi que nous avons reçu de lui en Christ mort pour nos péchés, ressuscité pour notre justification, et présent en nous pour notre sanctification.

On affirme que la volonté de l'homme est libre. Il ne serait sauvé que tant qu'il se consacre aux choses de Dieu. Un croyant pourrait décider, par un acte de sa volonté, de renier Jésus Christ, ce qui rendrait l'élection inopérante. Ne serait-il pas alors à nouveau perdu ?

Avant la chute, l'homme avait bien une volonté libre, c'est-à-dire, qu'il avait la possibilité — non pas le droit — de se décider contre Dieu. Mais depuis la chute, un homme naturel est esclave (Jean 8:34; Romains 6:17) du péché et asservi ainsi à la puissance (Actes 10:38; Hébreux 2:15) de Satan. C'est pourquoi il doit se tourner du pouvoir de son esprit de raisonnement vers Dieu (Actes 26:18). En fait, c'est notre Dieu qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres (Colossiens 1:13).

Personne n'est sauvé par une vie de dévouement, mais seulement parce qu'il est né de nouveau selon l'élection, et il sera gardé par la puissance de Dieu (1 Pierre 1:5). De même un croyant ne choisit pas de rester croyant, mais Dieu l'a prédestiné pour l'adopter comme un fils pour l'éternité selon le bon plaisir de sa volonté (Éphésiens 1:4-6). Celui qui enseigne qu'un croyant peut perdre le salut, voudrait-il annuler la volonté de Dieu ? La volonté de l'homme n'est pas libre : elle est si entièrement pécheresse et mauvaise, que personne ne pourrait être sauvé, si Dieu n'avait pas élu et appelé des hommes (Jean 6:44). Cela n'enlève rien à la responsabilité du pécheur, qui est appelé par la grâce irrésistible, à se convertir en abandonnant tout au pieds de la croix.



Chapitre 5

Quelques points rapides sur l'Élection

a) Il y a une prédestination à la perdition ;
b) La Parole de Dieu maintient à la fois la pensée d'une double élection, et la pleine responsabilité ou soumission de l'homme, cette responsabilité unique étant de croire en Christ par la foi qui est donné gratuitement à tous ceux qui sont destinés à la vie éternelle ;
c) La volonté de l'homme est tellement mauvaise et corrompue qu'elle ne peut choisir le bien par elle-même car le choix de l'homme est esclave de la chair et du péché, et il faut la grâce opérante de Dieu pour amener à la foi.

Cette question de l'élection est souvent utilisée à tort dans des directions variées :

a) les hommes qui n'ont pas la foi s'en servent pour essayer de nier leur responsabilité de se soumettre à la Souveraineté de Dieu.
b) des croyants pensent que certains ne sont point prédestinés à être perdus, et il en résulte qu'ils tombent dans les pièges d'un faux évangile où la volonté de l'homme se veut souveraine.
c) si l'on pense que la volonté de l'homme est au moins assez bonne pour pouvoir choisir le salut de Dieu, alors la prédication de l'Évangile est faussée ; elle n'est plus basée sur la pure grâce de Dieu, mais elle fait intervenir un prétendu reste de bien dans l'homme. Cette prédication faussée est à la base d'efforts oecuméniques d'évangélisation, où on voit se joindre des pseudo-chrétiens supposés annoncer le salut par grâce et d'autres supposés annoncer le salut par les oeuvres. Le résultat est un évangile qui n'est pas le pur évangile, mais un évangile frelaté. L'Évangile de la Souveraineté de Dieu s'oppose aux faux évangile du libre-choix des mouvements évangéliques. Repentez-vous et soumettez-vous au vrai Évangile autrement vous périrez dans la notion d'un faux salut qui n'est qu'une approximation trompeuse de la vérité.

"Je m'étonne que vous abandonniez si rapidement celui qui vous avait appelés à la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile ; Non qu'il y en ait un autre, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l'Évangile de Christ. Mais quand nous-mêmes, ou un ange du ciel vous annoncerait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathème ! Comme nous l'avons déjà dit, je le dis encore maintenant : Si quelqu'un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit damné éternellement ! Car, est-ce les hommes que je prêche, ou Dieu ? ou est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais aux hommes, je ne serais pas un serviteur de Christ. Je vous le déclare donc, frères : l'Évangile que j'ai annoncé n'est pas de l'homme ; Car je ne l'ai ni reçu ni appris d'un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ." (Galates 1:6-12; Bible de l'Épée).

Source : Jean leDuc