Le phénomène du parler en langues

par
Harold Camping
(Traduction française de Marcel Ngué)


•  Introduction

•  Dieu Se sert de Satan pour détruire
•  Le programme à long terme que Dieu entend utiliser
•  L'Épreuve finale de Dieu
•  1 Corinthiens 14 donne des éclaircissements sur l'épreuve finale
•  Deux principes importants
•  Les langues : l'épreuve des derniers jours
•  Satan utilise le phénomène des langues pour détruire
•  Israël demande l'aide à l'Assyrie
•  Dieu intensifie l'épreuve finale
•  Le succès du phénomème des langues
•  Les signes et les prodiges
•  Le feu qui descend du Ciel
•  Satan peut-il faire que le feu descende du Ciel ?


Extrait d'une diffusion Radio.
•  « Le parler en langues »




Introduction

Dieu décrit à maintes reprises dans la Bible la nature du péché au sein de l'Église. Bon nombre de choses qui sont contraires à l'enseignement biblique se font de nos jours au sein des églises et des dénominations. Nous ne faisons pas allusion à l'apostasie qui règne au niveau des sectes et des petits groupes religieux animés par de fausses idéologies doctrinaires, et qui, de toute évidence, sont gouvernés par Satan. Nous parlons plutôt de ce qui se passe dans le cadre des églises évangéliques dominantes qui reconnaissent en principe que la Bible est leur autorité. Notre plus grande déception provient du fait que ces déviations concernent surtout et au plus haut degré les églises et les dénominations les plus conservatrices de notre époque.

Nous apprenons, dans la Bible, comment Dieu envisage la destruction éventuelle de l'Église du Nouveau Testament qui sombre de plus en plus dans la décadence. Cette destruction ne se fera pas à travers une action politique. Elle ne se fera pas non plus à travers une idéologie à l'instar du communisme. Elle se fera par le biais de l'oeuvre de Satan qui agit à travers de faux évangiles qui ressemblent à bien des égards au vrai Évangile que même les élus pourraient être séduits, si cela était possible.


Dieu Se sert de Satan pour détruire

La Bible déclare que, juste avant la fin du monde, Satan va s'imposer comme étant le chef de l'Église. Dans 2 Thessaloniciens chapitre 2, Dieu parle de l'homme du péché qui va s'asseoir dans le temple de Dieu. Il est évident que l'homme du péché n'est autre que Satan. Matthieu chapitre 24, au verset 24 dit ceci :
« Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus. »
Dans l'Apocalypse 13, au verset 7, Dieu dit ce qui suit :
« Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. »
L'Apocalypse 13 parle de la bête qui monte de la terre. Il ne peut être question que de Satan et de son royaume, qu'il bâtit au moyen de faux évangiles. Il est ainsi capable de détruire les églises qui sont soumises au jugement de Dieu. Il est donc capable de vaincre les saints, les vrais croyants, au sein même des églises.

La destruction de l'Église du Nouveau Testament ne se fera pas à travers une action politique, mais à travers l'action de l'Église elle-même qui va sombrer dans l'apostasie. Des indices et des renseignements sur la façon dont les choses vont se dérouler transparaissent dans les relations que Dieu entretenait avec Israël ancien, parce qu'Israël symbolise ou représente l'Église du Nouveau Testament. Le sort qui était réservé à la nation d'Israël donne une idée du sort qui sera réservé à nos églises.

Rappelez-vous qu'après la mort de Salomon, Dieu avait divisé les douze tribus d'Israël en deux nations ? Dix des tribus sont devenues une nation qui portait le nom d'Israël et qui avait sa capitale en Samarie. Deux des tribus, Juda et Benjamin, sont devenues la nation de Juda dont la capitale était à Jérusalem. Dieu avait mis au point un programme pour mettre à l'épreuve les deux nations. Ce programme s'est déroulé par le biais de nations contemporaines. Pendant la chute de ces dix tribus, ce programme faisait appel à la nation d'Assyrie. Les Israélites admiraient les beaux chevaux et les beaux costumes que portaient les Assyriens, et ils se disaient que les dieux de ceux-ci devaient être des dieux victorieux. Ils avaient donc entamé la prostitution spirituelle avec les Assyriens. Ils avaient commencé à adorer les dieux des Assyriens dont ils ne comprenaient pas la langue, et Dieu s'était servi par la suite des Assyriens pour détruire Israël.

De leur côté, les ressortissants de la nation de Juda avaient aussi entrepris la prostitution spirituelle avec les dieux des Babyloniens et des Assyriens. Voyant la prospérité de ces deux nations (à travers leurs beaux chevaux et leurs beaux costumes), ainsi que tous les avantages qui allaient de pair avec leurs succès, ils avaient commencé à s'intéresser à leurs dieux. Babylone était aussi une nation qui avait une langue que les ressortissants de la nation de Juda ne pouvaient pas comprendre. C'est cette nation qui avait détruit Juda en 587 avant J.-C. Dieu utilise ce scénario pour nous montrer ce qui va se passer lors de la destruction de l'Église du Nouveau Testament.


Le programme à long terme que Dieu entend utiliser
pour mettre à l'épreuve l'Église


Les épreuves dont Dieu Se sert pour évaluer la foi des hommes sont décrites à maintes reprises dans la Bible. Dieu a mis à l'épreuve le peuple israélite, par exemple, lorsque Moïse l'avait quitté pendant quarante jours pour recevoir, sur le Mont Sinaï, les tables de pierre sur lesquelles était écrite la Loi. Israël avait échoué à l'épreuve en fabriquant et en adorant un veau d'or. En conséquence, la colère de Dieu s'était abattue sur eux, et 3000 d'entre eux avaient péri (Exode chapitre 32).

Le chiffre 40 dans la Bible, ou le chiffre 40 multiplié par 10 comme par exemple 400, pourrait servir d'indication qu'il s'agit d'une épreuve qui est en voie d'exécution. Les Israélites avaient passé 40 ans dans le désert après leur sortie de l'Égypte. Ils avaient échoué à l'épreuve, car très peu d'entre eux faisaient confiance à Dieu. La Bible dit dans Josué chapitre 5, au verset 6 :
« Car les enfants d'Israël avaient marché quarante ans par le désert jusqu'à la destruction de toute la nation des hommes de guerre qui étaient sortis d'Égypte et qui n'avaient point écouté la voix de l'Éternel ; l'Éternel leur jura de ne pas leur faire voir le pays qu'il avait juré à leurs pères de nous donner, pays où coulent le lait et le miel. »
On pourrait démontrer qu'il y a eu exactement 400 ans, à partir du moment où le peuple israélite était sorti d'Égypte (1447 avant J.-C.), jusqu'au moment où Saül était devenu roi d'Israël (1047 avant J.-C.). Ceci est arrivé à l'époque de Samuel, qui était le dernier prophète à juger Israël. Quand Samuel avait vieilli, les Israélites étaient venus le voir pour lui demander un roi. Lisons, à cet effet, 1 Samuel 8, versets 4 à 7 :
« Tous les anciens d'Israël s'assemblèrent, et vinrent auprès de Samuel à Rama. Ils lui dirent : Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent point sur tes traces ; maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations. Samuel vit avec déplaisir qu'ils disaient : Donne-nous un roi pour nous juger. Et Samuel pria l'Éternel. L'Éternel dit à Samuel : Écoute la voix du peuple dans tout ce qu'il te dira ; car ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux. »
Saül était devenu roi, exactement 400 ans après que les Israélites, sous l'autorité directe de Dieu, étaient sortis de l'Égypte. Ils avaient échoué à l'épreuve dans la mesure où ils ne voulaient pas de l'autorité directe de Dieu.

Un autre programme visant à mettre à l'épreuve les Israélites ayant trait au chiffre 40, se trouve dans le Livre de Jonas. Jonas devait crier contre cette grande ville, car la méchanceté de celle-ci était montée jusqu'à Lui (Jonas 1, verset 2). Et Jonas 3, au verset 4, nous dit :
« Jonas fit d'abord dans la ville une journée de marche ; il criait et disait : Encore quarante jours, et Ninive est détruite ! »
Il est merveilleux que les habitants de Ninive aient réussi à leur test, comme l'indique Jonas 3, aux versets 5 et 10 :
« Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu'aux plus petits ».
Dieu vit qu'ils agissaient ainsi et qu'ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu'Il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas. »

L'épreuve la plus importante est sûrement celle qui a eu lieu dans le Nouveau Testament, au moment où le Seigneur Jésus-Christ avait pris la nature humaine et Il avait été soumis à la tentation.

Lisons à cet effet Luc chapitre 4, versets 1 à 2 :
« Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l'Esprit dans le désert, où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu'ils furent écoulés, il eut faim. »
Le premier Adam avait été tenté dans le Jardin d'Éden, et Christ, le Deuxième Adam, avait aussi été tenté. Tandis que le premier Adam avait échoué au test en désobéissant à Dieu, plongeant ainsi le genre humain dans le péché, le Deuxième Adam, notre Seigneur, était sorti victorieux de Son épreuve. Il a fait preuve d'une parfaite obéissance à Dieu. Son obéissance parfaite avait fait en sorte que l'incompréhensible Royaume de Dieu devienne une réalité pour tous ceux qui croient en Lui. De toute évidence, le principe que Dieu met à l'épreuve souvent les hommes est très bien documenté dans la Bible.

L'Église des derniers temps est aussi soumise à une épreuve. Malheureusement, la Bible révèle que l'Église des derniers temps, dans l'ensemble, échouera à l'épreuve tout comme Adam et Ève avaient autrefois échoué à l'épreuve et tout comme Israël ancien avait échoué à maintes reprises à leur épreuve. L'Église échouera à l'épreuve et elle sera soumise à la colère de Dieu, comme cela a été le cas lorsque le jugement de Dieu avait frappé Adam et Ève quand ils avaient échoué au test.


L'Épreuve finale de Dieu

L'épreuve qui concerne l'Église des derniers temps sera réalisée dans le cadre d'une nation dont l'Église ne comprend pas la langue. Dieu donne au moins deux grandes indications dans l'Ancien Testament quant à la nature de cette dernière épreuve. La première indication se trouve dans Deutéronome 13, versets 1 à 3 :
« S'il s'élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t'annonce un signe ou un prodige, et qu'il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t'a parlé en disant : Allons après d'autres dieux, — des dieux que tu ne connais point — et servons-les ! Tu n'écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c'est l'Éternel, votre Dieu, qui vous met à l'épreuve pour savoir si vous aimez l'Éternel, votre Dieu, de tout votre coeur et de toute votre âme. »
Dieu dit très clairement qu'Il éprouve l'Église à travers un faux prophète qui se trouve en son sein. Il importe de connaître ce prophète et la nature de son enseignement.

L'introduction du chapitre 13 de Deutéronome se trouve au dernier verset de Deutéronome chapitre 12, où Dieu prévient l'Église en ces termes :
« Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne ; vous n'y ajouterez rien, et vous n'en retrancherez rien. »
Dieu dit que l'homme ne doit ni rien ajouter ni rien retrancher à la Parole de Dieu. Reconnaître que la Parole de Dieu est la Parole de Dieu, et avoir un désir ardent de s'y soumettre revient, en fait, à adorer Dieu. En revanche, croire qu'il y a d'autres révélations divines (par exemple, croire à un message qui serait transmis par Dieu à travers un songe, une vision, ou une langue, alors que ce n'est pas le cas), revient, en fait, à adorer un dieu qui est différent du Dieu de la Bible. Dieu nous donne le même avertissement dans le Nouveau Testament, notamment dans l'Apocalypse 22, aux versets 18 à 19, où Il dit :
« Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. »
« Ce livre » ne peut être que la Bible. La Bible seule, dans son intégralité, est la Parole de Dieu. Tout autre message verbal ou articulé qui est censé être transmis par Dieu à travers un songe, une vision, ou tout autre moyen, constitue une addition à la Bible. Puisque Dieu n'ajoute rien à la révélation divine qui est la Bible, si quelqu'un écoute de nouveaux messages et croit que ceux-ci proviennent de Dieu, il adore, en ce faisant, un dieu qui est différent de Celui de la Bible. Dieu avertit au verset 18 que quiconque commet un tel péché sera frappé des fléaux qui sont décrits dans la Bible. C'est-à-dire, celui-là sera soumis à la damnation éternelle.

Deutéronome chapitre 13 dit que le faux prophète est un songeur, c'est-à-dire que celui-ci est convaincu que ce qu'il voit dans les songes vient réellement de Dieu. Quand le signe ou le prodige, la prophétie qu'il annonce à travers son rêve ou à travers sa vision s'accomplit, il croit que cet évènement est le résultat du contact qu'il aurait eu avec un être spirituel. Mais, parce que le message que celui-ci a reçu n'était pas transmis par Dieu, un tel message ne peut donc provenir que de Satan. Si ce songeur explique que le message qu'il a reçu à travers un rêve ou une vision provient de Dieu et, par conséquent, que ce message représente la Parole de Dieu, il encourage ainsi les gens à adorer un dieu qui est différent de celui de la Bible. Cela constitue un péché exceptionnellement grave au sein de l'assemblée. Deutéronome 13 stipule que ce prophète doit être puni de mort, même s'il fait partie de la famille d'un des membres de l'assemblée.

Les parties de phrases les plus importantes de ces versets se trouvant dans Deutéronome 13 sont les suivantes :
« Car c'est l'Éternel, votre Dieu, qui vous met à l'épreuve » (ou qui vous teste) « pour savoir si vous aimez l'Éternel, votre Dieu, de tout votre coeur et de toute votre âme. »
Ces passages mettent l'accent sur le caractère de la toute dernière épreuve à laquelle Dieu va soumettre l'Église. Dieu dit clairement qu'Il va éprouver l'Église en permettant que ceux qui proclament la Parole de Dieu, et qui, en réalité, sont de faux prophètes (parce que leur source d'inspiration n'est pas la Bible), soient membres de l'église.


1 Corinthiens 14 donne des éclaircissements sur l'épreuve finale

La deuxième indication que nous donne l'Ancien Testament en ce qui concerne la dernière épreuve à laquelle sera soumise l'Église constitue celle à laquelle Israël ancien avait été soumis. Les indications à ce sujet se trouvent dans le Nouveau Testament, notamment dans 1 Corinthiens 14, verset 21 :
« Il est écrit dans la loi : C'est par des hommes d'une autre langue et par des lèvres d'étrangers que je parlerai à ce peuple, et ils ne m'écouteront pas même ainsi, dit le Seigneur. »
Pour comprendre la signification de ce passage, il faudrait tout d'abord le situer dans son contexte. 1 Corinthiens 14 parle en général du don des langues qui étaient, à un moment donné, une réalité au niveau de l'Église de Corinthe. Certains membres de cette église avaient, en effet, reçu de Dieu, comme don du Saint-Esprit, des messages dans un langage (une langue) que ni eux, ni aucun membre de l'église ne pouvait comprendre. Dans 1 Corinthiens 14, verset 2, Dieu parle de ce phénomène en disant que « c'est en esprit qu'il dit des mystères. »

Par ailleurs, Dieu avait donné à certains membres de cette assemblée le don d'interprétation grâce auquel un message reçu dans une langue incompréhensible était interprété pour les membres de l'Église. 1 Corinthiens 14, verset 5, nous informe que, quand un tel message était interprété, il servait à édifier les fidèles.

C'était un évènement spirituel authentique qui se déroulait au sein de l'Église de Corinthe. Une partie seulement de la Bible, que nous appelons maintenant l'Ancien Testament, était disponible à cette époque-là. Dieu rompait en ce moment-là le silence entre le naturel et le surnaturel, lorsqu'Il transmettait des messages à Paul, à Jean, à Pierre et à Agabus (Actes 11, verset 28). Puisque ces messages provenaient de Dieu, ils constituaient des informations complémentaires à la Parole de Dieu. En ce temps-là, la rédaction du Nouveau Testament n'avait pas encore été achevée. Même avec les messages complémentaires qu'elles recevaient de temps en temps, les églises d'autrefois ne disposaient que d'une partie de la Parole de Dieu.

Entre temps, quand il était toujours possible aux apôtres de recevoir des messages directement de Dieu, il y avait des gens au sein de l'église de Corinthe qui recevaient des messages provenant de Dieu sous forme d'une langue particulière. Ces messages pouvaient prendre la forme d'une prière, d'un louange, ou d'une révélation. Néanmoins, c'était en effet un message provenant de Dieu et, par conséquent, cela constituait une addition à la Parole écrite qui était partiellement disponible à cette époque-là.

Dans l'élaboration du parler en langues que nous trouvons dans 1 Corinthiens 14, au verset 21, il est question de la Loi de l'Ancien Testament dans laquelle Dieu avait indiqué qu'Il parlerait à Son peuple à travers des langues, et ils ne L'écouteraient pas. Dieu parle aussi de langues dans Deutéronome 28. Moïse s'était adressé aux Israélites au moment où ceux-ci s'apprêtaient à entrer dans la terre promise. Il les avait avertis qu'ils ne recevraient pas avec joie l'Évangile qu'il leur avait annoncé, parce qu'ils « n'avaient pas, au milieu de l'abondance de toutes choses, servi l'Éternel, leur Dieu, avec joie et de bon coeur » (Deutéronome 28, verset 47). Leur rébellion a été punie, comme l'indiquent les derniers versets de Deutéronome 28. Les versets 48 et 49 résument ainsi cet avertissement :
« Tu serviras, au milieu de la faim, de la soif, de la nudité et de la disette de toutes choses, tes ennemis que l'Éternel enverra contre toi. Il mettra un joug de fer sur ton cou, jusqu'à ce qu'il t'ait détruit. L'Éternel fera partir de loin, des extrémités de la terre, une nation qui fondra sur toi d'un vol d'aigle, une nation dont tu n'entendras point la langue. »
Ce passage se rapportant à la Loi est donc celui dont il est question dans 1 Corinthiens 14, et qui s'adresse au phénomène du parler en langues. Les dix tribus d'Israël avaient, en effet, été détruites par leur ennemi, à savoir l'Assyrie, après que les Israélites se soient engagés dans la prostitution spirituelle avec les Assyriens. Comme conséquence de la rébellion spirituelle des Israélites, Dieu avait fait en sorte que la nation d'Assyrie, une nation dont les Israélites ne comprenaient pas la langue, détruise Israël. Dieu avait donné un dernier avertissement dans ce sens quelques années avant que cette destruction ne devienne effective. Cet avertissement se trouve dans Ésaïe 28, aux versets 11 à 12 :
« Hé bien ! C'est par des hommes aux lèvres balbutiantes et au langage barbare que l'Éternel parlera à ce peuple. Il lui disait : Voici le repos, laissez reposer celui qui est fatigué ; voici le lieu du repos ! Mais ils n'ont point voulu écouter. »
La suite du jugement de Dieu sur Israël avaient résurgi 122 ans plus tard. La nation de Juda avait, comme une prostituée, couru après Babylone, une nation païenne dont ils ne comprenaient pas la langue, et c'est Babylone qui avait fini par détruire la nation de Juda en l'An 587 avant J.-C. Ils avaient pourtant été avertis quelques années auparavant par le prophète Jérémie. Cet avertissement se trouve dans Jérémie 5, aux versets 15 à 17 :
« Voici, je fais venir de loin une nation contre vous, maison d'Israël, dit l'Éternel ; c'est une nation forte, c'est une nation ancienne, une nation dont tu ne connais pas la langue, et dont tu ne comprendras point les paroles. Son carquois est comme un sépulcre ouvert ; ils sont tous des héros. Elle dévorera tes brebis et tes boeufs, elle dévorera ta vigne et ton figuier ; elle détruira par l'épée tes villes fortes dans lesquelles tu te confies. »
Dieu met l'accent sur le fait qu'il s'agit d'une nation « dont on ne connait pas la langue. » Ce passage teinté de tristesse rejoint ce qui est dit dans 1 Corinthiens 14, verset 21.


Deux principes importants

Ce qui est écrit dans Deutéronome chapitres 13 et 28, et dans 1 Corinthiens 14, ainsi que le jugement de Dieu se rapportent tous, de toute évidence, à l'Église des derniers temps, quand on prend en considération deux principes importants.

Le premier principe est qu'Israël ancien symbolise ou représente l'Église du Nouveau Testament. Le jugement de Dieu qui a frappé les Israélites à cause de leur adultère spirituel permet de comprendre la nature du jugement que Dieu réserve à l'Église du Nouveau Testament à cause de sa rébellion spirituelle.

Le second principe est que Dieu soumet le genre humain à une épreuve. Deutéronome 13 indique que l'épreuve de l'Église viendra des faux prophètes qui reçoivent des messages surnaturels. Ces faux prophètes vont encourager les églises à adorer d'autres dieux, en faisant des témoignages sur leurs expériences surnaturelles, qui ne proviennent pas de Dieu. Ces deux principes bibliques donnent une idée de la façon dont Dieu jugera l'Église des derniers jours.


Les langues : l'épreuve des derniers jours

La question suivante mérite d'être posée : Pourquoi Dieu a-t-Il abondamment souligné le parler en langues dans 1 Corinthiens 12,1 Corinthiens 13 et 1 Corinthiens 14 ? On pourrait être surpris d'entendre beaucoup parler de ce phénomène passager dans la Bible. Quelques décennies après que ce phénomène se soit produit au sein de l'Église de Corinthe, les visions qui sont décrites dans l'Apocalypse étaient reçues par l'Apôtre Jean sur l'Ile de Patmos. L'Apocalypse se termine par cet avertissement : Quiconque ajoute quelque chose aux paroles de la prophétie de ce livre sera frappé des fléaux qui sont décrits dans ce livre. Par conséquent, il ne peut y avoir d'autres révélations transmises par Dieu à travers les visions, les voix, les langues, ou tout autre moyen. Par conséquent, le phénomène des langues qui était réel au niveau de l'église de Corinthe a touché à sa fin. Désormais, nous ne devons plus nous attendre à ce que Dieu puisse transmettre des messages à travers de tels mécanismes, ou à travers tout autre moyen à la seule exception de ce qu'Il nous a dit dans la Bible.

Il s'avère que le phénomème des langues provenant de Dieu était passager et était limité à l'Église de Corinthe. C'était quelque chose d'accessoire, même à cette époque-là. La question suivante reste donc actuelle : pourquoi Dieu en a-t-Il tant parlé ?

La réponse se trouve dans la prise de conscience du fait que ces trois chapitres de 1 Corinthiens présentent le phénomène de langues comme étant le noyau de l'épreuve à laquelle sera soumise l'Église des derniers temps. Dieu avait planté l'arbre de la connaissance du bien et du mal dans le Jardin d'Éden, et cet arbre constituait un test pour nos premiers parents. Satan avait saisi cette occasion pour tenter et asservir l'homme par le péché. Dans l'avertissement et le test dont parle Deutéronome 13, Dieu permet qu'un faux prophète puisse séduire certains membres au sein de l'église. C'est Dieu qui conçoit les programmes sur la base desquels l'homme sera éprouvé, mais c'est Satan qui s'en sert pour séduire les gens.

Dieu est à l'origine du phénomène des langues, dont parlent 1 Corinthiens chapitres 12, 13 et 14, comme moyen de mettre à l'épreuve l'église des derniers temps. Dieu avait donné à certains hommes, pendant un temps, le don d'interprétation des langues au sein de l'église de Corinthe afin de mettre à jour la fidélité ou l'infidélité des églises au niveau de la Parole de Dieu.

Adam et Ève avaient la permission de manger les fruits de tous les arbres du jardin, à l'exception d'un seul. Dieu avait richement béni les arbres du jardin en faisant qu'ils produisent des fruits exquis et délicieux, afin de satisfaire aux besoins de l'homme. Comme Lucifer voulait que l'homme serve Satan à la place de Dieu, il avait tenté Adam et Ève en leur faisant croire qu'il leur manquerait quelque chose de très important, s'ils ne mangeaient pas le fruit du seul arbre frappé d'interdiction.

L'Église peut voir, à travers la Bible, les nombreuses bénédictions auxquelles le salut donne droit. Ces bénédictions sont plus nombreuses que ce que chaque homme serait en droit d'attendre. Elles sont si merveilleuses que nos coeurs devraient en permanence louer Dieu. Une toute petite bénédiction passagère accordée provisoirement à certains membres de l'église de Corinthe (à savoir la faculté de recevoir de nouveaux messages de Dieu dans une langue inconnue), a précédé les magnifiques bénédictions que contient toute la Parole de Dieu. Dieu a porté au maximum Ses bénédictions destinés au genre humain en ce qui concerne Sa communication avec nous, en nous donnant l'intégralité de Sa volonté (l'Ancien Testament et le Nouveau Testament) tout en nous interdisant les bénédictions de moindre importance offertes à l'église de Corinthe.

Dieu, dans Sa sagesse, avait jugé opportun d'inclure ce récit dans la Bible. Il avait, en effet, souligné abondamment le phénomène du parler en langues dans la Bible. Si nous en lisons, c'est pour savoir que ce phénomène constitue une épreuve pour l'Église des derniers temps tout comme l'arbre de la connaissance du bien et du mal avait permis de tester les premiers hommes.


Satan utilise le phénomène des langues pour détruire

Satan se sert de ce genre d'épreuve comme sa dernière occasion pour remporter une victoire décisive sur Christ, en infligeant une défaite à l'Église visible. Il a vaincu Adam et Ève en les encourageant à manger le fruit de l'arbre défendu dans le Jardin d'Éden. Dans le même ordre d'idées, il encourage l'Église des derniers temps à s'intéresser au phénomène défendu des langues.

Quand Dieu avait mis sur pied l'épreuve dans le Jardin d'Éden, Il avait fait intervenir un langage qui avait en quelque sorte facilité la tentation d'Ève par Lucifer. Dieu n'avait pas donné à l'arbre défendu un nom qui servait de mauvais présage tel que « arbre défendu. » Dieu plutôt avait donné à cet arbre un nom tout à fait étrange : « arbre de la connaissance du bien et du mal. » Certainement, un tel nom devait amener Adam et Ève à se demander quel pouvoir mystérieux le fruit de cet arbre pouvait-il posséder. Ceci se voit très clairement à travers la réaction d'Ève aux avances de Satan, comme l'indique Genèse 3, au verset 6 :
« La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea. »
Satan a suscité la curiosité d'Ève en se référant au nom que Dieu avait donné à l'arbre. Dans Genèse 3, au verset 5, Satan avait dit à Ève :
« Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »
Sûrement, en donnant à cet arbre le nom « d'arbre de la connaissance du bien et du mal », Dieu avait donné à Satan un outil qu'il pouvait utiliser pour tenter nos premiers parents, et les induire dans le péché.

Dieu, il va sans dire, n'est pas l'auteur du péché, ni coupable d'un péché quelconque. Dieu avait cependant mis sur pied une épreuve pressante et valable, dans la mesure où le fruit avait l'air très délicieux :
« l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, »
(Genèse 3, verset 6)
Et le nom de cet arbre était assez séduisant.

Dieu avait, dans le même ordre d'idées, mis sur pied une épreuve intensive pour Israël ancien. Les dix tribus du royaume du Nord, appelé Israël, avaient été détruites par les Assyriens, une nation dont ils ne comprenaient pas la langue. Israël avait échoué à l'épreuve. Cependant, Dieu avait béni la nation d'Assyrie en l'aidant à conquérir la Syrie (2 Rois 16, verset 9). L'Assyrie semblait être une nation qui possédait les réponses à toutes sortes de problèmes. Ézéchiel 23, versets 5 à 6, dit ce qui suit :
« Ohola me fut infidèle ; elle s'enflamma pour ses amants, les Assyriens ses voisins, vêtus d'étoffes teintes en bleu, gouverneurs et chefs, tous jeunes et charmants, cavaliers montés sur des chevaux. »
« Ahola » est un autre nom qui désigne la capitale d'Israël, qui était en Samarie. L'Assyrie, avec sa réussite sur le plan politique et ses exploits matériels, avait l'air d'être une nation à imiter. Pareillement, Juda, le royaume du Sud, avec sa capitale Jérusalem, était séduit par la beauté, la puissance, et les succès des Assyriens et des Babyloniens.

La beauté, la puissance et les succès politiques de l'Assyrie et de Babylone étaient le résultat des bénédictions de Dieu. Ces nations méchantes étaient pourtant en totale rébellion contre Dieu, mais Dieu les avait tout de même rendues puissantes, et Il avait fait qu'elles soient assez prospères pour être en mesure d'attirer Israël et Juda.


Israël demande l'aide à l'Assyrie

La Bible donne une illustration vivante de la façon dont Dieu avait permis à une méchante nation comme l'Assyrie de donner à Israël l'impression qu'elle est l'histoire d'une réussite. À l'époque d'Ésaïe, Jérusalem était menacé par Israël et par la Syrie. La situation était grave. 2 Chroniques 28 étale au grand jour la méchanceté d'Achaz, roi de Juda, et la punition résultante que Dieu avait infligée à Juda à travers Israël et la Syrie. Lisons, à cet effet, 2 Chroniques 28, versets 5 à 6 :
« L'Éternel, son Dieu, le livra entre les mains du roi de Syrie ; et les Syriens le battirent et lui firent un grand nombre de prisonniers, qu'ils emmenèrent à Damas. Il fut aussi livré entre les mains du roi d'Israël, qui lui fit éprouver une grande défaite. Pékach, fils de Remalia, tua dans un seul jour en Juda cent vingt mille hommes, tous vaillants, parce qu'ils avaient abandonné l'Éternel, le Dieu de leurs pères. »
Le roi de Juda, un méchant homme nommé Achaz, et tout le peuple de Juda auraient dû crier à Dieu pour solliciter Son secours. Ils auraient dû se répentir de tout leur coeur comme Ninive l'avait fait au moment où Jonas leur avait prêché. Ils auraient dû crier à Dieu comme le roi Josaphat l'avait fait quand les Moabites et les Ammonites étaient venus détruire Juda (2 Chroniques 20). Au contraire, la Bible indique que Juda avait plutôt demandé secours à l'Assyrie. Lisons, à cet effet, 2 Rois 16, verset 7 :
« Achaz envoya des messagers à Tiglath-Piléser, roi d'Assyrie, pour lui dire : je suis ton serviteur et ton fils ; monte, et délivre-moi de la main du roi de Syrie et de la main du roi d'Israël, qui s'élèvent contre moi. »
Il est impossible que Juda montre plus clairement son manque total de confiance en Dieu. Dieu avait utilisé la méchante Assyrie pour libérer Juda qui avait péché, comme l'indique 2 Rois 16, au verset 9 :
« Le roi d'Assyrie l'écouta ; il monta contre Damas, la prit, emmena les habitants en captivité à Kir, et fit mourir Retsin. »
L'Assyrie avait conquis la Syrie. Jusqu'aux temps modernes, la Syrie n'a pas encore été une nation indépendante. Dieu avait utilisé l'Assyrie pour détruire les dix tribus. Celles-ci n'existaient plus comme royaume indépendant. Grâce à sa force, la nation païenne d'Assyrie avait fait que la Syrie et le royaume du Nord d'Israël ne soient plus un danger pour Juda.

Ce qu'il faudrait retenir de ce récit, c'est que Dieu avait donné du succès à l'Assyrie pour éprouver davantage Juda. Les succès de l'Assyrie à son apogée et de Babylone à son apogée faisaient croire que leurs dieux étaient plus puissants et plus crédibles que Jéhova. C'est Dieu qui, selon Son plan, avait donné la victoire à l'Assyrie, mais Juda était convaincu que cette victoire provenait plutôt de la supériorité des dieux Assyriens. L'attitude de Juda est décrite dans 2 Chroniques 25, au verset 14, où Amatsia, un autre roi de Juda, adorait les dieux d'un ennemi appelé Édom ou Séir. Lisons ce verset :
« Lorsqu'Amatsia fut de retour après la défaite des Édomites, il fit venir les dieux des fils de Séir, et se les établit pour dieux ; il se prosterna devant eux, et leur offrit des parfums. »
2 Chroniques chapitre 28, aux versets 22 à 23, donne un récit semblable au sujet du méchant roi Achaz :
« Pendant qu'il était dans la détresse, il continuait à pécher contre l'Éternel, lui, le roi Achaz. Il sacrifia aux dieux de Damas, qui l'avaient frappé, et il dit : Puisque les dieux des rois de Syrie leur viennent en aide, je leur sacrifierai pour qu'ils me secourent. Mais ils furent l'occasion de sa chute et celle de tout Israël. »

Dieu intensifie l'épreuve finale

Quand Dieu établit un programme pour mettre à l'épreuve quelqu'un, Il augmente l'épreuve à travers le langage qu'Il utilise, ou en rendant provisoirement victorieux Ses ennemis. Les mêmes principes s'appliqueront à l'épreuve que subira l'Église des derniers temps, en ce qui concerne la Parole de Dieu, et les victoires que Dieu permet aux ennemis de l'évangile de remporter.

Nous avons trois exemples de mots que Dieu utilise pour décrire la gravité du test des derniers jours. Tout d'abord, Dieu dit que ceux qui parlaient en langues au sein de l'église de Corinthe étaient édifiés quand ils disaient les mystères en esprit (1 Corinthiens 14, versets 2 à 4). Certainement, le croyant devrait rechercher toute chose qui servirait à édifier ou développer sa foi, mais le contexte dans lequel ces mots sont utilisés montre au croyant qu'il devrait agir avec prudence.

Deuxièmement, Dieu déclare dans 1 Corinthiens 14, au verset 39 :
« Ainsi donc, frères, aspirez au don de prophétie, et n'empêchez pas de parler en langues. »
Ce passage enseigne-t-il que parler en langues est un péché ? (Voir pages 35 à 36.) Au moment où ce phénomène avait lieu, ce n'était pas un péché de parler en langues, à condition que certaines règles étaient respectées. Mais après l'achèvement de la Bible effectivement, parler en langues constitue un péché puisque nous possédons désormais toute la révélation divine dont il nous faut.

Le troisième exemple mérite une explication plus approfondie. Trois des quatre évangiles, à savoir, Matthieu, Marc et Jean, parlent du « blasphème contre le Saint-Esprit. » 1 Jean 5 l'appelle un « péché qui mène à la mort. » Ce péché est exceptionnelle, dans la mesure où Dieu veille sur les hommes, à tel point qu'il est pratiquement impossible de trouver quelqu'un qui aurait commis un tel péché.

Cependant, les scribes à l'époque de Jésus avait commis ce péché. Marc 3, au verset 22, dit ceci :
« Et les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, dirent : Il est possédé de Béelzébul ; c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons. »
En réponse à ce grave péché, Jésus déclare dans Marc 3, versets 28 à 29 :
« Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, et les blasphèmes qu'ils auront proférés ; mais quiconque blasphémera contre le Saint-Esprit n'obtiendra jamais de pardon : il est coupable d'un péché éternel. »
Au verset 30, Il explique que le péché du blasphème contre le Saint-Esprit consiste à croire que Christ était soumis au pouvoir de Satan, plutôt qu'au pouvoir du Saint-Esprit. Les scribes, qui haïssaient Jésus et voulaient Le mettre à mort, avaient commis cet horrible péché. Ils étaient convaincus qu'Il était sous le joug de Satan. Ils n'avaient aucune intention de Le considérer comme leur Messie.

La Bible confirme, notamment dans Marc 3 et Matthieu 12, que les scribes avaient commis ce péché. De nos jours, même le pécheur le plus endurci n'oserait pas affirmer que le pouvoir de Jésus venait de Satan. Il est possible qu'il y ait des gens à travers le monde qui ont commis ce péché, mais s'il y en a, ceux-ci n'auront aucune envie que Christ soit leur Sauveur. Quiconque considère Jésus comme Sauveur, même au moindre degrée, ne peut pas commettre cet horrible péché.

Pourquoi Dieu aurait-Il beaucoup parlé de ce péché dans la Bible ? La présence de ces passages dans la Bible a causé beaucoup d'angoisse chez les vrais croyants qui avaient appris à tort que le péché du blasphème contre le Saint-Esprit consistait à rejeter Christ. Bon nombre de vrais croyants avaient maintes fois rejeté Christ quand ils étaient jeunes. Ils ont été sauvés plus tard, mais ils restent obsédés par cette question : Puis-je être sauvé ? L'une des raisons pour lesquelles Dieu a parlé de ce péché dans la Bible est qu'Il veut souligner l'importance de l'épreuve que subira l'Église des derniers temps.

Une simple conséquence de la mauvaise interprétation du blasphème contre le Saint-Esprit pourrait être la conclusion erronnée que celui qui croit qu'une église est sous le pouvoir de Satan a commis ce péché horrible. En d'autres termes, on pourrait dire que si quelqu'un examine un évangile (ou plan de salut) ou une dénomination particulière, et arrive à la conclusion que celle-ci est de Satan, un tel jugement constitue le blasphème contre le Saint-Esprit. Une telle conclusion est erronée, bien qu'elle soit largement enseignée par ceux qui croient au parler en langues. Il y a très peu de gens qui osent affirmer que « l'évangile qui prône le parler en langues » est de Satan. Presque personne n'ose affirmer qu'un évangile, qui déclare que Christ est le Sauveur, peut être de Satan. En conséquence, un évangile qui prône le parler en langues n'est pas critiqué, même pas par ceux qui veulent rester fidèles à la Bible. Pour ne pas blasphémer contre le Saint-Esprit, ceux-ci se voient obligés de reconnaître, tout en rejetant bon nombre de doctrines enseignées par une église qui prône le parler en langues, qu'elle doit appartenir au vrai Évangile. Une telle position, il va sans dire, encourage beaucoup à suivre un évangile qui prône le parler en langues. Dieu a donc fait en sorte que l'épreuve concernant les langues ne présente pas beaucoup de différence par rapport au vrai Évangile.

Croire que, lorsque Jésus est venu comme le Sauveur, Il était sous le pouvoir de Satan, est la définition correcte du blasphème contre le Saint-Esprit.


Le succès du phénomème des langues

Un nombre sans cesse croissant de personnes et d'églises à travers le monde échouent à l'épreuve des derniers temps. Le phénomène du parler en langues, aussi appelé « mouvement charismatique », se répand comme une traînée de poudre à travers les églises. Des églises dans pratiquement chaque dénomination l'ont accueilli à bras ouverts.

On a essayé, pendant plusieurs générations, à unifier des églises et dénominations diverses. Cependant, aucune autre tentative n'a eu autant de succès que le mouvement charismatique. Les catholiques romains, les luthériens, les presbytériens, les méthodistes, les baptistes, toutes les églises qui s'identifient avec l'éthique chrétienne, attirent beaucoup d'adeptes sous le couvert du mouvement charismatique. Pour ceux qui adoptent le parler en langues, ceci apparaît comme une excellente démonstration du pouvoir du Saint-Esprit.

La Bible nous guide dans la vérité. Nous pouvons prendre conscience des faits. L'Église s'écarte de plus en plus de la foi. En conséquence, Dieu aveugle les gens pour qu'ils croient que ce mouvement est le fruit du Saint-Esprit. Ceux-ci ne se rendent pas compte que ce mouvement est l'initiative de Satan. À travers ce phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur dans les milieux ecclésiastiques, il paraît que Satan remporte la victoire sur le vrai Évangile, une victoire sans précédent.

Dieu avait amené le jugement sur l'église de l'Ancien Testament (Israël et Juda), à travers les nations dont Israël ne comprenait pas la langue, des nations avec lesquelles Israël s'était engagé dans la prostitution spirituelle. Dieu avait utilisé ces nations pour détruire Israël et Juda. De même, les églises et les dénominations de nos jours s'engagent dans une prostitution spirituelle grave en suivant à l'aveuglette les évangiles qui prônent un langage inconnu appelé le parler en langues. Dieu Se sert de ces faux évangiles pour juger l'Église. Comme on peut s'y attendre, l'église sera plus tard détruite par ces évangiles.

Les églises vont continuer à exister. Elles peuvent donner l'impression d'être plus dynamiques et plus conquérantes spirituellement que jamais. On peut avoir l'impression que le christianisme attire de plus en plus d'adeptes à travers le monde. Les campagnes d'évangélisation attirent des foules de plus en plus nombreuses, les églises sont pleines à craquer, les séminaires attirent un plus grand nombre d'étudiants. Toutefois, on devrait se rendre compte que l'Église est sous le jugement de Dieu. L'abomination de la désolation s'établit de plus en plus solidment dans le lieu saint. L'homme de péché est en train de prendre sa place dans le temple.

Deux éléments importants caractérisent toujours le phénomène du parler en langues. Premièrement, l'acceptation du principe que Dieu S'adresse à nous encore des messages de nos jours. De nouvelles révélations, croit-on, peuvent être transmises à travers une langue inconnue, une vision, un songe, ou une voix qu'on entend. Ceux qui s'intéressent aux songes et aux visions, s'intéressent toujours aussi au parler en langues. Dans le même ordre d'idées, ceux qui s'intéressent au parler en langues s'intéressent aussi aux rêves et aux visions. Le vrai Évangile est circonscrit par l'autorité de la Bible seule dans son intégralité. Un évangile basé sur le parler en langues a comme autorité la Bible plus les messages qui sont censés venir de Dieu à travers une langue inconnue, un songe, une vision ou une voix. Il est facile de voir qu'il ne s'agit pas du vrai Évangile. Et s'il ne s'agit pas du vrai Évangile, il s'agit automatiquement d'un faux évangile.


Les signes et les prodiges

La deuxième caractéristique du phénomème des langues est l'intérêt de la part de ceux qui prétendent le pratiquer pour les signes et les prodiges. Ceux qui ont embrassé ce mouvement sont convaincus que Dieu fait des miracles de nos jours, tout comme notre Seigneur et les douze apôtres faisaient autrefois des signes et des prodiges. On s'attend généralement à voir s'opérer des guérisons miraculeuses. Le fait que certains tombent à la renverse (étant « tués dans l'esprit », comme certains le disent) est l'évidence qu'il s'agit d'un évènement surnaturel. Tandis que la soi-disante guérison miraculeuse peut être expliquée du point de vue terrestre et matériel, tomber à la renverse, par contre, semble être inexplicable du point de vue terrestre et matériel.

Le fait que certains semblent recevoir un message transmis par Dieu dans une langue ou une vision, et que sais-je encore, pourrait avoir une explication ordinaire. Cela pourrait être une hallucination, ou bien la manifestation de quelque chose qui se passe dans le subconscient de quelqu'un. Il peut tout aussi bien être question d'une activité surnaturelle menée par Satan qui séduit les coeurs de ceux qui ne sont pas satisfaits du vrai Évangile. Quand il s'agit d'une activité surnaturelle, elle peut être appelée un signe ou un prodige, parce que Dieu considère, comme l'indique 1 Corinthiens 14, verset 22, que le fait de parler en langues est un signe.

Il importe de noter que la Bible évoque les « signes et les prodiges » dans le contexte de la fin du monde. Le fait que ces évocations ne concernent pas la vraie Église est d'une grande importance. Chaque fait qui est évoqué se rapporte à l'activité de Satan. Par exemple, dans Matthieu 24, verset 24, nous lisons :
« Car il s'élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus. »
Ce verset indique que les faux prophètes annonceront un évangile qui ressemble tellement au vrai Évangile que même les élus pourraient être séduits, si cela était possible. Les élus sont les vrais croyants. Ils avaient été choisis par Dieu pour être sauvés. Ils ne peuvent pas être séduits, parce que Dieu les tient fermement dans Ses bras. On peut reconnaître les faux prophètes par leurs signes et leurs prodiges. Dans 2 Thessaloniciens 2, au verset 9, Dieu nous donne des avertissements au sujet de l'homme de péché qui prend sa place dans le temple :
« L'apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers. »
Dans l'Apocalypse 13, en soulignant le fait que Satan se présente comme un faux prophète, Dieu nous prévient du verset 13 au, verset 14 :
« Elle [la bête] opérait de grands prodiges, même jusqu'à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l'épée et qui vivait. »
Dans l'Apocalypse 16 au, verset 14, Dieu parle d'une activité satanique qui aura lieu tout juste avant le jugement dernier :
« Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant. »
Dieu démontre à travers ces passages qu'Il va amener Son jugement sur l'Église des derniers jours à travers les faux évangiles qui mettent l'accent sur les miracles. Ne soyez donc pas surpris que les signes et les prodiges sont en première ligne au niveau des églises qui proclament de faux évangiles. Quand Christ annonçait le vrai Évangile, Il avait confirmé l'authenticité de celui-ci en opérant des miracles. Lisons, à cet effet, Jean 20, versets 30 à 31 :
« Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom. »
En accomplissant son oeuvre à la fin des temps à travers ses faux évangiles qui mettent l'accent sur le parler en langues, Satan essaie aussi de confirmer l'authenticité de ceux-ci en opérant des signes et des prodiges. Deux miracles seulement lui sont attribués dans la Bible. Premièrement, sa capacité pour rompre le silence entre le naturel et le surnaturel avec des messages en langues et au moyen de visions. Deuxièment, il peut faire que les gens tombent à la renverse, de façon surnaturelle. Pour ajouter beaucoup plus de crédibilité à ce genre de plan de salut, Satan oeuvre à travers de faux signes et de faux prodiges. Autrement dit, ses adeptes prétendent opérer des miracles, et ils croient que des miracles ont été effectivement opérés, alors qu'en fait il n'en est rien.

Les moyens de communication modernes, la télévision entre autres, donnent un coup d'acélérateur à la promotion de ces faux évangiles. Ceux qui fréquentent des églises assez fidèles au vrai Évangile arrivent ainsi à se familiariser aux flatteries et aux appâts de ces faux évangiles dans l'intimité de leur domicile. Sans que personne le sache, ils boivent abondamment de cette eau empoisonnée, et au fur et à mesure que cette peste fait tâche d'huile dans leurs églises, ils finissent par l'accepter comment un aspect du vrai Évangile. Juste sous nos yeux, les églises, les unes après les autres, se soumettent aux évangiles qui ne considèrent pas que la Bible seule, dans son intégralité, constitue le vrai Évangile.

La destruction de l'Église se réalise, dans une large mesure, à travers le phénomène des langues qui sert à mettre à l'épreuve la fidélité de l'Église. Dans leur aveuglément, les églises vont échouer à l'épreuve, au fur et à mesure que Satan amène les fidèles à accepter les faux évangiles qui prônent les langues, les signes et les prodiges. Certes, les églises vont continuer donc à exister pendant la période de la grande et dernière tribulation, mais elles vont de plus en plus sombrer dans l'apostasie. Les vrais croyants vont quitter volontairement ces églises, ou bien on va leur demander de partir quand leur assemblée va commencer à suivre un faux évangile. Ceux qui resteront dans ces églises vont servir Satan, tout en croyant qu'ils servent Christ.


Le feu qui descend du Ciel

Le livre des Nombres chapitre 16 parle d'une rébellion menée contre Moïse par trois hommes, Koré, Dathan et Abiram. Lisons Nombres 16, versets 2 à 3 :
« Ils se soulevèrent contre Moïse, avec deux cent cinquante hommes des enfants d'Israël, des principaux de l'assemblée, de ceux que l'on convoquait à l'assemblée, et qui étaient des gens de renom. Ils s'assemblèrent contre Moïse et Aaron, et leur dirent : C'en est assez ! Car toute l'assemblée, tous sont saints, et l'Éternel est aussi au milieu d'eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l'assemblée de l'Éternel ? »
Comme conséquences à cette rébellion, la terre s'est ouverte et elle a englouti les familles des trois hommes, et le feu a consumé les deux cent cinquante hommes qui s'étaient rebellés. Lisons, à cet effet, Nombres 16, verset 35 :
« Un feu sortit d'auprès de l'Éternel, et consuma les deux cent cinquante hommes qui offraient le parfum. »
Le jour suivant, les Israélites se sont plaints. Nombres 16, verset 41 nous dit :
« Dès le lendemain, toute l'assemblée des enfants d'Israël murmura contre Moïse et Aaron, en disant : Vous avez fait mourir le peuple de l'Éternel. »
Suite à cette nouvelle rébellion de la part d'Israël, Dieu avait envoyé une peste en Israël, et celle-ci avait commencé à tuer massivement les Israélites. Seule l'intervention au moment opportun d'Aaron qui a fait une expiation pour le peuple Israélite avait permis que Dieu ne fasse pas périr tous les Israélites. Nombres 16, versets 45 à 48, parle de ce terrible jugement et de son remède :
« Retirez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un instant. Ils tombèrent sur leur visage ; et Moïse dit à Aaron : Prends le brasier, mets-y du feu de dessus l'autel, poses-y du parfum, va promptement vers l'assemblée, et fais pour eux l'expiation ; car la colère de l'Éternel a éclaté, la plaie a commencé. Aaron prit le brasier, comme Moïse avait dit, et courut au milieu de l'assemblée ; et voici, la plaie avait commencé parmi le peuple. Il offrit le parfum, et il fit l'expiation pour le peuple. Il se plaça entre les morts et les vivants, et la plaie fut arrêtée. »
Dans ce récit, Israël rebelle symbolise le genre humain qui s'était rebellé contre Dieu. La plaie qui avait tué tant d'Israélites et le feu qui était descendu du Ciel et avait fait périr deux cent cinquante hommes, annoncent le jugement de Dieu qui va détruire tous ceux qui ne sont pas sauvés. L'expiation faite par Aaron tout comme Aaron lui-même, qui s'était placé entre les morts et les vivants, représentent Christ qui avait réussi à faire que la colère de Dieu ne s'abatte pas sur tous ceux pour lesquels Il avait fait l'expiation. Ce récit reflète donc dans l'ensemble le message du salut.


Satan peut-il faire que le feu descende du Ciel ?

L'Apocalypse 13, au verset 13, indique que la bête :
« opérait de grands prodiges, même jusqu'à faire descendre le feu du Ciel sur la terre, à la vue des hommes. »
Ceci veut-il dire qu'à un moment donné, Satan sera capable de faire littéralement descendre le feu du Ciel ? Permettez-moi de noter que ce phénomène est en train de se produire à plusieurs endroits dans le monde, mais il ne s'agit pas de feu, au sens propre du terme. Il s'agit plutôt d'une activité qui est l'équivalent du feu qui descend du Ciel. Cherchons ce dont il peut être question dans la Bible.

À deux occasions frappantes, lorsque Satan avait, à travers ses émissaires, menacé les croyants, le feu était descendu du Ciel pour détruire les méchants.

2 Rois 1 parle du méchant roi d'Israël qui envoie un capitaine et cinquante hommes pour capturer Élie. Face à l'assaut manifeste de Satan sur les croyants, Élie, qui représente les croyants, a fait descendre du Ciel un feu qui avait consumé le capitaine et les cinquante hommes.

L'Apocalypse chapitre 20 nous dit que Satan avait donné l'assaut au camp des saints à travers les nations qui sont aux quatre coins de la terre, et le feu était descendu du Ciel pour détruire ces nations.

Il y a eu une autre occasion où Satan avait donné l'assaut au Royaume de Dieu, et le feu aurait pu venir du Ciel pour le détruire. Mais, c'est plutôt une autre action tout à fait qui a été utilisée pour montrer que Satan aurait pu lui-même être détruit par ce feu. Cette action ainsi est devenu l'équivalent du feu qui descend du Ciel.

Cet évènement avait eu lieu quand Jésus était dans le Jardin de Gethsémane, et Judas ainsi que les soldats du temple étaient venus prendre Jésus. Satan lui-même était présent, puisqu'un peu plus tôt, il était entré dans Judas (Luc 22, verset 3). Satan avait tellement contribué à ce qui s'était passé par la suite que Christ avait considéré que Judas était un « démon » (Jean 6, versets 70 à 71). Jésus avait demandé à Judas et aux soldats du temple :
« Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. »
Et Jésus leur a répondu en disant :
« C'est moi »
(Jean 18, versets 4 à 5).
À ce moment, à partir de l'action d'Élie dont parle 2 Rois 1, et de l'action contre les forces du mal dont parle Apocalypse 20, Jésus aurait dû faire que le feu descende du Ciel pour détruire les ennemis qui voulaient L'arrêter. Mais, ne voulant pas le faire, Jésus avait plutôt dit aux soldats du temple :
« C'est ici votre heure, et la puissance des ténèbres »
(Luc 22, verset 53).
Christ ne pouvait pas détruire ces ennemis, parce qu'il était nécessaire que l'on Le ligote et qu'Il aille à la croix pour payer le prix de nos péchés. Ce n'est qu'à cette condition qu'Il pouvait devenir notre Sauveur.

Jésus avait montré qu'Il voulait qu'on L'arrête, et que c'était la volonté de Dieu qu'Il soit arrêté, sinon Christ aurait détruit ces ennemis. Au lieu de faire descendre le feu du Ciel, lorsqu'Il avait dit : « C'est moi, » Jésus avait plutôt fait reculer et tomber par terre ceux qui voulaient L'arréter (Jean 18, verset 6). Jésus avait ici utilisé une autre force, afin de leur montrer qu'Il était capable de les détruire.

L'Apocalypse 13, verset 13, nous apprend que Satan fera en sorte que le feu descende sur la terre, mais la Bible nous apprend par aussi que Satan est incapable de faire descendre le feu du Ciel. Vous rappelez-vous de la rivalité qu'il y avait entre Élie et les prophètes de Baal (1 Rois 18) ? Les 450 prophètes de Baal, dont le chef est Satan, avaient essayé toute la journée à faire que le feu descende du Ciel sur l'autel qu'ils avaient fait. Cependant ils n'avaient point réussi à le faire. Élie, par contre, avait prié que l'Éternel envoie le feu sur l'autel qu'il avait bâti, et le feu de l'Éternel était tombé, et avait consumé l'holocauste, le bois, et même les pierres qui faisaient partie de l'autel.

Par conséquent, Satan ne peut pas en fait faire descendre le feu du Ciel. Satan était présent quand Jésus avait fait que ceux qui étaient venus Le capturer tombent à la renverse au lieu de faire descendre le feu du Ciel (Jean 18). C'est là la solution à la prophétie selon laquelle Satan ferait descendre le feu du Ciel : Jésus avait fait que les gens tombent à la renverse devant Lui grâce à une puissance surnaturelle qui servait d'équivalent au feu qui descend du Ciel. C'est de cette façon que l'Apocalypse 13, verset 13, trouve son accomplissement. Parmi les faux évangiles qui circulent de nos jours, il y a un phénomène assez répandu et qui fait que les gens tombent à la renverse à cause d'une certaine force surnaturelle. Ceci s'appelle « être tué dans l'esprit. » Puisque Satan lui-même est incapable de faire descendre le feu du Ciel, il imite l'exemple de Jésus en faisant que les gens tombent à la renverse ce qui est l'équivalent du feu qui descend du Ciel.

Zacharie 13, versets 8 à 9, dit ceci :
« Dans tout le pays, dit l'Éternel, les deux tiers seront exterminés, périront, et l'autre tiers restera. Je mettrai ce tiers dans le feu, et je le purifierai comme on purifie l'argent, je l'éprouverai comme on éprouve l'or. Il invoquera mon nom, et je l'exaucerai ; je dirai : C'est mon peuple ! Et il dira : l'Éternel est mon Dieu ! »
Le tiers dont il est question ici se rapporte à ceux qui sont sauvés. Ils sont passés par le feu, dans ce sens que Christ a enduré, à leur place, la colère de Dieu. La colère de Dieu s'identifie avec les feux éternels de l'enfer. En Christ, le prix entier de tous nos péchés a été payé. Nous pouvons maintenant nous tenir sans aucun reproche devant Dieu. Nous sommes Son peuple, et le Seigneur est notre Dieu.

Un autre exemple historique se trouve dans 2 Rois 1, où nous lisons qu'à trois occasions, des chefs de cinquante avec chacun un bataillon de cinquante hommes s'étaient présentés pour emmener captif Élie. Les deux premiers bataillons avaient été détruits par le feu qui était descendu du Ciel. Le troisième chef et ses hommes avaient demandé la miséricorde, et ils avaient ainsi été épargnés. Ceux qui avaient été épargnés représentent ceux qui sont sauvés. Ceux qui sont sauvés sont sains et saufs dans les bras de Christ.

Quand Dieu sera prêt à détruire cette terre par le feu pour créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre, Il fera tomber Son jugement sur les églises qui auront progressivement sombré dans l'apostasie. Dieu utilise Satan pour cette tragique besogne, comme Il utilisait les nations méchantes d'Assyrie et de Babylone pour détruire Israël ancien. Satan ne sera pas finalement le vainqueur. Lorsque Satan pensera qu'il a remporté la victoire, Dieu va le soumettre au jugement. L'Apocalypse 20, au verset 9, dit ceci :
« Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du Ciel, et les dévora. »
Le feu qui descend du Ciel symbolise le jugement de Dieu qui va s'abattre à la fin du monde sur ceux qui ne sont pas sauvés. Ce verset souligne le jugement final de Dieu sur les ennemis de Dieu (ceux qui ne sont pas sauvés) qui seront jetés en enfer le dernier jour. L'Apocalypse 22, verset 18, donne des avertissements sur ce jugement lorsqu'il parle de « fléaux. »
« Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre. »
Ézéchiel 38, versets 18 à 23, parle aussi du sort qui est réservé à Satan et aux méchants de ce monde :
« En ce jour-là, le jour où Gog marchera contre la terre d'Israël, dit le Seigneur, l'Éternel, la fureur me montera dans les narines. Je le déclare, dans ma jalousie et dans le feu de ma colère, en ce jour-là, il y aura un grand tumulte dans le pays d'Israël. Les poissons de la mer et les oiseaux du ciel trembleront devant moi, et les bêtes des champs et tous les reptiles qui rampent sur la terre, et tous les hommes qui sont à la surface de la terre ; les montagnes seront renversées, les parois des rochers s'écrouleront, et toutes les murailles tomberont par terre. J'appelerai l'épée contre lui sur toutes mes montagnes, dit le Seigneur, l'Éternel ; l'épée de chacun se tournera contre son frère. J'exercerai mes jugements contre lui par la peste et par le sang, par une pluie violente et par des pierres de grêle ; je ferai pleuvoir le feu et le soufre sur lui et sur ses troupes, et sur les peuples nombreux qui seront avec lui. Je manifesterai ma grandeur et ma sainteté, je me ferai connaître aux yeux de la multitude des nations, et elles sauront que je suis l'Éternel. »
Ce passage parle du Jugement Dernier. Il nous rassure que Satan ne sera pas victorieux à la fin. Au fur et à mesure que nous nous approchons de la fin des temps, nous aurons l'impression que Satan court vers la victoire. Les faux évangiles, surtout ceux qui prônent les signes et les prodiges, vont gagner du terrain, et ils causent de plus en plus de confusion au sein des assemblées. La Bible est de moins en moins considérée par les assemblées comme étant leur autorité suprême. Le programme de salut qu'on présente dans plusieurs milieux écclésiastiques peut sembler logique, plein d'amour et raisonnable aux yeux des hommes, mais ce n'est pas le plan de salut de la Bible qui présente tout le conseil de Dieu. Les vrais croyants vont se sentir de plus en plus isolés. Ils vont se demander comment se fait-il que la cause de Christ devienne si impuissant.

Le Jour du Jugement Dernier va venir. Mais, Satan ne remportera pas la victoire. Les croyants qui ont Christ comme Chef seront vengés. O glorieux salut ! O Dieu glorieux et plein d'amour qui tient fidèlement à tous Ses engagements !



Extrait du programme radiodiffusé "Le Forum des Auditeurs (1) "
animé par Monsieur Harold Camping.


« Le parler en langues »

Question J'aimerais poser une question sur le baptême du Saint-Esprit dans le cadre du parler en langues. Il me semble que le Saint-Esprit est un don de Dieu. Par conséquent, pourquoi une personne doit-elle spécialement se faire baptiser dans le Saint-Esprit ? En d'autres termes, quel est le lien qui existe entre le baptême du Saint-Esprit et le parler en langues ?
Réponse Il n'y a aucun lien entre les deux. Parlons tout d'abord du baptême du Saint-Esprit. Commençons par l'Ancien Testament, où quatre signes se réfèrent au salut.

Premièrement, il y avait la circoncision, qui indiquait que nous devons circoncire nos coeurs, autrement dit, nous devons nous séparer des plaisirs de la chair. C'est ce que nous lisons dans Jérémie 4, verset 4 :
« Circoncisez-vous pour l'Éternel, circoncisez vos coeurs, hommes de Juda et habitants de Jérusalem, de peur que ma colère n'éclate comme un feu, et ne s'allume, sans qu'on puisse l'éteindre, à cause de la méchanceté de vos actions. »
Deuxièmement, il y avait les holocaustes (ou les offrandes brûlées.) Les offrandes de farine et les sacrifices des animaux qui servaient d'offrandes brûlées annonçaient Christ, qui est devenu comme notre offrande brûlée. Hébreux 10, versets 5 à 7, dit ceci :
« C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m'as formé un corps ; tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit : Voici, je viens (dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté. »
Troisièmement, il y avait des sacrifices de sang, par exemple, on égorgeait un agneau, ou un boeuf, ce qui symbolisait le sang que devait verser le Seigneur Jésus-Christ qui a enduré les affres de la colère de Dieu pour nos péchés. C'est que nous lisons dans Hébreux 9, verset 22 :
« Et presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon. »
Le quatrième signe qui était utilisé dans l'Ancien Testament est les offrandes d'eau, qui servaient à indiquer que l'on est cérémoniellement purifié de ses péchés. Par exemple, Aaron et ses fils avaient été lavés quand ils avaient été consacrés comme prêtres (Lévitique 8, verset 6). Le signe ou le symbole de l'offrande d'eau ou de la purification avec de l'eau est aussi utilisé dans le cadre du Nouveau Testament.

Dès le début, pour être sauvé, un homme, une femme, ou un enfant doit étre purifié de ses péchés, doit naître de nouveau, et doit devenir une nouvelle créature en Christ. Le Saint-Esprit, qui est le Dieu éternel, est donné à la personne qui est sauvée.

Depuis la Pentecôte, Dieu avait commencé Son oeuvre d'évangélisation dans le monde au travers des croyants, que Dieu avait qualifiés pour être Ses témoins, pour annoncer Sa Parole, pour proclamer l'Évangile. Dieu avait utilisé une terminologie différente en parlant du salut. Christ avait parlé du baptême du Saint-Esprit. Les croyants à l'époque du Nouveau Testament sont sauvés de la même façon que les croyants qui avaient vécu à l'époque de l'Ancien Testament. La différence à l'époque du Nouveau Testament est que chaque croyant est qualifé pour proclamer l'Évangile.

C'est ce que nous lisons dans Les Évangiles de Matthieu, Luc et Jean. Dans les Actes des Apôtres, chapitre 1, et au verset 5 nous lisons :
« Car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit, »
soulignant ainsi un signe tiré de l'Ancien Testament, parce que Jean-Baptiste était un prophète qui vivait toujours pendant la période de l'Ancien Testament par rapport à la Croix. Il avait été annoncé aux apôtres qu'ils seraient remplis du Saint-Esprit, et qu'ils seraient qualifiés pour devenir des témoins dans le cadre du programme d'évangélisation du Nouveau Testament.

Lorsque nous sommes sauvés, nous sommes baptisés dans le Saint-Esprit. Le mot « baptiser » signifie « laver », « nettoyer », ou « purifier ». Par conséquent, ce mot souligne le fait que nos péchés ont été lavés. Le baptême du Saint-Esprit n'a rien à voir avec les miracles, les signes et les prodiges. Jésus dit dans Actes 1, verset 8 :
« Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »
Nous trouvons, dans les Actes des Apôtres, la manifestation, à chacun de ces endroits, d'un miracle précis pour indiquer que la Parole de Dieu devait être proclamée dans le cadre du programme de l'évangélisation du monde (cf. Actes 2, Actes 8, Actes 10, et Actes 19). Après les miracles dont parlent les Actes des Apôtres, aucun autre miracle qui se serait produit quand une personne a été sauvée n'a été consigné dans la Bible.

Cependant, dans la lettre que Paul adresse à l'Église de Corinthe, dans les chapitres 12, 13 et 14, nous apprenons qu'il y avait dans cette église un phénomène que l'on appellait le parler en langues, ou le parler dans une langue inconnue. C'était un don que certains membres de cette Église, y compris Paul, avaient reçu. C'est à travers cette langue inconnue qu'ils recevaient des messages venant de Dieu. Ce phénomène n'a aucun lien avec le baptême du Saint-Esprit, car ils n'avaient pas reçu un tel don au moment où ils avaient été sauvés.

Les croyants de l'Église de Corinthe qui avaient reçu ce don avaient eu l'instruction de prier pour qu'ils puissent interpréter ces messages divins. Le but de l'interprétation était de communiquer aux autres ce que Dieu leur avait révélé, afin de les édifier. Cela était possible à cette époque-là, parce que Dieu n'avait pas encore achevé la rédaction de la Bible.

À peu près à l'An 95 après J.-C., Dieu avait terminé la rédaction de la Bible en faisant écrire l'Apocalypse de Jean. Dieu est l'Auteur de la Bible, et dans le dernier chapitre de la Bible, Il déclare, dans l'Apocalypse 22, aux versets 18 à 19 :
« Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. »
À travers cette déclaration donc, Dieu avait mis fin à toute nouvelle transmission d'informations provenant de Dieu. Dès lors, nous ne devons pas nous attendre à ce que quelqu'un reçoive une vision, une langue, ou une voix venant de Dieu, parce que Dieu ne va pas violer Ses propres préceptes. Dieu dit qu'Il nous a transmis Sa Parole, la révélation de Sa volonté. Nous devons l'étudier, y être obéissants, et ne pas nous attendre à faire l'expérience du phénomène de langues ou de visions, comme c'était le cas avant que la Bible ne soit complètement achevée.

À partir de l'an 95 après J.-C., toutes sortes de personnes ont prétendu avoir reçu une vision ou parlé en langues, ce qui paraîtrait très glorieux. Compte tenu de ce que dit la Bible cependant, de telles activités ne peuvent pas venir de Dieu. Elles peuvent être une création de leurs propres esprits, ou provenir d'une source maléfique. Il peut s'agir d'hallucinations. Nos esprits sont très fertiles en imagination, vous n'êtes pas sans le savoir.

De nos jours, tout un chacun peut recevoir le baptême du Saint-Esprit, s'il reconnaît qu'en tant que pècheur, il est sous la colère de Dieu, et qu'il ne peut, en aucune façon résoudre de lui-même ce problème. Quiconque se met à implorer la miséricorde de Dieu, et commence à faire confiance à la Bible, et à ce qu'elle a à dire à props du Seigneur Jésus-Christ, Dieu pardonnera ses offenses, et Il peut le sauver. Quand nous sommes sauvés, autrement dit, quand nous sommes nés de nouveau, nous sommes baptisés dans le Saint-Esprit. Nos péchés sont lavés, et le Saint-Esprit vient habiter en nous.



Question Comment comprendre 1 Corinthiens 13, versets 9 à 10, qui dit :
« Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra ? »
Il me semble que Paul est en train de dire ici que ces dons vont disparaître quand nous nous trouverons au Ciel, parce que nous n'en aurons pas besoin là-bas. Par ailleurs, Marc 16, versets 17 à 18, dit :
« Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : En mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris. »
Réponse 1 Corinthiens 13 indique tout simplement que le parler en langues va disparaître, mais il ne précise pas quand il cessera. Dieu dit que la prophétie et la connaissance disparaîtront, et aux versets 9 à 12, Il dit que celles-ci cesseront quand nous serons face à face avec Lui, autrement dit, quand nous serons au Ciel.

Dieu enseigne, à travers l'Apocalypse 22, verset 18, que si vous cherchez la vérité divine en dehors de la Bible, cela montre que vous êtes encore soumis aux fléaux qui sont décrits dans ce livre ; autrement dit, que vous n'êtes pas sauvé, et que vous êtes en route pour l'enfer.

Il est vrai que la Bible parle des signes et des prodiges qui vont se réaliser. La Bible parle des signes et des prodiges dans plusieurs passages, et le parler en langues est un signe. C'est ce que nous lisons dans 1 Corinthiens 14. Le mot grec qui désigne signe est simeon, qui peut aussi être traduit par « miracle. » La Bible parle de signes et de prodiges, surtout par rapport à l'Église de la fin des temps. Malheureusement, et ce qui est effrayant, c'est que toutes les références qui sont faites aux signes et aux prodiges que l'on observera vers la fin du monde sont d'origine satanique. Dieu déclare, notamment dans Matthieu 24, et au verset 24 :
« Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus. »
Nous lisons, par ailleurs, dans 2 Thessaloniciens 2, versets 3 à 4 :
« Que personne ne vous séduise d'aucune manière ; car il faut que l'apostasie soit arrivée auparavant, et qu'on ait vu paraître l'homme du péché, le fils de la perdition, l'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu ou de ce qu'on adore, jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamer lui-même Dieu. »
L'homme du péché qui s'asseoit dans le temple de Dieu représente ou sert d'image ou de figure de Satan qui règne dans l'Église. Satan se présente avec de faux signes et de faux prodiges. Dieu fera que les adeptes de Satan croient au mensonge, afin qu'ils soient préparés à être jugés.

L'Apocalypse chapitre 13 parle de la bête qui sort de la terre, et d'une autre bête. Cette seconde bête taille une image, la rend vivantes, et elle opére des prodiges. Il s'agit de faux évangiles que Satan a conçus, afin d'asservir les nations du monde à un niveau jamais atteint. Il se présente comme un ange de lumière, et il va attester l'authenticité de ces évangiles en opérant des signes et des prodiges. Satan est le père du mensonge. L'Apocalypse 16, versets 13 à 14, dit ceci :
« Et je vis sortir de la bouche du dragon, et de la bouche de la bête, et de la bouche du faux prophète, trois esprits impurs, semblables à des grenouilles. Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant. »
Ces versets parlent de la bête et du faux prophète qui se présentent en opérant des signes et des miracles pour tromper les gens. Chaque signe et chaque prodige dont il est question dans le contexte de la fin du monde se rapporte à l'activité satanique. C'est très effrayant, car cela nous indique que nous devons faire très attention de nos jours, parce que nous sommes très proches de la fin du monde. Nous devons être absolument certains que nous cherchons la vérité divine uniquement dans la Bible. La Bible seule, et dans son intégralité, est la Parole de Dieu.

Satan peut s'exprimer de plusieurs manières. Il se présente au genre humain avec toute une gamme d'activités occultes. En dehors de son irruption dans l'Église, il se manifeste à travers la sorcellerie, les oui-ja, les tarots, etc. Il vient aussi à l'Église en opérant des oeuvres surnaturelles. La Bible le confirme, comme nous le voyons, par exemple, dans 2 Corinthiens 11, au verset 14 :
« Et ce n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. »
Nous devons donc être sur nos gardes, et nous assurer que la Bible est le seul livre que nous consultons quand nous cherchons à connaître la vérité.



Question Vous avez dit que parler en langues constitue une addition à la Bible, mais ce langage ne peut-il pas aussi être utilisé juste pour rappeler à celui qui n'est pas assez proche de Dieu comment il devrait normalement l'être ? Ou tout simplement pour l'encourager ? On pourrait aussi l'utiliser pour rappeler quelque chose ou pour souligner quelque chose. C'est, par exemple, ce que Dieu a fait en nous donnant quatre évangiles, à savoir Matthieu, Marc, Luc et Jean, au lieu d'un seul évangile.
Réponse Voyez-vous, Dieu ne peut pas violer Son propre programme. Son programme est qu'Il nous a donné toutes les informations qu'Il voulait nous transmettre. Si nous voulons renforcer notre foi, nous devons lire la Bible. Psaumes 119, verset 11, nous dit ceci :
« Je serre ta parole dans mon coeur, afin de ne pas pécher contre toi. »
Dieu nous a donné des récits dans quatre évangiles différents, pour que nous ayons le plus d'informations possible sur le Seigneur Jésus-Christ. Nous devons consulter la Parole de Dieu pour écouter la voix de Dieu. Si nous disons : « Eh bien, la Parole de Dieu ne suffit pas, » nous violons, dans ce cas, la Parole de Dieu.



Question Mais pour quelqu'un qui pourrait ne pas être très intéressé à consulter la Bible comme il devrait normalement le faire, le parler en langues ne peut-il pas être utilisé comme moyen pour inviter celui-ci à consulter davantage la Parole de Dieu ? N'est-il pas dit :
« n'empêchez pas de parler en langues ? »
Réponse Ce passage-là est tiré de 1 Corinthiens 14:39, et dans l'église de Corinthe, où les langues constituaient en quelque sorte un problème (ce que nous apprenons quand nous étudions ce langage minitieusement) ils avaient reçu l'instruction de ne pas empêcher aux gens de parler en langues. Nous devons cependant comprendre ces chapitres de la première Épître aux Corinthiens à la lumière de toute la Bible.

Dans l'Ancien Testament, par exemple, la Loi stipulait que les hommes devaient aller offrir des sacrifices à Jérusalem trois fois par an. Mais nous n'allons plus à Jérusalem pour offrir des sacrifices. Et pourquoi n'y allons-nous plus ? C'est dans la Bible ! C'est un commandement de Dieu ! Pourquoi ne le faisons-nous plus ?

Nous ne le faisons plus, parce que nous lisons ce commandement à la lumière de toute la Bible, et nous nous rendons compte que, dans le Nouveau Testament, Dieu dit que les lois cérémoniales ont été accomplies en Christ. Par conséquent, nous ne devons plus les observer. Ce serait, en effet, une erreur d'offrir des sacrifices de nos jours.

Dans le même ordre d'idées, Dieu établit, dans 1 Corinthiens 12 à 14, les règles en ce qui concerne les langues. Mais, dans l'Apocalypse 22, au verset 18, Il dit plus de choses au sujet de Sa Parole. Et nous devons lire 1 Corinthiens 12 à 14 à la lumière de l'Apocalypse 22, verset , Deutéronome 13, versets 1 à 10, Deutéronome 28, et bien d'autres passages qui abordent le même thème.

Quand nous nous rendons compte que la Bible seule est la Parole de Dieu, et que nous savons que Satan se présente comme un ange de lumière, alors essayons de marcher sur les pas de Satan. Ce qui n'est pas trop difficile, parce que nous avons tous une nature pécheresse. Satan va se dire :
« Je vais essayer de séduire quelqu'un de très religieux. Je ne vais certainement pas me présenter devant lui avec des cornes et une queue fourchue. Je vais me présentrer comme un ange de lumière. Je vais lui donner l'impression que je suis un émissaire légitime du Seigneur Jésus-Christ. Et la première chose que je vais faire, c'est de l'encourager à prendre des distances par rapport à la Parole de Dieu, et le convaincre que la Bible n'est pas la seule autorité. De cette manière, je pourrais commencer à lui faire comprendre la Bible à la lumière d'autres autorités, et il ne prendra plus la peine de rechercher la vérité à partir seulement de la Bible. »
Satan s'applique à se présenter en annonçant des évangiles qui ressemblent au vrai Évangile. Il cite la Bible, mais il est plein d'astuces. En ce faisant, il désarme complètement son interlocuteur. Celui-ci sera donc amené à écouter la Parole de Dieu à partir d'autres sources qui sont différentes de la Bible.

Satan est le Père du mensonge. Il peut, pendant un temps, se limiter à citer uniquement la Parole de Dieu. Puis, peu à peu, il va insérer une déclaration ou une petite allusion qui est tout à fait contraire à la Parole de Dieu. Satan est le Père du mensonge. Celui qui l'écoute peut ne pas se rendre compte qu'il a commencé à accepter des idées qui sont contraires à la Parole de Dieu ou des idées qui ne sont que des demi-vérités. Celui-ci peut seulement penser qu'il a fait une bonne expérience, une expérience formidable à travers une vision. Tout avait l'air tellement saint qu'il a fait confiance à la source de cette information. Celui-ci peut ne même pas se rendre compte de ce qui lui est arrivé.

C'est si merveilleux que nous ayons la Parole de Dieu, la Bible. Nous devons absolument être certains que c'est la Parole de Dieu. Ce sera toujours la Parole de Dieu. Nous n'avons pas à nous inquiéter ou à craindre que, peut-être, l'ombre de Satan plane derrière tel ou tel passage biblique.



Question J'ai deux autres questions. Premièrement, à la fin de la rédaction de l'Apocalypse, toute la Bible, à savoir l'Ancien et le Nouveau Testament, n'était pas réunie en un seul et même livre. Est-ce exact ?
Réponse Je suis sûr que ce n'était pas encore le cas. La rédaction de l'Ancien Testament était cependant déjà achevée.



Question Mais les deux livres, à savoir l'Ancien Testament et le Nouveau Testament ne formaient pas encore un seul livre, ayant une même couverture. Bien. L'Apocalypse 22, verset 18, m'informe que nous ne devons rien ajouter à la prophétie dont il est question dans l'Apocalypse. Je ne trouve nulle part aucune indication que le don de langues, ou le don de guérison, ou tout autre don de l'Esprit, sont devenus périmés à partir d'une certaine date. Je pense que ces dons s'appliquent à toutes les périodes et à tous les hommes.
Réponse Eh bien, vous êtes libre de penser ainsi. Mais, voyez-vous, le livre de l'Apocalypse fait partie intégrante de toute la Bible. Si vous ajoutez un chapitre au livre de l'Apocalypse, c'est bien à toute la Bible que vous l'aurez ajouté. Que vous ayiez ajouté ce chapitre à la Bible cinq ans après que la rédaction de Bible ait été achevée, ou que vous l'ajoutiez 1500 ans plus tard, le résultat est le même, à savoir que vous avez ajouté quelque chose à toute la Bible.

En d'autres termes, tout ce qui a été écrit après que la rédaction du livre de l'Apocalypse ait été terminée ne peut pas faire partie du Saint Canon. Les derniers versets de l'Apocalypse circonscrivent les limites de la Parole de Dieu. Et ça ne prend pas beaucoup de temps pour passer en revue tout ce qui avait été écrit avant cette date, et voir que ce que nous avons entre nos mains constitue réellement la Bible, et non pas quelque chose d'autre. Il existe une cohérence et une harmonie extraordinaires dans la Bible.

L'un des problèmes (et j'essaie de le dire avec politesse, mais je le dis néanmoins avec beaucoup de fermeté) est que, si vous lisez l'Apocalypse 22, verset 18, en ayant déjà accepté la posibilité que Dieu nous transmet encore des messages à travers des visions, des voix, des langues ou tout autre mécanisme, vous pouvez être sûre que vous n'allez pas comprendre un passage comme l'Apocalypse 22, verset 18, de la même façon que celui qui a pris l'option de faire que la Bible seule soit son guide et son autorité. Il en est ainsi, parce que vous avez d'autres paramètres à ajouter à l'équation, et votre réponse ne peut pas être la même. Cela ne me surprend donc pas que vous disiez que les langues ou les visions, et que sais-je encore, sont encore à la mode aujourd'hui. Évidemment, c'est la conclusion logique à laquelle on aboutit, quand on prend des informations en dehors de la Bible, et celles-ci influencent notre façon de comprendre le message biblique. Vous allez, en effet, tirer d'autres conclusions à partir de plusieurs passages bibliques, et ces conclusions seront différentes de celles que tirent ceux qui se limitent à la Parole de Dieu.

Dès que vous essayez d'ajouter quelque chose à la Bible, en vous inspirant de telle vision, de telle langue, ou de tel autre mécanisme de communication, et que quelqu'un d'autre ajoute telle ou telle chose, et une autre personne ajoute quelque chose d'autre, et que vous essayez, sur cette base, d'interpréter la Bible à la lumière de toutes ces différentes sources d'informations, vous aboutissez à un évangile ou plan de salut qui mène n'importe où. C'est précisément ce qui se passe de nos jours. Les faux évangiles mènent dans toutes les directions.

Le vrai Évangile, l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ, est circonscrit par le Bible seule. Ce n'est que dans la Bible, toute la Bible, que l'on peut trouver la vérité.



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Source : Radio Famille