S'approcher comme un enfant

Correction d'un sermon de Yannick Lefeuvre, pasteur baptiste

par
Sébastien Authier

Le forgeron


Chapitre 1

L'homme sans Christ
Chapitre 2 Un choix est une œuvre
Chapitre 3 Prédestination et élection
Chapitre 4 Dépistage de la manipulation pastorale
Chapitre 5 Les bénédictions de Dieu soumises à Dieu seul
Chapitre 6

Les noms inscrits avant la fondation du monde


« Les faiseurs d'idoles ne sont tous que néant, et leurs plus belles œuvres ne servent à rien ; et elles-mêmes le leur témoignent ; elles ne voient point et ne connaissent point ; c'est pourquoi ils seront rendus honteux. [...]
Le forgeron fait une hache, et il travaille avec le charbon ; il façonne le métal avec le marteau, il le travaille à force de bras [...]
»


Introduction

L'esprit anti-christ est à ce point avancé qu'actuellement, nous en sommes à observer ce que l'Écriture témoigne concernant les ennemis de Christ, tant dans l'Ancien Testament que dans le Nouveau.

« L'apparition de cet impie aura lieu avec la force de Satan, avec toute puissance, avec des prodiges et de faux miracles,
Et avec toutes les séductions de l'iniquité parmi ceux qui se perdent, parce qu'ils n'ont point reçu l'amour de la vérité, pour être sauvés.
C'est pourquoi Dieu leur enverra un esprit efficace d'égarement, pour qu'ils croient au mensonge ;
Afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir dans l'injustice, soient condamnés.
»

« Malheur à ceux qui tirent l'iniquité avec les cordes du mensonge, et le péché comme avec les traits d'un chariot ;
Qui disent : Qu'il se hâte, qu'il accélère son œuvre, afin que nous la voyions ! Qu'il s'avance et qu'il vienne, le dessein du Saint d'Israël, et nous le connaîtrons !
Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal ; qui font des ténèbres la lumière, et de la lumière les ténèbres ; qui font l'amer doux, et le doux amer !
»
La Souveraineté de l'homme sur Dieu est portée aux nues et l'homme est déifié à travers un vocabulaire ambigu soignant les apparences de l'humilité, tandis que l'insoumission est prônée plus que tout. Ainsi, pour soutenir leur doctrine du libre-arbitre de l'homme, les méchants conviennent que l'acceptation volontaire de l'homme, dans son indépendance à Dieu, n'est pas une œuvre, et ce, bien qu'ils ne cessent d'en appeler à l'engagement volontaire des autres pour qu'ils contribuent à leur propre salut. Pour autant, la volonté de l'homme produit bien quelque chose et ce qu'elle produit est donc à présent dissimulé par tout un lexique religieux qui corrompt le langage et fait croire à une "grâce" conditionnelle qui n'a donc rien d'un don gratuit.

Le faux évangile du salut par l'Œuvre de la volonté de l'esprit évangélique est une pourriture d'évangile légaliste qui émane du cœur dépravé de l'homme.


Chapitre 1


L'homme sans Christ

Il faut préciser que dès lors qu'un sujet de la Doctrine de Christ est rejeté et changé, ce changement entraîne inévitablement tout un ensemble de malversations d'autres points de l'Écriture, qui s'érigent alors un faux évangile. Certains font partis des fondements comme celui de la dépravation totale de l'homme sans Christ, qu'il devient nécessaire de rappeler quasiment pour chacun des faux enseignements apostats qui le camouflent ou bien sont extrêmement frileux pour l'aborder. Avant de parler de la position de ceux qui appartiennent à Christ, qu'en est-il déjà de ceux qui ne sont donc pas encore ou ne seront pas à Christ ? Ceux-ci ont-il le libre choix de croire et d'accepter Christ ? Ont-ils pour eux-mêmes, en eux-mêmes et dans un engagement de propre volonté la capacité de choisir Christ ?

Les évangéliques déclarent que l'homme a le libre choix de croire ou non en Christ, de l'accepter ou de le rejeter. Cet enseignement par lequel ils définissent la Foi représente en fait une foi dénaturée, factice, puisque leur déclaration revient malgré tout à présenter une "foi" comme étant une œuvre de l'homme, produite par l'homme, comme une condition ou une contribution de l'homme à son salut. Puisqu'en effet sans cette "décision" de l'homme, ce salut qu'ils professent n'est pas reçu/accordé, tandis qu'au contraire La Foi, celle qui est véritable, est produite par YHWH, conformément à ce qu'affirme l'Écriture. La Foi véritable est un don contrairement à ce qu'ils appellent être la "foi" et qui résulte d'une décision de l'homme. Cette "foi" pervertie [qui n'est donc pas La Foi de par son existence même basée sur la décision illusoire de l'homme à croire] est totalement anti-scripturaire et anti-christ. Celle-ci est le témoignage d'une rébellion contre Christ et déclare que dans son indépendance à Christ, l'homme est parvenu à croire en Christ par sa volonté propre le jour où celui-ci en prit la décision. Ceci est totalement impossible et mensonger.

La Parole de Dieu enseigne clairement qu'avant leur conversion les enfants de Dieu étaient tous morts spirituellement et incapables de croire à l'Évangile pour être sauvés :

« ...vous étiez mort en vos offenses et en vos péchés, dans lesquels vous avez marché autrefois, suivant le train de ce monde...
Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, par sa grande charité en laquelle il nous a aimés ; lorsque nous étions morts en nos offenses, il nous a vivifiés ensemble avec Christ, par la grâce duquel vous êtes sauvés.
»

« Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. »
Comme le souligne un fidèle défenseur de l'Évangile de la Souveraineté de Dieu.

« Que pouvons-nous dire devant cette vérité infaillible ? Il est évident qu'un mort n'a pas la capacité d'exercer son libre choix, et que toutes ses dispositions ne sont que pourritures. »

Ce frère rappelle le merveilleux témoignage de l'histoire de Lazare, que Jésus ressuscita d'entre les morts (Jean 11:1-44) qui en donne aussi l'évidence : un mort ne peut choisir quoique ce soit. Tout comme Lazare ne pouvait choisir librement de croire et de revenir à la vie.

L'état de l'homme sans Christ, qui est donc mort spirituellement est celui d'un esclave de la chair, dominé par la chair dans son esprit, en sa possession. Dit autrement, l'homme sans Christ est dominé par son esprit charnel. Son état de dépravation est total et englobe donc à la fois la volonté de son esprit charnel qui s'oppose à Dieu, ainsi que toutes ses actions, tous ses choix, puisqu'ils découlent de cet esclavage spirituel.

« Et lorsque vous étiez morts en vos fautes et en vos péchés,
Dans lesquels vous avez marché autrefois, suivant le train de ce monde, selon le Prince de la puissance de l'air, qui est l'esprit qui agit maintenant avec efficace dans les enfants rebelles à Dieu.
Entre lesquels aussi nous avons tous conversé autrefois dans les convoitises de notre chair, accomplissant les désirs de la chair et de nos pensées ; et nous étions de notre nature des enfants de colère, comme les autres.
»

« ...Car ceux qui vivent selon la chair, s'affectionnent aux choses de la chair
...l'affection de la chair est inimitié contre Dieu ; car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu ; et en effet, elle ne le peut.
Or, ceux qui sont dans la chair, ne peuvent plaire à Dieu.
»

« Mortifiez donc vos membres qui sont sur la terre, la fornication, l'impureté, les affections immodérées, les désirs néfastes, et la convoitise, qui est idolâtrie ;
Car c'est pour ces choses que la colère de Dieu vient sur les enfants de la désobéissance ;
Dans lesquelles vous aussi avez marché autrefois, lorsque vous viviez en elles.
»
L'homme ne peut donc pas choisir de croire pour être sauvé car sa capacité de choisir ainsi que tous ses choix sont esclaves du péché et de la chair, la Parole de Dieu est très claire à ce sujet.


Chapitre 2


Un choix est une œuvre

Quand bien même les évangéliques considèrent qu'une "décision", un "choix" n'est pas une œuvre, faire un choix (celui de croire pour être justifié) pour être sauvé revient au salut par les œuvres de loi, car la capacité de choisir en l'homme est aussi sujette à la loi :

« Que dirons-nous donc ? La loi est-elle la cause du péché ? Nullement ! Au contraire, je n'ai connu le péché que par la loi ; car je n'eusse point connu la convoitise, si la loi n'eût dit : Tu ne convoiteras point.
Mais le péché, prenant occasion du commandement, a produit en moi toute sorte de convoitises. Car sans la loi, le péché est mort.
Pour moi, autrefois sans loi, je vivais ; mais le commandement étant venu, le péché a repris vie,
Et moi, je suis mort ; et il s'est trouvé que le commandement, qui devait me donner la vie, m'a donné la mort.
Car le péché, prenant occasion du commandement m'a séduit, et par lui m'a fait mourir.
Ainsi la loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
Ce qui est bon m'a-t-il donc donné la mort ? Nullement ! Mais c'est le péché, afin qu'il parût péché, en me donnant la mort par une chose bonne et que le péché devînt excessivement pécheur par le commandement.
»
C'est-à-dire que si l'homme sans Christ avait la capacité de choisir Christ pour être sauvé et justifié, s'il avait la liberté de croire ou non, tel que le déclarent les évangéliques, sa justification résulterait donc de l'obéissance volontaire à un commandement. Or l'Écriture affirme qu'il n'y a personne qui puisse être justifié par la loi :

« Parce que personne ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi ; car c'est la loi qui donne la connaissance du péché. »

« Nous concluons donc que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. »

« nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi »

« Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident ; parce que : Le juste vivra par la foi. »
Et comme le témoigne également Harold Camping dans son livre "LE MAGNIFIQUE PLAN DE SALUT DE DIEU" : « il s'agit plus qu'une simple offre, il s'agit de l'ordre de croire en Jésus comme notre Sauveur et notre Dieu. » Or, tout ce que l'homme entreprend de lui-même, (c'est-à-dire sans que cela soit l'action de Dieu, sans que cela soit Dieu qui contraint l'homme à agir) dès lors que l'homme "engage sa volonté propre" pour obéir à Dieu, l'assujettissement à la loi, dans le but d'une justification, se profile. Et l'homme qui cherche à être justifier par ses œuvres (c'est-à-dire par ce qu'il entreprend de sa propre volonté, par ses propres forces en obéissant à la loi) est tenu de suivre toute la loi. D'autre part, un choix est bien l'œuvre de la volonté de l'esprit de l'homme, qui lorsqu'il n'est pas à Christ, est un esprit qui définitivement s'oppose à Christ, et ne peut ni ne veut se soumettre à Christ (Romains 8:7). Comment donc cet esprit de l'homme aurait la volonté de choisir le bien puisqu'il n'en veut définitivement pas ? L'Évangile de Christ règle définitivement le problème concernant cette "foi" illusoire, en tant qu'œuvre de l'homme, choix de l'homme, [qui n'est qu'un assentiment intellectuel] en déclarant que tous les hommes ont péché et puisqu'un seul irrespect de la loi condamne à l'enfer, à la mort, ainsi tout homme est donc mort spirituellement et ne peut de toute façon pas obéir à la loi, étant assujetti à la volonté de sa chair (la volonté de son esprit charnel). Il est donc impossible que l'homme puisse choisir de croire en Christ pour être justifié.

Un choix est par définition une œuvre, et plus précisément l'œuvre de la volonté d'un esprit.

En exerçant le libre choix de croire ou non, ce qui est appelé "la foi" est en réalité une œuvre. Cela est évident puisqu'un choix qui est fait est par nature un acte entreprit par quelqu'un. Le salut d'une telle foi qui n'est pas LA FOI est donc le résultat d'un acte méritoire. Et l'évangile proclamé sur cette base est une perversion de La Vérité, une malédiction pour tout homme qui s'harnache à une telle pensée et s'y cramponne. Il est intéressant, nous dit un courageux pionnier de la Vérité, de remarquer que le mot « œuvre » vient du Grec « ERGON » et signifie : « action, tâche, faire, acte, ouvrage, travail ». Et que faire ainsi de la Foi une condition que l'homme a le choix d'exercer ou non, fait de la Foi un « acte » qui provient de la capacité du raisonnement charnel, c'est-à-dire « une faculté intellectuelle ». C'est ce qui se nomme de la religiosité par laquelle une personne cherche à contribuer à son salut, croyant plaire à Dieu. Il n'est d'ailleurs pas étonnant d'entendre ceux qui n'ont pas reçu la Foi, mais qui ont choisi de croire, au moment de ce qu'ils considèrent être une épreuve, déclarer : "je crois que je n'ai plus la foi" ou bien "je n'ai plus la foi" "je ne sais plus si j'ai la foi" témoignant qu'ils n'ont jamais eu La Foi, celle qui est une œuvre de Dieu, c'est-à-dire une œuvre accomplie PAR DIEU et qui est à jamais scellée en ceux qui l'ont reçu. Jamais aucun chrétien réel pensera qu'il n'a plus la foi car penser cela donne l'évidence qu'il croit que la foi dépend de lui, parce que, pense t-il, Dieu ne la maintiendra pas s'il chute, s'il n'a pas telle ou telle attitude.

« Dieu a pleinement exposé cela dans la merveilleuse déclaration écrite de Sa volonté qu'est la Bible. Il convient avec l'homme que s'il voulait seulement s'en remettre à la miséricorde divine, s'il voulait seulement se repentir de ses péchés et livrer sa volonté à Christ comme Seigneur, s'il voulait seulement reconnaître Christ le Sauveur pour le pardon divin de ses péchés, alors, Lui fera de l'homme Son enfant, Lui lui donnera la vie éternelle, Lui le libérera de l'esclavage de Satan et fera de lui un citoyen du Royaume de Dieu. »
("Le Magnifique plan de Salut de Dieu", Harold Camping)
Et comme cela a été précédemment témoigné concernant l'Écriture : il est impossible à l'homme de vouloir une telle grâce car sa volonté est esclave de la chair et du péché, la Bible enseigne clairement que l'homme est mort spirituellement et un mort n'a pas la capacité de vouloir ou de choisir, sa disposition n'est que de corruption et cela est indéniable. Comment une telle personne peut-elle exercer son libre arbitre ? Comment peut-elle décider de rejoindre Dieu ?

Elle est spirituellement morte ; sa volonté est soumise à celle de Satan, savoir l'esprit de la chair, la puissance de la chair. Cette personne n'est qu'un cadavre.

Autrement dit un mort-vivant, un zombie. Il est intéressant de remarquer que dans le culte vaudou, le terme de "zombie" représente le "dieu serpent" que l'Écriture appelle aussi Satan, l'esprit de la chair, l'esprit de l'homme. Et il est juste que les enfants de Satan soit totalement identifiés à leur père, au point qu'ils en portent le même nom et qu'ils se manifestent de manière identique dans les mêmes actions, comme ils ne font plus qu'un avec les démons, c'est-à-dire les passions de leur chair, les contradictions, leurs raisonnements charnels.

« Le père dont vous êtes issu, c'est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il n'a point persisté dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il dit le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur, et le père du mensonge. »

« Et cela n'est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. »
« Jésus leur répondit : Ne vous ai-je pas choisis, vous douze ? Et l'un de vous est un démon.
»

Une personne qui n'est pas à Christ, revendiquant le libre-arbitre, peut bien prétendre qu'elle dispose de sa liberté pour choisir Dieu, jamais elle ne prendra la décision de venir à Dieu par Christ. Son libre arbitre la fera toujours s'opposer à Dieu car, du fait de sa nature dépravée, elle est totalement en révolte contre Dieu. Un grand nombre de séducteurs habiles ont répandu ce poison que les gens sont libres de choisir de croire, ou que Dieu les a libérés pour qu'ils soient en mesure de prendre une décision personnelle pour Christ et obéir à Dieu dans leur marche de tous les jours. Ils n'ont aucune notion de la corruption totale du cœur de l'homme et se sont donnés à des fausses doctrines qui valorisent la dignité humaine. Cette infection virulente qui se répand dans le christianisme entier proclame un faux évangile et produit un salut imaginaire qui complait au cœur de l'homme. Des millions et des millions de gens qui se disent chrétiens s'en vont en enfer Bible à la main pour avoir écouté des pasteurs et prédicateurs prétentieux, tels que Yannick Lefeuvre, dit le forgeron, qui façonne ainsi une fausse représentation de Dieu, c'est-à-dire une idole.

Cette acceptation est une illusion, qui pour être illusoire et mensongère, est l'élévation déguisée de l'œuvre de la volonté dépravée de l'esprit de l'homme comme moyen de justification. Ce faux évangile de l'acceptation doit être exposé comme une abomination qui proclame la justification par les œuvres en définissant malicieusement l'ancien système de la loi des œuvres comment étant la puissance de la Grâce tandis que ceci est la puissance du péché. Grâce et loi sont deux opposées.

Les défenseurs de l'évangile de la justification par les œuvres s'insurgent contre les jugements fondés sur la Vérité de la Parole de Dieu et qui définissent cette "acceptation" comme une œuvre. Ils s'entêtent, dans leur incontinence charnelle, à déclarer qu'un choix n'a rien à voir avec une œuvre. Pour eux, une œuvre est un acte qui se manifeste uniquement par l'observation de rites dans le but d'être justifié. Or un choix, qu'ils le comprennent ou non, est justement un acte, et donc une œuvre. Tout choix est l'œuvre d'une volonté qui s'exprime et il ne peut en être autrement. Dans le cas contraire il ne s'agit pas d'un choix mais d'une action accomplie indépendamment de la volonté de celui qui l'exécute.

Faut-il accepter Jésus comme son Sauveur personnel comme l'expriment les manipulateurs évangéliques tandis que nulle part les Écritures ne le déclarent ? Il est à noter que le verbe "accepter" est un verbe "actif" par opposition au verbe "recevoir" qui, lui, est un verbe "passif". Or il existe une grande marge de différence entre le mot "accepter" et le mot "recevoir". On peut recevoir un coup en pleine figure mais cela ne veut pas dire qu'on l'ait accepté. Le mot "accepter" porte la notion du libre-choix et définit le fait de donner son consentement ou son assentiment à ce qui est offert, le fait d'agréer quelqu'un. L'acte d'accepter quelque chose implique donc l'idée d'un échange entre le consentement et le don, c'est-à-dire qu'il ne peut être un « acte gratuit » contrairement à ce que déclarent les mercenaires tels que le pasteur Yannick Lefeuvre, puisqu'il engage le consentement de la personne dans une transaction. Celle-ci n'est possible uniquement que si la personne donne quelque chose, en échange de quoi elle obtient ou reçoit une autre chose. Et concernant "l'entrée dans le royaume", "le salut" ne peut absolument pas entrer dans une telle transaction entre l'acceptation et le don, car aucun homme ne peut, ni veut donner son consentement. L'Écriture indique que l'homme sans Christ est mort spirituellement et soumis entièrement aux désirs de sa chair qui s'oppose à Dieu. Si Dieu désire qu'un homme entre dans le royaume, cet homme spirituellement mort ne le veut pas car sa chair ne veut pas et il lui est soumis. D'autre part, jamais dans l'Écriture, comme il a été souligné, il est mentionné un tel consentement de la part de l'homme mais uniquement de "recevoir".

« Mais à tous ceux qui l'ont reçu, Il a donné le droit d'être faits enfants de Dieu ; savoir, à ceux qui croient en son nom. »

« Ainsi, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez avec lui, Enracinés et fondés en lui, et affermis dans la foi, selon que vous avez été enseignés, abondant en elle, avec actions de grâces. »

Chapitre 3


Prédestination et élection

L'Écriture enseigne la doctrine de la prédestination et témoigne de l'existence des élus choisis par Dieu avant la fondation du monde et dont Il a inscrit les noms dans le Livre de Vie de l'Agneau.

« Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. »
Dans le Nouveau Testament, trois mots Grecs, "ekloge", "eklektos", "eklego", sont traduits par : "élection", "élu", "choisi", et sont utilisés environ cinquante fois.

« De même aussi dans le temps présent il y a un reste, selon l'élection (ekloge) de la grâce. »

« C'est pourquoi, frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre vocation et votre élection (ekloge). »

« Ainsi donc, comme des élus (eklektos) de Dieu, saints et bien-aimés... »

« ...pour la foi des élus (eklektos) de Dieu... »

« Car il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus (eklektos). »

« Vous, au contraire, vous êtes une race élue (eklektos). »

« En lui Dieu nous a choisi (eklego) avant la fin du monde. »
La prédestination, comme l'élection, apparaît bien dans la Bible. Le mot grec "proorizo" dont le terme prédestination est dérivé se trouve placé à six reprises dans le Nouveau Testament.

« Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils. »

« Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés. »
« ...nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté. »

« En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté. »
Le mot prédestiné se trouve dans deux autres passages du Nouveau Testament. Dans Actes 4:28, il est traduit par : « ...avaient arrêté d'avance... » et montre la volonté de Dieu de voir Christ souffrir pour nos péchés et d'établir un plan divin dans lequel Hérode et Ponce Pilate se dresseraient contre Lui. Dans ce contexte, Dieu déclare au verset 28 : « ...Pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient arrêté d'avance (prédestiné). » Ainsi voyons-nous que le conseil de Dieu avait prédestiné ce qui devait s'accomplir. Si Dieu ne sauvait que ceux qui l'acceptent et viennent à lui de leur propre volonté, Il ne pourrait pas les considérer comme des élus puisque ce n'est pas Lui qui les aurait choisis. L'élu serait alors pour désigner Dieu et non les hommes sauvés. Le choix serait celui de l'homme qui prendrait la décision de venir à Dieu et Dieu ne pourrait que reconnaître ceux qui seraient alors sauvés. Ces "élus"" qui donc n'en sont pas, seraient donc considérés comme les bénéficiaires d'une "grâce" divine qui ne serait d'ailleurs pas une grâce mais un dû dans cet échange entre "acceptation" et "don". Ils ne pourraient être considérés comme des "élus" destinés à être sauvés. Or l'Écriture déclare :

« en Christ, Dieu nous a élus avant la fondation du monde. »
Et si son choix, puisqu'il s'agit ici d'élection dans la volonté de Dieu, a été arrêté avant la fondation du monde, l'élection a donc été déterminée avant même qu'il n'existe le moindre "choix" de l'homme. En d'autres termes, Dieu avait déjà choisi ceux qu'Il voulait sauver avant leur création et de ce fait avant que l'homme ne tombe dans le péché. Puisque certains sont choisis, d'autres ne le sont pas. Dans le livre de l'Apocalypse 17:8 Dieu indique, au sujet de ceux qui sont esclaves de la bête et du royaume de Satan, que leurs noms n'ont pas été écrits dès la fondation du monde dans le Livre de Vie. Le fait que leurs noms n'aient pas été écrits dans le Livre de Vie avant la fondation du monde laisse entendre que les noms des croyants en Christ, qui ne sont pas esclaves de Satan, étaient écrits, eux, dans le Livre de Vie avant la fondation du monde, conformément à :

« En Lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde. »
Il est donc clair que l'élection divine s'est faite avant le début des temps et avant que Dieu ait commencé Sa création. Dans le plan que Dieu a déterminé pour s'accomplir, et dont Il connaît la conclusion depuis l'origine (Ésaïe 46:10), la création devait passer par le péché et la corruption, et l'homme qu'Il avait créé parfait et vierge de tout péché, était pour se révolter contre Lui de sa propre volonté et s'enfoncer dans le péché. Ce plan éternel de Dieu prédéterminé pour s'accomplir comprenait également le sacrifice de Jésus-Christ pour sauver ceux qu'Il a prévu de sauver avant la fondation du monde.

Le mot « proorizo » (prédestiner) est traduit par « destinée » dans 1 Corinthiens 2:7 : « Nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée (prédestinée) pour notre gloire. » Dieu parle de l'ensemble du plan évangélique qui fut prédestiné par Lui-même. Chaque aspect du plan de salut de Dieu a été prédéterminé avant même la création du monde, tant les perdus que ceux qui sont sauvés. Cependant les élus ne sont pas prédéterminés à choisir de croire en Dieu de leur plein gré et de venir à Dieu de leur propre volonté puisque le plan de Dieu prédéterminé pour s'accomplir comprend la dépravation de toute l'humanité, tant les élus que les réprouvés. Chaque être humain est mort pour ses péchés. Toute l'humanité passe par le péché et Dieu a choisi que même ses élus soient au même régime, concernant le péché, que les réprouvés.

« Nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu »
Romains 10:10 à 18 décrit la totalité du genre humain, sans aucune exception, comme méchante ; tout comme :

« Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant. »
Dieu a choisi certains de ces malheureux pécheurs rebelles et leur a accordé le salut, les ayant prédéterminé au salut selon son bon plaisir et pour la gloire de son nom. C'est à dire que l'élection est inconditionnelle et absolue. Les élus ne sont pas sauvés parce qu'ils sont bons ou parce qu'ils sont beaux. Dieu les sauve en dépit de leurs péchés parce qu'Il en a décidé ainsi et non parce qu'ils le méritent, puisque personne ne mérite d'être sauvé.

Parmi l'ensemble des hommes qui sont tous prisonniers du péché et livrés à leur convoitises charnelles, Dieu a élu certains d'entre eux afin d'être sauvés, eux, qui comme tous les autres, ont une existence prisonnière d'un principe de non-renoncement de soi appelé aussi culte du Moi. Dieu est venu pour sauver les pécheurs, qu'Il qualifie de fous et de méprisés, même s'ils étaient en Christ depuis avant la fondation du monde car comme cela a été témoigné précédemment le péché et la chute étaient assuré dans le décret éternel.

C'est Dieu qui a choisi de sauver ce qui n'a intrinsèquement aucune valeur, et non l'inverse :

« Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire au néant celles qui sont. »
L'état dans lequel nous nous trouvons lorsque Dieu nous sauve est le même état de dépravation que tout homme sans exception car tous sont morts et sont livrés au péché, esclave de leur esprit charnel qui s'oppose à l'Esprit Éternel de Dieu. Ceux qui sont sauvés ne méritent en aucune façon d'être élus de Dieu. Leur élection est totalement inconditionnelle et absolue.

Lorsque Christ fit sortir Lazare de sa tombe (Jean 11:43), de nombreuses personnes se trouvaient enterrées et notre Seigneur aurait pu choisir n'importe quelle tombe et ordonner au mort de sortir de sa tombe, et ce dernier serait sorti. Christ, de par sa souveraine autorité, décida de ressusciter Lazare. Lazare ne répondait à aucun critère de sélection pour répondre à l'ordre de Christ ni pour être choisi afin de ressusciter des morts. Il n'était qu'un mort parmi les autres. Il ne disposait d'aucune qualification personnalisée lui permettant de ressusciter plus facilement qu'un autre. Lazare était mort et son corps tombait en décomposition. Rien ne le prédisposait à ressusciter, mais il ressuscita. Christ le choisit et lui ordonna de sortir de sa tombe car Il est Dieu et sa Parole est Vie. Lorsque Christ ressuscita Lazare, Il nous fournit une illustration éclatante de l'élection inconditionnelle.

L'homme est choisi par Dieu afin d'être sauvé, mais il n'a à remplir aucune condition pour cela. Lorsqu'il est sauvé par Dieu, l'homme est sauvé dans l'état dans lequel il se trouve — rebelles, pervertis, pourris spirituellement.

« L'Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement. » (Psaumes 34:19) Et dans Psaumes 51:19, Il déclare : « Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé ; O Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit. »
« Dieu n'a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu'ils soient riches en la foi, et héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui l'aiment ? »
L'élection rend le sujet élu par Dieu riche en la foi dans la mesure où bien évidemment Dieu donne la foi, que la foi est un don, est l'œuvre de la volonté de Dieu, et non celle de l'homme :

« Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »
Voilà pourquoi Jésus déclare également :

« Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis. »
Les élus de Dieu ne le sont pas à partir du moment où ils croient en Christ et qu'ils Le considèrent comme leur Sauveur et Seigneur mais plutôt parce qu'ils sont élus ils croiront et considéreront Christ comme le Sauveur et Seigneur. Ils le recevront.

« Mais à tous ceux qui l'ont reçu, Il a donné le droit d'être faits enfants de Dieu ; savoir, à ceux qui croient en son nom. »

« Ainsi, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez avec lui, Enracinés et fondés en lui, et affermis dans la foi, selon que vous avez été enseignés, abondant en elle, avec actions de grâces. »


Chapitre 4


Dépistage de la manipulation pastorale

Le « oui » et le « non » entremêlés.

À l'instar du pasteur Yannick Lefeuvre, la duplicité des manipulateurs est extrêmement sournoise. Nous la retrouvons pour exemple dans son message intitulé S'approcher comme un enfantce menteur entremêle continuellement des affirmations vraies et des affirmations mensongères dans le but d'enseigner un faux évangile du libre-choix. Étant caractéristique de l'escroquerie évangélique, et plus particulièrement baptiste, nous nous en servirons donc pour exposer et démantibuler ce modèle de dissimulation manipulatrice présente dans l'ensemble du discours de son enseignement mensonger.

Voici les éléments qui constituent à la fois un « oui » à la Parole de Dieu et un « non » un rejet de la Parole de Dieu. Rappelons-nous toujours que dans les enseignements mensongers des évangéliques le mélange est toujours dosé pour tromper car la subtilité d'un discours manipulateur n'est pas de dire "non" ou "oui" d'une manière claire et nette, mais de proclamer une parole qui mélange deux positions totalement opposées et dont la finalité est un "NON" à la Parole de Christ, à Sa Souveraineté absolue sur l'homme.

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Paraphrasant l'Évangile de Marc au chapitre 10 à partir du verset 13, Yannick Lefeuvre déclare très justement ce que nous définirions comme étant :

Un "oui" à la Parole de Dieu.

« Il (Jésus) veut montrer que l'enfant est dépendant de ses parents, s'il a des besoins c'est les parents qui vont répondent à ses besoins, s'il a faim c'est les parents vont lui donner à manger, Il veut montrer que l'enfant ne peut QUE demander, et ne peut QUE recevoir, de la part de ses parents, et c'est dans ce sens là que l'enfant est l'exemple à suivre pour hériter du royaume, c'est dans ce sens là que l'enfant est l'exemple à suivre pour hériter du royaume, vous savez : aucune échelle humaine, aucune échelle terrestre, ne peut nous permettre de monter aux cieux, pour y chercher notre propre salut, pour aller y chercher la vie éternelle, ça se saurait ! Je vous assure, si c'était possible, hein ? on prendrait une échelle on monterait on irait chercher la vie éternelle, on descendrait avec, on dirait "super !" aucune échelle ne permet ça. Aucune œuvre humaine, aucune œuvre charnelle ne peut nous ouvrir la porte du royaume, en Éphésiens chapitre 2 verset 8 il nous est dit que : "c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, ce n'est pas par les œuvres, c'est le don de Dieu" "ce n'est pas les œuvres afin que personne ne se glorifie" "c'est le don de Dieu !" on ne peut pas monter aller chercher ce don, c'est le don de Dieu, Dieu nous le donne et le christianisme diffère de toutes les religions en un point fondamental pour moi : dans toutes les religions l'homme cherche à atteindre Dieu... dans toutes les religions... l'homme cherche à atteindre Dieu, que ce soit par des efforts, que ce soit par des prières, que ce soit par des offrandes, que ce soit par du mysticisme, que ce soit en essayant de percer des mystères, ou que ce soit en se déclarant Dieu lui-même, c'est un petit peu ce que nous enseigne le Nouvel-Âge, l'homme tente de s'approcher de Dieu. Et le christianisme c'est Dieu qui est venu vers nous, c'est le Fils de Dieu Jésus, qui est descendu du Ciel, et qui est venu vers nous [...] »

Ceci constitue un paragraphe "positif" appuyé par la Parole de Dieu, pour lequel nous ne pouvons rien reprocher, mais puisqu'il n'est qu'un extrait de son enseignement, et donc sorti du contexte de son enseignement, dans lequel se retrouve bien entendu un "non" à la Parole de Dieu : l'ensemble de sa doctrine perverse non-conforme à l'Évangile sera rejeté, après en avoir démêlé le vrai du faux et toute sa sournoiserie.

Ainsi nous retrouvons une déclaration mélangeant le "oui" puis le "non" et encore le "oui" :

« Jésus affirme que le sarment ne peut porter du fruit que s'il est attaché au cep et Il est très clair, Jésus, Il dit que si nous n'acceptons pas avec simplicité cette vérité là, si nous essayons d'y ajouter quoique ce soit, si nous essayons d'y mettre quelque chose d'humain, de charnel, si nous essayons de... de devoir payer ne fusse qu'une partie du prix qui a été payé par Jésus, si nous essayons de pratiquer des œuvres pour finir d'une certaine manière l'œuvre de Jésus Christ qui est unie qui est parfaite, alors le verdict tombe : quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera pas. »
En désarticulant le vrai du faux l'escroquerie apparaît clairement :

« Jésus affirme que le sarment ne peut porter du fruit que s'il est attaché au cep et Il est très clair, »
VRAI

« Jésus, Il dit que si nous n'acceptons pas avec simplicité cette vérité là. »
FAUX

« Si nous essayons d'y ajouter quoique ce soit, si nous essayons d'y mettre quelque chose d'humain, de charnel, si nous essayons de... de devoir payer ne fusse qu'une partie du prix qui a été payé par Jésus, si nous essayons de pratiquer des œuvres pour finir d'une certaine manière l'œuvre de Jésus Christ qui est unie qui est parfaite, alors le verdict tombe : quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera pas. »
VRAI


Précisons toutefois que le terme "recevoir" employé par le pasteur, en considérant l'ensemble de son discours, n'a pas du tout le sens de "recevoir" mais celui de "faire preuve d'acceptation pour recevoir" ce qui est totalement différent.

En mêlant le vrai au faux "le sarment ne peut porter du fruit que s'il est attaché au cep [...] si nous n'acceptons pas avec simplicité cette vérité là" ce faux témoin de la Parole de Dieu sous-entend donc que si nous ne décidons pas d'être attachés au cep alors nous ne portons pas de fruit. Yannick Lefeuvre déclare qu'il nous faut accepter Christ pour être ainsi un sarment attaché au cep. Or, si effectivement le sarment ne peut porter du fruit s'il n'est pas attaché au cep, "être attaché au cep" ne dépend absolument pas de lui. Jésus enseigne clairement, certes, que sans lui, sans être attaché à Lui nous ne pouvons rien faire, cela inclus également l'action même de venir à Lui ou une action illusoire comme celle de "accepter". Être attaché au cep dépend du Père uniquement.

« Nul ne vient au Père que par moi »

« Nul ne peut venir à moi, si le Père ne le tire... »
Voici à nouveau ce qu'il déclare et que nous avions sorti de son contexte dans le but d'extirper du sein de son discours les éléments "positifs" et que nous avions amputé de la fin.

« le christianisme diffère de toutes les religions en un point fondamental pour moi : dans toutes les religions l'homme cherche à atteindre Dieu... dans toutes les religions... l'homme cherche à atteindre Dieu que ce soit par des efforts, que ce soit par des prières, que ce soit par des offrandes, que ce soit par du mysticisme, que ce soit en essayant de percer des mystères, ou que ce soit en se déclarant Dieu lui-même, c'est un petit peu ce que nous enseigne le Nouvel-Âge, l'homme tente de s'approcher de Dieu et le christianisme c'est Dieu qui est venu vers nous, c'est le Fils de Dieu Jésus, qui est descendu du Ciel, et qui est venu vers nous et c'est cela qu'il nous faut accepter, et uniquement ça, uniquement cette vérité là si nous voulons entrer dans le royaume de Dieu, l'accepter "gratuitement" et simplement »
À nouveau le mélange est dosé pour duper.

« [...] et c'est cela qu'il nous faut accepter, et uniquement ça, uniquement cette vérité là si nous voulons entrer dans le royaume de Dieu, l'accepter "gratuitement" et simplement... »
FAUX

Cette affirmation succédant d'une manière ironique à :

« le christianisme diffère de toutes les religions en un point fondamental pour moi : dans toutes les religions l'homme cherche à atteindre Dieu... dans toutes les religions... l'homme cherche à atteindre Dieu que ce soit par des efforts, que ce soit par des prières, que ce soit par des offrandes, que ce soit par du mysticisme, que ce soit en essayant de percer des mystères, ou que ce soit en se déclarant Dieu lui-même, c'est un petit peu ce que nous enseigne le Nouvel-Âge, l'homme tente de s'approcher de Dieu. »
Il est bien évident qu'un tel endoctrineur mensonger ne saurait s'arrêter à un simple discours sans mise en application. Aussi, s'adressant à l'assemblée, et plus particulièrement aux auditeurs non initiés à sa doctrine, Lefeuvre leur déclare :

« Peut être vous avez entendu parler de Jésus et peut être vous savez pas comment faire, simplement accepter, acceptez que Jésus est Sauveur, le seul Sauveur, c'est-à-dire reconnaître que vous êtes pécheur et que le seul qui puisse vous sauver, vous laver de vos péchés c'est Jésus. Jésus nous invite à demander la grâce et à la recevoir comme un enfant demande du pain, Il nous invite à demander le St Esprit et à recevoir le St Esprit comme un enfant demande un œuf ou un poisson, on lit ça dans les Évangiles et Il nous invite, Il nous interpelle, je crois, Il interpelle ses disciples mais Il nous interpelle aussi à nous souvenir que nous ne pouvons sans cesse QUE demander parce que nous ne pouvons QUE recevoir ! »
Là encore le mélange du « oui » et du « non » :

« peut être vous avez entendu parler de Jésus et peut être vous savez pas comment faire, simplement accepter, acceptez que Jésus est Sauveur, le seul Sauveur, [...]
FAUX

« [...] c'est-à-dire reconnaître que vous êtes pécheur et que le seul qui puisse vous sauver, vous laver de vos péchés c'est Jésus. »
VRAI

« [...] que nous ne pouvons QUE recevoir. »
VRAI

Précisons toutefois que se reconnaître pécheur, se repentir, est produit par l'Éternel lui-même (Philippiens 2:13) dès lors que l'homme reçoit la Foi (Philippiens 1:29). C'est-à-dire que de lui-même il n'en a aucune capacité, et encore moins la volonté, car il faut qu'il reçoive de Dieu la volonté pour se faire, et cette volonté est celle de l'Esprit de Dieu qui est donné à l'homme par l'Esprit de Dieu lui-même.


Chapitre 5


Les bénédictions de Dieu soumises à Dieu seul

Au fil du discours chaque "oui" et "non" dans les affirmations du pasteur s'entrecroisent tour à tour.

« [...] Tout ce qui pouvait faire obstacle au fait de recevoir ces bénédictions : notre sentiment d'indignité, peut être de la culpabilité qui règne encore au fond de nous, le sens de peu de valeur, quand nous pensons que nous avons peu de valeur, des sentiments d'incapacité, bon etc. [...] »
Cette simple phrase semble à première vue être empreinte de sagesse, et revêtue de piété et d'humilité. Elle donne d'ailleurs l'occasion aux moutons de l'assemblée de ce mercenaire de le considérer comme un homme "affermi" et digne de foi. Pourtant cette simple phrase est une insulte envers Christ, et la déclaration publique que Christ est maudit. Cette simple phrase est un blasphème envers l'Esprit de Christ pour la raison qu'elle déclare un arbre mauvais tandis qu'il est bon parce qu'elle ne reconnaît pas les bons fruits qu'elle considère mauvais. Ceci est sérieusement une offense envers l'Esprit Saint.

Mais regardons de plus près.

« tout ce qui pouvait faire obstacle au fait de recevoir ces bénédictions : ... »
FAUX

Yannick Lefeuvre déclare ici que Dieu voudrait donner quelque chose à l'homme, Dieu voudrait que l'homme reçoive quelque chose mais l'homme l'en empêcherait. Ceci est encore un mépris de la souveraineté de Dieu et une glorification de la souveraineté de l'homme. Quel point de vue cache réellement cette affirmation déguisée en paroles pieuses, "qu'il y aurait quelque chose qui puisse faire obstacle pour recevoir les bénédictions de Dieu" ? Encore une fois, tout simplement, le point de vue d'un évangile du mérite découlant de l'attitude que l'homme choisit d'adopter, et cela dans un langage extrêmement pervers car qui ne voudrait pas être béni ? Rapidement, ce raisonnement de pouvoir faire obstacle à la volonté de Dieu qui veut que tel ou tel homme reçoive, nivellera vers de la manipulation détournée.

« tu fais ceci alors tu recevras, alors tu n'empêcheras pas le Seigneur de te donner ce qu'il veut te donner, tout dépend de toi !" »
Quelles paroles de rapaces n'est-ce pas ? Mettre ainsi l'accent sur le fait que l'on empêche le Seigneur de faire ce qu'Il veut dans le but de faire faire à la personne ce que l'on veut est terrible ! Il s'agit là d'une manipulation mentale détournée que l'on observe dans bon nombre de sectes dangereuses comme celle des églises baptistes. Celle-ci ne consiste pas en une privation directe de la liberté de l'homme, en une soumission directe, mais en ce qu'elle pousse l'homme à se faire librement une opinion, en utilisant les sentiments, à partir d'informations partielles ou erronées, dans des enseignements fallacieux qui mettent toujours l'accent sur le libre-arbitre de l'homme. Autrement dit, sur le fait que tout dépend de l'homme. Ces enseignements anti-bibliques poussent toujours l'homme à vivre de son impression de libre-arbitre et déclarent que l'homme est le maître sur les circonstances de sa vie, sur Dieu lui-même. Ceux-ci amènent l'homme en définitive à se croire lui-même son propre Dieu, et dont la finalité est le salut par le choix de l'homme. Ce choix illusoire de l'homme s'effectue, qui plus est, dans cet abus sectaire, à partir d'éléments contradictoires qu'ils lui auront été présentés et dont il s'est fait "librement" une opinion. Cette manipulation établit toujours une "vérité" en présentant un discours dont l'ensemble dit l'inverse, et dont l'auditeur qui manque d'attention ne s'aperçoit pas.

Vous comprenez ?

1. D'une part un point de vue anti-biblique présenté : "tout dépend de toi, de ce que tu choisi".
2. D'autre part, un choix présenté avec un point de vue dénominationnel (en l'occurrence évangélique), dans une propagande dénominationnelle.
3. En finalité la manipulation d'une personne.

Car rien ne dépend de l'homme puisque tout est perdu pour lui, il ne peut rien faire pour s'en sortir. De ce point de départ faussé tout le reste conduit sous la coupe des hommes. Il reste donc un choix totalement illusoire, chimérique, mensonger, qui n'existe pas.

Yannick LEFEUVRE affirme que les bénédictions dépendent de l'homme, de la position de l'homme qui fait obstacle aux bénédictions divines, au Salut. C'est-à-dire que l'homme ne pourrait recevoir aucune bénédiction à cause de sa disposition, que les bénédictions ne peuvent être accordées tant que l'homme n'est pas droit. Le mérite dépendant de la position que l'homme adopte librement. Cet enseignement anti-scripturaire est très grave car les bénédictions ne dépendent absolument pas de l'homme pour les recevoir mais dépendent uniquement de Dieu. Tous les hommes ont été mis dans une situation de perdition qui leur enlève de toutes les manières le droit d'être sauvé, d'être justifié. Rien de ce qu'ils peuvent faire ne saurait changer ce fait que tout en eux-mêmes fait obstacle aux bénédictions. Cet enseignement présente un mensonge en mettant l'accent sur ce que l'homme devrait faire pour recevoir, sur la souveraineté de l'homme tandis que l'homme ne peut rien faire sinon recevoir, comme le déclare justement Yannick Lefeuvre dans son incohérence doctrinale pour le rejeter ensuite.

Dieu donnera à qui Il veut donner.

Le pasteur baptiste déclare subtilement que l'homme serait en mesure de résister à ce que Dieu veut lui donner par son comportement ou son attitude. Or si tel était le cas, aucun homme ne pourrait recevoir le salut, puisque déjà avant d'être à Christ, l'homme mort spirituellement est dans une dépravation totale. De plus, l'homme ne peut absolument rien faire pour obéir au Seigneur, il n'en a pas la capacité car il est totalement mort et esclave du péché. Il en est du chrétien comme du non chrétien : L'homme ne peut rien faire pour être sauvé, il faut que Dieu ait décidé de le sauver. Dans la marche du chrétien, le chrétien n'est pas meilleur que le non chrétien car absolument rien de ce qu'il fait de bon pour le Seigneur, son obéissance et même l'envie d'obéir, ne vient de lui, mais l'envie de faire le bien et la capacité lui viennent uniquement du Seigneur. Le simple fait que l'Écriture témoigne que "le vouloir et le faire" est produit par le Seigneur, sans quoi l'homme n'aurait ni l'envie ni la capacité, montre que rien de l'homme ne peut entraver la bénédiction de Dieu, puisque celle-ci dépend uniquement de celui qui la donne, savoir Dieu. Le seul qui puisse faire qu'une bénédiction ne soit pas accordée est Dieu, tout simplement parce qu'Il ne veut pas l'accorder, et non pas parce que l'homme se refuse à la recevoir. Dans le cas contraire, aucun homme ne recevrait quoique ce soit de Dieu, puisque l'homme sans Dieu ne veut rien de Dieu, et que sa volonté pour le Seigneur est uniquement produite par le Seigneur. Cela est déjà une bénédiction immense ! Cette affirmation "tout ce qui pouvait faire obstacle au fait de recevoir ces bénédictions" est trompeuse et perverse car elle insinue que les bénédictions dépendent de l'homme. Ce faux évangile du Salut par les œuvres de la volonté de l'homme est commun à tous les faux chrétiens qui cherchent à mettre sous la loi ceux à qui ils enseignent. Pour exemple, citons les propos d'apostats qui écrivent :

« Il ne tient qu'à nous bien souvent que la bénédiction vienne. Selon la situation où vous vous trouvez, il vous faut de la patience, de la confiance, le désir, la volonté de relever le défi, arrêter de murmurer et de rejeter la faute sur les autres, d'obéir, d'arrêter de poser des questions, de raisonner. Bien souvent nous empêchons Dieu d'accomplir le projet d'amour qu'il a pour nous. Jérémie 29:11 "Car moi je connais les projets que j'ai conçus en votre faveur, déclare l'Éternel : ce sont des projets de paix et non de malheur, afin de vous assurer un avenir plein d'espérance." Peut-être que vous êtes dans une situation difficile, peut-être que vous voulez vous tourner vers ce Dieu qui veut votre bien, le connaître mieux. Dieu vous connaît personnellement et Il a un projet d'amour pour vous précisément, Il a besoin de vous pour l'accomplir, il veut votre collaboration. »
("Mara ou Sarepta", par Danièle DELEPINE)

« Je n'en ai cité qu'une partie. TOUTES LES BÉNÉDICTIONS DIVINES, DANS LA BIBLE, SONT SUBORDONNÉE À L'OBÉISSANCE À LA PAROLE DE DIEU. »
(Michelle d'Astier de la Vigerie)
Mais continuons dans le décorticage que nécessite un tel imbroglio abominable, car il y a pire ! Alors qu'il vient d'expliquer qu'il existe des éléments qui ont la capacité de faire obstacle aux bénédictions divines, le forgeron les présente :

« [...] notre sentiment d'indignité, peut être de la culpabilité qui règne encore au fond de nous, le sens de peu de valeur, quand nous pensons que nous avons peu de valeur, des sentiments d'incapacité, bon etc. »
VRAI

Car Or ces attitudes et "sentiments" sont au contraire les fruits de la repentance !

Ce qui est grave dans cette affirmation baptiste de "ce qui pouvait faire obstacle au fait de recevoir ces bénédictions" n'est pas tant le fait que ces différentes attitudes et positions sont définies ici comme des attitudes nocives et négatives, qui de plus empêcheraient de recevoir les bénédictions que Dieu veut donner, tandis qu'au contraire elles sont le fruit de la repentance ; MAIS SURTOUT le fait qu'elles sont générées par le Seigneur Lui-même ! C'est l'Éternel qui pousse à la repentance, qui donne à l'homme cette conscience qu'il est coupable lorsqu'il pèche, (et même si ce sentiment persistait celui-ci est une occasion donnée à l'homme de proclamer la justice de Dieu) qu'il n'est rien, qu'il n'a que "peu de valeur", et même aucune, qu'il est incapable ! (Philippiens 2:13 le vouloir et Romains 9:14-24)

Puisque Yannick Lefeuvre, en tant que dirigeant religieux, est le représentant de l'institution apostate à laquelle il appartient et qui lui attribue un titre, nous pouvons dire que les baptistes s'attaquent non seulement aux véritables fruits portés par tout enfant de Dieu, mais aussi directement à Celui qui les produit ! Et déclarent que Jésus Christ est un mauvais arbre, car il est écrit que l'on reconnaîtra l'arbre au fruit qu'il produit.

Puisque c'est Dieu qui produit cet état de conscience en l'homme comment cela ferait-il obstacle à quelque bénédiction que ce soit ? Au contraire, déjà cela EST une bénédiction et l'assurance que l'Éternel prend soin de ses fils en les corrigeant parce qu'Il les aime, les pousse à la repentance, leur donne de réaliser qu'Il est Dieu et qu'ils sont misérables à l'exemple du publicain qui se frappait la poitrine. Au sein d'un discours ayant l'apparence de la piété apparaissent ainsi des déclarations totalement aberrantes, anti-christ.

Mais certains diront peut être que ce pasteur voulait parler de la culpabilité qui ronge et qui pousse loin du Seigneur parce qu'il s'agit du raisonnement.

« non ce que j'ai fait de mal ne me le permet pas, je ne suis pas digne de... »
Il est clair que deux choses se dessinent dans ce type de raisonnements dont l'une doit être abandonnée : D'une part le fait de réaliser que nous ne sommes pas digne est totalement biblique, par contre le fait qu'un enfant de Dieu "ne puisse pas s'approcher du Père à cause de cette indignité" est un mensonge qui signifierait que nous ne méritons plus de nous en approcher, et donc par conséquent que nous l'aurions été, ce qui est faux. Aucun homme ne mérite d'être sauvé, tous les hommes méritent uniquement l'enfer mais certains sont gratuitement justifiés selon le bon vouloir de Dieu, aucun homme ne mérite de s'approcher de Dieu.

Mais continuons encore au sujet du panaché vrai/faux dans les paroles de Yannick Lefeuvre, comme modèle en matière d'escroquerie.

« notre conformité à la ressemblance de Jésus-Christ dépend de Lui, dépend de lui et souvent on l'oublie ça ! Bien sûr il faut engager notre volonté pour que... la pâte, la pâte que nous sommes puisse se laisser... euh... transformer par le potier, le potier que Dieu est, pour qu'Il fasse de nous un vase comme LUI le veut, et c'est simplement dire "oui", engager notre volonté sur le simple fait que nous sommes d'accord et après laisser le St Esprit parce que c'est Lui qui le fera, c'est Lui qui nous changera véritablement, c'est Lui qui nous transformera véritablement de jour en jour à la gloire de Dieu. »
Cette citation dans l'enseignement du pasteur est une hérésie arminianiste dans toute sa splendeur, dans tout ce qu'elle a de non-renoncement à soi-même, dans tout ce qu'elle revendique d'elle-même comme étant souverain sur le Seul Souverain. Quelle honte ! Comment se fait-il qu'aucun de ceux qui écoutaient ce jour là n'ait élevé sa voix pour cité un simple passage de l'Écriture qui détruit en quelques secondes, le temps de lire, cette affirmation démoniaque ? N'y avait-il vraiment aucun enfant de Dieu réel lors de cette assemblée ?

Pourrions-nous sérieusement dire qu'il est plus facile de réprouver et condamner publiquement un tel message lorsqu'il est lu plutôt que prononcé, car il laisse plus le temps de la réflexion ? Il est vrai que le temps de dire "amen" à « notre conformité à la ressemblance de Jésus-Christ dépend de Lui, dépend de lui et souvent on l'oublie » on s'en retrouve à le prononcer sur « bien sûr il faut engager notre volonté pour que... la pâte, la pâte que nous sommes puisse se laisser... euh... transformer par le potier » pour autant, on ne peut qu'être surpris, effaré, qu'aucun chrétien ce jour là n'est pas eu plus de réflexe pour dénoncer cette hérésie.

« Mais plutôt, ô homme, qui es-tu, toi qui contestes avec Dieu ? Le vase d'argile dira-t-il à celui qui l'a formé : Pourquoi m'as-tu fait ainsi ?
Le potier n'a-t-il pas le pouvoir de faire, d'une même masse de terre, un vase pour des usages honorables, et un autre pour des usages vulgaires ?
Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience les vases de colère, préparés pour la perdition ?
Afin de manifester aussi la richesse de sa gloire sur les vases de miséricorde, qu'il a préparés pour la gloire,
Envers nous qu'il a aussi appelés, non seulement d'entre les Juifs, mais aussi d'entre les Gentils ?
»
Si analogie il y a entre l'argile et l'homme, ainsi qu'entre le potier et Dieu, pourrions-nous sérieusement dire que l'argile engage sa volonté pour se laisser façonner par le potier ?!? Non seulement cela est anti-biblique mais en plus cela est idiot. Cette déclaration fait de l'homme le souverain sur l'action de Dieu et affirme que l'homme a la capacité de destituer Dieu de sa Toute Puissance en refusant de se laisser façonner comme Dieu le veut, et ce alors que Dieu le voudrait.

« engager notre volonté sur le simple fait que nous sommes d'accord et après laisser le St Esprit. »
L'Écriture affirme sans détour que personne ne peut résister à la volonté de Dieu :

« Il fait donc miséricorde à qui il veut, et il endurcit celui qu'il veut.
Or tu me diras : Pourquoi Dieu se plaint-il encore ? Car qui peut résister à sa volonté ?
»
C'est-à-dire que si Dieu veut façonner l'argile qu'est l'homme d'une telle façon, rien de l'homme ne pourrait en quoi que ce soit résister à ce que la volonté de Dieu est déterminée à faire de lui. Mais rien n'empêche Yannick Lefeuvre, après avoir déclaré publiquement qu'il faut :

« engager notre volonté pour que la pâte que nous sommes puisse se laisser transformer par le potier. »
de dire avec aplomb que :

« notre entrée dans la vie chrétienne dépend de Dieu et la poursuite de la qualité, la poursuite de cette vie, la qualité de cette vie, la qualité du fruit que nous allons produire dépend encore et toujours de Dieu. »
En citant bien entendu la Parole de Dieu qui confirme très justement cette dépendance à Dieu uniquement, MAIS pas le fait que ce qui dépend de Dieu dépend de nous.

« nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres que Dieu a préparé d'avance afin que nous les pratiquions. »
Emmêlant ainsi le faux et le vrai ce pasteur présente un mensonge.


Chapitre 6


Les noms inscrits avant la fondation du monde

Parlant des apôtres qui chassent les démons et guérissent les malades, Yannick Lefeuvre déforme les paroles de Jésus.

« ne vous réjouissez pas de ça, réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans le livre des cieux. »
en expliquant :

« pour qu'ils soient inscrits dans le livre des cieux il fallait qu'ils puissent recevoir comme des enfants, comme je l'ai dit tout à l'heure, et qu'ils puissent aussi prendre soin, avec un cœur détaché et compatissants, des plus petits, pas seulement des malades, des boiteux, des infirmes... ceux-là aussi bien sûr, mais aussi des plus petits ! »
Tout comme il avait déclaré effectivement :

« c'est cela qu'il nous faut accepter, et uniquement ça, uniquement cette vérité là si nous voulons entrer dans le royaume de Dieu »
Or l'entrée du royaume de Dieu est prédestinée avant la fondation du monde, avant même la moindre "acceptation" illusoire de l'homme.

« En lui Dieu nous a choisi avant la fin du monde. »


« Je te prie aussi, fidèle collègue : Sois-leur en aide ; elles ont combattu avec moi pour l'Évangile, aussi bien que Clément et mes autres compagnons de travaux, desquels les noms sont dans le livre de vie. »

« Et tous ceux qui habitent sur la terre, dont les noms ne sont pas écrits dès la création du monde dans le livre de vie de l'Agneau qui a été immolé, l'adorèrent. »

« La bête que tu as vue, a été et n'est plus ; elle doit monter de l'abîme, et s'en aller en perdition ; et les habitants de la terre, dont les noms ne sont pas écrits dans le livre de vie, dès la création du monde, s'étonneront en voyant la bête, car elle était, et elle n'est plus, bien qu'elle soit. »
L'entrée dans le royaume ou l'héritage du royaume ainsi que le don de la Foi étant soumis au choix de Dieu.

« Écoutez, mes frères bien-aimés ; Dieu n'a-t-il pas choisi les pauvres de ce monde pour qu'ils soient riches en la foi et héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui l'aiment ? »

« Les Gentils, entendant cela, se réjouissaient, et donnaient gloire à la parole du Seigneur, et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle, crurent. »

« Et une certaine femme, nommée Lydie, de la ville de Thyatire, marchande de pourpre, qui craignait Dieu, écoutait ; et le Seigneur lui ouvrit le cœur, pour faire attention aux choses que Paul disait. »

« Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes point de mes brebis, comme je vous l'ai dit.
Mes brebis entendent ma voix, et je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle, elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main.
»

« Parce qu'il vous a fait la grâce, à cause de Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. »
Lorsque Yannick Lefeuvre déclare « c'est cela qu'il nous faut accepter, et uniquement ça, uniquement cette vérité là si nous voulons entrer dans le royaume de Dieu ». Il s'agit d'une hérésie de plus qui inverse et déforme totalement la Parole de Dieu. Dans le contexte de la prédestination, rien de ce que fait l'homme ne détermine ce qui a été prévu avant la fondation du monde ! Ceci est d'une absurdité et vraiment la manifestation d'un manque de matière grise. Les noms inscrits le sont avant la fondation du monde ! Mais Yannick Lefeuvre déclare que pour que le nom d'une personne soit inscrit, avant la fondation du monde, il faut que celle-ci "reçoive" sous-entendu "accepte de recevoir". Il affirme donc le contrepied de la vérité et là est mise à jour toute sa duplicité diabolique : puisque le fait de "recevoir" détermine selon lui le fait d'avoir son nom inscrit, ajoutant "accepter" là où il n'existe pas. Jamais l'Écriture ne déclare cela mais plutôt le contraire : ceux dont les noms sont inscrits reçoivent, et aucun homme se voit être prédestiné à la vie éternelle au moment où il se met à croire MAIS il se met à croire PARCE QUE il était destiné à la vie éternelle.

...« ceux qui étaient destinés à la vie éternelle, crurent. »
Pour terminer sur ce sermon de l'évangélique baptiste, voici l'exemple redondant de ces sensationnalistes manipulateurs qui est sensé générer la crainte des moutons, dans le but de les garder sous leur coupe. Il s'agit bien sûr de l'histoire d'Ananias et Saphira que ces bourreaux chérissent tant :

« Parfois on se dit "Ouais... mais on est sous le nouveau testament on est sous la grâce"... Ananias et Saphira étaient sous le nouveau testament ils étaient sous la grâce ; et simplement parce qu'ils ont menti au St Esprit Ils sont morts. Combien d'entre nous... j'vous demande pas de lever la main... mais combien d'entre nous... à qui n'est-il pas arrivé de mentir au St Esprit, merci que Dieu mais soyons dans l'humilité nous fait grâce qu'on est encore vivant hein ! »
Dans ces mouvements, l'histoire d'Ananias et Saphira est brandie pour impressionner, comme au Moyen-Âge l'église catholique brandissait l'argument de l'enfer pour garder sous sa coupe les incrédules, en leur disant que la fidélité au dogme universel les en dégagerait. Ceux-là s'étonnent que la crainte de l'Éternel ne soit pas dans l'Église là où le Seigneur déclare.

« Et je traiterai avec eux une alliance éternelle ; je ne me retirerai plus d'eux, je leur ferai du bien, et je mettrai ma crainte dans leurs cœurs, afin qu'ils ne se détournent pas de moi. »
Mais plus encore, comment celui qui ment au Saint Esprit pourrait-il être à Christ, habité par l'Esprit de Christ ? En mentant au Saint Esprit il manifeste qu'il ne sait pas que l'Esprit Saint sonde tout, jusqu'aux jointures de l'âme et de l'esprit (Hébreux 4:12) et qu'Il connaît les motivations des cœurs. Celui qui ment au Saint Esprit ne reconnaît pas que l'Esprit Saint est Dieu, et d'une manière insensée et totalement suicidaire s'imagine qu'il dupera l'Éternel. Aucun chrétien réel ne mentirait au Saint Esprit car l'Esprit en lui maintient constamment cette conscience de ce qu'il est, de la position dans laquelle il se trouve et de QUI EST DIEU ! Si Yannick Lefeuvre se réjouit d'être en vie alors qu'il a menti au Saint Esprit, pour autant, il reste un faux chrétien qui annonce un faux évangile du salut par les œuvres, de la souveraineté de l'homme sur Dieu.

« Merci que Dieu mais soyons dans l'humilité nous fait grâce qu'on est encore vivant hein ! »
La Grâce de Dieu est le don de la vie éternelle inconditionnel qui s'étend effectivement aussi dans cette vie lorsque que Dieu ne met pas immédiatement à mort celui qui tombe, celui qui failli, quoiqu'il aurait dû mourir sur le coup. L'exemple d'Ananias et Saphira, est là aussi pour témoigner que Dieu n'est pas un jeu et qu'on ne peut user de légèreté avec Lui sans conséquences, et s'il se trouve qu'il n'y ait pas de conséquence définitive directe, comme le fait de ne pas être tuer sur le coup, la crainte de Dieu est alors cette conséquence que Dieu accorde à son serviteur, plutôt que la mort immédiate.

« Le commencement de la sagesse est la crainte de l'Éternel ; et la science des saints c'est la prudence. »

« La crainte de l'Éternel enseigne la sagesse, et l'humilité va devant la gloire. »

« Puis il dit à l'homme : Voici, la crainte du Seigneur, c'est la sagesse, et se détourner du mal, c'est l'intelligence. »

« Le commencement de la sagesse, c'est la crainte de l'Éternel. Tous ceux qui pratiquent ses commandements sont vraiment sages. Sa louange demeure à toujours. »

« Et il a mis dans ma bouche un nouveau chant de louange à notre Dieu. Plusieurs le verront, et auront de la crainte, et se confieront en l'Éternel. »

« Et ils chantaient comme un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre animaux et les Anciens ; et personne ne pouvait apprendre le cantique que les cent quarante-quatre mille, qui ont été rachetés de la terre. »

« Mon fils, si tu reçois mes paroles, et si tu conserves avec toi mes commandements,
Tellement que tu rendes ton oreille attentive à la sagesse, et que tu inclines ton cœur à l'intelligence ;
Si tu appelles à toi la prudence, et si tu adresses ta voix à l'intelligence ;
Si tu la cherches comme de l'argent, et si tu la recherches soigneusement comme un trésor ;
Alors tu comprendras la crainte de l'Éternel, et tu trouveras la connaissance de Dieu.
Car l'Éternel donne la sagesse ; de sa bouche procèdent la connaissance et l'intelligence.
 »
Il est bien évident que la crainte des évangéliques est celle dont le prophète Ésaïe a parlé :

« Et le Seigneur dit : Puisque ce peuple s'approche de moi de sa bouche, et qu'ils m'honorent de leurs lèvres, mais leur cœur est éloigné de moi ; puisque la crainte qu'ils ont de moi n'est qu'un commandement enseigné par des hommes. »
Il s'agit d'une crainte par laquelle l'homme élève sournoisement sa dignité et ses capacités au-dessus de celles de l'Éternel pour affirmer ainsi qu'il Lui obéit. Cette piété n'en est qu'une d'apparence car elle n'est pas celle qui reconnaît que Seul Dieu produit en l'homme le vouloir et le faire. Ce non-renoncement de soi déguisé en piété ne reconnaît pas que lorsque Dieu produit le vouloir et le faire, la crainte qui Lui est dû, et dont Il donne à l'homme d'être conscient, est une relation de confiance. Et en tout ceci l'élu n'a pas le choix et s'en réjouit :

« Car vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions : Abba, Père. »
Bien que ce forgeron se réjouit d'être encore en vie en reconnaissant que pour avoir eu l'occasion de mentir à l'Esprit Éternel il aurait dû mourir, cela ne change en rien que s'il est encore en vie il reste pour autant un mort en sursis étant donné le rejet public qu'il fait de Christ. Ce qu'il est sera manifesté tôt ou tard, et aucune grâce ne trouvera de largesse pour couvrir ses blasphèmes. Le concernant, ainsi que les réprouvés de son espèce, la Grâce est pour lui le fait qu'il lui soit accordé une existence ponctuelle limitée exclusivement à une existence matérielle, qui surgit de l'enfer éternel qui lui est réservé et duquel toute puissance d'expression lui est impossible éternellement.

Que de recommandations trouvons-nous dans les propos des loups :

« Soyons dans l'humilité dans notre relation avec Dieu, ça n'empêche pas l'amour, ça n'empêche pas la pleine assurance de nous approcher de Dieu, mais soyons dans l'humilité. »
Comment notre relation avec Dieu pourrait ne pas être une relation d'humilité ? Et comment cela empêcherait-il l'amour ? Ceci est totalement aberrant !

« L'Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il délivre ceux qui ont l'esprit froissé. »

« Le sacrifice agréable à Dieu, c'est un esprit brisé ; ô Dieu, tu ne méprises pas le cœur contrit et brisé. »

« Ainsi quiconque parmi vous ne renonce pas à tout ce qu'il a, ne peut être mon disciple. »
Au contraire : s'il n'y a pas d'humiliation, s'il n'y a pas d'assujettissement, s'il n'y a pas de soumission vis-à-vis de Dieu et produit uniquement par Dieu Lui-même, alors il n'y a pas de relation avec Dieu. Il ne peut y avoir de relation avec Dieu sans soumission. L'humilité dans notre relation avec Dieu n'empêche pas l'amour puisque l'humilité est dans le renoncement de soi, savoir l'amour.

Christ seul génère en nous la soumission de notre volonté à Lui. Lui seul contraint l'homme qu'Il sauve à plier l'échine car l'homme n'a pas de libre-arbitre.

D'une part tous les hommes sont morts spirituellement, sont esclaves de leur chair et tous leurs choix découlent de cet esclavage. D'autre part, la chair à laquelle l'homme est soumis, son esprit charnel, s'oppose au Seigneur et ne peut ni ne veut croire. Seul Christ produit le vouloir et le faire, tant au premier jour du chrétien que pendant toute sa marche. C'est-à-dire que RIEN ne peut être attribué à l'homme dans ce qu'il fait de bien mais seul ce qu'il fait de mal est de l'homme. L'homme ne peut que faire le mal, et ce mal est toujours généré par le principe de non-renoncement à soi-même.

Le bien que le chrétien fait, il le fait uniquement parce que Dieu lui donne à la fois l'envie et la capacité de le faire. L'homme qui a le désir d'obéir à Christ, le désire car Christ produit cela. L'homme en qui Christ a généré l'envie de le suivre accomplit les désirs de Christ parce que Christ, le Père Éternel en l'homme, lui donne la capacité de l'accomplir et dirige l'homme comme Il l'entend. Autrement dit, l'homme est soit un pantin entre les griffes des passions qui grouillent dans ses membres et auxquelles il est entièrement soumis, soit il devient de l'argile entre les mains de l'Éternel pour accomplir ses desseins en tant que vase d'honneur. Soit l'homme est un esclave de la chair, soit un esclave de Christ qui le sort de cette mort spirituelle et lui donne la conscience qu'il est perdu, qu'il ne peut rien faire pour être sauvé, et que seul l'Éternel accomplira en lui ce que l'Éternel veut qu'il accomplisse.

Cette Foi ou conscience, que Dieu a scellée en l'homme, est le moyen pour l'homme d'être sauvé, le vouloir et le faire accompli par Dieu étant le fruit de la bénédiction et accordé pour la marche du chrétien, qui reste, comme le non chrétien, incapable de vouloir et de faire de lui-même. L'homme né de nouveau comme le mort vivant ne peut indépendamment de Dieu que vouloir et accomplir le mal. La seule différence entre les deux étant que Dieu dirige son enfant et génère le vouloir et le faire, tandis que le mort vivant est livré à lui-même, à sa propre chair. L'homme né de nouveau est esclave de Christ tandis que l'homme mort quoique vivant est esclave de Satan, savoir la puissance de la chair, son esprit charnel. Nous utiliserons le terme d'esclave à l'égard de Christ plutôt que celui de marionnette qui désignait au départ une effigie de Marie, une petite statue que l'on déplaçait, le terme étant passé de la dévotion idolâtre catholique au domaine séculaire. L'esclave est une personne qui n'est pas de condition libre puisqu'elle appartient à un maître exerçant chez elle un pouvoir absolu. Si le chrétien est un homme libre, il l'est donc à l'égard de sa chair uniquement parce qu'il a changé de maître. Mais il n'est pas libre de maître pour être son propre maître car l'homme né de nouveau est l'esclave de Christ, qui l'a racheté. Ainsi, la dépendance de l'homme vis-à-vis de Dieu est pleinement affirmée lorsque Jésus enseigne à ses disciples que ceux qui ne reçoivent pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrent pas.

« L'ouvrier encourage le fondeur ;
celui qui polit au marteau encourage celui qui frappe l'enclume ; il dit de la soudure : elle est bonne ;
et il fixe l'idole avec des clous, pour qu'elle ne branle pas.
Mais toi, Israël, mon serviteur ; toi Jacob, que j'ai élu ; race d'Abraham, qui m'a aimé ;
Toi que j'ai pris des bouts de la terre, et que j'ai appelé de ses extrémités,
à qui j'ai dit : Tu es mon serviteur ; je t'ai élu, et je ne t'ai point rejeté.
Ne crains point, car je suis avec toi ; ne sois point éperdu, car je suis ton Dieu !
Je te fortifie, je t'aide, et je te maintiens par la droite de ma justice.
»
À Christ seul soit la Gloire

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Source : Sébastien Authier — DangerTopchretienPentcotiste.unblog.fr