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Imposture sur le Diable et les Démons-3


novembre 8, 2015 par GoDieu

 

La contribution de l'étymologie


Lire la Bible est bien, mais comprendre ce que nous lisons est encore mieux. La grande majorité de ceux qui se disent chrétiens et qui lisent la Bible en français comprennent son texte à la lumière des significations modernes des mots, puis s'imaginent en mesure de proclamer et défendre les grandes vérités du christianisme. Une telle approche est le comble de la stupidité, ils ne réalisent point que la Bible n'a pas été écrite en français mais qu'elle est une traduction de l'Hébreu pour l'Ancien Testament et du Grec pour le Nouveau Testament. Elle n'est pas un livre normal écrit par un auteur français qui raconte une histoire quelconque, et ne se lit pas comme un livre commun. Aucun ne peut dire avec autorité que «la Bible dit ceci ou la Bible dit cela» s'il n'a pas au moins une base de la connaissance de ces deux langues ou au moins de l'une d'elles. Beaucoup dans une traduction de son Texte Sacré ne reflète en aucune façon le sens réel des mots dans les originaux, et cela occasionne un grand nombre de conflits au niveau de sa compréhension. Mais tout n'est pas sans espoir, heureusement de nos jours nous sommes richement béni de toutes sortes d'outils qui nous aident dans ce domaine: Concordances variées, Glossaires, Atlas, Dictionnaires bibliques, et Lexiques Hébreu et Grec qui nous donnent le sens des mots et toutes leurs nuances ou synonymes. Malheureusement, quoique nous en avons plusieurs en français, les meilleurs outils sont en anglais mais la majorité des chrétiens français sont trop paresseux pour apprendre cette langue, encore moins l'Hébreu ou le Grec. Il ne faut pas trop demander aux français qui se disent chrétiens, surtout il ne faut pas les déranger dans leur piètre confort dans lequel ils se bercent dans leurs illusions de comprendre tout.

Aucune discipline n'est plus utile à l'étude des Saintes Écritures que l'étymologie. Terme très peu connu de la majorité des gens, l'étymologie nous apporte une grande contribution à notre compréhension des mots Hébreu et Grec des Textes Originaux de la Bible. Un très grand nombre sont des mots composés et l'étymologie est une aide précieuse dans leur décomposition pour nous donner le sens réel qu'ils détiennent. Deux aspects sont reconnus à l'étymologie:

  1. L'étymologie normative est une discipline diachronique (deux points de vue différents et complémentaires qui peuvent être adoptés lorsqu'on analyse des faits de langue) de la linguistique, qui étudie l'origine des mots. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés. Étymologie est un mot composé savant grec, «etumología», lui-même formé sur les radicaux «étumos» ou «véritable» et de la base «logia» dérivée de logos «parole, discours, raison», qui fournit les noms de disciplines. C'est donc, à l'origine, l'étude de la vraie signification d'un mot. Quand, dans une langue, un même étymon a été hérité et emprunté ultérieurement, les deux mots obtenus sont nommés doublets. On en trouve un grand nombre en français: la plupart des mots français proviennent en effet du latin; certains se sont transmis depuis le latin vulgaire en se modifiant phonétiquement, ce sont les mots hérités; le même étymon a parfois aussi été emprunté postérieurement, dans le vocabulaire savant; les deux mots issus du même seul étymon latin mais ayant suivi deux voies différentes se nomment respectivement doublet populaire et doublet savant. Leurs sens sont la plupart du temps différents, le doublet savant gardant une acception plus proche du sens étymologique. Ainsi le mot latin potionem donne potion dans la langue savante, mais poison dans la langue populaire!

  2. L'étymologie populaire désigne les explications dues à des rapprochements spontanés, mais non scientifiques, concernant l'étymologie et le sens étymologique d'un mot. L'étymologie populaire s'appuie avant tout sur des ressemblances formelles fortuites entre le signifiant d'un mot et ceux d'autres mots ou radicaux déjà connus; elle peut laisser ses empreintes dans le lexique d'une langue en modifiant l'orthographe et la prononciation d'un mot ancien mal analysé. D'un point de vue normatif, l'étymologie populaire est une erreur, mais nombre d'«erreurs» — de ce type ou d'un autre — ont été lexicalisées de sorte que certains mots issus d'une étymologie populaire ont maintenant le statut de lexèmes «normaux». D'un point de vue linguistique, l'étymologie populaire est une volonté comme une autre de rationaliser la langue: en adaptant le signifiant d'un terme devenu inanalysable, elle permet de re-motiver un mot, même si le signifié réinterprété est étymologiquement incorrect, ce qui lui donne plus de poids dans la mémoire. Il est en effet plus aisé de mémoriser des termes motivés (que l'on peut analyser en morphèmes, comme maisonnette, dans lequel un locuteur lambda est capable de reconnaître maison et -ette, un diminutif). C'est une forme de nivellement analogique: le mot obtenu par étymologie populaire doit être recréé par imitation d'autres signifiants mieux connus. Le plus souvent, le mot modifié est:

    1. un emprunt à une langue étrangère;

    2. un mot ancien devenu, à force d'usure phonétique, inanalysable.

Dans le contexte de notre étude, nous regarderons l'étymologie de quatre mots qui nous concerne, celui de «Satan», celui de «Diable», celui de «Démons», et celui de «Dragon» dans le but d'en obtenir les significations bibliques véritables. Ces mots ne sont pas des traductions, ils ont été adaptés ou translittérés directement dans notre langue sans être traduit, et ne détiennent ainsi aucune significations réelles pour nous sauf celles qui leur fut attribuées par la mythologie et la superstition. En aucune façon ces mots désignent-ils des personnes ou entités surnaturelles distinctes, comme se l'imagine la théologie du christianisme moderne contrefait.

 

L'étymologie du mot Satan

Dérivant d'un verbe hébreu «satân», qui signifie «adversaire, ennemi, s'opposer, résister», le terme «satan» désigne d'abord, dans l'Ancien Testament, un adversaire, et, plus particulièrement, celui qui exerce devant un tribunal la fonction d'accusateur. Il ne sert jamais pour désigner un être surnaturel, adversaire des hommes et de Dieu. Notons enfin que pour traduire l'hébreu «satân», les Grecs l'ont utilisé en conjonction avec le mot diabolos. Dans le Nouveau Testament, Satan et le Diable sont deux mots synonymes qui détiennent toutefois des caractéristiques propres à chacun d'eux.

Dans l'Ancien Testament, le mot «satan» désigne une personne qui se pose en adversaire de quelqu'un d'autre. Salomon, après avoir fait échec à ceux qui contestaient son accession au trône, déclare: «Maintenant, Yahvé m'a donné la tranquillité alentour: je n'ai ni adversaire (satan) ni contrariété du sort.» (1 Rois 5:4) Le satan désigne plus particulièrement celui qui exerce au tribunal le rôle d'accusateur, ce qu'on nomme aujourd'hui «l'avocat du Diable». Dans un psaume, un homme, faussement accusé, demande à Dieu de punir ceux qui lui ont causé du tort: «Tel soit, de par Yahvé, le salaire de mes accusateurs (mes satans) qui profèrent le mal contre moi. (...) Qu'ils soient vêtus d'infamie, ceux qui m'accusent, enveloppés de leur honte comme d'un manteau!» (Psaumes 109:20,29)

Le Manichéisme apporte quelques notions similaires mais les présente sous différents aspects dans lesquelles nous voyons les premières tentatives d'intégrer une mythologie de Satan et d'anges déchus au sein d'une croyance dite chrétienne. Le manichéisme est une religion, aujourd'hui disparue, dont le fondateur fut le perse Mani au IIIe siècle. C'est un syncrétisme du zoroastrisme, du bouddhisme et du christianisme. Par dérivation et simplification du terme, on qualifie aujourd'hui de manichéenne une pensée ou une action sans nuances, voire simpliste, où le bien et le mal sont clairement définis et séparés. Dans la littérature Manichéenne, Satan est «Sathanaël», terme qui vient de la racine sémitique «stanah» et qui signifie «ennemi, adversaire, opposant». Sa description est toutefois contraire à celle que nous voyons dans l'Ancien Testament.

Pour les Manichéens, «Sathanaël était le premier-né de Dieu, plus puissant que le Logos; mais Dieu le précipita, à cause de son orgueil, avec les complices de sa faute, sur la terre invisible. Doué de la vertu créatrice et dominatrice, Sathanaël créa un second ciel. Sathanaël forma alors l'homme d'eau et de terre et chercha à animer son œuvre; mais, comme il n'y put réussir, il pria Dieu de lui inspirer la vie. Dieu ayant exaucé sa prière, l'homme devint l'œuvre de deux créateurs. Dans la suite, (c'est ainsi que les Manichéens expliquent le péché originel), Sathanaël cohabita avec Ève, sous la forme d'un serpent, et elle enfanta Caïn et sa sœur jumelle Calomena. C'est pour ce motif que Dieu enleva à Sathanaël la puissance créatrice, mais non la puissance sur les créatures. Dieu, pour sauver l'humanité déchue, engendra le Logos ou Jésus-Christ, nommé aussi l'archange Michel. Le Logos entra dans le corps de la Vierge Marie par son oreille droite, y puisa un corps apparent, et accomplit tout ce qui est raconté dans les quatre Évangiles. Ses souffrances ne furent qu'apparentes. Après sa résurrection il fit Sathanaël prisonnier et le précipita au fond du Tartare; lui-même remonta au ciel, et c'est par lui que les hommes obtiennent l'assistance nécessaire pour parvenir jusqu'au Père. — Il faut honorer les mauvais esprits; il y en a un dans tous les hommes; il reste dans leur dépouille mortelle jusqu'au jour de la résurrection; il sera condamné alors à souffrir avec les méchants.»

En regardant les nuances ou synonymes du mot «Satan», nous voyons que ce terme signifie: «adversaire, adversité, ennemi, contradicteur, contradiction, concurrent, concurrence, rival, rivalité.» Ce mot se rapporte à un grand nombre d'applications à travers le texte des Écritures, surtout à l'esprit de la chair qui est en opposition (contraire) à l'Esprit de Dieu et aux Juifs qui s'opposent à l'Évangile avec véhémence dans la persistance à se justifier par les œuvres de la loi (efforts personnels ou justification par le choix). Ne se rapporte aucunement à la fausse notion d'une chute des anges fictives dans laquelle un certain Lucifer fut rejeté du ciel et devint l'ange déchue imaginaire du nom de Satan. Dans le Nouveau Testament ce mot s'applique généralement aux ministres de la loi et à ceux qui se justifient par les œuvres, contrariant la justification par la foi et la grâce de Dieu. Il se rapporte aussi, du fait que «l'œuvre de la loi est écrit dans leurs cœurs» de tous les hommes, à la principauté, l'essence même des mauvais esprits ou raisonnements fallacieux de la nature humaine déchue, l'intellect, la raison, l'intelligence, l'instigateur de la rébellion, l'adversaire invétéré de Dieu et de Christ que nous retrouvons surtout dans les Juifs, ennemis de l'Évangile et de tous les hommes.

Souvent les mots originaux Hébreu ou Grec de la Bible sont laissé non traduit. «Mammon», par exemple, dans Matthieu 6:24, est le mot original araméen qui signifie «richesse». Il n'est pas un nom propre mais un qualificatif. Il n'existe aucun être surnaturel nommé «Mammon», il indique plutôt le caractère qui renferme une abondance de biens, de produits ou de valeurs. Ainsi il serait complètement absurde de dire qu'un être surnaturel nommé Mammon est celui qui tente les gens à posséder des richesses. Une telle interprétation serait un viol de la Parole de Dieu.

Dans l'Écriture, nous voyons Satan surgir sur la scène où se déroule le drame humain, pour entraver les bonnes relations entre Dieu et les hommes. A.R. Kayayan (Défi et Défaite des Démons) nous dit que

«son nom désigne sa fonction: La racine STN veut dire adversaire, opposant, celui qui se met en travers... Dans le Nouveau Testament il est appelé: l'adversaire, le diable, le traître, le malin, le prince des puissances de l'air, le prince des ténèbres, le dieu de ce monde mauvais, Béelzébul, Bélial, le tentateur, le vieux serpent et enfin le dragon... Satan est véritablement le destructeur dans le monde de la nature, dans celui, des activités politiques, dans les sphères de l'esprit et de la réflexion intellectuelle, dans l'exécution de la justice, dans les rapports sociaux. Tout ce qui entre en contact avec lui subit son effet destructeur... Sa présence maléfique est également discernée dans d'autres existences frappées par le malheur physique ou moral.»

Le malin habite donc dans l'organisme humain comme esprit de sa nature déchue d'où il s'est frayé un chemin de destruction qui ravage le monde entier. A.R. Kayayan ajoute:

«Là où la raison humaine s'impose comme critère de toute vérité et de toute réalité, sachons qu'il y a de sûres traces d'une action satanique. L'activité de Satan est une activité principalement intellectuelle, une action entreprise après mûre réflexion spirituelle, le rebours de la religion véritable.»

Un scribe sage a déjà dit:

«Vous désirez voir le Diable ou Satan, vous n'avez qu'à vous regarder dans un miroir. Même que dans sa collectivité depuis le début des temps jusqu'à la fin des temps, la race humaine est le Satan universel.»

À mainte reprise la Bible nous indique que le mot «Satan» est un nom commun qui désigne tous les représentants d'un même genre, plutôt que d'un nom propre qui s'applique à un ange mythique issu de la spéculation d'un raisonnement erroné. Dans son sens «d'adversaire», l'Écriture nous indique qu'il est même possible d'employer le mot «Satan» dans un double sens: l'Égypte est l'adversaire (le Satan) d'Israël, tout comme Israël est l'adversaire (le Satan) de l'Égypte; le monde est l'adversaire (le Satan) du Chrétien, tout comme le Chrétien est l'adversaire (le Satan) du monde; la chair est l'adversaire (le Satan) de l'Esprit, tout comme l'Esprit est l'adversaire (le Satan) de la chair.

Le Satan mentionné par l'apôtre Paul dans 2 Corinthiens 11:14, qui «se déguise en ange de lumière», n'est pas un ange mythique qui aurait chuté au début des temps, mais la secte du Judéo-chrétienne qui niait la divinité de Jésus-Christ et enseignait le salut par les œuvres, en particulier les œuvres du ritualisme de la loi tout comme dans nos églises modernes. Selon J.M. Nicole (Historique de l'Église Primitive),

«les principaux groupements des Judéo-chrétiens étaient les Nazaréens, assez modérés; les Ébionites, plus virulents; et les Elkesaites, porté aux spéculations. Nous avons amplement d'évidences scripturaires qui nous montrent que la secte Judéo-chrétienne fut le Satan ou l'Adversaire de Paul, et lui causa plusieurs difficultés dans son ministère, comme nous voyons dans 2 Corinthiens 11:12-26; Galates 1:6-9; Philippiens 3:2,3,18,19; 1 Thessaloniciens 2:15-18.»

Dans ces derniers passages de 1 Thessaloniciens 2:15-18, le Satan ou l'Adversaire qui empêche Paul de se rendre à l'Église des Thessaloniciens, est nul autre que le groupe de Juifs mentionné dans les versets 15 et 16 du même chapitre; «qui ont fait mourir le Seigneur Jésus», «qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont les ennemis de tous les hommes, nous empêchant de parler aux païens pour qu'ils soient sauvés».

Nous retrouvons aussi ce double sens du mot «Satan» dans l'Ancien Testament:

«Mais la colère de Dieu s'enflamma, parce qu'il s'en allait; et l'ange de l'Éternel se tint dans le chemin comme un Satan contre lui» (Nombres 22:22);

«... et qu'il ne descende point avec nous dans la bataille; de peur qu'il soit un Satan contre nous dans la bataille» (1 Samuel 29:4);

«Et David dit: Qu'ai-je à faire avec vous, fils de Tseruja? car vous m'êtes aujourd'hui des Satans» (2 Samuel 19:22);

«Et maintenant l'Éternel, mon Dieu, m'a donné du repos tout alentour, et je n'ai point de Satans» (1 Rois 5:4);

«L'Éternel donc suscita un Satan à Salomon, Hadad, Iduméen, qui était de la race royale d'Edom» (1 Rois 11:14);

«Dieu suscita aussi un autre Satan à Salomon; savoir Rézon, fils d'Eljadah» (1 Rois 11:23);

«Rézon donc fut Satan d'Israël tout le temps de Salomon» (1 Roi 11:25);

«... et ceux qui me rendent le mal pour le bien, sont mes Satans, parce que je recherche le bien» (Psaumes 38:20);

«Que ceux qui sont les Satans de mon âme, soient honteux et défaits» (Psaumes 71:13);

«Au lieu que je les aimais, ils ont été mes Satans; mais moi, je n'ai fait que prier en leur faveur» (Psaumes 109:4);

«Telle soit la part de l'Éternel, la récompense de mes Satans, et de ceux qui parlent mal de moi» (Psaumes 109:20);

«Que mes Satans soient revêtu de confusion, et couvert de leur honte comme d'un manteau» (Psaumes 109:29).

Comme nous venons de voir dans un des passages plus haut, 1 Rois 11:14 nous raconte que «Le Seigneur agitait un adversaire (satan en hébreu) contre Salomon, Hadad l'Édomite». «Dieu agitait un autre adversaire (satan en hébreu)... Rézon... il était un adversaire (satan en hébreu) contre l'Israël.» (1 Rois 11:23,25). Cela ne voulait pas dire que Dieu soulevait une personne surnaturelle ou un ange comme adversaire (ou satan) contre Salomon; au contraire, ce sont des hommes ordinaires que Dieu agitait contre lui. Matthieu 16:22-23 nous fournit un autre exemple. Pierre avait essayé de dissuader Jésus d'aller à Jérusalem afin de ne pas mourir sur la croix. Jésus se tournait et disait à Pierre: «...Arrière de moi, satan (contradicteur)! tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes.» Jésus appelait donc Pierre un satan. Il est bien clair que Jésus ne s'adressait pas à un ange ou à un monstre mythologique lorsqu'il exprimait ces paroles, c'était à Pierre qu'il s'adressait. Comme le mot "satan" ne veut dire qu'adversaire, n'importe qui peut être appelé ainsi — par exemple, une bonne personne, ou même Dieu. On pourrait dire ainsi que l'Esprit de Dieu est l'adversaire de l'esprit de la chair, et que l'esprit de la chair est l'adversaire de l'Esprit de Dieu. Essentiellement, il n'y a rien de mal dans le mot lui-même. Les connotations négatives ou vilaines attribuées au mot «satan» viennent en partie de l'imagination fertile de mythomanes, et du fait que notre propre nature pécheresse est notre plus grand adversaire, ou «satan», et aussi à notre habitude d'associer le mot au péché. Dieu Lui-même peut être notre adversaire, ou un «satan», lorsqu'Il nous éprouve ou essaie de nous ramener dans la bonne voie. Mais le fait que Dieu peut être appelé un «satan» ne veut certainement pas dire qu'Il est Lui-même un pécheur.

Les livres de Samuel et des Chroniques sont des récits parallèles des mêmes incidents, tout comme les 4 récits évangéliques sont des exposés des mêmes événements mais sous des aspects différents. Dans 2 Samuel 24:1 on dit donc ceci: «Le Seigneur... incitait David contre l'Israël» en l'induisant à faire un recensement. Le récit parallèle dans 1 Chroniques 21:1 nous dit que «Satan s'opposait à l'Israël, et provoquait David» à faire le recensement. Dans le premier passage, c'est Dieu qui est le provocateur, dans l'autre, c'est Satan. Il faut donc conclure ici que Dieu agissait en «satan», ou comme adversaire, contre David. Il faisait de même contre Job en lui emmenant des épreuves, de sorte que Job disait à Dieu: «Tu es devenu cruel pour moi; tu t'opposes à moi avec toute la force de ton bras.» (Job 30:21); ce que Job disait vraiment est ceci: «Tu agis comme un satan envers moi.» Comme nous avons déjà vu, il est mention aussi dans Job du «satan» qui se présente devant l'Éternel: «Or, il arriva un jour que les fils de Dieu étant venus se présenter devant l'Éternel, Satan vint aussi au milieu d'eux; Et l'Éternel dit à Satan: D'où viens-tu? Et Satan répondit à l'Éternel, et dit: De courir çà et là sur la terre et de m'y promener.» (Job 1:6-7). La notion populaire est que l'expression «fils de Dieu» dans ce passage signifie «les anges» et que ce «satan» serait donc un des «fils de Dieu» qui s'est rebellé contre à Dieu et rejeté du ciel lors d'une guerre angélique. Cette position est insoutenable pour plusieurs raison:

  1. Si Satan est un ange déchu rejeté du ciel dans un abîme sans fin dès le début de l'histoire de la race humaine, comment ce fait-il qu'il se retrouverait dans le Jardin d'Éden sous la forme d'un serpent? et que fait-il dans la présence de Dieu au début du livre de Job?

  2. Dans la langue hébraïque, le terme pour «fils de Dieu» est «ben ah Elohim» et celui pour «ange» est «malak». Nous avons ici deux mots différents qui signifie deux différentes choses. À moins que le rédacteur du livre de Job était un ignorant et ne connaissais pas de quoi il parlait, et cela est impensable, il est évident qu'un «fils de Dieu», un «ben ah Elohim» n'est pas un ange, un «malak», autrement le même terme serait utilisé pour les deux, ce qui n'est pas le cas. En d'autres mots les «fils de Dieu» sont des êtres humains et non des entités mythiques.

En donnant le sens original «d'accusateur» au mot satan dans le premier chapitre de Job, on comprend mieux l'enjeux de l'histoire qui s'y déroule. Que «les fils de Dieu vinrent se présenter devant l'Éternel» nous indique tout simplement une réunion d'enfants de Dieu tout comme nous voyons dans un culte d'adoration. Le peuple Hébreu se réunissait sous Moïse pour adorer l'Éternel tout comme les vrais chrétiens se réunissent souvent dans un même but. Dans les deux cas on y voit parfois des «accusateurs» qui se donnent de tout cœur à fustiger leurs semblables, et c'est exactement ce qui se produisit ici. On y voit que certains étaient jaloux de la position de Job et se plaignirent à Dieu à cause qu'il le protégeait et le bénissait (Job 1:9-11). Certains diront: «Mais on voit que Satan avait la puissance d'amener des malheurs sur Job.» Il faut vraiment que les gens apprennent à lire attentivement, le «satan» dans Job n'avait aucunement une telle puissance et ont voit clairement que Dieu lui interdit de «porter la main sur lui» (Job 1:12). Le seul qui détient une telle puissance est Dieu lui-même et non pas un ange déchu mythique qui est le fruit d'une imagination débridée d'un grand nombre.

Dans la théologie mythique du christianisme moderne, le mot Satan est associé aussi aux termes de «Lucifer» et de «Roi de Tyr» avec lesquels ont construit la doctrine de Satan comme étant un ange déchu. Il importe donc de regarder la relation que ces deux expressions détiennent avec une telle théorie anti-scripturaire.

— Lucifer est un nom propre qui signifie «Porteur de lumière» (étymologie latine: Lux «lumière» — Fero, du latin «porter»). À l'origine, c'est l'un des noms que les Romains donnaient à l'«étoile du matin», autrement dit la planète Vénus qui était appelée Vesper lorsqu'elle devient «étoile du soir». C'est aussi un personnage des mythologies romaine et grecque, dieu de lumière et de connaissance.

Le nom Lucifer est utilisé dans la Vulgate latine pour traduire le «porteur de lumière» du Livre d'Ésaïe, un roi de Babylone raillé pour sa volonté de s'élever au-dessus de sa condition d'homme et de dépasser Dieu. Associé à l'orgueil, Lucifer est alors progressivement assimilé par la tradition et la mythologie chrétienne à Satan, présenté dans le Livre d'Hénoch comme un puissant archange déchu à l'origine des temps pour avoir défié Dieu et ayant entraîné les autres anges rebelles dans sa chute.

Comme nous l'avons indiqué, il s'agit du roi de Babylone qui est appelé Lucifer en latin dans le passage d'Ésaïe 14:12 «eôsphoros» ou «porteur de l'aurore». Le contexte de ce passage nous indique clairement qu'il s'agit d'un homme et non d'un ange mythique.

En vain chercherions nous le mot «Lucifer» dans la grande majorité des Bibles modernes, principalement celles de langue française, il n'y est simplement pas contenu. La seule Bible où apparaît le mot "Lucifer", est dans la version française Ostervald et la Bible anglaise de la King-James. Dans toutes les autres versions et traductions, ce nom est remplacé inexactement par «astre brillant» ou «étoile du matin». Dans l'Hébreu, le nom «Lucifer» signifie «celui qui brille» ou «l'illuminé», c'est-à-dire littéralement selon l'original «un initié» ou «un Souverain», et en ce sens il rejoint la signification du mot «serpent» et celle du mot «dragon» dont tous portent la notion de «prétentieux» et «d'orgueilleux», une personne qui brille, qui se surestime par rapport à son intelligence et son pouvoir, et tel fut le roi de Babylone.

La «Concordance Analytique de Robert Young» nous dit que

«le mot Lucifer est une traduction de "HELEL" et est employé par le prophète Ésaïe pour désigner le roi de Babylone dans toute sa gloire présomptueuse et ses luxes somptueux.»

Il va sans dire que le savant biblique, Robert Young, est très bien qualifié pour attribuer la désignation de Lucifer au roi de Babylone et non a un ange mythique qui aurait chuté avant la création de l'homme, comme le font nos théologiens conventionnels et les pasteurs constipés de notre époque. Le fait scripturaire que Lucifer est un homme et non un ange est confirmé d'avantage par le grand exégète Alexandre Hislop (Les Deux Babylones):

«La femme de Nemrod, Sémiramis, fut déifié comme "AURORA" dont le sens est "celle qui éveille la lumière"; la déesse de l'Aurore qui fut déclaré la Reine du ciel (Jérémie 7:18). Nous voyons comment cela s'accorde exactement avec Ésaïe qui parle du roi de Babylone, le représentant officiel de Nemrod: — «Comment es-tu tombé du ciel, Lucifer, fils de l'Aurore» (Ésaïe 14:12; version King-James). Aurora fut connue dans son sens mystique comme la femme remplie de lumière; en conséquence, son fils (Nemrod qui était marié à sa mère) fut regardé comme le grand producteur de la lumière, celui qui devait éclairer le monde, Lucifer, le fils du matin, qui était le prétendu illuminateur des âmes. Le nom de Lucifer, dans Ésaïe, est le nom même d'où vient un des noms de Bacchus, Eleleus. Ce nom vient de "Helel" qui veut dire rayonner ou produire de la lumière. Or, nous avons la preuve que Lucifer, fils de l'Aurore ou du Matin, était nul autre que Nemrod, le Grand Illuminé ou le Grand Dragon.»

Il n'y a aucun doute que la chute de Lucifer mentionnée dans Ésaïe 14:12, est nulle autre que la chute du dernier roi de Babylone, Belschatsar (Daniel 5:1-30), qui était le représentant officiel de Nemrod comme Lucifer. Pour qui a des yeux pour lire, les passages d'Ésaïe 13:17 à 14:23, se rapportent clairement à la destruction de l'empire Babylonien, aucune autre interprétation n'est possible: «Et Babylone, l'ornement des royaumes, la fière parure des Chaldéens, sera comme Sodome et Gomorre, que Dieu détruisit. Elle ne sera plus jamais habitée, elle ne sera plus jamais peuplée» (Ésaïe 13:19-20). Ceci est la clé du contexte qui se rapporte à Lucifer dans Ésaïe 14:12-23. Le livre de Daniel nous affirme positivement que Belschatsar, le dernier roi des Chaldéens, fut tué lorsque Darius le Mède s'empara du royaume Babylonien avec l'aide de Cyrus, roi des Perses (Daniel 5:28-30; 2 Chroniques 36:20-23; Esdras 6:1-5). Ceci est supporté par le célèbre exégète, Matthew Henry, qui nous dit dans ses Commentaires:

«Les passages d'Ésaïe 14:11-12; se rapportent au roi de Babylone qui brillait (Lucifer) comme l'étoile du matin.»

Thomas Haweis apporte son accord en nous disant:

«Les versets d'Ésaïe 14:4-23 se rapportent à la chute de Babylone.»

La preuve de ceci est scellé positivement et sans aucun doute dans Ésaïe 14:4: «tu te moqueras ainsi du roi de Babylone», nous indiquant que le nom de "Lucifer" est un titre qualificatif qui désigne un homme et non un ange. Dans Ésaïe 14:13-14; passages qui se réfèrent à la construction de la tour de Babel; nous voyons que le roi de Babylone s'opposa à Dieu en s'exaltant et se glorifiant lui-même comme Souverain Pontife du monde entier, titre païen des Mystères Chaldéens du culte du Soleil qui passa a Darius le Mède pour être transmis de nouveau à Alexandre le Grand qui a conquit le royaume Médo-Perse, et qui trouva sa place finalement dans l'empire Romain et dans la Papauté. Le prophète Daniel confirme la chute du roi de Babylone en ces mots: «Et toi Belschatsar... tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux... Dieu a compté ton règne, et y a mis fin... Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses» (Daniel 5:22,30). Ainsi s'écroule en ruine l'hypothèse de la chute d'un ange imaginaire qui enflamme l'esprit du christianisme contrefait moderne. Comme la Babylone antique fut détruite, ainsi il sera fait à la Babylone Mystérieuse qui repose sur sept montagnes (Apocalypse 17:3-9; 18:2,21).

— Le roi de Tyr, selon les notes explicatives sur Ézéchiel 28:1-19 dans la Bible de C.I. Scofield, qui représentent la position générale du christianisme contrefait moderne, il est écrit:

«Au versets 11-17, la Parole de l'Éternel, par-delà le prince de Tyr, s'adresse indirectement à Satan... par un intermédiaire. L'état de Satan avant sa déchéance est décrit ici; sa chute l'est en Ésaïe 14.»

L'entête de la section versets 11-17 affirme que «Le roi de Tyr représente Satan, l'usurpateur universel».

Nous ne disputons pas le fait que Satan, comme esprit de la nature humaine déchue, agit souvent par l'entremise des souverains terrestres qui usurpent les honneurs dûs au Seigneur Jésus-Christ, puisque ce raisonnement subtil et charnel habite dans tous les hommes. Nous soulignons seulement le fait que ce texte d'Ézéchiel n'a aucun rapport avec l'état du Satan mythique comme ange céleste avant sa déchéance; tout comme le texte d'Ésaïe 14, n'a aucun rapport avec sa chute imaginaire, comme nous l'avons déjà montré.

La chose la plus importante à remarquer est que Satan n'est même pas mentionné une seule fois dans Ézéchiel 28:1-19. Le Saint Esprit n'aurait sûrement pas manqué de le mentionner s'il serait le personnage principal de ce texte. Pourquoi donc faire dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas, à moins d'avoir un motif caché qui est le fruit d'un esprit d'arrogance et de séduction? Selon nos mythomanes habiles, il est impossible que la description du roi de Tyr puisse s'appliquer à un homme, puisque le texte mentionne qu'il fut "un chérubin" dans le jardin d'Éden; car pour eux le mot "chérubin" désigne toujours "un ange", et par conséquent cet ange ne peut être autre que l'ange déchu nommé Satan. Dans leur raisonnement fallacieux, ils oublient (ou refusent) d'interpréter le texte dans son contexte historique, ce qui a pour résultat d'introniser leurs opinions aberrantes dans la Parole de Dieu. Le texte nous indique clairement que le personnage principal est le roi d'une nation, donc un homme et non un ange. En plus le texte nous indique que ce roi fut «réduit en cendre sur la terre» (verset 18); et qu'il n'était plus pour «jamais» exister (verset 19). On ne pourrait dire cela d'un ange, car d'ailleurs nous savons que Satan va être détruit seulement qu'à la fin des temps (Apocalypse 20:10); tandis que le roi de Tyr trouva sa fin dans un contexte historique passé. En aucune façon le roi de Tyr représente le Satan de la mythologie chrétienne.

Le fait scripturaire que le roi de Tyr était un homme "plein de sagesse", se rapporte à la royauté de Tyr d'où nous voyons un de ses rois remplir parfaitement ces critères: «Le roi Salomon fit venir de Tyr, Hiram... Hiram était rempli de sagesse, d'intelligence, et de savoir» (1 Rois 7:13-14). Le problème ici est que plusieurs font du «prince de Tyr» (Ézéchiel 28:2) et du «roi de Tyr» (Ézéchiel 28:12) deux différents personnages. Cette approche n'est pas justifié, puisque le Seigneur Jésus lui-même est appelé «Prince» (Actes 3:15) et «Roi» (Apocalypse 14:14), sans qu'il soit pour autant deux personnes différentes.

Toutefois il existe une certaine distinction entre la désignation de "prince" et celle de "roi" dans ce texte d'Ézéchiel. Dans les versets 2-10, Dieu s'adresse au prince de Tyr qui est le chef et le dirigeant de la nation, c'est-à-dire son roi comme individu. Tandis que dans les versets 11-19, Il s'adresse à toute la succession royale des rois de Tyr qui se flattait d'être remplie de sagesse et de brillance (verset 12). Ceci est confirmé par Matthew Henry:

«Pour plusieurs la désignation "roi de Tyr" est comprise communément comme signifiant le Prince qui régnait sur Tyr dont le nom fut Ethbaal ou Ithobalus. Ainsi l'expression "roi de Tyr" signifie toute la famille royale qui à partir du présent roi recule aussi loin que Hiram, roi de Tyr.»

Thomas Haweis élabore d'avantage sur ceci:

«Les versets d'Ézéchiel 28:11-19, sont une lamentation sur "le prince de Tyr" qui était plein de sagesse et parfait en beauté, et qui se comparait à Adam dans le Jardin d'Éden. Il fut vêtu de robes royales couvertes de pierres précieuses; et fut très puissant pour garder (Chérubin) son peuple contre ses ennemis.»

Gleason L. Archer mentionne que

«les sanctions contre Tyr et Sidon dans les chapitres 25 à 28 d'Ézéchiel, se sont accomplies à la lettre au cours de l'histoire. Ethbaal, roi de Tyr, maria sa fille Jézabel à Achab, roi d'Israël; et introduisit ainsi sur la sainte montagne (28:14), c'est-à-dire à Jérusalem où le Temple fut construit, le culte d'adoration de Melkart, le Baal ou dieu soleil des Tyriens; et le culte d'Astarté, la reine du ciel: — "Achab, fils d'Omri, fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, plus que tous ceux qui avaient été avant lui. Et comme si c'eût été pour lui peu de chose de se livrer aux péchés de Jéroboam, fils de Nébath, il prit pour femme Jézabel, fille d'Ethbaal, roi des Sidoniens, et il alla servir Baal et se prosterner devant lui. Il éleva un autel à Baal dans la maison de Baal qu'il bâtit à Samarie, et il fit une idole d'Astarté" (1 Rois 16:30-32). — Il est à remarquer que Tyr et Sidon furent les villes capitales du royaume des Phéniciens, fils d'Anak, race de géants; et que le roi de ce royaume avait son siège dans les deux villes. Ainsi le roi de Tyr et le roi des Sidoniens est le même; car il est roi sur tout le royaume des Phéniciens. C'est en effet du mot "Phénicien" que nous avons le mot "Palestine" qui signifie "terre des géants.»

En nous donnant des faits intéressants sur l'origine de Tyr, Alexandre Hislop identifie le dieu Melkart des Tyriens:

«Sanchoniathon mentionne qu'Astarté, la reine du ciel, voyageant dans le monde habitable, trouva une étoile qui tombait du ciel; elle la ramassa et la consacra dans l'Île sainte de Tyr. Or, qu'est-ce que cette histoire de la chute d'une étoile, sinon une autre version de la chute de Mulciber (Lucifer) ou de Nemrod tombant de sa propre élévation... Il y avait dans l'île sainte de Tyr, un grand dieu appelé Melkart, qui signifie "roi de la cité fortifié" et qui est nul autre que Nemrod, le dieu soleil ou Baal.»

Ce fut une coutume infâme chez toutes les nations qui adoraient Baal de déifier leur roi, comme le fut Nemrod; ainsi il est écrit sur Ethbaal, prince et roi de Tyr: «Fils de l'homme, dis au prince de Tyr: Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Ton cœur s'est élevé, et tu as dit: Je suis Dieu» (Ézéchiel 28:2). Ce dernier passage nous indique sans l'ombre d'aucun doute que le roi de Tyr n'est pas un ange mythique, mais un homme qui s'élève dans son orgueil à la stature de Dieu. Lire autrement dans ces passages pour en forcer une interprétation qui leur fait dire que le roi de Tyr est une représentation de Satan est un viol sérieux de la Parole de Dieu.

Le fait que le mot "Éden" apparaît dans le livre d'Ézéchiel n'a pas manqué de stimuler l'imagination extravagante des mythomanes. Recherché un Jardin d'Éden littéral où Adam habitait est aussi futile que de rechercher la vrai Église de Christ parmi les organisations ecclésiastiques du christianisme moderne. Ceux qui veulent "un paradis terrestre" matériel marchent dans les voies de Caïn et de Nemrod et sont des enfants de rébellion; tout comme ceux qui fondent des fausses églises.

Le mot "Éden" apparaît sept fois dans le livre d'Ézéchiel: une fois il détient une signification littérale, et six fois une signification figurative. Littéralement, Éden fut une localité au nord de la Mésopotamie d'où Tyr se procurait les riches broderies qu'elle fabriquait (Ézéchiel 27:23-24). Elle est identifié à "Bit-Adani" dans les annales Assyriennes, et fut situé entre l'Euphrate et la rivière Balikh (Wycliffe Bible Encyclopedia, par: Moody Press). Le royaume d'Éden fut incorporé dans l'empire d'Assyrie par Shalmaneser III en l'an 855 avant Christ, et avait pour capital Til-Barsip (Dictionary of the Bible, par: John L. Mc Kenzie). Figurativement, le mot Éden est utilisé par Ézéchiel pour établir une comparaison qui fait ressortir les ressemblances entre les caractéristiques de vie d'Adam en Éden, avec celles du roi de Tyr (Ézéchiel 28:11-19). Le même principe est utilisé pour comparer le roi d'Assyrie, désigné comme «un cèdre du Liban» (Ézéchiel 31:3) à tous les arbres d'Éden qui étaient au Jardin de Dieu (Ézéchiel 31:8-9), ou pour comparer la fertilité du Jardin d'Éden à une terre qui était dévastée et qui fut rendu fertile de nouveau (Ézéchiel 36:33-36). Or personne n'oserait dire que le roi d'Assyrie était dans le Jardin d'Éden avec Adam et Ève. L'Esprit de Dieu nous indique clairement que le prophète Ézéchiel s'exprime ici dans un style imagé, ceci est irréfutable lorsqu'on considère ce passage clé: «À qui ressembles-tu dans ta grandeur» (Ézéchiel 31:2). Ainsi c'est dans un sens figuratif que nous devons comprendre les passages qui s'appliquent au «roi de Tyr» dans Ézéchiel 28:11-19, et non à un ange fictif.

Or il est évident que dans sa présomption, le roi de Tyr se voyait assit sur le trône de Dieu, se disant lui-même Dieu, et comparait la gloire de sa royauté, la puissance de son royaume, et les richesses de ses luxes somptueux, à Éden, le Jardin de Dieu. Intègre dans ses voies au tout début de son existence sous la loi de Noé et ses fils, la royauté de Tyr fut rempli de violence à cause de la grandeur de son commerce et tomba dans le péché (Ézéchiel 27:1-25; 28:1-19). L'utilisation du mot "Chérubin" dans ce contexte qui s'applique au roi de Tyr, et qui signifie un "protecteur" ou "gardien vigilant"; nous indique que les dirigeants d'une nation auront à répondre devant Dieu pour le cheminement spirituel de leur peuple. Ainsi, une autre fois, nous voyons la doctrine de Satan comme ange déchu s'écrouler en poussière sur le roc de la Parole de Dieu.

 

L'étymologie du mot Diable

Les caractéristiques du mot «diabolos», tout en gardant leurs particularités, rejoignent souvent celles du mot Satan car ces deux mots sont des synonymes. Diabolos est un mot composé qui vient de «dia» dont la signification principale est «un travers»; et «ballo» qui signifie «jeter ou laisser tomber une chose sans se préoccuper de l'endroit de la chute; éparpiller, jeter, déborder, insérer, jeter sur ou à travers dans le sens de contredire, séduire, envoyer, diffamer, calomnier, accuser, dénoncer.»

Étymologiquement ce mot désigne essentiellement la «contrariété humaine» ou «adversité de la nature humaine déchue»; en d'autres mots il s'agit de l'opposition de la nature humaine à la lumière de la vérité. Dans sa décomposition, ce terme porte aussi les notions de «concurrence séductrice» et de «contradiction complaisante», expressions qui s'appliquent à la loi de Moïse qui agit en tant que concurrence de la grâce de Dieu, nous indiquant une attitude de rébellion d'une personne qui est obstinée contre la grâce de la délivrance en Christ en persistant à se justifier par les œuvres de la loi qu'aucun ne peut observer parfaitement, ce qui occasionne des dérèglements de conscience par le fait de la condamnation de la loi qui repose sur tous ceux qui la transgresse. Les mots «diable» et «satan» sont employés dans la Bible comme de simples adjectifs ordinaires, décrivant des gens ordinaires et le cœur tortueux de l'homme. Ce fait rend donc impossible leurs descriptions comme étant des êtres surnaturels puissants et méchants en dehors de nous. Ainsi Jésus dit: «Vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence? ...ce qui sort de la bouche vient du cœur; c'est là ce qui souille l'homme. Car c'est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les fornications, les larcins, les faux témoignages, les blasphèmes. Ce sont ces choses-là qui souillent l'homme» (Matthieu 15:16-20).

La chute de l'homme mentionnée dans la Genèse, nous décrit l'esprit de la chair, rusé et enchanté par sa propre personne, provoquant ainsi la rébellion contre l'Esprit de Dieu pour atteindre son indépendance. Ceci correspond au terme "Diable" ou "Diabolos" qui en Grec est un mot composé qui signifie aussi dans ses nuances primaires: "Dia" ou "Division" et "Bolos" ou "provocation". Le terme "Diable" signifie donc «un raisonnement subtil, c'est-à-dire un esprit de provocation qui divise ou sépare l'homme de l'Esprit de Dieu». Dans ce sens très réel, le Diable est nul autre que la «contrariété humaine», c'est-à-dire «un raisonnement d'adversité, de déception, d'irritation, et d'opposition» que nous retrouvons de nos jours surtout chez les sectes dites évangéliques.

Les délires extravagants de certains théologiens modernes nous disent que Satan apparut à Jésus sous la forme d'un serpent pour le tenter. Laissant de côté cette position insensée et aberrante, il en advient que la tentation de Jésus ne fut pas essentiellement différente de la stratégie déployée dans le Jardin d'Éden. Or l'Écriture nous informe que Dieu ne peut pas être tenté (Jacques 1:13); ainsi Jésus ayant pris un corps de chair semblable à nous, éprouva la tentation dans sa nature humaine pour lui arracher toute prétention d'autorité, car il vivait dans un état d'humiliation qui se soumettait à l'ordre du Père. Comme nous voyons dans l'Épître aux Hébreux: «Il devait ainsi être tenté comme nous en toutes choses, sauf le péché; car parce qu'il a souffert la tentation, il est puissant aussi pour secourir ceux qui sont tentés» (Hébreux 4:15; 2:18). D'après la description du Diable et de Satan que nous avons donné dans cet exposé, il devient évident que la tentation de Jésus consiste d'un échange d'idées entre l'esprit de sa nature humaine et l'Esprit Saint qui est en lui et dont il est la forme visible dans la chair. L'esprit ou raisonnement de sa nature humaine lui proposait des champs d'actions qu'il refusait en se soumettant à l'Esprit de sa nature divine, impossible à l'homme pécheur mais possible à l'homme parfait sans péché. Son refus persista jusqu'à la croix où la volonté de sa chair fut crucifiée et il devint vainqueur de la mort, le dernier ennemi de l'homme qui le tient sous la servitude de la loi. Ainsi la contrariété humaine (le Diable) et son esprit de concurrence (Satan) qui est en tous les hommes, fut crucifié sur la croix.

K.R. Hagenbach, dans son «Histoire des Doctrines», nous dit que Christian Thomasius et Belthasar Bekker (1517 et 1720) combattirent contre les croyances générales du Diable. Bekker disait, tout comme nous, que les passages sur le Diable doivent être compris d'une manière figurative plutôt que littérale. Sa position sur la tentation de Jésus est décrite comme un échange de pensées entre sa nature Divine et sa nature humaine. Dans cet échange Jésus se présentait lui-même les options qu'un homme normal devait faire face pour s'identifier à nous et surmonter l'épreuve pour nous, afin de débuter son ministère par la puissance de l'Esprit de Dieu (Luc 4:14). Il était essentiel que le raisonnement charnel de la nature humaine soit soumis en toutes choses à l'Esprit de Dieu. Cela étant impossible à l'homme pécheur à cause de sa nature déchue, il fallut que Dieu s'incarne dans la chair pour l'accomplir à notre place, et nous savons que Jésus fut fidèle en cela jusqu'à sa mort sur la croix où il triompha du diable pour nous libérer de son emprise.

 

L'étymologie du mot Démon

Dans la mythologie chrétienne les démons sont des anges déchus. Elle présente Satan comme le chef des anges rebelles à Dieu. Vaincus par les anges fidèles conduits par l'Archange Michel, ils sont chassés du Ciel et condamnés à l'Enfer. Ils revienne sur terre cherchant à nuire aux hommes en les portant au mal par la tentation. Cette présentation n'a aucun soutient biblique, sauf dans le langage figuratif de l'Apocalypse qui n'a aucun rapport avec une telle chute des anges, comme nous avons vu. Selon ces superstitions, ces démons, que l'on peut qualifié d'entités imaginaires, peuvent être chassés du corps d'un possédé par un exorcisme, pratique magique adaptée à la religion dite chrétienne, comportant certaines formules ou incantations et certains gestes rituels, destinée à chasser le démon en prononçant le nom de Dieu d'un endroit qu'il occupe et, en particulier, du corps d'un possédé; nommé de nos jours par les sectes dites évangéliques «ministère de délivrance» pour distinguer cette aberration prétendument biblique de celle du catholicisme.

Le mot démon vient du Hébreu «ombre» dont les synonymes sont: apparence, chimère, contrariété, doute, illusion, inquiétude, malaise, mélancolie, obscurcissement, préoccupation, prétexte, semblant, sombreur ou pessimiste, et soupçon. Nous sommes tous traversé par des ombres dans nos pensées qui surgissent subitement dans notre conscience et que nous devons rejeter; pensées de violence ou d'immoralité, certaines étant plus virulentes et plus persistantes que d'autres à cause de transgressions commises que nous regrettons amèrement; mais tous peuvent être neutralisé par le sang de Christ qui purifie notre conscience de toutes œuvres mortes pour servir le Dieu vivant (Hébreux 9:14), car Christ a payé pour toutes nos transgressions une fois pour toutes et par la foi en son sacrifice parfait sur la croix nous en sommes libéré.

L'étymologie nous indique que dans le Grec, le mot "Daimonia", d'où nous avons le mot «démons» au pluriel, est une construction de "daio" et "monia". Or "daio" signifie: distribuer, partager (avoir l'esprit partagé), déchirer (déchiré par le malheur), mettre en pièces (dans le sens d'être tourmenté), tuer, immoler. Tandis que «monia» dans ses différentes gradations de «monas, monos, moné» signifie «l'action de s'arrêter dans le sens d'être immobilisé par une condamnation de la loi» dont le jugement ou la punition a pour résultat «d'être isolé, seul, abandonné», ce qu'on pourrait nommer figurativement «la prison de Dieu», c'est-à-dire «être restreint dans son existence par une décision légale qui engendre un dérèglement de conscience, ce qu'on nomme aussi avoir un esprit troublé». La conscience de l'existence est ce qu'on nomme «l'âme», et puisque l'âme est dans le sang (Genèse 9:4-5), cela signifie qu'un démon est un déséquilibre de la conscience ou perception de notre existence dont la cause primaire est notre indépendance de Dieu. Être possédé d'un démon signifie donc «être obsédé d'une manière de penser ou de raisonner» qui bouleverse ou détraque la perception de notre existence, ce que la psychologie appelle «une névrose». Dans un tel état d'être, les passions de la chair, dont le sens littéral est «le feu dans le sang», sont débridées et occasionnent toutes sortes de ravages.

Le terme "Démons" comporte en soi-même deux éléments inséparables. Premièrement, l'Écriture enseigne que le sang est relié d'une manière intrinsèque avec l'âme qui est la conscience de l'homme ou la perception de son existence (Genèse 9:4-5; Lévitique 17:14). En Grec, le mot "âme" est "Psûché", d'où nous avons le mot "Psychique", ce qui nous sert à identifier "le feu dans le sang" comme "l'énergie de l'âme", communément nommée "puissances psychiques", c'est-à-dire les pouvoirs occultes que le livre d'Énoch nomme: "les impulsions de l'âme, les morsures du serpent, les passions qui viennent à travers la chaleur du midi, sur les fils du serpent nommé Tabaet" (Énoch 69:12). Nous trouvons ici la source des pouvoirs occultes des magiciens de Pharaon (Exode 7:10-12; 8:7), de l'ascension graduelle du serpent de feu vers le soleil de l'illumination de l'esprit de la chair, de la conscience spirituelle de l'homme. Ce sont les mêmes pouvoirs utilisés, consciemment ou non, par ceux du christianisme contrefait qui guérissent des malades, chassent des démons, parlent en langues, et prophétisent.

Deuxièmement, le mot «âme» en Latin est «animal», nous indiquant que l'âme est la conscience ou perception de notre existence charnelle dans un corps matériel, et que "le feu dans le sang" correspond "aux passions de l'âme pour la chair" qui la consument, la ravagent, la possèdent, et la salissent par l'obsession ou le consentement de la volonté. Cette définition correspond exactement avec la signification de "Daimonios" qui est: «posséder, inspirer, être insensé, être obsédé, admirable, étonnant, démence, folie envoyé par l'esprit.» Nous sommes à la source ici des délires psychotiques des évangéliques extatiques comme les Pentecôtistes et les Charismatiques, et tous leurs groupes dissidents comme ceux de la «troisième vague». Ces puissances d'une «conscience déréglée» ou esprits malsains des principes contraires à l'Esprit de Dieu, sont responsables pour affliger le monde de maladies corporelles et mentales, et de répandre une multitude de faux enseignements qui s'opposent à la vérité biblique, jusqu'à frauder même les dons spirituels de l'Esprit de Dieu (Matthieu 7:22,23; 2 Thessaloniciens 2:5-12). Dans ce sens le mot «démon» peut se traduire légitimement par «conscience déréglée», ce qui devrait se faire dans toutes les versions de la Bible.

Le Dictionnaire Grec-Français de J. Planche nous donne toutes les significations et nuances des mots qui sont associés à celui de «démon», dont voici les principales que nous donnons (en conjonction avec le Dictionnaire des Synonymes du CRISCO), Dans tous ces mots et toutes leurs significations et nuances, aucun n'a rapport avec des anges déchus transformés en démons, tous sans exception s'applique à l'être humain, même les mots dieu et divinité qui pour les grecs étaient des héros reconnus pour leurs exploits:

Dai = pourquoi donc, comment donc, (motif, raison, considération, esprit, intelligence, jugement, lucidité, pensée, rationnel, rectitude, réfutation, réparation, sens).

Daio = 1. partager, déchirer, mettre en pièces, tuer, immoler — découper, distribuer;
2. flambeau, torche ardente — brûler (dans le sens d'être en feu), allumer, consumer, ravager.

Monas, Monos = être isolé, seul, abandonné.

Moné, Monia = 1. action de s'arrêter ou arrêt, repos, lenteur, séjour, demeure, retard, temporisation;
2. solitude, isolement, célibat, seul, solitaire.

daimonao = être hors de soi, être fou, être insensé.

daimonion = avoir l'intelligence partagé entre les dieux et les hommes, faux dieux, idoles.

daimonios = être possédé, être misérable, criminel, fou, insensé — (implique la notion de démence, être transporté, être extatique).

daimon = dieu, divinité, providence, sort, destin, fortune — les mànes ou âmes bienveillantes.

Terme non traduit mais translittéré dont l'étymologie donne différentes significations, le mot «démon» représente généralement un esprit ou raisonnement, une attitude néfaste face à la loi de Dieu ou à sa grâce, une rébellion contre son autorité ou contre l'autorité patriarcale que Dieu a établit. Il désigne un esprit troublé ou raisonnement confus, affolé, orageux et tourmenté, traduit à tort par esprit immonde ou esprit impur, et peut se traduire proprement par «conscience déréglée». Il implique un trouble de conscience causé généralement par un sentiment de culpabilité intense pour avoir brisé la loi. Chez les anciens grecs il signifiait le pouvoir divin attribué à une déité ou divinité, généralement un héro reconnu pour ses exploits. Il implique les caractéristique de l'esprit de la chair qui est en l'homme (le Diable ou Satan) et qui règlent son existence, et il désigne plus proprement les traits ou particularités de la nature humaine déchue. Il est donc juste de dire qu'il y a seulement un seul Diable et plusieurs démons, car le Diable ou «contrariété de la nature humaine» "provoque ou agite" les passions de la chair, ce qui correspond au mot "Démon" qui vient du Grec "Daimon", "Daimonos" et "Daimonios", terme qui signifie proprement «conscience déréglée».

 

L'étymologie du mot Dragon

Dans le Grec, le mot dragon ou «drakon», tout comme nous le voyons utilisé dans l'apocalypse sous la désignation de «grand dragon rouge», est un synonyme du mot serpent et porte la notion de «souverain, souveraineté, suprématie», tandis que le mot «rouge» ou «purrhos» porte la signification de «illustre». La révélation de l'Apocalypse qui décrit l'ennemi de nos âmes comme «le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan» (Apocalypse 12:9), est d'une importance capitale. Or chaque nom qui désigne l'ennemi a sa signification spéciale qui correspond d'une manière collective avec tous les autres, et reflète les différents aspects d'un même esprit ou raisonnement. Le mot Dragon vient du Grec «Drakon» qui signifie «l'illuminé et le brillant» et ce terme s'applique au Souverain d'une nation. Ce mot vient de «Derko» et signifie: «voir clair, être éclairé, jeter de l'éclat, briller.» Il est relié à celui de «serpent», l'ennemi qui tenta Ève dans le Jardin d'Éden. En Grec le mot serpent est «Ophis», et selon J.H. Thayer (Thayer's Greek-English Lexicon), ce mot est relié à «Ophthalmos». D'après le Dictionnaire Grec-Français de J. Planche, «Ophthalmos» signifie: «être considéré, estimé ou admiré»; figurativement ce même mot signifie: «brillant, lumière, flambeau, l'esprit, l'intelligence, le raisonnement.»

Le serpent qui tenta Ève n'est donc pas un ange mythique déchue, mais l'esprit ou l'intelligence, le raisonnement subtil de la nature humaine. Ceci correspond exactement avec la signification de «serpent» en Hébreu qui est «Nachas» et qui signifie: «enchantement, émerveillement, charme, ravissement qui captive le cœur ou la conscience, séduire par des paroles rusées, raisonner d'une manière subtile, admirer, être infatué de sa propre personne.» Il n'y a aucun doute que nous retrouvons tous ces éléments dans Genèse 3:16, où nous voyons que le serpent représente l'admiration et l'enchantement de l'esprit de l'homme avec la chair, désignant ainsi l'esprit de la chair qui devint l'esprit adversaire de l'Esprit de Dieu. Ainsi dit l'apôtre Paul: «Or l'affection de la chair est la mort; mais l'affection de l'Esprit est la vie et la paix: parce que l'affection de la chair est inimitié (adversaire) contre Dieu; car elle ne se rend point sujette à la Loi de Dieu; et aussi ne le peut-elle point» (Romains 8:6-7); «Car la chair convoite contre l'Esprit, et l'Esprit contre la chair; et ces choses sont opposées (adversaire) l'une à l'autre; tellement que vous ne faites point les choses que vous voudriez» (Galates 5:17). Nous avons donc trouvé la vraie identité de Satan et l'endroit où il réside. Satan est nul autre que l'esprit de la chair ou «raisonnement subtil de la nature humaine déchue» qui porte l'accusation et la condamnation de la loi de Dieu.

Dans le contexte historique de l'Apocalypse, le dragon est le rival de Christ, «la concurrence» illustre de la loi qui s'oppose à la vérité et à la liberté de la grâce, c'est-à-dire Satan ou l'esprit de la chair qui est hostile à l'Esprit de Dieu en cherchant à se justifier par les œuvres de la loi. Par l'observance de la loi, l'esprit de la chair se gonfle d'orgueil et de sottes prétentions, et affiche une trop haute opinion de lui-même. L'homme s'élève ainsi comme dieu et se fait dieu en se voulant maître de son propre destin, lorsqu'en réalité personne ne peut observer la loi à la perfection, qu'elle soit de Dieu ou de l'homme. Ceux qui connaissent ce principe, généralement les dirigeants d'une nation ou d'une religion, sont ceux qui nous exploitent à leur fin. Nous voyons ainsi que le terme dragon s'applique au souverain d'une nation et à la souveraineté de sa puissance sur ses sujets (le dragon c'est le roi, le dragon c'est le royaume). L'esprit de la chair règne sur le corps, comme le roi règne sur son royaume, il n'y a aucune différence entre les deux sauf que l'un est interne et l'autre externe. Dans la mythologie, le dragon crache du feu; dans l'histoire, le roi fulmine son autorité. Tel est le dragon tel est la bête.

Dans le contexte historique du grand dragon rouge mentionné dans l'Apocalypse, ce roi est Hérode et sa dynastie. Celui qui comprend ces choses va s'éviter beaucoup de problèmes au niveau de l'interprétation des Écritures, particulièrement au niveau du symbolisme de l'Apocalypse. Que le dragon donna sa force, son trône et un grand pouvoir à la bête (Apocalypse 13:2,12,14), signifie que la suprématie ou souveraineté de la loi donna son autorité à l'universalité d'une nouvelle institution religieuse qui représenterait toutes ses aspirations, tout en gardant sa domination.

Le mot «dragon» est un terme versatile qui s'applique à différentes souveraineté de la loi dans les sept têtes ou royaumes mentionnés. Dans le chapitre 12 de l'Apocalypse, on voit que le mot «dragon» se rapporte à la suprématie des autorités en Israël, particulièrement au roi Hérode qui a tenté de tuer l'enfant Jésus à sa naissance (Apocalypse 12:4; Matthieu 2:13), et des Pharisiens qui ont persécuté le Seigneur Jésus et les premiers disciples. Ceci nous indique aussi que l'ancien Israël est une des sept têtes de la bête de la mer, celle qui a été «comme blessée à mort» (verset 3). Tandis que dans l'empire Romain, le dragon ou suprématie de la loi, se rapporte aux empereurs puis aux papes qui succédèrent à leurs trônes jusqu'à nos jours. Ainsi l'empire Romains qui fut détruite en l'an 476, subsiste encore dans la papauté qui en a prit la relève. Aussi, pour éclaircir un point de controverse, spécifions que «les deux témoins» que nous retrouvons dans Apocalypse 11:3-12, sont représentatifs de l'Ancienne Alliance de la loi et de la Nouvelle Alliance de la grâce, et conséquemment de tous les chrétiens authentique qui témoignent de la vérité.

La dynastie des rois Hérode est représentée symboliquement dans les sept têtes du dragon:

  1. Hérode 1er, le Grand (-73, -4), roi de Judée. Fils d'Antipater (ministre de Hyrcan II).

  2. Hérode Archélaos, ethnarque de Judée, de la Samarie et de l'Idumée. Fils d'Hérode 1er le Grand.

  3. Hérode Antipas (-21, 39), tétrarque de Galilée et de Pérée. Fils d'Hérode 1er le Grand, 2ème Époux d'Hérodiade.

  4. Hérode Philippe I et II, deux des fils d'Hérode 1er le Grand.

  5. Hérode Agrippa 1er (-10, 44), roi de Judée. Neveu d'Hérode Antipas.

  6. Hérode de Chalcis (?-48), roi de Chalcis.

  7. Hérode Agrippa II (27, 93), fils d'Hérode Agrippa 1er.

L'histoire de la race humaine est parsemée de récits légendaires de Dragons. Dans la mythologie de la Scandinavie (Mythologie, encyclopédie illustrée; Édition Atlas) nous trouvons le récit de Sigurd et le Dragon, d'où nous voyons Fafnir se transformer en Dragon pour mieux défendre son trésor fabuleux. Dans le mythe Allemand de "l'Or des Nibelungen" (Les Grands Énigmes des Trésors Perdus), le héros Siegfried engage un combat à mort contre un Dragon. Dans le mythe de l'Hindouisme (La Mythologie, par: Edith Hamilton), le dieu Krishna dansa sur les nombreuses têtes d'un Dragon jusqu'à celui-ci demande grâce. La mythologie des Grecs nous montre un Dragon gardant les pommes d'or du jardin des Hespérides. Héraclès ou Hercule le tua et en rapporta les fruits merveilleux. Selon un autre mythe Grec, le premier roi d'Attique, qui se nommait Cécrops (nom parenté à Cyclope qui signifie "prêtre du soleil), fut né d'un Dragon et fut lui-même un demi Dragon, c'est-à-dire un demi-dieu. Une légende Chinoise dit qu'un Dragon de feu à tête d'homme remplaça le ciel; nous indiquant que le mot "Dragon" se rapporte spécifiquement à un roi, un seigneur, ou un souverain. La mythologie Sumérienne de l'antique Babylone nous dit que Sept esprits se révoltèrent dans le ciel et prirent la forme d'un Dragon.

Tous ces mythes antiques ont ceci en commun, à savoir que le mot Dragon est une expression figurative qui désigne un souverain qui règne en tyran sur une nation, et qui agit en fonction de gardien de son peuple. Cette interprétation est justifiée par le Dictionnaire Quillet de la Langue Française qui nous dit que le mot Dragon signifie figurativement "un gardien, un surveillant intraitable". Ceci nous porte à traiter l'apparition du Dragon de l'Apocalypse comme contenant des concepts qui méritent une attention sérieuse. Le texte de Apocalypse 12:1-17, doit être interprété figurativement, autrement il faudrait admettre l'existence réelle d'un Dragon qui a sept têtes et dix cornes, ce qui serait un non sens. Par conséquent, la chute du Dragon, qui est identifié à Satan, c'est-à-dire «la concurrence» doit être interprété de la même manière dans son contexte historique qui, dans ce contexte, se rapporte à la période du ministère de Jésus et ses disciples.

La Parole de Dieu seule identifie clairement le Dragon comme étant «le serpent ancien, appelé le Diable et Satan» (Apocalypse 12:9). Par elle nous avons le témoignage véridique que le Dragon n'est pas une pure invention de l'esprit, un mythe auquel on donnerait qu'une valeur imaginaire; mais plutôt l'illustration d'un enseignement contenu sous la forme d'une image qui est basée sur des faits réels et historiques. Si nous retrouvons dans le Parole de Dieu certaines formes d'expressions familières à la mythologie, il en advient qu'elles ne sont pas le produit de l'imagination fertile de quelques mythomanes, mais le fruit d'une révélation divine. Le dicton qui dit "une image vaut mille mots" s'applique sûrement ici, car chaque image qui nous est présentées dans le chapitre 12 de l'Apocalypse se rapporte à un évènement spécifique dans la vie de Jésus contenue dans les Évangiles, et touche le développement graduel de l'histoire du Christianisme.

Devant la complexité des rapports de la mythologie avec les Saintes Écritures qui nous parlent du Grand Dragon de feu, le grand érudit biblique, Alexandre Hislop (Les Deux Babylones), nous vient en aide. En parlant du Dragon, Hislop nous dit:

«Le mot Dragon, suivant les idées auxquelles on l'associe d'ordinaire, est bien fait pour égarer le lecteur en rappelant à son esprit les Dragons fabuleux et ailés de l'antiquité. Quand cette divine description fut donnée (dans l'Apocalypse), l'expression de Dragon n'avait point ce sens-là chez les auteurs sacrés ou profanes. Le Dragon des Grecs, dit Pausanias, n'était pas autre chose qu'un grand serpent... Dans la mythologie du monde primitif, le serpent est universellement le symbole du soleil; comme le soleil était la grande lumière du monde physique, ainsi le serpent était considéré comme la grande lumière du monde spirituel, qui donnait à l'humanité la connaissance du bien et du mal.»

Dans l'antiquité, le serpent ou le Dragon, fut le symbole du culte d'adoration du Soleil avec son représentant officiel qui était considéré comme Dieu et Messie. Nous le trouvons chez les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Égyptiens, les Syriens, les Romains, et même chez Israël. Dans les Amériques, nous le retrouvons chez les Toltèques, les Mayas, les Aztèques, et les Incas. Les traditions du serpent sont innombrables, les Égyptiens appelaient le serpent du Soleil "Knepti", le serpent royal, qui devint chez les Grecs, "le Basilik". Or ce dernier nom est d'une importance capitale, car il signifie "le roi" ou "le Souverain", celui qui représentait la divinité sur la terre et qui avait le pouvoir de vie et de mort. La relation entre Dragon et Souverain est incontestable et nous indique une et même chose.

Le Dragon a plusieurs visages à travers l'histoire; mais dans le contexte historique de Apocalypse 12:4, celui qui nous est présenté correspond clairement à la royauté des rois Hérode qui fut précipité de son pouvoir sur Israël. Ceci est attesté par le fait que «le dragon s'arrêta devant la femme qui devait accoucher, afin de dévorer son enfant dès qu'elle l'aurait mis au monde» (Apocalypse 12:4). Il n'y a aucun doute que ce passage se réfère à la naissance du Seigneur Jésus: «...Lève-toi, et prends le petit enfant et sa mère, et enfuis-toi en Égypte, et demeure là jusques à ce que je te le dise: car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire mourir» (Matthieu 2:13). «Alors Hérode, voyant que les sages s'étaient moqués de lui, fut fort en colère, et il envoya tuer tous les enfants qui étaient dans Bethléhem, et dans son territoire, depuis l'âge de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s'était exactement informé des sages» (Matthieu 2:16).

Il est évident, pour ceux qui ont des yeux pour voir, que ceci est le contexte historique dans lequel tout ce texte de l'Apocalypse doit être interprété. Il faut se garder du poison des Millénaristes qui nous disent que ce texte de l'Apocalypse se rapporte à des événements encore à venir, contredisant toutes les règles d'interprétation biblique. Nous trouvons cette interprétation fallacieuse chez ceux qui se nomment audacieusement "Frères Chrétiens" ou Darbystes, chez la majorité des sectes Baptistes, chez les Pentecôtistes; et chez plusieurs groupes dissidents qui se réclament sans dénominations.

Depuis la déportation à Babylone, aucun roi ne régna sur Israël pour environ cinq cent ans. Mais voici qu'apparaît soudainement un roi inattendu dans une période de l'histoire très peu connue des chrétiens de nos jours, c'est-à-dire dans cette période silencieuse entre l'Ancien et le Nouveau Testament qui se rapporte aux exploits de Judas Macchabée jusqu'à la fin du règne des Princes Asmonéens (Daniel 11:32-35). La succession des événements historiques prophétisés par Daniel, nous introduit à une des plus remarquable personnalité de l'histoire décrite comme «la petite corne» de l'empire Romain (Daniel 7:8), et «le roi qui fera ce qu'il voudra» (Daniel 11:36). Cette personne mystérieuse semble avoir éviter par inadvertance presque tous les exégètes et les théologiens, dû à l'interprétation futuriste propagée par un grand nombre d'hérétiques. Ce roi despotique qui usurpa le trône de David promis au Seigneur Jésus (Luc 1:32; Actes 2:29-30), fut nul autre que Hérode le Grand.

Philip Mauro (The Seventy Weeks and the Great Tribulation) nous informe sur cette période de l'histoire:

«Après une période d'environ cinq cent années sans roi, le dernier stage de l'histoire juive fut occupé par un roi d'un caractère dès plus détestable, et dont les œuvres sont dès plus atroces enregistrés dans les annales de l'histoire de la race humaine.»

Jim Bishop ajoute (The Day Christ Died):

«César même disait qu'il fut plus prudent d'être un pourceau d'Hérode que d'être son fils.»

Alfred Edersheim, dans son œuvre remarquable "La Vie et les Temps de Jésus, le Messie", nous dit que le roi

«Hérode jugeait cruellement et despotiquement.»

Mais la meilleur source d'information que nous avons sur Hérode, se trouve dans "l'Antiquité des Juifs" de Joseph Flavius:

«Pour empêcher le peuple d'exprimer son mécontentement, Hérode ne permit pas au habitants de se réunir, de marcher, ou de manger ensemble; et surveillait tout ce qu'ils firent. Ceux qui furent pris, furent conduit à la citadelle Hyrcania, torturés atrocement et mis à mort.»

Le lien entre le Dragon du chapitre 12 de l'Apocalypse et la dynastie des rois Hérode est définitivement confirmé par A.R. Kayayan (Le Dieu Invincible):

«Venons-en à l'acharnement du dragon lors de la naissance du Messie, la véritable descendance de la femme, le Promis de Dieu. Il se trouve dans une situation désespérément exposée; dans l'étable de Bethléhem se trouve couché un enfant né miraculeusement d'une mère vierge. Or, elle comme son fiancé Joseph sont tous les deux de descendance davidique. La promesse de Dieu s'est enfin réalisée. Mais, aussitôt, le dragon se dresse là sous les traits de Hérode le Grand, lequel, ayant appris la naissance de cet enfant, cherche à le tuer... La naissance du Christ déclencha la violence meurtrière et désespérée des puissances maléfiques contre l'Élu de Dieu. Hérode chercha à le tuer, mais l'enfant fut mis à l'abri. Alors le tyran sanguinaire se contenta de se venger sur des innocents en faisant massacrer les enfants de la région de Bethléhem.»

L'histoire nous montre qu'en l'an 47 avant Jésus-Christ, Jules César nomma Antipate procurateur de Judée. Ce dernier désigna son fils Hérode comme gouverneur de la Galilée. À la suite de l'assassinat de César, le désordre éclata en Judée et Hérode s'enfuit à Rome. Là, en l'an 40 av. J.-C., il reçut du Sénat Romain le titre de "roi des Juifs". Israël qui fut une province de Rome à cette époque, fut donné à Hérode comme royaume, pour redevenir une province après sa mort. Ainsi Israël redevint un royaume subtilement et sournoisement par l'autorité d'une puissance hostile à Dieu, fait historique qui n'est pas pleinement réalisé de nos jours. Hérode revint de Rome en l'an 37 av. J.-C., et avec l'aide des légions Romaines, il s'empara de Jérusalem, la Cité du Dieu Vivant, tout en empêchant la profanation du Temple et le pillage pour ne point irriter le peuple plus qu'il fallait, il agissait ainsi comme un bon politicien hypocrite. Il était hais et détesté de ses sujets Juifs, mais il était néanmoins accepté par les Grecs et les Romains qui le considérait comme un roi allié et un ami intime de César. Quoiqu'il accrut considérablement la splendeur de Jérusalem par la restauration du Temple, il pliait volontairement le genou à Rome, et n'hésitait pas à offrit des sacrifices au dieu Jupiter, identifié par Hislop comme Nemrod. Selon le Dr. Leonhard Schmitz, dans son "Manuel d'Histoire Ancienne":

«Jules César agissait en fonction de Pontifex Maximus, c'est-à-dire "Souverain Pontife", lorsqu'il fit la célèbre reforme du Calendrier.»

Ce fut par une étrange coïncidence ou plutôt Dieucidence, que Hérode reçut sa royauté et son royaume du Sénat Romain après l'assassinat de César, au moment même où Rome était sans Souverain Pontife. Il en advient donc que Hérode, dans ses fonctions royales et ses sacrifices à Jupiter, devint représentant de Nemrod comme Souverain Pontife sur Israël, c'est-à-dire "le Dragon".

La prophétie de Daniel 11:36, nous dit que: «Ce roi fera donc au gré de ses désirs.» Selon W. Stewart McCullough, ceci correspond au fait

«qu'après s'être emparé de Jérusalem et littéralement massacré tous les partisans d'Aristobolus II, pour ensuite tuer tous les membres du Sanhédrin, Hérode prit la responsabilité d'établir lui-même des souverains sacrificateurs selon son cœur. Il choisit pour ceci, Ananel, un Juif Babylonien.»

Ce fut en effet ce même Ananel ou Anne qui s'opposa à Jésus et le livra à Pilate pour être crucifié, et qui par après fit jeter en prison les apôtres Pierre et Jean (Luc 3:2; Jean 18:13,24; Actes 4:6). Daniel nous dit ensuite: «Il s'élèvera, il se glorifiera au-dessus de tous les dieux» (Daniel 11:36). Ceci signifie que Hérode, agissant en tant que représentant de Nemrod ou Lucifer, usurpa le trône de David réservé à Christ en s'y asseyant, s'élevant et se glorifiant lui-même dans le ciel et la Cité de Dieu. Il signifiait ainsi d'une manière subtile qu'il était lui-même le Messie si longtemps attendu par les Juifs. Il est reconnu en effet, que le parti politique des Hérodiens croyait fermement que le roi Hérode était le Messie. Ainsi lorsque Hérode fut assis sur le trône de David, nous pourrions dire que Satan fut assis sur le trône de Dieu et régnait sur Israël, le peuple de Dieu, tout comme le Souverain Pontife de l'Église Catholique prétend être le chef de tous les chrétiens. C'est ainsi que Hérode, comme "la petite corne" eut «une plus grande apparence que les autres» (Daniel 7:20); ce qui correspond au «grand dragon qui apparaît dans le ciel» (Apocalypse 12:3). En plaçant le Dragon dans le ciel, l'Apocalypse nous indique qu'il est élevé dans une position exalté. Ceci fut exactement la position de Hérode comme prétendu roi d'Israël et faux Messie, position aspirée par tous les Papes de Rome et nous oserions même dire par tous les pasteurs évangéliques qui sont en réalité que des petits papes.

Sachant que le Dragon correspond à la dynastie des Hérode sous l'empire Romain, qu'en est-il donc de cette guerre des anges mentionnée dans le chapitre 12 de l'Apocalypse? Le style imagé du texte dans son contexte historique se rapporte à cette prophétie de Daniel: «Je vis cette corne faire la guerre aux saints et l'emporter sur eux, jusqu'au moment où l'Ancien des jours vint donner droit aux saints du Très-Haut, et le temps arriva où les saints furent en possession du royaume» (Daniel 7:21,22). Cette guerre angélique représente le combat entre Jésus et ses disciples contre les forces sataniques dans ceux qui dominaient et étaient les autorités en Israël, telle que la dynastie des rois Hérode, le parti des Hérodiens, les Pharisiens et les Sadducéens (Matthieu 22:15-16; Marc 3:6; 12:13). En plus, la Parole nous indique clairement que Hérode Antipas fit couper la tête de Jean Baptiste; Hérode Agrippa I fit maltraiter les membres de l'Église, fit mourir par l'épée Jacques, et fit arrêter Pierre et le jeta en prison. Et finalement, ce fut Hérode Agrippa II qui fit mettre Paul en chaîne et l'envoya à Rome pour comparaître devant César. Pour ce qui concerne la chute du Dragon, elle représente la chute de la dynastie des rois Hérode comme Souverain Pontife sur Israël, laissant ce titre audacieux et blasphématoire aux Empereurs de l'Empire Romain. Ainsi cette «tête fut comme blessée à mort, mais sa plaie mortelle fut guérie» (Apocalypse 13:3).

N'est-il pas merveilleux de voir comment la Parole de Dieu s'explique Elle-même, et met un frein à l'imagination fertile de ceux qui enseignent une chute des anges préadamite ou future: «Que personne, sous une apparence d'humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course; tandis qu'il s'abandonne à ses visions, il est enflé d'un vain orgueil par ses pensées charnelles» (Colossiens 2:18).


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