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Imposture sur le Diable et les Démons-7


novembre 8, 2015 par GoDieu

 

La possession démoniaque


La possession démoniaque est en vogue de nos jours, encore plus que du temps de Jésus et ses disciples, et elle attire de nombreuses personnes affamées d'un sensationnalisme débridé qui demande pas mieux que d'être reconnue comme l'expérience normative du christianisme face à des désordres d'ordre psychiques et même mythiques qui trahissent le déséquilibre d'une psychose collective. Prenant ici appui sur une ethnographie réalisée parmi des églises dites évangéliques de la région genevoise, on montre comment le combat contre les démons, en vogue dans les milieux charismatiques, constitue une extension des pratiques habituelles d'évangélisation propres à un supposé évangélisme. Dans les deux cas, il s'agit de délivrer des individus ou des collectifs de l'emprise d'un Diable et de démons imaginaires qui se rapportent aux mythes d'anciennes religions à mystères.

L'efficacité rituelle du charismatisme tient au fait qu'il use de la louange comme d'une arme spirituelle afin de manipuler et influencer les gens, ce qui lui permet dans sa folie d'exorciser des territoires et des institutions, ou encore de délivrer leurs membres des péchés de leurs ancêtres. Dès lors, la démonologie ordinaire de l'évangélisme est susceptible de donner lieu à une théologie politique appelant à des formes particulières d'investissement des symboles et de l'imaginaire nationaux. L'exorcisme est ainsi devenu le nouveau mode populaire parmi des groupes de retardés qui s'imaginent avoir la puissance de chasser des mauvais esprits de personnes instables et superstitieuses. En fait, ne pas croire au Diable et aux démons comme des entités distinctes de l'homme, est considéré comme un blasphème et un sérieux affronts aux croyances groupales illusoires de ces sectes manipulatrices qui s'imaginent détenir le monopole de la vérité, tout en proclamant le contraire afin de mieux séduire ses victimes.

Dans nombre de traditions associées aux démons mythiques, ces derniers auraient la capacité de prendre possession des humains pour les faire agir à leur guise, ou pour s'exprimer par leur bouche. La notion de possession se retrouve ainsi dans le judaïsme comme dans le christianisme et l'islam. La possession démoniaque, quelle que soit la religion considérée, présente plusieurs traits communs. Elle se traduit généralement par des crises comprenant notamment des convulsions incontrôlables secouant le corps des possédés alternant avec des phases «asymptomatiques» au cours desquelles les possédés retrouvent à la fois leur piété et leur personnalité normale. Ces crises sont identifiées positivement par la médecine moderne comme des crises d'épilepsie, des manifestations psychotiques, ou encore «des symptômes dissociatifs sévères» de multiples personnalités.

Un autre point commun aux cas de possession, est que les démons s'expriment par la bouche des possédés, de laquelle sort une voix qui ne semble pas être la leur mais qui provient de leur démence hallucinatoire, hurlent des insultes et des obscénités, blasphèment, etc. De surcroît, nombre de possédés se trouvent capables de comprendre et de parler diverses langues étrangères, dont ils n'avaient auparavant aucune connaissance. Cela est significatif au niveau du parler en langues chez les sectes dites Évangéliques à tendances extatiques. Ces derniers reçoivent un baptême des esprits qu'ils qualifient dans leurs délires psychotiques de Baptême du Saint-Esprit et se mettent à parler en des langues insensées, à interpréter ce charabia, à prophétiser des pressentiments axiomatiques ou a rire à grand éclats souvent en se roulant par terre. Enfin, les possédés font souvent montre d'une force physique extraordinaire, qui dépasse largement leurs capacités habituelles, tout comme nous voyons des gens agir en cas de danger qui reçoivent une surdose d'adrénaline.

Bien que plus proches des farfadets que des démons, les djinns ont eux aussi la capacité de prendre possession des humains. Selon le judaïsme, le christianisme et l'islam, le seul moyen de chasser un démon ayant pris possession d'un humain est l'exorcisme, pratiqué par un ministre de Dieu (rabbin, prêtre, pasteur, imam) au nom de celui-ci. Dans les milieux dit évangéliques, l'exorcisme est souvent pratiqué par de simples croyants imprégnés des extravagances de la secte, ou par des charlatans qui exploitent la misère des gens afin de s'enrichir, et nombreux sont ces derniers.

Les signes affectifs sont moins évidents, moins connus et moins classiques que les signes physiques et intellectuels. Ce sont eux qui sont à la base des névroses et des psychoses de la possession démoniaque. Esquirol, dans son étude sur la démonomanie parue en 1814, a montré que la possession évolue par accès. Cette ancienne observation permet de dégager de l'ensemble des faits de deux obsessions fondamentales chez les possédés. C'est en premier lieu l'obsession de solitude morale liée à l'obsession d'infériorité fréquente chez les vieilles filles, chez les veuves, chez les gens qui vivent en marge de la vie et n'ont ni famille ni foyer, chez certains religieux et religieuses mal adaptés au cloître où ils sont entrés, non par vocation, mais par déception.

Tous ces êtres isolés moralement fournissent un contingent relativement important à la possession diabolique. Les obsessions de solitude et d'infériorité prédisposent à la possession. Les obsessions de culpabilité déterminent celle-ci. Le sentiment obsédant d'être coupable d'une faute et de devoir le subir en châtiment peut exister en dehors de toute faute connue par l'intelligence. Il exprime une souffrance profonde de l'inconscient. Le possédé du pays des Gadaréniens dans l'Évangile de Luc 8:27-36, quoique l'Évangile de Matthieu 8:28-32 nous indique qu'ils étaient deux, en est l'exemple typique. Ces récits se comprennent mieux lorsque nous considérons que l'élevage de pourceaux était interdit en Israël, car cet animal était considéré comme une chose abominable selon la loi mosaïque (Deutéronome 14:1-8). Cet homme, ou plutôt ces deux hommes, étaient fortement tourmentés par l'obsession d'un sentiment de culpabilité pour avoir brisé la loi, ce qui les rendait très violent vers ceux qui les accusaient. Leur rage est décrite d'une manière figurative comme «une légion» de soldats romains. Jésus leur permit de se défouler parmi le troupeau de pourceaux maudit qui s'affola et tous périrent noyer dans la mer. Il n'est aucunement question ici d'un transfert d'esprits de ces hommes troublés dans des animaux, mais d'un défoulement purificateur qui rectifia et soulagea leurs pensées troublées afin qu'ils recouvrent leur bon sens. En d'autres mots ils se reconnurent coupables devant Jésus et rejetèrent leur péché, ce fut un genre de repentance à salut.

Dans la maladie que l'on nomme la possession, le sentiment de culpabilité peut être intense au point d'envahir tout le psychisme. Il est à la base des scrupules banales, des peurs des enfants, du trac et de mille états qui apparaissent comme des incidents de la vie psychologique ordinaire. Le dogme du péché originel exprime l'universalité du sentiment de culpabilité considéré du point de vue religieux. Il faut observer que le sentiment de culpabilité quand il est prolongé trop longtemps et entretenu avec une certaine complaisance peut devenir dangereux, comme nous avons vu plus haut avec les Gadaréniens. Le Seigneur Jésus-Christ dit au pécheur qu'il absout: «allez en paix» ou «allez et ne péchez plus»; il ne s'attarde pas à de longues formules pour montrer dans le détail l'horreur du péché et, il relève le pécheur pour lui montrer le chemin de la vie; nous devons retenir son enseignement. En effet le sentiment de culpabilité devenu obsédant prépare les rechutes des fautes. On peut considérer qu'à ce moment il devient un élément de la tentation en ramenant sans cesse à la pensée l'esprit de la faute commise, en l'épuisant et en diminuant sa résistance.

L'orgueil, péché du Diable, n'a qu'une importance secondaire chez les supposés possédés, par exemple quand ils justifient les obsessions de culpabilité, et cela se voit souvent parmi des personnes de renom qui se donnent un ministère de délivrance qui sont eux-mêmes possédés de délires psychotiques. Dans le domaine moral, les aspects du Diable interne de la nature humaine déchue sont plus particuliers aux psychopathes qui souffrent du délire de possession. Le tentateur subtil, l'esprit de la chair, qui multiplie les ruses et les habiletés de sa dialectique pour séduire un Faust, diffère du diable des possédés classiques imaginaires autant que le Lucifer mythique orgueilleux qui entreprend avec ses démons la lutte contre Dieu. Les diables des possédés sont plus familiers et plus vulgaires. Ils restent à la mesure de l'homme. Comme tels, ces diables apparaissent non pas comme des hôtes nouveaux, mais comme des hôtes anciens qui se sont enhardis jusqu'à occuper toute la maison du corps humain. Ils ont gardé le mensonge et l'orgueil, l'habileté à s'insinuer, la malignité et l'agressivité du diable classique mythique, mais ils sont plus étroitement mêlés à la personnalité de leur hôte. Il arrive souvent qu'au cours des impulsions par contraste, ils s'attaquent à des objets ou à des personnes qui ont joué un rôle à un moment donné dans la formation des complexes personnels. Ces impulsions apparaissent alors comme tentatives de libération des conflits résultant de ces complexes.

En psychiatrie, la possession n'est pas envisagée comme un phénomène religieux, quoique le patient en détient généralement un certain formatage, mais comme une forme de délire psychotique au cours duquel le malade se croit habité par un être surnaturel qui parle par sa bouche, mobilise sa langue malgré lui et dirige ses mouvements (Henri Aubin, Manuel alphabétique de psychiatrie). Cette forme de délire se retrouve dans différentes affections organiques (encéphalites, intoxication), ou non organiques: mélancolie, schizophrénie. Il semble se produire comme moyen d'expression occasionnel d'un désarroi organique ou culturel comme nous voyons surtout en Afrique où des délires mythiques et superstitieux de toutes sortes sont manifestes, et peut aussi révéler des phénomènes d'acculturation lors d'une émigration.

On définit le trouble «personnalité multiple» par la coexistence, chez un même individu de deux ou plusieurs états de personnalités distincts qu'ils aient une mémoire propre, des modalités comportementales spécifiques et leurs propres styles de relation sociale, ou qu'ils partagent une partie de ces différents items. Les deux esprits se combattent dans un même champ qui est le corps, et l'âme est comme partagée; selon une partie de soi, elle est le sujet des impressions diaboliques, et, selon l'autre, des mouvements qui lui sont propres et que Dieu lui donne. Ce type de trouble commence à s'installer dès l'enfance mais n'est, le plus souvent, remarqué par les cliniciens que beaucoup plus tard; il s'agit presque toujours de filles ou de femmes (60 à 90%), car elles sont plus susceptibles à ce genre de déséquilibre du psyché. Le passage d'une personnalité à une autre est généralement brusque (quelques minutes). La transition est sous la dépendance du contexte relationnel. Les transitions peuvent survenir également lorsqu'il y a conflit entre les différentes personnalités ou lorsque ces dernières ont mis au point un plan commun. Les personnalités peuvent être diamétralement opposées dans leurs caractéristiques et différer même quant aux tests psychologiques et physiologiques: elles peuvent nécessiter par exemple des verres correcteurs différents, répondre de manière différente au même traitement et avoir des QI différents. On décrit l'existence de complications éventuelles, telles que suicide, automutilation, agression, viol, toxicomanie, etc. La schizophrénie peut aboutir elle aussi au sentiment d'être possédé. Dans ce cas l'entourage discerne plus facilement qu'il s'agit d'un trouble de la personnalité et non d'un phénomène mystique.

Une autre croyance relative aux démons est le pacte démoniaque: en échange de la damnation éternelle de son âme, offerte au diable, un humain reçoit des pouvoirs particuliers, souvent la puissance et l'argent. Selon la Bible cette pratique est complètement insensée puisque tous sont perdus, leur âme est déjà condamné à la damnation éternelle; seulement les élus seront sauvés. Si les exemples de culte démoniaque sont légion dans l'histoire des religions, les relations de pactes démoniaques sont moins nombreuses. Dans la tradition chrétienne, la plus célèbre est celle, qui connaît son âge d'or aux 12e et 13e siècle, de Théophile, diacre, au VIe siècle, d'une église de Cilicie (actuelle Turquie): démis de ses fonctions par un évêque jaloux de ses compétences, celui-ci pactise avec Satan lui-même, qui lui offre la richesse. Cependant, Théophile ne tarde pas à se repentir amèrement et à s'adresser à Marie, qui détruit le pacte qu'elle a arraché au diable et rétablit le diacre dans ses fonctions. Le catholicisme est plein de ce genre de superstitions insensées. La croyance en l'acharnement du diable à faire signer aux justes un pacte destiné à entrer en possession de leurs âmes au moment de leur mort a donné naissance au mythe de Faust — savant qui, lui, accepte la damnation (avant toutefois de se repentir) en échange de l'accès à la connaissance —, apparu au 16e siècle, ainsi que l'expression «vendre son âme au diable».

 

Dérèglements de l'exorcisme

En général, l'exorcisme est un rituel religieux destiné à expulser une entité psychique maléfique qui se serait emparée d'un être animé (humain ou animal). Cette pratique est probablement universelle, elle est largement attestée sur le continent eurasien: chamanisme, taoïsme, hindouisme, bouddhisme, ainsi que les monothéismes (islam, judaïsme, christianisme). À l'origine du comportement de l'Église institutionnalisée, il y a l'exemple et le commandement du Christ: «Guérissez les malades et chassez les démons.» L'exorcisme vise à expulser les démons ou à libérer de l'emprise démoniaque et cela par l'autorité spirituelle que Jésus aurait confié à son Église ou à certains individuels. L'entité la plus connue censée provoquer la possession est la force que les chrétiens nomme Satan ou le Diable que nous avons identifié positivement comme étant la nature humaine déchue en chacun de nous.

Le terme «exorcisme» vient du nom grec «exorkistes». Il est généralement attribué à une personne qui supposément chasse les démons ou esprits du mal. La forme verbale «exorkizo» signifie «mettre quelqu'un sous serment», «adjurer» «obliger une personne à faire une promesse, à demeurer fidèle à sa parole, son engagement, sa foi»: «Alors le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit: Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. Jésus lui répondit: Tu l'as dit; et même je vous le déclare: Dès maintenant vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel.» (Matthieu 26:63-64). Malheureusement, avec le temps, ce terme fut employé dans un contexte qui ne lui appartient pas, et il en est venu à exprimer l'idée d'obliger quelqu'un à faire quelque chose en invoquant une puissance surnaturelle «exorciser», ce qui convient très bien à un grand nombre de détraqués et fanatiques religieux prétendument chrétiens, de sorciers et de sorcières évangéliques modernes qui recherchent une gloire personnelle en chassant des démons imaginaires de personnes qui souffrent de psychose. Toutes les évidences indiquent qu'il n'y a aucune différences entre les pratiques des sorciers et sorcières et celles de ceux qui pratiquent l'exorcisme. Ces extracteurs de chimères mythiques sont généralement des névrosés dangereux qui subissent eux-mêmes les délires de leur psyché déséquilibré par des traumatismes obsessionnels, ou des charlatans extorqueurs qui manipulent les gens pour s'enrichir sur le dos des crédules et des pauvres qui sont susceptibles à de telles aberrations à cause du formatage religieux qu'ils ont reçu dans leur vie.

Il est à remarquer que le synonyme primaire du mot «adjurer» est «apostasier» et cela est très significatif dans le fait que les sectes dites Évangéliques sont tous infectées de l'apostasie de l'Arminianisme ou «doctrine du libre-choix» qui valorise les efforts des individuels dans le salut. Dans le Nouveau Testament, le verbe n'est jamais utilisé pour se référer à l'exorcisme, et le nom s'applique seulement une fois à des exorcistes juifs: «Alors quelques-uns des exorcistes juifs, qui couraient de lieu en lieu, essayèrent d'invoquer le nom du Seigneur Jésus sur ceux qui avaient des esprits troublés, en disant: Nous vous conjurons (implorer, demander) par Jésus, que Paul prêche. Ceux qui faisaient cela, étaient sept fils de Scévas, Juif, l'un des principaux sacrificateurs. Mais l'esprit impétueux leur répondit: Je connais Jésus, et je sais qui est Paul; mais vous, qui êtes-vous? Et l'homme qui était possédé (stimulé) de cet esprit impétueux, se jeta sur eux, et s'en étant rendu maître, les maltraita tellement, qu'ils s'enfuirent de la maison nus et blessés.» (Actes 19:13-16). Le contexte immédiat nous indique que l'homme en question était troublé en voyant les miracles de l'apôtre Paul (Actes 19:11-12) et qu'il fut rempli de colère lorsque des prétentieux imbéciles insistaient que se questionner sur cela était signe de la présence d'un esprit qu'ils s'imaginaient être un démon. Il leur administra ainsi une bonne raclée qu'ils n'oublièrent point si aisément pour l'avoir offensé et insulté publiquement, ce qui devrait arrivé plus souvent avec les exorciseurs évangéliques afin de les mettre à leur place.

Le Nouveau Testament utilise le verbe «chasser» (ekballo) les démons plutôt que «exorciser». Pourquoi? Sans doute parce que l'exorcisme s'associait avec la magie, l'accomplissement de certains rituels hautement symboliques, et l'utilisation de formules religieuses léthargiques spécifiques pour transférer des suggestions envoûtantes afin de manipuler les victimes. Ce n'est pas ce que nous trouvons dans le Nouveau Testament. Ce qui signifie que l'exorcisme n'est pas un don ou une pratique biblique enseignée par Jésus à ses disciples, comme le prétendent plusieurs qui se donnent à toutes sortes d'égarements, il est plutôt une déformation de la vérité et un viol de la Parole de Dieu.

On peut parfois assimiler la possession et l'exorcisme qui s'y oppose à un facteur univoque collectif, tel l'hystérie, la culpabilité, la contestation, l'injonction paradoxale; il est clair que la possession se présente comme un état dissociatif tel qu'il est décrit dans les psychoses schizophréniques; mais il se manifeste aussi dans une vague de psychose comme une contagion collective, toutefois elle n'est jamais dissociée du contexte culturel et religieux dans lequel elle apparaît. Ainsi l'histoire des "possédées de Loudun" ne peut être rapportée à une schizophrénie présentée par toutes les religieuses d'un même couvent; il en est de même des cas de possession présentée au sein même du territoire africain à comparer aux bouffées délirantes présentées par des africains transplantés en Europe par exemple, et subissant les effets pathogènes de l'acculturation.

Il y a toutefois un déferlement commun sur un ensemble de gens qui sont envoûtés d'une décharge psychique générale qui les envahit tous, comme nous voyons dans certains groupes dit chrétiens comme le Vignoble, ou manipulé par des professionnels en mesmérisme suggestif comme des prédicateurs de la trempe de Benny Hinn qui charme des foules entières. Mis à part sa signification théologique (ou culturelle) particulière, ainsi que les éventuels phénomènes parapsychologiques qui pourraient lui être associés, la crise de possession ne se distingue pas d'une crise d'hystérie au sens de Charcot ou des phénomènes de spasmophilie, de transe, voire des états de rebirth (nouvelle naissance) provoqués dans certaines thérapeutiques. La possession est une forme de trouble psychopathologique ou de mécanisme psychophysiologique dont les conséquences pourraient même être très dangereuses si les personnes dites possédées sont soumises à des exorcismes de la part d'évangéliques névrosés. Déjà plusieurs personnes sont mortes à cause de telles aberrations pratiquées même sur des jeunes enfants innocents.

Parmi ces déséquilibrés évangéliques, nous retrouvons une névrosée du nom de Michelle d'Astier, surnommée aussi «la sorcière de la Vigerie» et «la reine des démons», du fait qu'elle résume parfaitement les extravagances de ces milieux de démences obsessionnelles. Un frère en Christ, rempli d'une grande sagesse, déclara actuellement concernant cette réprouvée: «Avec Michelle d'Astier et ses acolytes, nous assistons à des sacrifices humains d'enfants à la moderne.» Le viol de consciences innocentes est d'actualité régulière parmi ces gens détraqués de la réalité qui exorcisent des nourrissons, souvent sans le consentement même de leurs parents. Le témoignage honteux d'une psychopathe cinglée, Laurence Vannypen, associée à Michelle d'Astier, nous indique comment dangereux sont ces gens, surtout avec des enfants:

«En 2002, j'acceptais d'accueillir un bébé de 8 mois, Étienne, dans le cadre de ma profession. L'enfant paraissait peu éveillé, mais je ne m'en inquiétais pas: tous les enfants ne sont pas vifs et précoces. Étienne avait souvent le regard hagard, réagissait lentement aux interpellations et un air idiot était régulièrement son expression de visage... Il présenta rapidement un très net retard psychomoteur qui s'accentuait avec l'âge. Le plus troublant chez Étienne, était son incapacité à se servir de ses mains, qui étaient constamment maintenues vers le haut, les doigts rigides, collés les uns aux autres sans jamais former la pince entre le pouce et l'index, le pouce restant irrémédiablement collé à l'index. À l'inverse des enfants de son âge, Étienne n'avait jamais cherché à attraper son biberon ou à appréhender quoi que ce soit pour le porter à la bouche à cause du handicap que présentaient ses mains. Le plus difficile à gérer était le moment du changement de couche. Étienne était constamment en érection (il s'agit bien d'un bébé de huit mois), ce qui engendrait automatiquement un sentiment d'impureté que je ne pouvais pas encore définir... Petit à petit, les manifestations démoniaques s'accentuèrent, cris de bête sauvage, paniques intempestives, masturbation ou tentative de masturbation alors qu'il ne tenait pas son biberon! J'avais beau essayer me rappeler tous les «faux» enseignements inculqués dans mon assemblée concernant la démonologie, je ne pouvais plus nier que cet enfant était fortement squatté. Tout au début, je n'avais pas saisi que j'avais, par délégation professionnelle, toute autorité pour prier pour la délivrance d'Étienne. Aussi, je me contentais, après que sa mère me l'ait confié et qu'elle soit partie au travail, de lier les démons en leur ordonnant de ne pas se manifester tant qu'Étienne était chez moi. Le résultat était efficace: l'enfant était calme et il y avait peu ou plus de manifestations démoniaques. Alors que la sœur et moi étions tranquillement installées au salon pour boire notre café, Étienne se jeta complètement paniqué dans le rideau en poussant un cri semblable au brame du cerf. Je plaçais mes yeux dans les yeux d'Étienne, mon nez sur son nez, et entre les dents, je dis aux démons à voix basse, inaudible pour la sœur, à peu près ceci: «Tenez-vous tranquilles au Nom de Jésus!»

Et quoi? Bientôt ils diront qu'un nourrisson était possédé car il manifestait clairement qu'il voulait une relation sexuelle avec l'évangélique exorciste qui l'avait en charge? Comment peut-on apporter un tel crédit à quelqu'un qui visiblement est déséquilibré et prête des intentions, des comportements qu'elle imagine, à un nourrisson!!! Cela est extrêmement grave!!! D'autant plus qu'il est évident que des évangéliques côtoyaient cette personne, et, étant au courant de telles pratiques odieuses n'ont rien dit! La nourrice exorciste, Laurence Vannypen, témoigne également d'un événement particulier au cours duquel une petite fille de 18 mois, qui lui avait été confiée, jouait avec un poisson mécanique dans un jeu de mimétisme, tandis que la psychopathe y vit là un signe de possession démoniaque:

«Julie avait environ dix-huit mois quand elle prit dans ma caisse à jouets un poisson articulé dont la queue frétille quand on tire sur une ficelle. Le jouet en lui-même n'a rien de démoniaque. Toutefois, le frétillement de la queue provoqua une réaction de l'esprit de sirène que Julie avait reçu «en héritage». Elle fut projeté au sol et son corps ondula d'une telle façon, qu'elle traversa la pièce en un temps record, comme un dauphin l'aurait fait dans l'eau. Je lui «sautais dessus», imposant les mains sur son corps, en priant en langues de combat, ce qui arrêta immédiatement le déplacement sur le sol et les ondulations. L'esprit méchant sortit d'elle, et Julie secoua la tête comme pour «revenir à elle». Elle me regarda, soulagée, apaisée, me fit un large sourire et reprit ses activités ludiques comme si de rien n'était.»

Ceci est le genre de saloperies écœurantes que nous retrouvons sur le Blogue de Michelle d'Astier de la Vigerie. Il n'y a aucun doute que ces gens sont une menace réelle pour les enfants et pour la société en générale. Ils doivent être rapportés aux autorités afin d'être incarcérés pour le bien être du publique. Ce genre d'ordure ne peut être toléré par personne, chrétien ou non. Mieux qu'il leur soit fait comme le Seigneur Jésus dit: «En vérité je vous dis, que si vous n'êtes changés, et si vous ne devenez comme de petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. C'est pourquoi quiconque deviendra humble, comme est ce petit enfant, celui-là est le plus grand au Royaume des cieux. Et quiconque reçoit un tel petit enfant en mon Nom, il me reçoit. Mais quiconque scandalise un de ces petits qui croient en moi, il lui vaudrait mieux qu'on lui pendît une meule d'âne au cou, et qu'on le jetât au fond de la mer.» (Matthieu 18:3-6)

 

La Possession comme phénomène de Personnalité Multiple

La possession démoniaque est en réalité un état de dédoublement de la personnalité dans la nature humaine, le satan réel de chaque individuel, et il y a souvent associé un délire de possession corporelle, par des entités mythiques comme des démons, ou des animaux (dans les syndromes mélancoliques, dépressions psychotiques et dans les délires hypochondriaques). Le thème correspond au sentiment d'indignité dans la personne qui s'obstine à vouloir se valoriser, aux idées sacrilèges et fausses doctrines qui surviennent dans l'esprit des personnalités très soucieuses de moralité et de spiritualité, d'ordre et de scrupules. Il peut s'y associer des hallucinations visuelles et auditives, des conduites agitées, angoissées et un désarroi très intense, ou bien une anxiété très forte entraînant des troubles ou déséquilibre du comportement, des faits d'agressivité, parfois violente, conduisant même au désir de meurtre ou de suicide. Il faut de toute façon toujours prendre en compte la souffrance parfois très intense de ces personnes.

Selon Jean-Pierre Lentin (Le Mystères des Personnalités Multiples), celle-ci est décrite comme étant

«...plusieurs "moi" qui partagent un même corps, chacun prenant le contrôle à tour de rôle, de façon plus ou moins volontaire ou chaotique, selon les cas. Un Multiple peut être composé de deux personnalités (c'est évidemment le minimum requis) ou de plusieurs dizaines — la moyenne se situant à onze. Chaque personnalité ou "alter" possède ses propres souvenirs et ne les partage pas: pour la personnalité d'origine, les moments où un alter se manifeste correspondent généralement à des périodes d'amnésie. L'origine du syndrome, dans au moins 80% des cas traités par la psychiatrie, réside dans des traumatismes de l'enfance — des agressions physiques, sexuelles ou émotionnelles, le plus souvent répétées, qui provoquent chez l'enfant un éclatement de la personnalité comme structure de défense, pour pouvoir supporter l'insupportable. Dans la foulée, on estime que 25% des enfants victimes d'agressions développeront des personnalités multiples. Cela dit, il reste une minorité de Multiples sans traumatismes infantiles, et le pourcentage est sans doute plus important qu'on ne croit, car un certain nombre de Multiples bien intégrés se contentent de dissimuler leur état et ne consultent jamais un psychiatre. Il y aurait donc, peut-être, une composante génétique dans la Multiplicité».

Dans notre société occidentale, industrialisée, on constate l'accroissement de l'émergence des phénomènes étranges et irrationnels. Diverses études sociologiques constatent l'accentuation des phénomènes de possession de divers types. Sur le plan thérapeutique, on ne peut éviter l'usage des concepts de dissociation et de personnalité multiple. Le dédoublement de la personnalité est une dissociation de l'identité. Le démon qui tourmente quelqu'un représente en réalité une partie de la personnalité qui s'est clivée et autonomisée en une autre personnalité. La possession démoniaque est identifié hors de tout doute comme étant une dissociation de l'identité, et non comme la pénétration d'entités externes imaginaires que nous retrouvons généralement dans le formatage religieux de chaque personne. En outre, pour que quelqu'un entre en transe et en état de possession, il lui faut mobiliser une capacité dissociative lui permettant de laisser une autre personnalité émerger en lui le temps de la danse infernale de possession.

Au niveau de la croyance religieuse, particulièrement dans les désordres et frénésies de groupes extatiques qui se disent chrétiens, les choses se compliquent quoiqu'elles finissent tous dans un même cadre du désordre de personnalité multiple. Dans ce genre de groupes, la voyante ou sorcière évangélique, celle qui se donne le ministère de délivrance des entités mythiques nommés des démons, car ce sont généralement des femmes névrosées dans ce milieu quoiqu'il s'y trouve aussi plusieurs hommes, est celle qui fait monter les différentes personnalités dans les victimes ensorcelées qui sont sous le charme de leurs illusions doctrinales. La possibilité de cela se produit du fait qu'elle-même est possédée et que l'esprit en l'un reconnaît l'esprit en l'autre. L'exorciste lui-même a besoin d'être exorcisée de ses propres démons. Elle est supposée hériter de son savoir-faire, quoique plusieurs disent dans leurs illusions l'avoir reçu en don directement de Dieu, mais en réalité sa vocation ou appel à ce ministère chimérique lui vient souvent de sa «maladie initiatique» qui provient de ses délires psychotiques. Elle comporte des fugues dissociatives d'arrogances, de mépris, de condescendance, qui la dirige dans toutes ses voies, ainsi que des troubles liés à des cauchemars, etc. Pour traiter les cas de personnalités multiples, la thérapie occidentale tente de synthétiser la personnalité, mais dans d'autres endroits, ils apprennent plutôt à gérer la dissociation sans l'éliminer.

Certains psychiatres se sont regroupés en association sous la dénomination de: Multiple Personnality Disease (MPD). Les personnes atteintes présentent des symptômes de personnalités dissociées. Ils sont même très inquiets pour la santé de ces personnes, car cette affection est très grave. Ils les reconnaissent à leurs changements radicaux de comportements, à des amnésies pouvant durer presque un an, à des maladies différentes selon la personnalité affichée pour un même corps, et à une allergie variable au même produit. Autant les personnes "borderline" elles-mêmes que leurs proches ont très souvent une fausse conception d'un trouble de la personnalité, accentuant inutilement la peur et le découragement. Ainsi, le trouble de la personnalité, particulièrement "borderline", est souvent associé à la folie (genre schizophrénie), à la personnalité multiple (qui est plutôt un trouble dissociatif sévère), à la psychopathie, à la délinquance, voire à la «possession diabolique» imaginaire dans le cadre du formatage religieux, ou encore tout simplement à de la mauvaise volonté et de la méchanceté. Il est donc important d'expliquer, le plus simplement possible, que la personnalité d'un individu regroupe l'ensemble de ses façons de penser, de réagir émotivement et de se comporter dans ses relations interpersonnelles et vis-à-vis du défi de la vie.

En partie innés, avec des degrés de vulnérabilité variables (prédispositions génétiques et biologiques), ces traits de personnalité vont se développer et se structurer selon les expériences psychosociales vécues dès la naissance. Ainsi, plus un individu est fragile et vulnérable et vit des expériences psychosociales traumatisantes et néfastes, plus ses traits de personnalité risquent de devenir excessifs et rigides, développant ce qu'on appelle un trouble de la personnalité pouvant nuire à ses relations interpersonnelles et à sa capacité d'adaptation aux situations de la vie. On peut donc situer l'individu sur un continuum entre le fonctionnement optimal et le trouble de la personnalité. L'objectif poursuivi sera toujours de permettre à l'individu d'utiliser de la façon la plus optimale possible les éléments positifs de sa personnalité, quelle qu'elle soit. Ainsi, avoir une personnalité "borderline" n'est pas une pathologie en soi. Au contraire, au degré optimal de fonctionnement, la personnalité "borderline" peut manifester les caractéristiques suivantes: sensibilité, intuition, perspicacité, introspection, honnêteté, authenticité, passion, créativité, sens artistique, conscience sociale, sens de la justice, humour, énergie, compassion, spontanéité, curiosité, ouverture d'esprit, joie de vivre. Il est donc important de reconnaître ce potentiel et de le transmettre autant à la personne elle-même qu'à son entourage.


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