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La doctrine de la trinité-3


juin 26, 2011 par GoDieu



Chapitre 2


Divinité dit Saint-Esprit.

I.

Jean 3:6

Το γεγεννημενον Εκ του πνευματος. — «Ce qui est né de l'Esprit.»

1 Jean 5:4

Το γεγεννημενον ΕΚ του Θεου. — «Ce qui est né de Dieu.»

Le même acte individuel de la grâce divine, savoir, flotte naissance spirituelle est attribué, sans le changement d'une seule lettre dans la phrase, à Dieu et à l'Esprit.

Il faut donc qu'il y ait quelque chose de commun à l'un et à l'autre; et à l'égard de laquelle l'Écriture ne fait aucune distinction entre Dieu et l'Esprit-Saint, et les comprend tous deux; et cette chose est ce que l'Écriture elle-même appelle la nature divine.

II.

Actes 13:2

«Le Saint-Esprit dit: Séparez-moi Barnabas et Saul pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés.»

Hébreux 5:4

«Nul ne s'attribue cet honneur, si non celui qui est appelé de Dieu.»

Dans ce cas, la voie la plus simple d'arriver à la vérité est de demander à ce même Saul quel fut celui qui le désigna pour l'œuvre du ministère. Or, voici sa réponse: — «Paul, appelé apôtre mis à part pour l'Évangile», — «par le commandement de Dieu notre Sauveur» (Romains 1:1, et Timothée 1:1).

III.

Matthieu 9:38

«Priez donc le Seigneur de la moisson qu'il envoie des ouvriers en sa moisson.»

Actes 13:4

«Eux donc étant envoyés par le Saint-Esprit.»

Cet acte du Saint-Esprit d'envoyer des ouvriers pour l'œuvre de l'évangélisation, prouve qu'il est le Seigneur de la moisson à qui Christ lui-même nous a exhortés à adresser nos prières. C'est pourquoi il ne faut pas se laisser influencer par ceux qui voudraient changer la troisième prière dans la litanie (71), qui est une œuvre à laquelle le Saint-Esprit ne nous a certainement pas appelés, et à laquelle aucun des ouvriers qu'il a envoyés ne voudra jamais consentir.


Références

71 La troisième prière, dans la litanie anglicane, est adressée au Saint-Esprit.


IV.

Luc 11:26

«Et il (Siméon) avait été divinement averti par (υπο) (72) le Saint-Esprit qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur.»

Ibid., Luc 2:29

«Et il bénit Dieu et dit: Tu laisses maintenant aller en paix ton serviteur selon ta parole.»

Cette parole était celle du Saint-Esprit, auquel, par conséquent, le contexte doit être appliqué. Il est donc le Dieu et Seigneur qui doit être béni ou loué comme tel, et non avec d'imaginaires restrictions et limitations, ou à cause d'un certain degré de pouvoir qui lui serait accordé, subterfuge que certains écrivains modernes ont imaginé; mais l'Écriture et le sens commun éclairé par elle désavouent et détestent de semblables restrictions, qui ne sont qu'un acheminement à toute espèce d'idolâtrie.


Références

72 J'indique la préposition, parce qu'elle tue l'Arien avec ses propres armes. Elle montre que l'agence et l'autorité primitive dans cette affaire étaient celles du Saint-Esprit, agissant en son propre droit, et non comme instrument d'un pouvoir supérieur, parce que, dans ce dernier cas, il aurait fallu, d'après eux, δια; pour moi, je n'y ajoute aucune importance, parce irae je me suis convaincu, par l'examen de l'Écriture, que ces deux prépositions sont souvent indifféremment employées.
Note de l'auteur.


V.

Jean 14:17

«Il (l'Esprit de vérité) habitera avec vous et sera en vous.»

1 Corinthiens 25

«Le Dieu de vérité est en vous.»

VI.

2 Timothée 3:16

«Toute l'Écriture est inspirée de Dieu.»

2 Pierre 1:21

«Les saints hommes de Dieu, étant poussés par le Saint-Esprit, ont parlé.»

VII.

Jean 16:45

«Il est écrit dans les prophéties: Et ils seront tous enseignés de Dieu.»

1 Corinthiens 2:13

«Non point avec les paroles que la sagesse humaine enseigne, mais avec celles qu'enseigne le Saint-Esprit.»

Lors même que nous n'aurions pas d'autre témoignage à citer que ce dernier verset, il devrait suffire à lui seul pour prouver que le Saint-Esprit est Dieu. Car je ne saurais trouver que l'homme (dans le style de l'Écriture-Sainte) soit jamais opposé de cette manière à un être quelconque, si ce n'est à Dieu. J'ajoute quelques exemples de ce que j'avance.

Jean 1:13

«Ni par la volonté de l'homme, mais de Dieu.»

1 Thessaloniciens 4:8

«Celui donc qui méprise, ne méprise pas un homme, mais Dieu.»

Romains 2:29

«Dont la louange n'est pas des hommes mais de Dieu.»

VIII.

Actes 5:3

«Comment Satan s'est-il emparé de ton cœur, jusqu'à t'inciter à mentir au Saint-Esprit.»

Actes 5:4

«Tu n'as pas menti aux hommes, mais à Dieu.»

Le docteur Clarke assure que «Jamais dans l'Écriture la personne du Saint-Esprit n'est explicitement appelée Dieu»; et il ajoute comme autorité: (Voyez le texte no 66, 2e partie, § 32) Qui le croirait, c'est le texte même que nous venons de citer (Actes 5:4), où il est expressément appelé Dieu.

Le docteur nous y renvoie, parce qu'il a ajouté un commentaire long et embrouillé pour nous aider à le comprendre quoique je crois qu'un enfant même en comprendrait le sens sans avoir besoin de commentaire. La substance de tout ce qu'il a dit peut se réduire à ceci: «Ananias a menti à Dieu, parce qu'il a menti aux apôtres en qui Dieu habitait par son Esprit.» Ainsi il a tâché d'éluder les conséquences de ce texte, en produisant une preuve de la divinité du Saint-Esprit, en réponse à une autre preuve. Car si l'Écriture nous assure que Dieu habite en nous et que la seule raison que nous ayons de le croire est parce que l'Esprit habite en nous, qui peut donc être l'Esprit, si ce n'est Dieu lui-même comme nous le prouverons dans l'article suivant; mais avant d'y venir, je désire faire remarquer au lecteur de quelle manière le docteur Clarke a représenté l'opinion d'Athanase sur ce texte: «Athanase lui-même, dit-il, explique ce texte de la même manière: Celui qui a menti au Saint-Esprit, dit-il, a menti à Dieu qui demeure dans les hommes par son Esprit; car là où est l'Esprit de Dieu, là est Dieu

La différence donc entre cet auteur et Athanase se réduit à ceci: le premier prend occasion de nier que le Saint-Esprit est Dieu; le dernier, de prouver qu'il est Dieu; en s'appuyant l'un et l'autre sur le même texte, qu'ils expliquent s'il faut eu croire le docteur, de la même manière!

IX.

1 Jean 3:21

«Mes bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne point, nous avons assurance envers Dieu.»

Ibid., 1 Jean 3:34

«Par ceci, nous connaissons qu'il demeure en nous par l'Esprit qu'il nous a donné.»

Voici quel est le raisonnement de l'apôtre: L'Esprit habite en nous, et par là nous connaissons que lui, Dieu, demeure en nous. Mais à moins que l'Esprit ne soit une personne dans l'Unité de Dieu, cette conclusion est évidemment fausse.

X.

1 Corinthiens 3:16

«Le temple de Dieu est saint, lequel temple vous êtes.»

ibid., 1 Corinthiens 6:19

«Ne savez-vous pas que vos corps sont le temple du Saint-Esprit.»

XI.

Matthieu 4:1

«Alors Jésus fut amené par (υπο) l'Esprit pour être tenté.»

Luc 11:2-4

«Notre Père, qui es dans les cieux, ne nous induis ou (ne nous amène point) en tentation.»

Il ne m'appartient pas dans un traité de ce genre de montrer, d'une manière particulière, comment et dans quel but Dieu nous amène en tentation. Le texte que nous venons de citer nous est une preuve suffisante que cet acte n'est point incompatible avec les perfections divines; car il nous est dit que Jésus fut amené dans le désert pour rencontrer son adversaire et pour être tenté par lui; cette même vérité nous est encore enseignée dans cette requête de la prière dominicale, où nous demandons que notre Père, qui est dans le ciel, ne nous amène pas en tentation, puisqu'il serait inutile et absurde de prier Dieu de ne pas faire ce qui serait incompatible avec ses perfections infinies. Dans ces cas, Dieu n'est pas le tentateur; il nous conduit seulement dans l'épreuve et pourvoit toujours une issue par laquelle, si nous avons la grâce d'en profiter, nous pouvons échapper, afin que nous puissions la soutenir (73).

Mais quand Jésus fut tenté ce fut le Saint-Esprit qui l'amena en tentation; c'est pourquoi toutes les fois que nous répétons la prière dominicale, nous nous adressons inclusivement à la personne du Saint-Esprit, sous le seul nom de notre Père et certainement celui-là est notre Père, par qui nous sommes engendrés et de qui nous sommes nés savoir, l'Esprit; et encore tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu, sont enfants de Dieu. (Romains 8:14: Voyez article 1er de ce chapitre.)


Références

73 1 Corinthiens 10:13.


XII.

2 Corinthiens 1:3

«Béni soit Dieu, le Dieu de toute consolation.»

Si toute consolation spirituelle (envoyée du ciel) vient de Dieu, comment admettre ce principe de l'Église: — «Marchant dans la consolation du Saint-Esprit» (74), à moins que le Saint-Esprit ne soit une personne dans l'Unité divine? Comment peut-on le distinguer particulièrement par le titre de Consolateur (ό παρακλητος), s'il existe d'ailleurs un Dieu distinct de celui qui réclame ce titre?

Il n'est pas alors le consolateur, mais un des deux consolateurs; et deux consolateurs divins, ainsi que deux Tout-Puissants, constitueraient deux Dieux; ce qui serait un principe non du christianisme, mais de l'idolâtrie païenne. Le même raisonnement est applicable aussi à un autre titre donné au Saint-Esprit dans le passage où il est appelé, dans le sens le plus éminent, l'Esprit, c'est-à-dire le véritable, le premier, le chef et le Père de tous les autres. Il nous est dit encore que Dieu est un Esprit; or, à moins que le Saint-Esprit ne soit Dieu, nous devons croire à deux Esprits suprêmes, distincts et indépendants.

Nous employons le même raisonnement en faveur de la divinité de Christ: «Dieu est lumière» (75) «et Christ est la lumière» (76); donc il est et doit être nécessairement le vrai Dieu, parce qu'il est la «véritable lumière» (77).

XIII.

1 Corinthiens 2:11

«Car qui est-ce des hommes qui sache les choses des hommes, sinon l'esprit de l'homme qui est en lui? De même aussi nul (ουδεις) n'a connu les choses de Dieu, sinon l'Esprit de Dieu.»

L'esprit d'un homme connaît les choses qui se passent dans cet homme, parce qu'il est en lui; et par la même raison, l'Esprit de Dieu connaît les choses de Dieu, parce qu'il est dans la Divinité ce qui est la preuve la plus forte qui puisse exister pour prouver la consubstantialité du Saint-Esprit avec Dieu (78). Si on prend ce passage dans un autre sens, on ne saurait l'expliquer, car il serait étrange de dire: — L'esprit humain connaît les choses des hommes parce qu'il est en eux, et par cela même l'Esprit de Dieu connaît les choses de la Divinité, parce qu'il est en dehors d'elle. Ce texte tranche donc la question en la réduisant aux termes suivants:

L'Église affirme que l'Esprit est en Dieu comme une personne de la même nature divine. Les Ariens rejettent cette doctrine et prétendent qu'il est hors de Dieu comme un être distinct et inférieur, et non comme une personne de la nature divine. Pour voir de quel côté se trouve la vérité, on n'a besoin de posséder qu'une seule chose, LA FOI, qui nous fait recevoir l'Écriture comme l'infaillible parole de Dieu; principe que les Ariens, dans plusieurs de leurs ouvrages, ont reconnu vrai. S'ils le niaient, ils ne seraient plus des Ariens, mais des incrédules d'une autre espèce, contre lesquels il faudrait avoir recours à un système de défense tout différent.


Références

74 Actes 9:3.
75 1 Jean 1:5.
76 Jean 1:4,7,8; 8:12.
77 Jean 1:9.
78 L'Écriture emploie la même préposition pour exprimer la co-essence de Christ (Jean 14:11) (εν τω Πατρι) dans le Père, et (13:32) Dieu le glorifiera (εν Εαυτω) en lui-même.


XIV.

1 Corinthiens 2:11

«L'homme ne connaît point les choses de Dieu.»

ibid., 1 Corinthiens 2:14

«Or l'homme naturel ne comprend point les choses qui sont de l'Esprit de Dieu.»

L'Écriture ne fait ici de nouveau d'autre distinction que celle des personnes entre Dieu et l'Esprit de Dieu, et elle rend à Dieu les choses qui appartiennent à Dieu (79), en les rendant à l'Esprit qui est Dieu.


Références

79 Matthieu 22:21.


XV.

Deutéronome 6:16; Matthieu 4:7

«Vous ne tenterez point l'Éternel votre Dieu.»

Actes 5:9

«Pourquoi avez-vous fait un complot entre vous de tenter l'Esprit du Seigneur?»

L'Esprit est ici présenté comme l'objet de cet acte particulier de désobéissance dont, d'après l'Ancien et le Nouveau-Testament, le seul objet est l'Éternel Dieu; donc l'Esprit est l'Éternel notre Dieu.

Le docteur Clarke nie qu'il y ait, en aucun lieu de l'Écriture, «un passage qui fasse mention d'un péché quelconque contre le Saint-Esprit, si ce n'est du blasphème.» Celui qui peut faire une distinction entre un péché et un blasphème est sans doute un logicien bien subtil, puisque le blasphème est le plus grand de tous les péchés. Et s'il n'y a point de péché à mentir à l'Esprit-Saint, à l'offenser ou à le tenter, pourquoi l'Éternel jura-t- il dans sa colère contre ceux qui le contristèrent? Si ce n'était point un péché, pourquoi trouvons-nous dans la loi ce commandement: Tu ne tenteras pas l'Éternel ton Dieu? Et si l'Esprit est tenté, n'est-il pas l'objet offensé par cette tentation? Voilà la conséquence que redoutait ce savant écrivain. Il eût voulu prouver que le blasphème n'est pas un péché, de peur qu'il ne parut possible de pécher contre l'Esprit; car alors il eût été clairement prouvé que l'Esprit est Dieu, auteur et promulgateur de la loi, ce qui aurait renversé sa doctrine sur l'Écriture. Il ne lui restait donc qu'un parti à prendre, celui de nier que le blasphème fût un péché, et il l'a nié.

XVI.

Genèse 6:3

«Et l'Éternel dit: Mon Esprit ne plaidera point à toujours avec l'homme.»

L'Esprit de l'Éternel plaidait avec las anciens habitants du monde, en s'efforçant de les ramener par les appels de sa grâce, et en attendant leur repentance. C'est ce que Pierre (1 Pierre 3:20) appelle: «la longue patience de Dieu, qui les attendait durant les jours de Noé.»

XVII.

Luc 11:20

«Si par le doigt de Dieu je chasse les démons.»

Le passage parallèle s'exprime ainsi (Matthieu 12:28): «Si par l'Esprit de Dieu je chasse les démons?»

Le doigt de Dieu est une expression métaphorique par laquelle on désigne le pouvoir immédiat ou l'action de la Divinité. Dire que le doigt de Dieu chasse les démons, c'est affirmer que Dieu lui-même les chasse. Or, cet acte de la Divinité, d'après les paroles de saint Matthieu, est une action du Saint-Esprit, par conséquent l'Esprit est Dieu.

XVIII.

Ézéchiel 8:1,3

«La main du Seigneur l'Éternel tomba là sur moi. — Et il (le Seigneur l'Éternel) avança une forme de main, et me prit par la chevelure de ma tête, et l'Esprit m'éleva entre la terre et les cieux.»

Dans ce passage, les noms de Seigneur l'Éternel et celui de l'Esprit appartiennent à la même personne. Et quoiqu'il soit dit que l'Esprit enleva le Prophète, cependant ce fut le Seigneur l'Éternel qui avança une forme de main et qui le saisit. Ainsi l'Esprit est le Seigneur l'Éternel.

XIX.

Actes 4:24-25

«Ils élevèrent tous ensemble la voix à Dieu, et dirent: Seigneur! tu es le Dieu qui as fait le ciel et la terre, la mer et toutes les choses qui y sont. Qui par la bouche de David, ton serviteur, as dit, etc.»

Les expressions Seigneur et Dieu sont ici employées pour faire connaître la divinité de Celui dont parle David, son serviteur. Mais cette personne n'est autre que l'Esprit-Saint, qui parla par la bouche du Roi-Prophète. Car, dit saint Pierre: Il faut que cette Écriture, que le Saint-Esprit annonça par la bouche de David, soit accomplie, etc. — On né peut nier, par conséquent, que les termes Seigneur et Dieu son employés pour exprimer la divinité de l'Esprit-Saint.

Nous concluons donc de nouveau qu'il était le Dieu d'Israël, qui avait dit par la bouche de ses saints Prophètes qui ont été de tout temps, etc. (Luc 1:68,70). Il est en outre écrit: «le Saint-Esprit parla bien par Ésaïe le prophète (Actes 28:25)», etc.

XX.

Psaumes 139:7-8

«Où irai-je loin de ton Esprit? et où fuirai-je loin de ta face? Si je monte aux cieux, tu y es; si je me couche au sépulcre, t'y voilà.»

Le Psalmiste, pour reconnaître la toute-présence de l'Esprit-Saint, s'écrie: Où irais-je loin de ton Esprit? et ce qui suit prouve qu'il parle de la toute-présence de Dieu. — Si je monte aux cieux, tu y es. — L'identité des expressions Tu et ton Esprit sont équivalentes; c'est-à-dire qu'elles établissent d'une manière également concluante la présence immédiate de la nature divine elle-même.

XXI.

Dans Luc 1:32

«l'ange dit: Il sera grand et il sera appelé le Fils du Très-Haut.» Pourquoi sera-t-il ainsi nommé? Uniquement parce qu'il doit naître de l'Esprit-Saint (verset 35). «Le Saint-Esprit surviendra en toi, et la vertu du Très-Haut te couvrira de son ombre; c'est pourquoi ce qui naîtra de toi, Saint sera appelé le Fils de Dieu.»

Quand on dit que Jésus est le Fils de Dieu nous comprenons que celui dont il est le Fils est le Dieu souverain et véritable, outre lequel il n'y en a pas d'autre. Les démons mêmes le confessent et s'écrient: Jésus, tu es le Fils du «Dieu Très-Haut» (Luc 8:82). Mais la personne divine, dont Jésus est dit être le Fils eu cet endroit, est le Saint-Esprit, par le pouvoir duquel (appelé dans ce passage pouvoir du Très-Haut) il fut enfanté par la bienheureuse Vierge Marie, et à cause de cela il fut appelé Fils de Dieu. Le Saint-Esprit est donc Dieu et le Très-Haut.

XXII.

Ésaïe 16:9

Dans le chapitre sixième du prophète Ésaïe, nous trouvons qu'il vit l'Éternel des armées; et dans le 9e verset nous lisons qu'il entendit la voix de l'Éternel disant: «Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez bien, mais vous ne comprendrez point, etc.»

Cependant ces mêmes paroles que le Prophète déclare avoir été prononcées par le Seigneur, par l'Éternel des armées lui-même, ont été prononcées par l'Esprit-Saint, comme cela est déclaré dans Actes 28:26-27: Le Saint-Esprit a bien parlé à nos pères, par la bouche d'Ésaïe le prophète, en disant: Va vers ce peuple, et lui dis: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point, etc.

Donc le Saint-Esprit est l'Éternel des armées.

La question de la Divinité suprême du Saint-Esprit dans le sens le plus absolu, ainsi démontrée dans les termes les plus clairs, je vais maintenant répondre, par les Écritures, aux objections puisées dans la Bible, qu'on a coutume d'élever contre ce dogme.

XXIII.

Matthieu 19:17

«Il n'y a personne de bon, si ce n'est un Dieu.»

Si cette objection contre la divinité de Christ était admise comme valable, elle serait également concluante contre celle de l'Esprit-Saint, car ce qu'on veut conclure de ce passage, c'est que l'attribut de la bonté est limité à la seule personne de Dieu le Père qui, dans cette hypothèse, serait un être supérieur au Fils et à l'Esprit-Saint et différent de l'un et de l'autre. Je pense que le sophisme qui existe dans ce raisonnement a été dévoilé plus haut; car l'Écriture ne dit pas qu'il n'y ait qu'une personne qui soit bonne, mais un Dieu, et je trouve ici une occasion favorable de confirmer ce que j'ai dit et de prouver en même temps que dans l'unité de ce Dieu, outre lequel nul autre n'est bon, la personne du Saint-Esprit est et doit être nécessairement comprise. Car il est écrit (Psaumes 43:10): «Ton Esprit est bon.» — Ainsi puisque la même Écriture inspirée, qui déclare que la personne de l'Esprit est bonne, nous affirme aussi positivement qu'il n'y a personne de bon que Dieu seul, nous devons conclure que l'Esprit est Dieu, même le Dieu souverain, et nous pouvons en être aussi assurés que si elle nous eût dit: «Il n'y a personne de bon, sinon un seul, qui est l'Esprit qui est un avec Dieu.» Le texte hébreu, dans ce passage, est bien plus concluant que les versions, car il ne porte pas טוֹב bon, mais טוֹבה bonté; c'est-à-dire bonté essentielle incommunicable, outre laquelle il n'en existe point et ne peut en exister de semblable. Car il y a plusieurs espèces de bonté communiquées aux hommes sur la terre. Ainsi nous lisons (Psaumes 112:5): «L'homme de bien fait des aumônes», etc. — (Actes 11:24), que Barnabas était un homme de bien, plein de foi. — Mais la bonté dont il s'agit ici ne se trouve que dans le ciel; elle est un attribut essentiel de Dieu; elle est aussi dans le Saint-Esprit, qui est par conséquent le vrai Dieu et cela par l'argument même que quelques-uns ont employé pour nier sa divinité.

XXIV.

Matthieu 3:16

«L'Esprit de Dieu.»

L'Esprit, dit-on, n'est pas Dieu, parce qu'il n'est que l'Esprit de Dieu. Mais l'Esprit de l'homme, duquel l'Apôtre nous enseigne à emprunter une idée de l'Esprit de Dieu, est bien l'Esprit d'un homme; cependant a-t-on jamais prétendu, par ce motif, que l'esprit de l'homme est un être, et l'homme un autre? Non sans doute; et il en est certainement ainsi; autant que l'être du même homme, qui n'est qu'une personne, peut être une image du même Dieu qui est trois personnes; et l'Écriture nous fournit les témoignages les plus incontestables que l'Esprit de Jéhovah est aussi nommé du nom de Jéhovah lui-même. Voyez: Juges 15:14, l'Esprit de l'Éternel vint sur Samson; — Et Juges 16:20, il est dit que l'Éternel se retira de lui.

Ainsi jusqu'à ce qu'on ait prouvé que la personne qui vint sur Samson, et que celle qui se retira de lui étaient deux êtres distincts, il reste évidemment démontré que l'Esprit de l'Éternel, est l'Éternel lui-même.

XXV.

Hébreux 2:4

«Dieu leur rendant aussi témoignage par les dons du Saint-Esprit selon sa volonté.»

On s'appuie sur ce texte pour objecter que le Saint-Esprit est subordonné à la volonté d'un autre, qu'il ne peut par conséquent être le Dieu vrai et suprême. Mais s'il résulte de l'examen de cette question que cette volonté de Dieu n'est autre que la volonté de l'Esprit, cette objection imaginaire des Ariens qui, si elle est une erreur doit aussi être un blasphème, se changera en une démonstration contre eux; et c'est précisément ce qui arrive car il est évident, par 1 Corinthiens 12:11 que la volonté de Dieu est réellement la volonté de l'Esprit. Mais un seul et même Esprit fait toutes ces choses, distribuant à chacun ses dons comme Il (toujours lui-même) le juge à propos. Il y a dans le grec, comme il veut, καθως βουλεται.

XXVI.

Romains 8:26

«L'esprit lui-même prie pour nous.» Il y a dans le grec, intercède pour nous, υπερεντυγχανει υπερ ημων.

L'Esprit n'est pas Dieu, puisqu'il intercède pour nous; car il est impossible de penser que Dieu intercède auprès de lui-même. Cependant c'est un fait établi par la Parole révélée qu'il en est ainsi; c'est pourquoi il est faux et téméraire de dire que cela ne peut être. Dieu n'a-t-il pas réconcilié le monde avec lui-même, et cela n'a-t-il pas été fait par intercession?

Toutes les autres objections que j'ai rencontrées portent le même caractère. Elles roulent sur ce que l'Esprit est donné ou répandu qu'il procède, qu'il est envoyé, expressions qui, dit-on, ne peuvent s'entendre de Dieu, parce qu'il lui est impossible de procéder ou de s'envoyer lui-même. Mais c'est une pétition de principe, et pour lever ces difficultés on n'a besoin que de se rappeler qu'il ne pourrait y avoir de contradiction dans ces actes que dans le cas où Dieu serait une seule personne. Mais puisque l'Écriture démontre, comme nous le verrons au chapitre suivant, qu'il y a trois personnes dans la nature divine, il résulte qu'il ne saurait y avoir de contradiction. Il faut aussi remarquer que lorsque la Bible nous dit de l'Esprit Éternel, qu'il procède, qu'il est donné, qu'il est envoyé, qu'il rend témoignage à Christ, dans la gloire, ces termes n'ont pas rapport à la nature divine en elle-même, mais aux actes ou aux charges auxquelles ont daigné condescendre les personnes de la sainte Trinité pour diriger l'économie présente de la rédemption et de la sanctification de l'homme.

Le lecteur pieux a pu observer, dans ce qui précède, le nombre et la force des passages de l'Ancien-Testament sur le dogme de la Trinité. Si on n'a pas recours à ce livre, pour ainsi dire à chaque instant, il devient impossible de mettre dans tout son jour la doctrine apostolique de l'Église à ce sujet. Notre Seigneur lui-même nous a dit que tout scribe qui est bien instruit pole le royaume des cieux, doit tirer de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes (Matthieu 13:52); et cette recommandation, il la mit lui même en pratique, puisqu'il en appelait toujours de ses enseignements à la loi, aux Prophètes et aux Psaumes, pour témoigner de sa doctrine. L'Église depuis les apôtres jusqu'à nos jours, a suivi son exemple. Et bien loin de ne pas constituer une partie des Écritures, l'Ancien-Testament est au contraire le livre le seul livre auquel le Nouveau-Testament donne le nom des Écritures; c'est ce livre que les nobles et fidèles Béréens examinaient journellement, pour voir si les doctrines du Nouveau-Testament y étaient conformes, et pour éprouver la prédication de saint Paul, en la comparant avec les déclarations de l'Ancien-Testament; c'est ce livre dans lequel Apollos était profondément versé; le même dont saint Paul assurait Timothée qu'il était puissant à le rendre sage, pour le salut, par la foi qui est en Jésus-Christ.

Tant que cette foi fleurit dans l'Église les Écritures furent constamment lues et comprises à salut; mais depuis qu'on s'est engagé dans un système de moralité aride et sans vie, elles sont devenues en quelque sorte inutiles. Plusieurs (je suis affligé de le dire) même de ceux qui ont entrepris d'instruire les autres, méconnaissent encore ce grand principe du Christianisme que le Nouveau-Testament ne peut être bien compris et bien expliqué qu'en le comparant avec l'Ancien.

Nous avons un exemple déplorable de cette erreur et des conséquences qui en découlent, dans le célèbre docteur Clarke, dont les talents auraient pu être l'ornement de la doctrine de Christ, si sa foi n'eût pas été engloutie par les illusions de l'imagination et par les sophismes de la philosophie. Il publia un livre intitulé: Doctrine de nos saints Livres sur la Trinité; cet ouvrage fut le produit d'un long travail et de profondes méditations. Dans une courte préface, il admet que le sujet qu'il va traiter est de la plus haute importance pour la religion, que cette matière ne doit pas être légèrement examinée, mais approfondie par une étude sérieuse de toute l'Écriture. Et pour convaincre le monde que telle avait été son habitude invariable, il affirme dans son introduction, page 17, et l'imprime en majuscules, qu'il avait réuni tous les textes qui se rapportent à cette doctrine. Cependant sa collection est finie et entièrement close sans renfermer un seul texte de l'Ancien-Testament! Je ne trouve pas même une seule allusion à cette partie de la Bible. La Révélation chrétienne, dit-il, page 1, est la doctrine de Christ et de ses apôtres. Voilà ce qu'il appelle page 4, les livres de l'Écriture et encore, page 5, les livres de l'Écriture, non seulement la règle, mais l'entière et unique règle de la vérité! et le seul fondement sur lequel nous pouvons nous appuyer. — Et voici comment il le prouve: Parce que personne n'a prétendu depuis lors avoir reçu des révélations nouvelles. Cet argument ne prouve guère en faveur de la sincérité de son auteur; car quoique, comme nous le reconnaissons tous, il n'y a pas eu de nouvelle révélation depuis les livres du Nouveau-Testament, s'ensuit-il qu'il n'y ait pas eu avant eux une révélation plus ancienne. Cet écrivain n'a-t-il donc jamais lu que le même Dieu qui nous a parlé en ces derniers jours par son Fils (80), «a parlé autrefois à nos pères par les prophètes». À lire ses écrits, en dirait qu'il l'ignore; car sur cette importante matière il garde le silence le plus profond.

Quant à l'usage qu'il a fait du Nouveau-Testament, pouvait-on s'attendre à un examen très-impartial de cette moitié de l'Écriture de la part d'un homme qui avait laissé l'autre entièrement de côté? Et, en effet, négligeant le conseil de l'apôtre, de comparer les choses spirituelles avec les choses spirituelles, afin que de cette comparaison pût résulter le vrai sens des textes, il les a constamment séparés les uns des autres, comme des témoignages isolés et indépendants, manière qui donne tout l'essor possible à l'imagination, en lui permettant de faire un commentaire à sa guise. Quand il se réfère à quelque passage parallèle,. ce que je crois qu'il ne fait jamais que dans le sens de l'opinion qu'il a embrassée ce n'est pas au texte lui-même qu'il renvoie le lecteur, mais au commentaire qu'il en a fait. À la tête de chaque chapitre, il donne, avec détail son opinion, afin de persuader au lecteur que tous les passages compris dans cette division, confirment son point de vue; au lieu qu'affranchis des entraves de ses notes et comparés avec d'autres textes, bien loin d'être favorables à sa cause, ils prouvent la thèse con traire.

Voilà cependant ce qu'il appelle doctrine de l'Écriture sur la Trinité, mais si nous voulions chercher son véritable nom, ce serait les doctrines de Clarke sur les Écritures, ou plutôt sur la moitié des Écritures. Comment cet écrivain a-t-il eu le courage de formuler ses croyances sur le plus profond de tous les dogmes du christianisme, sans consulter tous les témoignages, sans peser toutes les preuves, ou, pour mieux dire, sans en bien peser aucune; c'est une question dont la décision n'appartient qu'à celui devant qui toutes choses sont nues et entièrement découvertes. Pour nous, il ne nous appartient pas de le juger, qu'il nous suffise de prémunir les Chrétiens contre une manière si dangereuse de contempler la parole révélée; c'est dans ce but que je me suis décidé à faire ces courtes réflexions, ayant découvert que quelques incrédules de seconde classe se sont servis de ce livre dans leurs conversations et dans leurs écrits comme étant l'oracle du parti; recevant les Écritures de confiance dans le sens que cet écrivain n'a pas craint de leur donner. On regardera je le sens, comme une chose cruelle et odieuse de troubler la cendre des morts, et d'élever une voix accusatrice contre un écrivain qui ne peut plus se défendre et j'avoue que ce n'est qu'avec une extrême répugnance que j'ai entrepris de le faire. Mais ne serait-il pas plus cruel de garder le silence et de laisser répandre les cendres de cet auteur pour produire et ranimer le fléau d'une pernicieuse hérésie? jusqu'à ce que toute la tête soit malade et tout le cœur languissant, et le corps entier travaillé d'une maladie mortelle. L'arianisme n'est plus un fléau qui se glisse dans les ténèbres, mais il se montre au grand jour, et fait le dégât en plein midi. Si on encourage plus long-temps ses progrès, cette contagieuse influence atteindra jusqu'au siège de la vie du christianisme dans ce royaume, et si la foi n'est plus, l'Église ne tardera probablement pas à s'écrouler aussi; car si l'huile sainte est dissipée et répandue, pourquoi respecterait-on encore la lampe qui ne servait qu'à la conserver?


Références

80 Hébreux 1:1.



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