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La doctrine de la trinité-4


juin 26, 2011 par GoDieu



Chapitre 3


Pluralité et trinité de personnes (81).

I.

Le mot hébreu si fréquemment employé dans l'Ancien-Testament, et que nous avons rendu par le terme Dieu, est Elohim אלהים, substantif pluriel, formé régulièrement du singulier אלה Eloah. (Deutéronome 32:17)

Il se trouve assez souvent construit avec des verbes et des adjectifs au pluriel, pour exprimer la pluralité qui existe dans la nature divine. D'autres fois cependant, et même le plus ordinairement, il est employé avec des verbes ou avec des pronoms au singulier, et il donne un sens très clair, quoique la construction grammaticale soit un peu irrégulière.

Les Juifs se sont efforcés de prouver qu'on ne doit prendre cette expression dans un sens pluriel que dans certains cas. Si on considère leur raisons, on ne tarde pas à reconnaître qu'elles n'ont aucune consistance. Elles puisent toutes leur origine dans leur haine pour le nom de Jésus, et dans leur aversion pour la doctrine de la Trinité. Mais lorsque le Juif est devenu Chrétien, et que le scandale de la croix a été aboli pour lui, alors il avoue, avec la majorité de ceux qui ont examiné cette question que le mot Elohim est un nom pluriel. C'est même un des points sur lesquels il insiste pour prouver que ses yeux sont ouverts, et que sa conversion est sincère.

Un Juif, nommé John Xérès, qui se convertit en Angleterre, il y a environ quarante ans, publia une lettre d'adieu, touchante et affectueuse, adressée à ses anciens coreligionnaires incrédules, où il expose tous les motifs qui l'ont porté à quitter le Judaïsme, pour embrasser la religion chrétienne. — «Les Chrétiens, dit-il, page 53, confessent que Jésus est Dieu. C'est pourquoi nous regardons les Évangiles comme des livres subversifs du principe sur lequel repose toute religion, savoir, l'Unité de Dieu.» — Cet argument résume tout ce qu'on a objecté contre la religion de Christ, etc. Il s'efforce de prouver ensuite que cette Unité n'est pas comme il l'avait pensé autrefois une Unité de personnes, mais une Unité d'essence, dans laquelle plus d'une personne est comprise. La première preuve qu'il donne est celle du nom Elohim. «Pourquoi, dit-il, le saint nom de Dieu est-il si fréquemment exprimé par des substantifs pluriels? comme dans Genèse 1:1, où le mot Elohim, qu'on traduit Dieu est au pluriel, quoiqu'il se construise avec un verbe au singulier? Ce qui démontre clairement qu'il existe plusieurs personnes qui participent de la même nature et de la même essence divine», page 57.


Références

81 Je voudrais soumettre une observation sur les termes introduits par les anciens écrivains chrétiens dans leurs traités sur cette matière, et sur lesquels il me parait qu'un mépris aussi déraisonnable qu'injuste a été déversé par quelques personnes. Les principaux de ces termes sont les suivants: Essence, ουσια; trinité, τριας; subsistance, τροπος υπαρξεως; personne, υποστασις et προσωπον; une existence mutuelle, l'un dans l'autre, εμπεριχωρησις. La convenance d'employer ces expressions, repose sur le même fondement que l'usage des termes généraux qui sont employés dans toutes les recherches scientifiques, savoir, d'être des abréviations de langage, et de servir comme instruments de la pensée. La révélation, comme la nature physique, présente une immense collection d'objets et de faits particuliers, et dans l'une et dans l'autre, les procédés de comparaison, de déduction, d'analyse et de combinaison, par lesquels seuls nous pouvons former des systèmes de connaissance qui embrassent tous les faits, ne sauraient être employés d'une manière claire et commode sans avoir recours à des termes généraux. Il est peu raisonnable d'objecter que les mots mêmes dont on se sert ne se trouvent pas dans les Saintes-Écritures. La seule chose qu'il convient de considérer, c'est si les objets ou les faits qu'ils représentent d'une manière sommaire, ne sont pas assertionnés positivement, ou ne sont pas implicitement contenus dans les Écritures.
Note tirée du témoignage rendu au Messie par les Écritures.

Cet ouvrage remarquable est écrit par John Pye Smith. Entre autres choses intéressantes, le lecteur y trouvera une dissertation très curieuse sur le mot Elohim.
Note des éditeurs.


II.

Genèse 1:26

«Et Dieu dit, faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance.»

On ne peut donner de raison plausible pour expliquer pourquoi Dieu parlerait de lui-même au pluriel, s'il n'y a pas dans la nature divine une pluralité de personnes. Le docteur Clarke a composé son livre sur la doctrine de l'Écriture de manière à laisser de côté cette difficulté et un grand nombre d'autres du même genre. D'autres auteurs soutiennent que c'est ici une manière de parler figurée servant seulement à exprimer la dignité de Dieu, et non pour nous donner à entendre une pluralité en lui; car ils observent qu'il est d'usage que les rois s'expriment ainsi. Mais ne serait-il pas absurde de penser que Dieu emprunte sa manière de parler aux souverains et cela avant qu'un seul homme fut créé sur la terre? et lors même que nous admettrions la possibilité d'une pareille locution, les cas ne seront pas encore semblables; car quoique un roi; ou un gouverneur puisse dire nous, en parlant de lui-même, il n'y a aucune figure, quelque hardie qu'on la suppose qui puisse permettre à une seule personne de dire, en ne parlant que d'elle, un de nous; c'est une phrase qui n'a de sens que tout autant qu'il s'agit de plusieurs personnes. Et cependant, c'est ainsi que Dieu a parlé de lui-même dans l'article suivant.

III.

Genèse 3:22

«Et Éternel Dieu dit: Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous.» כאחד ממנו

Ce passage cause aux Juifs un embarras extrême. Ils tâchent d'éluder les conséquences qui en découlent, en supposant qu'il faut ici entendre que Dieu parle de lui-même et de son conseil, ou, comme ils l'appellent, de sa maison de jugement, (Beth-Din), composée d'anges etc. À une telle raison, nous répondrons, avec le prophète Ésaïe: «Qui a connu l'Esprit du Seigneur ou qui a été son conseiller?» (Ésaïe 40:13)

IV.

Genèse 11:6-7

«Et l'Éternel dit: — Or çà descendons et confondons leur langage.»

On trouve un autre exemple d'une locution semblable dans Ésaïe 6:8. J'ai entendu la voix de l'Éternel disant: Qui enverrai-je? ou qui ira pour nous? Sur ce pronom pluriel nobis, on trouve dans Junius et Trémellius une remarque qui contient en substance tout ce qu'on peut dire à ce sujet: «Nam concilium est Dei Patris, Filii et Spiritus Sancti»; — ou en français: C'est ici un conseil de Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Et nous prouverons plus bas qu'il en est ainsi par un commentaire inspiré du prophète Ésaïe.

V.

Genèse 20:13

«Et il est arrivé lorsque Dieu m'a conduit çà et là hors de la maison de mon Père», etc.

L'hébreu dit: — Dieu m'ont fait errer; — Dieu ont été cause que j'errais (התעו אתי אלהים) Deus errare facerent. — Quelque étrange que paraisse cette traduction, elle est l'expression fidèle du texte original. Junius et Trémellius, avec un grand nombre de commentateurs, affirment qu'elle se rapporte à la pluralité des personnes divines. — «Plurale verbum cum Dei nomine ad indicandum S. Triados mysterium.» Ce que je cite non comme une autorité sur laquelle je me fonde, mais uniquement pour montrer combien le passage est clair pour un Hébraïsant qui lit sans prévention. Et quoique d'autres auteurs aient tâché d'étouffer .des preuves de ce genre sous les décombres d'une masse de discussions et de difficultés critiques, cependant si nous devons demeurer dans l'incertitude jusqu'à ce que ceux qui n'aiment pas la doctrine d'une Trinité aient fini de discuter sur les termes dont Dieu s'est servi pour nous la révéler, le jour du jugement nous trouverait encore indécis. La plupart de nos disputes cesseraient bientôt, et la Bible serait un livre dans lequel nous lirions avec plus de facilité, et que nous comprendrions bien mieux que nous ne le faisons à présent, si nous consentions à examiner avec attention l'état de la question, et à porter le même esprit impartial dans l'examen des autres doctrines du Christianisme.

VI.

Genèse 35:7

«Car Dieu lui était apparu là.» Le verbe hébreu est encore ici au pluriel. — Deus revelati sunt, Dieu ont apparu ou ont été révélés. Il en est de même (2 Samuel 7:23): «Qui est comme Israël la seule nation de la terre que l'Éternel soit venu (hébreu: soient venus) racheter.» Le célèbre Pagninus (82) s'est hasardé à traduire iverunt Dii ad redimendum. — Mais le mot latin Dii ne correspond pas au mot hébreu Elohim, parce que ce premier mot semble favoriser l'idée du Trithéisme ou d'une pluralité de Dieux, doctrine qui est en opposition manifeste au dogme établi dans l'Écriture. Le mot Elohim ne peut donner lieu à une semblable interprétation, étant tout exprès si fréquemment construit avec des verbes ou des pronoms au singulier.


Références

82 Voyez version interlinéaire de Pagninus, publiée par Montanus.
Note de l'auteur.


VII.

Deutéronome 4:7

«Quelle est la nation si grande qui ait ses Dieux près de soi», etc.

Dans les deux articles précédents nous avons vu le nom de Dieu joint à des noms pluriels. Il est ici joint à un adjectif pluriel de même terminaison que lui, car l'hébreu porte: קרבים אלהים — Deus propinqui. — Dieu qui sont proches. Nous en trouvons un autre exemple dans Josué 24:19: Vous ne pouvez servir l'Éternel, parce qu'il est un Dieu saint; et en hébreu: — Deus sancti ipsi, — il est un Dieu qui sont saints. Et dans Psaumes 58:12: Sans doute il y a un Dieu qui juge la terre (hébreu: Deus judicantes in terrâ). Un Dieu (à savoir des personnes divines) qui sont jugeant la terre.

VIII.

Mais ce n'est pas seulement le mot Elohim, il est plusieurs autres noms, tant adjectifs que substantifs, employés au pluriel, et qui désignent évidemment l'Être souverain.

Malachie 1:6

«Si je suis Maîtres (אדנים), où est ma crainte?» (Ésaïe 54:5). «Car celui qui t'a faite, est ton mari; l'Éternel des armées est son nom.»

Les deux substantifs, mari et faiseur (צשיך) (בּצליך), sont au pluriel en hébreu. Et ce qui prouve que le mot ne peut signifier celui qui t'a faite (ton faiseur), au singulier, c'est qu'on trouve ce même mot au singulier, sans l'affixe, uni au mot Jéhovah dans Ésaïe 51:13. «Tu as oublié l'Éternel ton créateur» — יהוה עשךּ(Ecclésiaste 12:1). «Souviens-toi de ton Créateur (hébreu: אתעבוראיךּ) tes créateurs — aux jours de ta jeunesse.» Il n'y a en ceci rien d'étrange, puisqu'on peut prouver sans peine que le monde et tous les hommes ont été créés par une Trinité.

Souvent il arrive que des adjectifs, exprimant divers attributs de la divinité, sont substitués au nom de Dieu, et ils sont au pluriel comme dans les exemples suivants.

Proverbes 9:10

«Le commencement de la sagesse est la crainte du Seigneur, et la science des saints est la prudence.» Voyez encore Ibid., 30:3, et Osée 11:12, dans Hébreux 12:1.

Ecclésiaste 5:8

«Un plus haut élevé (גִכּהים pluriel) y prend garde», etc. Les Juifs, eux-mêmes, conviennent qu'il s'agit ici de Dieu. Junius et Trémellius, ont mis dans leur version Altissimus; mais ils reconnaissent que l'hébreu dit: Alti, plurale pro singulari superlativo, mysterium S. Triados, notans (Psaumes 78:25). Chacun mangeait du pain des puissants. Le mot Abirim ne peut ici désigner que Dieu, par deux raisons:

  1. Parce qu'Abir אביר, au singulier, est fréquemment pris pour l'Éternel, qui est appelé le Puissant d'Israël, le Puissant de Jacob (Abir, Israël — Abir Jacob) (Genèse 49:24; Psaumes 132:2), que les Septante ont rendu par (θεος);

  2. Parce que Notre Seigneur, en parlant de la manne (Jean 6:31,33), rapporte ce passage des Psaumes, et il appelle pain de Dieu descendu. du ciel, ce que le Psalmiste nomme pain des Puissants. Ainsi אבירים (Abirim) remplace Elohim; et il est au pluriel, parce qu'il y a une pluralité en Dieu.

IX.

Daniel 4:26

«Mais quant à ce qu'ils ont commandé qu'on laissât le tronc des racines de cet arbre-là», etc.

Au 13e verset du même chapitre nous lisons qu'un Veillant et Saint descendit des cieux, et il cria à haute voix: Laissez le tronc de ses racines dans la terre. — Le nombre varie en cet endroit d'une manière remarquable (de il cria à ils ont commandé); et quoique la suite du discours relatif à Nébuchanedsar soit prononcée par un Veillant et Saint, il arrive néanmoins qu'à la fin (verset 17) la chose est par le décret des Veillants, et la demande avec parole des Saints (83). Il est très-certain que les jugements de Dieu ne sont pas fondés sur les décrets ou la parole des Anges ou de tout autre créature. Le Veillant dont il est question ne peut donc pas être un Ange, mais il désigne Jéhovah lui-même, qui daigne veiller sur son peuple (Jérémie 31:28), et qui est appelé le gardien d'Israël, qui jamais ne dort ni ne sommeille.

On ne peut se rendre autrement raison de ce changement du singulier au pluriel de ces verbes et de ces noms. C'est un cas qui n'a de parallèle dans aucune langue, et qui ne peut trouver son application que dans l'essence de Dieu qui est à la fois un et plusieurs. Nous devons déduire de ce passage, que, dans tout acte de la divinité il existe un concours et un consentement des personnes de la Trinité. Il y a dans le Nouveau-Testament un exemple de ce que j'avance. Les disciples de Christ avaient mission de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et sans doute toutes les fois qu'ils administrèrent le baptême, ils le firent dans la forme qui leur aurait été prescrite. Cependant nous trouvons que quelques-uns reçurent ordre de baptiser au nom du Seigneur (Actes 10:48), et aussi au nom du Seigneur Jésus-Christ (Actes 8:16). De sorte qu'il y avait un grand vice, soit dans le baptême, soit dans le compte qu'on nous en rend; ou bien, la mention d'une seule personne de la Trinité, implique la présence et le concours de toutes.


Références

83 Comparez avec Proverbes 9:10, cité no 7 de ce chapitre.


X.

Daniel 5:18

«Le Dieu Souverain donna à Nébuchadnedsar le royaume, la magnificence, la gloire et l'honneur.»

Daniel 5:20

«Et ils le dépouillèrent de sa gloire.» Et encore ici le pronom ils se rapporte évidemment au Dieu Très-Haut. On ne saurait autrement le faire accorder avec le sens de l'histoire entière, ni rendre compte du fait considéré en lui-même. Qui avait pris au roi sa gloire? Ne fut-ce pas une œuvre surnaturelle du Dieu Très-Haut, et non un acte de la volonté humaine? Nébuchadnedsar l'attribue lui-même à Dieu quand il s'écrie: Le Roi des cieux peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

J'ajouterai ici, pour preuve de cette pluralité, de nombreux passages de l'Ancien-Testament où l'on représente Dieu, parlant de lui-même, comme de plus d'une personne:

  1. L'Éternel fit pleuvoir sur Sodome et sur Gomorrhe, du soufre et du feu, de par l'Éternel.

  2. Le Seigneur a dit à mon Seigneur assieds-toi à ma droite, etc.

  3. Écoute, ô Dieu, la requête de ton serviteur,... et pour l'amour du Seigneur, etc.

  4. Quel est celui qui a dressé les bornes de la terre? quel est son nom? et quel est le nom de son fils, si tu le connais?

  5. Quand le Seigneur aura achevé son œuvre, je punirai, etc.

  6. Je ferai crouler les cieux, et la terre sera ébranlée de sa place, à cause de la fureur de l'Éternel des armées, et au jour du feu de sa colère .

  7. Et je te déposerai de ton rang, et on te déposera de ton emploi.

  8. Ni l'œil n'a jamais vu, ô Dieu, hormis toi, qui fis de telles choses pour ceux qui s'attendent à lui.

  9. Je ferai miséricorde à la maison de Juda, et je les délivrerai par l'Éternel leur Dieu.

  10. J'habiterai au milieu de toi, dit l'Éternel, et plusieurs nations se joindront à l'Éternel, en ce jour-là, et deviendront mon peuple, et j'habiterai au milieu de toi, et tu sauras que l'Éternel ton Dieu m'a envoyé vers toi.

  11. Et je les renforcerai, dit l'Éternel, et ils marcheront en son nom dit l'Éternel.

  1. Genèse 19:24;

  2. Psaumes 110:1;

  3. Daniel 9:17;

  4. Proverbes 30:4;

  5. Ésaïe 10:12;

  6. Ibid., 13:13;

  7. Ibid., 22:19;

  8. Ibid., 54:4;

  9. Osée 1:7;

  10. Zacharie 2:10-11;

  11. Ibid., 10:12.

Cette série de passages prouve uniquement une pluralité en Dieu dont ils ne définissent pas le nombre. J'en présenterai d'autres dans le chapitre suivant, afin d'établir que cette pluralité est une Trinité.

XI.

Psaumes 33:6

«Les cieux ont été faits par la parole de l'Éternel; et toute leur armée, par le souffle (Esprit) de sa bouche.»

Le souffle, ou l'Esprit de Dieu, désigne indubitablement cette troisième personne de la Trinité, que Job 33:4, appelle l'Esprit de Dieu et le souffle du Tout-Puissant. On doit se souvenir, que lorsque le Saint-Esprit fut communiqué par Jésus-Christ à ses disciples; ce fut en soufflant sur eux (Jean 20:22). Preuve évidente que Christ notre Seigneur, qui en tant que personne divine, se nomme Seigneur, est substantiellement l'Éternel même, parce que l'Esprit, ou le souffle du Tout-Puissant, est aussi le souffle de Christ.

XII.

Ésaïe 48:16

«Le Seigneur Éternel et son Esprit m'ont envoyé.»

Celui qui parle dans ce verset ne peut être que Jésus-Christ lui-même, qui, au verset 12, s'intitule le premier et le dernier, et qui déclare qu'il a été envoyé non seulement par le Seigneur Éternel, mais encore par le Saint-Esprit (84).

Nous nous y arrêterons un moment, parce que les Ariens ont présenté comme une objection contre l'égalité du Fils avec le Père, que ce dernier l'a envoyé. Mais si cette conclusion était juste, il s'ensuivrait que Christ serait aussi inférieur au Saint-Esprit par la même raison. L'auteur d'un Essai sur l'Esprit, dont les procédés violents ont troublé l'Église et m'ont décidé à prendre la plume pour lui répondre, insiste beaucoup sur cet argument. Sans doute, dit-il, on ne nous accusera pas d'injustice, lorsque nous disons que Christ est inférieur au Père, parce qu'il a été envoyé par lui, puisque notre Seigneur, dans une autre circonstance, a posé lui-même le principe d'après lequel nous raisonnons, lorsqu'il a dit (Jean 13:16): «Que comme le serviteur n'est pas» égal à son Seigneur, de même celui qui est» envoyé n'est pas égal à celui qui» Il nous semble que puisque cet auteur voulait mettre son raisonnement à l'abri de tout soupçon d'injustice, il aurait bien fait de citer le passage qu'il allègue d'une manière exacte; tandis qu'il existe dans cette citation une falsification grossière dont on pourra se convaincre en lisant le texte qui est ainsi conçu: — Le serviteur n'est pas plus grand que son Seigneur, ni celui qui est envoyé n'est pas plus grand que celui qui l'envoie. — À la véritable citation, il en a substitué une autre qui remplit mieux ses vues et qui cadre mieux avec le plan de réforme que cet auteur se propose d'introduire dans l'Église. Il dit: Celui qui est envoyé n'est pas égal à celui qui l'envoie, imprimant le mot égal en caractère différent afin de le faire mieux ressortir, et mettant ainsi une objection, à sa guise, dans la bouche de Notre Seigneur. Néanmoins cet auteur s'annonce comme un grand ennemi des compositions humaines, et nous avons lieu de le croire, lorsque ces compositions ne sont pas les siennes. Mais la manière dont il s'est servi de ce texte et de beaucoup d'autres passages de l'Écriture, nous donne lieu de croire qu'il n'est pas non plus un grand ami des compositions du Saint-Esprit, ce qui doit faire peu d'honneur à un homme qui s'annonce comme le défenseur des Saintes - Écritures contre les cavillations et les railleries des incrédules.


Références

84 Le texte en question peut être traduit de deux manières, soit comme nos versions le portent: Et maintenant c'est le Seigneur, l'Éternel, et c'est son Esprit qui m'ont envoyé; ou bien: Et maintenant c'est le Seigneur, l'Éternel, qui m'a envoyé moi et son Esprit Quelle que soit la traduction adoptée, les trois personnes de la sainte Trinité se trouvent comprises dans ce verset, qui est un des passages de l'Ancien-Testament, qui embarrasse le plus les Juifs dans leurs discussions avec les Chrétiens.
Note des éditeurs.


XIII.

Ésaïe 34:16

«Recherchez au livre de l'Éternel, et lisez: — Car c'est ma bouche qui l'a commande, et son Esprit est celui qui les aura assemblés.»

On trouve dans ces paroles une personne parlant de l'Esprit, d'une autre personne de sorte que la Trinité tout entière est comprise dans ce verset. Il n'est ni aisé, ni important de déterminer si C'est le Père ou le Fils qui parle; je suis disposé à croire que c'est le Père.

XIV.

Nombres 6:24, etc...

«L'Éternel te bénisse et te conserve.»

L'Éternel fasse briller sa face sur toi, et te soit propice.

L'Éternel tourne sa face vers toi; et te donne la paix.

Telle est la formule de bénédiction que le grand prêtre prononçait sur les enfants d'Israël. Le nom de L'Éternel (hébreu: Jéhovah) y est répété trois fois. Cette forme est analogue à celle du baptême chrétien, où les trois termes personnels, Père, Fils et Saint - Esprit ne sont pas représentés comme autant de noms différents, mais comme un seul nom. L'unité de la nature divine n'étant pas plus divisée par ces trois noms que par celui de Jéhovah trois fois répété.

Si nous examinons avec attention ces trois articles de bénédiction, nous arriverons à découvrir qu'ils correspondent par ordre, et respectivement, aux trois personnes du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Le Père est l'auteur de la bénédiction et de la conservation. La grâce et la lumière viennent du Fils, par lequel nous avons la lumière de la connaissance de la gloire de Dieu en la face de Jésus-Christ. La paix est le don du Saint-Esprit, dont le nom est le Consolateur, et dont le premier et le meilleur fruit est celui de la paix.

Il existe un savant traité écrit par le célèbre juif Petrus Alphonsi, qui fut converti au commencement du XIIe siècle, et présenté aux fonts baptismaux par Alphonse, roi d'Espagne. Cette composition savante s'adresse aux Juifs inconvertis, et leur prouve qu'il y a trois personnes à qui s'applique le nom auguste et incommunicable de Jéhovah. — De plus les Juifs eux-mêmes, d'après Béchai, l'un de leurs rabbins, rapportent une tradition d'après laquelle, lorsque le grand-prêtre prononçait sur le peuple la bénédiction précitée, — il élevait ses mains et disposait ses doigts de manière à exprimer une Trinité. — Elevatione manuum, digitos sic composuit, ut Triada exprimeret. — Le seul passage de l'Écriture, sur lequel une telle pratique a pu être fondée, est le chapitre 9:22, du Lévitique; quant au fait nous n'en garantissons pas la réalité. Cependant si on considère la source où nous avons puisé cette citation, on ne peut s'empêcher d'y trouver quelque chose de remarquable. Voyez: Observ. Jes. de vois. in Pugn. fidei.

XV.

Matthieu 28:19

«Les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.»

XVI.

2 Thessaloniciens 3:5

«Le Seigneur (le Saint-Esprit voyez: chapitre II, article 4-48) veuille diriger vos cœurs à l'amour de Dieu (le Père), et à l'attente de Christ.»

XVII.

2 Corinthiens 13:14

«La grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit.»

Dans ces deux derniers articles, l'ordre d'énumération des personnes diffère de l'article 15, qui les précède, en ce que l'Esprit a la première place dans le 16e, et Jésus-Christ dans le 17e. C'est là un témoignage à l'appui de cette déclaration du symbole d'Athanase: — «Dans cette Trinité, personne n'est ni avant, ni après un autre.» — Il est probable que le docteur Clarke craignait qu'on ne tirât une semblable conclusion, car il a transposé l'ordre des personnes de notre citation (article 17), sans motiver ce changement, et même sans en avertir le lecteur (§ LV, page 377).

XVIII.

1 Jean 5:7

«Il y en a trois, dans le ciel qui rendent témoignage, le Père, la Parole et le Saint-Esprit; et ces trois là ne sont qu'Un.»

On a beaucoup disputé contre l'authenticité de ce passage; je le crois authentique par les raisons suivantes:

  1. Saint Jérôme (85), qui était plus à portée d'examiner l'état de la question que nous, à cause de la plus grande proximité de l'époque où il vivait des temps apostoliques, nous dit clairement qu'il avait reconnu comment on avait falsifié, altéré et mal traduit cette épître, dans le but d'obscurcir la vérité;

  2. Les théologiens de Louvain, après avoir comparé plusieurs versions latines, ont trouvé que ce texte ne manquait que dans cinq; et Robert Étienne assure l'avoir trouvé conservé dans neuf manuscrits, sur seize, dont il s'est servi;

  3. Il est certain que saint Cyprien, qui écrivit avant le concile de Nicée cite deux fois ce passage (86), ainsi que Tertullien qui dit: — «Connexus Patris in Filio, et Filii in paracleto; tres efficit cohœrentes, alterum ex altero; qui tres unum sunt, etc. Adv. Prax.» — Nous ne pouvons donc pas croire au docteur Clarke, quand il nous dit qu'aucun des Latins ne l'avait cité avant saint Jérôme.

  4. Si ce verset est omis, le sens est incomplet; car il y a ici une antithèse entre trois témoins célestes et trois témoins terrestres. Le Père, la Parole et le Saint-Esprit, dont le témoignage est appelé témoignage de Dieu, est opposé à l'Esprit, à l'eau et au sang, qui sont administrés par l'Église, et que l'évangéliste appelle le témoignage des hommes. Pour une plus ample défense de ce texte, ors peut consulter encore Pole's Synopsis et le docteur Hammond, qui en ont soutenu l'authenticité contre Faust Socin.

    Mais, supposons Si l'on veut, que ce texte a été interpolé. Quel avantage en résultera-t-il pour nos adversaires? Contient-il autre chose que ce qui est fréquemment déclaré ailleurs, tant sur la Trinité en général, que sur ce divin témoignage en particulier? Car il est évident, par les passages sui-vans, qu'il y a trois personnes divines, qui rendent témoignage à la mission de Christ.

Jean 8:17-18

«Le témoignage de deux hommes est vrai.»

Je rends témoignage de moi-même.

Le Père qui m'a envoyé rend aussi témoignage de moi.

1 Jean 5:6

«C'est l'Esprit qui en rend témoignage.» — Christ a mentionné, dans une autre occasion, la pluralité des témoignages dans les cieux.

Jean 3:11

«En vérité, en vérité, je te dis Que ce que nous savons, nous le disons; et ce que nous avons vu, nous le témoignons; mais vous ne recevez pas notre témoignage!» — qui ne peut être que celui de la Trinité, parce qu'après cela on lit: — Personne n'est monté au ciel, si non celui qui est descendu du ciel. — Il est donc impossible, à tout homme, de joindre son témoignage à celui de Christ pour nous révéler les choses du ciel.


Références

85 Prefat ad Canon Epist.
86 De unitate Ecclesiæ 109, Epist. 73.


XIX.

Ésaïe 6:111

«Et ils criaient l'un à l'autre, et ils disaient: Saint saint, saint, est l'Éternel des armées.» (Voyez: Apocalypse 4:8.)

«Ils ne se contentent pas (dit Origène) de s'écrier une fois, ou deux fois, Saint; mais ils prennent le nombre parfait de la Trinité, pour manifester la multiplicité de la sainteté de Dieux qui est la répétition de la communion mutuelle d'une triple sainteté: Sainteté du Père, sainteté du Fils et sainteté de l'Esprit-Saint.» (87). Que les séraphins célèbrent ainsi réellement les trois personnes de la Divinité; ce n'est pas une simple conjecture, mais un point susceptible de la plus complète démonstration.

Le prophète, verset 1, nous dit qu'il vit l'Éternel séant sur son trône, et au verset 5, que ses yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées. Or, s'il y a une expression dans la Bible qui distingue particulières ment le vrai Dieu, c'est celle du Dieu des armées: jamais Arien ne l'a mis en question. L'auteur de l'Essai sur l'Esprit l'avoue; et le docteur Clarke pense que le nom de Jéhovah, Sabaoth (Jacques 5:4), appartient exclusivement au Père. De sorte que dans cet Éternel des armées assis sur son trône, il y avait la présence de Dieu le Père. Il est évident qu'il y avait aussi la présence de Dieu le Fils par le passage suivant.

Jean 12:41

«Ésaïe dit ces choses quand il vit sa gloire (de Christ) et qu'il parla de lui» (88).

Ce fut encore le Saint-Esprit que vit Ésaïe, d'après Actes 28:25.

Le Saint-Esprit a bien parlé par Ésaïe le prophète à nos pères, en disant et alors suivent les paroles que le prophète affirme lui avoir été adressées par l'Éternel des armées.

Le douteur Clarke élude de la manière suivante le texte de Jean 12:41, qui prouve que la seconde personne de la Trinité est l'Éternel des armées.

La gloire que vit Ésaïe, dit cet écrivain, est évidemment la gloire de Dieu le Père; c'est pourquoi les partisans de Sabellius (89) concluent de ce qu'elle est ici appelée la gloire de Christ, que le Père et le Fils sont une seule et même personne.

Les membres orthodoxes de l'Église de Christ concluent que la personne de Christ et celle du Père ne sont pas une seule et même personne, mais un seul et même Éternel des armées, parce que l'Écriture, ainsi comparée. avec elle-même, à déclaré qu'il en était ainsi.

Voilà la conclusion à laquelle le docteur Clarke aurait dû répondre; mais au lieu de le faire, il a mis en avant cette doctrine monstrueuse et impossible de Sabellius, qui regardait Christ et le Père comme une seule et même personne; et voilà la doctrine à laquelle il a répondu.

Cette réfutation n'était pas difficile sans doute; niais elle était inutile, car elle est étrangère à la question. L'autre conclusion, la seule vraie, la seule naturelle, il la dissimule, il la cache, parce qu'il n'est pas possible de la réfuter, et il met à sa place la doctrine de Sabellius, et ses lecteurs, trop crédules, sont séduits, et ils imputent aux chrétiens orthodoxes, des opinions qu'ils désavouent et qu'ils détestent; et cette accusation que je forme contre auteur n'est pas une calomnie de ma part. Qu'on lise avec un peu d'attention son ouvrage dont nous venons de parler, et on ne tardera pas à s'apercevoir quelle est la doctrine et quels sont les hommes qu'il a en vue, lorsqu'il parle de Sabelliens et de Sabellianisme. Et qu'il me soit permis de profiter de cette occasion pour donner au lecteur un avis qui me paraît de la plus haute importance, pour démêler les sophismes dont se servent les Ariens dans leurs controverses avec les chrétiens orthodoxes.

Examinez toujours s'ils ont répondu à votre proposition où bien à quelqu'autre qu'ils ont mis à sa place; car lorsque vous aurez obtenu des déclarations positives de l'Écriture, attestant que deux des personnes ou les trois personnes divines sont un Dieu, un Seigneur, ils donneront une tournure différente à votre conclusion, en changeant les noms de Dieu ou de Seigneur, qui appartiennent à une nature, en celui de personnes, qui ne peut appartenir qu'à un être individuel; et alors ils triomphent, en s'écriant: C'est un Sabellien, puisqu'il dit que trois personnes ne sont qu'une seule personne.

Si, au contraire, vous prouvez que dans l'Unité de ce seul Dieu ou Seigneur il y a une pluralité mystérieuse, alors ils changent le nom de personnes en celui de Dieux; de sorte qu'ils vous réfutent aussi de ce côté-là, en vous accusant d'être un Trithéiste, un adorateur de trois Dieux.

N'est-ce pas par une telle confusion d'idées que le docteur Clarke a essayé d'obscurcir le sens des Saintes-Écritures? n'est-ce pas ainsi que la doctrine annoncée dans le symbole et la liturgie de notre Église ont été présentées sous de fausses couleurs par l'auteur d'un Essai sur l'Esprit? n'est-ce pas ainsi, s'il m'est permis de parler de moi que j'ai été traité par les partisans de ce système? J'avais répondu avec détail à l'Essai sur l'Esprit, et j'ai l'humble confiance que mon ouvrage, depuis lors réimprimé en Irlande, n'est pas resté sans quelque bénédiction.

Mais après mure délibération au bout de trois ou quatre mois, on voit sortir de leurs presses une Réponse, contenant les accusations les plus odieuses de Trithéisme, de Sabellianisme, et autres inculpations du même genre. Que penser d'un système qui a besoin de pareils moyens pour se soutenir; que penser de ceux qui consentent à y avoir recours.

À l'égard de tels hommes, de tels écrivains, il ne me reste plus qu'un moyen à prendre, c'est la Prière; qu'une parole à leur adresser: Je prie pour vous... je prie que Dieu vous pardonne; voilà toute ma réponse.


Références

87 Non eis sufficit semel clamare sanctus, neque bis; sed perfectum numerum Trinitatis assumunt, ut multitudinem sanctitatis Dei manifestent; quæ est trinæ sanctitatis repetita commumitas: sanctitas Patris, sanctitas Filii unigeniti et Spiritus Sancti. Orig. Hom. in loco.
88 Il est écrit (verset 3): Saint, Saint, Saint, est l'Éternel des armées, tonte la terre est remplie de sa gloire. Saint Jean affirme que c'est ici la gloire de Christ; mais c'était la gloire de l'Éternel des armées: donc Christ est l'Éternel des armées. Si on compare ce passage avec Apocalypse 4:8, on verra qu'il est le Tout-Puissant dont il est parlé dans ce livre (ce que nous avons prouvé, chapitre 1er, article 23). La version des Septante porte: Δγιος, αγιος, αγιος, Κυριος Σαζζαωδ. Dans Apocalypse 4:8, on trouve: Αγιος, αγιος, αγιος, ο θεος ο παντοκρατωρ, ce qui prouve que αγιος ο θεος ο παντοκρατωρ est équivalent, en langage biblique, à Jéhovah Sabbaoth. Ainsi, puisque Jésus-Christ est l'Éternel des armées de l'Ancien-Testament, il est aussi ipso facto, le Tout-Puissant du Nouveau. Ce qui prouve la faiblesse des observations du docteur Clarke sur le mot παντοκρατωρ qu'il considère comme le grand terme employé pour distinguer la personne du Fils de celle du Père.
89 Les controverses relatives à la divine Trinité, qui prirent leur source dans le siècle précédent, par suite de l'introduction de la philosophie grecque dans l'Église chrétienne, se répandaient alors (dans le 111e siècle) avec beaucoup de vigueur, et produisirent divers systèmes pour expliquer cet inexplicable doctrine. Un des premiers qui s'engages dans cette tentative inutile et périlleuse d'expliquer ce que tout homme doit reconnaître être incompréhensible, fut Noétus, de Smyrne, homme obscur, doué de talents médiocres. Il affirmait que le Dieu suprême, qu'il appelait le Père et qu'il considérait comme absolument indivisible, s'était uni à l'Homme-Christ, qu'il appelait le Fils, et qu'il naquit et fut crucifié avec lui. À cause de cette opinion, Noétus et ses partisans furent distingués par le titre de Patripassiens, c'est-à-dire des personnes qui croient que le Père suprême a expié les péchés de la race humaine; et cette dénomination leur appartient à juste titre, si les détails que les écrivains anciens nous fournissent sur leurs opinions sont exacts et impartiaux.

Vers le milieu de ce siècle, parut Sabellius, qui était un évêque ou prêtre africain, qui dans Pentapolis, province de la Cyrennique, et dans Ptolémaïs ou Berce, sa principale ville, expliquait, d'une manière peu différente de celle de Noétus, la doctrine des Écritures sur le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Ce théologien dogmatisant eut un nombre assez considérable de partisans qui s'attachèrent à lui. Malgré la réfutation de ses opinions, qui fut faite par Denis, évêque d'Alexandrie, ses sentiments étaient, à quelques égards, différents de ceux de Noétus; ce dernier pensait que la personne du Père s'était unie à la nature humaine de Christ, tandis que Sabellius soutenait que seulement une certaine énergie procédant du Père suprême, ou une certaine portion de la nature divine, était unie au Fils de Dieu, à l'Homme-Jésus, et il considérait de la même manière le Saint-Esprit comme une portion du Père éternel.
Mosheim, Histoire Ecclésiastique, tome 1er.

Dans les temps modernes un système analogue à ceux de Sabellius et de Noétus, a été mis en avant par Emmanuel Swedenborg, qui a soutenu qu'il n'y avait qu'une seule personne dans la Divinité, et que les noms de Père, de Fils et de Saint-Esprit, étaient donnés à cette seule personne divine, suivant qu'elle était considérée comme Créateur, Rédempteur et Sanctificateur. Il déduit de là que comme le Père ne pouvait expier envers lui-même, le dogme de l'expiation n'existai t point, mais que nous étions sauvés par une justice qui nous est inhérente et qui est produite en nous par Dieu, appelé alors le Saint-Esprit. Ce système, d'une justice inhérente, parait être emprunté à Cosiander. Voyez institutions Chrétiennes, par Calvin.
Note des éditeurs.



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