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La doctrine de la trinité-6


juin 26, 2011 par GoDieu


Conclusion

Faisons maintenant une récapitulation de toutes les preuves que nous avons présentées, afin de résumer l'évidence qui en résulte naturellement.

Nous avons vu dans le premier chapitre, que Jésus, dont des hommes égarés prétendent ne pas trouver la divinité bien établie dans l'Écriture-Sainte, est l'Éternel des armées (93), — qu'il est le premier et le dernier (94); — Qu'il n'y en a point de plus grand que lui (95); — n'y a d'autre Dieu que lui (96). — Qu'il est le Sauveur du monde (97); — le Dieu et Seigneur des saints prophètes et des apôtres (98); — le Très-Haut (99); — celui qui sonde tous les cœurs, qui nous est désigné sous le nom de ce Dieu à qui le monde fut réconcilié (100). — C'est lui — qui quoiqu'il fût la parole de Dieu, qui est venue du Père, dans le monde, était cependant Dieu, — et de la même nature (101) — que celui qui l'avait envoyé. — Quoiqu'homme parfait, de la race d'Abraham, né d'une mère, et en tout semblable à ses frères la plénitude de la divinité habitait en lui corporellement (102). — Quoiqu'il a souffert, qu'il est mort, et qu'il a été percé sur la croix, et nous a rachetés par son sang, cependant ce sang est le sang de Dieu (Actes 20:28); et sur sa croix, l'Éternel fut percé. (Zacharie 12:10.)

Toutes les objections qu'on a élevées contre ces preuves positives, ont, avons-nous dit, leur source dans de faux principes. Les unes sont déduites de la religion naturelle, d'autres de la philosophie, qui n'a jamais voulu et qui ne voudra jamais se soumettre à la loi de Dieu, et que ceux qui le soutiennent et l'exaltent n'ont aucun désir de soumettre à cette loi. D'autres encore se tirent des charges auxquelles le Seigneur s'est assujetti dans l'économie de notre rédemption et de son humiliation dans la chair, en laquelle il est affirmé néanmoins que Dieu a été manifesté. Enfin, on fonde les dernières objections sur l'Unité de Dieu que l'Écriture atteste si souvent; et sur laquelle elle ne cesse d'insister), non pour l'opposer à la divinité de Christ), mais aux idoles, — qu'adoraient tous les Gentils. De là vient que Dieu est appelé le vrai Dieu, parce qu'elles étaient toutes de fausses divinités; le seul Dieu, parce qu'elles étaient en grand nombre; le Dieu vivant, parce qu'elles étaient de vains simulacres sans vie.

Cependant à ces idoles qui contrastent avec le Tout-Puissant, les unitaires ont substitué la personne de notre auguste Rédempteur, qui est le vrai Dieu, — le Père Éternel, — le Seigneur de gloire; — qui est capable de se soumettre toutes choses, et dont le royaume n'aura pas de fin !!!

Nous avons démontré, dans le 2e chapitre, que le Saint-Esprit est notre Père spirituel; — que par son pouvoir divin nous naissons d'une vie nouvelle. — C'est à lui que nous adressons chaque jour cette prière, qu'il ne nous induise pas en tentation. — Il est l'Éternel, — l'Éternel des armées; — le chef de l'économie chrétienne, appelant dans son Église les hommes qu'il a choisis pour leur accorder cet honneur que Dieu seul peut conférer. Il est uni avec Dieu d'une manière incompréhensible, et à une parfaite connaissance de sa volonté toute puissante dont il a le sentiment en lui-même, comme l'esprit de l'homme est uni à l'homme, et qu'il a la conscience de toutes ses pensées. — Sa puissance est la puissance immédiate de Dieu; — son inspiration est celle de Dieu; — sa présence est la présence de Dieu.

Il est Dieu, — le Très-Haut lui-même; car l'homme Jésus-Christ, qui est le Fils de Dieu et le Fils du Très-Haut, est ainsi appelé, parce qu'il est né du Saint-Esprit.

Nous avons aussi vu que les objections qui ont été avancées pour détruire un tel faisceau d'évidence, sont prises de l'Unité des attributs et de la volonté de Dieu, et de l'opération de l'Esprit dans l'économie de la grâce, et toutes ces objections résultent d'une fausse application de ces doctrines. — Et d'abord l'Unité de Dieu n'est pas une Unité de personnes. — L'attribut de bonté est également possédé par Dieu et par le Saint-Esprit. — En dernier lieu, la volonté de Dieu, d'après laquelle sont distribués les dons et les grâces de l'Esprit, est opposée à la volonté de l'homme, et non à celle de l'Esprit, qui est libre de souffler où il veut, et maître de distribuer à chaque homme ses dons comme il le juge à propos.

Il résulte de la troisième partie, que dans tout l'Ancien-Testament, Dieu est désigné par un nom au pluriel (103), — et dont la pluralité est prouvée par plusieurs exemples particuliers, qui sont néanmoins limités de telle sorte, qu'ils détruisent tout soupçon d'une pluralité de Dieux. À ce nom commun Dieu, viennent se joindre plusieurs autres noms pluriels (104).

On y observe une mutation fréquente du singulier au pluriel (105), — et réciproquement, mutation qui ne peut s'expliquer par aucune règle de grammaire, et dont on ne peut se rendre compte qu'en admettant le principe d'une pluralité réelle de personnes. Ces personnes, au nombre de trois, sont, en certaines occasions, nettement distinguées par les noms particuliers de Père, Parole où Fils, et Saint-Esprit (106); — ou bien encore, par leurs divers actes. La même dénomination n'est pas invariablement attachée à la même personne; car les noms de Dieu, Éternel, Jéhovah, Père, sont donnés tantôt à une personne, tantôt à l'autre; d'autres fois, au contraire, ils sont des noms généraux de la Divinité. Dans le passage où il s'agit de l'Éternel des armées (107) — qui siège sur son trône, et qui parle de soi (au pluriel) au prophète Ésaïe, il n'y avait pas une seule personne, mais trois, le Père, le Fils et le Saint-Esprit tous compris dans l'Ancien-Testament sous un seul nom, mais personnellement distingués pour nous dans les passages du Nouveau, qui font allusion à cette vision solennelle.

Nous avons rassemblé dans la quatrième partie divers passages de la Bible, comme une masse compacte pour les faire concourir à la démonstration de l'Unité dans la Trinité. Cette Unité n'est pas métaphorique ou figurée, mais elle est réelle et positive, et il ne peut y avoir en Dieu d'autre unité réelle, que celle de nature, d'essence ou de substance; termes qui sont tous synonymes. Cette unité, considérée en elle-même, est incompréhensible; mais ce sont deux choses bien différentes, que de savoir qu'il y a une nature divine, et de la décrire. Il est évident que c'est une unité d'essence.

  1. Parce que les trois personnes sont toutes comprises sous une même dénomination suprême; elles sont l'Éternel, ainsi appelé d'une manière absolue (108), — le Créateur du monde et le Dieu d'Israël (109).

  2. Parce qu'elles participent au nom de Jéhovah, qui, étant interprété, désigne la divine essence; or, ce qu'il signifie à l'égard d'une personne, il doit le signifier à l'égard des autres, aussi bien que le mot singulier Adam embrasse la nature commune à tout le genre humain. Et ce nom n'est point et ne peut jamais être communiqué à une nature inférieure ou dérivée, soit à cause de sa signification, soit à cause de son application qui est expressément limitée à une seule.

  3. Cette doctrine est encore prouvée par la considération suivante, que l'autorité (110), — le conseil ou la pensée secrète (111), — le pouvoir (112), — par lequel toutes choses sont établies et dirigées, est attribué à Christ et au Saint-Esprit, en commun avec Dieu le Père, et cela dans le même exercice de ce pouvoir, et dans les mêmes occasions.

  4. Il y a une participation à des attributs tellement divins qu'ils ne peuvent appartenir qu'à un être qui les possède comme des perfections inhérentes à sa nature même (113). — Notre intelligence nous révèle qu'il ne peut y avoir qu'un Dieu Éternel qui soit saint, véritable, ayant la vie en lui-même et la possédant essentiellement. Toute la Trinité cependant est éternelle, sainte, véritable, vivante, et ces trois n'ont été, ne sont et ne seront qu'un seul Dieu béni éternellement.

  5. Enfin, parce que dans tous les actes de la divine Trinité (114), — il y a concours simultané, portant un caractère commun, de sagesse et de toute-puissance, et désignant une si intime union de la Trinité sainte, qu'il est impossible à l'homme de la concevoir et de l'expliquer. Quoique ce soit un seul Dieu qui fasse toutes ces choses, il est Père, Fils, Saint-Esprit, qui nous a donné l'être qui nous instruit, nous éclaire, nous conduit, nous parle, et qui est présent avec nous. Il donne autorité à l'Église, ressuscite les morts, sanctifie les élus, et accomplit toute opération divine et spirituelle.

Tel est le vrai Dieu qui nous est révélé dans l'Écriture-Sainte. Dieu si différent de celui que présente ce Déisme dont on fait tant de bruit dans des systèmes imaginaires d'une théologie naturelle, qui malgré toute sa prétendue sagesse, n'a jamais pu s'élever jusqu'à la pensée d'un Christ et d'un Saint-Esprit pour relever, réformer et sauver l'humanité actuellement aveugle et corrompue. Nous reconnaissons que la Bible est l'infaillible parole de Dieu; la règle de notre foi et de notre obéissance. Je trouve que cette doctrine y est révélée, je m'y attache donc fermement, et je m'y soumets. Comme la liturgie de l'Église anglicane rend témoignage, dans toutes ses parties, à la même doctrine, et qu'elle ne contient rien qui ne soit conforme à la Parole révélée, je m'y attache aussi, et j'espère que le Dieu que je sers la protégera et lui donnera des ministres fidèles qui annoncent tout son conseil, afin que les Chrétiens, trouvant qu'elle possède la vérité, puissent lui demeurer unis, et n'être jamais tentés de chercher ailleurs la nourriture salutaire qu'elle peut si abondamment leur fournir (115). Puisse l'Église militante sur la terre, continuer à s'accorder sur cette doctrine fondamentale avec l'Église triomphante, dans le ciel; car, là les anges ne cessent, ni jour, ni nuit, de louer cette Trinité trois fois sainte, bénie et glorieuse. Ils n'ont ni le temps, ni le désir de disputer contre cette gloire qu'ils ne peuvent regarder fixement; et si nous avions plus d'humilité et plus de piété, nous ne serions pas si enclins à disputer.

Si dans un sujet comme celui-ci nous noux confions aux lumières de notre raison, et que nous trouvions enfin qu'elle nous a engagés dans des voies d'erreur, d'irréligion et de blasphème, à quel système de défense pourrons-nous avoir recours, pour nous justifier ou pour pallier, du moins notre incrédulité? Oserions-nous faire valoir les droits et la dignité de la raison humaine, l'élévation et la force de nos facultés intellectuelles devant le tribunal de celui qui est venu pour abaisser l'esprit superbe de l'homme, et pour anéantir la sagesse du monde; et si la religion de Jésus-Christ doit être réformée et modifiée selon les pensées et les imaginations si naturelles au cœur de l'homme déchu, ce serait donc en vain que le Sauveur aurait dit: «Bienheureux est celui qui ne sera pas scandalisé à cause de moi.»

Pour celui qui est convaincu de la supériorité de la sagesse de Dieu sur la sienne, et qui croit comme il doit le faire, et selon l'exemple que l'Église orthodoxe lui a donné dès le commencement, les doctrines que la Bible nous révèle, il a un écueil à redouter d'une toute autre nature. Je le prie de recevoir la Parole d'exhortation, et de prendre en bonne part les blessures fidèles faites par la main d'un ami. Il faut qu'il prenne garde, que pendant qu'il s'estime heureux de son orthodoxie, il ne se trouve entraîné à s'en trop glorifier, à en tirer de fausses conséquences et à s'imaginer être parvenu à la perfection. S'il croit au vrai Dieu il fait bien; mais il ne faut pas que ce qui est un honneur pour lui, soit un encouragement à déshonorer Dieu, dont alors la connaissance ne fait qu'accroître notre condamnation, si nous vivons dans la convoitise comme les Gentils qui ne le connaissent point. Quoique ce soit la foi du Chrétien qui le distingue du reste des hommes, plutôt que ses œuvres, néanmoins il faut qu'elle paraisse dans la conduite de sa vie, de même que l'affection d'un ami se manifeste par sa promptitude à rendre un service à son ami. Le service, il est vrai, n'est pas l'affection, et ne la vaut pas; mais nous ne pouvons nous empêcher d'estimer comme rien, une amitié qui refuse un bon office. Le mystère de la foi est un trésor inestimable; mais il faut que le vase qui le renferme soit net et sans tache. On doit le garder dans une conscience pure. Comme la manne, ce glorieux symbole de la parole de la foi, qui nous a été prêchée par l'Évangile, était enfermée dans le tabernacle, et conservée dans un vase d'or. C'est en vain que l'homme qui se conforme au siècle présent, et qui s'abandonne à ses vains plaisirs, répéterait le symbole tout entier sans élever un doute sur un seul des articles qui le composent. Malgré toute son orthodoxie, il sera en abomination aux yeux de Dieu, qui le rejettera comme un vaisseau impropre à l'usage du Maître, et indigne de paraître devant lui, parce qu'il n'est pas préparé à être placé dans le lieu très-saint.

La grande excellence de la foi consiste en ce qu'elle a seule le pouvoir de produire, dans les mœurs et dans la vie, une transformation qu'aucun autre principe ne produira jamais. Mais il y a plusieurs personnes qui possèdent cette vérité sans en faire un usage pratique, sans l'appliquer à la conduite de leur vie, et il est à craindre que le sentiment de leur infidélité envers Dieu ne ralentisse leur zèle et ne donne naissance à cette pitoyable et lâche indifférence, si répandue de nos jours, et qui n'aurait pas osé se montrer dans un pays chrétien, si elle n'était parvenue à se cacher sous le beau nom de charité. Ceux qui sont dans cet état d'esprit deviennent froids et évitent les conversations religieuses; ils craignent de montrer leur foi aux yeux du monde, de peur d'être obligés de vivre d'une manière conforme à leurs paroles.

Mais qu'on se souvienne que sans la sanctification nul ne verra le Seigneur; — que l'impureté du monde ne saurait subsister devant sa face. — Néanmoins, il n'est pas un maître dur et sévère qui moissonne où il n'a pas semé, et nous demandant le fruit de nos œuvres, sans nous avoir donné les moyens et la force de les accomplir. — Il nous a préparé le sang de l'Agneau, et nous a offert l'assistance du Saint-Esprit, afin que nous puissions servir ce Dieu vivant en qui nous croyons. S'il nous purifie, nous serons nets. — S'il nous lave, nous serons plus blancs que la neige; et quand viendra le Royaume de Dieu et que nous verrons sa gloire apparaître, nous serons préparés à contempler sa face en justice.

Tels sont les vœux sincères et ardents que je forme pour tout homme qui lira ces lignes. Je ne prétends, dans ce travail, avoir d'autre mérite que celui de copiste. Il me suffit, puisque la Parole de Dieu est mon original. Et s'il peut contribuer à éclairer quelques âmes et à les amener à croire au Dieu trois fois saint que la Bible nous annonce, ce n'est pas en vain qu'elles auront lu ces pages et je ne les aurai pas écrites en vain.


Références

93 Chapitre I, article 1, 2, 3.
94 3.
95 45.
96 3.
97 4.
98 5.
99 11.
100 9.
101 Chapitre I, article 43.
102 44.
103 Chapitre III, article 1.
104 Chapitre III, article 5, 6, 7, 8.
105 9, 10.
106 18.
107 19.
108 Chapitre IV, article 1.
109 4.
110 Chapitre IV, article 5.
111 6.
112 1.
113 8, 9, 10, 11, 12.
114 13, etc., jusqu'à la fin.
115 Le vœu que cet auteur forme pour l'Église d'Angleterre, nous le formons pour toutes les Églises protestantes, puisse le Seigneur les bénir abondamment, leur multiplier les dons de sa grâce, et accorder aux membres qui les composent de devenir comme des lumières par la pureté de leur foi et par la pureté de leur vie, afin que Dieu soit glorifié, que sa vérité soit connue, et que le monde connaisse que la foi en Jésus-Christ est la seule source de la sanctification, comme elle est la seule source du salut et de la paix.
Note des éditeurs.




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