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La T.U.L.I.P.E. - Chapitre 8


février 25, 2009 par GoDieu



Chapitre 8

ÉVANGILE DE LA SOUVERAINETÉ DE DIEU

A — L'Épée de l'Évangile

Le message de la puissance de la grâce souveraine est une Bonne Nouvelle pour les élus et une méchante nouvelle pour les réprouvés. Les élus n'acceptent point Christ d'une manière active, mais reçoivent Christ d'une manière passive. L'Évangile est une épée à deux tranchants, un qui donne la vie éternelle et l'autre qui donne la mort éternelle. Dieu est Souverain dans la présentation et l'effet du message, et non point l'homme pécheur. Le salut est inconditionnel à la foi car il provient de la prédestination avant la fondation du monde. La foi n'est que le moyen déterminé par Dieu au même moment et donné de Lui pour amener les élus à Christ. Le pécheur élu est justifié par la foi qui lui a été donné d'avoir par la Parole de Dieu, et cela de par son élection. Son obéissance n'est pas essentielle à son salut, mais il marche continuellement dans la soumission et l'application de sa foi en Christ dans une confiance certaine engendré par le Saint-Esprit. Celle-ci provient de l'oeuvre que Dieu a commencé en ses élus et qu'il rendra parfaite. La justification par la foi annule complètement la justification par le choix.


B — La Situation Contemporaine

La situation contemporaine parait contredire la bonne nouvelle du Salut par la grâce souveraine, particulièrement parmi les groupes évangéliques qui l'ont transformé en salut par les oeuvres par leur proclamation d'un faux Évangile du libre-choix. Mais la Rédemption est un acte décisif de la Souveraineté de Dieu, unique dans l'Histoire qui s'est accompli il y a deux mille ans et qui dure autant que l'histoire du monde. Le mal est vaincu, le péché n'est plus le maître du monde, les élus ont été rachetés par le Fils de Dieu.

Il importe donc de clarifier quelques termes qui se rapportent au glorieux Évangile du salut par la grâce. Pourquoi les chrétiens à travers le monde croient-ils en un Christ crucifié ? C'est parce que, lors de la mort de Jésus, cinq choses se sont accomplies :

1. La Rédemption :

Dans la Sainte Bible, ce mot signifie qu'une somme d'argent a été payée pour le rachat d'un esclave. Il s'agit de la libération de celui ou celle qui est retenu en esclavage ou en prison. Le rachat était pratiqué chez les romains du temps de Jésus comme dans l'antiquité. Les paroles mêmes du Christ nous montrent que sa mission dans le monde fut une mission de rachat au moyen d'une rançon. Il déclara qu'il n'était pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon uniquement pour les siens. Nous voyons dans Psaumes 49:7-8 (Bible Martin), qu'un homme ne pourra jamais payer une telle rançon pour son âme, le prix est trop considérable. Seulement Jésus, qui est Dieu manifesté dans la chair, peut payer ce prix pour les siens. Dans ce contexte la Rédemption est particulière, c'est à dire qu'elle est limitée aux élus et non à tous les hommes. II voyait les pécheurs élus liés à Satan, enchaînés par leurs propres convoitises, esclaves du mal. Et d'une manière extraordinaire, dont Dieu Seul a le secret, Jésus a payé le prix de la libération de ceux qu'il a choisi en mourant sur le bois du mont Calvaire, subissant le châtiment éternel qui nous était réservé. Dans l'offre particulière de sa grâce Christ a payé le prix uniquement pour ses élus, autrement il nous faudrait parler d'un salut universel, ce qui est contraire aux Saintes Écritures. L'offre particulière du salut se rapporte uniquement aux élus (ceux qu'Il a choisit avant la fondation du monde), et cela selon la Souveraineté de Dieu indépendamment du choix de l'homme.
2. L'Expiation :

Expier est la traduction du verbe arabe "Kafara" (Takfir), qui signifie couvrir. Son sens est merveilleux, au-dessus de la portée de l'homme ordinaire. Ce mot signifie que sur la croix le Christ a répondu aux exigences de la loi morale pour chacun d'entre nous, et qu'il a pris le péché de son peuple particulier sur lui. Le principe de la loi est que le mal doit être puni. Principe formulé dans la Sainte Bible à maintes reprises : "Dieu ne tient pas le coupable pour innocent". Contrairement aux idées modernes subversives qui se véhiculent dans certains groupes qui disent que Dieu aime tous les hommes, il nous faut spécifier que Dieu n'aime pas le pécheur ni le péché. Et nous savons que tous les hommes ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption (du rachat) qui est dans le Christ Jésus. Sur la croix notre condamnation éternelle a tombé sur Lui. Pour un moment, sur cette croix, le temps a touché à l'éternité et Christ a payé le châtiment éternel qui nous était réservé. Expier c'est endurer une peine que d'autres ont méritée. Le pardon des péchés dépend de la doctrine de l'Expiation. Or la mort de Jésus-Christ sur la croix fournit les deux éléments suivants :

a) Témoignage d'un amour sacrificiel sublime, la mort de Christ brise la révolte et l'orgueil du pécheur élu en même temps qu'elle lui montre les horribles conséquences de son péché. Elle crée la capacité du repentir dans le coeur attristé par sa condition.
b) Sacrifice du Saint et du Juste qui meurt à la place des coupables, la mort de Christ ouvre à Dieu le moyen de pardonner, puisque sa justice a été satisfaite.
3. La Réconciliation :

La Sainte Bible affirme que tous les hommes sont des ennemis de Dieu, hommes femmes ou enfants. Mais lorsque nous étions encore pécheurs, c'est-à-dire ennemis de Dieu, Christ est mort pour nous, afin de nous réconcilier avec Dieu. Être réconcilié, c'est être ramené dans une relation parfaite avec Dieu. Dieu a décrété que ses élus seraient réconciliés, son Esprit nous pousse chacun et chacune, à abandonner notre péché et reconnaître en toute humilité que le Christ, dans son amour, nous assure la réconciliation avec Dieu comme notre seul Médiateur.
4. La Justification :

C'est-là ce que Dieu opère pour nous en changeant notre d'attitude. La Bible enseigne que, même si Dieu est un Dieu d'amour et de miséricorde, Il est aussi un Dieu de justice. L'homme a violé la loi : il lui faut plus que le pardon, plus que la purification, il lui faut la grâce d'une vie nouvelle. Il a besoin d'être mis en présence de Dieu comme s'il n'avait jamais péché, il a besoin d'être rectifié. C'est cela la justification. Être "recréé" juste devant Dieu, c'est bien plus qu'être pardonné. Le mot justification devrait signifier pour nous "être comme si nous avions toujours été innocents". Nous ne pouvons pas être justifiés par nos propres bonnes oeuvres, ni par notre propre volonté ou notre choix personnel (Jean 1:12-13). Gardons-nous de la fausse doctrine de la justification par le choix enseignée dans les mouvements évangéliques. Le salut n'est pas une décision personnelle comme proclament ces hérétiques. Nous sommes justifiés par Jésus-Christ seul. Nous devons croire en Jésus-Christ, qui a acquis notre justification par sa mort sur la croix. Soulignons que la foi est un don de Dieu et non une faculté humaine. La Bible dit : "Ils sont gratuitement justifiés par la grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ." La justice de Dieu a été satisfaite par Jésus-Christ, et le chemin de la justification, c'est la foi qu'Il nous donne d'avoir en Lui.
5. La Substitution :

Dans les sacrifices d'expiation de l'Ancien Testament, le sacrificateur posa sa main sur la tête de la victime, celui qui offre un sacrifice s'identifie avec la victime offerte en sacrifice (Lévitique 4:4) et voit en elle son représentant : elle lui est substituée. Dans le chapitre 53 du livre d'Ésaïe, nous voyons que le Messie ou Christ a porté nos péchés sur lui (verset 4-6,11-12), c'est ce qui se nomme « la substitution ». Par la grâce nous sommes donné de croire que Jésus est vraiment mort sur la croix comme notre substitut pour que nous soyons justifiés ; plus, nous sommes révélés que nous sommes morts en Lui avec Lui. C'est en plein cela que signifie l'expression « Expiation Vicariale », car le terme « vicaire » signifie « substitut », nous indiquant ainsi que Christ est mort à notre place comme notre substitut, qu'il subit sur lui-même la pleine colère de Dieu pour nos péchés à notre place. De cette substitution vient notre délivrance.

Un des éléments des plus important à se rappeler sur le sujet de la substitution est que la vie entière de Christ est une vie substitutive envers ses élus, particulièrement son ministère de trois ans et demi. De quelque manière et de différentes façons, chaque élu traverse l'expérience de la vie de Christ dans certaines phases de sa vie.

Voilà donc pour ceux qui croient, les bienfaits qui découlent de "la croix" tant décriée. Elle n'a, en elle-même, aucun pouvoir magique, mais elle est d'une importance capitale dans la mesure où elle est le signe de ce que le Christ a accompli, une fois pour toutes, pour nous tous. Pour vous, elle n'aura son sens seulement quand vous serez donné de renoncer à vous-mêmes, de vous humilier et de reconnaître le Christ comme votre Sauveur, votre Roi, et votre Dieu. Vous pouvez, vous aussi, dans notre monde troublé, posséder une paix qui surpasse toute intelligence et une joie qui ne peut vous être ôtée, lorsque votre confiance est dirigée dans l'amour sacrificiel de Dieu manifesté sur la croix, en Jésus-Christ.

Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié, une folie ? Non, mille fois non, c'est-là, au contraire, "la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire."


C — Le Vrai Évangile et les contrefaçons

L'Apôtre Paul vivait une grande détresse et une angoisse quand il écrivit sa lettre aux Galates. La Gloire de Dieu ainsi que le salut de plusieurs étaient en jeu. De faux enseignants l'avaient suivi et altéré l'Évangile qu'il prêchait. Ils ne reniaient pas la foi en Christ pas plus qu'ils ne rejetaient la grâce de Dieu, ils ne firent que le renverser subtilement en ajoutant le rituel de la circoncision, et l'obéissance à la loi Mosaïque aux conditions d'acceptation de Dieu. Cependant l'Apôtre Paul considérait avec raison qu'ils prêchaient un autre évangile. Il écrit :

"Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ pour passer à un autre évangile ; non pas qu'il y ait un autre évangile, mais il y des gens qui vous troublent et qui veulent renverser l'Évangile de Christ. Mais quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre évangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème !" (Galates 1:6-8).

Si l'Apôtre Paul considérait que le rajout des lois divines sur la circoncision, invalidait l'évangile, comment doit-on bibliquement juger l'évangile prêché par l'Église Catholique Romaine ? L'évangile de Rome favorise la foi plus les oeuvres, la grâce plus le mérite, Christ plus l'église, la régénération par le baptême, les pénitences, les messes, le chapelet, les indulgences, Marie, les souffrances du Purgatoire, et j'en passe. Paul avertit ceux qui ajoutent à leur foi en Christ, leur tentative de se justifier par les rituels ou par leurs oeuvres. L'Apôtre leur déclare qu'ils sont séparés de Christ et qu'ils sont déchus de la grâce. (Galates 5:2-4).

Ainsi à l'intérieur de cette Église même, nous y trouvons le paganisme le plus attristant (Mariolâtrie, adoration des saints et de leurs statues, justice des oeuvres, sacrilège de la Messe) et à certaines époques le massacre de milliers de martyrs qui, dans la vraie Foi, se sont opposés à ce paganisme antichrétien de l'ancien culte du Soleil du dieu Mithra, déguisé sous une forme chrétienne.

Mais le Catholicisme n'est pas la seule religion prétendument chrétienne à pervertir le vrai Évangile de la Souveraineté de Dieu avec sa doctrine du libre-choix, doctrine connue aussi sous le nom de "Arminianisme" par laquelle on induit les gens en erreur, leur disant qu'ils ont le choix de croire en Christ ou non. Plusieurs autres dénominations et groupes non-dénominationnels, particulièrement parmi les Évangéliques (Baptistes, Pentecôtistes, Armée du Salut, et autres), offrent aussi une fausse voie de salut identique qui plaît à la nature pécheresse de l'homme. Cette voie, qui engendre le légalisme, se réalise dans l'effort des oeuvres, de ce que l'homme peut accomplir par lui-même d'après son libre choix, ou d'un effort simultané de l'homme et de la divinité ; soit par des croyances, des rituels ou pratiques tels que le baptême d'eau, le parler en langues, les prophéties, les guérisons, l'obéissance à la loi, l'assistance régulière à l'église, payer sa dîme, etc..., et une façon de vivre qui veut pacifier un dieu isolé et impersonnel par ses mérites acquises. Elles ont leur source dans le sentiment de culpabilité qui réside dans la conscience de l'homme qui cherche à justifier ses imperfections (Romains 2:14) ; dans le vide intérieur issu de la Chute (Genèse 3:1-24), dont la rupture avec Dieu a causée une soif de l'infini qui n'est jamais assouvie ; et dans l'obsession de rechercher un bonheur total et évasif, ou de satisfaire une curiosité nocive.

Si certaines de ces Religions présentent la seule voie biblique du salut, c'est à dire "le salut par la Grâce par le moyen de la foi sans les oeuvres de la loi, qui est un don de Dieu" (Éphésiens 2:8-9) ; elles ajoutent en surplus de ce moyen des Dogmes, des Credos, des Sacrements ou Ordonnances, des formes de discipline, ou d'autres pratiques bizarres qui n'ont qu'une apparence biblique ; annulant ainsi l'efficacité de la Grâce de Dieu, contredisant l'injonction de la Parole de Dieu : "Prenez garde qu'aucun ne se prive de la Grâce de Dieu" (Hébreux 12:15) ; ...nous vous prions aussi, que vous n'ayez point reçu la Grâce de Dieu en vain" (2 Corinthiens 6:1).


D — Le Faux Évangile Arminien

Il n'existe de plus merveilleuse nouvelle que le pécheur élu, déchu, corrompu et perdu, puisse être pardonné et sauvé par la Grâce par le moyen de la foi en Jésus-Christ ; et posséder l'assurance immédiate de son salut éternel qui est donné comme un don gratuit de Dieu à ceux qu'il a choisi : "Car vous êtes sauvés par grâce, par la foi ; et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu : non point par les oeuvres ; afin que personne ne se glorifie" (Éphésiens 2:8-9). Cette bonne nouvelle ou plus précisément « puissance de la grâce » (littéralement Évangile) qui, au premier abord, est la simplicité même, « Crois au Seigneur Jésus-Christ ; et tu seras sauvé, toi et ta famille » (Actes 16:31), devient complexe par le fait de ses implications. La nécessité nous est imposée de l'expliquer clairement afin d'enlever tout doute. Ceci est nécessaire dû au poison de l'Arminianisme (ou disciples du libre choix) qui est propagé par certains hérétiques, des chrétiens imposteurs qui se disent Évangéliques et Fondamentalistes, et qui séduisent les âmes simples avec leur faux évangile du libre-choix.

Qu'il existe un faux Évangile, un faux Jésus et un faux esprit qui sont proclamé et reçu par plusieurs, est clairement attesté par la Parole de Dieu : "Je m'étonne qu'abandonnant Jésus-Christ, qui vous a appelés par sa grâce, que vous avez passé si soudainement à un autre évangile, qui n'est pas un autre évangile ; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l'Évangile de Christ" (Galates 1:6-7). "Mais je crains que comme le serpent séduisit Ève par sa ruse, vos pensées aussi ne se corrompent, en se détournant de la simplicité qui est en Christ. Car si quelqu'un venait vous prêcher un autre Jésus que nous n'avons prêché ; ou si vous receviez un autre esprit que celui que vous avez reçu, feriez-vous bien de l'endurer ?" (2 Corinthiens 11:3-4). "Or nous ne falsifions point la Parole de Dieu, comme font plusieurs ; mais nous parlons de Christ avec sincérité, comme de la part de Dieu, et devant Dieu" (2 Corinthiens 2:17).


E — Quel est le vrai Évangile ?

Quel est le vrai Évangile ? Dans le monde d'aujourd'hui, aucune question n'ait plus d'importance. Il en est ainsi parce que seul le vrai Évangile peut nous fournir la réponse qui nous sauvera de la certitude d'avoir à passer l'éternité sous la colère de Dieu. Ainsi, à mesure que nous chercherons dans cette étude à identifier le vrai Évangile, nous essayerons de découvrir la réponse aux questions suivantes : Quel est l'autorité qui régit et définit le vrai Évangile ? Quel est le message de cet Évangile ? Quel est le mandat que nous donne cet Évangile ?

Nous entendons des sermons sur tous les sujets ; nous lisons la Bible un peu ; nous entendons en général beaucoup de bonnes choses sur l'Évangile. Nous entendons des instructions sur la manière dont nous devons nous conduire en tant que chrétiens ; nous trouvons dans la Bible des règles que Dieu nous a données pour le plus grand bien du genre humain. Mais, nous commençons à nous demander quel est le fondement essentiel de l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ ? Est-il possible d'écarter les aspects secondaires pour arriver au fond, au noyau-même de l'Évangile ?

Il nous faut remarquer premièrement que dans la Bible c'est en général l'expression "l'Évangile du Royaume de Dieu qui est utilisé, soit par Jean Baptiste ou Jésus lui-même. Cette expression est par après relié aux termes "Évangile de Dieu" et "Évangile de Christ", les trois ayant la même signification. Le mot clé dans tout ceci est "Royaume", dont le grec "BASILEIA" signifie dans son sens primaire "Royauté" et dont le terme "Souveraineté" est identique, tout comme le mot Roi signifie Souverain. L'Évangile de la Royauté de Christ et l'Évangile de la Souveraineté de Dieu signifie une seule et même chose. Dans ce contexte nous voyons que la volonté de Dieu est suprême et au-dessus de toute la pensée des hommes. Aucun homme ne peut s'y opposer n'y même y contribuer quoique ce soit.

Comme l'Apôtre Paul dit : "Il a donc compassion de celui qu'il veut, et il endurcit celui qu'il veut" (Romains 9:18). La Parole de Dieu est clair sur ce sujet, l'Évangile est selon le bon plaisir de la volonté suprême de Dieu. C'est dans la profondeur de cette vérité que nous trouvons la grâce du salut qui est accordé gratuitement aux élus avant même la fondation du monde. Avant même qu'ils existèrent en ce monde, Dieu les avait choisit et prédestiné au salut : "Selon qu'il nous a élus au salut en lui avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et sans reproches devant lui dans la charité ; Nous ayant prédestinés au salut pour être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d'après le bon plaisir de sa volonté ; À la louange de la gloire de sa grâce, qu'il nous a gratuitement accordée en son Bien-aimé. En qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon les richesses de sa grâce... C'est en lui aussi que nous sommes devenus héritiers, ayant été prédestinés au salut, d'après le décret de Celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté ;..." (Éphésiens 1:4-7,11). Ce que nous voyons ici est que le message de la Prédestination n'est nul autre que "l'Évangile de la Souveraineté de Dieu", c'est à dire "l'Évangile de la Royauté de Christ". Dans une telle Souveraineté il n'existe aucune place pour le libre-choix illusoire de l'homme. C'est soit que Dieu est Souverain et que sa volonté est suprême ou bien c'est l'homme qui l'est. Ceux qui disent que l'homme a un rôle à jouer dans son salut (libre de croire en Christ ou non, de l'accepter comme sauveur personnel ou non), le font au péril de leurs âmes.


F — L'Autorité qui détermine le vrai Évangile

Pour savoir ce qu'est le vrai Évangile, il faut d'abord déterminer l'autorité qui le régit et le délimite. En effet, la nature du vrai Évangile est définie et établie par son autorité divine. En fait, la nature de toute religion sur l'évangile (c'est à dire plan de salut ou proclamation de la grâce souveraine), est le système idéologique qui est définie et établie par son autorité légitime.

À titre d'exemple, le musulman désirant vivre comme un bon musulman consultera soigneusement le Coran, le livre à travers lequel les mahométans croient faussement que Dieu a parlé. Par conséquent, le Coran constitue l'autorité écrite qui établit l'évangile musulman, c'est à dire la religion musulmane. Le juif orthodoxe suit une autre autorité. Celle-ci comprend ce que nous appelons notre Ancien Testament qui contient les écrits des patriarches et des prophètes qu'on reconnaît comme divinement inspirés. Il faut dire en plus, que le Talmud et la Kabbale jouent un rôle important dans leurs traditions. Telle est l'autorité qui établit la nature et le caractère de la religion juive. D'autre part, le mormon a pour autorité divine la Bible, mais plus les écrits inventés du Livre de Mormon, qu'il croit être d'inspiration divine. Mais ce livre fictif venant à la suite de la Bible, occulte toute la Bible. C'est à dire, celui ou celle qui suit l'évangile mormon examine tout ce qu'il ou elle lit dans la Bible à la lumière de ce qui est écrit dans le Livre de Mormon.

De même, les catholiques suivent encore un autre évangile. L'autorité qui définit et régit leur évangile a comme point de départ la Bible. Mais les livres deutérocanoniques en font partie également, tout comme les visions de Jeanne d'Arc, les visions de Fatima, et les proclamations infaillibles du Pape. On considère tous ces textes comme divinement inspirés, et ensemble, ils constituent l'autorité qui définit le caractère de l'évangile catholique.

Il en est de même pour ce qui est de l'évangile pentecôtiste-charismatique. Les fidèles de cet évangile croient que la Bible est la Parole de Dieu, mais ils croient aussi à la révélation divine par l'intermédiaire de visions et de prophéties, voix, ou langues, qui étendent l'autorité de l'évangile pentecôtistes au-delà de la Bible. Cet évangile se base sur la Bible ainsi que sur les messages qui ont été soit disant reçus de Dieu au travers de visions, voix, langues, etc. Cette autorité qui va au-delà de la Bible, régit et définit le caractère de l'évangile pentecôtistes.

De même les Baptistes déclarent ouvertement que la Bible est la Parole de Dieu, tout en affirmant le contraire dans leurs doctrines. Pour eux ce n'est que les écrits autographiques, les originaux de la main des apôtres, qui sont la Parole de Dieu et non la Bible actuelle qu'ils ont entre les mains. Leur foi repose sur une Bible fantôme. À vrai dire, la secte Baptiste supporte les mêmes textes que celui du Vatican ; mais ils ne sont pas les seuls à le faire. Toutes les sectes dites chrétiennes, Pentecôtistes, Darbystes, Disciples de Christ, Adventistes, et même les Réformées, suivent dans la même voie tortueuse.

N'oublions pas que chaque fois que nous suivons une autorité différente, nous embrassons un évangile différent, un Sauveur différent et un Dieu différent. En d'autres termes, tout évangile ou plan de salut est défini et régi par son autorité, ce qui fait que si l'autorité d'un évangile particulier s'éloigne de celle du vrai Évangile de la Souveraineté de Dieu, alors cet évangile sera forcément différent du vrai Évangile.

Mais quel est le vrai Évangile du Seigneur Jésus-Christ, qui seul peut sauver les hommes et les femmes des conséquences de leurs péchés ? Quelle est l'autorité divine par laquelle il est défini et régi ? Ce sont quelques-unes des questions les plus importantes que doit se poser le christianisme d'aujourd'hui, car nous vivons à une époque où les évangiles, (ou plans de salut) se multiplient sans cesse. Où que nous allions, nous trouvons des évangiles différents. Nous pouvons vraiment nous demander : comment puis-je savoir pour de bon si je suis le vrai Évangile ?

Or, il est évident pour tout chrétien réel, que la Bible est la véritable autorité divine et qu'elle est dans le présent même entièrement inspirée. Elle est la seule autorité qui établit complètement l'Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ. En raison du fait qu'elle constitue notre autorité divine, en raison du fait qu'elle vient de Dieu, nous devons nous y soumettre comme étant l'autorité absolue dans notre vie. Nous devons la lire avidement ; nous devons l'étudier soigneusement en vue d'être transformé par son contenu sacré. Or l'autorité suprême des Écritures nous indique de par son essence que nous avons la nature et le caractère du vrai Évangile dans la Souveraineté de Dieu.

Si nous suivons une autorité plus étroite ou plus large que la Bible seule dans tout son intégralité, la Bible Martin, la Bible Ostervald, et la Bible de l'Épée étant les seules versions de la Bible francophone complètement intégrales, nous ne suivons pas l'Évangile de la Bible qui nous révèle la Souveraineté de Dieu dans sa totalité. Peu importe combien un différent évangile puisse paraître saint, il ne mènera pas au salut mais seulement qu'à l'approximation d'une expérience psychologique téméraire. Si la version de la Bible que nous avons entre nos mains n'est pas considérée comme étant inspirée, si son texte n'est pas intégral, qu'il y manque plusieurs mots, versets et paragraphes, nous n'avons plus aucune autorité pour régir notre foi et proclamer le vrai Évangile. Portez attention aux exemples ci-bas concernant la doctrine de l'Expiation qui se trouvent dans les versions modernes de la Bible :

Considérez les retranchements dans le Tableau suivant sur cette doctrine essentielle, sans laquelle il n'y a point de salut. Seuls les ennemis de la croix peuvent lancer une telle attaque contre le sacrifice expiatoire et vicarial du Seigneur Jésus-Christ pour nos péchés.


TABLEAU DES RETRANCHEMENTS

Matthieu 20:22 Dans ce passage important qui se rapporte directement à l'expiation dont le terme est une des nuances du mot « baptiser », les versions modernes ont enlevés les mots « et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ». La même chose se produit dans le verset 23 où nous voyons que ces mots furent retranchés : « et que vous serez baptisés du baptême dont je serai baptisé ».
Colossiens 1:14 Les versions modernes enlèvent la phrase cruciale « par son sang ».
Colossiens 2:11 Cette fois-ci les mots « des péchés » sont enlevés des versions modernes pour donner la fausse impression que la circoncision de Christ n'a aucun rapport avec les péchés mais seulement avec la chair.
Hébreux 1:3 Les mots « ayant fait par soi-même » sont enlevés dans les versions modernes dans le but d'affaiblir le témoignage de ce que Christ a accomplit de lui-même sur la croix.
1 Pierre 4:1 Les versions adultérées enlèvent les mots « pour nous », insinuant que Christ n'a pas souffert pour nous, nous éradiquant complètement comme les sujets de ses souffrances.
1 Corinthiens 5:7 Encore une fois nous voyons que « pour nous » est enlevé des versions modernes pour nous dire que Christ, notre pâque n'a pas été sacrifié pour nous. C'est une attaque directe au sacrifice de la croix et à notre salut.

Un évangile qui n'est que partiel est un évangile imparfait avec un message défaillant et impotent. Mais grâce soit rendu à Dieu qui corrige cette situation aberrante en comblant les lacunes par d'autres passages, afin que ses élus puissent parvenir à la vérité du vrai Évangile ; et de là il les conduit vers une version intégrale de sa Parole afin qu'ils se nourrissent d'un repas complet de toute Parole de Dieu.


G — Le Message central du vrai Évangile

Maintenant que nous reconnaissons que la Bible des Réformateurs est l'autorité qui établit le vrai Évangile, et non pas n'importe quelle Bible, nous nous demandons quel est le message central de cet Évangile. On pourrait dire que l'Évangile est la lettre d'amour de Dieu adressée à ceux qu'il a choisi d'avance, nous montrant comment il nous fait devenir justes en Christ, comment il nous révèle l'amour de Dieu, comment il nous fait connaître une vie plus abondante, ou bien comment il nous dirige à vivre pour la gloire de Dieu.

Mais le problème terrible de l'homme c'est que nous sommes tous pécheurs. N'oublions pas Romains 3:10-11 ; « Il n'y a point de juste, pas même un seul ; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ». Le coeur de l'homme est, par nature, désespérément méchant, comme nous pouvons le lire dans Jérémie 17:9.

Parce que nous avons péché, même si ce n'est qu'une seule fois, nous périrons. Parce que nous avons, depuis la chute, décidé d'être indépendant, d'être au contrôle de notre destin, Dieu nous tient, chacun de nous, complètement responsables devant Lui de toutes nos actions, car chacune d'elle, chacun de nos choix, est l'évidence de notre condamnation. Dieu a fixé un jour à la fin du monde où nous serons jugés. La Bible dit dans l'Épître aux Hébreux 9:27 : « ...il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement... ». Et puisque chacun d'entre nous est pécheur, sans la révélation de l'Évangile de la Souveraineté de Dieu, nous sommes tous en route pour l'enfer, que l'on peut décrire comme l'isolation totale et sans fin dans des souffrances inexprimables de la conséquence de nos péchés inassouvis qui brûle l'âme éternellement. Qu'une personne refuse de croire en l'enfer ne change rien au fait qu'elle s'y trouvera pour l'éternité à cause de ses péchés ! Il n'y aura aucun incroyant en enfer.

Nous ne pouvons pas nous rendre compte de cette terrible vérité de nos propres yeux parce que nous ne pouvons pas regarder dans l'avenir. Mais ce que nous voyons de nos yeux humains n'est pas tout. Ce n'est qu'une partie très étroite de la réalité. Chaque jour environ 200,000 personnes meurent quelque part sur la terre. Quand nous nous rendons compte que la plus grande majorité de ces gens meurent sans avoir été sauvé, et que la première chose qu'ils connaîtront après leur mort, c'est qu'ils se tiendront devant le trône du jugement de Dieu, sujets à la damnation éternelle où il n'y aura pas de commutation de peine, ni de mise en liberté conditionnelle, car il n'y aura absolument aucun échappatoire pour les réprouvés, nous nous trouvons en face d'une histoire d'horreur de proportions gigantesques. Ce qui est horrible, c'est qu'après la mort vient le jugement. La justice parfaite de Dieu exige la damnation éternelle comme paiement de nos péchés.

Malheureusement, les sermons de nos jours abordent rarement ce côté de l'Évangile, car il ne faut pas oublier que l'Évangile est une épée à deux tranchants. C'est à dire qu'elle est une odeur de vie pour les élus et une odeur de mort pour les réprouvés. C'est tellement répréhensible, c'est tellement grave et misérable. C'est tellement affreux que nous voudrions tous l'oublier. Nous préférerions de loin parler de l'amour de Dieu, de la nécessité de mener une vie correcte et morale. Nous préférerions parler de toutes sortes de choses autres que cet enseignement extrêmement important de l'Évangile.

Heureusement, le fait que l'enfer attend le genre humain n'est pas la fin de l'histoire. Si Dieu avait écrit la Bible simplement pour nous dire que nous sommes tous en route pour l'enfer, nous pourrions toujours le louer pour cet avertissement. Mais le fait de le savoir ne nous aurait pas fait beaucoup de bien, car nous sommes tous pécheurs, et à cause de nos péchés, nous finirions toujours en enfer. Mais, tissé à travers la tapisserie de l'Évangile de la Royauté du Seigneur Jésus-Christ, tel un fil d'or qui se retrouve dans toute la Bible, est le message d'espoir que les élus peuvent connaître l'amour de Dieu en mettant leur confiance en Jésus-Christ comme leur Seigneur et Sauveur. Il est important de noter que cette confiance ne vient point de nous, de notre capacité de choisir. La foi, quoiqu'elle ne soit pas le but de notre salut, est un don de Dieu qui nous dirige au but, à savoir Christ lui-même (Jean 1:13; Éphésiens 2:8-9). Voilà l'autre tranchant de l'Épée de l'Évangile, le noyau du message de l'Évangile que nous trouvons dans Jean 3:16 :

« Car Dieu a tant aimé ceux qu'il a disposés, qu'il a donné son seul Fils engendré, afin que chacun d'eux qui croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Bible de l'Épée, édition T.U.L.I.P.E., 2005)

Remarquez que la traduction plus haute n'indique pas un amour universel de tous les hommes, mais un amour sélectif qui se rapporte uniquement à ceux qui ont été disposés à la grâce. Ceci se voit dans le fait que le mot « monde » ou « KOSMOS » en grec, est un terme singulier qui représente un pluriel et qui signifie plus proprement « les disposés ou les conciliés ». Maintenant, comment cela fait-il que les élus qui croient en Lui, qui ont été disposé à la grâce du salut, n'irons pas en enfer ? La Bible nous dit qu'il en est ainsi parce que Christ est devenu péché pour nous ! Nous lisons dans 2 Corinthiens 5:21 : « Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » Ou bien, comme nous lisons dans Ésaïe 53:6 : « ...Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous » (c'est à dire de tous ceux qui ont été appelé à dépendre de Lui de tout leur coeur, de tous ceux qui ont renié leur confiance en eux-mêmes et qui se sont humilié et reconnu leurs défaillances et leur perdition pour se soumettre à Christ) : "Quiconque veut venir après moi, qu'il renonce à soi-même, qu'il se charge de cette croix, et qu'il me suive. Car quiconque voudra sauver sa vie, la perdra ; mais quiconque perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile, la sauvera. Car que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perdait son âme ?" Marc 8:34-36 ; "Car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé" (Luc 14:11).

Voilà le message principal de l'Évangile de la Souveraineté de Dieu. Il n'y a aucune autre nouvelle qui peut lui être comparée. Il commence par l'annonce que Dieu est Souverain sur toutes choses, puis présente la terrible vérité que l'homme est désespérément pécheur, et qu'il est en route pour l'enfer. Mais nous avons aussi l'assurance merveilleuse que tous ceux des pécheurs élus qui appellent à la miséricorde du Seigneur Jésus-Christ, et qui dépendent ainsi de Lui de tout leur être, peuvent être délivrés de la certitude de l'enfer parce qu'Il est devenu péché pour nous. Chargé de nos péchés, Il nous remplace devant le trône du jugement de Dieu tout comme il s'est tenu devant Ponce Pilate. Il a été jugé coupable de nos péchés, et Dieu l'a condamné à une peine équivalente à une éternité en enfer pour chacun d'entre nous qui croirait en Lui. C'était de cette manière qu'Il a payé le prix de tous nos péchés. Il a satisfait à la justice parfaite de Dieu qui exige la damnation éternelle comme châtiment du péché. Puisque nos péchés ont été ainsi expiés, l'enfer ne nous menace plus. Nous ne sommes plus sujets à la loi qui décrète que nous devons aller en enfer. Nous sommes désormais convertis par la grâce. Par la grâce de Dieu, nous sommes devenus ses enfants. Nous avons quitté le royaume de Satan, du raisonnement de notre esprit charnel (dans lequel nous nous trouvions avant d'avoir été sauvés) et nous sommes devenus citoyens du Royaume du Seigneur Jésus-Christ.

Cependant, il est malheureux que, dans une grande mesure, le Christianisme d'aujourd'hui a perdu toute conscience de ce message. Cela a été le cas dans une certaine mesure à travers toute l'histoire, mais c'est particulièrement vrai aujourd'hui. Évidemment, il y a des exceptions, et que Dieu soit loué pour ces exceptions ! Mais dans une grande mesure, le Christianisme n'est plus sensible à la nature profonde de l'Évangile de la Souveraineté de Dieu. Trop nombreux sont ceux qui ne parlent plus de l'enfer éternel, ou qui l'interprète d'une manière figurative comme signifiant l'inexistence des âmes condamnées. Ceux qui se moquent de l'enfer ont intérêt à relire le chapitre 14 de l'Apocalypse, où il est dit que « la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles... » (verset 11). Ils ont intérêt à relire Matthieu 13, Marc 9, et Matthieu 25 où Jésus dit qu'il y aura « des pleurs et des grincements de dents » (Matthieu 13:42), et que « leur ver ne meurt point (Marc 9:48)", et où il parle de la damnation éternelle (Matthieu 25:46). La seule raison pour laquelle nous ne lisons pas ces passages c'est qu'ils font tellement peur, particulièrement aux réprouvés. Mais nous avons intérêt à avoir peur si nous ne sommes pas sauvés, parce que l'enfer est réel et ses souffrances sont éternelles.


H — Le Mandat de l'Évangile

Avons-nous vraiment reçu le commandement de proclamer le message de l'Évangile au monde entier : « Allez par tout le monde, et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Marc 16:15). La même chose se trouve dans Matthieu 28:19-20. Mais il est important de remarquer que Jésus a ordonné cela à ses apôtres seulement. Nul part déclare-t-il que cela s'applique à tous les croyants. Non pas que le message de la puissance de la grâce (l'Évangile) a cessé, mais que le ministère spécifique des apôtres est terminé une fois pour toute. À moins de prétendre d'être apôtre, personne depuis n'a reçu cet ordre du Seigneur Jésus « d'aller prêcher la Bonne Nouvelle à toute la création ». Nul, dans nos temps modernes, n'a le droit de s'attribuer un appel à proclamer l'Évangile sur la base des versets mentionnés plus haut. Mais quoique le ministère particulier a cessé la proclamation n'a pas cessé (Jean 17:20), toutefois la fonction est attribuée maintenant au ministère universel de tous les élus (1 Pierre 2:9), non comme un commandement mais comme l'impulsion normale qui provient de la présence de Christ en nous. Ainsi on doit toujours regarder la proclamation de l'Évangile dans l'optique de la direction du Saint-Esprit. Ce n'est pas quelque chose que nous puissions faire de nous-même dans une prétendue obéissance qui glorifie notre chair. Nous devons premièrement vive l'Évangile en nous même avant d'être en mesure de l'annoncer à d'autres, nous devons connaître quelles sont les implications de la Souveraineté de Dieu dans notre vie avant de l'enseigner. En d'autres mots, annoncer l'Évangile c'est témoigner de la Sainte-Présence de Christ en nous dans tous nos agissements de chaque jour.

De ce fait, la proclamation de l'Évangile n'est pas un programme monté par quelques prétendues églises dans le but de remplir leurs bancs et leurs coffres. Ni doit-elle se faire sous pression et sans discernement. La proclamation de l'Évangile est issue de l'amour de la vérité et d'un esprit de compassion. Nous devons rester ouvert à l'appel et à la direction de l'Esprit de Christ qui est le Maître de toutes les circonstances et de tous les événements. Il saura lui-même nous diriger vers ceux qui ont besoin d'entendre le message de la délivrance et de la séparation. Nous ne devons jamais agir avant que le Seigneur nous l'indique clairement. Si le Seigneur décide d'utiliser quelques-uns d'entre nous pour aller et porter le message de l'Évangile à un non-croyant, il ne manquera pas de nous le laisser savoir. Cela ne veut pas dire pourtant que ceux qui sont utilisé sont des apôtres ou des évangélistes, mais qu'ils sont des enfants de Dieu soumis à sa direction. Dans ce contexte, il ne faut pas oublier que l'Évangile est une Épée à deux tranchants, un tranchant qui donne la mort et un tranchant qui donne la vie. Or l'efficacité de l'Évangile de la Souveraineté de Dieu rejoint des gens de tous milieux, hommes, femmes et enfants.


I — Il nous faut l'Évangile seul

Soyons absolument certains que nous proclamons l'Évangile de la Bible qui est l'Évangile de la Souveraineté de Dieu, et non pas l'Évangile des Baptistes, des Pentecôtistes, de l'Armée du Salut, des Catholiques, ou tout autre évangile dénaturé. Tant que nous mettons l'accent sur les éléments fondamentaux de la grâce, le vrai Évangile de la Souveraineté de Dieu est absolument le même dans tous les pays du monde, quel que soit le pays dans lequel nous vivons. Nous avons tous exactement le même besoin spirituel du même antidote spirituel. Nous avons tous besoin d'être affranchis du péché par le sang de Christ. Une fois libérés du péché, sachant que Christ a souffert l'enfer éternel pour nous, alors, même si nous devons mener le reste de notre vie dans un camp de concentration, sous la torture, ou dans la famine, nous avons toujours tout. Il faut entendre par "enfer" le lac de feu où les réprouvés seront tourmentés éternellement (Apocalypse 20:10; Hébreux 12:29) et non point la fausse doctrine de la non-existence des Témoins de Jéhovah et des Adventistes du Septième Jour. Que nous soyons obligés d'exister purement et simplement comme Lazare en tant que mendiant, n'ayant que les chiens pour lécher nos ulcères, ou bien que nous habitions un palais jouissant de toutes les bénédictions de ce monde, cela ne diffère en aucun point. Si nous sommes sauvés, nous pouvons savoir que nous avons le plus grand bien que nous ne puissions jamais posséder.

La Bible dit aussi que nous devons aimer notre prochain comme nous-même (Luc 10:27). Mais que signifie aimer notre prochain comme nous-même ? Jésus a déclaré dans l'Évangile selon Jean 13:34 : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres ». Cela établit la nature de l'amour sacrificiel que nous devons éprouver pour les autres. Nous devons aimer nos prochains comme Christ nous a aimés, particulièrement nos frères dans la foi.

Quelle était la nature de l'amour de Christ pour vous et pour moi ? Est-Il venu pour nous apporter la sécurité économique ou la liberté politique ou une bonne santé ? Christ n'a-t-Il garanti aucune de ces bénédictions à Lazare (lire Luc chapitre 16) ? La réponse est non. Absolument pas. Dans Son amour pour nous, Il a donné Sa vie. Il a souffert la colère de Dieu, l'équivalent d'un séjour en enfer pour toute l'éternité, afin que nous puissions avoir la vie éternelle, nous évitant d'aller en enfer nous-mêmes.

Jésus nous a commandés « ...Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés... » (Jean 13:34). Si Christ a voulu que je possède la vie éternelle à tel point qu'Il est allé au Calvaire et a souffert la colère de Dieu afin que je puisse être sauvé, si ce désir était le point de mire de Son amour, alors ce désir doit aussi être le point de mire de mon amour envers les autres. L'amour de Christ est un amour sacrificiel dont le nom grec est "Agape". Nous comprenons ainsi mieux les paroles de Jésus qui dit à ses disciples lorsqu'ils célébrèrent la Pâque ensemble : "Faites ceci en mémoire de moi" (Luc 22:19). Par ces paroles il n'établissait pas un nouveau rituel comme plusieurs le pensent, mais il indiquait à ses disciples une pratique de l'amour sacrificiel qui devait être le caractéristique prédominant dans la communion fraternelle, à savoir le partage. Ce caractéristique de renoncement à soi-même est le message central du Seigneur Jésus. C'est dans ce renoncement à soi-même pour les frères que se trouve le vrai Repas du Seigneur et la Pâque spirituelle de tous les chrétiens, et c'est dans ce renoncement que nous annonçons l'Évangile.

Remarquez que Jésus a dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Mais comment dois-je m'aimer ? Quel est le plus grand bien que je puisse désirer pour moi-même ? Puis-je jouir d'une prospérité plus abondante ? Est-ce là le plus grand bien pour moi ? Pas du tout. En effet, il se peut que cela me tente de ne pas servir le Seigneur comme je devrais le faire. Mais alors, est-ce qu'il s'agit d'être renommé ? S'agit-il de se faire un grand nom ? Est-ce qu'il s'agit d'avoir toutes les choses auxquelles aspirent les gens du monde ? La réponse en est non. Le plus grand bien n'est aucune de ces choses. Le plus grand bien pour moi, c'est ce que je dois renoncer à moi-même et placer ma confiance en Christ. Nous devons aussi désirer cela pour les autres. De quoi s'agit-il ? La seule chose dont il faut que je sois absolument certain, c'est que je suis sauvé. C'est à dire, je dois être certain que mes péchés ont été expiés, de sorte qu'il ne soit plus possible que j'aille en enfer après ma mort. Je dois donc m'abaisser aux pieds de la croix pour être relevé dans la vie éternelle.

Y a-t-il un vivant sur la terre osant penser qu'il ou elle puisse échapper à la mort ? Le monde existe déjà pour environ sept mille ans, et à seulement deux exceptions de près (Hénoch et Élie), tout être humain qui n'ait jamais marché sur la terre est mort — tous ! Il n'y a pas un seul qui y a échappé, sauf Christ. Et cela s'accorde avec le principe biblique qu'il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement (Hébreux 9:27). Alors cela veut dire que c'est ce qui va m'arriver aussi — à moins, bien entendu, que le Seigneur ne revienne ou plutôt n'apparaisse auparavant. Ainsi, si je m'aime vraiment, je ne vais pas aspirer à posséder davantage de choses de ce monde. Je ne vais pas aspirer à jouir d'une meilleure position dans ce monde, car dans la mesure où je désirerais avoir ces choses, je m'écarterais du chemin qui est le meilleur pour moi. Ma préoccupation la plus importante doit être que je sois absolument certain que je suis enfant de Dieu, que je suis sauvé, et que ma communion est avec Christ dans une confiance absolue en sa Souveraineté et en sa Présence en moi. C'est seulement alors que je me rendrai compte que toutes ces autres choses n'ont aucune importance. Rien n'est plus important que la présence de Christ en nous.

Pouvons-nous maintenant commencer à voir la vérité plus clairement ? Le fil d'or qui se retrouve à travers toute la Bible est le message du salut. Chaque fois que nous perdons ce fil, ou ce point de mire, nous pouvons être sûrs que nous n'avons plus l'Évangile de la Bible. Nous aurons un évangile qui a été conçu dans l'esprit de l'homme, et nous nous attirerons des problèmes dans nos tentatives pour le proclamer à d'autres gens.

Mais, évidemment, le vrai Évangile de la Souveraineté de Dieu aussi rencontrera une ferme résistance, surtout de la part de ceux qui se disent chrétiens au sein des mouvements évangéliques. Il est odieux aux yeux de l'homme et de ceux qui valorisent la dignité humaine avec un faux évangile du libre-choix. L'homme n'aime pas que l'on lui dise que Dieu est Souverain et qu'il est en route pour l'enfer. Personne ne veut l'entendre. L'esprit de l'homme naturel (ou inconverti) trouve qu'il est odieux d'entendre qu'il ne puisse rien faire pour se sauver lui-même, surtout qu'il n'a pas la capacité de choisir de croire. Une telle résistance peut être changée seulement dans le coeur de ceux qui réalisent qu'ils ne sont pas maître de leur vie, et qui deviennent sauvés en s'écriant à Dieu : « O Dieu, aie pitié de moi, un pécheur. » Être sauvé signifie que tout notre égoïsme doit être brisé en éclats, il ne doit en rester rien. Être sauvé signifie faire crouler notre respect de soi, abattre notre dignité. Être sauvé doit mettre en pièces tout ce que je suis personnellement, toutes mes facultés et toutes mes aspirations. Bref, le salut implique la souffrance à deux niveaux : la souffrance du brisement et la souffrance de marcher dans la foi.

Si nous sommes devenus enfants de Dieu, nous aurions reconnu que le plus grand bien dans notre vie est que nous soyons sauvés de la colère de Dieu ; l'enfer ne peut plus jeter le grappin sur nous. Nous n'allons plus jamais avoir à nous tenir devant le Trône de Jugement de Dieu pour rendre compte de nos péchés. Christ a tout payé pour nous. Nous sommes couverts par Son sang. Nous lisons dans Jean 5:24, que ceux qui croient à Lui ne viennent point en jugement, mais sont passés de la mort à la vie. Le passage de Rom. 8:1 nous dit la même chose. Voilà le message que Dieu nous appelle à proclamer fidèlement à ceux envers qui il nous dirige. Maintenant, tout ce qui nous importe c'est d'être tout entier à Son service. Nous brûlons du désir que les autres puissent entendre l'Évangile de la Royauté de Christ qui règne présentement en notre coeur, de sorte qu'ils puissent, eux aussi, connaître ce merveilleux salut que Dieu a si abondamment offert.

N'avons-nous pas un merveilleux Sauveur et Seigneur ? N'avons-nous pas un merveilleux Évangile, si toutefois nous comprenons l'Évangile comme il le faut ? Nous restons stupéfaits face à la gloire de Dieu alors qu'Il Se glorifie à travers ce genre d'Évangile. Alors, soyons certains que nous gardons toujours ce message en tête ainsi que dans notre coeur. Si nous constatons, à n'importe quel moment, que l'évangile que nous proclamons commence à s'écarter du vrai Évangile de la Souveraineté de Dieu en la Royauté de Christ, que nous nous écriions à Dieu en disant : « O Dieu, pardonne-moi pour avoir eu quelque chose d'autre en tête quand j'essayais de partager avec les autres le vrai Évangile façonné à mes propres désirs charnels. » Le vrai Évangile est ceci : Christ est le Dieu Souverain et Tout-Puissant, mort pour mes péchés et ressuscité pour ma justification, je désire par sa grâce qu'il m'accorde dans sa prédestination, que ce merveilleux salut appartienne à tous ceux auquel il m'amène à le présenter, et en raison du fait que seulement les élus sont sauvés, je participerai avec eux à la gloire éternelle. Il n'y rien d'autre au monde dont j'ai besoin le plus que de demeurer dans une communion constante avec mon Sauveur et Seigneur, et de partager avec mes frères et mes soeurs dans la foi cette grande bénédiction avec ceux qui nous entourent dans la vie de tous les jours. Que sa lumière qui reluie dans nos coeurs manifeste la connaissance de la gloire de Dieu en Jésus-Christ, notre Souverain à qui appartient tous honneurs, toutes louanges, toutes confiances et toutes puissances, maintenant et éternellement.

À Christ seul soit la Gloire


Source : Jean leDuc — LeVigilant.com


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