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Le christianisme paganisé-04


juillet 8, 2009 par GoDieu

« Ce document est d'une IMPORTANCE CAPITALE pour tous chrétiens sincères. »



Chapitre 4


Le pasteur :

Voleur de fonctionnement de chaque membre

« C'est une tendance universelle dans la religion chrétienne, comme dans beaucoup d'autres religions, de donner une interprétation théologique aux institutions qui se sont développées graduellement sur une période au nom de la practique, et d'intégrer cette interprétation dans les périodes primitives et d'enfance de ces institutions, les rattachant à un âge où en fait personne n'aurait imaginé qu'ils auraient eu une telle signification. »
Richard Hanson


Le pasteur (1)

Il est la figure fondamentale de la foi protestante. Il est le chef, le cuisinier, et le lave-vaisselle du christianisme moderne. Le pasteur domine à ce point dans les esprits de la plupart des chrétiens qu'il est plus reconnu, plus fortement admiré, et plus fortement approuvé que Jésus-Christ lui-même !

Retirez le pasteur et le christianisme moderne s'effondre. Retirez le pasteur et pratiquement chaque Église protestante est jetée dans la panique. Enlevez le pasteur et le protestantisme comme nous le connaissons meurt. Le pasteur est le point focal, le fondement principal, et la pièce maîtresse de l'Église moderne. Il est l'incarnation du christianisme protestant.

Mais voici l'ironie profonde. Il n'y a pas un seul verset dans tout le Nouveau Testament qui supporte l'existence du pasteur moderne ! Il n'existe simplement pas dans l'Église primitive.

(Notez que j'emploie le terme « pasteur » dans tout ce chapitre pour dépeindre le titre et le rôle du pasteur moderne. Je ne parle pas des individus spécifiques qui remplissent ce rôle. Généralement, ceux qui servent sous le titre de pasteur sont des personnes merveilleuses. Ils sont des chrétiens honorables, décents, et souvent doués qui aiment Dieu et ont une ardeur pour servir son peuple. Mais c'est le rôle qu'ils accomplissent que Les Écritures et l'histoire de l'Église contredisent, c'est ce que ce chapitre montrera.) (2)


Le pasteur est dans la Bible... vraie ?

Le Terme « pasteur » apparaît dans le Nouveau Testament :

« Et il a donné les uns comme apôtres, et les autres comme prophètes, et comme évangélistes, et comme PASTEURS et docteurs. »

Les observations suivantes doivent être faites au sujet de ce texte.

Ici est le seul verset du Nouveau Testament où le terme « pasteur » est employé. (3) Un seul verset est une preuve maigre sur laquelle on puisse fonder la foi protestante au complet ! À cet égard, il y a plus de support biblique pour la manipulation de serpents qu'il y en a pour le pasteur moderne. (Marc 16:18 et Actes 28:3-6 mentionnent tous les deux la manipulation des serpents. Ainsi la manipulation de serpents l'emporte à deux versets contre un.) (4)
Le terme est employé dans le pluriel. C'est « pasteurs ». Ce qui est significatif. Quels que puissent être ces « pasteurs », ils sont pluriels dans l'Église, non singuliers. En conséquence, il n'y a aucun support biblique pour la pratique de Sola Pastora (pasteur unique).
« Pasteur » traduit le terme grec poimen. Il signifie berger. (« le pasteur » est le terme latin pour le berger.) « Le pasteur », donc est une métaphore pour décrire une fonction particulière dans l'Église. Ce n'est pas un office ou un titre. (5) Un berger du premier siècle n'avait rien à voir avec le sens spécialisé et professionnel qu'il a revêtu dans le christianisme moderne. Par conséquent, Éphésiens 4:11 ne dépeint pas un titre pastoral, mais uniquement un rôle de plusieurs fonctions dans l'Église. Les bergers sont ceux qui fournissent naturellement la nourriture et les soins aux brebis de Dieu. C'est une erreur profonde, donc, de confondre des bergers avec un office ou un titre comme c'est généralement le cas aujourd'hui. (6)
Tout au mieux, ce texte est oblique. Il n'offre absolument aucune définition ou description de ce que sont les pasteurs. Il les mentionne uniquement. Regrettablement, nous avons rempli ce terme de notre propre concept occidental de pasteur. Nous avons intégré le concept moderne du pasteur dans le Nouveau Testament. Jamais dans l'imagination d'un homme ayant des hallucinations ne verrait un chrétien du premier siècle imaginer l'office pastoral moderne ! Les catholiques ont fait la même erreur avec le terme « prêtre ». Vous trouvez le terme « prêtre » employé trois fois dans le Nouveau Testament se rapportant à un croyant. (7) Pourtant un prêtre dans l'Église primitive n'avait rien de l'homme qui s'habille en noir et qui porte un collet renversé !

Richard Hanson fait le point quand il dit, « Pour nous les mots évêques, prêtres, et diacres sont stockés avec les associations de presque deux mille ans. Pour les gens qui les ont employés la première fois, les titres de ces fonctions peuvent avoir signifié un peu plus que des inspecteurs, des hommes plus âgés et des aides... c'est quand la signification théologique peu convenable a commencé à leur être attachée que la déformation du concept du ministère chrétien a commencé ». (8)

Dans mes livres Rethinking the Wineskin et Who is Your Covering ?, je prouve que les bergers du premier siècle étaient les anciens locaux (presbytres) (9) et des surveillants de l'Église. (10) Et leur fonction était complètement en désaccord avec le rôle pastoral moderne. (11)


D'où est-il venu ?

Si le pasteur moderne était absent de l'Église primitive, d'où est-il venu ? Et comment s'est-il élevé à une position aussi importante dans la foi chrétienne ? C'est un conte douloureux, dont les racines sont embrouillées et complexes. Ses racines remontent à la chute de l'homme.

Avec la chute est venu un désir implicite chez l'homme d'avoir un chef physique par lequel il puisse s'approcher de Dieu. Pour cette raison, les sociétés humaines à travers l'histoire ont constamment créé une caste spirituelle spéciale d'icônes religieuses. Le chaman, les shamans, le rhapsodist, le faiseur de miracle, le sorcier, le devin, le sage-homme, et le prêtre ont tous étés avec nous depuis la bourbe d'Adam. (12)

L'homme déchu a toujours eu le désir d'ériger une caste sacerdotale particulière qui soit spécialement douée pour solliciter les dieux en son nom. (13) Cette quête est dans notre sang. Elle vit dans la moelle de nos os. En tant que créatures déchues, nous cherchons une personne qui soit dotée de pouvoirs spirituelles particuliers. Et cette personne se démarque toujours par une formation spéciale, une tenue particulière, un vocabulaire spécifique, et un mode de vie exceptionnel. (14)

Nous pouvons voir cet instinct sortir sa tête hideuse dans l'histoire de l'Israël antique. Il a fait son apparition pendant la période de Moïse. Deux serviteurs du Seigneur, Eldad et Medad, reçurent l'esprit de Dieu et commencèrent à prophétiser. Dans sa réaction précipitée, un jeune fanatique pressa Moïse « de les en empêcher » ! (15) Moïse réprimanda le jeune réprobateur en affirmant que tout le peuple de Dieu peut prophétiser. Moïse se plaça contre un esprit de cléricalisme qui essayait de contrôler le peuple de Dieu.

Nous le revoyons quand Moïse est monté sur Horeb. Le peuple voulait que Moïse fût un médiateur physique entre eux et Dieu. Pour eux, ils craignaient une relation personnelle avec le Tout-Puissant. (16)

Cet instinct déchu se manifesta de nouveau pendant la période de Samuel. Dieu voulait que son peuple vécût directement sous son Autorité. Mais Israël réclamait un roi humain à la place. (17)

Les graines du pasteur moderne peuvent même être détectées dans l'ère du Nouveau Testament. Diotrephes, qui « aimait la prééminence » dans l'Église, a d'une manière illégitime pris la commande de ses affaires. (18) En outre, quelques érudits ont proposé que la doctrine des Nicolaïtes que Jésus condamne dans l'Apocalypse 2:6 soit une référence à l'élévation d'un clergé primitif. (19)

Avec la recherche de l'homme déchue pour un médiateur spirituel humain vient sa hantise pour la forme de direction hiérarchique. Toutes les cultures antiques étaient hiérarchiques dans leurs structures sociales à un degré ou un autre. Malheureusement, les chrétiens post-apostoliques ont adopté et adapté ces structures dans leur vie d'Église comme nous le verrons.


La naissance de la règle de l'évêque unique

Jusqu'au deuxième siècle, l'Église n'avait aucune direction officielle. À cet égard, les Églises du premier siècle étaient d'une singularité en effet, des groupes religieux sans prêtre, temple, ou sacrifice. (20) Les chrétiens eux-mêmes dirigeaient l'Église sous l'Autorité directe du Christ.

Parmi le troupeau étaient les anciens (des bergers ou des surveillants). Ces hommes se tenaient sur un pied d'égalité. Il n'y avait aucune hiérarchie parmi eux. (21) En outre étaient présents des ouvriers locaux supplémentaires qui plantaient des Églises. Ceux-ci étaient appelés « envoyés » ou apôtres. Mais ils ne prenaient pas résidence dans les Églises qu'ils édifiaient. Ni ne les dirigeaient. (22) Le vocabulaire de direction du Nouveau Testament ne permet aucune structure pyramidale. C'est plutôt la communication de relations horizontales qui inclut l'action exemplaire. (23)

Tout ceci demeura vrai jusqu'à ce qu'Ignace d'Antioche (35-107) monte sur la scène. Ignace a été le premier dans l'histoire de l'Église à prendre l'initiative de la pente glissante vers un chef unique dans l'Église. Nous pouvons retracer à lui l'origine de la hiérarchie moderne du pasteur et de l'Église.

Ignace a élevé un des anciens au-dessus de tous les autres. Cet ancien élevé se fait maintenant appeler « l'évêque ». Toutes les responsabilités qui relevaient de l'universalité des anciens étaient exercées par l'évêque. (24)

En A.D. 107, Ignace a écrit une série de lettres sur le chemin du martyr à Rome. Six sur sept de ces lettres frappent la même corde. Elles sont remplies d'exaltations exagérées de l'autorité et de l'importance de l'office de l'évêque. (25)

Selon Ignace, l'évêque a la puissance ultime et devrait être obéi absolument. Considérez ces extraits de ses lettres : « Tous suivent l'évêque comme Jésus-Christ suit le Père... personne ne doit faire quoi que ce soit dans l'Église sans l'évêque... là où l'évêque apparaît, là est le peuple... Vous ne devez jamais agir indépendamment de votre évêque et clergé. Vous devriez regarder à votre évêque comme type du Père... celui qu'il approuve, cela est agréable à Dieu... » (26)

D'après Ignace, l'évêque tient la place de Dieu tandis que les prêtres tiennent lieu des douze apôtres. (27) Il incombait seulement à l'évêque de célébrer le Repas du Seigneur, de diriger les baptêmes, de donner des Conciles, de discipliner des membres de l'Église, d'approuver des mariages, et de prêcher des sermons. (28)

Les anciens s'assoyaient avec l'évêque au Repas du Seigneur. Mais c'était l'évêque qui le présidait. Il prenait la charge de diriger les prières et le ministère publics. (29) Seulement dans les cas les plus extrêmes pouvait-on entendre un prétendu « laïque » prendre le Repas du Seigneur sans la présence de l'évêque. (30) Car l'évêque, dit Ignace, doit « présider » sur les éléments et les distribuer.

Dans l'esprit d'Ignace, l'évêque était le remède pour dissiper la fausse doctrine et établir l'unité de l'Église. (31) Ignace croyait que si l'Église devait survivre à l'impact de l'hérésie, elle devait développer une structure de puissance rigide modelée sur la structure politique centralisée de Rome. (32) La règle de l'évêque unique sauverait l'Église de l'hérésie et des différends internes. (33)

Ceci est hitoriquement reconnu comme le « monoepiscopate » ou « épiscopat monarchique ». C'est le type d'organisation où l'évêque se distingue des anciens (le presbytère) et se range au-dessus d'eux.

Au temps d'Ignace, la règle de l'évêque unique ne s'était pas propagée dans d'autres régions. (34) Mais vers le milieu du deuxième siècle, ce modèle était fermement établi dans la plupart des Églises. (35) Vers la fin du troisième siècle, il prévalait partout. (36)

L'évêque est par la suite devenu l'administrateur et le distributeur principal de la richesse de l'Église. (37) Il était l'homme responsable d'enseigner la foi et de savoir ce que le christianisme comporte. (38) L'assemblée autrefois active était maintenant devenue sourde et muette. Les saints observaient simplement l'exécution de l'évêque.

En effet, l'évêque est devenu le pasteur solo de l'Église, (39) le professionnel dans le culte commun. (40) Il était considéré comme le porte-parole et le chef de l'assemblée. Celui qui tenait tous les fils. Tous ces rôles ont fait de l'évêque le précurseur du pasteur moderne.


Du pasteur au prêtre

Vers le milieu du troisième siècle, l'autorité de l'évêque prenait la forme de l'office fixe. (41) Alors Cyprien de Carthage (200-258) est apparu, promouvant les dommages.

Cyprien était un ancien orateur et docteur de la rhétorique païenne. (42) Quand il est devenu chrétien, il se mit à écrire de façon prolifique. Mais certaines des idées païennes de Cyprien ne furent jamais abandonnées.

En raison de l'influence de Cyprien, la porte était ouverte pour ressusciter l'économie de l'Ancien Testament des prêtres, des temples, des autels, et des sacrifices. (43) Des évêques commencèrent à s'appeler « prêtres », (44) une coutume qui est devenue commune vers le troisième siècle. (45) Ils se sont également appelés « pasteurs ». occasionnellement (46) Au troisième siècle, chaque Église avait son propre évêque. (47) Les évêques et les prêtres ensemble commencèrent à s'appeler « le clergé ». (48)

L'origine de la doctrine non biblique de la « couverture » peut être déposée aux pieds de Cyprien également. (49) Cyprien enseignait que l'évêque n'avait d'autre supérieur que Dieu. Il n'est responsable qu'envers Dieu seul. (50) Quiconque se sépare de l'évêque se sépare de Dieu. Cyprien enseignait également qu'une partie du troupeau du Seigneur était affectée à chaque berger individuel (évêque). (51)

Après le Concile de Nicée (325), les évêques commencèrent à déléguer la responsabilité du Repas du Seigneur aux prêtres. (52) Les prêtres étaient un peu plus que des députés de l'évêque, exerçant son autorité dans ses Églises.

Puisque les prêtres dirigeaient le Repas du Seigneur, ils commencèrent à s'appeler « prêtre ». (53) Plus effrayant encore, l'évêque finit par être considéré comme « le grand prêtre » qui pouvait pardonner les péchés ! (54) Toutes ces tendances ont obscurci la réalité du Nouveau Testament qui enseigne clairement que tous les croyants sont des prêtres pour Dieu.

Vers le quatrième siècle, cette hiérarchie graduée dominait la foi chrétienne. (55) La caste du clergé était maintenant cimentée. À la tête de l'Église se tenait l'évêque. Sous lui était le collège des prêtres. Sous eux se tenaient les diacres. (56) Et sous cette hiérarchie rampaient les pauvres, malheureux « laïques ». La règle de l'évêque unique est devenue la forme de gouvernement d'Église admise dans tout l'empire romain. (Pendant ce temps, certaines Églises commencèrent à exercer l'autorité sur d'autres Églises, élargissant ainsi la structure hiérarchique.) (57)

Vers la fin du quatrième siècle, les évêques marchaient avec les grands. Ils recevaient des privilèges énormes. Ils devinrent impliqués dans la politique, ce qui les séparère davantage des prêtres. (58) Dans ses tentatives de renforcer l'office de l'évêque, Cyprien a plaidé en faveur d'une succession ininterrompue des évêques pouvant remonter jusqu'à Pierre. (59) Cette idée est connue en tant que « succession apostolique ». (60)

Dans tous ses écrits, Cyprien utilise la langue officielle du sacerdoce de l'Ancien Testament pour justifier cette pratique. (61) Comme Tertullien (160-225) et Hippolite (170-236) avant lui, Cyprien employa le terme « sacerdoce » pour décrire les prêtres et les évêques. (62) Mais il est allé une étape plus loin.

C'est aux pieds de Cyprien que nous pouvons déposer le concept non biblique de la croyance au sacerdotalisme — la croyance qu'il existe une personne divinement désignée comme médiateur entre Dieu et le peuple. Cyprien soutenait que parce que le clergé chrétien se composait de prêtres qui offrent un sacrifice saint (l'eucharistie) ils étaient donc eux-mêmes sacrosaints (saints) ! (63)

Nous pouvons également créditer Cyprien avec la notion qui dit que quand le prêtre offre l'eucharistie, il offre réellement la mort du Christ au nom de l'assemblée. (64) Dans l'esprit de Cyprien, le Corps et le sang du Christ sont sacrifiés à nouveau par l'eucharistie. (65) En conséquence, c'est en Cyprien que nous trouvons les semences de la messe catholique médiévale. (66) Cette idée a élargi la marge entre le clergé et les laïcs. Elle a également créé une dépendance malsaine des laïcs sur le clergé.


Le rôle du prêtre

Jusqu'au moyen-âge, les prêtres (généralement appelés maintenant les « prêtres ») ont joué le deuxième violon de l'évêque. Cependant, durant le moyen-âge il y eut un décalage. Les prêtres commencèrent à représenter le sacerdoce tandis que les évêques étaient occupés par des fonctions politiques. (67) Les prêtres (local) de paroisse sont devenus plus centraux à la vie de l'Église que l'évêque. (68) C'était le prêtre qui se tenait maintenant à la place de Dieu et contrôlaient les sacrements.

Pendant que le latin devenait le langage commun au milieu du quatrième siècle, le prêtre prononcait le hoc est Corpus meum. Ces mots latins signifient « c'est mon Corps ».

Avec ces mots, le prêtre est devenu le superviseur des niaiseries hautaines qui commencèrent à donner la forme à la messe catholique. Ambroise de Milan (339-397) peut être crédité pour l'idée que la seule expression du hoc est Corpus meum a comme par magie transformé le pain et le vin en Corps physique et sang du Seigneur. (69) (l'expression magique « abracadabra » vient du hoc est Corpus meum.) Selon Ambroise, le prêtre a été doté de pouvoirs particuliers pour appeler Dieu à descendre du ciel dans le pain !

En raison de sa fonction sacramentelle, le terme « presbyteros » en est venu à signifier « sacerdos » (prêtre). En conséquence, quand le terme latin « presbyteros » a été repris en français, il a eu la signification de « prêtre » plutôt que sa signification primitive de « ancien ». (70) Ainsi dans l'Église catholique, « le prêtre » était le terme employé couramment pour se rapporter au presbitre local ou ancien.


L'influence de la culture Gréco-Romaine

La culture Greco-Romaine qui enveloppait les premiers chrétiens renforcait la hiérarchie érigée en système qui infiltrait lentement l'Église. La culture Greco-Romaine était hiérarchique par nature. Cette influence s'est infiltrée dans l'Église quand les nouveaux convertis ont introduit leurs bagages culturels dans la communauté croyante. (71)

La hiérarchie humaine et le ministère « officiel » ont institutionalisé l'Église de Jésus-Christ. Vers le quatrième siècle, ces éléments ont durci les artères de l'ekklesia de Dieu, autrefois vivante, respirante dans laquelle le ministère était fonctionnel, inspiré de l'Esprit, organique, et partagé par tous les croyants.


Mais comment et pourquoi est-ce arrivé ?

Nous pouvons le retracer à la période de la mort des ouvriers apostoliques itinérants (planteurs d'Église). Vers la fin du premier et du début du deuxième siècle, les anciens locaux commencèrent à se démarquer comme « successeurs résidents » au rôle unique joué par les ouvriers apostoliques. (72) Ce qui donna naissance à une figure principale unique dans chaque Église. (73) Sans l'influence des ouvriers extra-locaux qui avaient été introduits par les apôtres du Nouveau Testament, l'Église commenca à dériver vers les modèles d'organisation présents dans sa culture environnante. (74)

Les docteurs prominents dans l'Église qui avait adopté la pensée païenne avaient également une grande influence. Marchant sur les traces d'Ignace d'Antioche, Cyprien prétendait que l'organisation de l'Église devrait être modelée d'après celle de l'empire romain. En conséquence, l'impérialisme et une hiérarchie irréfutable ont fait irruption dans la foi chrétienne. (75)

Comme nous l'avons déjà vu, le rôle de l'évêque a débuté à la tête d'une Église locale jusqu'à devenir le représentant de tout le monde dans un secteur donné. (76) Les évêques régnaient sur les Églises tout juste comme les gouverneurs romains régnaient sur leurs provinces. (77) Éventuellement, presque toute l'autorité fut remise entre les mains de l'évêque de Rome pour finalement se transformer en « pape ». (78)

Ainsi entre les années A.D. 100 et A.D. 300, la direction d'Église en est venue à être modelée d'après la direction du gouvernement romain. (79) Aussi, la hiérarchie de l'Ancien Testament a été employée pour la justifier. (80) La règle de l'évêque unique avait englouti le sacerdoce de tous les croyants.

Ignace a efficacement fait de l'évêque l'autorité locale. Cyprien a fait de lui un représentant de toutes les Églises par sa doctrine de succession apostolique. (81)


Constantin et la hiérarchie romaine

Gardez à l'esprit que le monde social dans lequel se répand le christianisme est régi par un dirigeant unique, un empereur. Peu après que Constantin eut pris le trône au début du quatrième siècle, l'Église devint une société organisée de haut en bas et dans tous ses détails. (82)

Edwin Hatch écrit, « la plupart des Églises chrétiennes s'étaient associées ensemble selon l'organisation de l'empire romain... (83) Le développement de l'organisation des Églises chrétiennes était progressif et les éléments dont cette organisation se composait étaient déjà existants dans la société humaine ». (84)

Nous pouvons retracer la structure de direction hiérarchique dès l'Égypte, Babylone, et la Perse antiques. (85) Elle a plus tard été adoptée par la culture grecque et romaine où elle s'est perfectionnée.

L'historien D.C. Trueman écrit, « les Perses ont fait deux contributions exceptionnelles au monde antique : L'organisation de leur empire et de leur religion. Ces deux contributions ont eu une influence considérable sur notre monde occidental. Le système d'administration impériale a été hérité par Alexandre le Grand, adopté par l'empire romain, et par la suite légué à l'Europe moderne ». (86)

Will Durant fait une énonciation semblable disant que le christianisme « s'est développé par l'absorption de la foi et du rituel païens ; c'est devenue une Église triomphante héritant des modèles et du génie de l'organisation de Rome... comme la Judée lui avait donné l'éthique du christianisme, et la Grèce la théologie, maintenant Rome lui a donné l'organisation ; tout cela, avec des douzaines de croyances absorbées et rivales, est entré dans la synthèse chrétienne ». (87)

Au quatrième siècle, l'Église a suivi les mêmes voies que l'empire romain. L'empereur Constantin a organisé l'Église en diocèses selon le modèle des zones régionales romaines. (88) (le terme « diocèse » était une limite séculaire qui référait aux divisions administratives plus grandes de l'empire romain.) (89) Plus tard, le pape Grégoire forma le ministère de l'Église entière d'après la réglementation romaine. (90)

Encore une fois Durant déplore, « une fois que le christianisme avait conquis Rome la structure ecclésiastique de l'Église païenne, le titre et les vêtements de cérémonie du maximus pontifex... et l'apparat de la cérémonie immémoriale, passa comme le sang maternel dans la nouvelle religion, et Rome captive captura son conquérant ». (91)

Tout cela était brutalement contraire à la manière de Dieu envers son Église. Quand Jésus est entré dans le drame de l'histoire humaine, il a effacé l'icône professionnelle religieuse aussi bien que la structure de direction hiérarchique. (92) En tant que prolongement de la nature et de la mission du Christ, l'Église primitive était le premier mouvement à « direction-laïque » dans l'histoire. Mais par la mort des apôtres et des hommes qu'ils ont formés, les choses ont commencé à changer. (93)

Depuis cette époque, l'Église de Jésus-Christ a cherché son modèle d'organisation d'Église dans les sociétés dans lesquelles elle était placée. Ceci en dépit de l'avertissement de notre Seigneur qu'il initierait une nouvelle société avec un caractère unique. (94) Dans un contraste saisissant aux dispositions de l'Ancien Testament prises au Mont Sinaï, ni Jésus ni Paul n'ont imposé de modèle d'organisation fixe pour le nouvel Israël.


Constantin et la glorification du clergé

À partir de A.D. 313-325, le christianisme n'était plus une religion de lutte essayant de survivre au gouvernement romain. Elle se dorait au soleil de l'impérialisme, chargée d'argent et de statut. (95) Être chrétien sous le règne de Constantin n'était plus un handicap. C'était un avantage. Il était à la mode de devenir un membre de la religion de l'empereur, et de faire partie du clergé était de recevoir le plus grand des avantages. (96)

Constantin a exalté le clergé. En A.D. 313, il donna au clergé chrétien l'exemption de payer des taxes, ce que les prêtres païens avaient traditionnellement apprécié. (97) Il les a également rendus exempts de l'office public obligatoire et de d'autres fonctions civiques. (98) Ils ont été libérés de poursuite par les cours séculaires et de servir dans l'armée. (99) (Les évêques pouvaient être jugés seulement par la cour d'un évêque, pas par les palais de justice ordinaires.) (100)

Dans toutes ces choses, le clergé a obtenu le statut de classe à part. Constantin était le premier à employer les mots « cléricalisme » et « ecclésiastiques » pour dépeindre une classe sociale plus élevée. (101) Il estimait également que le clergé chrétien méritait les mêmes privilèges que les fonctionnaires gouvernementaux. Ainsi les évêques siégeaient comme juges séculaires. (102)

Les ecclésiastiques reçevaient les mêmes honneurs que les plus hauts fonctionnaires de l'empire romain et même de l'empereur lui-même. (103) Le fait brutal est que Constantin donnait aux évêques de Rome plus de puissance qu'aux gouverneurs romains ! (104) Il a également commandé que le clergé reçoive des allocations annuelles fixes (salaire ministériel) !

Le résultat net de cela était alarmant : Le clergé avait le prestige d'officiers de l'Église, les avantages d'une classe privilégiée, et la puissance d'une riche élite. (105) Il était devenu une classe isolée avec un état civil et un mode de vie séparés. (Le célibat de clergé inclu.) (106)

Ils s'habillaient même et se toilettaient différemment des gens du commun. (107) Les évêques et les prêtres rasaient leurs têtes. Cette pratique connue sous le nom de tonsure vient de la vieille cérémonie romaine de l'adoption. Tous ceux qui avaient des têtes rasées étaient connus en tant que « commis » ou « clergé ». (108) Ils ont également commencé à porter les vêtements des fonctionnaires romains. (109)

Nul ne devrait être surpris que tant de gens aux jours de Constantin aient éprouvé un « appel soudain au ministère ». (110) À leur esprit, être un dirigeant d'Église était devenu plus une carrière qu'une vocation. (111)


Une fausse dichotomie

Sous Constantin, le christianisme a été identifié et honoré par l'état. Ce qui a brouillé la ligne de démarquation entre l'Église et le monde. La foi chrétienne n'était plus une religion de minorité. Au lieu de cela, elle était protégée par l'Empereur. Par conséquent, l'adhésion à l'Église s'est développée rapidement. Un nombre infini de nouveaux convertis étaient faits dont la plupart à peine convertis. Ils ont introduit une grande variété d'idées païennes dans l'Église. Dans les mots de Will Durant, « Tandis que le christianisme convertissait le monde ; le monde convertissait le christianisme, et démontrait le paganisme naturel de l'humanité ». (112)

Comme nous l'avons déjà vu, on commença alors à utiliser la pratique des religions à mystère dans le culte de l'Église. (113) La notion païenne de la dichotomie entre le sacré et le profane réussit à pénétrer la pensée chrétienne. (114) On peut légitimement dire que la distinction entre les classes de clergé/laïcs s'est développée à partir de cette dichotomie même. La vie chrétienne maintenant était divisée en deux parties : Séculaire et spirituelle — sacrée et profane.

Mais vers le quatrième siècle, cette idée fausse était universellement embrassée par les Chrétiens. Elle menait à l'idée profondément confondue qu'il y a des professions sacrées (un appel au « ministère ») et des professions ordinaires (un appel à une « vocation mondaine »). (115) L'historien Philip Schaff décrit correctement ces facteurs comme créant « la sécularisation de l'Église » où « le pur courant du christianisme » (116) était devenu pollué. Prenez note que cette dichotomie erronée vit toujours dans l'esprit de la plupart des croyants aujourd'hui. Mais le concept est païen, non chrétien. Il nie la réalité du Nouveau Testament que la vie quotidienne est sanctifiée par Dieu. (117)

Clément de Rome (mort en l'an 100) a été le premier auteur chrétien à faire une distinction entre le statut des chefs et des non-chefs chrétiens. Il est le premier à employer le terme « laïcs » en opposition aux ministres. (118) Clément prétendait que l'ordre de l'Ancien Testament des prêtres devrait trouver sa réalisation dans l'Église chrétienne. (119)

Tertullien est le premier auteur à employer le terme « clergé » pour se rapporter à une classe séparée de chrétiens. (120) Tertullien et Clément d'Alexandrie (150-215) ont popularisé le terme « clergé » dans leurs écrits. (121)

Vers le troisième siècle, l'écart clergés/laïcs s'est élargi au point de non retour. (122) Les ecclésiastiques étaient les chefs qualifiés de l'Église — les gardiens de l'orthodoxie — des docteurs du peuple. Ils possédaient les dons et les grâces non disponibles au moindre des mortels.

Les laïcs étaient deuxième-classe, des chrétiens non qualifiés. Le grand théologien Karl Barth a correctement dit, « le terme "laïcs" est une des plus mauvaises expressions du vocabulaire de la religion et doit être bani de la conversation chrétienne ». (123)

Les termes « clergé » et « laïcs » n'apparaissent pas dans le Nouveau Testament. (124) Non plus le concept qu'il y ait ceux qui font le ministère (clergé) et ceux à qui le ministère est donné (les laïcs). Ainsi ce que nous avons en Tertullien et les deux Cléments est une rupture claire de la pensée chrétienne du premier siècle où tous les croyants partagent le même statut.

La distinction entre le clergé et le laïc — le pupître et la congrégation appartiennent à l'autre côté de la croix. Avec la Nouvelle Alliance en Christ, le clergé et les laïcs sont supprimés. Il y a seulement le peuple de Dieu.

Avec ces changements de pensée est venu un nouveau vocabulaire. Les chrétiens commencaient à adopter le vocabulaire des cultes païens. Le titre de pontifex (pontife, un titre païen) est devenu un terme commun pour le clergé chrétien au quatrième siècle. Ainsi que « maître de cérémonie », et « grand maître de la loge ». (125) Tout ceci renforca la mystique du clergé en tant que gardien des mystères de Dieu. (126)

Vers le cinquième siècle, la pensée du sacerdoce de tous les croyants avait complètement disparu de l'horizon chrétien. L'accès à Dieu était maintenant commandé par la caste du clergé. Le célibat du cléricalisme commenca à s'imposer. La communion peu fréquente est devenue une habitude régulière des soi-disants laïcs. Le bâtiment d'église était maintenant voilé avec l'encens et la fumée. Les prières du clergé étaient dites dans le secret. Le petit mais profondément significatif écran de séparation entre le clergé et les laïcs était introduit.

En somme, vers la fin du quatrième siècle jusqu'au cinquième, le clergé était devenu une caste sacerdotale — « un groupe élite d'hommes saints ». (127) Ce qui nous mène au sujet épineux de l'ordination.


L'erreur de l'ordination

Au quatrième siècle, la théologie et le ministère étaient le domaine des prêtres. Le travail et la guerre étaient le domaine des laïcs. (128) Quel était le rite de passage dans le royaume sacré du prêtre ? L'Ordination. (129)

Avant que nous n'examinions les racines historiques de l'ordination, voyons comment la direction s'identifiait dans l'Église primitive. Les ouvriers apostoliques (planteurs d'Église) du premier siècle revisitaient une Église après une certaine période. Dans certaines de ces Églises, les ouvriers reconnaîssaient publiquement des anciens. Dans tous les cas, les anciens étaient déjà « en place » avant qu'ils soient publiquement approuvés. (130)

Les anciens émergeaient naturellement dans une Église par le processus du temps. Ils n'étaient pas nommés à un office externe. (131) Au lieu de cela, ils étaient identifiés en vertu de leur ancienneté et contribution à l'Église. Selon le Nouveau Testament, l'identification de certains membres doués est une chose instinctive et organique. (132) Il y a un principe interne chez chaque croyant d'identifier les divers ministères dans l'Église.

De façon saisissante, il y a seulement trois passages dans le Nouveau Testament qui nous indiquent que des anciens étaient publiquement identifiés. Des anciens ont été reconnus dans les Églises de Galatie. Paul a dit à Timothée de reconnaître des anciens dans Éphèse. Il a également dit à Tite de les identifier dans les Églises de Crète.

Les mots « ordonnent » (KJV) dans ces passages ne signifient pas élever au rang d'officiant. (133) Ils portent plutôt l'idée primitive d'approuver, de confirmer, et de montrer ce qui s'était déjà produit. (134) Ils portent également la pensée de la bénédiction. (135) L'identification publique des anciens et d'autres ministères était typiquement accompagnée de l'imposition des mains par les ouvriers apostoliques. (Dans le cas d'ouvriers devant être envoyés, ceci était fait par l'Église ou les anciens.) (136)

Au premier siècle, l'imposition des mains signifiait uniquement l'approbation ou l'affirmation d'une fonction, non pas l'installation dans un office ou l'administration d'un statut spécial. Regrettablement, elle en est venue à signifier exactement cela à la fin du deuxième et au début du troisième siècle. (137)

Au troisième siècle, « l'Ordination » a pris une signification entièrement différente. Elle est devenue un rite chrétien formalisé. (138) Vers le quatrième siècle, la cérémonie de l'ordination a été embellie par des vêtements symboliques et le rituel solennel. (139) L'ordination a produit une caste ecclésiastique qui a usurpé le sacerdoce de la foi.

D'où supposez-vous que les chrétiens aient obtenu leur modèle de l'Ordination ? Ils ont modelé leur cérémonie de l'Ordination d'après la coutume romaine de nommer des hommes à l'office civil. (140) Le processus entier jusqu'aux mots mêmes est venu directement du monde civique romain ! (141)

Vers le quatrième siècle, les termes utilisés pour la nomination à l'office romain et pour l'ordination chrétienne sont devenus synonymes. (142) Quand Constantin a fait du christianisme la religion de choix, les structures de direction d'Église étaient étayées par sanction politique. Les formes du sacerdoce de l'Ancien Testament étaient combinées avec la hiérarchie grecque. (143) Malheureusement, l'Église était bloquée dans cette mouvelle forme, tout comme elle l'est aujourd'hui.

Augustin (293-373) abaissa la barre davantage en enseignant que l'ordination confère « une impression indélébile » sur le prêtre, ce qui l'autorise à accomplir ses fonctions sacerdotales ! (144) Pour Augustin, l'ordination était une possession permanente qui ne pouvait pas être retirée. (145)

L'ordination chrétienne, alors, en est venue à être comprise comme constituant la différence essentielle entre le clergé et les laïcs. Par elle, le clergé était autorisé à administrer les sacrements. On croyait que le prêtre, qui assure le service divin, devrait être le plus parfait et saint de tous les chrétiens. (146)

Grégoire de Nazianzus (329-389) et Chrysostome (347-407) ont élevé la norme tellement haut pour les prêtres que le danger est apparu indistinctement pour eux s'ils ne vivaient pas selon la sainteté de leur service. (147) Selon Chrysostome, le prêtre est comme un ange. Il n'est pas fait de la même substance frêle que le reste des hommes ! (148)

Comment le prêtre devait-il vivre dans un tel état de sainteté pure ? Comment serait-il digne de servir dans « le choeur des anges » ? La réponse était l'Ordination. Par l'Ordination, le courant des grâces divines coulait dans le prêtre, faisant de lui un réceptacle convenable à l'usage de Dieu. Cette idée, également connue sous le nom de « dotation sacerdotale » apparaît premièrement en Grégoire de Nyssa (330-395).

Grégoire soutenait que l'ordination faisait invisiblement mais réellement du prêtre, « un homme différent et meilleur », l'élevant haut au-dessus des laïcs. (149) « La même puissance de la Parole », dit Grégoire, « rend le prêtre vénérable et honorable, séparé... alors qu'hier il était un de la masse, un du peuple, il était soudainement transformé en guide, en président, en docteur de justice, en instructeur des mystères cachés... » (150)

Écoutez les termes d'un document du quatrième siècle : « L'évêque est le ministre de la Parole, le gardien de la connaissance, le médiateur entre Dieu et vous dans plusieurs parties de votre culte divin.... Il est votre directeur et gouverneur.... Il se place juste après Dieu et est votre dieu terrestre, que tu dois honorer ». (151)

Par l'ordination, on accordait au prêtre (ou à l'évêque) des pouvoirs divins particuliers afin d'offrir le sacrifice de la messe. L'ordination faisait de lui également une classe d'hommes complètement séparés et saints ! (152) Les prêtres en sont venus à être identifiés en tant que « curés de Dieu sur la terre ». Ils faisaient partie d'un ordre particulier d'hommes. Un ordre indépendant des prétendus « membres de la congrégation » de l'Église.

Pour démontrer cette différence, le style de vie du prêtre et sa robe étaient différents de celui des laïques. (153) Malheureusement, ce concept de l'Ordination n'a jamais quitté la foi chrétienne. Il est bien vivant dans le christianisme moderne. En fait, si vous vous demandez pourquoi et comment le pasteur moderne en est venu à être ainsi exalté en tant qu'« homme saint de Dieu », ce sont là ses racines.

Eduard Schweizer, dans son oeuvre Church Order in the New Testament, soutient le fait que Paul ne savait rien au sujet d'une Ordination confèrant des pouvoirs ministériels ou cléricals à un chrétien. (154) Les bergers du premier siècle (anciens, surveillants) n'ont reçu rien qui ressemble à l'ordination moderne. Ils n'étaient jamais placés au-dessus du reste du troupeau. Ils étaient ceux qui servent parmi eux. (155)

Les anciens du premier siècle étaient uniquement approuvés publiquement par les ouvriers extérieurs en tant que ceux qui prenaient soin de l'Église. Une telle reconnaissance était uniquement l'identification d'une fonction. Elle ne conférait pas de pouvoirs particuliers. Ni n'était une possession permanente comme Augustin le croyait.

La pratique moderne de l'ordination crée une caste spéciale de chrétien. Que ce soit le prêtre dans le catholicisme ou le pasteur dans le protestantisme, le résultat est identique : Le ministère le plus important est réservé à quelques croyants « spéciaux ».

Une telle idée est aussi préjudiciable qu'elle est non scripturale. Le Nouveau Testament nulle part ne limite de prêcher, baptiser, ou distribuer le Repas du Seigneur aux « ordonnés ». (156) L'éminent érudit James D.G. Dunn le dit bien quand il dit que la tradition de clergé-laïcs a fait plus pour miner l'autorité du Nouveau Testament que la plupart des hérésies ! (157)

Puisque l'office d'Église pouvait seulement être obtenu par le rite de l'ordination, la puissance d'ordonner est devenue la question cruciale en ce qui concerne l'autorité religieuse. Le contexte biblique a été perdu. Et des méthodes de « preuve contextuelle » ont été employées pour justifier la hiérarchie clergé/laïcs. (158) Le croyant ordinaire, généralement inculte et ignorant, était à la mercie d'un clergé professionnel ! (159)


La Réforme

Les réformateurs du XVIième siècle ont remis le sacerdoce catholique brusquement en question. Ils ont attaqué l'idée que le prêtre possédait des pouvoirs particuliers pour convertir le vin en sang. Ils ont rejeté la succession apostolique. Ils ont encouragé le clergé à se marier. Ils ont mis à jour la liturgie pour donner à l'assemblée plus de participation. Ils ont également supprimé l'office de l'évêque et ont réduit le prêtre à un ancien. (160)

Malheureusement, les réformateurs ont importé la distinction catholique clergé/laïcs directement dans le mouvement protestant. Ils ont également gardé l'idée catholique de l'ordination. (161) Bien qu'ils aient supprimé l'office de l'évêque, ils ont ressuscité la règle de l'évêque unique, le revêtant d'une nouvelle tenue.

Le cri de ralliement de la Réforme était la restauration du sacerdoce de tous les croyants. Cependant, cette restauration était seulement partielle. Luther (1483-1546), Calvin (1509-1564), et Zwingli (1484-1531) affirmaient le sacerdoce du croyant en ce qui concerne sa relation individuelle avec Dieu. Ils ont correctement enseigné que chaque chrétien avait l'accès direct à Dieu sans le besoin d'un médiateur humain. C'était une restauration merveilleuse, mais partielle.

Ce que les réformateurs n'ont pas fait était de récupérer la dimension Corporative du sacerdoce des croyants. Ils ont reconstitué la doctrine du sacerdoce des croyants, seulement en tant que relative au salut. Mais ils ne l'ont pas reconstitué ecclesiologiquement — c'est-à-dire, en rapport avec l'Église. (162)

En d'autres termes, les réformateurs ont seulement rétabli le sacerdoce du croyant (singulier). Ils nous ont rappelés que chaque chrétien avait un accès individuel et immédiat à Dieu. Aussi merveilleux que cela puisse être, ils n'ont pas récupéré le sacerdoce de tous les croyants (pluriel collectif). C'est la vérité bénie que chaque chrétien fait partie d'une communauté qui partage la Parole de Dieu ensemble. (Ce sont les Anabaptistes qui ont rapatrié cette pratique. Regrettablement, ce rétablissement était l'une des raisons pour lesquelles les épées protestantes et catholiques étaient rouges du sang Anabaptiste.) (163)

Tandis que les réformateurs s'opposaient au pape et à sa hiérarchie religieuse, ils se tenaient toujours la vue étroite du ministère qu'ils avaient hérité. Ils croyaient que le « ministère » était une institution réservée pour les peu qui « sont appelés » et « ordonnés ». (164) Les réformateurs soutenaient toujours ainsi la disparité clergé-laïcs. Seulement dans leur rhétorique, ils déclarent que tous les croyants étaient des prêtres et des ministres. Dans leur pratique, ils l'ont niée. Ainsi après que la poussière de la Réforme se soit dégagée, nous sommes revenus à ce que les catholiques nous avaient légué — le sacerdoce sélectif !

Luther tenait à l'idée que ceux qui prêchent devaient nécessairement être particulièrement formés. (165) Comme les catholiques, les réformateurs soutenaient que seulement « le ministre ordonné » pouvait prêcher, baptiser, et diriger le Repas du Seigneur. (166) En conséquence, l'ordination a donné au ministre une aura spéciale de faveur divine qui ne pouvait remettre en cause.

Tragiquement, Luther et les autres réformateurs ont violemment dénoncé les Anabaptistes pour la pratique du ministère de chaque membre dans l'Église. (167) L'Anabaptiste croyait qu'il était de droit de chaque chrétien de se lever et parler lors d'une réunion. Ce n'était pas le domaine du clergé. Luther était ainsi opposé à cette pratique qu'il disait venir « du puits de l'enfer » et ceux qui étaient coupables devraient être mis à mort ! (168) (voyez votre héritage cher Chrétien Protestant !)

En bref, les réformateurs ont maintenu l'idée que l'ordination était la clef de la puissance dans l'Église. C'était le devoir du ministre ordonné de donner la révélation de Dieu à son peuple. (169) Et il était payé pour ce rôle.

Comme le prêtre catholique, le ministre reformé était considéré par l'Église comme « l'homme de Dieu » le médiateur payé entre Dieu et son peuple. (170) Pas un médiateur pour pardonner les péchés, mais un médiateur pour communiquer la volonté divine. (171) Ainsi dans le protestantisme un ancien problème a pris une nouvelle forme. Le jargon a changé, mais le poison est resté.


Du prêtre au pasteur

Jean Calvin n'aimait pas le terme « prêtre » pour se référer à des ministres. (172) Il préférait le terme « pasteur ». (173) Dans l'esprit de Calvin, « pasteur » était le terme le plus élevé pour désigner le ministère. Il l'aimait parce que la Bible s'est rapportée à Jésus-Christ, comme « le grand berger des brebis » (Hébreux 13:20). (174) Ironiquement, Calvin a cru qu'il reconstituait l'évêque du Nouveau Testament (episkopos) en la personne du pasteur ! (175)

Luther non plus n'aimait pas le terme « prêtre » pour définir les nouveaux ministres protestants. Il écrit, « nous ne pouvons ni devons donner le titre de prêtre à ceux qui sont responsables de la Parole et du sacrement parmi le peuple. La raison pour laquelle il est appelé prêtre est la coutume des peuple païens ou comme vestige de la nation juive. Le résultat est nuisible à l'Église ». (176) Ainsi il a aussi adopté les termes « prédicateur », « ministre », et « pasteur » pour se référer à ce nouvel office.

Zwingli et Martin Bucer (1491-1551) ont également favorisé le terme « pasteur ». Ils ont écrit des traités populaires là-dessus. (177) En conséquence, le terme commença à imprégner les Églises de la Réforme. (178) Cependant, étant donné leur obsession pour la prédication, le terme préféré des réformateurs pour le ministre était « prédicateur ». (179) C'était aussi que les gens du commun les appelaient généralement. (180)

Ce n'est pas avant le XVIIIième siècle que le terme « pasteur » a hérité de l'utilisation commune, éclipsant « prédicateur » et « ministre ». (181) Cette influence est venue du Piétiste luthérien. (182) Depuis lors le terme s'est répandu dans le christianisme traditionnel. (183)

Néanmoins, les réformateurs ont élevé le pasteur pour en faire le chef et la tête de l'Église. Selon Calvin, « l'office pastoral est nécessaire pour préserver l'Église sur terre d'une plus grande manière que le soleil, la nourriture, et la boisson sont nécessaires pour nourrir et soutenir la vie actuelle ». (184)

Les réformateurs croyaient que le pasteur possédait la puissance et l'autorité divines. Il ne parle pas en son propre nom, mais au nom de Dieu. Calvin a renforcé la supériorité du pasteur en considérant les actions de mépris ou de ridicule envers le ministre en tant qu'offenses publiques sérieuses. (185)

Ce n'est pas du tout surprenant quand vous réalisez de quel modèle Calvin s'est servi pour le ministère. Il n'a pas considéré l'Église de l'âge apostolique. (186) Au lieu de cela, il s'est servi du modèle la règle de l'évêque unique du deuxième siècle ! Cela vaut aussi bien pour les autres réformateurs. (187)

L'ironie ici est que Jean Calvin reprochait à l'Église catholique d'avoir établi ses pratiques sur « des inventions humaines » plutôt que sur la Bible. (188) Mais Calvin a fait la même chose ! À cet égard, les protestants sont aussi coupables que les catholiques. Les deux dénominations basent leurs pratiques sur la tradition humaine.

Calvin enseignait que la prédication de la Parole de Dieu et l'administration appropriée des sacrements sont les signes d'une vraie Église. (189) Dans sa pensée, la prédication, le baptême, et l'eucharistie devaient être célébrés par le pasteur et non par l'assemblée. (190) Pour tous les réformateurs, la fonction primaire d'un ministre est la prêche. (191)

Comme Calvin, Luther a également fait du pasteur un office séparé et exalté. Tandis qu'il arguait que les clefs du royaume appartenaient à tous les croyants, Luther a confiné leur utilisation à ceux qui tenaient des offices dans l'Église. (192) « Nous sommes tous prêtres », avait dit Luther, « autant que nous sommes des chrétiens, mais ceux que nous appelons prêtres sont des ministres choisis parmi nous pour agir en notre nom, et leur sacerdoce est notre ministère. » (193)

Malheureusement, Luther a cru que tous sont dans le sacerdoce, mais pas tous peuvent exercer le sacerdoce. (194) C'est du sacerdotalisme, pur et simple. Luther s'est séparé du camp catholique du fait qu'il rejetait un sacerdoce de sacrifice. Mais à sa place, il a cru que le ministère de la Parole de Dieu appartenait à un ordre exclusif. (195)

Lisez bien ces quelques déclarations typiques de Luther dans son exaltation du pasteur : « Dieu parle par le prédicateur... un prédicateur chrétien est un ministre de Dieu mis à part, oui, il est un ange de Dieu, un évêque envoyé par Dieu, un sauveur de beaucoup de gens, un roi et prince dans le royaume du Christ... là n'est rien de plus précieux ou plus noble sur terre et dans cette vie qu'un pasteur ou un prédicateur vrai et fidèle ». (196)

Il dit aussi, « nous ne devrions pas permettre à notre pasteur de dire les Paroles du Christ tout seul comme s'il les disait pour lui-même ; plutôt, il est la bouche de tous et nous les disons avec lui dans nos coeurs.... C'est une chose merveilleuse que la bouche de chaque pasteur soit la bouche du Christ, donc vous devez écouter le pasteur pas en tant qu'homme, mais comme Dieu ». (197) Vous pouvez entendre l'écho d'Ignace résonner dans les paroles de Luther.

Ces idées ont corrompu la perception de Luther de l'Église. Il pensait qu'elle n'était d'autre qu'une station de prédication. « L'assemblée chrétienne », a dit Luther, « ne devrait jamais se réunir à moins que la Parole de Dieu soit prêchée et la prière dite, peut importe la durée ». (198) Luther a cru que l'Église était uniquement une réunion du peuple qui écoute la prédication. Pour cette raison, il a appelé l'édifice d'Église Mundhaus, qui signifie une bouche ou une maison de discours ! (199) Il a également fait cette déclaration : « Les oreilles sont les seuls organes d'un chrétien ». (200)

Cher Chrétiens Protestants, voyez vos racines !


La cure des âmes

Calvin et Luther partagaient l'opinion que les deux fonctions principales du pasteur étaient la proclamation de la Parole (prédication) et la célébration de l'eucharistie (communion). Mais Calvin a ajouté un troisième élément. Il a souligné que le pasteur avait un devoir de prodiguer la cure à l'assemblée. (201) Cette pratique est connu comme la « cure des âmes ».

La « cure des âmes » vient des quatrième et cinquième siècles. (202) Nous la trouvons dans l'enseignement de Grégoire de Nazianzus. Grégoire appelait l'évêque un — « pasteur » un médecin des âmes qui diagnostique les maladies de son patient et prescrit la médecine ou le couteau. (203)

Les premiers disciples de Luther ont également pratiqué la cure des âmes. (204) Mais dans la Genève de Calvin, elle a été élevée à une forme d'art. Chaque pasteur et ancien étaient requis de visiter les maisons des membres de leur congrégation. On a également observé des visites régulières aux malades et aux prisonniers. (205)

Pour Calvin et Bucer, le pasteur n'était pas uniquement un prédicateur et un distributeur des sacrements. Il était la « cure des âmes » ou le « curé ». Sa tâche était d'apporter le soin, la cure, et compassion au peuple souffrant de Dieu. (206)

Cette idée vit dans le monde protestant aujourd'hui. On le voit aisément dans les concepts modernes « de soin pastoral », « consultation pastorale », et « la pseudopsycho chrétienne ». Dans l'Église moderne, le fardeau d'un tel soin tombe sur les épaules d'un seul homme : le pasteur. (Au premier siècle, il incombait à l'Église entière et à un groupe d'hommes chevronnés appelés « anciens ».) (207)


La primauté du pasteur

En bref, la Réforme protestante a frappé un coup au sacerdotalism catholique. Mais ce n'était pas un coup mortel. Les réformateurs maintenaient toujours la règle de l'évêque unique. Elle a uniquement subi un changement sémantique. Le pasteur va maintenant jouer le rôle de l'évêque. Il en est venu à être considéré comme la Tête locale, un principal ancien de l'Église. (208) Comme le dit un auteur, « dans le protestantisme, les prédicateurs tendent à être les porte-paroles et les représentants de l'Église et l'Église est souvent l'Église du prédicateur. C'est un grand danger et menace à la religion chrétienne, non sans relation au cléricalisme ». (209)

Les Réformes faites par les réformateurs n'étaient pas assez radicales pour détourner la marée enclenchée par Ignace et Cyprien. La Réforme a embrassé la structure hiérarchique catholique avec une acceptation irréfléchie. Elle a également maintenu la distinction non scripturale entre ordonné et non ordonné.

Dans leur rhétorique, les réformateurs ont décrié la séparation clergé-laïcs. Mais, dans leur pratique, ils l'ont entièrement maintenue. Comme Kevin Giles l'indique, « les différences entre le clergé catholique et protestant ont été brouillées dans la pratique et la théologie. Dans les deux genres d'Églises, le clergé était une classe à part ; dans les deux, leur statut spécial reposait sur des initiatives divines (négociées de différentes manières) ; et dans les deux, certaines fonctions leur étaient réservées ». (210)

La longue tradition post-biblique de la règle de l'évêque unique (maintenant incorporée dans le pasteur) règne toujours dans l'Église protestante d'aujourd'hui. Puisque la ligne de démarcation clergés/laïcs est gravée dans la pierre, il existe des pressions psychologiques énormes qui obligent le prétendu peuple à estimer que le ministère est la responsabilité du pasteur. « C'est son travail. Il est l'expert », telle est la pensée.

Le terme du Nouveau Testament pour ministre est diakonos. Il signifie « serviteur ». Mais ce mot a été prostitué parce que les hommes ont professionnalisé le ministère. Nous avons pris le mot « ministre » et l'avons superposé avec le pasteur sans justification scripturale quelquonque. De manière semblable, nous avons superposé la prédication et le ministère avec le sermon de pupitre. Encore, sans justification biblique.

D'après la tendance de Calvin et de Luther, les auteurs puritains Jean Owen (1616-1683) et Thomas Goodwin (1600-1680) ont élevé le Pastorat comme l'utilitaire unique et permanent dans la maison de Dieu. (211) Owen et Goodwin ont influencé les puritains à focaliser toute l'autorité dans le rôle pastoral. (212) Selon eux, le pasteur a reçu « la puissance des clefs ». Lui seul est ordonné pour prêcher, (213) administrer les sacrements, (214) lire les Écritures publiquement, (215) et compétent dans les langues bibliques originales, aussi bien que la logique et la philosophie.

Les réformateurs et les puritains ont tous deux retenus l'idée que les ministres de Dieu doivent être des professionnels compétents. Par conséquent, les pasteurs doivent avoir la formation scolaire spécialisée pour remplir leur office. (216)

Tous ces éléments expliquent comment et pourquoi le pasteur est maintenant traité comme une classe d'élite... un chrétien exceptionnel... quelqu'un à vénérer (par conséquent le titre « révérend »). Le pasteur et son pupitre prédominent sur le culte protestant. (217)


Comment le pasteur détruit la vie du Corps

Maintenant que nous avons déterré les racines du pasteur moderne, tournons notre attention sur les effets pratiques qu'un pasteur produit sur le peuple de Dieu.

La distinction non scripturale de clergé/laïc a fait un mal incalculable au Corps du Christ. Elle a divisé la communauté en croyants de première et deuxième classe. La dichotomie clergé/laïc perpétue une fausseté terrible. À savoir, que quelques chrétiens sont plus privilégiés que d'autres pour servir le Seigneur.

Notre ignorance de l'histoire de l'Église nous a aveuglément volé une grande partie de notre héritage collectif. Le ministère individuel est entièrement étranger au Nouveau Testament, pourtant nous l'embrassons tandis qu'il suffoque notre fonctionnement. Nous sommes des pierres vivantes, non mortes. Cependant, l'office pastoral nous a transformés en pierres qui ne respirent pas.

Permettez-moi de devenir personnel. L'office pastoral vous a volé votre droit de fonctionner comme membre du Corps du Christ ! Il a fermé votre bouche et vous a attaché à un siège. Il a tordu la réalité du Corps, faisant du pasteur une bouche géante et vous une oreille minuscule. (218) Il vous a rendu spectateur muet à peine compétent à prendre des notes de sermon et à passer un plateau pour l'offrande !

Mais ce n'est pas tout. L'office pastoral moderne a renversé la pensée principale de la lettre aux Hébreux — la fin de l'Ancien sacerdoce. Il a rendu inefficace l'enseignement de 1 Corinthiens 12:14, que chaque membre a le droit et le privilège du service lors d'une réunion d'Église. Il a vidé le message de 1 Pierre 2 qui révèle que chaque frère et soeur est un prêtre dans le service.

Un prêtre en service ne signifie pas que vous pouvez seulement exécuter des formes pincées de ministère comme nommer des cantiques de votre siège, lever les mains pendant le culte, avoir l'air transparents, ou enseigner une classe d'école du dimanche. Ce n'est pas l'idée du ministère du Nouveau Testament. Ce sont là seulement des aides pour le ministère du pasteur ! Comme un disciple l'a dit, « beaucoup de cultes protestants, jusqu'à aujourd'hui ont également été infectés par une tendance accablante de considérer le culte comme le travail du pasteur (et peut-être du choeur) avec la majorité des laïcs ayant très peu à faire sauf pour chanter quelques hymnes et pour écouter d'une manière pieuse et attentive ». (219)

Nous traitons le pasteur comme s'il était l'expert professionnel. Nous nous attendons à ce que les docteurs et les ministres nous servent, pas pour nous apprendre à servir les autres. Et pourquoi ? Parce qu'ils sont les experts. Ils sont les professionnels qualifiés. Malheureusement, nous considérons le pasteur de la même manière. Toute cette manière de faire s'élève contre le fait que chaque croyant est un prêtre, non seulement devant Dieu, mais les uns envers les autres.

Mais il y a quelque chose d'autre. Le Pastorat moderne rivalise contre l'Autorité fonctionnelle du Christ dans son Église. Il tient d'une manière illégitime la place unique de la centralité et de l'Autorité parmi le peuple de Dieu, une place réservée seulement pour la Personne du Seigneur Jésus. Jésus-Christ est le seul chef sur l'Église et le mot final. (220) Par son office, le pasteur déplace et supplante l'Autorité du Christ en s'établissant comme tête humaine de l'Église.

Pour cette raison, rien ne gêne autant la réalisation du but éternel de Dieu que le rôle pastoral moderne. Pourquoi ? Parce que ce but est de visiblement manifester l'Autorité du Christ dans l'Église par le libre fonctionnement de chaque membre du Corps. Tant et aussi longtemps que l'office pastoral demeure, vous ne serez jamais témoins d'une telle manifestation.


Comment le pasteur se détruit lui-même

Le pasteur moderne non seulement endommage le peuple de Dieu, il s'endommage lui-même. L'office pastoral a l'habitude de gaspiller tout ce qui lui tombe entre les mains. La dépression, l'épuisement, le stress, et la dépression émotive sont terriblement élevés parmi les pasteurs. À l'heure où l'on se parle, il y a censément plus de 500 000 pasteurs servant des Églises aux États-Unis. (221) De ce nombre, considèrez les statistiques suivantes qui mettent à nu le danger mortel de l'office pastoral :

94% ressentent la pression d'avoir une famille idéale.
90% travaillent plus de 46 heures par semaine.
81% ont du temps insuffisant avec leurs conjoints.
80% croient que le ministère pastoral affecte leur famille négativement.
70% n'ont personne qu'ils considèrent comme ami intime.
70% ont l'estime de soi inférieur à quand ils ont débuté le ministère.
50% se sentent incapables de satisfaire les besoins du travail. (222)
80% sont découragés ou traitent la dépression.
40%+ rapportent qu'ils souffrent d'épuisement, de programmes effrénés, et d'espérances peu réalistes. (223)
33% considèrent le ministère pastoral un risque pure pour la famille. (224)
33% ont sérieusement considéré laisser leur position dans la dernière année. (225)
40% des démissions pastorales sont dû à l'épuisement. (226)

On s'attend à ce que la plupart des pasteurs jonglent 16 tâches principales à la fois. (227) Et la plupart s'effondrent sous la pression. Pour cette raison, 1600 ministres dans toutes les dénominations à travers les États-Unis sont remerciés ou forcés de démissionner chaque mois. (228) Au cours des 20 dernières années, la durée moyenne d'un pastorat a diminué de sept ans à seulement deux ans ! (229)

Malheureusement, peu de pasteurs ont fait la relation pour découvrir que c'est leur office qui cause cette turbulence fondamentale. (230) À vrai dire : Jésus-Christ n'a jamais eu l'intention que personne ne porte tous les chapeaux ! Il n'a jamais eu l'intention que qui que ce soit ne porte une telle charge.

Les exigences du pastorat sont écrasantes. Tellement qu'elles exténueront n'importe quel mortel. Imaginez un moment que vous travaillez pour une compagnie qui vous paye sur la base de la façon dont vous incitez vos gens à se sentir ? Et si votre salaire dépendait de la façon dont vous les divertissez, sur votre convivialité, sur la popularité de votre épouse et de vos enfants, sur la façon dont ils s'habillent, et sur la perfection de votre comportement ?

Pouvez-vous imaginer le stress non mitigé que ça vous causerait ? Pouvez-vous voir comment une telle pression vous forcerait à jouer un role prétentieux pour garder votre puissance, votre prestige, et votre sécurité d'emploi ? (Pour cette raison, la plupart des pasteurs sont imperméables à recevoir tout genre d'aide.)

La profession pastorale dicte des normes de direction comme n'importe quelle autre profession, que ce soit docteur, médecin, ou avocat. La profession dicte comment les pasteurs doivent s'habiller, parler, et agir. C'est l'une des raisons principales pour lesquelles beaucoup de pasteurs vivent des vies très artificielles.

À cet égard, le rôle pastoral stimule la malhonnêteté. Les membres d'une congrégation s'attendent à ce que leur pasteur soit toujours gai, disponible à l'appel du moment, jamais irrité, jamais amer, qu'il ait une famille parfaitement disciplinée, et soit complètement spirituel à tout moment. (231) Les pasteurs jouent ce rôle comme des acteurs dans un drame grec. Ce qui explique le changement étrange de voix quand la plupart des pasteurs prient. Ce qui explique aussi la manière pieuse quand ils joignent les mains. La manière unique qu'ils disent « le Seigneur » (typiquement prononcé « le Seignur »). Et la manière spéciale qu'ils s'habillent. (232)

Toutes ces choses sont en grande partie de la poudre aux yeux — vides de toute réalité spirituelle. La plupart des pasteurs ne peuvent pas rester dans leur office sans être corrompu à un certain niveau. La puissance-politique endémique de l'office est un problème énorme qui isole bon nombre d'entre eux et empoisonne leur rapport avec les autres.

Dans un article perspicace destiné aux pasteurs intitulé : « Preventing Clergy Burnout », l'auteur suggère quelque chose qui effraye. Son conseil aux pasteurs nous donne un coup d'oeil clair dans la puissance-politique qui est assortie au pastorat. (233) Il implore les pasteurs « d'avoir communion avec le clergé d'autres dénominations. Ces personnes ne peuvent pas vous nuire ecclésiastiquement, parce qu'elles ne sont pas de votre cercle officiel. Il n'y a aucune contrainte politique qu'elles ne peuvent tirer pour vous défaire ». (234)

La solitude professionnelle est un autre virus qui fonctionne largement parmi des pasteurs. La peste de la solitude conduit quelques ministres dans d'autres carrières. Elle en conduit d'autres vers des destins plus cruels. (235)

Toutes ces pathologies trouvent leur racine dans l'histoire du pastorat. Il est « seul au sommet » parce que Dieu n'a jamais eu l'intention pour que n'importe qui soit au sommet excepté son Fils ! En effet, le pasteur moderne essaye d'accomplir les 58 exhortations du Nouveau Testament tout seul et qui devraient être partagées mutuellement « les uns les autres » par les croyants. (236) Ce n'est donc pas surprenant que la plupart d'entre eux soient écrasés par le poids. (237)


Conclusion

Le pasteur moderne est l'élément du christianisme moderne le moins remis en question. Pourtant il n'a pas un iota dans les Écritures pour démontrer son existence ni une feuille de figuier pour le couvrir !

Plutôt, le pasteur moderne a été créé à partir de la règle de l'évêque unique d'abord engendrée par Ignace et Cyprien. L'évêque s'est transformé en presbitre local. Au Moyen-Âge, le prêtre s'est développé en prêtre catholique. Pendant la Réforme, il a été transformé en « prédicateur », « le ministre », et finalement « en pasteur » l'homme sur qui tout le protestantisme s'accroche. Pour rédiger tout cela à une seule phrase : Le pasteur protestant n'est rien d'autre qu'un prêtre catholique légèrement reformé !

Les prêtres catholiques avaient sept fonctions à l'heure de la Réforme : Prédication, les sacrements, prières pour le troupeau, une vie pieuse, discipline, rites d'Église, soutient aux pauvres, et visite aux malades. (238) Le pasteur protestant se charge de toutes ces responsabilités en plus de bénir parfois des événements civiques.

Le célèbre poète Jean Milton a dit : Le « nouveau prêtre n'est rien d'autre que l'ancien agrandi ! » (239) Ce qui veut dire : Le pasteur moderne n'est rien d'autre que l'ancien prêtre écrit dans de plus grandes lettres !

Je me suis accompli à l'université de la Bible. Je suis allé au séminaire et je me suis accompli dans la seule chose qu'ils enseignent là : le ministère professionnel. Quand j'ai reçu mon diplôme, je me suis rendu compte que je pouvais parler latin, grec, et hébreu, et la seule chose sur terre pour laquelle j'étais qualifié était d'être pape. Mais quelqu'un d'autre occupait déjà le poste.

Pasteur anonyme



Notes

1 Je mets l'accent sur le mot « pasteur » dans ce chapitre pour attirer l'attention sur l'office plutôt que sur la personne qui l'accomplit.
2 La plupart des hommes et femmes qui deviennent des pasteurs n'ont jamais considéré les racines de cet office. On ne leur a jamais offert d'autre alternative pour servir Dieu. Ce qui, en effet, est une tragédie terrible. (Voyez la poésie de Calf-Path à la page 31.) Néanmoins, bien que leur office soit sans mérite scriptural, les pasteurs souvent aident le peuple. Mais ils aident le peuple en dépit de leur office, pas à cause de celui-ci.
3 Le dérivé du mot poimen est employé dans les Actes 20:28 et 1 Pierre 5:2-3.
4 Il y a autant de support biblique pour pasteur qu'il y en a pour le baptême pour les morts. Tous les deux sont mentionnés seulement une fois dans la Bible entière ! (1 Corinthiens 15:29).
5 Le Nouveau Testament n'emploie jamais les mots grecs séculaires des autorités civiles et religieuses pour dépeindre des ministres dans l'Église. De plus, quoique la plupart des auteurs du Nouveau Testament aient été trempés dans le système sacerdotal juif de l'Ancien Testament, ils n'emploient jamais le mot hiereus (prêtre) pour se référer au ministère chrétien. L'ordination à l'office présuppose un rôle statique et défini de direction d'Église qui n'a pas existé dans les Églises apostoliques. Marjorie Warkentin, l'Ordination : Marjorie Warkentin, Ordination : A Biblical-Historical View (Grand Rapids : Eerdmans, 1982), pp. 160-161, 166 ; Who is Your Covering ? Chapitres 1-3.
6 il y a des hommes qui donneraient leurs dents pour être appelés « pasteur » ou « révérend ». Les termes de Job viennent à l'esprit : « Je n'aurai point égard à l'apparence, et je ne flatterai personne ; 22 Car je ne sais pas flatter : Mon créateur m'enlèverait bien vite. Job 32:21-22).
7 Apocalypse 1:6; 5:10; 20:6. Chaque croyant est un prêtre selon le Nouveau Testament. R. Paul Stevens, The Other Six Days : Vocation, Work, and Ministry in Biblical Perspective (Grand Rapids : Eerdmans, 1999), pp. 173-181.
8 Hanson, Christian Priesthood Examined (Guildford and London : Lutterworth Press, 1979), pp. 34-35
9 Ce mot est l'épellation dans les lettres anglaises du mot grec pour « ancien » (des presbuteros).
10 Les termes « surveillants » et « serviteurs » furent plus tard ecclésiastisés dans les mots « évêques » et « diacres » (M. Smith, From Christ to Constantine, Downer's Grove : InterVarsity Press, 1971, p. 32).
11 Rethinking the Wineskin, Chapitres 5-6 ; Who is Your Covering ?, Chapitres 1-2.
12 Le « christianisme... a pris l'exemple des religions païennes que la plupart des hommes trouvent difficile de comprendre ou d'approcher Dieu sans l'aide d'un homme qui dans un certain sens représente Dieu, le représente, et se sent appelé pour se consacrer à ce ministère représentatif » (Christian Priesthood Examined, p. 100).
13 La marque de distinction de toute religion est un sacerdoce humain séparé.
14 Walter Klassen, "New Presbyter is Old Priest Writ Large", Concern 17, 1969, p. 5. Voir aussi : W. Klassen, J.L. Burkholder, and Jean Yoder, The Relation of Elders to the Priesthood of Believers (Washington : Sojourner's Book Service, 1969).
15 Nombres 11:26-28.
16 Exode 20:19.
17 1 Samuel 8:19.
18 3 Jean 1:9-10.
19 F.W. Grant, Nicolaitanism or the Rise and Growth of Clerisy (Bedford : MWTB), pp. 3-6. Les mots grecs de nicolaitane veut dire « conquérant du peuple ». Le mot Nikos veut dire « conquérir » et le Laos signifie « le peuple ». Grant croit que les Nicolaïtes sont ceux qui font des « laïcs » du peuple de Dieu en élevant un « clergé » qui règne sur lui. Voir également Alexander Hay, What Is Wrong in the Church ?, p. 54.
20 D.G. Dunn, New Testament Theology in Dialogue (Philadelphia : Westminster Press, 1987), pp. 123, 127-129
21 Dans les écrits des premiers Pères de l'Église, les mots « berger », « surveillants », et « ancien » sont toujours employés l'un pour l'autre, de même que dans le Nouveau Testament. F.F. Bruce, « que le language du nouveau Testament ne nous permette pas de faire une distinction entre le mot grec traduit « l'évêque » (episkopos) et celui traduit « ancien » (presbyteros) n'a pas besoin d'être discuté longuement. Paul pouvait s'adresser aux anciens de l'Église d'Éphèse en tant que ceux que l'Esprit Saint avait fait évêques. Plus tard, dans les épîtres pastorales (celles à Timothée et à Tite), les deux termes semblent toujours être employés l'un pour l'autre » (The Spreading Flame, Grand Rapids : Eerdmans, 1958, p. 65). En fait, les évêques, les anciens, et les bergers (toujours dans le pluriel) continuent à être considérés comme identiques dans les écritures de 1 Clément, du Didache, et Hermas. Ils étaient considérés comme identiques jusqu'au début du deuxième siècle. Voyez également James Mackinnon, Calvin and the Reformation (New York : Russell & Russell, 1962), pp. 80-81 ; Everett Ferguson, Early Christians Speak : Faith and Life in the First Three Centuries (Abilene : A.C.U. Press, Third Edition, 1999), pp. 169.
22 Voir le chapitre 5 de Who is Your Covering ? pour des détails.
23 1 Corinthiens 11:1; 2 Thessaloniciens 3:9; 1 Timothée 4:12; 1 Pierre 5:3.
24 Early Christians Speak, P. 173.
25 Spreading Flame, pp. 66-67.
26 Ces citations apparaissent dans les lettres d'Ignace aux Églises d'Asie mineure. Early Christian Writings : The Apostolic Fathers (New York : Dorset Press, 1968), pp. 75-123.
27 Edwin Hatch, The Organization of the Early Christian Churches (London : Longmans, Green, and Co., 1895), p. 185. p. 106 ; Early Christian Writings : The Apostolic Fathers, Le livre de Hatch prouve que l'évolution progressive de l'organisation de l'Église et de divers éléments de cette organisation ont été empruntés à la société Greco-Romaine.
28 Edwin Hatch, The Organization of the Early Christian Churches (London : Longmans, Green, and Co., 1895), p. 185. p. 106 ; Early Christian Writings : The Apostolic Fathers, Le livre de Hatch prouve que l'évolution progressive de l'organisation de l'Église et de divers éléments de cette organisation ont été empruntés à la société Greco-Romaine.
29 Alastair Campbell, The Elders : Seniority Within Earliest Christianity (Clark T & T, 1994) p. 229.
30 The Organization of the Early Christian Churches, p. 124.
31 Ibid., p. 100
32 Kenneth Strand, "The Rise of the Monarchical Episcopate", in Three Essays on Church History (Ann Arbor : Braun-Brumfield, 1967) ; Ordination : A Biblical-Historical View, p. 175.
33 Christian Priesthood Examined, p. 69 ; Early Christian Writings : The Apostolic Fathers, pp. 63-72.
34 The Spreading Flame, pp. 66-69 ; H. Richard Niebuhr and Daniel D. Williams, ed. The Ministry in Historical Perspectives (San Francisco : Harper and Row Publishers, 1956), pp. 23-25. Quand Ignace écrivit ses lettres, la règle de l'évêque unique était pratiquée dans des villes asiatiques telles qu'Éphèse, Philadelphie, Magnésie, et Smyrne. Mais elle n'avait pas encore atteint la Grèce ou l'ouest, tel que Rome. Il s'avère que la règle de l'évêque unique s'est déplacée en direction de l'ouest de Syrie à travers l'empire.
35 Christian Priesthood Examined, p. 67 ; The Spreading Flame, p. 69. The Christian Ministry de J.B. Lightfoot est l'explication la plus satisfaisante de l'évidence historique de la façon dont l'évêque s'est graduellement développé hors du presbytère (des anciens).
36 The Ministry in Historical Perspectives, p. 25.
37 S.L. Greenslade, Shepherding the Flock, p. 8.
38 Christian Priesthood Examined, p. 68.
39 Edwin Hatch, The Growth of Church Institutions (Hodder and Stoughton, 1895), p. 35.
40 James F. White, Protestant Worship and Church Architecture (New York : Oxford University Press, 1964), pp. 65-66.
41 The Early Christian Church, p. 92. Pour une brève synthèse de la façon dont le clergé s'est développé, voyez The Other Six Days, pp. 39-48.
42 St. Cyprian of Carthage (ComeAndSeeIcons.com).
43 James Hastings Nichols, Corporate Worship in the Reformed Tradition (Philadelphia : The Westminster Press, 1968), p. 25.
44 Early Christians Speak, P. 168. Cyprien normalement appelait l'évêque « sacerdos », qui est latin pour « prêtre ». Le language sacerdotale pris de l'Ancien Testament pour définir des offices d'Église fut rapidement propagé (Ordination : A Biblical-Historical View, p. 177 ; From Christ to Constantine, p. 136). J.B. Lightfoot a écrit que « l'aspect sacerdotal du ministère est l'un des phénomènes les plus saisissants et les plus importants dans l'histoire de l'Église » (J.B. Lightfoot, Saint Paul's Epistle to the Philippians, London : Macmillian & Co, 1888, p. 144).
45 Christian Priesthood Examined, pp 35, 95. Il n'y a aucune évidence que quiconque ait pensé aux ministres chrétiens comme prêtres avant l'année A.D. 200. Tertullien est le premier à appliquer le terme « prêtre » aux évêques et aux prêtres. Dans toutes ses écritures, il appelle l'évêque et les anciens sacerdos (prêtres) et appelle l'évêque le summus sacerdos (grand prêtre). Il fait ainsi sans aucune explication, indiquant que ses lecteurs étaient au courant de ces titres (P. 38). Voir également Hans Von Campenhausen, Tradition and Life in the Church (Philadelphia : Fortress Press, 1968), p. 220. Cyprien est également crédité pour dire que l'évêque est l'équivalent du grand prêtre de Ancien Testament (From Christ to Constantine, p. 136). L'historien Eusebius appelle régulièrement le clergé « prêtres » dans ses écritures volumineuses (Christian Priesthood Examined, p. 61).
46 « Ainsi c'était l'évêque, en tant que pasteur en chef de l'Église locale, qui en est venu à représenter la plénitude du ministère. Il était prophète, docteur, célébrant en chef à l'assemblée liturgique, et président du Conseil d'administration des surveillants de la « synagogue » chrétienne » (The Ministry in Historical Perspectives, p. 28). L'oeuvre de Grégoire le grand « le livre de la règle pastorale » écrit en A.D. 591 est une discussion sur les fonctions de l'office de l'évêque. Pour Grégoire, l'évêque est un pasteur, et la prédication est l'une de ses fonctions les plus importantes. Le livre de Grégoire est un classique chrétien et est toujours employé pour former des pasteurs dans les séminaires protestants aujourd'hui. Voir également Philip Culbertson et Arthur Bradford Shippee, The Pastor : Readings from the Patristic Period (Minneapolis : Fortress Press, 1990).
47 Notez que les évêques étaient essentiellement des têtes dirigeantes sur les Églises locales. Ils n'étaient pas les surveillants diocésains comme ils sont aujourd'hui dans le catholicisme romain. Pour une discussion sur ce développement voir Early Christians Speak, pp. 13-14.
48 The Ministry in Historical Perspectives, p. 28.
49 Pour une discussion complète de cette doctrine et de sa réfutation, voir Who is Your Covering ?.
50 The Other Six Days, pp. 41-42.
51 Organization of the Early Christian Churches, p. 171.
52 The Ministry in Historical Perspectives, pp. 28-29.
53 Elders, p. 231 ; The Ministry in Historical Perspectives, p. 29.
54 J.G. Davies, The Early Christian Church : A History of Its First Five Centuries (Grand Rapids : Baker Books, 1965), p. 131 ; The Apostolic Tradition of Hippolytus, trans. Burton S. Easton (Cambridge : Cambridge University Press, 1934). Hippolite distingue clairement les pouvoirs de l'évêque et les anciens. Ses écrits donnent à l'évêque la puissance de pardonner des péchés et d'administrer la pénitence (Christian Priesthood Examined, pp. 39-40). Les prêtres et les diacres pouvaient seulement baptiser avec l'autorité de l'évêque (The Elders, p. 233)
55 The Early Christian Church, p. 187. En A.D. 318, Constantin a identifié la juridiction de l'évêque. En A.D. 333, les évêques ont été placés sur une position égale avec les magistrats romains (P. 188).
56 Hans Lietzmann, A History of the Early Church, Volume II (New York : The World Publishing Company, 1953), p. 247
57 Selon les canons du Concile de Nicée, Alexandrie, Rome, et Antioch avaient l'autorité spéciale sur les régions autour d'elles (From Christ to Constantine, p. 95).
58 Christian Priesthood Examined, p. 72. Hanson explique comment la chute de l'empire romain au cinquième siècle a renforcé l'office de l'évêque (pp. 72-77).
59 Ann Fremantle, ed., A Treasury of Early Christianity (Viking Press, 1953), p. 301.
60 La succession apostolique apparaît d'abord dans les écrits de Clément de Rome et d'Irenaeus. Elle apparaît également dans Hippolite. Mais Cyprien l'a transformée en doctrine logique (Robert M. Grant, Early Christianity and Society, San Francisco : Harper and Row Publishers, 1977, p. 38 ; N. Sykes, Old Priest and New Presbyter, Cambridge, 1956, p. 240).
61 G.S.M. Walker, The Churchmanship of Cyprian, (London : Lutterworth Press, 1968), p. 38. Plusieurs des Pères de l'Église ont pensé que l'Ancien Testament contenait une commande normative de l'Église. L'utilisation de la terminologie de prêtre de l'Ancien Testament pour ceux qui remplissent un office dans l'Église est devenue commune dès le deuxième siècle (Ordination : A Biblical-Historical View, pp. 50, 161 ; Christian Priesthood Examined, pp. 46, 51).
62 Christian Priesthood Examined, p. 59 ; Ordination : A Biblical-Historical View, p. 39
63 Christian Priesthood Examined, p. 54.
64 Ibid., p. 58. Autant dans la Didache que dans 1 Clément, l'eucharistie est mentionnée comme un « sacrifice » et une « offrande » exécuté par les (Tradition and Life in the Church, p. 220).
65 Le mot « sacrifice » utilisé dans un sens liturgique apparaît en premier dans la Didache (Tradition and Life in the Church, p. 220).
66 L'idée que le prêtre offre le sacrifice du Christ par l'eucharistie est du sacerdotalisme. Sur ces points, les remarques de Richard Hanson frappent intensément, « ce concept sacerdotal semble obscurcir, sinon supprimer réellement, la doctrine du sacerdoce de tous les croyants. Il transpose le sacerdoce de tous les croyants dans le sacerdoce du clergé » (Christian Priesthood Examined, p. 98).
67 Ibid., P. 79.
68 Au troisième siècle, chaque prêtre choisissait un évêque pour surveiller et coordonner son fonctionnement. Au quatrième siècle, les choses sont devenues plus complexes. La surveillances des évêques était nécessaire. Par conséquent c'étaient les archevêques et les métropolitains qui régissaient les Églises d'une province (Will Durant, The Age of Faith, New York : Simon & Schuster, 1950, pp. 45, 756-760).
69 Concerning the Mysteries, 9:52,54. Dans les Églises orientales une prière est offerte pour que l'esprit fasse la magie. Dans les Églises occidentales, la prière a été omise, parce que les mots eux-mêmes ont fait le tour (Grégoire X, The Shape of the Liturgy, London : Dacre Press, 1964, p. 240-241, 275 ; Josef A. Jungmann, The Mass of the Roman Rite, New York : Benziger, 1951-55, Volume 1, p. 52).
70 The Elders, pp. 234-235. Le mot « prêtre » est etymologiquement une contraction de « presbytre » Par la fin de l'ancienne période anglaise, le terme anglais « prêtre » était devenu le terme courant pour le « presbytre » et « sacerdos » (The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 1325).
71 The Organization of the Early Christian Churches, pp. 30-31.
72 Early Christians Speak, p. 172.
73 Ibid., p. 172
74 David Norrington donne une discussion détaillée de la façon dont les structures hiérarchiques et les spécialistes ecclésiastiques ont commencé à émerger dans l'Église (To Preach or Not to Preach ? pp. 24-25).
75 Early Christianity and Society, p. 43.
76 Christian Priesthood Examined, p. 71.
77 Robert F. Evans, One and Holy : The Church in Latin and Patristic Thought (London : Camelot Press, 1972), p. 48.
78 Avant Constantin, l'évêque romain n'exerçait aucune juridiction hormis Rome. Tandis qu'il était honoré, il n'avait pas ce genre d'autorité ecclésiastique (Church History in Plain Language, p. 151). Le terme « pape » vient du titre « papa », un terme employé pour exprimer la cure paternelle de tout évêque. Ce n'est pas avant le sixième siècle que le terme a commencé à être employé exclusivement pour l'évêque de Rome. Voici un bref croquis de l'origine du pape catholique : À la fin du deuxième siècle, les évêques romains ont été attribués le grand honneur. Stéphane I (D. 257) était le premier à employer le texte de Pierre (Matthieu 16:18) pour soutenir la prééminence de l'évêque romain. Mais ceci n'a pas été universellement retenu. L'apparition du pape moderne peut être retracée à Léo le Grand (440-461). Léo était le premier à faire une réclamation théologique et biblique pour la supériorité de l'évêque romain. Sous son règne, la supériorité de Rome a été finalement établie. Avec l'arrivée de Grégoire le Grand (540-604), « la chaise papale » était prolongée et augmentée. (Par ailleurs, Grégoire est devenu le propriétaire foncier de loin le plus important en Italie, créant un précédent pour que les papes riches et puissants lui succèdent.) Vers le milieu du troisième siècle, l'Église romaine avait 30 000 membres, 150 ecclésiastes, et 1500 veuves et pauvres (Justo L. Gonzalez, The Story of Christianity : Volume 1, p. 242 ; Philip Schaff, History of the Christian Church : Volume 4, pp. 212, 218-219 ; Bruce Shelley, Church History in Plain Language, Waco : Word Books, 1982, pp. 150-151 ; The Early Christian Church, pp. 135-136, 250 ; The Age of Faith, p. 521 ; Christian Priesthood Examined, p. 76ff.). Grégoire est également le premier à employer le terme « serviteur des serviteurs de Dieu » (Philip Schaff, History of the Christian Church : Volume 3, Michigan : Eerdmans, 1910, p. 534 ; Volume 4, p. 329).
79 Early Christianity and Society, p. 43 ; The Early Christian Church, pp. 188-189.
80 Ordination : A Biblical-Historical View, pp. 35, 48. Les dirigeants d'Église étaient considérés comme les successeurs des Levites (P. 168).
81 A Treasury of Early Christianity, p. 301.
82 Early Christianity and Society, pp. 11-12. « L'organisation de l'Église s'est adaptée aux divisions politiques et géographiques de l'empire » (History of the Christian Church : Volume 3, p. 7).
83 Ce qui s'appliquait non seulement à la hiérarchie graduée qu'elle avait adoptée dans sa structure de direction, mais également à la manière dont l'Église s'est divisée en gradations des diocèses, des provinces, et des municipalités tous commandés par un système de direction du haut vers le bas (The Organization of the Early Christian Churches, p. 185). Comme Shelley l'a exprimé, « comme l'Église se développait, elle a adopté, tout à fait naturellement, la structure de l'empire » (Bruce Shelley, Church History in Plain Language, Waco : Word Books, 1982, p 152).
84 The Organization of the Early Christian Churches, p. 213.
85 Will Durant, Caesar to Christ (New York : Simon & Schuster, 1950), pp. 670-671.
86 D.C. Trueman, The Pageant of the Past : The Origins of Civilization (Toronto : Ryerson, 1965), p. 105.
87 Caesar to Christ, pp. 575, 618. Durant écrit, "L'Église romaine a marché dans les traces de l'Empire Romain" (p. 618).
88 The Other Six Days, p. 44 ; The Pageant of the Past, p. 311 ; Robin Lane Fox, Pagans and Christians (San Francisco : Harper, 1986), p. 573).
89 The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 482.
90 The Other Six Days, p. 44. Caesar and Christ, pp. 671-672.
91 Caesar and Christ, pp. 671-672.
92 Matthieu 20:25-28; 23:8-12; Luc 22:25-27. Dans Who is Your Covering ?, J'explore la signification de ces passages en détail.
93 Paul a formé un certain nombre d'hommes pour prendre sa place. Parmi eux étaient Timothée, Tite, Gaius, Trophime, Tychique, etc. Voir Gene Edwards' Overlooked Christianity (Sargent : Seedsowers, 1997) pour les détails.
94 Matthieu 23:8-11; Marc 10:42 FF.
95 Christian Priesthood Examined, p. 62.
96 En fait, le terme « clergé » élargi pour inclure tous les fonctionnaires dans l'Église (The Ministry in Historical Perspectives, p. 29). Voir aussi : Norman Towar Boggs, The Christian Saga (New York : Macmillan Company, 1931), pp. 206-207.
97 Christian Priesthood Examined, p. 62 ; Caesar and Christ, pp. 656-657, 668.
98 Monsignor Louis Duchesne, Early History of the Christian Church : From Its Foundation to the End of the Fifth Century (London : John Murray, 1912), p. 50 ; Paul Johnson, A History of Christianity (New Your : Simon & Schuster, 1976), p. 77 ; Robin Lane Fox, Pagans and Christians (New York : Alfred Knopf, 1987), p. 667.
99 De telles exemptions avaient été accordées à des professions telles que des médecins et des docteurs. Dave Andrews, Christian Anarchy (Lion Publications, 1999), p. 26.
100 Father Michael Collins and Matthew A. Price, The Story of Christianity (DK Publishing, 1999), p.74.
101 A History of Christianity, p. 77. Un siècle plus tard, Julien l'Apostat employait ces mêmes termes (cléricalisme, ecclésiastiques) dans un sens négatif.
102 Pagans and Christians, p. 667.
103 Josef A. Jungmann, S.J., The Early Liturgy : To the Time of Gregory the Great (Notre Dame : Notre Dame Press, 1959), pp. 130-131.
104 Caesar and Christ, pp. 618-619.
105 The Organization of the Early Christian Churches, pp. 153-155.
106 Ibid., P. 163. Dans les trois premiers siècles du christianisme, des prêtres n'étaient pas requis d'être célibataire. Dans l'ouest, le Concile espagnol d'Elivra tenu en A.D. 306 était le premier à exiger du clergé d'être célibataire. Ceci a été réaffirmé par le pape Siricius en A.D. 386. Tout prêtre qui était marié ou continuait à vivre avec son épouse était défroqué. Dans l'est, les prêtres et les diacres pouvaient se marier avant l'Ordination, mais pas après. Les évêques devaient être célibataires. Grégoire le Grand a fait beaucoup pour favoriser le célibat dans le cléricalisme, que beaucoup ne suivaient pas. Le cléricalisme célibataire a seulement élargi l'écart entre le clergé et le peuple de Dieu prétendu « ordinaire » (The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 310 ; History of the Christian Church, Volume 1, pp. 441-446 ; The Story of Christianity : Volume 1 (Gonzalez), p. 246 ; The Age of Faith, p. 45).
107 La robe de l'évêque était la robe longue antique d'un magistrat romain. Le clergé ne devait pas laisser leurs cheveux longs comme les philosophes païens (The Organization of the Early Christian Churches, pp. 164-165).
108 The Story of Christianity, p. 74.
109 Voir le Chapitre 5.
110 Christian Priesthood Examined, p. 62
111 The Ministry in Historical Perspectives, p. 29.
112 Caesar and Christ, p. 657.
113 Voir le Chapitre 1.
114 Frank C. Senn, Christian Worship and Its Cultural Setting (Philadelphia : Fortress Press, 1983), pp. 40-41.
115 Tout doit être fait pour la gloire de Dieu, parce qu'il a sanctifié le mondain (1 Corinthiens 10:31). La fausse dichotomie entre le sacré et profane a été supprimée pour toujours en Christ. Une telle pensée appartient au paganisme et au judaïsme antique. Pour le chrétien, « rien n'est impur en soi », et « et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure » (Actes 10:15; Romains 14:14). Pour une discussion détaillée sur l'erreur de disjonction sacrée/profane, voir : J.G. Davies, The Secular Use of Church Buildings (New York : The Seabury Press, 1968), pp. 222-237.
116 The History of Christianity : Volume 3, pp. 125-126.
117 New Testament Theology in Dialogue, p. 127.
118 Clément 40:5. Voir aussi : Early Christians Speak, p. 168 ; R. Paul Stevens, The Abolition of the Laity (Carlisle : Paternoster Press, 1999), p. 5.
119 Ordination : A Biblical-Historical View, p. 38.
120 On Monogamy, 12.
121 The Abolition of the Laity, p. 28.
122 To Preach or Not to Preach ?, p. 25.
123 The Abolition of the Laity, p. 24.
124 Le terme « laïc » est dérivé du mot grec Laos qui signifie le peuple de Dieu (voir : 1 Pierre 2:9-10). Le terme « clergé » est dérivé de kleros qui signifie beaucoup, une partie, ou un héritage. Le Nouveau Testament n'emploie jamais kleros pour désigner les dirigeants. Il l'emploie plutôt pour se référer au peuple de Dieu dans son entier. Car c'est le peuple de Dieu qui est l'héritage de Dieu (voir : Colossiens 1:12; Éphésiens 1:11; Galates 3:29; 1 Pierre 5:3). À cet égard, il est ironique que Pierre dans 1 Pierre 5:3 recommande instamment aux anciens de l'Église de ne pas régner ou s'imposer au-dessus du kleros (« clergé ») ! Encore, les kleros et le Laos tous les deux se rapportent à la totalité du troupeau de Dieu.
125 Christian Priesthood Examined, p. 64. Des termes comme coryphaeus (maître des cérémonies) et hierophant (grand maître de la loge) ont été librement empruntés aux cultes païens et employés pour le clergé chrétien. Tertullien était le premier à employer le terme « pontife souverain » (évêque des évêques) pour se rapporter à l'évêque de Rome dans son oeuvre écrit Sur la Chasteté en A.D. 218. Tertullien, cependant, emploie le terme ironiquement (The Spreading Flame, p. 322).
126 Christian Priesthood Examined, p. 64.
127 Ibid., pp. 65-66 ; Tradition and Life in the Church, pp. 222-223.
128 Ordination : A Biblical-Historical View, p. 40.
129 Ibid., p. 167.
130 Voir : Rethinking the Wineskin, Chapitre 5 ; Who is Your Covering, Chapitre 2.
131 Selon le commentateur Biblique Alfred Plummer, les mots grecs traduits « ordonner » dans le Nouveau Testament n'ont pas de significations ecclésiastiques particulieres. Aucune d'elles n'implique le rituel d'ordination ou d'une cérémonie spéciale ("The Pastoral Epistles", in The Expositor's Bible, ed. W. Robertson Nicoll, New York : Armstrong, 1903, Vol. 23, pp. 219-221). Voir aussi : Who is Your Covering ? Chapitres 1-3.
132 Actes 16:2; 1 Thessaloniciens 1:5; 5:12; 1 Corinthiens 16:18; 2 Corinthiens 8:22; Philippiens 2:22; 1 Timothée 3:10.
133 Ordination : A Biblical-Historical View, p. 4. Les traducteurs de la KJV ont employé « ordonner » pour 21 mots hébreux et grecs différents. Le malentendu ecclésiastique du 17ième siècle a influencé ce pauvre choix de mot.
134 Le mot grec cheirotoneo dans Actes 14:23 veut dire littéralement « d'étirer la main en avant » comme dans le vote. Par conséquent, il est probable que les apôtres aient étendu les mains sur ceux que la majorité de l'Église considéraient comme fonctionnant déjà en tant que surveillants parmi eux.
135 The Elders, pp. 169-170.
136 Actes 13:2; 1 Timothée 4:14. Paul, un ouvrier plus âgé, a également étendue les mains sur Timothée, un plus jeune ouvrier (2 Timothée 1:6).
137 Ordination : A Biblical-Historical View, pp. 104, 111, 127, 130. Warkentin fait une étude complète sur la signification du Nouveau Testament de « étendre les mains dessus » au chapitres 9-11 de son livre. Sa conclusion : « L'imposition des mains n'a rien à faire avec l'installation courante de l'office dans l'Église, comme ancien, diacre, pasteur, ou missionnaire » (P. 156).
138 La première mention du rite de l'Ordination est trouvée dans les traditions apostoliques de Hippolite (200-220). Vers le quatrième siècle, les références abondent (Ordination : A Biblical-Historical View, pp. 25, 41).
139 Ordination : A Biblical-Historical View, p. 104.
140 The Organization of the Early Christian Churches, pp. 129-133.
141 Ibid. Cette même tendance a été reprise par le Judaisme dès le premier siècle. Les scribes juifs qui étaient compétents dans l'interprétation de la Torah et des traditions orales ont ordonné des hommes pour l'office dans le Sanhédrin. Ces hommes étaient regardés comme médiateurs de la volonté de Dieu à tout l'Israël. Les « Ordonnés » du Sanhedrin sont devenus si puissant que vers le deuxième siècle les Romains mettaient à mort quiconque exécutait l'ordination juive ! (Ordination : A Biblical-Historical View, pp. 16, 21-23, 25).
142 Ibid., p. 35. This is evident from the Apostolic Constitutions (A.D. 350-375).
143 Ibid., p. 45.
144 Tradition and Life in the Church, p. 224.
145 Ministry in Historical Perspectives, p. 75.
146 Tradition and Life in the Church, p. 227.
147 Ibid., p. 228.
148 Ministry in Historical Perspectives, p. 71.
149 Tradition and Life in the Church, p. 229.
150 Ministry in Historical Perspectives, p. 75. L'ordination était considérée comme pouvant conférer sur le destinataire un caractère indelibilis. C'est-à-dire, quelque chose de sacré était entré dans lui (Ordination : A Biblical-Historical View, p. 42 ; History of the Christian Church : Volume 3, p. 489).
151 The Apostolic Constitutions II.4.26.
152 Kevin Giles, Patterns of Ministry Among the First Christians (Melbourne : Collins Dove, 1991), p. 195.
153 David D. Hall, The Faithful Shepherd (Chapel Hill : The University of North Carolina Press, 1972), p. 6.
154 Eduard Schweizer, Church Order in the New Testament (Chatham : W. & J. Mackay, 1961), p. 207.
155 Actes 20:28; 1 Pierre 5:2 ou 3.
156 New Testament Theology in Dialogue, p. 138ff.
157 Ibid., pp. 126-129
158 Ordination : A Biblical-Historical View, p. 45.
159 Ordination : A Biblical-Historical View, p. 51 ; The Organization of the Early Christian Churches, pp. 126-131. L'ordination s'est développée en un instrument pour consolider la puissance du cléricalisme. Par elle, le clergé pouvait gouverner le peuple de Dieu aussi bien que les autorités séculaires. L'effet net est que l'ordination moderne établit des barrières artificielles entre les chrétiens et gêne le ministère mutuel.
160 Christian Priesthood Examined, p. 82.
161 Tandis que Luther rejetait l'idée que l'ordination change le caractère de la personne ordonnée, il a néanmoins retenu son importance. À l'esprit de Luther, l'ordination est un rite de l'Église. Et une cérémonie spéciale était nécessaire pour la mise en oeuvre des fonctions pastorales (Christian Liturgy, p. 297).
162 « Le sacerdoce de tous les croyants » se réfère non seulement à la relation de chaque croyant à Dieu et au sacerdoce à son prochain, comme dit Luther ; il se réfère également à l'égalité de toutes les personnes dans la communauté chrétienne en ce qui concerne la fonction formelle » (John Dillenberger, Protestant Christianity : Interpreted Throughout Its Development, p. 61).
163 The Faithful Shepherd, p. 8. Pour un exposé fascinant de l'histoire Anabaptiste, voyez : The Secret of the Strength : What Would the Anabaptists Tell This Generation ? de Peter Hoover (Shippensburg : Benchmark Press, 1998).
164 J.L. Ainslie, The Doctrines of Ministerial Order in the Reformed Churches of the 16th and 17th Centuries (Edinburgh, 1940), pp. 2,5.
165 Ordination : A Biblical-Historical View, pp. 57-58.
166 Ibid., pp. 61-62.
167 L'injonction de Paul dans 1 Corinthiens 14:26,30-31 que chaque croyant a le droit de fonctionner à tout moment lors d'une réunion d'Église fut crue et pratiquée par les Anabaptistes. Aux jours de Luther, cette pratique était connue comme Sitzrecht — « le droit de celui qui est assis » (The Secret of the Strength, pp. 58-59).
168 Luther a annoncé que « le Sitzrecht venait du puits de l'enfer » et était une « perversetion de l'ordre public et minait le respect pour l'autorité ». En 20 ans, plus de 116 lois ont été passés dans les terres allemandes dans l'ensemble de l'Europe faisant de cette « hérésie Anabaptiste » une offense capitale (The Secret of the Strength, p. 59, 198). De plus, Luther a estimé que si toute l'Église administrait publiquement le Repas du Seigneur, ce serait « une confusion déplorable ». À l'esprit de Luther, une personne doit prendre cette tâche — le pasteur. (Paul Althaus, The Theology of Martin Luther, Philadelphia : Fortress Press, 1966, p. 323).
169 Ordination : A Biblical-Historical View, p. 105.
170 Ibid., P. 105. Les protestants parlent aujourd'hui « du ministère » comme d'un corps médiatorial placé dans le Corps du Christ au lieu d'une fonction partagée par tous.
171 Tout comme le clergé catholique était vu comme portier du salut, le clergé protestant était considéré en tant qu'administrateur de la révélation divine. Selon la confession d'Augsbourg de 1530, le plus haut office dans l'Église était l'office de prédicateur. Dans le judaïsme antique, le rabbin interprétait la Torah pour le peuple. Dans l'Église protestante, le ministre est considéré comme le gardien des mystères de Dieu (Ordination : A Biblical-Historical View, p. 168).
172 John Calvin (Jean Calvin), Institutes of the Christian Religion (Westminster Press, 1960), Bk. 4, Ch. 8, No. 14.
173 Le « pasteur » est du latin et était employé pour traduire le « berger ». William Tyndale a préféré le terme « pasteur » dans sa traduction de la Bible. Tyndale a discuté avec Thomas More au sujet de la question « pasteur » contre « prêtre ». Tyndale, un protestant, a pris la position que « pasteur » était correct selon l'exégèse (voyez The Parker Society Series on the English Reformers for this exchange).
174 The Faithful Shepherd, p. 16.
175 Old Priest and New Presbyter, p. 111.
176 Luther's Works, 40, 35.
177 Un des livres les plus influents pendant la Réforme était la Pastorale de Bucer. Dans le même esprit, Zwingli a édité un dépliant intitulé « Le Pasteur ».
178 L'ordre de l'Église de Calvin des pasteurs avec des anciens à Genève est devenu le modèle le plus influent pendant la Réforme. C'est devenu le modèle des Églises protestantes en France, Hollande, Hongrie, Écosse, aussi bien que parmi les puritains anglais et leurs descendants (Ministry in Historical Perspectives, p. 131, 115-117.). Calvin a également introduit l'idée que le pasteur et le docteur sont les seuls deux dirigeants « ordinaires » dans Éphésiens 4:11-12 qui se continuent perpétuellement dans l'Église (The Faithful Shepherd, p. 28). Pendant le 17ième siècle, les puritains ont employé le terme « pasteur » dans certains de leurs travaux édités. Au 17ième siècle les travaux Anglicans et puritains sur la cure pastoral se référaient au clergé (local) de paroisse en tant que "curé" (The Country Parson de George Herbert) et "pasteurs" (The Reformed Pastor Richard de Baxter).
179 Ministry in Historical Perspectives, p. 116. « Les réformateurs allemands ont également adhéré à l'utilisation médiévale et ont appelé le prédicateur Pfarrer, c'est-à-dire pasteur (dérivé du parochia-parish et du parochus-ecclésiaste). Tandis que des prédicateurs luthériens s'appellent les « pasteurs » aux États-Unis, ils s'appellent toujours Pfarrer (chef de la paroisse) en Allemagne. Étant donné la transition progressive du prêtre catholique au pasteur protestant, il n'était pas rare que les peuple appelle toujours leurs nouveaux prédicateurs protestants par les anciens titres catholiques comme le « prêtre ».
180 The Ministry in Historical Perspectives, p. 116.
181 Le mot « pasteur » est apparu en littérature théologique longtemps avant la période Patristique. Le choix de mot dépendait de la fonction que vous souhaitiez accentuer : Un pasteur guidé dans les affaires morales et spirituelles. Le prêtre a officié les sacrements. Néanmoins, le terme « pasteur » ne se trouvait pas sur les lèvres du croyant commun avant la Réforme.
182 The Ministry in Historical Perspectives, p. 116.
183 Ibid. Le mot « prêtre » appartient à tradition catholique/Anglicanne, le mot « ministre » appartient à la tradition reformée, et le mot « pasteur » appartient au Luthérien et à la tradition évangélique (P. viii). Les réformateurs ont parlé de leur ministre en tant que « pasteur », mais ils l'ont la plupart du temps appelé « prédicateur ». Le mot « pasteur » plus tard a évolué pour devenir le terme prédominant dans le christianisme pour cet office. C'était dû à la popularité de ces groupes qui ont cherché à se départir du vocabulaire de la « haute Église ». Le terme « ministre » a été introduit graduellement dans le monde d'expression anglaise par les non-conformistes et les dissidents. Ils ont souhaité distinguer le « ministère » protestant du clergé Anglican (The Ministry in Historical Perspectives, p. 116).
184 Institutes, IV : 3:2, p. 1055.
185 The Ministry in Historical Perspectives, p. 138.
186 « Pour son modèle du ministère Calvin va de nouveau à l'Église primitive du deuxième siècle plutôt qu'à celle de l'âge strictement apostolique. Dans l'âge apostolique la communauté chrétienne locale n'était pas sous la charge d'un pasteur unique, mais d'un certain nombre de fonctionnaires connus comme prêtres (anciens) et évêques. C'est seulement au deuxième siècle que l'évêque ou le pasteur unique de la communauté chrétienne est venu à l'existence, comme dans les épîtres d'Ignace.... C'est de cette étape du développement de l'office ministériel dans l'Église primitive du deuxième siècle que Calvin a pris son modèle » (Calvin et la Réforme, pp. 81-82).
187 James H. Nichols écrit, « les réformateurs acceptaient également le système du deuxième siècle d'un ministère institutionalisé de pasteur ou des évêques pour diriger les laïcs dans le culte.... Ils n'ont pas essayé de retourner à l'âge des apôtres... » (Corporate Worship in the Reformed Tradition, p. 21).
188 Ministry in Historical Perspectives, p. 111.
189 Institutes, IV : 1:9, p. 1023.
190 John H. Yoder, "The Fullness of Christ", Concern 17, 1969, p. 71.
191 The Ministry in Historical Perspectives, p. 131. La place prépondérante à la prédication est le mieux reflétée dans la messe allemande de Luther : Trois services du dimanche. Le matin à cinq ou six heures, un sermon était donné sur l'épître du jour. Au service principal à huit ou neuf heures, le ministre prêchait sur l'Évangile du jour. Le sermon au service des Vespres l'après-midi était basé sur l'Ancien Testament. Le reste des jours de la semaine étaient consacrés à la prédication aussi (P. 131). Luther était abrasif, puissant, et dramatique. Il communiquait sa propre personne dans ses sermons sans se surimposer au message. Il était un prédicateur vorace, pouvant livrer 4000 sermons environ (Christian History, Volume XII, No. 3, Issue 39, p. 27). Ses messages étaient étonnamment inspirés, poétiques, et créateurs. Zwingli prêchait directement et naturellement, pourtant il était trop intellectuel. Calvin était conforme dans son exposition approfondie des passages, mais il était toujours impersonnel. Bucer était langoureux et avait l'habitude de se prodiriger (P. 133). Néanmoins, la prédication protestante primitive était très doctrinaire, étant hanté par « la doctrine Correcte et Pure ». Pour cette raison, les prédicateurs de la Réforme étaient principalement des docteurs de la Bible (P. 135).
192 The Faithful Shepherd, p. 8.
193 The Ministry in Historical Perspectives, p. 112. Les réformateurs ont substitué le mot « ministre » pour « prêtre ». Ilion T. Jones, A Historical Approach to Evangelical Worship (New York : Abingdon Press, 1954), p. 141.
194 « Cette notion est devenue la propriété commune de la Réforme » (Ministry in Historical Perspectives, p. 113).
195 B.A. Gerrish, "Priesthood and Ministry in the Theology of Luther", Church History, XXXIV (1965), pp. 404-422.
196 The Ministry in Historical Perspectives, pp. 114-115.
197 The Theology of Martin Luther, p. 326.
198 "Concerning the Ordering of Divine Worship in the Congregation", Works of Martin Luther (Philadelphia : Muhlenberg Press, 1932), VI, p. 60.
199 The Ministry in Historical Perspectives, p. 114.
200 Luther's Works, Vol. 29, p. 224.
201 John T. McNeill, A History of the Cure of Souls (New York : Harper and Row, 1951).
202 Grégoire de Nazianzus, de Chrysostome, Augustin, et Grégoire le Grand ont écrit beaucoup sur la « cure des âmes » (A History of the Cure of Souls, p. 100). En A.D. 591, Grégoire a écrit un traité pour des pasteurs appelé « Le livre de la règle pastorale ». Cette oeuvre est encore employée dans les séminaires aujourd'hui. Et il doit beaucoup à Grégoire de Nazianzus (P. 109). Grégoire le Grand a été plus d'un pasteur à l'Église occidentale que tout autre pape.
203 A History of the Cure of Souls, p. 108. Grégoire Nazianzus a articulé ces choses dans son deuxième discours solennel écrit en A.D. 362.
204 A History of the Cure of Souls, p. 177.
205 The Ministry in Historical Perspectives, p. 136. En 1550, on a publié un ordre que les ministres devaient visiter chaque maison au moins une fois par an.
206 Bucer a écrit le plus exceptionnel de tous les livres sur « la cure d'âmes » intitulé « La Cure des Âmes » en 1538. Ce livre est sorti dans les versions allemandes et latines (A History of the Cure of Souls, p. 177).
207 Voyez : Rethinking the Wineskin, Chapitres 5-6 et Who is Your Covering ? Chapitre 1.
208 Beaucoup d'Églises reformées distinguent entre les anciens « de l'enseignement » et les anciens « dirigeants ». Les anciens de l'enseignement occupent la position traditionnelle de l'évêque ou du ministre, alors que les anciens dirigeants s'occupent de l'administration et de la discipline. Cette forme de régime d'Église a été apportée en Nouvelle Angleterre de l'Europe (David Hall, The Faithful Shepherd, Chapel Hill : University of North Carolina Press, 1972, p. 95). Par la suite, en raison de l'impopularité de l'office, les anciens régnants ont été laissés tomber et l'ancien de l'enseignement est resté. C'était également vrai dans les Églises baptistes des 18ièmes et 19ièmes siècles. Souvent ces Églises ont manqué de ressources financières pour soutenir un « ministre ». De cette façon, vers la fin du 19ième siècle, les Églises évangéliques ont adopté la tradition « du pasteur unique » (Mark Dever, A Display of God's Glory, Washington D.C. : Center for Church Reform, 2001, p. 20 ; R.E.H. Uprichard, Irish Biblical Studies Journal, June 18, 1996, pp. 149, 154). Ainsi le pasteur unique dans les Églises évangéliques a évolué d'une pluralité d'anciens dans la tradition reformée.
209 The Ministry in Historical Perspectives, p. 114. Le prétendu « prédicateur-laïque » a émergé des réveils évangéliques du 18ième siècle (P. 206).
210 Patterns of Ministry Among the First Christians, pp. 195-196.
211 John Owen, True Nature of a Gospel Church (Abridged Edition), pp. 41, 99.
212 Ibid., p. 55
213 The Doctrines of Ministerial Order in the Reformed Churches of the 16th and 17th Centuries, pp. 37, 49, 59, 61-69.
214 True Nature of a Gospel Church, p. 68 ; The Doctrines of Ministerial Order in the Reformed Churches of the 16th and 17th Centuries, pp. 56, 63, 65 ; Thomas Goodwin, Works, Vol. 11, p. 309.
215 Baptist Reformation Review : Vol. 10, No. 2, 1981, pp. 21-22.
216 The Faithful Shepherd, pp. 28-29.
217 The Doctrines of Ministerial Order in the Reformed Churches of the 16th and 17th Centuries, p. 51.
218 Pour mettre cette question sous forme de question biblique, « Si tous étaient un seul membre, où serait le corps ? » (1 Corinthiens 12:19).
219 J.G. Davies, The New Westminster Dictionary of Liturgy and Worship, 1st American Edition (Philadelphia : Westminster Press), p. 292.
220 À cet égard (et contrairement à l'opinion populaire), le pasteur n'est pas « le cervelet, le centre de communication des messages, des fonctions de coordination et de réponse de direction entre la Tête et le Corps ». Il n'est pas appellé à communiquer « l'autorité de la vérité de la Tête au Corps ». Et il n'est pas « le communicateur exclusif des besoins du Corps à la Tête ». Le pasteur est décrit avec ces termes gonflées par David L. McKenna, "The Ministry's Gordian Knot", Leadership, Winter, 1980, pp. 50-51.
221 Cette statistique vient du groupe de recherche Barna (East Hillsborough Christian Voice, February 2002, p. 3). La moitié de ces Églises ont moins de 100 membres actifs ("Flocks in Need of Shepherds", The Washington Times, July 2, 2001).
222 1991 Survey of Pastors (Fuller Institute of Church Growth) cité par London and Wiseman, Pastors at Risk, Victor Books, 1993 ; "Is the Pastor's Family Safe at Home ?", Leadership, Fall 1992 ; Physician Magazine, September/October 1999, p. 22.
223 Compilation de sondages de Focus on the Family Pastors Gatherings.
224 Fuller Institute of Church Growth (Pasadena : Fuller Theological Seminary, 1991).
225 "Flocks in Need of Shepherds", The Washington Times, July 2, 2001.
226 Vantage Point, Denver Seminary, June 1998, p. 2.
227 East Hillsborough Christian Voice, February 2002, p. 3.
228 Ibid. du 2 juillet au 6 juillet 2001, le citoyen chrétien The Christian Citizen (November 2000) a signalé que 1400 pasteurs laissaient leur pastorat chaque mois. Dans la même veine, The Washington Times a diffusé une série de cinq articles sur la « crise du clergé » qui balaye l'Amérique (par Larry Witham). Elle a énoncé ce qui suit : Très peu de membres du clergé dans ce pays sont jeunes. Seulement 8% ont 35 ans ou moins. Des 70 000 étudiants inscrits aux 237 séminaires théologiques accrédités dans la nation, seulement un tiers veulent diriger une Église en tant que pasteur. Le pastorat attire des candidats plus âgés. Habituellement ceux qui arrivent à des fins de carrière ou des divorcés. De manière semblable, un manque de clergé frappe la plupart des Églises protestantes majeures au Canada. « Tandis que le ministère pour un petit troupeau peut personnellement enrichir, c'est également intimidant — pour peu d'argent — de rencontrer les attentes en tant que théologien, conseiller, orateur public, administrateur et d'organisateur tout en un » (Christian Century, October 10, 2001, p. 13).
229 Vantage Point, Denver Seminary, June 1998, p. 2.
230 En faisant la promotion du The Zondervan 2002 Pastor's Annual, un distributeur célèbre de livre a employé cette promotion ironique : « Un homme travaille de soleil en soleil, mais le travail d'un pasteur n'est jamais terminé. C'est parce qu'il doit porter tant de différents chapeaux : prédicateur, docteur, conseiller, administrateur, chef de culte, et souvent aménageur de meubles aussi ! Pour les pasteurs qui aimeraient un coup de main avec certains de ces chapeaux, nous ici à ChristianBook.com avons juste la ressource pour vous ». Du même coup, un page Web conçue pour encourager le clergé blessé et épuisé flotte sous le nom de WoundedShepherds.com. Ces ressources sont comme appliquer des bandelettes sur un cancer. Ils traitent le symptôme et ignorent le problème à sa racine : Le pastorat officiel.
231 East Hillsborough Christian Voice, February 2002, p. 3.
232 Je me rends compte que non, tous les pasteurs ne jouent pas ce rôle. Mais le peu qui parviennent à résister à cette pression incroyable sont exceptionnellement rares. Ils sont des exceptions dramatiques à une norme trop tragique.
233 De façon alarmante, 23% du clergé protestant ont été remerciés au moins une fois, et 41% de assemblées ont remercié au moins deux pasteurs (Sondage fait par Leadership et imprimé dans Clergy Killers : Guidance for Pastors and Congregations Under Attack de G. Lloyd Rediger (Philadelphia : Westminster/John Knox, 1997).
234 J. Grant Swank, "Preventing Clergy Burnout", Ministry, November 1998, p. 20.
235 Larry Yeagley, "The Lonely Pastor", Ministry, September 2001, p. 28 ; Michael L. Hill and Sharon P. Hill, The Healing of a Warrior : A Protocol for the Prevention and Restoration of Ministers Engaging in Destructive Behavior (Cyberbook, 2000).
236 Pour une liste des exhortations « les uns les autres », voir Who is Your Covering ?, Chapitre 1.
237 Searching Together, Volume 23:4, Winter 1995 discute cette issue longuement.
238 Johann Gerhard in Church Ministry by Eugene F.A. King (St. Louis : Concordia Publishing House, 1993), p. 181.
239 De "Milton's 1653 poem" On the New Forces of Conscience.


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