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Les ruses de Satan-07


septembre 3, 2011 par GoDieu


31. L'HOMOSEXUALITÉ

Dans les années soixante il y eut, dans les cercles chrétiens, une tempête considérable d'indignation lorsque le renommé Dr. Th. Bovet parla en faveur de l'homosexualité dans une conférence ecclésiastique.

Un rapport de Hollande souleva encore plus de poussière. Un pasteur homosexuel a marié deux hommes homosexuels dans son église. Pour moi, seul le côté juridique n'était pas clair. Les officiers d'état civil ne marient pourtant pas de personnes du même sexe.

Aux États-Unis, j'ai été confronté par plus de tels cas extrêmes. Je ne veux toutefois pas parler de mes propres expériences mais je veux laisser parler un pasteur américain connu. Il s'agit du pasteur W.W. Ayer, qui pendant de longues années fut pasteur de l'église baptiste du Calvaire à New York. Nous nous sommes rencontrés dans l'église du Dr. Kenneth Moon à St-Petersburg, Floride, où j'avais quelques conférences à donner. L'article de W. Ayer a comme titre: «L'homosexualité en Amérique. Les Sodomites attireront-ils le jugement de Dieu sur nous»? Il est évident que le rapport ne peut être donné qu'en raccourci.

Exemple 110.

Dans une série de conférences d'une université il s'agissait le premier soir d'homosexualité. Le conférencier fut présenté comme pasteur d'une église homosexuelle. Il le rappela plusieurs fois: «Je suis homosexuel et je m'en réjouis. Nous sommes une minorité et presque chacun nous condamne. Quarante-cinq États de notre pays considèrent l'homosexualité comme étant illégale et la police en a son profit. La société bourgeoise nous tient pour des criminels parce que dans le Lévitique il est dit que nous sommes une abomination (Lévitique 18:22). Nous sommes chassés par les gardiens de l'ordonnance. Nous attrapent-ils dans un de nos lieux de rencontre, alors ils nous battent et nous traînent en prison.

— Nous subissons le même mépris dans les églises, lesquelles considèrent notre comportement comme étant un péché. Quand nous nous unissons avec un partenaire du même sexe, alors cela n'est pas béni devant l'autel, comme c'est le cas pour un couple de sexes différents.

— Nous n'avons pas d'autre choix que de nous aider nous-mêmes. Un exemple seulement: Quand la police de New York prit d'assaut un bar d'homosexuels, les gais (homosexuels) se sauvèrent par la porte de derrière. Ils fermèrent les portes à clef et mirent le feu au bar. La police dut se faire de force une sortie rapide».

C'étaient là des phrases du discours du pasteur. Une femme lesbienne donna ensuite ce témoignage.

Exemple 111.

«Je suis de tendance lesbienne, et cela me convient. J'en suis contente. L'été passé ma compagne et moi avons vécu une expérience merveilleuse. Nous avions visité un lieu de conférence homosexuelle et pour la première fois nous pouvions librement nous mouvoir comme amoureux. Ce soir-là, nous nous sommes caressées publiquement. Nous avions vécu ensemble pendant sept ans auparavant et nous n'avions jamais eu le courage de montrer notre affection l'une pour l'autre en la présence d'autres personnes. Cela a maintenant changé après la conférence homosexuelle. Nous vivons maintenant d'après nos propres règles. L'homosexualité n'est pas un crime».

Ces témoignages en public ne sont qu'une fraction de ce qui arrive vraiment. Donnons encore quelques rapports succincts:

Exemple 112.

En septembre 1962 l'administration du district de Columbia donna à la «Mattachine Society» le droit de collecter un fonds. L'argent devait être employé pour la protection des droits civils des homosexuels contre toute discrimination et dommage.

Exemple 113.

Le neuf août 1963, le président de l'Association internationale des homosexuels fit à Washington la déclaration, sous serment, qu'entre deux cents milles et deux cents cinquante mille Sodomites (homosexuels) étaient engagés par le gouvernement (Dan Smoot Report — 10.26.64).

Exemple 114.

«L'homosexualité ne peut pas être un point de vue quand un pasteur doit être ordonné». Cette recommandation fut donnée par la direction d'une United church of Christ (Église unie de Christ) au comité exécutif compétent. (New York RNS).

Exemple 115.

Le Conseil des Méthodistes Unis pour le travail de la jeunesse (United Methodist Council of Youth Ministry) annonça en 1974 qu'à l'occasion de la conférence générale, en 1976, il demanderait que le livre de discipline soit changé. Le texte doit en être changé de la manière suivante: «Sexe, race, situation de famille ou orientation sexuelle ne doivent pas être un empêchement à l'ordination d'un pasteur dans l'Église Méthodiste Unie».

Exemple 116.

Un prêtre anglican l'exprima d'une manière blasphématoire en Angleterre. Il dit: «Jésus était un H...., car il n'avait pourtant que des hommes comme disciples».

Nous laissons ici le rapport du pasteur W. Ayer. Une expérience personnelle servira de fin.

Exemple 117.

J'avais été invité à parler devant deux groupes de jeunesse évangélique en Allemagne de l'ouest. Il se trouvait aussi un groupe d'étudiants en théologie parmi eux. Après ma conférence, il y eut discussion. La porte-parole du côté négatif était une étudiante en théologie, laquelle avait son premier examen de théologie derrière elle. Il s'agissait de la filialité de Jésus, laquelle est combattue par les théologiens modernes. La jeune nommée apporta comme atout principal: «Jésus était un homme comme nous, il était un H...» Je me levai en sursaut et criai: «C'est un blasphème. Je ne peux rester plus longtemps ici». Je m'avançai vers la porte. Alors un autre jeune cria encore après moi: «Et Marie, sa mère, était une prostituée». Dans le domaine de l'église, de telles choses sont vécues!

Dans le jugement de l'homosexualité, il n'importe pas de savoir ce qu'un psychologue, un théologien moderne, un médecin ou un philanthrope bienveillant disent, mais bien ce que la Sainte Écriture dit à ce sujet.

L'expression Sodomite vient de l'histoire de Genèse 19:5. Beaucoup de simples lecteurs de la Bible ne comprennent pas l'expression connaître. Le mot hébreu jadah signifie union sexuelle.

Dieu a voué les habitants de Canaan à la destruction parce qu'ils étaient homosexuels. Quelques rois d'Israël pieux furent bénis de Dieu parce qu'ils détruisirent les maisons de prostitution et qu'ils poursuivirent les Sodomites. Nous pouvons le lire dans 1 Rois 14:24; 15:12; 22:47; 2 Rois 23:7. Ce dernier texte dit: «Il abattit les maisons des prostitués».

Le langage du Nouveau Testament est le plus clair. Paul écrit dans Romains 1:27: «commettant homme avec homme des choses infâmes».

Naturellement, il y a en relation avec l'homosexualité, des problèmes qui n'ont pas été résolus. Faute de place, nous ne pouvons qu'y faire allusion.

On différencie une homosexualité héritée d'une homosexualité acquise. Au point de vue médical, la forme héritée ne peut-être guérie. Par contre, la forme acquise peut être vaincue. Beaucoup de croyants diront naturellement: «Dieu peut faire des miracles». Je le crois aussi. Je n'ai toutefois connu aucun homme qui ait été libéré de son homosexualité héritée. Mais voici le point qui décide. Je connais des frères croyants qui ont cette inclination, sans qu'ils soient devenus coupables. Cela veut dire que par la grâce de Dieu et avec sa force ils dominent cette inclination malheureuse. Ils servent le Seigneur et font l'expérience de sa bénédiction.

Celui qui pendant son enfance a acquis l'homosexualité par séduction peut devenir libre. Par une conversion réelle et la nouvelle naissance, cette tendance acquise disparaît. «Mais à tous ceux qui l'ont reçue (c'est-à-dire Christ qui est la Parole), elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu» (Jean 1:12:).


32. JEANE DIXON

Il y a quelques années, l'écrivain Ruth Montgomery publia un livre: Jeane Dixon, une prophétesse.

Elle ne peut nommer prophétesse que celle qui se distingue par une grande confusion.

En tout cas cette femme et ses affirmations de bonne aventure sont discutées dans le monde entier.

Quelques exemples, qui sont confirmés par des documents, ont fait sensation. Mentionnons quelques événements politiques qu'elle vit et prédit d'avance.

En 1944, elle déclara que la Chine deviendrait communiste. En 1949, cette prédiction s'accomplit.

En 1947, elle prophétisa l'assassinat de Mahatma Gandhi. Six mois plus tard, en effet, il fut tué par un fanatique.

En 1961, cette diseuse de bonne aventure annonça d'avance le suicide de l'actrice de cinéma Marylin Monroe. Une année plus tard l'actrice connue se suicida à l'aide de pilules somnifères.

Jeane Dixon prédit l'assassinat de John F. Kennedy. Elle prophétisa la séparation du Pakistan de l'Inde et mentionna aussi quelques mois à l'avance le nom du premier président du Pakistan. La chute et la réélection de Churchill fut aussi annoncée par elle, de même que la chute de Cruchtchev.

Ainsi, encore beaucoup d'autres événements purent être cités, lesquels furent connus et annoncés d'avance avec une grande exactitude par Jeane Dixon.

Ce rapport doit être étudié d'un œil critique. Ce qui frappe d'abord, c'est que seuls de grands coups au but sont mentionnés. Cela donne une image irréelle. Combien de fausses prédictions se trouvent à côté des coups chanceux? Personne ne le sait. Jeane Dixon répond: Dix pour cent de ses prédictions sont fausses. Je demeure sceptique devant cette déclaration. Je présume qu'il y en a beaucoup plus. Les devins «honnêtes» déclarent qu'il n'y a que cinquante pour cent de prédictions exactes.

Quelques prédictions ratées doivent être mentionnées.

D'après la prédiction de Jeane Dixon, la troisième guerre mondiale devait éclater en 1954.

La Chine rouge devait être reçue dans l'ONU en 1958. Cela n'arriva qu'en 1971.

La guerre du Vietnam devait se terminer en 1966 mais elle continua pendant quelques années et ne termina qu'en 1975.

Le dix-neuf octobre 1968 elle prophétisa que Jacqueline Kennedy ne pensait pas à un mariage. Mais le jour suivant elle épousa Onassis.

Cette objection critique doit-elle donc signifier que Jeane Dixon est une fourbe? Non, elle a en réalité de grandes capacités de divination qu'elle a développées. Cela fut connu dans le monde, alors qu'elle cherchait par tous les moyens d'empêcher le voyage de John Kennedy à Dallas.

Quels caractères ont les prophéties de Jeane Dixon?

Ce qui frappe d'abord, comme pour les autres «diseurs de bonne aventure authentiques», c'est qu'ils ne prédisent que des événements tragiques, tels que des meurtres, des incendies, des inondations, des catastrophes, et rien de bon. Rien que ce fait pousse à la conclusion d'une relation avec le monde des ténèbres et pas avec la sphère de Dieu.

Un vieil homme expérimenté dans le domaine de l'occultisme, de même que dans la cure d'âme. Émile Krämer de Colmar, partage l'avis suivant: le monde des démons informe les devins occultes de leurs plans. Étant donné que les démons n'organisent que le meurtre, les incendies et les délits, les médiums occultes, qui ont des relations avec le monde des ténèbres, ne peuvent prédire que de tels contenus. Cette théorie a de toute manière beaucoup plus de son côté que les hypothèses romanesques de la perce de la conscience universelle ou que le contact avec l'intemporel, comme ils sont soutenus par Éric de Däniken.

Les médiums occultes ont reçu leurs capacités d'en bas et sont aussi orientés vers les choses d'en bas. À ce qu'on dit, avec une telle description on entre en conflit avec la position religieuse de Jeane Dixon. Jeane Dixon considère sa capacité comme un don de Dieu. Elle est une fidèle catholique et doit, à ce qu'on dit, aller à la messe chaque matin et prier le psaume vingt-trois.

Nous n'avons pas à nous laisser tromper par cette position religieuse. Prenons comme comparaison la diseuse de bonne aventure de Philippes dans les Actes des apôtres 16:16-18. Dans la campagne missionnaire de l'apôtre Paul elle s'avança parmi le peuple et cria: «Ces hommes sont les serviteurs du Dieu Très-Haut, et ils vous annoncent la voie du salut». Elle faisait aussi une bonne réclame pour le travail missionnaire de Paul. Elle serait certainement engagée, aujourd'hui, comme aide d'une congrégation ou collaboratrice d'une secte pieuse. Mais Paul avait le don du discernement des esprits. Il se tourna vers la femme et cria: «Je t'ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d'elle. Et il sortit à l'heure même». Et la diseuse de bonne aventure fut libérée immédiatement.

Mais, malgré sa fréquentation de l'église, Jeane Dixon n'est pas une prophétesse mais une devineresse — et avec cela dangereuse. J'ai des expériences de cure d'âme aux États-Unis. Une femme, par exemple, se laissa conseiller par Jeane Dixon. Depuis lors, sa vie psychologique et de foi est dérangées. Elle a aussi des apparitions d'esprits étranges qu'elle n'avait jamais eues auparavant.

Même des prêtres catholiques attaquent J. Dixon. Les croyants ne devraient même pas avoir chez eux le livre sur Jeane Dixon.

La meilleure des choses qui ont été écrites, du point de vue biblique sur cette devineresse se trouve dans le livre: Satan kämpft um diese Welt, (Satan, maître de la planète Terre) de Lindsey-Carlson (Schulte Verlag. Wetzlar) pages 142-159.


33. KATHRYN KUHLMAN

Dans notre temps chaotique, nous n'avons pas seulement le droit, mais le devoir d'éprouver tous les mouvements à l'aide de la Sainte Écriture. Avant tout, le chemin des personnalités qui surgissent à l'horizon spirituel doit être éclairé avec des lampes de contrôle bibliques.

Nous n'avons pas le droit de juger:

Matthieu 7:1: «Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés».

Romains 14:4: «Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui?»

Jacques 4:12: «Mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain?»

Nous avons toutefois le devoir d'éprouver:

1 Thessaloniciens 5:21: «Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon».

1 Jean 4:1: «Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu».


Note de GoDieu.com: «Ne savez-vous pas que les Saints jugeront cette disposition? et si vous jugez cette disposition, êtes-vous indignes de juger des moindres choses? Ne savez-vous pas que nous jugerons les messagers de Dieu? Et à plus forte raison les choses de cette vie!» (1 Corinthiens 6:2-3) Il n'y a pas confusion. Les Élus peuvent juger, toutefois en contrepartie, ne blâmez pas de manière à ne pas être désavoués (Matthieu 7:1). Attention au texte et son contexte!


Kathryn Kuhlman a été la guérisseuse qui, dans le monde entier, a attiré le plus grand nombre d'auditeurs et des millions qui cherchaient de l'aide. Elle réunit des auditoires de dix mille personnes.

Brièvement quelques détails tirés de sa biographie: Kathryn était née à Concordia, a soixante mille de la cité de Kansas; la mère méthodiste, le père baptiste. Comme jeune fille Kathryn suivit les cours d'un séminaire baptiste et elle fut mise à part comme «pasteur» baptiste. Elle eut sa première église à Franklin en Pennsylvanie. Un jour, des membres de sa congrégation déclarèrent que pendant sa prédication ils avaient été guéris. Kathryn en fut ébahie. Comme les mêmes expériences se répétèrent, elle commença à prêcher sur la guérison, sans décaler l'accent principal du salut de l'âme. De Franklin, elle se transféra bientôt dans la ville de Pittsburg comprenant des millions d'habitants et où des foules toujours plus grandes affluèrent à ses services divins. Depuis 1946, elle tient en moyenne cent vingt-cinq réunions de guérison par année. Comme elle parle dans les plus grandes salles des États-Unis, ses réunions de guérison sont visitées annuellement par un million et demi de personnes. Ces chiffres nous viennent du médecin William Nolen.

À part ses assemblées, elle a beaucoup de programmes à la radio et à la télévision. Les offrandes colossales qui rentrent ont été employées à la constructions de vingt cinq églises, de
beaucoup d'écoles, de foyers et de beaucoup d'œuvres sociales.

C'est une tâche ingrate mais nécessaire que de soumettre les activités de guérison de cette femme à une épreuve biblique. Je le ferai de manière à donner autant que possible la parole à d'autres observateurs.

L'arrière-plan de ma propre opinion est la collection de matériel venant de mes nombreuses tournées de conférences aux États-Unis. Au moment où ce chapitre est écrit, j'ai déjà fait trente-quatre voyages de ce genre aux États-Unis. J'ai naturellement lu les livres de Mme Kuhlman; j'ai assisté à une réunion de guérison d'une durée de quatre heures à la Première Église Presbytérienne de Pittsburg et j'ai eu une entrevue personnelle avec elle. En plus, beaucoup de rapports oraux et écrits viennent s'ajouter à cela, lesquels me furent communiqués par des personnes ayant participé à ses assemblées.

Ici, je dois remercier deux correspondants principaux.

Mme H. Maynard Johnson, épouse du directeur technique de l'hôpital «Eitel» à Minnéapolis, se donna une grande peine en rassemblant vingt-huit cas de guérison avec les adresses complètes de Minnéapolis et des environs. Un article excellent, au fondement scientifique, me parvint de la part du Dr. H.H. Ehrenstein, de «Songtime Boston». Les noms d'autres «livreurs» deviendront manifestes dans ce chapitre.

Premièrement, le genre de ces réunions de guérison doit être brièvement décrit. Après un prélude d'orgue fantastique, Kathryn, en longue robe bleue ou blanche, monte sur la plate-forme. Tous se lèvent. Elle déclare: «Combien je me réjouis de vous avoir tous ici. Le Saint-Esprit accomplira une grande œuvre parmi vous». Un premier cantique, chanté par des milliers de personnes dans l'expectative, laisse monter l'atmosphère. La prière et une courte prédication suivent. Puis Kathryn déclare soudain: «La-haut, sur la galerie, dans la deuxième rangée, un homme vient d'être guéri du cancer; veuillez venir sur la plate-forme. Et une petite fille, à la dix-septième rangée, vient d'être guérie d'une maladie des poumons». C'est de cette manière que cela continue pendant quelques heures. Ceux qui sont guéris s'avancent vers la plate-forme. Elle tient ses mains à environ quinze centimètres au-dessus de la tête de chacun et elle prie. Ensuite ceux qui sont guéris tombent à la renverse sur le sol. Deux serviteurs de la salle saisissent ceux qui tombent pour qu'ils ne se blessent pas. Pendant dix à trente secondes ceux qui sont guéris sont couchés par terre, inconscients. Quand ils se relèvent, ils donnent l'impression de se sentir merveilleusement bien. En ma présence des pasteurs sont aussi tombés à terre de même qu'un prêtre catholique.

Kathryn pose quelques questions à ceux qui sont guéris, lesquelles sont chaque fois différentes. Ainsi, elle demanda à une femme dans la cinquantaine: «Croyez-vous à Jésus»? «Non, je suis bouddhiste». Un homme de vingt ans environ reçut la question: «Êtes-vous chrétien»? Non, je suis athée». «Ne voulez-vous pas croire en Jésus, après qu'il a guéri votre femme»? Long silence. Après des paroles fortement persuasives de Kathryn il dit finalement: «Je veux l'essayer».

On a beaucoup cherché à savoir comment Kathryn peut dire qui et de quelle maladie la personne est guérie. Beaucoup de médecins ont étudié le problème avec différents résultats. Est-ce de la clairvoyance ou du contact médiat?

Le problème suivant, c'est de savoir si les guérisons ont vraiment été effectuées et si elles durent.

Une autre question est l'aspect spirituel de ces guérisons. Ceux qui sont guéris trouvent-ils leur voie vers Jésus et les croyants ne se sentent-ils pas lésés dans leur foi?

La chute en arrière de ceux qui sont guéris est sensationnelle. Quelles forces sont ici à l'œuvre? Est-ce de l'hypnose? Les amis de Kathryn appellent de tels hommes qui tombent les assommés du Seigneur.

Mais laissons maintenant les témoins s'avancer. Comme j'appartiens aussi à leur nombre, je veux citer trois expériences.

Exemple 118.

Dans la réunion de guérison à Pittsburg, une doctoresse monta avec une femme sur la plate-forme. La doctoresse rapporta: «Cette femme a une sclérose multiple à l'état avancé. Elle employait deux béquilles, elle était presqu'aveugle. Le bas du corps était partiellement paralysé. La malade avait porté une sonde permanente pendant trois ans. Il y a trois mois que je me trouvais dans l'assemblée de Kathryn Kuhlman. Depuis cette date la patiente est guérie et elle n'emploie ni béquilles ni sonde. Elle est maintenant aide à la maison de santé où auparavant elle était patiente».

On ne saurait douter de la véracité de ce rapport. Nous savons naturellement qu'une guérison ne nous donne pas d'éclaircissements sur la force par laquelle elle s'est faite.

Exemple 119.

Mon deuxième exemple montre une situation spirituelle. Je rencontrai un homme dans l'assemblée que je pus interroger. Il répondit volontiers aux questions:

— Avez-vous fait l'expérience d'une guérison?

— Oui, il y a treize ans que j'ai été guéri dans la réunion de Kathryn.

Êtes-vous la propriété de Jésus? Priez-vous, et lisez-vous la Bible?

Oui, je veux suivre Jésus et je le connais comme mon Seigneur et mon Sauveur.

— Votre guérison a-t-elle duré?

— Oui, depuis treize ans.

Je ne peux non plus repousser simplement cette expérience.

Exemple 120.

Une troisième expérience fut le commencement de mes doutes. Dans une entrevue avec Kathryn — pas dans l'assemblée publique — elle pria soudain avec moi. Elle tint alors ses mains à environ quinze centimètre au-dessus de ma tête. De suite je priai dans mon cœur: «Seigneur Jésus, si cette femme détient sa force de toi, alors bénis-la et moi aussi. Si elle a ces dons et ces forces non pas de toi mais d'ailleurs, alors veuille m'en protéger. Je ne veux pas être sous une puissance étrangère». Pendant que Kathryn priait, deux placiers se mirent derrière moi pour me saisir si je tombais. Mais je ne ressentis rien et je demeurai ferme comme un rocher, sans perdre du tout conscience. Alors vint encore une deuxième surprise. Kathryn me poussa légèrement, probablement pour me faire tomber. Cela ne lui réussit pas. Alors elle me demanda: «Avez-vous vous-mêmes des guérisons»? Je répondis: «Dans mon travail de cure d'âme, cela est parfois arrivé mais ce n'est pas là ma tâche mais c'est plutôt la prédication de l'Évangile et le salut des hommes».

Depuis cette expérience, je tins au travers des années mes yeux et mes oreilles ouvertes, afin de chercher le fond de ces démonstrations colossales de guérisons.

Dans l'expérience de l'homme qui est guéri depuis treize ans et ne montre pas de dommage subi par sa vie spirituelle, il y a un problème. Si nous admettons que Kathryn ne guérit pas avec une force divine, comme des milliers de témoins l'admettent, alors il faudrait encore expliquer que des hommes ne soient pas lésés spirituellement par ses guérisons. J'ai suffisamment d'exemples de cure d'âme dans ce domaine.

Exemple 121.

Un architecte allemand me rapporta que par la prédication d'un pasteur qui était un ivrogne il avait trouvé le chemin qui mène à Jésus. Le pasteur était souvent ivre. Mais quand il était sobre, il prêchait l'Évangile. Dieu peut aussi se susciter des enfants par des témoins indignes.

Exemple 122.

J'ai souvent rencontré des croyants qui ont trouvé le chemin du salut par le service d'un charlatan qui prêchait des erreurs. Je ne veux pas mentionner le nom du charlatan, quoiqu'il ait fait beaucoup de mal.

Le prochain témoin que nous voulons entendre est la femme que j'ai mentionnée, Mme H.M. Johnson de Minnéapolis, qui d'une manière dont je lui suis reconnaissant, m'a soumis beaucoup de matériel précieux. Les vingt-huit exemples qu'elle me fit parvenir ont par conséquent la force d'une preuve, parce qu'ils présentent la situation une année après la guérison. D'abord l'expérience de Mme Johnson, qui est personnelle. Je la rends, abrégée, dans ses propres mots:

Exemple 123.

Dans la lettre de Mme Johnson il est dit: «Mon mari, ma fille et moi nous rendîmes aux réunions organisées par Kathryn Kuhlman. Je souffrais d'arthrite et je priais pour ma guérison. Ma maladie était avancée au point que je ressentais constamment des douleurs dans les doigts et les articulations de la main. Certains travaux, comme la couture, l'écriture, et avant tout le jeu de l'orgue ne m'étaient plus possibles. Pendant la réunion, Kathryn a dit subitement: «Il y a quelqu'un ici qui vient d'être guéri de l'arthrite». En même temps elle indiqua ma rangée du doigt. J'élevai de suite mes bras au-dessus de moi et fis mouvoir mes doigts. Mes douleurs avaient disparu. Un des aides vint à moi et me pria de monter sur la plate-forme. Là, Kathryn toucha mon front et pria en même temps que Dieu enlève complètement mon arthrite. À ce moment-là la force de Dieu me frappa (je fus tuée en esprit). Je me sentis séparée de mon entourage et isolée. Une paix merveilleuse me remplissait. Quand, après la fin de l'assemblée je retournai à la maison avec les miens, je dis: Si même je n'avais pas été guérie corporellement, la guérison spirituelle ne pourrait m'être enlevée. Le jour suivant, j'avais un rendez-vous à la clinique afin de me faire passer différents tests du sang et des examens. Le résultat était plus que bon. Depuis ce temps-là, j'ai témoigné à beaucoup de personnes de ma guérison corporelle et spirituelle. La guérison a duré une année déjà. Par-dessus tout cela, ma vie entière a pris une autre direction. Ma vie de prière et ma faim pour la Parole de Dieu ont augmenté. Je continue à témoigner de la Parole de Dieu à mon entourage».

Tout en étant très reconnaissant à Mme johnson pour les vingt-huit rapports détaillés, je risque naturellement de ne pas exprimer mon opinion. Mais dans cette guérison se trouvent de nouveau, différentes questions:

  1. Dans l'arthrite la psyché — l'enchaînement psychosomatique — joue un rôle. Les guérisons de l'arthrite sont au premier rang des guérisons par la suggestion.

  2. Je ne peux accepter que cet incident de manque d'équilibre (tué dans l'esprit) soit produit par le Saint-Esprit. Quand des hommes dans des réveils tombent à terre dans la repentance et le regret, quand ils pleurent sur leurs péchés et demandent pardon à Dieu, c'est une toute autre affaire.

  3. Qu'est-ce que cela doit signifier, que Mme Johnson parle aussi d'une guérison spirituelle qui continuerait même si la guérison corporelle s'arrêtait? L'expression guérison spirituelle est employée par beaucoup de guérisseurs spirites. Au sens biblique du mot, une guérison spirituelle est la conversion et la nouvelle naissance. Mais Mme Johnson était déjà chrétienne et croyante avant sa visite à la réunion de Kathryn. Une deuxième nouvelle naissance n'existait pas. Cette soi-disant «guérison spirituelle» est incompréhensible et elle pourrait être comparée avec le soi-disant baptême de l'esprit des cercles extrémistes.

Malheureusement, par manque de place les vingt-huit guérisons ne peuvent toutes être passées en revue, si instructives soient elles. Seul l'ensemble du résultat doit être indiqué légèrement:

Une année après la venue de Kathryn il y avait, hors des vingt-huit personnes auxquelles on avait attribué des guérisons, dix personnes qui n'étaient pas guéries. Sept avaient ressenti des améliorations de leur condition. Onze avaient des maladies qui pouvaient être psychologiquement améliorées. Il manque dans tout le rapport détaillé un seul cas organique clair qui aurait été guéri. Ainsi, malgré la grande dépense, dont je remercie encore Mme Johnson, rien n'a été prouvé.

Un deuxième témoin est une femme qui a travaillé pendant deux ans comme secrétaire de Kathryn Kuhlman. Elle vint après moi et me rattrapa sur l'aéroport d'une grande ville américaine. Dans la conversation privée, elle me rapporta que pendant deux ans elle inscrivit les adresses de ceux qui avaient été guéris et que plus tard elle avait pris des renseignements sur leur état. De ceux qui étaient enregistrés, soixante-quinze pour cent restaient guéris.

Quelle valeur cette statistique a-t-elle?

  1. Comme secrétaire, elle prend dès le début position pour sa patronne. Est-ce que cela ne trouble pas l'objectivité?

  2. Le voyage à ma suite servait clairement au but de me donner une bonne impression des guérisons.

  3. Il est clair que cette femme ne possédait pas les conditions préalables psychologiques et médicales pour pouvoir établir le caractère des guérisons.

  4. Les guérisons sont des complexes difficiles à voir dans leur ensemble. Vous pouvez avoir un arrière-plan suggestif, hypnotique, médiat, occulte mais aussi médical et biblique.

Cette différentiation de la statistique ne porte pas préjudice à la sincérité de l'informatrice. J'ai eu d'elle, comme aussi de Mme Johnson, la meilleure impression.

Au début de l'année 1974, il y eut à Jérusalem un soi-disant congrès charismatique dont le thème était Le Saint-Esprit. Kathryn Kuhlman et aussi Corrie ten Boom collaborèrent. Six mois après cette conférence mondiale des églises pentecôtistes, je reçus de Jérusalem la lettre d'une collaboratrice d'une mission finnoise. Cette lettre, qui concerne Kathryn Kuhlman, est donnée ici, traduite en français:

Exemple 124.

Jérusalem, 17 septembre, 1974

Cher Dr. Koch,

Je vous écris, parce que je ne connais personne d'autre qui puisse répondre à mes questions.

J'ai lu le livre de Kathryn Kuhlman «Dieu peut le faire de nouveau.» Il m'a impressionnée. Quand Kathryn Kuhlman vint à Jérusalem au début de 1974, j'assistai avec une vive attente à sa réunion de guérison. Tout d'abord, j'en étais heureuse. Mais ensuite des doutes me vinrent, et je commençai à me demander:

  1. Comment pouvait-elle établir qu'une personne était guérie?

  2. Quelle puissance y a-t-il derrière les guérisons?

  3. Pourquoi les hommes tombent-ils à la renverse, quand elle prie sur eux?

J'ai ensuite assisté à une deuxième réunion et je priai tout le temps. En même temps j'observai soigneusement les événements. Après la séance de guérison Kathryn descendit de la plate-forme et passa dans les rangs. Tout à coup je ressentis une pression intérieure et je craignis qu'elle me touche. Je fermai les yeux, élevai les bras et priai au nom de Jésus afin que Dieu m'aide. Kathryn passa où je me trouvais. Pendant un court moment elle saisit fortement mon bras droit. Rien n'arriva. Après un moment, je ressentis une grande force, comme de l'électricité sur moi, et j'eus le sentiment que je devais mourir. Mes bras étaient engourdis et je ne pus de suite les ramener à moi. Depuis ce temps-là, j'ai de la peine à croire que sa force vient de Dieu. Pourtant, je lus aussi l'autre livre de Kuhlman «Je crois au miracle». Il me paraît bon. Seulement, je ne puis comprendre pourquoi sa personne donne une autre impression que ses livres. Je ne puis analyser mes doutes et ils n'ont pas fini de m'embrouiller. Si vous pouvez comprendre cela et me répondre malgré tout votre travail, je vous en serai très reconnaissante. Votre...»

Cette missionnaire finnoise, avec ses expériences, n'est pas seule dans ces choses. D'autres, et moi aussi avons remarqué la différence entre les livres et la personne. Très souvent on m'a rendu témoignage du fait que des gens qui prient sans interruption ressentent une atmosphère qui n'est pas biblique. Naturellement, des choses subjectives.

Un rapport du congrès à Jérusalem se trouve devant moi, écrit par Vim Malgo. Dans le Cri de Minuit d'août 1974, à la page dix, Vim Malgo discute le congrès mondial pour le Saint-Esprit à Jérusalem. Dans ce rapport, quatre points non bibliques sont mis en évidence.

  1. «Le Saint-Esprit» était le thème central. Le Saint-Esprit ne se laisse pas mettre au centre mais le Saint-Esprit met Jésus au centre (Jean 16:13).

  2. Le baptême de l'Esprit est identifié avec la nouvelle naissance. L'enfant de Dieu (Éphésiens 5:18) est rempli toujours plus profondément du Saint-Esprit selon la mesure de son obéissance par la foi.

  3. Le Saint-Esprit ne permet pas qu'on fasse de lui la personne principale. Jésus dit dans Jean 16:14: «Il me glorifiera».

  4. Finalement, c'était un congrès œcuménique dans lequel toutes les tendances étaient représentées.

En terminant Vim Malgo dit que ce n'était pas le Saint-Esprit qui était à l'œuvre mais d'autres esprits. Le soi-disant baptême de l'Esprit est habituellement un baptême des esprits.

Malgo dit: «Les esprits se trouvent l'un l'autre» Les Anglais ont un proverbe: «Les oiseaux ayant les même plumes volent ensemble». Il est par conséquent typique que Kathryn Kuhlman ait été la référendaire principale, qui attira aussi le plus grand nombre d'auditeurs. C'est le point que je critiquais de plus en plus au cours de l'année: Kathryn se laisse inviter par des extrémistes extravagants et se tient avec eux sur la même plate-forme.

Un long rapport se trouve devant moi sur l'entrée en scène de Kathryn Kuhlman à Vancouver et à Seattle. Par manque de place, il ne peut qu'y être fait allusion par quelques mots. Cet observateur écrivit:

«Kathryn Kuhlman se nomme un instrument du Seigneur. En réalité elle est un médium du seigneur de ce monde. Un homme ne peut pourtant pas recevoir la nouvelle naissance par le Saint-Esprit si un autre le regarde dans le blanc des yeux et y ajoute quelques mots. Je crois aux dons de la grâce. Mais ce que Kathryn Kuhlman présente en spectacle, ce n'est pas un don avec le Saint-Esprit de Dieu mais ce sont les esprits qui règnent dans les cieux. Ces esprits se servent d'elle qui est trompée elle-même et en trompe d'autres. Elle est un médium de Satan».

Sur le même plan se trouve le rapport d'un professeur de théologie connu de l'université de Tübingen, qui a la réputation parmi les croyants d'être un chrétien né de nouveau. Une fois de plus je tairai son nom, parce que je ne sais pas s'il tient à être nommé. Ce professeur, un ami que je tutoie, m'écrivit: «Kathryn Kuhlman est une spirite. Il y a vingt ans, tu aurais toi-même dit cela».

Sans doute, je ne donnerais jamais un jugement aussi sévère sans un examen minutieux. Nous devons penser et dire du bien d'un être humain, aussi longtemps qu'il n'a pas prouvé qu'il fait le mal.

Le jugement le mieux fondé au point de vue scientifique est le rapport que le Dr. Ehrenstein, des États-Unis, m'a communiqué. L'article, publié dans une feuille chrétienne, porte le titre À la recherche d'un miracle. Il a été écrit par un médecin-chirurgien, le Dr. Nolen de Minnéapolis, qui jouit aussi d'une bonne réputation comme chrétien.

Le Dr. Nolen se fit donner à Minnéapolis les adresses et numéros de téléphone de quatre-vingt-deux visiteurs des réunions Kuhlman, auxquels la guérison avait été promise. Parmi eux se trouvaient des gens ayant des cancers, de la sclérose multiple et d'autres maladies. Le Dr. Nolen contacta les guéris individuels, afin de sonder exactement leur histoire.

Exemple 125.

La guérison du patient au fauteuil à roulettes. Avant le début de l'assemblée, le médecin se trouvait près de l'ascenseur qui par fournées amena quelques cent patients dans des fauteuils à roulettes. Parmi eux se trouvait cependant un homme sans fauteuil mais qui boitait fortement. Le médecin lui demanda:

— Vous avez des douleurs?

— Oui, j'ai été opéré, il y a deux ans de cela. Mais la guérison ne vint pas. J'espère donc que Mlle Kuhlman me guérira.

— Faut-il que je vous apporte un fauteuil à roulettes?

— Oui, ce serait gentil de votre part.

Le médecin apporta un fauteuil à roulettes au boiteux dans lequel il fut conduit dans la salle. Pendant la réunion Kathryn cria dans la salle: «Il y a ici un homme qui a un cancer de la hanche. Il vient d'être guéri. Veuillez vous approcher».

Pour l'homme dans son fauteuil, il était pénible de se laisser pousser dans son fauteuil jusqu'à la plate-forme. Il se leva donc et s'efforça d'aller en avant sans attirer l'attention des gens. Un aide poussa le fauteuil derrière lui. Le médecin observa ces détails soigneusement, puisqu'il avait donné un fauteuil à l'homme. Kathryn demanda au patient: Est-ce là votre fauteuil à roulettes? L'homme fit un signe affirmatif. Il ne voulait pas donner de longues explications. Kathryn continua: «Vous étiez assis dans le fauteuil à roulettes mais vous n'en avez plus besoin. Le Saint-Esprit vous a guéri». D'immenses transports de joie retentirent. Le médecin suivit l'homme. Rien n'avait changé dans son état. La nouvelle remplit toutefois les cercles chrétiens: «Un patient en fauteuil à roulettes a été guéri».

Exemple 126.

Au milieu de grands transports de joie, la guérison d'une femme s'accomplit au sein d'environ dix mille personnes. Elle souffrait d'un cancer des poumons. Le Dr. Nolen se mit ensuite en relation avec la femme guérie. Je donne donc les mots exacts du médecins: «Lorsque j'interviewai Leona Flores, elle me déclara qu'elle n'avait même pas de cancer.

— Je souffre de la maladie de Hodgkin. Quelques ganglions dans ma poitrine en sont affectés.

— Comment se fait-il, alors, que Kathryn vous ait guérie du cancer?

— Quand Mlle Kuhlman désigna du doigt notre rangée, et déclara: quelqu'un a été guéri du cancer des poumons, je regardai à la ronde pour voir si quelqu'un s'avançait. Comme personne ne se leva, je pensai qu'elle voulait parler de moi et je me suis fait connaître. Après avoir été déclarée guérie, je consultai mon médecin. Le spécialiste déclara: «Les radiographies ne montrent aucun changement. Tout est maintenant comme auparavant».

Le Dr. Nolen reçut aussi de Kathryn Kuhlman la liste de huit personnes qui soi-disant avaient été guéries du cancer. Ici aussi un résultat foudroyant.

Le Dr. Nolen déclara: «J'ai perdu confiance dans les guérisons miraculeuses de Kathryn Kuhlman. Pourtant je crois qu'elle n'est ni menteuse, ni charlatan. Elle pense vraiment qu'elle a aidé des milliers de personnes. Son problème est — et il me coûte de devoir le dire — l'ignorance. Mlle Kuhlman ne reconnaît aucune différence entre les maladies conditionnées psychologiquement et les maladies organiques. Quoiqu'elle emploie des techniques psychologiques, elle ne comprend rien à l'hypnose et à la puissance de la suggestion. Elle ne connaît, rien non plus au système nerveux autogène. Et si elle le connaît, alors elle s'y entend à cacher cette connaissance. Plus je vois les résultats de son travail, plus je doute que le bien qu'elle fait contrebalance le mal qu'elle cause».

Le rapport du Dr. Nolen, qui est donné ici avec les plus grands raccourcissements, ne répond pas à toutes les questions en rapport avec ces guérisons inusitées. Avant tout il ignore la question de tomber à la renverse ou l'appelle simplement de l'hypnose. Une telle déclaration n'est pas pertinente pour la culbute. Des médecins, des pasteurs, des personnes ayant une forte volonté ne peuvent être envoyés à terre par une femme au moyen de l'hypnose comme par un knock out. Ici d'autres puissances sont en jeu. De même les informations exactes concernant le siège des patients et leurs maladies ont une odeur très forte de contact médiat.

On me répondra: «Pourquoi l'as-tu estimée, positivement après la première rencontre»? Une réponse a déjà été donnée. Nous devons juger positivement une personne aussi longtemps qu'elle ne nous a pas prouvé le contraire. Dans les quatre ans écoulés depuis la première rencontre, beaucoup de matériel m'a été offert. Cela a produit une autre image que celle que je vis au début.

Après tout, Kathryn Kuhlman se tient debout ou tombe devant son Seigneur. Jésus a le dernier mot sur elle et son œuvre, et non pas nous, hommes à la vue courte. Nous avons le devoir d'éprouver et d'informer l'Église de Jésus. Mais prenons soin que notre œuvre puisse subsister aux yeux du Seigneur. Quand le roi David vit sa propre culpabilité à la lumière de Dieu, il soupira: «Lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché (Psaumes 51:4)». Dans la connaissance de notre propre culpabilité, le désir de jeter des pierres disparaît. Toutefois, le devoir urgent ne nous est pas épargné de rendre des services de poteaux indicateurs à l'Église de Jésus, même si cela nous prépare tant de déchirements de cœur. Et on devrait sentir dans ce chapitre que je n'ai pas de joie à être obligé d'écrire sur Kathryn Kuhlman.

Kathryn Kuhlman mourut le 20 février 1976, à l'âge de soixante-six ans, d'une affection cardiaque.


34. LÉGALITÉ

La légalité engourdit, l'attitude spirituelle édifie. C'est ainsi qu'on pourrait expliquer la Parole: «La lettre tue mais l'Esprit vivifie» (2 Corinthiens 3:6).

Ce chapitre n'appartient pas à une collection occulte mais il révèle pourtant un besoin. Des discours sur la cure d'âme pendant quarante-cinq ans m'ont montré les effets funestes d'un christianisme légaliste.

Qu'est-ce qui n'est pas contesté par les critiques froides et sans amour parmi les croyants?

Exemple 127.

En 1972, au cours de mes conférences dans la première église presbytérienne de Hollywood, j'appris à connaître Mademoiselle Mears. Elle est une des chrétiennes les plus insolites que j'aie rencontrées dans ma vie. Billy Graham l'appela une fois sa mère spirituelle. Mlle Mears commença dans son église une école du dimanche avec des filles abandonnées. Après douze ans, cette école du dimanche comptait six mille participantes. Quelques centaines de moniteurs d'écoles du dimanche, qui avaient été préparés par Mlle Mears, s'occupaient de ces groupes et de ces classes. Les cahiers de préparation pour ces enseignements furent bientôt employés par toute la chrétienté de langue anglaise. Comme je garde tout par écrit depuis des dizaines d'années, je publiai aussi la biographie de Mlle Mears avec sa photo. Qu'arriva-t-il? Un frère suisse, après avoir lu cette biographie, m'écrivit qu'il avait enlevé la photo du livre, parce que Mlle Mears avait les cheveux coupés.

Une femme croyante, qui a aussi les cheveux coupés, me dit là-dessus: «Je porterais volontiers des cheveux longs. Mais à cause d'une maladie des cheveux ils se brisent. Je dois les faire couper».

Même si une maladie n'est pas la cause des cheveux coupés, je ne partage pas l'attitude légaliste de ce frère, quoique je connaisse aussi 1 Corinthiens 11:6.

Des frères légalistes, qui pendant leur vie n'ont pas conduit un seul être humain à Christ, critiquent une femme par le service de qui six cents missionnaires travaillent aujourd'hui sur tous les continents.

Ce que je pense du service des femmes croyantes, je l'ai déjà publié dans mon livre Dons de l'Esprit. Je veux éviter les répétitions. Puisque nous en sommes aux mesures spirituelles, je donne un autre exemple:

Exemple 128.

Après qu'aux États-Unis mon livre Le vin de Dieu fut sorti de presse, le rédacteur de «Biblical Evangelist» Robert Sumner, se sentit poussé à exprimer sa critique. Il s'attache à la Parole de 2 Corinthiens 6:14: «Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger». Ensuite il lance ses pierres contre un homme de Dieu accompli, le père Daniel à Madras. Le Seigneur accorda au père Daniel la grâce que par son service des milliers se sont convertis. Il est clair que de telles expériences spirituelles sont encore une œuvre de la grâce de Dieu et non l'œuvre de l'homme. Mais beaucoup de croyants, avec leur orgueil et leur désobéissance, sont au chemin du Seigneur. Il fut donné à Daniel de gagner aussi bien des académiciens que des mendiants, des Hindous haut placés aussi bien que des criminels. Comme jeune homme il avait reçu l'intercession et la bénédiction du Sadhou Sundar Singh. Un jour, le Seigneur donna au célibataire l'ordre d'épouser une certaine fille Hindoue. Daniel se défendit en disant: «Seigneur veux-tu me tenter? Je ne marierai pourtant pas une fille païenne». Le Seigneur ne lui laissa aucun repos. Par quelques signes au moins il voulait connaître la volonté du Seigneur et le suivre. Sa jeune femme devint, après un temps très court déjà, une chrétienne convaincue.

Naturellement, c'est là un chemin peu ordinaire. Moi-même, je n'ai jamais donné, sur la base de 2 Corinthiens 6:14, le conseil à un homme croyant d'épouser une fille incroyante. Et pourtant la Bible n'est pas un livre de loi et de casuistique. Si cette liaison était la volonté de Dieu, alors même le rédacteur de «Biblical Evangelist» ne peut s'agiter. Dieu a richement béni cette liaison, comme cela peut être lu dans la biographie de Daniel. En Allemand, cela se trouve dans le livre Jésus sur tous les Continents; en anglais on le trouve dans La vigne de Dieu (The Wine of God). Ne pas mentionner, même par un mot, l'œuvre puissamment bénie d'un homme de Dieu, mais de vouloir le tuer avec un seul argument, cela est une mesure insupportable de légalisme.

À cause de cela, frère Robert Sumner, je veux une fois m'adresser directement à vous; vous recevrez évidemment, si Dieu le veut, ce livre dans la traduction anglaise que j'ai commandée. Supposons une fois, frère Sumner, qu'il y ait dans votre vie, par vos conférences, par vos articles, par votre attitude, quatre-vingt-dix-neuf pour cent de bon et rien qu'un pour cent qui ne soit pas biblique. Et voici qu'arrive un biographe qui décrit votre vie mais qui garde sous silence votre œuvre bénie dans son ensemble et qui publie et répand partout le un pour cent qui n'est pas biblique — comment trouveriez-vous celà? Ce serait pourtant une grosse interprétation fausse des faits, ce serait une grande injustice, ce serait une rumeur criminelle. Voyez-vous, c'est exactement cela que vous avez fait au frère Daniel. Dieu a employé ce Daniel d'une manière puissante. Il a eu plus de bénédictions, de conversions et de libérations de la malédiction des puissance ténébreuses que vous et moi mis ensemble. Et voilà que vous passez sous silence l'œuvre bénie de cet homme dans son ensemble. Vous pêchez un point qui ne convient pas aux limites étroites de votre théologie légaliste et vous le publiez et répandez cette critique où on parle anglais en Amérique. Cela n'est-il donc pas une rumeur criminelle de laquelle vous serez un jour tenu responsable?

Le jugement du Biblical Evangelist sur le réveil au Îles Salomon est du même genre. Muri Thompson, l'évangéliste de la Nouvelle Zélande, a été témoin, en présence de trois mille hommes et de quelques missionnaires australiens et américains, du fait que l'Esprit de Dieu vint avec puissance sur cette grande foule et la poussa à la repentance et à la réception du salut. Vous, frère Robert Sumner, déclarez à cet égard: «Nous savons que Dieu peut faire cela mais il ne le fait pas. Nous savons que le Saint-Esprit peut accomplir cela mais il ne le fait pas». Je vous demande ici: Avez-vous un siège, frère Sumner, au comité de Dieu pour que vous sachiez ce que Dieu fait et ce qu'il ne fait pas? Le témoignage de chrétiens capables de juger ne vous suffit-il pas? N'avez-vous encore jamais visité un territoire de réveil, soit la Corée, l'Indonésie, l'Uganda, Taïwan, Asbury, etc, et n'avez-vous pas remarqué que dans les lieux de réveil des événements arrivent souvent qui rappellent les Actes des Apôtres? Je connais, naturellement, l'arrière-plan de la critique. La théologie dispensationaliste exagérée déclare que tous les dons et forces charismatiques on cessé avec le temps des apôtres ou au plus tard avec la constitution du Canon aux synodes de Jamnia et de Joppé, en l'an deux cent un après Christ.

Cette théologie a été enseignée en Europe depuis Luther. En ce qui concerne la prophétie à l'égard de l'Histoire finale, je donne mon assentiment. Mais il se montre justement dans les réveils que des forces charismatiques étaient devenues vivantes. On peut observer cela avant tout dans les domaines des analphabètes qui ne peuvent ni lire ni écrire et qui par conséquent ne peuvent étudier la Bible par eux-mêmes. À ces hommes qui ne connaissent ni l'écriture ni la lecture, Dieu s'est souvent révélé par des choses extraordinaires. La période des merveilles s'arrête d'habitude quand les analphabètes ont appris à lire la Bible. Il y a aussi un certain nombre de forces charismatiques qui n'ont jamais cessé. Je connais dans l'histoire de l'Église beaucoup d'hommes qui ont eu le don de guérison. Ce n'est pas ici le lieu de mentionner leur nom.

C'est encore une fois la preuve d'une arrogance légaliste et orgueilleuse que le «Biblical Evangelist» représente simplement le rapport du réveil des Îles Salomon comme un mensonge. Qu'on lise donc simplement les rapports de la mission australienne des mers du sud, laquelle est bibliquement saine et qui ne penche vers aucun extrémisme.

Je sais, naturellement, que l'effusion du Saint-Esprit à la première fête de Pentecôte ne se répète pas. Le Saint-Esprit est répandu, dans son Église. Mais il doit venir auprès des congrégations païennes et de congrégations spirituellement mortes. Il doit aussi venir à nous si nous ne sommes pas encore nés de nouveau spirituellement ou si nous ne nous sommes pas encore soumis à sa puissance. Il y a beaucoup de croyants qui attristent, étouffent le Saint-Esprit et ne lui obéissent pas mais qui lui résistent tout le temps. Jésus a fait le reproche de cette chose aux pharisiens légalistes. Il pourrait aussi le reprocher à beaucoup de chrétiens d'aujourd'hui.

En ce temps-là les pharisiens, les scribes et les prêtres — aussi ces Messieurs les théologiens — ont accusé Jésus de blasphème et l'ont laissé entre les mains des autorités romaines pour qu'il soit condamné. Les hommes de Dieu, dans l'histoire de l'Église, lesquels ont été employés par Dieu d'une manière particulière, ont subi des persécutions semblables. C'est ainsi que Ludwig Harms, par exemple, fondateur d'une mission en Allemagne, fut accusé soixante deux fois par ses frères du ministère auprès des autorités ecclésiastiques. Dans tous ces cas ils ne pouvaient lui imputer quoi que ce fût de méchant. Dans l'Ancien Testament, les vrais prophètes furent persécutés. Au temps du Nouveau Testament, les disciples de Jésus et ses apôtres furent constamment attaqués par les instances ecclésiastiques et les chrétiens de nom. Dans le présent, il en est de même. Tout cela, et plus encore, est contenu dans la Parole: «La lettre tue mais l'Esprit vivifie».

Croyance au salut, ligne orthodoxe fidèle, dans le Saint-Esprit, tout cela passe à côté de la réalité et de la dynamite du salut. La loi apporte la mort. Le Saint-Esprit apporte la vie. Ne gâtons donc pas toujours l'œuvre de Dieu avec notre théologie bien intentionnée.

Et encore une dernière chose. Je m'adresse encore une fois à vous, frère Robert Sumner. Votre journal s'appelle «Biblical Evangelist».

Je me suis efforcé en tout temps d'être un évangéliste biblique. Vous connaissez mon combat contre tout ce qui n'est pas biblique, les extrêmes, le soi-disant mouvement charismatique qui n'est pas du tout charismatique et beaucoup d'autres mouvements défigurés et extrêmes d'aujourd'hui. Quelle impression est-ce que cela donne au monde quand vous, rédacteur d'un journal qui s'appelle Évangéliste biblique, attaquez un autre évangélique biblique? Le Saint-Esprit rassemble, unit et lie les croyants dans l'amour de Christ. Le légalisme sépare, déchire la fraternité, met en pièce les liens que Jésus-Christ a créés par son œuvre de salut à Golgotha. Et derrière ce déchirement, cette séparation, derrière ce manque d'unité se tient un ennemi d'en bas qui y trouve sa joie et en fait un capital.

Le Saint-Esprit édifie l'Église de Jésus. La théologie a toujours couru le danger de détruire l'Église de Jésus. Cela est aussi valable pour l'exagération de la soi-disant théologie des dispensations, dont j'approuve le bon côté. Le fait que je jette ici une lance contre le mauvais usage de la théologie ne vient pas de la jalousie de ceux qui ne possèdent rien. J'ai moi-même gagné le grade de Docteur en Théologie à l'université de Tübingen.

Encore un mot final, frère Robert Sumner. J'apprécie en vous le fait que vous désiriez être un évangéliste biblique et que vous vous occupiez d'un journal portant ce titre. Mais — noblesse oblige, disent les Français!


35. LÉVITATION

La lévitation appartient aux pratiques des médiums spirites. Par cela on entend la suspension libre du corps humain. C'est bien une imitation diabolique de l'enlèvement biblique. Nous lisons par exemple dans Actes 8:39: «L'Esprit du Seigneur enleva Philippe».

Dans les pays civilisés, les exemples de lévitation sont très rares mais par contre dans les pays païens ou infectés de spiritisme, ils sont nombreux. Quelques exemples éclairent l'état des choses:

Exemple 129.

Deux pasteurs luthériens prirent part, par curiosité et pour des raisons d'étude, à une séance de lévitation à Wels en Autriche. Tous les deux observèrent que le médium spirite réussit une telle lévitation. Couché horizontalement, il s'éleva jusqu'au plafond de la chambre. Je mets en garde de ne pas prendre par à de telles expériences. Le diable s'attaque non seulement aux curieux mais à ceux qui pensent pouvoir, pour des raisons d'étude, prendre part à des expériences spirites.

J'écris ces chapitres sur la lévitation pendant mon trente-troisième voyage de conférences à travers les États-Unis et le Canada. Au cours de ce voyage, deux nouveaux cas de lévitation sont venus à ma connaissance par la cure d'âme.

Exemple 130.

Une jeune fille de dix-sept ans, qui est une croyante convaincue, entra dans une salle d'école. Sans le savoir, elle tomba en plein sur une séance spirite. Un médium s'élevait justement jusqu'au plafond. La jeune fille ne put qu'exprimer une prière par un soupir. Alors le médium tomba à terre et rebondit. La présence de la jeune fille croyante gêna l'œuvre sombre des esprits.

Exemple 131.

Un missionnaire de la Mission Intérieure au Soudan travaillait en Afrique et c'est là qu'il rencontra pour la première fois un cas de lévitation qui se jouait en plein air. Il pensa qu'il était de son devoir d'arrêter ce phénomène spirite. Il mit la main sur celle qui s'élevait et il voulut prier. En cet instant il fut jeté à terre par un choc électrique. Ce fut pour lui la première leçon montrant qu'il n'est pas permis d'imposer les mains à un médium pratiquant. Jésus n'a imposé les mains qu'aux malades. Aux possédés il a seulement donné des ordres. — Les Africains, qui assistaient à ce spectacle, ne firent que rire du missionnaire. Dans les choses occultes, les païens sont généralement mieux informés que les missionnaires.

Exemple 132.

Au cours de la fête annuelle d'Umbanda (spiritisme religieux) près de Bahia, au Brésil, on montre aussi presque toujours de la lévitation. Ici aussi, il arriva la même chose à un missionnaire qu'à celui de la Mission Intérieure au Soudan, en Afrique. Il imposa la main sur la tête de la jeune fille afin de la libérer du charme démoniaque. Lui aussi reçut en choc, de sorte qu'il tomba à terre.

Le droit est réservé aux rationalistes bouffis et à la tête vide de rire de choses qu'ils ne comprennent pas. Il nous faut prendre Satan au sérieux — mais plus encore celui qui, à la croix de Golgotha, a arraché la victoire à la puissance des ténèbres.

Pour faire suite au chapitre «Lévitation», il faut aussi lire le passage sur la Translation.

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