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Les ruses de Satan-11


septembre 3, 2011 par GoDieu


51. PORNOGRAPHIE

L'expression est composée de deux mots grecs: porneia — impudicité, prostitution, et grapho — dessiner, noter. Par le mot courant de pornographie, on comprend aussi la distribution d'écrits impudiques et d'images obscènes. Trois aspects seulement de cet hideux chapitre doivent être mentionnés.

  1. L'avidité du gain.

    Un journal allemand communiquait qu'en une année pour 1,6 milliards de marks allemands de littérature pornographique avait été introduite du Danemark en Allemagne. Le cas suivant montre combien ces produits sont parfois chers. Un pasteur du nord de l'Allemagne considéra qu'il lui incombait de chercher les vendeurs de livres d'image pornographiques. Il se rendit à la Reepergahn, le quartier du vice ainsi nommé à Hambourg, dans une boutique sale et demanda quelque chose de «délicat». Le vendeur tira de dessous la banquette un livre qui montrait par des images tous les détails sexuels. Le client demanda le prix. Six cents marks allemands, fut la réponse. Le client-pasteur s'excusa et disparut. Une demi-heure plus tard il revint avec un agent de police et porta plainte contre cette boutique du sexe.

    J'entendis parler d'un autre cas au cours de mes tournées aux États-Unis. Un éditeur, de tendance communiste, avoua à la fin de sa vie qu'il avait répandu pour plusieurs milliards de dollars de littérature pornographique aux États-Unis pendant sa vie afin de ruiner le peuple.

  2. Tentation de la jeunesse.

    Depuis plusieurs années les parents croyants suivent avec le plus grand souci le soi-disant enseignement d'éclaircissement dans les écoles. Toutes les protestations des instituteurs et des autorités scolaires n'apportèrent rien. Éclaircissement — souvent de façon repoussante, est un sujet obligatoire même dans les classes inférieures. Un père me dit: «Mon fils de huit ans en sait plus long sur ces choses que j'en savais au temps de mon mariage».

    L'exemple suivant, qui en représenterait des centaines, montre comment agit cet enseignement arrangé par les autorités. Un jeune garçon de huit ans rentre à la maison et dit à sa sœur plus jeune que lui: «Déshabille-toi une fois. Je veux essayer quelque chose. Le maître d'école nous a raconté des choses intéressantes aujourd'hui». Les parents du jeune garçon réclamèrent énergiquement auprès du maître. Sans succès, naturellement.

    À la fin de 1975, il y eut à Hessen un scandale semblable. Un criminel avait, dans sa prison, écrit un livre pornographique sur les coutumes sexuelles. Dans le passé, un tel livre eut été interdit et son auteur puni. Qu'en est-il aujourd'hui? Le livre fut exposé à un homme préposé à ces choses dans le ministère du culte de Hesse, lequel le recommanda au ministre du culte pour une introduction à titre d'essai dans les écoles supérieures. La plus grande partie des écoles le refusa parce qu'il était si sale et si dégoûtant. Le recteur d'un gymnase l'introduisit dans les classes supérieures comme lecture en classe. Alors commença un tourbillon. Une des femmes enseignantes protesta énergiquement auprès du directeur. Ce «pédagogue» para l'attaque avec cette allusion: «La Bible contient aussi de telles histoires sales. Qu'est-ce que vous voulez, au fond»? La femme était furieuse: «La Bible condamne ces cochonneries, tandis que ce sale livre les recommande. En outre, la Bible ne fouille pas avec plaisir toutes ces anomalies perverses mais elle annonce le jugement de Dieu sur elles». Non seulement la maîtresse croyante mais les parents aussi s'opposèrent à ce sale livre. Une fois de plus, acquitté avec un haussement d'épaules seulement des places scolaires compétentes! Finalement, quelques étudiants ne purent s'aider qu'en se mettant en grève et en refusant de continuer à lire le livre. Ils préférèrent supporter une mauvaise réprimande que de laisser cette poubelle être vidée sur eux.

    Quel jugement va tomber une fois sur ces ministères du culte, sur les autorités scolaires et les maîtres d'école qui empoisonnent notre jeunesse et démolissent toutes les digues de la bienséance et des bonnes mœurs.

  3. Développement de la fin des temps.

    On peut souvent entendre une parole de Lénine: «Intéressez la jeunesse au sexe et vous l'aurez sous votre puissance». Les communistes pratiquent cette proposition comme une arme efficace, afin de miner l'occident. Ils l'ont eue en vue pour les écoliers, les étudiants et leurs professeurs.

    Aux États-Unis j'ai lu un rapport selon lequel on aurait les noms de six mille maîtres d'école qui seraient communistes. En Europe occidentale on remarque aussi un développement qui fait peur. Il peut aussi y avoir des milliers d'enseignants qui en Italie, en France, en Angleterre, en Allemagne de l'ouest portent l'idéologie rouge dans leurs classes. J'ai beaucoup d'exemples particuliers devant moi.

    Le «lavage» en-dessous, du sexe, et «l'inondation» du sexe n'est pas seulement un problème communiste. Dans le dernier arrière-plan se tient le meneur de jeu diabolique, Satan, qui pousse tout vers une révolution mondiale morale, physique et intellectuelle.

    Mais il n'aura pas le dernier mot!

    De cela nous sommes certains!


52. POSSESSION DÉMONIAQUE

Cela date de plus de vingt ans. Le Prof. Bender m'avait invité à parler du problème de la possession dans son institut à Freiburg. Quelques psychologues, théologiens catholiques et un Professeur de la clinique psychiatrique avaient été invités. Après la conférence il y eut une discussion au sujet d'une patiente de la clinique psychiatrique laquelle montrait des signes de maladie qui étaient étrangers au psychiatre. La patiente pouvait soudainement se mettre à crier et elle déclarait qu'elle était battue par des puissances invisibles. Des marques de coups se montraient sur le corps. Une autre fois elle semblait écrasée par un gros serpent. Les sinuosités du serpent furent photographiées par l'assistant d'un médecin. Le psychiatre déclara que ces apparitions étaient des «dermographismes» conditionnés psychologiquement (des changements de la peau déterminés par l'âme). Une fois une garde-malade essaya de protéger la patiente et mit ses bras autour d'elle. Alors la garde-malade fut battue. Le psychiatre expliqua cela comme étant une induction psychologique (transmission). Parfois des voix d'hommes parlaient, venant de la patiente, lesquels se faisaient passer pour sept démons. Le psychiatre appelait cet événement une (fission) de l'inconscient en sept parties indépendantes. De temps en temps des phénomènes de voyance apparaissaient aussi. Le professeur demanda leur opinion aux théologiens catholiques présents. Ils déclarèrent: «C'est de la possession». Le psychiatre était un peu énervé et il répondit: «Votre évêque a déjà mentionné cela dans sa lettre d'accompagnement. Je ne crois pas cela. Pour moi c'est tout au plus un cas d'hystérie, à vrai dire une forme que jusqu'à maintenant je ne connaissais pas». Ensuite il me demanda aussi mon opinion. Je lui adressai une autre question: «Savez-vous si cette femme s'est occupée de magie ou de spiritisme»? On affirma qu'oui. Alors j'exprimai mon opinion, c'est-à-dire que nous avions ici un cas de possession devant nous. Plus tard, j'appris encore que cette femme s'était vouée au diable avec son sang.

Il est entièrement compréhensible que des hommes de science craignent de reconnaître un cas de possession. La possession n'est pas un concept médical mais religieux. Ce que l'on ne comprend pas, c'est que la plupart des théologiens se laissent mettre à la remorque des psychiatres et des psychologues. Par là nous voulons dire non seulement les théologiens modernistes mais aussi certains qui dans l'Église de Jésus jouissent d'une bonne réputation. C'est ainsi que par exemple le Prof. Vicedom, en présence de deux mille cinq cents personnes réunies dans l'église Michaël à Hambourg, déclara: «Le démoniaque est le moins qu'humain et le plus qu'humain en nous». À ce moment-là Friedrich Heitmüller vivait encore. Dans sa salle Holstenwall No. 21 il essaya de corriger Vicedom et il dit: «Le démoniaque n'est ni le moins qu'humain ni le plus qu'humain mais l'en dehors de l'humain».

La proscription par la «future» science est aussi la raison pour laquelle un théologien risque à peine d'écrire un livre sur la possession. Quand on cherche des livres sur les démons, il faut déjà regarder par-dessus la clôture.

Dans la littérature profane il faudrait mentionner le titre Les démons — Existence et action d'un phénomène ancien, de Robert Müller — Sternberg. C'est écrit du point de vue historique et disposé par couches spirituelles mais pas du point de vue du Nouveau Testament. Un croyant chrétien ne peut pas faire grand'chose avec ce livre.

À l'égard à la Bible, le livre d'un père jésuite, Adolf Rodewyk, donne beaucoup plus. Son titre est: La possession démoniaque aujourd'hui. Ce que Rodewyk décrit ici, je le connais de par ma propre cure d'âme. Il m'est malgré tout clair depuis longtemps que l'Église catholique a plus d'expériences avec les possédés que les théologiens protestants. Il est vrai que dans les églises évangéliques il se trouve des laïques qui s'occupent des possédés. Mais leur nombre est petit.

Ce que je ne peux pas accepter dans le livre de Rodewyk, c'est la surenchère partielle du baptême, car il est impossible pour des crétiens orientés par la Bible de prendre sur eux les péchés d'un autre pour les expier. On trouve cela dans le livre de Rodewyk à la page 46. Il n'y a qu'un exemple d'expiation: la mort expiatoire de Jésus-Christ à la croix de Golgotha. En plus de cela, il se trouve dans ce livre des parties qui sont typiquement catholiques, lesquelles ne peuvent être harmonisées avec la Bible. Malgré cela, Rodewyk et moi avons fait beaucoup d'expériences communes. Dans l'exorcisme, par exemple, il prie exactement comme moi: «Au nom de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, je vous commande, esprits impurs, de quitter cet être humain». Cette prière ne doit pas être comprise ou employée comme une forme. Elle peut aussi être formulée autrement mais nous devons avoir le courage de réclamer l'autorité que Jésus a donnée à ses disciples selon Luc 10:19: «Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi; et rien ne pourra vous nuire».

Sur le continent américain il y a, en ce qui concerne la possession, bien plus de littérature mieux préparée bibliquement que sur le continent européen. Que les plus importants soient nommés: Biblical Demonology (Démonologie biblique), du Dr. Merrill F. Unger; Demon in the Word Today (Démon dans la Parole Aujourd'hui), du Dr. Merrill F. Unger; Demon Possession (La possession démoniaque), de John L. Nevius.

Il y a encore beaucoup de littérature de deuxième et de troisième classe venant de cercles extrémistes, laquelle cause plus de confusion qu'elle n'apporte de clarté.

L'analyse à l'aide de la psychiatrie demanderait trop d'espace. Elle serait aussi stérile. Un psychiatre qui n'est pas chrétien ou qui ne l'est que de nom, ne peut être convaincu de la réalité de la possession. Quelques arguments doivent être mentionnés malgré cela.

  1. Les psychiatres déclarent que Jésus et ses disciples étaient des enfants de leur siècle. Ils n'en savaient pas plus long. Ce qu'ils considéraient comme une possession était en réalité une maladie mentale. J'ai entendu cet argument jusqu'à satiété. Et il est si facile de le réfuter. Jésus, ses disciples et les auteurs des écrits du Nouveau Testament ont bien fait la différence entre la maladie et le démoniaque. La maladie et la possession sont clairement séparées dans les passages bibliques suivants: Matthieu 4:24; Matthieu 8:16; Matthieu 10:1; 10:8; Marc 1:32: Luc 9:1-2, et dans d'autres passages.

  2. Les réactions des malades mentaux et des possédés sont différentes. Je ne veux pas répéter ici ce que j'ai publié dans d'autres livres. Sous le titre: Demonology, Past and Present (Démonologie, Passé et Présent), dès la page 136, j'ai mentionné huit signes de possession. Ici, seuls quelques signes principaux seront rappelés:

    1. Les attaques de frénésie, lesquelles ne se produisent qu'avec de l'aide spirituelle.

      Exemple 187.

      Je fus appelé auprès d'une femme qui, chaque fois qu'on voulait prier avec elle, se mettait à tempêter. Elle fit cela avec moi aussi. Dans de tels cas, j'ai l'habitude de commander au nom de Jésus.

    2. La transe. Quand on veut prier avec des humains, qui par le spiritisme se sont placés sous un charme, alors ils entrent de suite en transe.

      Exemple 188.

      À Zürich, un pasteur m'amena une femme à la cure d'âme. Alors que je priais avec elle, elle entra en transe et me tira la langue. Lorsque je dit «Amen», elle revint à elle. Je lui demandai si elle avait assisté à des séances spirites. Elle dit que oui. Elle appartenait à un cercle depuis neuf ans.

    3. Le parler en langues non apprises. Dans le Rituale Romanum, cela est aussi considéré comme signe de possession. Un jour un jeune homme vint à moi à la cure d'âme. Pendant la prière il entra en transe, et les voix qui sortirent de lui employèrent des langues étrangères que le jeune homme n'avait pas apprises. — C'est là l'argument le plus fort contre l'attitude des psychiatres. Un malade mental ne parle pas soudain en langues étrangères qu'il n'a pas apprises.

    Les symptômes de la possession ne sont reconnaissables qu'à celui qui par le Saint-Esprit a fait l'expérience de la nouvelle naissance. Les démons ne réagissent pas sur des chrétiens de nom. Ceci semble très dur et présomptueux mais pourtant très biblique. Une lueur à l'horizon se montre dans un livre intitulé Ergriffenheit und Besessenheit (Émotion et obsession), publié par Jürg Zutt (A. Francke-Verlag, Bern-München 1972). Les articles sont la condensation de conférences psychiatriques et anthropologiques à l'occasion de l'Association mondiale de psychiatrie et de la Fondation Werner — Reimers pour la recherche anthropologique. Dans cette session des psychiatres, des psychologues, des sociologues, des théologiens, des historiens de la médecine et des anthropologues prirent la parole. Comme résultat partiel il fut déclaré à cette session: «En attendant, il faut consentir à évaluer le saisissement et la possession indépendamment, dans leur aspect religieux, et ne pas les étiqueter sommairement comme maladies mentales». — C'est là une admission étonnante. Mais cela, les vrais chrétiens le savent depuis longtemps, sans médecine, psychologie et anthropologie. Par de longs détours, la science arrive peu à peu au point où les croyants se tiennent bibliquement depuis deux milles ans.

    Parmi les chrétiens, la question est chaudement discutée, à savoir si un chrétien peut être possédé ou non. Une longue expérience montre l'état de choses suivant: Celui qui n'a pas d'expérience avec les possédés dit non. Celui qui a beaucoup de cure d'âme avec des possédés sait que des croyants aussi peuvent être contrôlés par des démons ou être dominés par eux. Ces faits ne sont pas dirigés selon une idée préconçue. Ce sont des données par lesquelles il faut nous faire conduire. J'ai eu beaucoup de discussions sur ce domaine, surtout sur le continent américain. C'est pourquoi je suis encore plus reconnaissant aux hommes qui confirment mes propres expériences. À cette liste appartiennent: le Dr. Edman, ancien directeur du Wheaton College, le Prof. Unger, déjà nommé, le psychiatre Dr. Méd., Dr. Theol. Jackson de Milwaukee, le psychiatre Dr. Reed et d'autres. Lors de mes conférences au Séminaire baptiste de Grand Rapids le Prof. Matthews déclara qu'il avait eu plus de possédés croyants que d'incroyants possédés. De même, le pasteur Birch doit être nommé. Dans une lettre du vingt et un septembre 1973 il écrivit: «Ma femme et moi avions recueilli des expériences concernant l'exorcisme de démons à Bornéo. Mais ici, dans notre patrie (Canada), nous avons vécu cette expérience qu'en dix-huit mois cent vingt personnes furent délivrées d'une possession. Toutes ces personnes étaient chrétiennes». Mon ami M. Birch n'est pas un extrémiste. Vous trouverez son nom encore une fois dans le chapitre Le parler en langue.

    Mon rapport le plus détaillé sur une possession se trouve dans mon livre Unter der Führung Jesu, (Sous la conduite de Jésus) dès la page 250. Le Dr. Lechler, le psychiatre expérimenté, qui, lui aussi, reconnut le fait de la possession, appela ce rapport l'exemple le mieux fondé d'une possession.

    En Angleterre, j'ai aussi trouvé quelques psychiatres qui partageaient mes convictions. Il y a quelques années, je fus invité par le Dr. méd. Martin Lloyd Jones à parler du problème de la possession à des psychiatres à Westminster Gate. Seuls des psychiatres de tendance chrétienne furent invités. Dans la discussion un psychiatre s'annonça avec l'argument usuel que ce que la Bible appelle une possession n'est plus aujourd'hui qu'une maladie mentale. Il ne fut pas nécessaire pour moi de corriger cette erreur. Deux autres psychiatres s'annoncèrent qui contredirent le premier. L'un d'eux déclara: «J'ai eu dans ma pratique sept cas de possession». Et l'autre dit: «Et moi j'ai eu onze cas de possession». Le dernier nommé devint aussi mon ami. Nous eûmes ensemble un séminaire pour deux cents prêtres anglicans. Pendant cette semaine-là, ce frère croyant me dit: «Votre livre, Occultisme et cure d'âme m'a confronté avec le problème de la possession. J'ai observé pendant des années des cas typiques qui ne se laissent pas classer dans la nomenclature psychiatrique. Alors j'ai découvert la vérité de la thèse que vous soutenez».

    S'il n'y avait pas de démons, Christ n'aurait pas dû les déposséder (Colossiens 2:15).

    Si des croyants ne pouvaient être employés comme porte-parole par Satan, alors Jésus n'aurait pas dû dire à Pierre: Retire-toi de moi Satan, tu m'es en scandale (Matthieu 16:23).


    Note de GoDieu.com: Des chrétiens possédés? Comment Satan pourrait-il habiter le corps de Christ? IMPENSABLE! «Or, vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun en particulier.» (1 Corinthiens 12:27) Un véritable croyant ne peut invraisemblablement pas être possédé de démons quelconque. Pour Pierre, deux choses: — Premièrement le mot grec «Satanas» (Satan) signifie ici adversaire, esprit ou attitude de contrariété humaine, ce qui pourrait alors être traduit par «Arrière de moi, contradicteur!» (Bible de l'Épée 2010), donc rien à voir avec les démons proprement dit. — Deuxièmement, à ce moment là Pierre n'avait pas encore reçu la Sainte Présence de Christ qui n'arriva qu'au jour de la Pentecôte, donc pas encore croyant, Christ n'étant pas encore mort ni ressuscité, ce qui se produisit plus tard.


    Nous connaissons la puissance de l'adversaire. Nous savons que les croyants peuvent être tentés mais nous en savons encore beaucoup plus long sur la victoire de Jésus-Christ. L'appel victorieux de l'apôtre fait trembler l'enfer: «Grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ»!


53. REINE DES TÉNÈBRES
(Reine des sorcières noires)


Dans mes voyages missionnaires, je suis souvent entré en contact avec d'anciens sorciers et même avec leurs chefs lorsqu'ils reconnurent leurs péchés. J'ai rapporté leur histoire dans différentes feuilles missionnaires. Pour ceux qui aimeraient relire cela, je donne ici les parties que cela concerne.

Le rapport sur le culte Sauguma de la nouvelle Guinée se trouve dans le livre Sous la conduite de Jésus, dès la page 224. Les chefs de ce culte pratiquent encore aujourd'hui le sacrifice d'enfants et à l'occasion le sacrifice d'adultes en rapport avec le cannibalisme. Le dernier exemple terrible qui m'a été connu est le meurtre de quatorze êtres humains à Westirian aux environs de Djajapura en automne 1974. Des personnes garantes sont: le psychiatre et théologien Dr. Jackson de Milwaukee et le Dr. Kenneth Moon de St. Petersbourg, en Floride.

La rencontre avec un sorcier supérieur appelé Country devil (démon du pays) au Libéria devint pour moi une expérience de la victoire de Jésus sur les puissances des ténèbres. Ce sorcier supérieur reconnut ses terribles péchés et accepta Jésus-Christ. Les missionnaires de ce champ de mission avaient fait un bon travail préliminaire. Les rapports sur les cultes au Libéria peuvent se trouver dans le livre Le nom au-dessus de tout nom, Jésus.

L'histoire d'une mère de culte, du culte spirite Macumba, me fut dite à Rio de Janeiro. Elle s'appelle Ottilia de Pontes. Elle m'accorda le droit de publication. Son histoire se trouve dans World without chance, dès la page 56. Madame Pontes est aujourd'hui une femme bénie du Seigneur au Brésil. Sa photographie se trouve dans mon volume Jésus sur tous les continents, à la page 465. Sa merveilleuse conversion est rapportée dans le même livre dès la page 544.

En 1973 je tins des séries de conférences en Haïti. Cette ancienne colonie française est le siège du Vaudouisme, un mélange de magie noire et de spiritisme criminel. Ici aussi une reine des ténèbres est élue dont les devoirs comprennent aussi les quatorze jours de sacrifice d'enfants. Les missionnaires m'informèrent de particularités épouvantables.

Mais maintenant, une description détaillée venant d'Angleterre doit suivre. Je veux dire d'avance que j'ai entendu tous les détails de ce terrible rapport dans d'autres pays aussi d'extrême-orient, d'Afrique et d'Amérique du sud, autrement je ne croirais pas ce rapport anglais. La correspondante s'appelle Doreen Irvine, qui publia son histoire sous le titre: De la sorcellerie à Christ (Concordia Press, London). Ce que nous entendons et ce que nous lisons ici est si insaisissable et si incroyable, et pourtant cela est l'expression de la vérité.

Ce qui est apporté ici est une reproduction résumée du témoignage de Mme Irvine. Il se trouve au chapitre douze, qui porte le titre: «Reine des sorcières noires». Elle écrit:

La pratique de l'adoration de Satan et mon rôle de souveraine prêtresse de la sorcellerie étaient les choses les plus importantes dans ma vie passée. Qui exerce la magie noire a une grande puissance. La puissance de l'enfer est à sa disposition.

De telles sorcières ou magiciennes entrent de nuit dans les églises. Elles brûlent les Bibles et les livres de prière et souillent la place de l'autel, ou elles descendent les crucifix et leur crachent dessus. Toujours elles laissent un signe de leur sorcellerie dans le saint lieu. Plus lugubre encore est le fait que de nuit aussi elles ouvrent des tombes et sacrifient des cadavres à Satan.

Les disciples de Satan et ceux de la magie noire croient qu'un jour Satan vaincra Christ. Avec une telle confusion il n'est pas étonnant que beaucoup de disciples de Satan deviennent fous après des années de pratique.

Les sorcières et les sorciers pratiquent entre eux des choses insensées. Ils ont des danses nues, des orgies sexuelles, des excès lesbiens, homosexuels, sadomasochistes et masochistes.

Plus un membre du cercle des sorcières se donne au diable, plus ses pouvoirs occultes grandissent.

Doreen Irvine continue:

Je développai la capacité de lévitation. Je pouvais me tenir horizontale, en l'air, à un mètre cinquante environ. Les démons m'aidaient pour cela. Par la force de la magie je pouvais tuer des oiseaux en l'air. Je maîtrisai aussi la pratique des apports, c'est-à-dire que je faisais apparaître ou disparaître des objets dans des chambres fermées. Mes forces étaient si grandes que le chef des disciples de Satan dit qu'un jour je deviendrais la reine des sorcières noires. C'était la plus haute position qu'une sorcière pouvait atteindre. Le sataniste qui était aussi mon ami, déclara: «Je te propose. Pratique seulement tes pouvoirs afin que tu puisses soutenir la mise à l'épreuve»!

Le premier degré de la mise à l'épreuve de la plus haute sorcière devait bientôt s'accomplir. À Dartmoor (Devonshire) il existait deux grands cercles actifs de sorcières. Mme Irvine se rassembla avec son cercle de sorcières au cours d'une nuit où éclairait la lune, à minuit exactement. Ce sont treize sorcières, leur chef Mme Irvine y compris. Pendant leur danse nue trois hommes s'approchèrent soudain du lieu de leur désordre. Les danseuses sursautèrent. Il n'y avait ni arbres ni rochers dans le voisinage derrière lesquels elles auraient pu se cacher.

— Que devons-nous faire? demandèrent les sorcières inquiétées. Il n'y a pas de cachette.

— Ne vous faites pas de souci, dit Mme Irvine pour les calmer. Je puis me rendre invisible.

— Mais qu'est-ce qu'il va nous arriver?

— Ayez seulement confiance en moi. Je ferai la même chose pour vous.

Dans son livre, à la page 95, Doreen Irvine raconte encore: «Il n'y avait pas de temps à perdre. Nous avons formé un cercle, avons élevé nos mains et formé une chaîne avec elles. J'ai invoqué la puissance des ténèbres, les démons et Satan lui-même. Après quelques secondes un brouillard vert nous a entourées. C'est à peine si nous pouvions nous voir l'une l'autre. Les trois hommes se sont alors approchés mais ils n'ont pas pu nous voir. L'un d'eux est même un des trois a dit: Il n'y a pas de sorcières ici. Retournons chez nous.

Le jour suivant, j'appris par les journaux ce que ces hommes avaient pensé faire. La feuille publia en grandes lettres le titre suivant: «Pas de sorcières à Dartmoor». Il fut rapporté qu'un pasteur, en vérité un homme à la foi forte et sans peur, avait entrepris, avec deux reporters, de contrôler la place des sorcières de Dartmoor. Comme le bruit courait toujours que Dartmoor était un lieu où se tenaient les sorcières, ils avaient voulu aller au fond des choses et ce faisant ils avaient été trompés par la puissance des ténèbres.

Nous pouvons voir par ce rapport que même des hommes croyants peuvent être trompés par l'ennemi. Mais il y a aussi la supposition que le Seigneur ait gardé le pasteur croyant malgré la présence des ténèbres.

Après cette expérience à Dartmoor, le temps arriva où Doreen Irvine fut soumise à la plus forte épreuve. Avec six autres sorcières elle dut prouver ses pouvoirs occultes. Celle des sept qui ferait le mieux deviendrait la «Reine des ténèbres». Toutes les sept étaient connues pour leurs grandes forces magiques.

Le concours commença avec les cérémonies habituelles, dans lesquelles les démons et Lucifer lui-même furent invoqués.

Le premier exercice consistait à laisser un oiseau sortir de sa cage. Doreen fut la seule à pouvoir tuer l'oiseau dans l'air. Les autres abandonnèrent après cet essai.

Ainsi, un test en suivit un autre. Finalement l'épreuve la plus difficile: la marche à travers le feu. J'en donne le rapport dans les paroles mêmes de Doreen:

Le test consistait à marcher à travers un grand feu. La candidate qui réussirait rencontrerait Lucifer au milieu du feu. Toute l'assemblée devait aussi observer comment Lucifer prendrait la main de la sorcière. Ensuite Lucifer conduit la sorcière à travers le feu de sorte qu'elle ressort intacte de là. Mais Doreen raconte:

J'entrai avec confiance dans un feu de deux mètres de haut, invoquant sans interruption mon Seigneur Diabolos. Soudain, je le vis matérialisé devant moi comme un grand personnage noir. Je saisis sa main et me rendis avec lui au centre du feu. Ici je m'arrêtai un moment, puis je ressortis de l'autre côté du feu. En ce moment, Lucifer disparut. Alors on m'apporta de grands hommages. Toute l'assemblée était à plat ventre sur le sol et criait: «Salut, Diane — c'était mon nom de sorcière — toi la reine des sorcières noires»!

Une couronne en or pur fut placée sur ma tête. Elles posèrent un brocart richement brodé sur mes épaules. Dans ma main gauche elles placèrent un cercle d'or. Ainsi parée, je pris place sur le trône de la reine des sorcières.

On peut se moquer de tels rapports, quand aucun témoin ne les corrobore. Mais à celui qui a trempé là-dedans le rire n'est plus de saison.

Le rapport serait incomplet, si nous ne décrivions que le côté sombre dans la vie de Doreen. Nous sommes plus intéressés à ce que Christ peut faire qu'à la manière qu'emploie Satan pour détruire les humains.

Le Seigneur avait son regard sur cette femme séduite par la magie.

C'était au printemps de 1964. Doreen marchait le soir le long des rues malfamées de Bristol. Elle pratiquait le plus ancien métier de l'humanité et attendait les clients. Elle lut alors sur une colonne à placard le verset de la Bible: «Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu» (Matthieu 5:8). Un cœur pur? Voir Dieu? Elle chercha à se débarrasser de cette impression. Elle ne le put. Alors, furieuse, elle arracha le placard. Elle alla une rue plus loin. La Parole lue continuait à percer son cœur. Dieu ne donne pourtant pas du tout cela — c'est ce dont elle essayait de se convaincre. Deux jours après elle avait oublié le choc reçu.

Trois mois plus tard l'incident se renouvela. De nouveau des placards pieux pendaient aux colonnes, lesquels invitaient les gens à assister aux assemblées d'Éric Huchings. — J'aimerais dire ici qu'Éric Hutchings est un de mes amis, et que sur son invitation je parlai à Londres.

Doreen demanda à un passant: «C'est qui, cet Éric Hutchings»? Pas de réponse. Alors elle vit des gens, la Bible à la main, qui s'avançaient vers une grande salle. Doreen en déduisit que Hutchings devait être un des ces hypocrites religieux. Elle se mit en colère. J'irai là et lui mettrai le poing sur le nez, se dit-elle. «Ne va pas là. Tu m'appartiens», entendit-elle en elle-même une voix lui dire.

Elle était pourtant fortement attirée vers cette salle qui était déjà entièrement occupée. Les placiers trouvèrent encore une place au milieu de la dernière rangée. Cela lui fut pénible, parce que les gens durent tous se lever à cause d'elle.

L'assemblée commença par un solo magnifique qui saisit Doreen. Son enfance se réveilla en elle, le temps où elle priait encore des prières d'enfants. Elle se vit tellement sale.

Éric Hutchings commença son discours par cette phrase: «Si tu ne connais pas le Seigneur Jésus-Christ comme ton Sauveur personnel, tu es perdu. Alors tu es mort dans tes péchés et tes transgressions. La Bible dit: Tu est lié». Doreen sauta sur ses pieds, oublia tout autour d'elle et se mit à crier: «Il a raison. Je suis liée»! La foule se tourna vers celle qui criait. Même Hutchings s'arrêta un moment. Puis il continua: «Si tu vas dimanche après dimanche à l'église et si tu ne connais pas Jésus comme un Sauveur personnel, tu es perdu». Une fois de plus Doreen voulait crier. Mais elle craignait tout ce monde autour d'elle. Hutchings termina sa prédication avec l'invitation: «Quiconque veut accepter ce soir Jésus comme son Sauveur, qu'il s'avance». En même temps un chœur chanta:

«Tel que je suis, sans rien à moi,
Sinon ton sang versé pour moi...»

Doreen tremblait de tous ses membres. Elle était décidée à s'avancer mais elle ne le pouvait pas. C'était comme si une autre puissance l'avait clouée à son siège. Une fois de plus elle entendit la voix: «Tu m'appartiens. Tu ne peux t'avancer. C'est trop tard pour toi. Tu m'appartiens».

Un combat terrible commença, un combat avec Satan.

Il essaya d'empêcher sa victime. Dans ce combat elle sentit soudain qu'une autre puissance venait à son aide. Une puissance qui était plus forte que les liens de Satan. Elle se leva d'un bond et alla en avant. Satan perdit la bataille. Doreen pria: «Seigneur Jésus, je viens. S'il te plaît, enlève les ténèbres de mon cœur». Elle ne pouvait rien dire de plus. La prière lui était tellement étrangère.

Différentes personnes qui aidaient, parmi lesquelles se trouvait aussi Mme Hutchings, s'occupèrent d'elle. Après l'entrevue de cure d'âme, elle quitta la salle avec l'Évangile de Jean et une brochure sur le chemin du salut.

Au prochain coin de rue elle rencontra ses «collègues».

— Hallo, Doreen, où est-ce que tu t'es cachée?

— Je viens justement d'accepter Jésus dans la salle Colston avec Éric Hutchings.

— Un rire retentissant.

— Ça, c'est ta meilleure boutade.

— Non, je ne plaisante pas, j'ai donné ma vie à Jésus.

— Elles regardèrent Doreen d'un air consterné.

— Viens, Doreen, et arrête avec ce non-sens. C'est nous... tes amies.

— Je ne suis pas folle. Je sais qui vous êtes. Mais je vais à la maison maintenant, lire ma Bible.

Et la chose en resta là!

C'était extrêmement bon que Doreen confesse immédiatement sa décision pour Jésus à ses anciennes amies. Il est très important que nous prenions de suite position après notre conversion. Celui qui est lâche, manque un bon départ.

Voilà, en résumé, la conversion de Doreen. D'une femme liée à Satan par mille liens, elle devint un témoin de Jésus.

Personne ne doit se décourager. Doreen était reine des magiciennes noires, elle se prostituait mais elle fut libérée de cet enfer par Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

1 Jean 3:8: «Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable».


54. REMÈDES D'HERBES ET MÉDECINES WELEDA

Je reçois souvent des lettres avec cette phrase: «Est-il vrai que les remèdes Weleda ont un sort»? Ce que nous voulons dire par Entretien est présenté dans un chapitre séparé de ce livre. Qu'il soit seulement mentionné ici que par ce terme on comprend une chose magique.

Il n'est pas sans danger de donner une réponse ouverte aux nombreuses personnes qui posent des questions. On pourrait m'intenter un procès pour dommage causé au commerce.

Une de mes vieilles connaissances, le pasteur de Chrischona Hermann, de Colmar, eut, il y a des années, des explications à donner aux Weleda — Werken en Alsace. Il s'agissait d'une brochure dans laquelle Hermann avait mis en garde contre les produits Weleda. Les usines Weleda forcèrent l'auteur soit à renoncer à la vente de cette brochure ou à couper les pages mises en cause. Par là, la brochure fut naturellement ruinée.

Afin de m'informer, je me suis acheté un livre des entreprises Weleda. Le titre, traduit, en est: Les fondements de la recherche de l'élévation à la puissance. Un entretien détaillé est superflu ici. Il me devint clair que ces remèdes Weleda ne sont pas ensorcelés. Mais ils sont traités à l'avance d'une manière biorhythmique. Cette procédure consiste en ceci, que des substances partielles des remèdes Weleda sont mises de nuit, par pleine lune, en balancement biorhythmique. Les remèdes sont mis à un angle varié par rapport à la lune douze fois douze et mis en mouvement dans certains cercles.

Ces données me suffisaient. Je connais les sorcelleries lunaires des primitifs comme celles des cultivés occidentaux. On ne doit pas prendre en mauvaise part le fait que je ne peux souscrire à un tel traitement préalable.

Ces biorhythmes remontent à Rudolf Steiner. Il a pourtant édifié la théosophie, le spiritisme et la magie dans son système de la science spirituelle. C'est ainsi que je reçus, il y a des années, une lettre circulaire imprimée de Steiner dans laquelle il donne des recommandations sur les tables tournantes. Cette seule lettre circulaire me suffirait déjà pour refuser tout ce qui vient de Rudolf Steiner.

Pendant que nous en sommes aux remèdes, il faut toucher encore une autre question. On me demande souvent si, comme chrétien, on peut employer les plantes du Rév. Künzli et du Rév. Emmenegger. Sans doute, les herbes, comme produits naturels de notre terre, et prises dans des doses justes, sont des remèdes. Mais le problème se trouve dans le fait que Künzli aussi bien qu'Emmenegger employaient le pendule et qu'ils passaient au pendule toutes les herbes pour déterminer leurs propriétés de guérison.

L'usage du pendule n'est ni un don de Dieu ni une force naturelle mais il est une chose occulte. Les résultats et produits d'une activité occulte ne devraient pas être acceptés par les croyants.

Mais je veux ici parler aussi du revers et mettre en garde. Il n'est pas permis, par une crainte exagérée, de tomber devant l'occultisme. Celui qui emploie des herbages pour une maladie quelconque, lesquels se trouvent par hasard aussi dans le livre des herbages du curé Künzli, n'a pas à se faire de souci. Il n'y a pas seulement un mauvais usage mais aussi un bon usage des plantes.

Ma grand-mère ne savait rien du curé Künzli et de son livre. Mais elle m'apportait beaucoup de sortes de thés: de l'herbe de la Saint-Jean pour les reins, du pas-d'âne pour les bronches, des (mauvaises) herbes contre le diabète, des herbes pour les dérangements d'estomac, etc. Le Créateur a mis beaucoup de forces différentes dans sa nature que nous pouvons employer avec reconnaissance. Qu'il soit mentionné que le prophète Ésaïe recommanda au roi Ézéchias de mettre un emplâtre de figues sur ses ulcères. Et ce remède aida (Ésaïe 38:21). Gardons-nous de la sorcellerie et de l'idolâtrie. N'appelons cependant pas du nom d'occulte tout ce que nous ne comprenons pas.


55. REVENANTS

Par revenant, on comprend le retour fantomatique d'un mort au lieu où il a vécu. Nous avons dans la Bible, par exemple, une expérience de retour de deux personnes dans Matthieu 17, où Moïse et Élie apparaissent au Fils de Dieu et le préparent sur son chemin de souffrance. Il va de soi que je crois à tous les récits bibliques.


Note de GoDieu.com: Le texte de Matthieu 17:1-13, de Marc 9:2-13, ni Luc 9:28-36, ne mentionnent aucunement que Moïse et Élie — qui apparurent à Pierre, Jacques et Jean, son frère, en présence de Jésus — ont préparé Jésus au chemin de souffrance aboutissant à sa mort. Ils s'entretenaient avec Jésus «de sa mort qu'il devait accomplir à Jérusalem» (Luc 9:30-31) nous dit le texte, rien de plus. Jésus, l'unique Dieu Souverain et Sauveur venu en chair (EMMANUEL: Dieu avec nous — Ésaïe 7:14; Matthieu 1:23) n'avait besoin de personne pour soutenir Dieu, c'est-à-dire Lui-même, dans sa promesse d'un Sauveur annoncée depuis longtemps par ses prophètes!


Il y a des expériences de revenants qui doivent être comprises comme des projections extérieures du subconscient humain. Quand, par exemple, une jeune femme a perdu son mari dans un accident d'automobile, il peut arriver qu'un jour, que ce soit dans un rêve ou dans un demi-sommeil, elle revoie le mari perdu. Ce n'est alors simplement qu'une projection extérieure de ses désirs. À côté de ces revenants «immanents», qui doivent être expliqués par le fait des couches profondes de l'âme humaine, il a aussi d'authentiques revenants. Nous avons déjà dans l'ancien temps de tels récits que je ne veux toutefois pas répéter. J'apporte des exemples tirés du présent.

Exemple 189.

Une femme de pasteur, en France, parla d'un revenant dans la maison de ses grands-parents. Dans cette maison on observa pendant des dizaines et même des centaines d'années, la présence d'un revenant. La maison fut construite au treizième siècle. Il s'y trouvait auparavant un café appelé le «Cône de Sapin». La maison fut, il y a quelques années de cela, démolie à cause de son mauvais état. Dans les murs du fondement on trouva un squelette cimenté dans le mur. Probablement, il y eut ici un meurtre. Nous avons ici une fois de plus la thèse que des maisons dans lesquelles des crimes ont été commis font l'expérience de la présence de phénomènes de revenants, lesquels dérangent les habitants.

Exemple 190.

Le pasteur Wirt de Hasle — Rüegsau, en Suisse, me raconta l'incident suivant: il se rendit, avec un attelage de chevaux dans une commune voisine. À un certain endroit du chemin, le paysan le rendit attentif à ce qui suit: «M. le pasteur, tenez-vous bien. Les chevaux auront bientôt peur». À la question marquant l'étonnement du pasteur, c'est-à-dire quelle était donc la chose qui se passait, le paysan répondit que tous les chevaux de tous les environs avaient peur à cet endroit. Il y a quelques dizaines d'années qu'un crime avait été commis là. En langage populaire on dit que le criminel passait encore par là.

Dans la collection de mes expériences avec des revenants je choisis maintenant un cas difficile.

Exemple 191.

Un pasteur évangélique eut, lors de la préparation de la prédication un samedi soir, un événement extraordinaire. Soudain la porte s'ouvrit, et son prédécesseur décédé, qu'il connaissait à cause d'une photo, apparut dans son cabinet de travail. Le pasteur trembla devant cette étrange visite, et il ne savait pas trop s'il s'agissait d'une hallucination ou d'une chose réelle. Le collègue décédé lui parla et se plaignit de ce qu'il ne pouvait trouver de repos de l'autre côté. Le pasteur lui demanda s'il pouvait lui être utile de quelque manière. Le revenant répondit qu'une triste histoire d'héritage le privait de paix et que ce ne serait qu'après la rectification du tort commis qu'il pourrait être délivré de son tourment. Il raconta à son collègue étonné qu'il avait, de concert avec un conseiller d'église, prit une injuste décision dans une affaire d'héritage. Quelques-uns des membres perdirent à cause de cela une fortune laissée en Amérique. Le revenant pria le pasteur d'aller avec lui. Il voulait lui chercher les actes nécessaires dans le bureau des actes. Le revenant devança son collègue aux archives et chercha dans un rouleau déjà mis de côté l'acte qui concernait cette affaire. Il lui expliqua ensuite les circonstances sur la base de l'acte. Là-dessus il disparut. Le pasteur se mit rapidement à l'œuvre pour régler le cas et il alla voir les anciens membres du conseil de l'église précédent. Une séance fut tenue avec le nouveau conseil d'église et la décision que cela concernait fut annulée et corrigée. Dès ce moment, le revenant ne se présenta plus à la maison du pasteur, tandis qu'auparavant, pendant des années, des pas étranges et des phénomènes de revenant eussent été observés dans la maison.

Je me rends compte que cet exposé présente de lourds problèmes théologiques. Est-il de toute façon possible qu'un être humain, qui est mort, puisse de l'au-delà réparer un tort? Normalement, nous rejetons cela d'après notre compréhension de la Bible. D'autre part, par cet événement inusité cette famille a pu être mise en possession de l'héritage d'Amérique. Les parapsychologues diraient que le pasteur avait saisi inconsciemment le contenu de l'acte en question par une faculté de clairvoyance. Comme il connaissait le collègue par une photo, il a joint ce contenu de connaissance à une image du collègue projetée vers l'extérieur. Cette explication parapsychologique est aussi incompréhensible et douteuse que l'histoire dans son ensemble. Je puis seulement témoigner du fait que le pasteur a vécu la chose telle qu'elle est racontée ici.

Un autre problème surgit dans l'exemple suivant.

Exemple 192.

Un paysan reçut les conseils spirituels de son pasteur. La famille était dérangée de nuit par un revenant. Le pasteur conseilla à l'homme inquiet de prier, avec sa femme, pour que Dieu pardonne au revenant ses péchés. Je dois fortement souligner que je n'approuve pas le conseil de ce pasteur. Nous ne devons pas prier pour les revenants mais demander à Dieu de nous garder des revenants. Nous pouvons tout au plus, comme Blumhardt l'a fait une fois, dire au revenant: «Va à Jésus-Christ, s'il te le permet» J'irais même plus loin et je commanderais au revenant de ne plus apparaître. Un autre état des affaires se montre dans le récit suivant:


Note de GoDieu.com: On ne peut pas plus faire et dire comme Blumhardt. Un fois mort, il est trop tard, après quoi vient le jugement, la seconde mort (Apocalypse 21:8). «Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, et après cela vient le jugement;» (Hébreux 9:27) L'approprié conseil retrouvé dans le troisième paragraphe plus bas, nous enseigne pourtant en ce sens, soit de ne pas répondre aux évènements!


Exemple 193.

Une diaconesse fut pendant longtemps tourmentée par le fait que de nuit elle voyait un revenant à l'allure terrible. Ces apparitions la conduisirent à la cure d'âme auprès d'un pasteur, lequel se mit à intercéder pour elle. Le pasteur n'avait jamais eu de tel cas auparavant dans sa cure d'âme, et c'est pourquoi il ne pouvait pas bien conseiller la diaconesse dans cette affaire. En outre, le pasteur eut lui-même depuis ce moment-là de fortes attaques lorsqu'il priait pour elle. Il se sentait chaque fois effectivement attaqué et ressentait aussi un étranglement à la gorge quand il voulait prier pour elle. Après ces attaques, je fus appelé à la cure d'âme pour cette sœur.

Il y a aussi des récits de revenants parmi des êtres humains qui ont eux-mêmes des dispositions médiates ou qui sont chargés à cause de péchés de sorcellerie commis. Cela explique le fait que le pasteur avait des étranglements et de vraies attaques s'il priait pour la sœur. Elle était sans doute chargée par l'occultisme. Et les revenants se montrent de préférence aux humains qui possèdent certaines capacités médiates. Il semble parfois que c'était comme si les revenants employaient de l'au-delà la force médiale d'un être humain chargé médiatement pour se rendre visibles. Il y a de tels exemples dans les séances spirites et c'est pourquoi il faut les mentionner.

Je donne ici en terminant le conseil de cure d'âme de ne pas nous laisser entraîner par des revenants, c'est-à-dire, que nous ne leur posions pas de questions et qu'au nom de Jésus nous ne leur permettions pas de se présenter dans notre maison. Nous avons la protection du Dieu vivant et nous n'avons pas besoin de craindre ces machinations des ténèbres. Notre vie est définitivement ce que nous la trouverons à l'arrivée. Nous n'avons aucune occasion de remettre en ordre ou de compenser les choses depuis l'au-delà. L'enseignement catholique du purgatoire doit être rejeté selon moi comme n'étant pas biblique. Nous ne devons pas prier pour les morts (Deutéronome 18:11). Ils ont eu le temps, pendant leur vie, de se décider pour Jésus-Christ. Et la question de savoir si les païens qui n'ont jamais entendu parler de Jésus auront encore cette chance dans l'éternité, c'est une chose qui appartient au Seigneur et ce n'est pas le problème de notre pensée théologique.

S'il devait y avoir des cas exceptionnels, — mais je ne le sais pas — dans lesquels des morts peuvent corriger une injustice commise depuis l'au-delà, c'est encore une fois l'affaire de Dieu qui est le Maître de sa création et de son plan du salut, et non son esclave. S'il devait y avoir de tels cas exceptionnels, nous ne devrions toutefois pas compter sur eux. Nous devons employer le temps de notre vie pour nous décider pour Jésus-Christ, le Sauveur du monde et pour diriger notre vie d'après lui.


Supplément:

Ce livre-ci était déjà prêt pour l'imprimeur, lorsqu'une autre expérience concernant un revenant m'a été communiquée, laquelle vaut la peine d'être publiée. Elle est donnée sans les noms des personnes ou des lieux. Mais dans mon fichier les dates sont là.

Le fils unique d'une femme mourut. Elle se tint après l'enterrement, souvent sur la tombe en pleurant. Un jour elle ressentit quelque chose, comme si quelqu'un posait sa main sur son épaule. Une voix — c'était la voix de son fils décédé — se fit entendre: «Maman, ne pleure pas. Je suis vivant». La femme angoissée était débordante de joie. Mais elle ne vit pas son fils, elle entendit seulement sa voix.

L'incident se répéta souvent. Après quelques mois la femme déménagea à un autre lieu. Peu avant le déménagement son fils lui apparut de nouveau et il lui dit sur un ton de reproche: «Et moi, vous allez me laisser ici»? Alors la pensée vint à la mère de faire exhumer son fils et de le faire transporter dans un cercueil de plomb à l'autre endroit. Et c'est ce qui arriva.

Au nouveau lieu la femme était en train de défaire les malles lorsque la voix de son fils dit soudain: «Maman, nous sommes arrivés». La femme regarda par la fenêtre et elle vit le char avec le cercueil de plomb.

Dans la nouvelle demeure une chambre fut préparée et la mère la remplit avec les choses qui avaient appartenu à son fils. Elle faisait aussi chaque jour son lit, quoiqu'il ne fût pas employé.

Lors d'une visite, la mère demanda au défunt: «Dis-moi, je te prie, où tu es». La voix répondit: «Regarde le haut de la montagne». La mère le fit et vit une porte décorée d'or. Elle demanda encore: «Cela va-t-il bien pour toi»? La réponse vint: «Oui, cela va bien. Tu vois bien que c'est beau là, derrière la porte».

Jusqu'ici, on pourrait croire que le défunt était réellement apparu à sa mère. Les choses suivantes la firent devenir chancelante. Des phénomènes de vacarme se montrèrent dans la maison, des esprits frappeurs, des grattements dans les parois, des pas, etc. Quand l'invisible apparut de nouveau, il dit: «Fais attention, maintenant je vais dans le tiroir». La femme, saisie de frayeur, entendit ensuite un terrible fracas. Par là son assurance qu'il s'agissait de son fils fut ébranlée, et elle s'adressa pour la première fois à un pasteur.

Ici, il se montra clairement qu'elle était devenue la victime l'un esprit de lutin et frappeur. Mais l'histoire montre aussi que cette femme a des dispositions médiates.

Les incidents de revenants ne se laissent pas mettre toutes sous un dénominateur commun. Quelques formes doivent être nommées.

  1. J'ai des communications selon lesquelles des hommes croyants se trouvant devant de très grands dangers virent par exemple leur mère défunte qui les avertit avec succès du danger.

  2. Il existe en outre beaucoup d'exemples montrant que des spectres des temps passés apparaissent dans de vieilles maisons. Le soi-disant esprit de Hambach fut observé pendant trois cents ans, jusqu'à ce que, lors de la démolition de la maison une citerne fut découverte dans laquelle se trouvaient des squelettes de femmes et d'enfants. On disait que la citerne, dès centaines d'années auparavant, avait appartenu à un cloître.

  3. Les revenants peuvent aussi être des apparitions matérialisées de démons. Luther déjà fit allusion au fait que des démons et de mauvais esprits prennent l'aspect de personnes mortes, afin de tromper des vivants.

  4. Les revenants peuvent aussi être le produit d'une fantaisie maladive ou des symptômes d'une maladie mentale.

  5. Les revenants peuvent être des projections de la représentation de personnes en santé, lesquelles ont des prédispositions eidétiques.

Que l'avertissement soit ici répété de ne pas nous laisser prendre par des revenants. Ce n'est que dans le cas numéro un qu'il est bon que nous analysions le conseil et qu'ensuite nous observions ou refusions. Car ici aussi il y a des pieux mensonges.

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