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Livre du juste-06


août 14, 2011 par GoDieu


Section Vaïyera.

Et Jéhova lui apparut dans la chênaie de Moré, et envoya vers lui, pour le visiter, trois anges de ceux qui le servent. Assis devant l'entrée de sa tente, il leva les yeux et vit à une certaine distance trois hommes qui arrivaient. Aussitôt il courut au-devant d'eux, et, les saluant par des prosternations, il leur dit: Je vous prie, venez jusque chez moi, si j'ai trouvé grâce à vos yeux, et mangez un morceau de pain (1227). Et il les pressa avec tant d'insistance, qu'ils se rendirent chez lui. Il leur présenta de l'eau pour se laver les pieds, et les fit asseoir sous l'arbre qui ombrageait l'entrée de sa tente. Abraham courut prendre un veau du troupeau, tendre et bon; et après l'avoir saigné (1228), il le donna à son serviteur Éliéser pour l'apprêter. Il rentra ensuite dans la tente, et dit à Sara: Pétris promptement trois mesures de fleur de farine, et fais-en des gâteaux pour couvrir le pot à viande; et elle fit ainsi. Et Abraham se hâta de servir aux hommes du beurre avec du lait de vache et de brebis, et ils en mangèrent. Il leur servit ensuite le veau qu'il avait apprêté, et ils en mangèrent. Or, quand le repas fut fini, l'un d'eux lui dit: Je reviendrai vers toi à cette même heure dans un an de notre vie, et Sara ta femme sera mère d'un fils. Ensuite ces hommes se levèrent de là et continuèrent de marcher vers les lieux où ils avaient été envoyés.

En ces jours-là, les habitants de Sodome et de Gomorrhe et des autres villes de la Pentapole étaient mauvais et pécheurs devant Jéhova par toutes leurs abominations, qui étaient si nombreuses et si horribles, qu'elles criaient vengeance jusqu'au ciel. Ils avaient dans leur pays une vallée spacieuse, de l'étendue d'une demi-journée de marche, arrosée par de belles sources, et couverte de verdure. Chaque année, tous les habitants de Sodome et de Gomorrhe s'y rendaient et se livraient pendant quatre jours à toutes sortes de divertissements, et à la danse, au son d'une musique bruyante. Et à l'heure de l'enivrement de la joie, ils se levaient tous ensemble, et chacun s'emparait de la femme ou de la fille vierge de son prochain, qui n'y regardait pas, et jouait avec elle, et s'approchait d'elle charnellement pendant une journée entière. Et après la fête, ils s'en retournaient chacun chez soi avec sa femme et les siens, comme si rien de mal ne s'était commis. Lorsqu'un étranger arrivait dans une de leurs villes, soit pour acheter, soit pour vendre des marchandises, tous, hommes, femmes et enfants, venaient et lui enlevaient chacun un petit morceau, jusqu'à ce qu'il ne lui restât plus rien entre les mains. Quand l'étranger se plaignait qu'on l'avait dépouillé de son bien, chaque individu s'approchait de lui, disant: Que t'ai-je pris, moi? Tu vois que ce n'est qu'un petit lambeau. Et ils le chassaient de la ville pour les avoir à tort accusés de vol, et ils le poursuivaient de leurs cris et de leurs huées jusqu'à la porte de la ville. Un homme d'Élam voyageait. Il menait avec lui un âne portant, attaché avec une corde longue, un tapis précieux, teint des plus fines couleurs. Quand il passait par Sodome, le soleil se coucha sur lui (1229), et il demeura dans la rue, et nul ne le recueillait dans sa maison. Il y avait alors à Sodome un individu méchant et enfant de Bélial, et rusé pour le mal et son nom était Hédud. Il leva les yeux et vit le passager, et il alla à lui et lui dit: D'où viens-tu, et où vas-tu? L'homme lui répondit: Je fais route d'Hébron à Élam. Le soleil s'est ici couché sur moi. Je suis arrêté dans la rue, et personne ne me recueille dans sa demeure. J'ai pourtant du pain et de l'eau et de la paille et du fourrage; je ne manque de rien. Hédud lui dit: C'est moi qui pourvoirai à tous tes besoins, et je ne veux pas que tu couches dans la rue. Et il l'amena dans sa maison. Ils ôtèrent ensuite de l'âne la corde et le tapis. Hédud serra l'un et l'autre dans un endroit secret de sa maison, et mit ensuite de la nourriture devant l'âne. L'étranger mangea et but et passa la nuit dans cette maison. Le lendemain, l'étranger se leva de bonne heure pour continuer son voyage. Mais Hédud lui dit: Soutiens ton cœur d'un morceau de pain avant de partir. Et ils se mirent à manger et à boire ensemble pendant tout ce jour-là. À l'approche du soir, Hédud dit à son hôte: Voici que le jour incline vers sa fin; consens, je te prie, à passer avec moi encore cette nuit, et que ton cœur s'égaye. Et il lui fit tant d'instances, que l'homme se décida à rester. Le deuxième jour, l'homme se leva de grand matin pour s'en aller; Hédud le retint encore ce jour-là sous prétexte de le faire manger, afin de le faire rester. Mais, sur le tard, l'homme, décidé à partir, bâta son âne, et dit à Hédud: Rends-moi le tapis et la corde, afin que je l'attache sur l'âne. Et Hédud, le regardant d'un air surpris, lui dit: Que dis-tu? L'homme répéta: Je te prie, mon seigneur, de me donner la corde et le tapis teint de belles couleurs que tu as pris en garde et mis dans un endroit sûr de ta maison. Alors Hédud lui dit: Voici l'interprétation du songe que sans doute tu as fait cette nuit. La corde signifie que tes jours seront prolongés comme elle. Le tapis que tu as vu teint de belles couleurs t'annonce que tu posséderas une vigne dans laquelle tu planteras toutes sortes d'arbres fruitiers. L'étranger lui dit: Non pas ainsi, mon seigneur, c'est bien en veillant que je t'ai confié ces objets. Hédud lui dit: Ne t'ai-je pas dit que c'est un songe que tu as eu? Je te l'ai interprété. Or toute interprétation de songe m'est payée quatre pièces d'argent; mais je ne t'en demande que trois. Et ils contestèrent beaucoup, et ils vinrent ensemble devant Sacar, le juge du lieu. Et le juge dit à l'étranger: Le bon droit est du côté de Hédud; car il est connu dans toutes les villes de ces environs comme expert dans l'interprétation des songes. Et ils recommencèrent à contester. L'étranger répétait: Je veillais; et Hédud objectait: C'est en dormant que tu as vu cela. Il ajouta: Je ne t'avais demandé d'abord que trois pièces d'argent; maintenant, j'exige les quatre pièces qui me sont dues, et de plus le prix de ce que toi et ton âne avez mangé et bu dans ma maison. Et comme ils élevaient la voix, le juge les chassa de sa présence, et ses serviteurs les mirent promptement à la porte. Alors tous les gens de Sodome s'attroupèrent autour de l'étranger, l'accablèrent de mauvaises paroles, et le poussèrent hors de leur ville. Et l'homme s'en alla sans tapis, sans monture, pleurant et ayant l'âme abreuvée d'amertume.

Les quatre villes avaient chacune son juge, dont Éliéser, serviteur d'Abraham travestissait les noms de cette façon. Sacar, le nom du juge de Sodome, en Sacra (menteur); Sarcar, le nom de celui de Gomorrhe, en Sacrura (imposteur); Sabnach, le nom de celui d'Adama, en Casban (faussaire); Matzon, le nom de celui de Sebaïm en Matzledin (violateur de la justice). Et par l'ordre de ces juges, les habitants mirent un lit dans la place publique de chacune de leurs villes. Et quand un homme étranger arrivait parmi eux, ils le saisissaient et l'étendaient de force sur ce lit. Trois hommes se plaçaient au chevet et trois hommes au pied du lit. Si l'étranger se trouvait être plus court que le lit, les six hommes le tiraient, sans répondre à ses cris de douleur, jusqu'à ce qu'il atteignit la même longueur. Si sa taille dépassait la longueur du lit, les six hommes se mettaient aux côtés latéraux et lui élargissaient les flancs jusqu'à ce qu'il arrivât aux portes de la mort (1230). Ils répondaient à ses cris: Ainsi est traité tout étranger qui vient dans notre ville. Lorsqu'un mendiant venait dans le pays, chacun lui donnait une pièce de monnaie après l'avoir marquée; mais en même temps on publiait partout la défense de lui vendre la moindre quantité de pain, ou de le laisser sortir de la ville. Quelques jours après, le pauvre expirait de faim, et chacun venait reconnaître sa pièce et la reprenait. Ils le dépouillaient ensuite de ses vêtements et se les disputaient entre eux, et le plus fort les emportait chez lui.

Lot avait une fille du nom de Phaltith, et elle était devenue la femme d'un habitant de Sodome. Cette femme, voyant un homme tomber d'inanition au milieu de la rue, et près de rendre l'esprit, en eut pitié, et pendant un certain nombre de jours le nourrissait secrètement. Et voici comment elle s'y prenait: chaque fois qu'elle allait chercher de l'eau à la fontaine, elle cachait du pain dans sa cruche, et en passant devant le pauvre, elle laissait tomber le pain, et semblait ne pas s'en apercevoir. Le pauvre le ramassait et s'en nourrissait. Les habitants de Sodome, étonnés de voir le pauvre conserver si longtemps la vie, soupçonnaient que l'un d'eux contrevenait à la défense de la loi, et ils apostèrent trois hommes pour guetter le coupable. Ces hommes surprirent Phaltith dans son action, et ils l'amenèrent devant le juge et lui montrèrent le pain qu'ils avaient arraché de la main du pauvre. Alors tous ceux de Sodome s'assemblèrent en tumulte et allumèrent un grand feu au milieu de la place publique, et y jetèrent la femme, qui fut réduite en cendres.

Il advint un jour que Sara, femme d'Abraham, envoya Éliéser à Sodome pour saluer Lot et s'informer de son état. En arrivant dans la ville, le serviteur d'Abraham vit qu'un habitant, après avoir terrassé un étranger, lui enlevait ses vêtements et répondait à ses plaintes par des sarcasmes. L'étranger supplia Éliéser en pleurant de le protéger. Alors Éliéser, s'approchant, dit au Sodomite (1231): Pourquoi traites-tu aussi indignement ce pauvre homme, qui est venu sans défiance dans votre pays? Le Sodomite lui répondit: Est-il ton frère? Est-ce que nous t'avons établi aujourd'hui juge dans notre ville, pour que tu aies le droit de prendre la défense de qui t'intéresse? Éliéser essaya de lui arracher les vêtements d'entre les mains; mais le Sodomite prit une pierre et le blessa au front et en fit couler beaucoup de sang. Aussitôt le Sodomite retint Éliéser par le bras, lui criant: Il faut que tu me payes pour t'avoir opéré une saignée; car telle est la loi chez nous. Et il l'entraîna devant le juge, à qui Éliéser dit: Cet homme m'a blessé jusqu'au sang, et il veut encore que je lui en donne le salaire. Et le juge prononça: Cet homme a raison; acquitte-toi de ce que tu lui dois, conformément au droit de Sodome. En entendant cette sentence, Éliéser s'arma d'une lourde pierre et en fit une blessure sanglante au juge, et lui cria; Ce que tu me dois pour t'avoir tiré de ton mauvais sang, donne-le à cet homme, afin que je sois quitte envers lui. Et les laissant régler ensemble leur compte, il s'en alla (1232).

Pareillement dans la ville d'Adama était une jeune personne, fille d'un homme riche de la ville. Un passager, arrêté dans son voyage par la chute du jour se trouvait devant sa maison et criait lamentablement, demandant de quoi étancher la soif brûlante dont il était dévoré. La jeune fille, touchée de compassion, lui apporta de l'eau et du pain. Dès que la chose fut connue, on la traduisit devant le tribunal du juge. Et voici la peine à laquelle elle fut condamnée. Le juge la fit mettre toute nue et enduire de miel depuis les pieds jusqu'au sommet de la tête, et on l'exposa dans cet état au milieu de plusieurs essaims d'abeilles qui la piquaient de leurs dards; et son corps endolori enfla démesurément. Et personne ne s'émouvait des plaintes de la jeune fille; mais ses cris montèrent jusqu'au ciel et y furent entendus. Et Jéhova devint jaloux de venger cette fille et tous les crimes de Sodome; car il les avait gratifiés de la prospérité et de l'abondance de toutes choses, et ils n'ont pas soutenu la main du pauvre et de l'indigent. Et la mesure de leur malice était comble devant Jéhova. Et Jéhova envoya vers Sodome et Gomorrhe et les autres villes, pour les détruire, deux des anges qui étaient venus chez Abraham. Or, Lot était assis à la porte de Sodome, lorsque le soir il vit arriver les anges. Aussitôt il courut au-devant d'eux, et, se prosternant la face contre terre, il les pria avec de grandes instances d'entrer dans sa maison, et les y introduisit. Il leur servit à manger et leur prépara des couches pour la nuit (1233). Et dès l'aurore du lendemain, les anges dirent à Lot: Lève-toi, sors de ce lieu avec tous les tiens, de peur que tu ne sois enveloppé dans le châtiment de la ville; car Jéhova est sur le point de la détruire. Et ils saisirent vivement par la main Lot, sa femme et ses deux filles, et les jetèrent (1234) hors du territoire des villes coupables, et ils dirent à Lot: Sauve-toi! Et Lot se mit à fuir avec les siens. À la même heure, Jéhova fit pleuvoir du ciel du soufre et du feu sur Sodome, Gomorrhe et les autres villes, et les retourna sens dessus dessous avec toute la plaine. Et tous les habitants et toutes les plantes périrent. La femme de Lot se retourna et jeta les yeux sur les villes qui se renversaient, car ses entrailles étaient émues à cause de celles de ses filles qui n'avaient pas voulu sortir avec elle de Sodome; mais, pendant qu'elle regardait en arrière, elle devint une statue de sel. Et jusqu'à présent, elle est encore en ce lieu. Les bêtes à cornes la lèchent chaque jour jusqu'aux ongles des pieds; mais tout ce que la langue du bétail lui enlève se retrouve repoussé le lendemain matin. Et cela se voit jusqu'au jour d'aujourd'hui.

Pendant que Lot demeurait dans la caverne d'Odollam (1235) avec ses deux filles, celles-ci l'enivrèrent de vin, et couchèrent avec lui. Car s'imaginant que tout avait péri sur la terre, elles disaient: Il n'existe plus d'homme pour continuer la génération de notre espèce. Et toutes deux conçurent de leur père et enfantèrent chacune un fils. L'aînée nomma son enfant Moab, disant: Je l'ai eu de mon père. La cadette nomma le sien Ben-Ammi. Celui-ci est le père des enfants d'Ammon jusqu'à ce jour. Lot partit ensuite de ce lieu, et alla demeurer de l'autre côté du Jourdain avec ses deux filles et leurs fils, qui devinrent grands et prirent des femmes du pays de Chanaan, et se multiplièrent prodigieusement.

Après avoir demeuré vingt-cinq ans dans le pays de Chanaan, étant dans la centième année de son âge, Abraham partit de la chênaie de Mambré et alla demeurer dans le pays des Philistins. Et il dit à Sara sa femme: Fais-moi la grâce de répondre à quiconque t'interrogera sur ton état, que tu es ma sœur, afin que nous nous garantissions de la perversité des gens de ce pays, et qu'ils ne me fassent pas mourir à cause de toi. Or les serviteurs d'Abimélech, roi des Philistins, allèrent lui dire: Un homme est arrivé de Chanaan pour demeurer dans ce pays, et il a avec lui sa sœur qui est de la plus grande beauté. Le roi envoya des gens pour se faire amener Sara, et quand il la vit, elle plut extrêmement à ses yeux. Et il lui demanda: Qu'est-ce que l'homme avec qui tu es arrivée dans nos contrées? Sara répondit: C'est mon frère. Nous arrivons de Chanaan pour chercher un lieu où nous puissions habiter. Abimélech dit à Sara: Voici que mon pays est à ta disposition. Établis ton frère où il te plaira le mieux; et ce sera à nous à l'élever en dignité au-dessus de tous les seigneurs du pays, en ta considération. Et Abimélech fit appeler Abraham et lui répéta ces paroles. Et quand Abraham se retira de la présence du roi, il fut suivi de riches présents royaux. Le soir, à l'heure où l'homme se livre au repos de la nuit, le roi, étant assis sur son trône, fut surpris d'un profond assoupissement qui le tint jusqu'au matin. Et il vit en songe un ange de Jéhova, marchant vers lui et tenant en sa main une épée nue. Et arrivé près du roi, il se mit en posture de le frapper. Le roi, tremblant de frayeur, lui dit: Quel est mon crime, pour que tu viennes me tuer avec ton épée? L'ange répondit: Il faut que tu meures à cause de la femme qui a été amenée hier dans ta maison; car elle est mariée, elle est l'épouse d'Abraham. Si tu ne te hâtes de la rendre à son mari, sache que tu mourras, et toute ta maison mourra avec toi.

Dans la même nuit, tous les Philistins virent la forme d'un homme gigantesque, tenant à la main une épée nue dont il les frappait en courant de tous côtés, et le pays était rempli de cris d'angoisse et d'un grand tumulte toute cette nuit-là et le lendemain. De plus, Jéhova leur obstrua toutes les issues du corps, à cause de la femme d'Abraham dont Abimélech s'était emparé. Le lendemain matin, Abimélech, agité dans tous ses membres, et consterné, fit appeler tous ses officiers, et leur raconta son songe; et ils furent tous épouvantés. Alors l'un d'eux, élevant la voix, dit: Roi, mon seigneur, rends cette femme à son époux; car elle lui appartient. Le même fait est arrivé à Pharaon, et il en a éprouvé de grands maux. Car telle est la manière de cet homme; partout où il met le pied, il publie: C'est ma sœur. Maintenant, fais en sorte que toi et tes serviteurs, nous vivions et ne mourions pas. Et Abimélech prit du gros et du menu bétail, des esclaves de l'un et de l'autre sexe et mille pièces d'argent, et donna le tout à Abraham en lui rendant Sara sa femme. Il lui dit: Voici que tout mon pays est à votre disposition; habitez en quelque lieu qu'il vous plaira de choisir. Abraham et Sara sa femme sortirent de la présence du roi avec honneur et comblés de marques d'estime. Et ils établirent leur demeure dans la terre de Gérare.

Cependant les officiers du roi continuaient à ressentir d'affreuses douleurs par suite des coups que l'ange leur avait portés, à cause de Sara, pendant une nuit entière. Alors Abimélech envoya dire à Abraham: De grâce, prie Jéhova ton Dieu pour nous, tes serviteurs, afin qu'il nous délivre de cette mort. Et Jéhova, exauçant la prière d'Abraham, guérit Abimélech, ses serviteurs et tout son peuple.

Et il arriva en ce temps-là, Abraham demeurant depuis quatre mois et des jours dans le pays des Philistins, que Jéhova se souvint de Sara et la visita; et elle conçut et enfanta un fils à Abraham. Abraham nomma Isaac le fils qui lui était né de Sara. Et il le circoncit le huitième jour de sa naissance, selon le commandement de Dieu pour toute sa postérité après lui. Lors de la naissance d'Isaac, Abraham avait cent ans, et sa femme quatre-vingt dix ans. L'enfant grandissait et au jour de son sevrage, Abraham fit un grand festin. Sem et Héber, tous les grands du pays, comme aussi le roi Abimélech avec ses officiers et Phicol, général de son armée, vinrent manger et boire et se réjouir à ce festin. Pareillement Tharé, père d'Abraham, et Nachor, son frère, arrivèrent de Haran, pleins de joie, pour prendre part à cette fête. Tharé et Nachor se réjouirent avec Abraham, et s'arrêtèrent auprès de lui dans le pays des Philistins pendant des jours nombreux.

Dans la première année de la naissance d'Isaac, fils d'Abraham, mourut Sarug, fils de Reü. Et tous les jours de Serug furent de deux cent trente-neuf ans.

Or Ismaël, fils d'Abraham, avait quatorze ans quand Sara mit au monde Isaac. Et Dieu fut avec Ismaël, et il grandit et devint un habile tireur d'arc. Et il arriva qu'Isaac, âgé de cinq ans, étant assis à l'entrée de la tente, Ismaël vint se placer vis-à-vis de lui, et banda contre lui son arc armé d'une flèche, pour l'en frapper. Sara, voyant cela, poussa un cri d'effroi, et l'arc s'échappa des mains d'Ismaël, et il courut se cacher derrière un buisson. Aussitôt Sara, appelant Abraham, lui dit: Chasse-moi cette esclave avec son enfant; car son fils ne doit pas recueillir l'héritage qui revient à mon fils. Il lui a fait aujourd'hui ceci et cela. Abraham, écoutant la voix de Sara, prit le lendemain de grand matin douze miches de pain et une outre d'eau, et remit le tout à Agar qu'il renvoya avec son fils. Et Agar s'en alla avec son fils jusqu'au désert de Pharan (1236), et ils restèrent longtemps au milieu des scénites du désert. Et Ismaël exerçait l'état de tireur d'arc. Ils allèrent ensuite, lui et sa mère, en Égypte. Et Agar donna à son fils une femme de ce pays, et son nom était Meriba (1237). La femme d'Ismaël lui enfanta quatre fils et une fille. Ensuite Ismaël quitta l'Égypte avec sa mère, sa femme et ses enfants et tout ce qu'il possédait, et s'en retourna au désert, et ils y habitaient sous des tentes sans lieu fixe, car ils étaient nomades. Et Dieu donna à Ismaël, à cause du mérite de son père Abraham, du menu bétail et du gros bétail en grande quantité, et des tentes remplies de richesses. Mais il n'allait pas voir la face de son père.

Au bout d'un certain nombre de jours, Abraham dit à Sara sa femme: Je m'en vais visiter Ismaël mon fils; car je désire fort le revoir après une si longue séparation. Il monta sur un de ses chameaux, et s'enfonça dans le désert; car il avait appris où son fils avait planté ses tentes. Et il arriva à la tente d'Ismaël. C'était le milieu du jour, et le soleil versait une chaleur ardente. Il y trouva la femme d'Ismaël avec ses enfants; mais Ismaël et sa mère étaient absents. Abraham demanda à la femme où était Ismaël, et elle lui répondit: Il est allé à la chasse. Et Abraham ne descendit pas de son chameau, selon ce qu'il avait promis par serment à Sara son épouse. Il dit à la femme d'Ismaël: Ma fille, donne-moi un peu d'eau, car je suis épuisé de lassitude et de soif. Elle lui répondit: Nous n'avons ici ni eau ni pain. Et elle rentra dans la tente sans le regarder ni lui demander qui il était; mais elle battait ses enfants et les maudissait, maudissant en même temps Ismaël son mari, et invectivant contre lui. Abraham fut péniblement affecté de tout ce qu'il entendait, et il appela la femme hors de la tente, et lui dit: Quand ton mari reviendra, tu lui répéteras ces propres paroles: Un homme fort âgé est venu ici du pays des Philistins pour te visiter. Sa figure et sa personne sont comme ceci et comme cela. Je ne lui ai point demandé qui il était. Ne t'ayant pas rencontré, il m'a dit: Au retour de ton mari, tu lui diras ceci: L'homme ordonne qu'au plus tôt tu jettes dehors le mat qui soutient ta tente, pour le remplacer par un autre. Après ces paroles, Abraham tourna bride et s'éloigna. Et Ismaël revint de la chasse avec sa mère. Après avoir prêté attention à toutes les paroles de sa femme, il reconnut que le vieillard était son père, et que sa femme n'avait pas honoré l'étranger. Il comprit aussi l'ordre de son père, et il expulsa cette mauvaise femme de chez lui. Il alla ensuite au pays de Chanaan et y prit une autre femme et l'introduisit dans sa tente à la place de la première.

Trois ans s'étaient écoulés, et Abraham dit: Je m'en vais de nouveau visiter Ismaël mon fils; car voilà un grand nombre de jours que je ne l'ai vu. Et étant monté sur son chameau, il entra dans le désert et arriva à la tente d'Ismaël au milieu du jour. Et il appela Ismaël. Mais sa femme, sortant de la tente, dit à Abraham: Mon seigneur, Ismaël n'est pas ici. Il est allé chasser dans les terres et visiter l'enclos des chameaux. Et elle ajouta: De grâce, mon seigneur, mets pied à terre et entre dans la tente pour manger un morceau de pain, car tu es las de ton voyage. Abraham lui dit: J'ai hâte de m'en retourner. Donne-moi seulement un peu d'eau, car j'ai soif. Et la femme courut avec empressement et lui apporta de la tente de l'eau et toutes sortes d'aliments. Et elle le pressait de manger et de se rassasier. Abraham, le cœur content, mangea et but, et il bénit son fils Ismaël. Et quand il eut fini de manger, il loua Jéhova. Il dit ensuite à la femme: Quand Ismaël reviendra, tu lui rediras ces propres paroles: Un homme fort âgé est venu ici du pays des Philistins. Son extérieur est comme ceci et comme cela. Il m'a dit: Quand ton mari reviendra, tu lui diras ceci: Voici ce que recommande le vieillard: Le mât que tu as fixé dans ta tente est excellent: ne l'en ôte point. Après avoir laissé ses ordres, il reprit sur son chameau la route de Gérare. Au retour d'Ismaël, sa femme courut au-devant de lui toute joyeuse, et lui raconta toutes ces choses. Et Ismaël reconnut que l'étranger était son père, et il en loua Jéhova. Bientôt après, Ismaël prit sa femme, ses enfants, ses troupeaux et tout ce qu'il possédait, et quittant ce lieu, il alla au pays des Philistins auprès de son père, et demeura avec lui longtemps (1238).

Abraham prolongea sa demeure dans le pays des Philistins l'espace de vingt-six ans. Il en sortit ensuite avec sa maison et tout ce qu'il possédait, et s'en éloigna. Il voyagea jusqu'aux environs d'Hébron où il s'établit. Ses serviteurs creusèrent des puits en cet endroit. Mais les serviteurs du roi des Philistins, ayant appris que ceux d'Abraham avaient creusé des puits sur la frontière de leur pays, vinrent leur faire une querelle, et s'emparèrent de force du puits principal. Et Abimélech, ayant connu cette chose, alla trouver Abraham avec Phicol, général de son armée, et vingt hommes de ses gens, pour s'entendre avec lui au sujet de ce qui s'était passé. Abraham gourmanda Abimélech à cause de la violence dont ses serviteurs avaient usé. Le roi dit à Abraham: Vive Jéhova qui a créé toute la terre! ce n'est que d'aujourd'hui que je suis exactement instruit de ce que mes serviteurs ont fait aux tiens. Et Abraham offrit à Abimélech sept brebis, en lui disant: Accepte-les, je te prie, de ma main, afin que ceci me serve de témoignage que c'est moi qui ai creusé ce puits. Et Abimélech prit les sept brebis, auxquelles Abraham ajouta du gros et du menu bétail en grande quantité. Et Abimélech confirma par serment à Abraham la propriété du puits. Ensuite ils se jurèrent une alliance réciproque. C'est pourquoi Abraham nomma ce puits Bersabée (1239). Abimélech s'en retourna avec les siens dans son pays. Abraham resta à Bersabée, où il demeura longtemps. Et ses tentes arrivaient jusqu'à Hébron.

Abraham planta un grand bosquet à Bersabée, et il y ouvrit quatre entrées en treille de vigne vers les quatre vents du monde, afin que tout voyageur pût y arriver de son côté pour boire et manger jusqu'à satiété, et puis continuer sa route. Car la maison d'Abraham était ouverte à tout venant. Celui qui avait faim et soif y trouvait à manger et à boire; celui qui était nu et dépourvu, des vêtements et de l'argent. Et Abraham pratiquait cette chose tous les jours, et prêchait à chacun la croyance en Jéhova qui l'avait créé sur la terre.

Nachor, frère d'Abraham, et son père, étaient restés à Haran; car ils n'étaient pas entrés avec Abraham en Chanaan. Nachor eut à Haran des enfants, nés de son épouse Melcha, fille d'Aran et sœur de Sara. Et voici leurs noms: Hus, Bus, Camuël, Cased, Azo, Pheldas, Jedlaph et Bathuël. Sa concubine, appelée Roma, lui enfanta Tabée, Gaham, Taas et Maacha. Tous les fils de Nachor furent donc au nombre de douze sans compter les filles. Ceux-ci eurent à leur tour des enfants à Haran. Les enfants de Hus, l'aîné de Nachor, furent Abiharaph, Gaddin et Melos (1240), et leur sœur Debora. Les enfants de Bus: Barachiel, Noëmath, Savé et Modno. Les enfants de Camuël: Aram et Rohob. Les enfants de Cased: Anamélech, Mésar, Bonon et Jephi. Les enfants d'Azo: Pheldas, Jamichi et Aphar. Les enfants de Pheldas: Arod, Amoram, Merid et Milach. Les enfants de Jedlaph: Mosan, Chisan et Mosi. Les enfants de Bathuël: Sachar et Laban avec Rébecca leur sœur. Ce sont là les familles des enfants de Nachor. Aram, fils de Camuel, et Rohob son frère, émigrèrent de Haran avec leurs femmes et leurs enfants; et ayant rencontré une vallée auprès du fleuve de l'Euphrate, ils y bâtirent une ville qu'ils nommèrent Phothor, du nom de Phothor, fils d'Aram. Et cette ville est dans la Mésopotamie jusqu'à ce jour. Les enfants de Cased allèrent de leur côté à la recherche d'un lieu d'habitation, et ils trouvèrent une vallée en face du pays de Sennaar, et ils y bâtirent une ville qu'ils nommèrent du nom de Cased leur père. Et ceci est le pays des Casdim (1241) jusqu'à ce jour. Et ils y fructifièrent et multiplièrent extrêmement.

Tharé, père de Nachor et d'Abraham, se remaria dans le temps de sa vieillesse, et il prit une femme du nom de Phelila. Elle conçut et lui enfanta un fils qu'il nomma Soba. Après avoir engendré Soba, Tharé vécut encore vingt-cinq ans, et il mourut en la trente-cinquième année de la naissance d'Isaac, fils d'Abraham, et il fut enterré à Haran. Et tous les jours de Tharé furent de deux cent cinq ans. Soba, fils de Tharé, engendra, à l'âge de trente ans, Aram, Aclaü et Meric. Aram, fils de Soba, eut trois femmes, et il engendra douze fils et trois filles. Et Jéhova gratifia Aram, fils de Soba, de grandes richesses en troupeaux et en objets précieux. Or, ne trouvant pas suffisamment de pâturage dans la région de Haran, il en partit avec ses frères et les enfants de Nachor, leurs parents, pour chercher une autre terre. Et ils trouvèrent une vallée au-delà du pays d'Orient, et ils s'y établirent et y bâtirent une ville qu'ils dénommèrent du nom de leur frère aîné, Aram. Et ceci est Aram-Soba (1242) jusqu'à ce jour.


Sacrifice d'Abraham (1243).

Isaac allait toujours grandissant, et Abraham son père l'instruisait dans la connaissance de Jéhova et de ses préceptes. Il avait atteint l'âge de trente-sept ans lorsque Ismaël, qui allait et venait avec lui, se vantait contre lui, disant: J'avais treize ans lorsque je me suis laissé circoncire, et j'ai exposé ma vie pour accomplir le précepte que Jéhova avait donné à mon père. Isaac lui répondait: Tu te vantes contre moi pour avoir, par obéissance à l'ordre de Jéhova, retranché de ton corps un peu de peau superflue. Vive Jéhova, Dieu de mon père Abraham! S'il disait à mon père: Prends Isaac et me le sacrifie en holocauste, non-seulement je ne m'y refuserais pas, mais je m'y prêterais avec joie. Jéhova entendit ces paroles, et elles lui plurent. Et il résolut d'éprouver Abraham en cette chose. Et il arriva un jour que les enfants de Dieu (1244), étant venus pour se tenir devant Jéhova, Satan, l'adversaire des enfants de l'homme, y vint aussi. Et Jéhova (1245) lui demanda: D'où viens-tu? Il répondit: Je viens de planer par toute la terre. Et Jéhova, lui demanda: Qu'as-tu à me rapporter de ses habitants? Satan lui répondit: J'ai remarqué qu'ils pensent à toi, te servent et l'invoquent quand ils ont besoin de quelque chose; mais, l'ont-ils obtenu? ils te négligent et te mettent en oubli. Regarde cet Abraham, fils de Tharé. Tant qu'il désirait que tu le rendisses père, il t'élevait des autels partout où il passait, et t'y offrait des sacrifices, et il ne cessait de prêcher ton nom aux habitants de la terre. Mais maintenant qu'est né son fils Isaac, il te néglige. Voici qu'il a offert un grand banquet à ses amis; mais pour Jéhova, il n'a pas pensé à lui; car, de tant de bestiaux qu'il a tués à l'occasion de la fête du sevrage de son enfant, il ne t'a offert en holocauste ou en hostie pacifique, ni un bœuf, ni une brebis, ni une chèvre, ni même une couple de pigeonneaux (1246). En outre, depuis le jour où il lui naquit ce fils, et il y a de cela aujourd'hui trente-sept ans, il n'a plus érigé un seul autel en ton honneur. Il te met en oubli parce qu'il ne lui reste rien à te demander. Jéhova dit à Satan: As-tu convenablement fixé ton attention sur mon serviteur Abraham? Car il n'a pas son pareil sur la terre. C'est un homme simple et droit devant moi, craignant Dieu et évitant le mal. Par ma vie! si je lui disais: Sacrifie-moi ton fils Isaac, il ne me le refuserait pas; à plus forte raison, si je lui demandais un holocauste de ses brebis ou de ses bœufs. Et Satan dit: Essaye, et tu verras s'il ne te désobéira pas.

En ce temps-là, le Verbe de Jéhova fut à Abraham (1247), et il l'appela: Abraham! Et Abraham répondit: Me voici. Et il dit: Prends ton fils, ton enfant unique, ton bien-aimé fils Isaac, et va-t'en avec lui au pays de Moria, et là, tu me le sacrifieras sur celle des montagnes où t'apparaîtra la gloire de Jéhova au milieu d'un nuage. Et Abraham entra dans sa tente et s'assit devant Sara et lui dit: Voici que notre fils est grand. Il aurait dû apprendre depuis longtemps tout ce qui a trait au culte de Dieu. Dès le matin de la journée de demain, je le conduirai à l'école de Sem et de son fils Héber. Sara répondit: Tu dis bien, mon seigneur; fais ainsi que tu proposes. Mais, je te prie, ne m'en sépare pas pour beaucoup de jours, car mon âme est étroitement liée à son âme. Abraham lui dit: Ma fille, supplie Jéhova notre Dieu de nous favoriser de sa bénignité. Et Sara veillait toute la nuit, pleurant, baisant son fils, le pressant contre son sein, le recommandant à la sollicitude d'Abraham. Elle disait plus de sept fois (1248): Je te prie, mon seigneur, prends garde à cet enfant unique; n'ôte pas ton œil de dessus lui tout le long du chemin. Dès qu'il aura faim, donne-lui à manger; dès qu'il aura soif, fais-le boire. Ne le laisse pas marcher à pied, ni s'asseoir au soleil. Ne le contredis en rien. Le matin venu, elle revêtit son fils de la meilleure et de la plus belle des robes que le roi Abimélech lui avait données, et elle mit sur sa tête une coiffure qu'elle orna d'une pierre de grand prix. Elle prépara aussi des provisions de tout ce que son fils aimait le plus. Abraham, Isaac et les serviteurs qui les accompagnaient sortirent de la tente et se mirent en chemin. Et Sara leur faisait la conduite, et baisait son fils, et ne cessait de pousser des cris et des lamentations; et elle disait en pleurant: Qui sait si je te reverrai jamais, ô mon fils! Alors Abraham lui dit: Rentre à l'instant dans ta tente. Et comme on entendait encore de loin Sara qui pleurait dans sa tente, Abraham se mit à pleurer, et les serviteurs pleuraient, et Isaac pleurait (1249). Et Sara se tenait dans sa tente, et elle était dans l'affliction, et elle parlait de son fils à toutes ses servantes et à tous ses serviteurs.

Après la marche d'une journée, Abraham garda auprès de lui, pour le servir, seulement Ismaël, fils d'Agar, et son serviteur Éliéser. Or, chemin faisant, ces deux hommes s'entretenaient en cette manière. Ismaël dit: Voici qu'Abraham mon père va pour sacrifier Isaac en holocauste, selon l'ordre de Jéhova. À son retour, il me désignera pour être son héritier, car je suis son premier-né. Mais Éliéser lui objecta, disant: N'est-il pas vrai qu'Abraham t'a chassé avec ta mère, et a juré que tu n'hériteras d'aucune partie de son bien? À qui laissera-t-il ses richesses, si ce n'est à son serviteur, qui est le fidèle de sa maison, qui, la nuit comme le jour, a toujours été attentif à exécuter sa volonté et à satisfaire ses désirs? (1250)

Abraham était en marche lorsque Satan, sous la figure d'un vieillard à cheveux blancs et à l'air vénérable, s'approcha de lui et lui dit: Es-tu fou ou imbécile d'aller en ce jour immoler ce fils unique, enfant des derniers jours de ta vie? Tu te figures que c'est un ordre de Jéhova, détrompe-toi; c'est une illusion: car Jéhova est bon et n'est point cruel. Mais Abraham ne tarda point à reconnaître qu'il entendait les paroles insidieuses de Satan. Et il le gourmanda en termes durs, et le vieillard disparut à ses yeux. Et voici venir derrière Isaac un jeune homme d'un extérieur élégant, et il lui dit secrètement à l'oreille: Tu ne sais pas, et l'on ne t'en a pas averti, que ton vieux père, dont la tête s'égare, te mène jusqu'à un lieu où il doit t'égorger contre toute raison. Maintenant, mon ami, ne te laisse pas faire; car ses sens sont affaiblis. Ne sacrifie pas inutilement ta jeunesse et la beauté ravissante de ton corps. Je t'enseignerai à jouir gaiement de la vie. Et Isaac dit à Abraham: Mon père, as-tu entendu le jeune homme? Abraham lui demanda: Quel jeune homme? Car il ne voyait point Satan. Et Isaac, étendant le doigt de la main, répondit: Celui-ci. Il m'a dit ceci et cela. Et Abraham maudit Satan au nom de Jéhova, et le jeune homme s'évanouit de devant les yeux d'Isaac (1251). Et ils continuaient à marcher, et voilà qu'ils rencontrèrent sur leur chemin un torrent large et profond, qui roulait ses eaux avec fracas. Ils y entrèrent pour passer au bord opposé. Et l'eau enveloppait leurs jambes. Et ils arrivèrent au milieu du courant, et voici que l'eau montait, montait rapidement, et atteignait jusqu'à leur menton: et ils pensèrent être noyés. Alors Abraham, rappelant ses souvenirs, dit: Je connais ce pays d'hier et d'avant-hier (1252); il n'a jamais coulé en ce lieu ni rivière ni torrent. C'est l'impie Satan qui s'est changé en eau pour arrêter nos pas. Et il le gourmanda et lui cria: Que Jéhova te réprime, Satan! Laisse-nous, car nous voyageons pour faire la volonté de notre Dieu. Alors une vapeur légère s'éleva en l'air, et l'endroit où posaient leurs pieds était, comme par le temps passé, de la terre sèche couverte de poussière (1253).

Or, le troisième jour, Abraham, en levant les yeux, reconnut la montagne que Dieu lui avait signalée. Une épaisse nuée en couvrait la cime, et la gloire de Dieu apparaissait au milieu. Et Abraham dit à Isaac: Aperçois-tu comme moi quelque chose sur cette montagne? Isaac répondit: J'y vois dans un nuage épais l'éclatante gloire de Jéhova. Alors Abraham connut que son fils était agréé devant Jéhova pour lui être offert en holocauste. Il dit ensuite à Éliéser et à Ismaël: Voyez-vous sur cette montagne ce que nous y voyons? Ils répondirent: Nous n'y apercevons rien du tout: elle est comme les autres montagnes de toute la terre. Abraham comprit qu'il n'était pas agréable devant Jéhova que ces hommes en approchassent. Et il leur dit: Arrêtez-vous ici avec l'âne tandis que j'irai avec Isaac jusque-là, où nous nous prosternerons devant Jéhova, après quoi nous reviendrons à vous.

Et Abraham prit le bois qui devait consumer l'holocauste, et le chargea sur Isaac. Il portait lui-même le feu et le couteau sacrificatoire. Pendant qu'ils marchaient vers le lieu, Isaac dit: Mon père, voici le feu et voici le bois. Où donc est l'agneau? Abraham répondit: Mon fils, c'est toi-même que Jéhova a daigné choisir pour lui être offert en holocauste sans tache. Et Isaac repartit: Tout ce que Jéhova ordonne, je le ferai avec joie et de bon cœur. Abraham reprit: Mon fils, y aurait-il dans ton cœur une seule pensée contraire? Dis-le-moi et ne me cache rien. Et Isaac protesta: Vive Jéhova! ô mon père, et vive ton âme, il n'y a rien dans mon cœur qui décline à droite ou à gauche touchant la chose que Jéhova t'a commandée, si ce n'est, Béni soit Jéhova qui a voulu de moi! Ces paroles comblèrent de joie Abraham. Et ils arrivèrent au lieu marqué, et ils préparèrent toutes choses. Abraham construisit l'autel, Isaac lui passant les pierres et le ciment. Et après avoir rangé symétriquement les bûches sur l'autel, Abraham se disposait à y placer Isaac pour l'immoler. Celui-ci lui dit: Mon père, étreins-moi en me liant, de peur qu'en sentant le fer dans ma chair, je ne m'agite et ne me débatte, et ne rende ainsi le sacrifice illégitime et invalide. Quand la victime sera consumée, tu recueilleras ce qui restera de mes cendres, et tu le porteras à ma mère, et tu lui diras: Voici l'odeur agréable de ton fils Isaac (1254). Maintenant, hâte-toi, exécute la volonté de Jéhova notre Dieu. Et Abraham était à la fois heureux du dévouement de son fils, et oppressé jusqu'au fond de son âme paternelle. Son œil pleurait amèrement, et son cœur était dans une joie sainte. Isaac était lié et couché sur l'autel, tendant le cou, et Abraham mettait la main au couteau, lorsque les anges de la miséricorde s'avancèrent jusqu'au trône de Jéhova et demandèrent grâce pour la vie d'Isaac qui s'offrait en victime volontaire à sa gloire divine. Alors Jéhova (1255) apparut à Abraham, et lui cria du ciel, disant: Abraham, ne porte point la main sur le jeune homme, et ne lui fais pas la moindre lésion; car je sais maintenant que tu crains Dieu, puisque tu ne m'as pas refusé ton fils unique. Et Abraham, levant les yeux, aperçut un bélier. Or Jéhova Dieu avait formé ce bélier depuis le jour où il fit le ciel et la terre, et l'avait réservé pour être substitué en holocauste à la place d'Isaac (1255*). Et le bélier levait les pieds pour se livrer à Abraham; mais Satan lui opposa un buisson touffu, et embarrassa ses cornes dans les branches entrelacées de la plante. Abraham alla le dégager et l'immola en l'honneur de Jéhova. Il aspergea l'autel avec le sang de la victime en disant: Ceci est en lieu et place de mon fils. Et de même à chacune des fonctions du sacrifice, il répétait: Ceci, en lieu et place de mon fils. Jéhova agréa le sacrifice d'Isaac dans le bélier (1256), et il bénit en ce jour-là Abraham et toute sa postérité après lui.

Cependant Satan, sous la figure d'un vieillard à cheveux blancs et à l'air sérieux et composé, se présenta à Sara et lui dit: Je te plains, Sara. Tu ignores tout ce qu'Abraham a fait aujourd'hui à ton fils Isaac. Il l'a lié et immolé sur un autel sans pitié, sans arrêter le regard sur lui, malgré les pleurs et les cris de ton enfant chéri, et malgré sa résistance jusqu'à la fin. Et il répéta une seconde fois les mêmes paroles de mensonge, et s'en alla. Sara pâlit, et un tremblement agita tous ses membres, et elle laissa tomber sa tête dans le giron d'une servante et demeura immobile comme une pierre. Elle éleva ensuite la voix et pleura avec grand bruit, et se laissait tomber par terre, et jetait de la poussière sur sa tête, et se répandait en lamentations. Et elle se leva avec ses servantes et ses serviteurs, et alla s'enquérir d'Isaac à la maison de Sem et d'Héber, et elle interrogeait tous les passants; mais nul ne pouvait la renseigner. Elle était arrivée jusqu'à Cariath-Arbée qui est Hébron, et voici que le même vieillard se présenta de nouveau devant elle, et lui dit: L'information que je t'ai donnée n'est pas exacte. Ton fils est en vie, Abraham ne l'a pas égorgé. Et même tous deux sont en marche pour venir te retrouver dans ta maison. À ces paroles, elle éprouva une joie excessive, et la joie lui fit rendre l'âme, et elle mourut et fut réunie à son peuple.

Abraham, après avoir terminé toutes choses sur la montagne de Moria, revint avec Isaac auprès de ses serviteurs, et ils s'acheminèrent ensemble vers Bersabée, et arrivèrent dans leur maison. Et ils cherchèrent Sara et ne la trouvèrent point. Et il leur fut dit: Elle est allée jusqu'à Hébron pour vous chercher ou s'informer où vous étiez allés; car on lui avait rapporté ceci et cela. Abraham et Isaac, étant allés à Hébron, la trouvèrent décédée. Et ils élevèrent la voix et pleurèrent beaucoup. Isaac se jeta sur la face de sa mère et la baisait et pleurait, et s'écriait: Ma mère, ma mère! pourquoi m'abandonnes-tu?


Notes sur le Livre de la Genèse

1227 Texte hébreu de la Genèse 18:3: Seigneur, si j'ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe pas, je te supplie, au-delà de ton serviteur. La massore marque expressément que Seigneur, אדני (Adonaï), est saint, קדש; c'est-à-dire, qu'il parlait à Dieu même. On sait que ce texte est un de ceux qui indiquent le plus clairement la trinité de Personnes dans l'Essence unique et indivisible de la Divinité. Tribus occurrit et unum adorat. On est fondé à croire que les éditeurs juifs ont ici changé le texte du Yaschar, chose qu'heureusement ils ne peuvent pas faire à la Bible.
1228 Les Juifs ne mangent d'aucun animal sans qu'il soit égorgé, jugulé, en observant certaines prescriptions pharisaïques. Il y a des hommes autorisés pour faire cette opération. On les appelle en hébreu, Schokhetim, du verbe Schakhat, juguler. Quelques consistoires qualifient ces fonctionnaires de sacrificateurs. C'est ridicule. La synagogue rejetée de Dieu pour le plus grand des crimes, n'a plus ni sacrifices ni sacrificateurs: Sine sacrificio et sine altari. (Osée 3:4.)

Le mot וישחטהו, et jugulavit eum, qui n'est pas dans la Bible, a été évidemment ajouté à notre texte du Yaschar par l'éditeur.
1229 Style biblique. Il fut surpris par la nuit.
1230 Le Talmud, traité Sanhédrin, fol. 109 verso, dit autrement: Quand il était plus long, on le raccourcissait; quand il était plus court, on l'allongeait. כי מואריך גייצי ליה כי גוץ אתחין ליה. C'est exactement le lit de Procuste.
1231 Sodomite, habitant de Sodome. Voyez: le Complément du Dictionnaire de l'Académie.
1232 Le talmud, à l'endroit déjà cité, rapporte un autre tour de malice du serviteur d'Abraham. Il était défendu dans Sodome, sous des peines sévères, d'inviter aux repas publics des individus étrangers à la ville. Un jour les honnêtes citoyens de Sodome se régalèrent d'un splendide festin. Éliéser y vient sans façon et s'assied à la dernière place. Aussitôt une clameur générale s'élève. Qui est celui qui a invité cet étranger? Éliéser dit tout haut: C'est celui qui est assis à côté de moi. Son voisin se voyant sous le poids d'une aussi grave accusation, prend son manteau et s'esquive. Éliéser avance d'une place, et son nouveau voisin juge prudent de mettre sa personne en sûreté, et suit l'exemple du premier. Éliéser avançait toujours se donnant un nouveau voisin qui devenait ainsi coupable de son invitation. Tous les convives disparaissent l'un après l'autre jusqu'au dernier inclusivement. Éliéser resté seul maître de la table, s'en donne tout son soûl, puis s'en va tranquillement faire sa digestion à Hébron sous la tente de son maître.
1233 La scène nocturne racontée dans la Genèse 19:4 et suivant, est omise ici.
1234 Expression de notre texte, וישליכוה, et projecerunt eum. Nous avons dû traduire le pronom suffixe au pluriel.
1235 La Genèse ne désigne pas la caverne.
1236 La Genèse 21:14, la fait aller au désert de Bersabée. C'est lorsque Ismaël fut homme que, d'après le même livre, verset 21, il fixa sa demeure dans le désert de Pharan.
1237 Meriba, מריבה, acariâtre, morosa, oblairatrix. La Bible ne donne pas le nom de cette femme.
1238 Il parait qu'Agar est morte entre la première et la seconde visite d'Abraham à la tente d'Ismaël au désert.
1239 Bersabée, באר שבע, puits du jurement.
1240 Version judaïque, Méschaph, מישף.
1241 Casdim, כשדים, les Chaldéens.
1242 C'est-à-dire, la Syrie de Soba. Voyez: 2 Samuel 8:3; 10:6.
1243 Les détails qui suivent, vraiment dramatiques, sont épars dans les Médraschim, dans la paraphrase chaldéenne de Jonathan, dans les chapitres de R. Éliéser et autres livres anciens. Ils ont été insérés en majeure partie dans le livre Hébréo-germain Tscéna-Uréna.
1244 Les anges.
1245 Cf. Job 1:11.
1246 Le sacrifice des pauvres. Voyez: Lévitique 5.
1247 Ainsi le texte à la lettre: אל אברהם היה דבר יהוה.
1248 Nombre pluriel indéterminé.
1249 D'après le texte, Isaac s'avise le dernier de pleurer, circonstance qui nous a toujours frappé. Il y aurait ici lieu de faire une observation qui n'appartient pas à l'objet de nos notes. Nous citerons cependant ce mot remarquable d'un sage de l'Orient: Dans la famille, l'amour qui monte (ajoutez, et quand il monte; c'est-à-dire, des enfants aux parents) ne saurait se comparer à celui qui descend.
1250 Il y a de quoi rougir de notre espèce quand on voit, comme ici, le cœur humain dans son déshabillé. Encore une fois, nous faisons des notes critiques et non morales; nous voulons seulement conclure que ce passage appartient aux fragments anciens, à l'un de ces prophètes qui d'un seul trait de pinceau montraient à nu toute la misère du cœur humain. Cf. Genèse 6:5.
1251 Fifii vestri, dit Notre-Seigneur, in quo ejiciunt (Beetzebub)? Matthieu 12:27.
1252 Depuis longtemps.
1253 À leur jour de l'an, vers le milieu de septembre, les Juifs vont encore maintenant réciter les trois derniers versets du prophète Michée (et projiciet in profundum maris omnia peccata nostra) au bord d'un courant d'eau, en mémoire, dit le rituel, de ce que le démon s'est changé en torrent, pour opposer un obstacle à Abraham lorsqu'il allait sur la montagne de Moria offrir son fils en holocauste à Jéhova. Voyez: le Minhaghim, article, Rosch-Hasschana, et le Hadrath-Qodesch du Makhzor.

Depuis ce jour jusqu'à la fête du Kippur, c'est pour la synagogue un temps de pénitence et de propitiation pendant lequel elle invoque constamment le mérite du sacrifice volontaire d'Isaac, figure la plus parfaite du sacrifice, seul méritoire, du divin Agneau immolé sur le Calvaire, que l'on croit être la montagne de Moria.
1254 Lorsque le corps adorable de la victime du Calvaire, détaché de la croix, fut déposé dans les bras de sa virginale et immaculée Mère, une voix devait lui dire: Voici l'odeur agréable de ton Fils.

Odeur agréable, est l'expression du texte biblique ריח ניחח, qui veut dire, Sacrifice agréable à Dieu.

Note de GoDieu.com: À notez:

  • qu'il est inutile d'adorer le corps physique de Jésus-Christ. C'est Dieu, Lui-même Esprit qu'il se doit d'être adoré et non un corps, même qu'il fut être celui de Jésus-Christ. Adorons l'Esprit qui est Dieu en esprit de vérité et non sa création (Exode 20:3-6; 34:14; Deutéronome 5:7-10), son corps en étant une aussi (Jean 4-23-24);

  • que Marie, mère de Jésus-Christ, il est vrai était vierge à la naissance de Jésus, toutefois elle ne l'était plus, pas plus qu'immaculée d'ailleurs, à ce moment précis suivant la crucifixion, puisqu'elle conçue et enfanta de nouveau après la naissance de Christ, soit Jacques, Joses, Jude et Simon, disciples de Jésus, sans oublier leurs sœurs, tous fils et filles de Joseph le charpentier (Matthieu 13:55-56; 27:56 Marc 6:3; 15:40,47); et qu'elle-même se réjouissait de Dieu (Jésus Sauveur) son Sauveur (Luc 1:46-47), alors obligatoirement pécheresse puisqu'ayant besoin d'un sauveur comme tout homme et femme sur terre d'aucun n'étant juste (Romains 3:10; Michée 7:2), donc tous pécheurs avec chacun son degré respectif de malice. «Certainement il n'y a point d'homme juste sur la terre, qui fasse le bien et qui ne pèche point.» (Ecclésiaste 7:20) Marie ne peut donc pas en être excluse même si elle enfanta le Christ;

  • qu'il faut retenir que nul part dans la Parole de Dieu nous retrouvons une indication quelconque que Marie ait pu entendre ou seulement songer qu'il en était là l'odeur agréable de Christ tel que prétendu plus haut. Ce n'est là qu'une supposition plausible mais sans fondement tangible.
1255 L'ange de la Genèse 22:11, était donc Jéhova lui-même. L'envoyé de Jéhova, le Verbe de Jéhova.
1255* Note de GoDieu.com: Le verset de la Genèse 22:11 concordant avec ce passage du Livre du juste ne fait aucunement allusion à la prédestination de Dieu, soit d'avoir tout prévu et préparé avant la fondation du monde (Matthieu 13:34-35; Tite 1:2; Éphésiens 1:4-9; etc.) selon son décret de toute éternité. Cependant, nous connaissons déjà très bien qu'il en est ainsi, les Écritures Saintes nous le rappelant à maintes reprises.
1256 Remplacé et représenté par le bélier.


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