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Principes de traduction


janvier 30, 2014 par GoDieu

Principes de traduction

par
Jean leDuc

 

Principes de traduction

 

Gardez-vous de penser que la Bible a été écrite en français, ce n'est pas le cas. À cause de la méconnaissance de ce fait plusieurs abusent de son texte sacré, s'imaginant qu'ils sont les seuls détenteurs de la vérité ou qu'ils sont en mesure de reprendre un autre avec la piètre connaissance qu'ils en ont. Aucune personne ne comprend réellement la Bible si elle n'a pas au moins une base de connaissance de l'Hébreu ou du Grec. Elle détient seulement une approximation de sa révélation dans des traductions courantes dans lesquelles elle doit se confier, et celles-ci sont souvent déficientes. Il faut être conscient que la Bible que nous avons entre nos mains est elle-même une traduction.

En fait, chaque traduction n'est qu'une interprétation d'un original qui est soit en Hébreu pour l'Ancien Testament, ou soit en Grec pour le Nouveau Testament. Quoique la majorité des traductions sont assez justes en générale, elles s'égarent souvent en plusieurs endroits de la signification réelle des mots dans les originaux. Ceci est dû à ce que la majorité des traducteurs traduisent avec des parti-pris qui supportent les points de vue d'un comité qui détient l'autorité sur eux.

Il ne faut pas oublier que le traducteur n'est qu'un homme soumit à des règles de travail et à des influences charnelles et religieuses, et qu'aucune traduction n'est parfaite. Quoique la révélation écrite soit suprême et impeccable dans son contenu original, l'objectif de sa traduction souffre de médiocrité, d'irrévérence, de paralogisme, et d'inexactitudes. En d'autres mots, un traducteur classique ou académique ne traduira jamais en dehors des règles de l'orthodoxie qui lui sont imposées par son église ou par le consensus général d'experts de différentes églises, de crainte de perdre son travail, sa réputation, son prestige, et tous les honoraires qui lui reviennent. La traduction de la Bible de Machaira n'a pas ces problèmes, elle est libre des influences et des inclinations des religions et dénominations modernes dites chrétiennes qui supportent toutes la fausse doctrine de l'arminianisme du libre-choix ou «choix de la foi» dans le salut et la sanctification, et même dans l'éclectisme des principes de traduction. De ce fait, sa rejection est assurée de la part du christianisme moderne qui a sombré dans l'hérésie et l'apostasie des derniers temps. Une traduction fidèle qui reflète la lumière de la vérité sera toujours rejetée des réprouvés, cela est le sceau de son authenticité, car les imposteurs préfèrent les ténèbres de leurs raisonnements au rayonnement de la grâce véritable. Elle se garde aussi des impressions et intimidations politiques et religieuses, choses qui peuvent ternir l'esprit des hommes les plus honnêtes.

Traduire la Bible est un travail risqué si on n'a pas réellement l'Esprit de la Sainte Présence de Christ en nous pour nous diriger. Même que choisir une traduction peut sembler une aventure incertaine. Les critères de choix sont multiples: à côté des préférences confessionnelles, on pourra privilégier une belle expression littéraire, la surprise d'un souffle poétique, l'assurance de la rigueur scientifique, la proximité avec le langage de tous les jours. Entre dépaysement d'un monde lointain et enracinement dans la vie quotidienne, pour lire seul ou avec d'autres, quelle Bible, pour quelle lecture? Une traduction familière permet de se laisser traverser par le texte biblique qui peut alors habiter la mémoire et irriguer la vie. Mais une traduction inhabituelle offre un étonnement et des saveurs inconnues: elle déplace le lecteur pour lui faire découvrir, encore une fois, la nouveauté de cette Parole. Une traduction n'est jamais parfaite, jamais achevée: elle est toujours à reprendre, toujours à revisiter, à cause de la flexibilité et de l'évolution de la langue.

Une nouvelle traduction de la Bible, pourquoi? Parce que le XXIe siècle a radicalement transformé notre façon de lire et de comprendre la Bible. Les grandes études philologiques, archéologiques et historiques ont permis de revisiter de fond en comble la matière biblique: les études et les lectures des textes bibliques ont considérablement évolué depuis les dernières grandes traductions françaises dénaturées de nos temps modernes, débutant avec la Darby et la Segond qui a subie un grand nombre de révisions. Pour rendre aux mots de la Bible leur épaisseur sémantique, leur mémoire plurielle qui travaille encore le Livre des livres, ne l'oublions pas, la Bible se conjugue à plusieurs voix qui se font écho l'une à l'autre ou se jouent en contrepoint l'une par rapport à l'autre. De la Genèse à l'Apocalypse, il y a plus de soixante écritures différentes, issues d'un vaste processus collectif échelonné sur près d'un millénaire pour confronter le livre majeur de notre culture, de notre mémoire, avec la culture contemporaine. Sans cet effort, les grands textes de notre patrimoine s'effacent de notre univers. Chaque génération s'en est emparé et a proposé sa traduction. Cela faisait plus de quatre cent ans qu'aucun projet individuel de révision et retraduction de la Bible n'avait été entrepris d'après les originaux. La traduction de la Bible des Réformateurs a toujours été faite par des individuels en débutant par Olivétan, Jean Calvin, Théodore de Bèze, et Robert Estienne, tous des hommes de foi calviniste. Le dernier à entreprendre un tel projet fut le pasteur calviniste, David Martin. Tant qu'au pasteur arminien, Jean-Frédéric Ostervald, il ne fit qu'une révision dans le français des versions antérieures de ses prédécesseurs, il ne se préoccupait pas de préciser le texte sur les originaux Hébreu et Grec, mais de le rende lisible au commun du peuple. Depuis ce temps la traduction de la Bible devint la charge de comités de pasteurs, d'experts et de savants dans la science de la Critique Textuelle, et nous savons que cette science n'est pas en dehors de tout soupçon et qu'il faut s'en méfier. Ce n'est qu'en ce dernier siècle qu'un autre individuel de foi calviniste, mais de tendance marginale, fut appelé de Dieu pour entreprendre un tel travail car la nécessité s'imposait, et l'aboutissement de ses labeurs donna naissance à la Bible de Machaira.

Quand on traduit, on se rend bien compte que ceux qui nous ont précédé ont fait des choix difficiles, et parfois extrêmement ingénieux. Contrairement à tous les travaux existants, notre position n'est pas d'adopter une méthode au détriment d'une autre: équivalence formelle (traduction littérale) ou équivalence fonctionnelle (traduction dynamique), ni même celle du compromis (traduction essentiellement littérale: méthode en vogue dans le monde anglo-saxon). La traduction, au sens propre «conduire d'un texte à un autre» est une activité de transport, malheureusement beaucoup se perd dans ce transfert. Une bonne connaissance de la langue source (ou de la langue cible selon les cas) n'est pas toujours suffisante. Même si l'on a suffisamment de vocabulaire, on se heurte toujours au problème des réalités qui existent dans une culture et pas dans une autre. Le travail de traduction est en réalité un travail d'interprétation, dans la mesure où l'on doit donner un sens à ce que l'on traduit. Il faut ici poser la question de la liberté: la pluralité des sens d'un texte est la condition même de la liberté du traducteur. La question des traductions parfaites prend ici une ampleur particulière: Dieu et sa Parole sont par essence ce qui est parfait, alors comment être à la hauteur dans la traduction? Donc la fidélité au texte original ne semble être que l'apanage de Dieu, comme il nous l'a montré au jour de la Pentecôte, où les apôtres pouvaient parler toutes les langues du monde sans qu'il soit besoin d'interprètes: ou plutôt, ils parlaient une langue compréhensible de quiconque, c'est-à-dire la traduction parfaite! Car être fidèle en matière de traduction, c'est assurer une adéquation entre le texte source et le texte cible: une telle adéquation met donc en jeu la vérité, et ce d'autant plus que Dieu est le garant de la vérité absolue.

Mais la Bible c'est aussi un texte littéraire et lorsqu'on la traduit, on est confronté au même type de questions: dois-je privilégier le sens ou le style? Est-il possible de concilier les deux? Ma langue permet-elle de concilier les deux? On sent bien qu'une traduction n'est jamais parfaite de ce point de vue: c'est d'une certaine manière un travail infini... Cicéron disait dans le De Oratore qu'il faut traduire sens pour sens et non mot à mot. Donc la traduction suppose des variations dans le sens des mots. Il semble bien que la perfection d'une traduction soit en fait liée au but qu'elle s'était fixé. En aucun cas le littéralisme ne peut être une solution: c'est «l'assassinat du texte», pour reprendre l'expression de Walter Benjamin (De Jonas à Jonas). On en vient donc à de véritables théories de la traduction: certains privilégient le sens, et c'est ce qui caractérise la plupart des traductions de la Bible en français. Le danger, là encore, est de s'éloigner beaucoup du texte original pour vouloir faire son propre morceau de bravoure car une telle approche ne considère pas l'étymologie. C'est une pratique qui a eu vent en poupe les siècles précédents. L'infini du sens engendre donc l'infini du possible des traductions. Une sorte de gigantesque tour de Babel pour accéder à la perfection de la traduction. Le texte biblique fut écrit par des hommes qui avaient à leur disposition leur langue. Et au-delà de la langue, c'est le miracle divin: Antoine Berman, dans L'Épreuve de l'Étranger, un essai qu'il consacre à l'histoire de la traduction et à ses théories, s'oppose fermement à la «négation systématique de l'étrangeté de l'œuvre étrangère». Il explique que l'on n'a pas le droit, lorsque l'on traduit un texte, de détacher un texte de la culture dans laquelle il est né. Ce texte est le fruit d'un autre; et en même temps nous partageons avec lui quelque chose qui est tout simplement notre expérience du monde, notre expérience du langage. Selon Walter Benjamin, le langage est pure essence, et donc au-delà des langues il y a un universel du langage: pour les romantiques allemands, la traduction est l'occasion de renouveler sa propre langue et d'enrichir sa littérature par le biais de l'original. Nous sommes donc ramené à nous-mêmes quand nous traduisons un texte, et ce d'autant plus dans le cas de la Bible, puisque se joue notre expérience de Dieu. Car s'il est certain qu'un texte littéraire de Racine engage des réalités extrêmement complexes, tant du point de vue sociopolitique que littéraire, la Bible, elle aussi, est marquée historiquement et culturellement, mais c'est d'abord le texte de deux alliances de Dieu passées avec les hommes. Il y aurait donc derrière ces textes un universel à atteindre dans la traduction, qui n'est autre que Dieu. Mais attention au spectre de la tour de Babel!!! Ne peut-on pas penser plutôt que dans son travail, le traducteur est porté par l'Esprit Saint? N'allons pas bien sûr jusqu'aux langues de feu, mais il est certain que l'Esprit est à l'œuvre dans notre contact à la Bible, quelle que soit la langue lue. C'est la Réforme qui lance le grand mouvement de traductions, avec l'idée que le vulgaire doit avoir accès aux textes sacrés, alors que prévalait l'idée que c'était aux ecclésiastiques, qui avaient reçu la formation nécessaire, de lire le texte pour ensuite l'expliquer aux fidèles, ce qui a donné naissance à la manipulation textuelle pour défendre des principes qui ne sont pas clairement enseignés dans les Saintes-Écritures. Ce concept est à la base des nombreuses fausses doctrines érigées dans le but de préserver une institution ou organisation ecclésiale.

L'objectif de tout traducteur honnête et détaché du giron des comités de professionnels est de réaliser une traduction fidèle. Depuis que l'homme traduit, il n'a cessé d'émettre des réflexions sur la manière de traduire fidèlement. Les nombreux points communs existants entre les traductions et certaines disciplines ont donné naissance à des concepts traductologiques divers: linguistiques, sociologiques, sémiotiques, interprétatifs. Chacun de ces concepts présente une vision de la façon de traduire et d'être fidèle.

Les adeptes de la théorie linguistique de la traduction (J.C. Catford) pensent que bien traduire c'est remplacer des unités lexicales d'une langue de départ par des unités lexicales d'une langue d'arrivée. J.C. Catford a écrit que la traduction est «The replacement of any textual material by equivalent textual material» (Le remplacement de tout matériel textuel par un matériau textuel équivalent) (J.C. 1967). Pour Gerardo Vásquez Ayora, il n'y a pas de traduction libre car toute traduction doit être exacte. Tout élargissement, adaptation, commentaire ou paraphrase ne sont pas de la traduction. Parlant de la littéralité, Ayora a expliqué qu'on ne traduit pas la langue mais autre chose. Toutefois, il n'a pas défini cette autre chose. À côté de ces traducteurs qui n'abordent que le côté linguistique de la traduction, d'autres chercheurs ont étudié la traduction en se basant sur le texte. Pour Maurice Pergnier, un message puise son sens dans une situation précise. Les critères servant à juger la fidélité en traduction se trouvent dans cette situation et sont déterminés en fonction des destinataires (Pour être fidèle, le traducteur doit penser au destinataire de sa traduction). Le traducteur biblique, J.C. Margot pense que la traduction est fidèle si son lecteur réagit de la même manière que le lecteur du texte original. Fidélité implique surmonter les difficultés de la langue de départ et fidélité à la langue et la culture d'arrivée. J.R. Ladlmiral, parlant de la fidélité: dit que «Toute théorie de la traduction est confrontée au vieux problème du MÊME et de L'AUTRE: à strictement parler, le texte cible n'est pas le MÊME que le texte original, mais il n'est pas tout à fait un AUTRE». Parlant toujours du «MÊME» et de «L'AUTRE», Georges Steiner assimile le processus de la traduction a un «parcours herméneutique», qui commence par un élan de confiance permettant d'aller vers l'autre afin d'essayer d'établir une cohérence entre mondes isolés, puis vient la phase de pénétration du texte pour une plus profonde compréhension, ensuite le traducteur incorpore la langue cible ce qu'il a compris afin de préparer une mise en forme et enfin, il restitue ce qu'il a incorporé dans la langue Cible, en investissant l'Autre pour l'habiter.

Nous remarquons que les traducteurs s'attachent de moins en moins à l'aspect purement linguistique des textes à traduire. Ils prennent en considération d'autres éléments qui entrent en jeu dans la «construction» du texte source, et qui doivent trouver leur place dans le texte cible. Ces éléments ont été très bien mis en lumière par l'équipe de Paris de l'ESIT, dans leur théorie interprétative de la traduction ou théorie du sens. La théorie du sens affirme que la traduction est toujours possible pourvu qu'elle ne porte pas sur la langue mais sur le contenu des discours ou des textes. Les adeptes de cette théorie conseillent aux traducteurs de: «ne pas chercher à «traduire», mais de dire ce qu'ils (les traducteurs) comprennent. Pour comprendre correctement, il faut penser à la qualité en laquelle s'exprime l'orateur, penser aux interlocuteurs auxquels il s'adresse, aux circonstances dans lesquelles il parle...». La théorie du sens définit des unités du sens auxquelles le traducteur doit être fidèle. Une unité du sens peut être une simple onomatopée comme elle peut nécessiter tout un paragraphe pour s'éclaircir. Sa formation est fonction de plusieurs paramètres: contexte verbal, contexte cognitif, situation. Le traducteur doit se rendre compte de tous ses paramètres afin de bien comprendre et, donc, de bien rendre. L'École de Paris prône la fidélité au sens et rien que le sens. Bien que cette théorie ait fait appel à plusieurs disciplines pour se bâtir, on lui reproche néanmoins de ne pas accorder assez d'importance aux mots qui sont, qu'on le veuille ou non, les matériaux principaux dont dispose le traducteur, nous dit P. Newmark.

Après ce défilement, qui n'est, certes, pas exhaustif, des différentes conceptions de la notion de fidélité en traduction, la question se pose toujours: qu'est-ce que la fidélité en traduction? Et pourtant la réponse est si simple, il s'agit d'avoir reçu comme don la confiance en Christ qui est le Maître absolu de sa Parole. Sans la foi, sans cette assurance en Christ et de Christ, il est entièrement impossible de traduire la Bible correctement et d'arriver aux désignations et significations réelles des termes qu'elle utilise pour transmettre le message de la révélation de Dieu. Le Seigneur Jésus nous dit clairement: «sans moi, vous ne pouvez rien faire» (Jean 15:5), et pourtant plusieurs travaillent sans Lui dans ce domaine d'importance capitale.

Tout le monde est d'accord contre la littéralité, d'une part — et contre la liberté avec tous ses moyens, d'autre part. Car, on ne cesse de le répéter, les traductions, comme les femmes, pour être parfaites, doivent être à la fois fidèles et belles. C'est un idéal qui est loin d'être atteint et qui laisse les traducteurs perplexes. Que faire? Doit-on rendre la langue, la grammaire, le style? Doit-on «importer» le texte-source dans la langue et la culture du lecteur? Doit-on «exporter» le lecteur vers la langue et la culture de l'auteur? Ou bien doit-on s'efforcer d'assembler tous les processus différents et en faire un seul? Dans un domaine ou la confiance en Christ doit régner, c'est le chaos total, c'est le retour à la tour de Babel avec toute la confusion qui s'en suit. Certains traducteurs, peu qu'ils sont, en sont conscient, mais perplexes et sans réponse. En attendant, ils continuent de traduire à la manière qui leur semble «fidèle». Cette manière consiste à rendre le sens sans se détacher totalement des aspects linguistiques du texte source: les termes de spécialités, et même d'ordre général, la terminologie, la ponctuation — sauf usage différent dans la langue d'arrivée — et le style doivent, chacun, réapparaître dans le texte-cible, c'est-à-dire la traduction. En outre, la traduction doit être aussi lisible que l'original, autrement personne ne lirait son texte.

Mais devons-nous réellement chercher le sens des mots dans des méthodes de traductions, autant ingénieuses qu'elles sont, car elles ont tous manquer le but essentiel? Ne devons-nous pas chercher la réponse à cette question dans la Bible même? Le verbe traduire apparaît seulement deux fois dans la Bible, une fois dans l'Ancien Testament et une fois dans le Nouveau Testament, et dans les deux endroits il signifie une seule et même chose. Dans l'Hébreu le mot est «tirgam» et dans le Grec le mot est «methermeneuo» et les deux signifient «interpréter», littéralement «derrière l'explication», c'est-à-dire «exposer le sens postérieur d'un terme dans son essence grammaticale afin d'obtenir sa signification pour sa transposition envers une différente langue ou expression». Cette faculté n'est pas la propriété de l'intellect humain, car il s'agit ici de la Parole de Dieu et non de la parole de l'homme. Tout comme l'interprétation des rêves est réservée à Dieu seul (Daniel 2:28), l'interprétation du sens des mots qui est caché au commun des mortels, appartient à Dieu (2 Pierre 1:20,21) et à Dieu seul. En d'autres mots, l'interprétation ou traduction des Saintes-Écritures n'est pas du domaine de l'homme, elle est un don de Dieu qu'il accorde en temps voulu et selon le besoin à qui il le veut (1 Corintiens 12:18,28) et pour la réalisation de ses projets. Cela met un sérieux frein aux prétentions de comités de traducteurs, d'experts, pasteurs, savants, et exégètes qui œuvrent dans la traduction de la Bible. Dieu n'opère jamais par des comités mais par des individuels qu'il forme d'avance pour un tel travail, comme nous avons vu plus haut. Certes cela ne veux pas dire qu'on ne peut rechercher le sens des mots en utilisant l'étymologie et des dictionnaires spécialisés dans les langues originales, comme «le Dictionnaire Hébreu-Français de Sander et Trenel» et «le Dictionnaire Grec-Français de J. Planche». Mais que le Seigneur est fidèle pour nous diriger dans nos recherches, si du moins nous avons l'Esprit de Christ en nous (Romains 8:9).

Machaira est le mot Grec pour Épée. Le texte de cette Version est une nouvelle révision de la Bible de l'Épée 2010, Version leDuc, contenant plusieurs nouvelles traductions dans un grand nombre de passages. Elle comporte de nombreuses précisions sur les Originaux Hébreu et Grec, surtout dans le Nouveau Testament. Le lecteur habitué aux traductions traditionnelles se trouvera perplexe devant plusieurs nouvelles traductions, mais qu'il ne s'inquiète point, car toutes les précautions ont été prises pour assurer qu'elles demeurent fidèles aux originaux, même si parfois une traduction peut sembler étrange à votre entendement. Les traductions ont été vérifiées sur les Lexiques Hébreu et Grec de la Concordance Strong Française, sur l'étymologie des mots dans les Dictionnaires Hébreu-Français et Grec-Français, et sur un Dictionnaire de Synonymes. Tout ce travail à contribué à éclaircir le texte davantage, surtout dans le Nouveau Testament. Notre but était d'atteindre une clarté d'expression plus limpide et plus compréhensible à tous, sans toutefois départir du sens réel des mots dans leur langue d'origine qui détiennent une grande variété de nuances applicables dans différents contextes. Les nouvelles traductions furent discutées et analysées avec plusieurs afin d'assurer une transmission précise de leurs significations. Nous avons surtout cherché à maintenir l'uniformité de traduction envers certains mots qui n'avait jamais été traduit auparavant. La Bible est pour les simples, et les gens du peuple commun ont besoin de savoir ce qu'elle dit, et non ce que les experts et les savants disent qu'elle dit (1 Corinthiens 1:24-29).

Spécifions que cette nouvelle version de la Bible Vaudoise des Réformateurs reflète la position Calviniste dans sa traduction, tout comme firent la Bible d'Olivétan, la Bible de Calvin, et la Bible Martin. De ce fait elle souligne fortement la souveraineté absolue de Dieu, la divinité de Christ, et les doctrines de la grâce. Cela assure qu'elle demeure libre des influences et des inclinations des religions et dénominations modernes dites chrétiennes qui supportent tous la fausse doctrine du libre-choix ou «choix de la foi» (Arminianisme) dans le salut et la sanctification. De ce fait, sa rejection est assurée de la part du christianisme contrefait moderne qui a sombré dans l'hérésie et l'apostasie des derniers temps. Une traduction fidèle qui reflète la lumière de la vérité sera toujours rejetée des réprouvés, cela est le sceau de son authenticité, car les imposteurs préfèrent les ténèbres de leurs raisonnements au rayonnement de la grâce véritable. Elle se garde aussi des impressions et intimidations politiques et religieuses, choses qui peuvent ternir l'esprit des hommes les plus honnêtes.

Nous avons placé l'importance sur l'exactitude des termes originaux, et à plusieurs reprises, nous avons utilisé des synonymes et des termes modernes qui correspondent aux originaux, afin d'obtenir une clarté d'expression qui ne se trouve point dans les traductions stéréotypées ou traditionnelles de la Bible. Aussi la composition de certaines phrases fut restructurée, réajustée et retouchée, lorsque la nécessité s'imposait pour but de fidélité. Nous faisons remarquer aussi que l'expression «JÉSUS LE MESSIE» est la signature officielle de cette nouvelle version de la Bible, car aucune autre ne traduit le nom du Seigneur ainsi. En fait, il ne peut avoir de plus belle signature que le nom de Dieu même qui signifie «YHWH le Sauveur choisi», nous indiquant que le Père et le Fils sont identique. Nous avons fait ainsi à cause que plusieurs s'imaginent que «Christ» est le nom de famille du Seigneur Jésus. Vous trouverez cette nouvelle traduction principalement dans le premier chapitre de chaque livre du Nouveau Testament, car nous ne l'avons pas traduit uniformément à travers tout le texte puisque nous l'utilisons comme signature d'introduction seulement, quoiqu'elle peut se trouver dans différents passages qui demandent une telle précision.

Nous avisons le lecteur que les mots en italiques ne se trouvent point dans les Originaux, mais sont suggéré par le contexte grammatical, historique, et linguistique. Souvent il s'agit de règles de grammaire, ou encore ils furent ajoutés soit pour éclaircir le sens de la phrase où ils apparaissent, soit pour préciser l'enseignement donné. Avec les italiques nous suivons la pratique des anciennes versions qui ajoutent plusieurs mots en italique pour but de transparence afin de ne pas induire les lecteurs en erreur, contrairement à ce que font les versions modernes tendancieuses. Nous avons été soucieux d'être transparent et de maintenir la saveur de l'ancienne traduction, tout en rendant la beauté du texte intégral inspiré dans un style simple et moderne, comme une lumière qui brille dans les ténèbres.

Nous n'avons point honte d'affirmer que la Sainte-Écriture ou Parole de Dieu «respire de la Sainte-Présence de Christ», qu'elle exalte Dieu et glorifie son nom, c'est-à-dire qu'elle est inspirée perpétuellement dans les Originaux, leurs copies, traductions et versions fidèles, en proportion de leurs précisions; et qu'elle nous fut et nous sera continuellement préservée providentiellement de génération en génération par notre Dieu Souverain et Tout-Puissant, le Seigneur Jésus-Christ, pour la gloire de son Nom et de son Royaume.

 

À Christ seul soit la Gloire

 

Source: LeVigilant.com — Jean leDuc

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