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Remarques sur la version de la Bible de M. Louis Segond-03


décembre 8, 2010 par GoDieu


Remarques sur la version de la Bible de M. Louis Segond 1880

La Bible est le document divinement inspiré de l'histoire du salut, de sa préparation et de son accomplissement. Jésus-Christ en est le centre vers lequel tout converge, auquel tout aboutit et d'où tout émane. Ce n'est pas seulement le saint et infaillible Fils de l'homme dans son état d'abaissement, qui rend témoignage à ce caractère des Écritures, c'est encore le Seigneur de gloire, qui, apparaissant aux disciples après sa résurrection, leur dit: «Il fallait que fussent accompli toutes les choses qui sont écrites de Moi dans la loi de Moïse et dans les prophètes et dans les psaumes.» (Luc 24:44). Toute version de la Bible qui affaiblit dans une mesure quelconque les prophéties messianiques de l'Ancien Testament prononce son propre arrêt de condamnation. Elle n'interprète plus les oracles de Dieu, elle, les altère.

C'est donc à juste titre que nous commencerons nos remarques sur la version de M. Segond par les prophéties messianiques directes.




Chapitre 1


Prophéties messianiques



Première série

Prophéties résumant toute l'histoire du Messie.

Il y a des prophéties messianiques si claires, qu'à moins de se rendre coupable de falsification, il serait impossible de les altérer. On peut tenter d'en affaiblir la portée par des notes explicatives, comme le fait M. Reuss pour Ésaïe 9:5-6; mais on ne peut faire disparaître du texte de ce passage la qualification de Dieu donnée au Messie.

Quelques passages messianiques se reconnaissent comme tels dans la version de M. Segond; ainsi, par exemple, outre le passage cité, Michée 5:2; Zacharie 12:10, etc.

On ne peut en dire autant des prophéties messianiques directes suivantes:


1 — Le Messie, fils de la Vierge

Ésaïe 7:14. — «Voici, la VIERGE sera enceinte et elle enfantera un fils, et l'appellera du nom d'Emmanuel.» (Lausanne)

M. Segond traduit: «Voici, la JEUNE FEMME sera enceinte...» Le mot de l'original hébreu (Alemah) désigne une jeune fille nubile, jamais une femme mariée. Même un lecteur ne sachant pas l'hébreu peut s'en convaincre. Le mot alemah ne figure que sept fois dans l'Ancien Testament: dans notre passage et dans les six autres endroits suivants:

  1. Genèse 24:43;

  2. Exode 2:8;

  3. Psaumes 68:26 (25);

  4. Cantiques 1:3;

  5. Cantiques 6:8;

  6. Proverbes 30:19.

Dans tous ces passages il ne peut être question que de jeunes filles et non de femmes mariées (1). Cela est si vrai, que M. Segond lui-même se sert invariablement dans les cinq premiers passages du mot jeune fille. Ce n'est que dans le sixième qu'il traduit par jeune femme, rendant ainsi impossible toute saine interprétation de ce passage (2). Notons que même le Dr De Wette, qui n'appartenait cependant pas au parti évangélique, traduit, dans sa version allemande de la Bible, Ésaïe 7:14 par VIERGE.

D'ailleurs, le Nouveau Testament, montrant que ce passage d'Ésaïe s'est accompli par la naissance miraculeuse de Jésus-Christ, traduit: «Voici, la VIERGE sera enceinte.» (Matthieu 1:23)

Avec la traduction de M. Segond, non seulement la prophétie de la naissance miraculeuse du Messie est effacée, mais la concordance entre l'Ancien et le Nouveau Testament est détruite (voir: Note sur Ésaïe 7:14-16).

Ce passage, fût-il seul à être infidèlement traduit, serait la «mouche morte qui infecte l'huile du parfumeur» (Ecclésiaste 10:1), et contrebalancerait tous les autres mérites de style que la version de M. Segond peut avoir.

Si l'Église nationale de Genève adoptait officiellement, pour la faire lire dans ses chaires, la version de M. Segond, patronnée par la Compagnie de ses Pasteurs, elle aurait le triste privilège d'être la première Église de la chrétienté qui aurait solennellement accepté ce legs du rationalisme moderne: la négation de la prophétie de la naissance miraculeuse du Messie. Nos Églises protestantes de France, celles du moins qui veulent encore maintenir le dépôt sacré de la foi, la suivraient-elles dans cette voie funeste?

1 Comparez Bible annotée. Prophètes. P. 73, 2e col. au bas. — Drechsler, Jesaja I, p. 287; Delitzsch, Jesaj. p. 135; Hofmann, Weissagung n. Erf. I. 22 et suivantes; id. Schriftbeweis (1re édition) II, 1, p. 57.
2 V. Hofmann Weiss. U. Erf. I, 223. Deliztsch, Salom. Spruchb. p. 505.

es Annot. in Hagiog. p. 1410.


2 — La sainte et parfaite obéissance du Messie

  1. Psaumes 40:7-9 (6-8). — «Tu n'as point pris plaisir au sacrifice et à l'hommage: tu m'as CREUSÉ DES OREILLES» (Lausanne).

    Le psalmiste veut dire que Dieu, en le créant, l'a doué d'oreilles, c'est-à-dire de la faculté d'entendre sa voix, expression de sa volonté, qu'il est disposé à pratiquer. C'est plus que «tu m'as OUVERT les oreilles», comme dit M. Segond, en traduisant inexactement le mot carah de l'original. Si l'expression creuser des oreilles semble étrange en français, elle l'est tout autant en hébreu, qui a le mot patach pour dire ouvrir; comme, par exemple, Ésaïe 50:5, où le Messie dit que Dieu lui a ouvert (patach) l'oreille.

    Le traducteur scrupuleux d'un texte quelconque, et surtout d'un texte inspiré, ne doit pas, par des allures trop libres, effacer certaines nuances de l'original. — Et qu'on ne dise pas qu'il ne s'agit ici que d'une nuance sans importance:

    Avec la traduction de M. Segond, il n'est plus possible de découvrir le rapport qui existe entre le passage du psaume en question et sa reproduction modifiée dans Hébreux 10:5, où il est dit: «Tu n'as pas voulu de sacrifice ni d'offrande; mais tu m'as FORMÉ UN CORPS». Ce rapport se découvre assez aisément si nous maintenons la traduction littérale du passage du Psaume: «tu m'as CREUSÉ des oreilles». Comme il vient d'être dit, David, type du Messie veut dire par ces mots que Dieu, en lui donnant l'existence, lui a donné en même temps l'instrument nécessaire pour entendre sa voix, condition préalable pour qu'il puisse lui rendre ainsi une obéissance parfaite. Pour mieux faire ressortir l'obéissance du Messie qui devait aller jusqu'au sacrifice de son corps sur la croix (Philippes 2:8), l'auteur inspiré de l'épître aux Hébreux, au lieu de mentionner simplement une partie du corps, dont l'existence était pour David la condition préalable de son obéissance, parle du corps du Messie tout entier, qu'il devait offrir en sacrifice sanglant pour consommer son obéissance.

    L'épître aux Hébreux fait une citation explicative du texte de l'Ancien Testament. Nous ne pensons nullement qu'elle cite la version grecque des Septante. D'anciens copistes chrétiens, habitués au passage en question dans la forme que lui donne l'épître aux Hébreux, auront changé le mot otia (oreilles) du texte Septante en soma (corps). Quoique l'édition de la version des Septante de Tischendorf (1860); que nous avons sous les yeux, n'indique pas la variante en question, il est néanmoins certain qu'on lit otia dans un certain nombre de manuscrits (3), et Hupfeld (rationaliste) croit lui-même à une altération du texte des Septante dans ce passage.

    Des corrections de ce genre ont été faites en d'autres endroits; la comparaison entre les différents textes de la version grecque le prouve: ainsi, par exemple, le texte alexandrin se rapproche beaucoup plus des citations du Nouveau Testament que le texte du Vatican.

  2. Nous passons à la 2e partie de notre passage:

    «Tu ne demandes pas l'holocauste ni le sacrifice de péché. Alors j'ai dit: Voici, je viens, IL EST ÉCRIT DE MOI DANS LE ROULEAU DU LIVRE» (Lausanne), ou, pour suivre exactement l'ordre même des mots hébreux: «Voici, je viens, dans le rouleau du livre il est écrit de moi.»

    Le sens est clair: les sacrifices lévitiques étant insuffisants, le Messie se présente, lui dont l'avènement a été prédit par l'Écriture.

    Le mot dans, de la fin du verset, rend exactement le préfixe hébraïque be; c'est son premier sens, le sens habituel. Ce préfixe signifie aussi quelquefois avec. On pourrait donc, au point de vue purement lexicologique, à la rigueur, traduire: «Voici, je viens AVEC le rouleau du livre»; quoique le psalmiste, s'il avait voulu exprimer ce sens, se fût probablement servi de préférence de la préposition im. C'est ainsi que traduit M. Segond:

    «Voici, je viens, AVEC le rouleau du livre ÉCRIT POUR MOI»; les trois derniers mots signifient littéralement écrit à mon sujet.

    La traduction de M. Segond fait disparaître la prophétie messianique. Or, elle est affirmée par l'auteur inspiré de l'épître aux Hébreux; et on y arrive en traduisant littéralement le passage en question.

    Encore ici, donc, dans les deux parties du passage de notre psaume, comme auparavant dans Ésaïe 7:44, la version de M. Segond efface la messianicité directe de la prophétie et contredit en face la traduction de l'épître aux Hébreux.

3 Voir Hofmann. Br. an die Hebr. p. 385.


3 — Le Messie crucifié

Psaumes 22:17 (16). — Vu ce qui précède, il ne faut pas s'étonner de voir M. Segond suivre les traces des traducteurs de toute école qui effacent la prophétie au sujet de la crucifixion du Messie dans le 17e verset du Psaume 22, écrit comme au pied de la croix de Golgotha:

«Des chiens m'entourent, une assemblée de gens malfaisants m'enveloppe; ils PERCENT mes mains et mes pieds» (Lausanne).

M. Segond, avec beaucoup d'autres interprètes, au lieu de ils percent, dit: comme un lion, et pour rattacher ces mots aux suivants, il intercale les mots pour saisir, qui ne sont pas dans le texte:

«...Une bande scélérats rôdent autour de moi, comme UN LION POUR SAISIR mes mains et mes pieds.»

Observons en passant que, si cette traduction était exacte, l'image dont se sert le psalmiste pour dépeindre l'acharnement de ses ennemis paraîtrait bien étrange: un lion qui s'élance sur un homme ne cherche pas précisément à saisir ses mains et ses pieds; d'un bond il le terrasse et le déchire (4).

Le mot caari est, selon le savant et pieux orientaliste J.H. Michaëlis (5), le participe Kal de la racine cour avec l'aleph épenthétique et l'apocope du Mem du pluriel; dans cette forme, il signifie creusant ou perçant.

On pourrait prendre ce mot aussi pour un substantif; et alors il signifierait «comme un lion.» Dans ce cas, la traduction serait: «Une bande de gens malfaisants m'enveloppe, comme un lion, mes mains et mes pieds». Ce qui ne présente pas de sens. Aussi la plus ancienne version, la version grecque des Septante, dont il a été question déjà plus haut, terminée au IIIe siècle avant Jésus-Christ, traduit-elle: «Ils ONT PERCÉ mes mains et mes pieds»; et toutes les autres anciennes versions l'ont suivie.

Note 5 — L'existence d'une Septante au IIIe siècle avant Jésus-Christ est un mythe fondé sur le texte d'un livre apocryphe nommé le Syracide. Quoique certains livres de l'Ancien Testament ont été traduit en Grec durant cette période, jamais un texte complet de l'Ancien ni du Nouveau Testament dit de la Septante n'a existé avant Origène d'Alexandrie vers l'an 231 de notre ère. De savants chrétiens sérieux ce sont penchés sur cette question et il fut découvert que la Septante est un produit de la cinquième colonne de l'Hexaple d'Origène. Eusèbe de Césarée, surnommé Pamphile, produisit 50 copies de ce texte de la Septante d'Origène pour l'empereur Constantin. Deux d'elles, quoique défectueuses, survécurent jusqu'à ce jour et sont connues comme le Codex Vaticanus et le Codex Sinaïticus. Les partisans de la Critique Textuelle, comme Wescott et Hort, en accord avec tous les adeptes du culte de l'intelligence ou culte du soleil interne, produisirent une compilation de ces deux Codex défectueux et corrompus et la présentèrent à un monde spirituellement aveugle comme la Parole de Dieu restituée. Toutes les traductions modernes sont des versions de cette nouvelle Septante et sont en réalité que des rendements approximatifs de cet ancien texte corrompu par Origène et Pamphile.

Cette manière de traduire ne saurait donc être le résultat de l'influence d'idées chrétiennes. Il y a plus:

La petite Massore (6) dit au sujet du mot Caari qu'il se rencontre deux fois dans la Bible, mais dans deux sens différents. Or, en effet, ce mot se trouve encore Ésaïe 38:13, où évidemment, d'après le contexte, il doit être pris comme substantif et signifie comme un lion. Mais la petite Massore n'admet pas ce sens dans le passage qui nous occupe; nous revenons ainsi au sens: «perçant» mes mains et mes pieds. Ce sens a dû être tellement fixé par la tradition, qu'il a donné lieu à une ancienne variante attestée par les Massorètes juifs: Caarou...; dans ce cas, il n'y aurait plus aucun doute possible, il faudrait traduire: «ils ont percé mes mains et mes pieds» (7).

En présence du témoignage juif de la version des Septante et de la petite Massore, est-il permis à des pasteurs évangéliques de recommander une innovation qui détruit une prophétie messianique éclairant la nuit de l'ancienne alliance comme une étoile de première grandeur, innovation qui a contre elle le témoignage de l'antiquité juive et chrétienne?

4 Tholuck fait la même observation: Uebers. u. Ausl. der Psalmen. p. 11 note.
5 Uber. annot. in Hagiogr. I. p. 143.
6 On appelle Massore un immense recueil de notes grammaticales et lexico-graphiques de tout genre sur le texte de l'Ancien Testament, dont l'origine se perd dans la plus haute antiquité.
7 Delitzsch, Psalmen, p. 202. — Th. Stahl; Essai d'un Commentaire sur le 22e Psaume, p. 23.


4 — L'ensevelissement honorable du Messie

Ésaïe 53:9. — Au sujet de l'ensevelissement du Seigneur, Ésaïe a fait la remarquable prophétie suivante:

«Et on lui donne un sépulcre avec les méchants; mais il est avec le RICHE en sa mort, PARCE QU'IL n'a pas commis de violence.» (Lausanne).

On sait comment cette prophétie s'est accomplie: comme crucifié, réputé criminel, le Seigneur aurait dû être enseveli comme les autres malfaiteurs; mais Joseph, «homme riche d'Arimathée» (Matthieu 27:57), obtint de Pilate l'autorisation de descendre de la croix le corps sacré, et il le plaça dans son sépulcre neuf (Ibid. v. 59).

M. Segond efface complètement cette prophétie en traduisant: «On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau parmi les ORGUEILLEUX, QUOIQU'IL n'eût point commis de violence.»

Il n'y a pas moins de quatre inexactitudes dans ce verset ainsi traduit:

  1. Il y a en hébreu: on lui a donné, et non: on a mis; la première expression est plus vague; et ce caractère vague de l'expression a ici son importance, puisque les projets des ennemis du Messie ne se sont pas réalisés.

  2. Dans le 2e membre de phrase, et cela est plus grave, M. Segond traduit Bemothav par: son tombeau; or, ce mot signifie: dans sa mort, littéralement: dans ses morts. «Ce pluriel, dit la Bible annotée (I. p. 250), analogue au pluriel chajim, les vies, pour dire la vie, désigne l'état de mort dans lequel le Serviteur de l'Éternel est maintenant entré.»

  3. Aschir signifie riche et non pas orgueilleux.

  4. Al doit se traduire par parce que et non par quoique (8).

8 On est d'autant plus étonné de ces quatre erreurs dans ce verset, que, dans son ouvrage: Le Prophète Ésaïe (p. 219), M. Segond a parfaitement su les éviter; là, sauf les mots après sa mort au lieu de dans sa mort, sa traduction est exacte: «On lui avait ASSIGNÉ un sépulcre avec les criminels; mais il a été avec le RICHE après sa MORT, CAR il n'avait point commis de violence.»


5 — Le Messie ressuscitant.

Psaumes 16:10. — «Car tu N'ABANDONNERAS pas mon âme au séjour des morts; tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie LA CORRUPTION» (Lausanne).

M. Segond traduit: «tu ne LIVRERAS pas mon âme au séjour des morts». Le mot de l'original asab signifie abandonner. Sans doute le mot français, comme le mot hébreu, devient, dans certains cas, synonyme de livrer. Mais, dans notre verset, il est facile de voir la nuance qui distingue les deux expressions: «Tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts» signifie: «tu ne permettras pas que je meure; je ne verrai pas la mort».

Au contraire, «tu n'abandonneras pas mon âme au séjour des morts» veut dire que l'âme descendra bien au séjour des morts, qu'elle lui sera livrée; mais qu'elle n'y restera pas, qu'elle ne lui sera pas abandonnée; c'est-à-dire que Dieu l'en délivrera.

La nuance est importante.

Quel sera ici l'arbitre qui décidera de la cause?

Ce sera encore le Nouveau Testament. L'apôtre Pierre (Actes 2:31) donne gain de cause à la traduction littérale contre celle de M. Segond. Pierre, précisément pour prouver la résurrection du Seigneur, s'appuie sur notre verset et traduit l'hébreu Asab par le mot grec enkataleipein, qui signifie laisser ou abandonner: «C'est pourquoi (David) étant prophète, et sachant que Dieu lui avait promis avec serment que, du fruit de ses reins, il susciterait, selon la chair, le Christ, pour le faire asseoir sur son trône; voyant [cela] d'avance, il a dit touchant le relèvement du Christ, que son âme n'a pas été LAISSÉE DANS LE SÉJOUR DES MORTS et que sa chair n'a pas vu la corruption» (Actes 2:30-31).

Dans la 2e partie du 10e verset du Psaume 16, M. Segond traduit: «tu ne permettras pas que celui qui t'aime voie la fosse», ce qui signifie qu'il ne mourra pas; tandis que si nous traduisons voie la CORRUPTION, cela veut dire qu'il pourra bien mourir, mais qu'il ressuscitera bientôt après. Le mot de l'original Schachat a, d'après les dictionnaires, une double racine:

  1. II dérive au verbe Schachat qui signifie corrompre; dans ce cas, le substantif signifie corruption.

  2. Il peut dérivé du verbe Schouach, aller au fond, s'affaisser, s'enfoncer; dans ce cas, le substantif pourrait signifier fosse.

Mais remarquons que du verbe Schouach dérive déjà le substantif Schouchah qui signifie fosse. Est-il dès lors vraisemblable qu'on ait formé de ce verbe un autre substantif ayant exactement le même sens?

Nous ne le pensons pas. Le substantif Schachat vient du verbe Schachat, corrompre, et signifie en premier lieu corruption. Le sens de fosse, qu'il a certainement dans plusieurs passages, n'est qu'un sens dérivé; c'est le lieu où le corps se corrompt, se décompose. Le sens de corruption parait tellement être celui du mot Schachat que la version des Septante traduit habituellement ce mot par corruption, même là où le mot fosse semble mieux convenir.

Note 6 — Évidemment que la Septante porte parfois de bonnes traductions, puisqu'elle provient longtemps après l'achèvement des textes du Nouveau Testament gardés à l'Église d'Antioche, desquels elle emprunte des lectures.

Cette fois-ci nous avons deux témoins inspirés, qui se prononcent en notre faveur contre M. Segond. C'est d'abord l'apôtre Pierre dans Actes 2:31, comme le voit par le passage cité ci-dessus; c'est ensuite l'apôtre Paul dans Actes 13:35: «C'est pourquoi aussi, dans un autre endroit, il dit: Tu ne permettras pas que ton Saint voie LA CORRUPTION.»

Les apôtres voient donc dans notre passage une prophétie touchant la résurrection de Jésus-Christ. La version de M. Segond efface l'idée même d'une résurrection et, par conséquent, d'une prophétie messianique, et détruit ainsi une fois de plus l'harmonie qui existe entre l'Ancien et le Nouveau Testament.


6 — Le Messie est Dieu.

Dans le psaume 45:7 (6) le psalmiste s'adressant au Messie dit: «Ton trône, Ô DIEU, subsiste éternellement; c'est un sceptre de droiture que le sceptre de ton règne; tu aimes la justice, et tu hais la méchanceté; c'est pourquoi Ô DIEU, ton Dieu t'a oint d'une huile d'allégresse au-dessus de tes compagnons.» (Lausanne)

M. Segond suit les traces d'anciens rabbins juifs auxquels il répugnait naturellement de donner la qualification de Dieu au héros du psaume, qui, dans ce cas, ne pourrait être que le Messie, et traduit:

«Dieu a établi ton trône pour toujours», en introduisant dans le texte les mots a établi, qui ne s'y trouvent point. L'omission de ces mots serait choquante, dit à ce sujet J.H. Michaëlis (dura ellipsis: ouvrage cité I. p. 292).

Écartant la prophétie messianique au 7e verset, M. Segond ne pouvait pas autrement que d'en faire de même au verset 8e où cela est du reste plus facile, et il traduit: «C'est pourquoi Dieu, ton Dieu, t'a oint...»

Déjà l'antique version des Septante, qui n'avait pas encore les répugnances de la Synagogue postérieure à l'établissement de l'Église chrétienne, traduit: «Ton trône, ô Dieu! Est au siècle des siècles...»

L'auteur inspiré de l'épître aux Hébreux en fait de même. Il cite ce passage précisément pour prouver la supériorité du Fils sur les anges, par la qualification de Dieu qui lui est donnée. «Quant aux anges, sans doute, il dit: Faisant de ses anges des vents, et de ses ministres une flamme de feu. Mais quant au Fils: Ton trône, Ô DIEU! Est au siècle des siècles... C'est pourquoi, ô Dieu! Ton Dieu, t'a oint...»

La version de M. Segond écarte encore ici une prophétie messianique et détruit l'accord entre les deux Testaments.


7 — Le règne du Messie

Terminons cette série de passages par la belle prophétie messianique renfermée dans 2 Samuel 23:3b-4.

«UN JUSTE [sera] DOMINATEUR parmi les hommes, un dominateur ayant la crainte de Dieu, et pareil à la lumière du matin, quand le soleil se lève, à un matin sans nuage...» (Lausanne)

«UN DOMINATEUR SUR LES HOMMES [s'élèvera], UN JUSTE, un dominateur ayant la crainte de Dieu...»

En tout cas, il s'agit ici du Messie, ce qu'indique déjà le majestueux prologue qui ouvre cette prophétie (2 Samuel 23:1-3a).

M. Segond affaiblit ce verset de la façon suivante:

«Celui qui règne parmi les hommes avec justice, celui qui règne dans la crainte de Dieu, est pareil à la lumière du matin...»

Traduit ainsi, ce passage ne s'applique qu'à un roi ordinaire.

L'image du Messie, vrai homme et vrai Dieu, qui resplendit dans ces sept passages reproduisant les principaux traits de son histoire, depuis sa naissance de la Vierge jusque sur le trône de sa gloire, à travers l'ignominie de la croix, est effacée dans la version de M. Segond, qui, comme nous l'avons dit et répété, détruit du même coup l'accord entre les différentes parties des oracles de Dieu.

Relevons encore d'autres inexactitudes de traduction dans les prophéties messianiques suivantes:


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