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Remarques sur la version de la Bible de M. Louis Segond-06


décembre 8, 2010 par GoDieu



Chapitre 3


Erreurs et inexactitudes diverses


1 — Le nom de Dieu

Dans une révélation aussi majestueuse que celle du Nom Dieu faite par le Dieu souverain à un homme, il semble que la traduction la plus exacte est de rigueur.

Nous lisons Exode 3:14: «Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui SUIS» (Lausanne) Il serait peut-être plus correct, en français, de dire avec M.E. Schulz (Encyclopédie des sciences rel. VII, 234): «Je suis qui je suis.» L'une et l'autre de ces traductions respecte scrupuleusement la forme du 2e verbe, qui en hébreu est à la 1re personne, comme en français. M. Segond met le verbe du 2e membre de phrase à la 3e personne: Je suis celui qui est.

De même dans la suite du verset, au lieu de traduire selon le texte hébreu: «Tu diras aux fils d'Israël: JE SUIS m'envoie vers vous», M. Segond dit... «CELUI QUI EST m'envoie vers vous».

Est-ce là traduire fidèlement? M. Segond en altérant ainsi la forme du verbe rend impossible au lecteur de sa version la découverte du vrai sens du Nom ineffable; car «je suis celui qui est» semble signifier tout simplement que l'idée d'être, d'existence en soi, forme l'attribut essentiel de Dieu. Tandis que «Je suis qui je suis» a un sens beaucoup plus en rapport avec les circonstances dans lesquelles se trouvait le peuple de Dieu à l'époque de cette révélation.

En disant «Je suis qui je suis», Dieu révèle non seulement son absolue liberté, c'est-à-dire qu'il est lui-même la cause de son être, et que c'est lui aussi qui en détermine la modalité à chaque moment, idée qui se retrouve Ésaïe 44:6; mais Dieu révèle surtout, par la définition de son nom, qu'il est le Dieu de l'alliance, comme s'il disait: «Je suis à chaque moment, Celui comme qui je me révèle maintenant»; il se révèle comme le Dieu fidèle, qui a choisi son peuple, qui se souvient de lui, et qui le conduit au but en vue duquel il l'a élu. Les passages parallèles prouvent que c'est bien là le sens du nom de Dieu. Exode 33:19, Dieu dit: «Je fais grâce à qui je fais grâce». Comme le dit très-bien M.E. Schulz, ces paroles doivent se comprendre ainsi: «Je fais grâce en tel cas particulier à qui j'ai fait grâce d'une manière générale et éternelle.» De là les nombreuses exhortations à la confiance dans le nom de Jéhovah. Que le lecteur veuille bien comparer les passages suivants cités par M. Schulz Psaumes 9:11 (10); 20:8 (7); Ésaïe 26:4; Osée 12:6,7, et surtout Malachie 3:6: «Car je suis Jéhovah, JE NE CHANGE PAS».

Ce que nous venons de dire prouve que la traduction du nom Jéhovah par le mot Éternel, qui se retrouve dans toutes nos versions françaises, est inexacte, et qu'il vaudrait mieux reproduire ce nom sacré, soit dans sa forme adoptée par l'usage Jéhovah, soit dans celle probablement plus exacte Jahevèh. La version de Lausanne dans quelques passages dit Jéhovah; elle aurait dû le faire partout; seulement, dans ce cas, il ne faut pas négliger d'ajouter l'h finale, car le saint tétragramme (mot à quatre lettres) ne doit pas être mutilé.


2 — Différentes manifestations de Jéhovah:
L'ange de Jéhovah, l'ange de la Face,
la Face de Jéhovah, la Voix de Jéhovah


On connaît l'importance, surtout au point de vue christologique, de la doctrine des diverses manifestations de Dieu dans l'Ancien Testament. Quelle que soit la solution qu'on donne à la question de l'Ange de l'Éternel, ou Ange de la Face, toujours est-il qu'une version fidèle doit, dans une aussi délicate question, indiquer toutes les nuances du texte hébreu, qu'il s'agisse de l'Ange de Jéhovah, de la Face de Jéhovah ou de la Voix de Jéhovah.

M. Segond, qui traduit très exactement certains passages où il est question de ces diverses révélations, s'est départi de cette exactitude dans les passages suivants:

Genèse 22:11. — «Et l'ange de l'Éternel» (Lausanne); M. Segond dit: «Or un ange de l'Éternel».

Exode 33:14. — «MA FACE IRA, et je te donnerai du repos» (Lausanne) M. Segond dit: «JE MARCHERAI MOI-MÊME avec toi, et je te...» Là M. Segond fait dire au texte ce qu'il ne dit pas. Car d'après l'Ancien Testament la face de Dieu est distincte de Dieu tout en étant Dieu: Même le traducteur qui personnellement n'admettrait pas cette doctrine est obligé de traduire le mot Panaï par face et non par je.

La même grave inexactitude se retrouve dans les passages suivants:

Exode 33:15. — «Si TA FACE ne vient pas (avec nous), ne nous fais pas monter d'ici» (Lausanne). M. Segond dit: «Si tu ne marches pas TOI-MÊME avec nous...» Deutéronome 4:37: «Il t'a fait sortir de l'Égypte par sa FACE» (Lausanne). M. Segond: «Il t'a fait LUI-MÊME sortir d'Égypte...» Psaumes 21:10 (9): «Le jour où tu montreras TA FACE...» (Lausanne) M. Segond: «Le jour où TU TE montreras».

Une erreur semblable se trouve dans le passage Ésaïe 63:9. «L'ANGE DE SA FACE les a sauvés» (Lausanne). M. Segond: «L'ange qui est devant sa face...» Les anges en général se tiennent devant la face de Dieu, mais l'Ange de sa face est autre chose dans l'Ancien Testament qu'un ange qui se tient devant la face de Dieu.

De même pour la révélation de Dieu par sa Voix, M. Segond traduit inexactement en disant, Deutéronome 4:12: «vous entendîtes le SON DES paroles»; tandis qu'il y a dans le texte hébreu: «Vous entendîtes la voix des paroles» (Lausanne). Le son des paroles serait l'impression produite sur l'oreille par les paroles prononcées par Dieu; il ne s'agit nullement de ce fait physique, mais bien de la voix qui prononçait des paroles.


3 — Diverses erreurs dogmatiques: Résurrection et Rédemption

M. Segond traduit Psaumes 49:16: «Dieu SAUVERA mon âme du séjour des morts, car il me RENDRA SOUS SA PROTECTION.» S'agit-il ici de la résurrection, ou simplement de la préservation de la mort dans un danger menaçant la vie du psalmiste? La fin du verset, selon la traduction de M. Segond, semble indiquer qu'il s'agit d'une simple préservation. Le texte hébreu indique cependant bien clairement qu'il est question de résurrection: «Dieu RACHÈTERA mon âme de LA PUISSANCE (littéralement: de la MAIN) du séjour des morts; car il me PRENDRA» (Lausanne). Les derniers mots ne signifient pas que Dieu prendra le psalmiste sous sa protection, mais qu'il le prendra à lui après l'avoir racheté de la main du séjour des morts.

De même au verset 15 (14) du même psaume, il y a: «au MATIN les hommes droits marchent sur eux.» C'est au matin de la résurrection que le psalmiste fait allusion. M. Segond affaiblit cette belle expression en la traduisant par bientôt, ce que le mot hébreu ne signifie pas.

Au Psaumes 68:21, M. Segond dit: «L'Éternel, le Seigneur, peut nous GARANTIR de la mort»; tandis qu'il y a en hébreu: «C'est à l'Éternel, le Seigneur, de FAIRE SORTIR de la mort» (Lausanne) C'est toujours la doctrine de la résurrection qui est éliminée par ces traductions inexactes.

La notion de la rédemption, du rachat, est affaiblie dans le Psaumes 130:7 où M. Segond dit: «il multiplie les DÉLIVRANCES»; tandis qu'il y a littéralement: «auprès de lui est une ABONDANTE RÉDEMPTION» (Lausanne).

De même Psaumes 31:6 (5), il y a: «tu me rachètes»; M. Segond dit: «tu me délivreras» Psaumes 103:3: «qui RACHÈTE ta vie de la fosse»; M. Segond: «qui DÉLIVRE...»

Au Psaumes 79:9, M. Segond fait dire au psalmiste simplement: «PARDONNE nos pêchés.» Le texte hébreu dit: «FAIS PROPITIATION pour nos péchés.» Le verbe de L'original rappelle le propitiatoire de l'arche de l'alliance. De même, Psaumes 65:4 (3), les mots: «c'est toi qui FAIS PROPITIATION pour nos transgressions» (Lausanne), sont rendus par M. Segond par: «tu PARDONNERAS nos transgressions.»


4 — Erreurs touchant les choses finales.

Amos 9:11. — «En ce jour-là, je relèverai LA CABANE de David qui est tombée» (Lausanne). M. Segond traduit trop librement et inexactement: «je relèverai de sa chute LA MAISON de David.» Cette traduction inexacte nuit à l'harmonie entre les deux Testaments; car, Actes 15:16, Jacques citant ce passage dit: «je réédifierai la TENTE de David qui est tombée.»

Psaumes 110:6. — «Il écrase la TÊTE: (le chef) d'une vaste terre» (Lausanne) M. Segond dit inexactement: «il brise DES TÊTES sur toute l'étendue du pays.» Cette traduction inexacte efface le parallélisme entre ce passage et Habacuc 3:13, où il s'agit de la lutte du Christ contre l'Anti-Christ. M. Segond, à la vérité, peut ne pas admettre cette explication, mais il n'a pas le droit de transformer le singulier en pluriel.

Zacharie 5:6. — «C'est L'ASPECT qu'ils [présentent] dans toute la terre» (Lausanne) M. Segond, dans ce passage, modifie les consonnes du texte, comme s'il y avait iniquité, et traduit: «c'est leur INIQUITÉ dans tout le pays.»

La traduction que donne M. Segond de Zacharie 2:8: «après cela viendra la gloire», est en tout cas contestable. Celle de la version de Lausanne nous semble préférable: «c'est après la gloire qu'il m'a envoyé»; c'est ainsi que traduit M. Reuss en paraphrasant un peu trop: «c'est pour revendiquer sa gloire qu'il m'envoie

Zacharie 14:6b. — M. Segond suit une ancienne variante et traduit: «il y aura du froid et de la glace», au lieu de s'attacher au texte qui dit: «Les [astres] brillants se figeront (ou se cailleront)»; ce qui est d'accord avec l'ensemble des indications eschatologiques sur l'immense révolution cosmique qui précède le jour du Seigneur (Joël 2:31; Matthieu 24:29; Apocalypse 6:12-13). Au point de vue de la théopneustie, cet accord est important.


5 — Le dépôt de l'Éternel

Il est question dans le Nouveau Testament d'un dépôt que l'Église de Dieu doit garder: 1 Timothée 6:20; 2 Timothée 1:14.

L'Ancien Testament renferme la même idée, bien que le mot hébreu mischmèreth vienne d'une autre racine que le mot grec paracatathèkè (dépôt). Cependant le mot hébreu peut à juste titre être traduit par dépôt, comme le fait la version de Lausanne, car il désigne une chose qu'on doit garder, conserver, sur laquelle on doit veiller. Mais, quel que soit le mot correspondant français que l'on adopte, l'essentiel c'est qu'on le maintienne dans tous les cas où cela est possible. C'est ainsi que la version de Lausanne traduit rnischmèreth par dépôt, qu'il s'agisse de l'agneau pascal (Exode 12:6), ou de la manne dans l'urne d'or (Exode 16:32), ou du sanctuaire et de ses meubles sacrés (Nombres 1:53; 3:28; 3:31; 4:27; 4:31), ou d'une personne qui est confiée à votre garde (1 Samuel 22:23), ou enfin des oracles de Dieu (Genèse 26:5; Lévitique 8:35; 22:9; Deutéronome 11:1; 1 Rois 2:3). Dans tous ces cas, M. Segond traduit tantôt par garder, tantôt par conserver, puis par être chargé de, remettre aux soins de, observer, pratiquer les commandements, les ordres, les préceptes.

Voici un exemple de l'inconvénient qu'il y a à ne pas traduire le même mot hébreu par le même mot français: 1 Rois 2:3, David dit à Salomon: «GARDE LE DÉPÔT (MISCHMÈRETH) DE L'ÉTERNEL, ton Dieu en marchant dans ses voies, et en gardant ses statuts, ses commandements, ses ordonnances et ses témoignages, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse...» (Lausanne). M. Segond dit: «Observe les commandements (au lieu de: garde le dépôt) de l'Éternel ton Dieu, en marchant, dans ses voies, et en gardant ses lois, ses ordonnances, ses jugements et ses préceptes, selon ce qui est écrit...» C'est un pléonasme que de dire: «Observe les commandements en marchant dans les lois...» La traduction littérale n'est pas seulement plus exacte; elle est plus riche quant au sens, et plus belle quant à l'expression.


6 — Inexactitudes diverses choisies au hasard.

  1. Psaumes 68:12 (11). — «Les MESSAGÈRES DE BONNES NOUVELLES sont une grande armée» (Lausanne) M. Segond: «des FEMMES proclament en foule la victoire»; ce qui n'est ni exact, ni poétique.

  2. Ésaïe 63:1. — «Quel est CELUI-CI, qui arrive d'Édom?» (Lausanne) M. Segond: «Quel est ce GUERRIER?» mot, qui n'est pas dans le texte. À la fin du verset: «c'est moi qui parle EN JUSTICE, [qui] suit grand pour sauver!» (Lausanne) M. Segond: «c'est moi qui ai PROMIS LE SALUT, qui ai le pouvoir de délivrer.» On dirait que M. Segond avait un autre texte sous les yeux.

  3. Ésaïe 33:24. — «Le peuple qui l'habite a reçu le pardon de SON PÉCHÉ.» M. Segond met le pluriel de «ses iniquités».

  4. Ésaïe 34:4. — «Toute leur armée se FLÉTRIT, comme se FLÉTRIT la feuille de la vigne...» (Lausanne) M. Segond, au lieu de dire FLÉTRIT (Nabel), dit tomber, comme s'il y avait naphal: «toute leur armée tombe...»

  5. Sophonie 1:4. — «Je retrancherai de ce lieu le RESTE de Baal, le nom des prêtres d'idoles avec les sacrificateurs» (Lausanne). M. Segond met le pluriel dans la 1re partie de ce passage: «RESTES», puis il continue: «le nom de ses ministres et les prêtres AVEC». Cet avec sans complément n'est pas élégant. Au verset 3 déjà M. Segond se sert de cette tournure trop familière: «les objets de scandale et les méchants avec»; il y a littéralement: «les causes de chute, [savoir] les méchants», comme traduit la version de Lausanne.

  6. Deutéronome 8:3. — «...Afin de te faire connaître que L'HOMME ne vit pas de pain seulement, mais que L'HOMME vit de tout ce qui sort de la bouche de L'ÉTERNEL» (Lausanne). M. Segond efface la répétition du mot homme dans les deux membres de phrase, il se trouve cependant dans l'hébreu; et résume les deux phrases en une seule: «afin de t'apprendre que l'homme PEUT vivre non seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de l'Éternel»; résumer n'est pas traduire. En 2e lieu, dans l'original, il y a vit et non pas peut vivre.

  7. Quant aux couleurs du sanctuaire Exode 25:4-5, etc.; elles sont mieux rendues par M. Segond que par la version de Lausanne dans deux cas: Thékéleth, que Lausanne traduit par pourpre, est la pourpre bleue, le bleu foncé; M. Segond bleu. Argaman, que Lausanne traduit par écarlate, est la pourpre rouge; M. Segond: pourpre. Les autres couleurs sont bien rendues dans les deux versions: cramoisi et fin lin; ce dernier était naturellement de couleur blanche. La détermination des couleurs véritables est importante à cause de l'idée symbolique qu'elles représentent:

    Le bleu foncé, couleur du ciel, est le type de la fidélité immuable de Dieu, il répond au nom de Jéhovah.

    Le pourpre rouge, c'est la couleur royale; celui qui habite ce sanctuaire est le Roi par excellence.

    Le cramoisi, la couleur de sang, représente la vie; Dieu est le vivant.

    Le fin lin blanc l'appelle sainteté; Dieu est le saint.

    Mais M. Segond a-t-il raison de traduire les peaux de Tachasch par peaux teintes en bleu? Il a pour lui l'autorité de la version des Septante, et d'autres versions grecques, ainsi que de la vulgate; mais le passage Ézéchiel 16:10 semblerait plutôt donner raison à ceux qui croient que Tachasch est le nom, non d'une couleur, mais d'une bête; non pas sans doute du taisson, comme le pense la version de Lausanne, mais plutôt, selon MM. Keil et Reuss, du manati, «cétacé de la famille des dauphins, fréquent dans la mer rouge» (Reuss, Hist. sainte et Loi II p. 69). Outre le passage d'Ézéchiel, la circonstance que les peaux des Tachasch devaient servir de couverture extérieure enveloppant toutes les autres, pour garantir celles-ci des intempéries atmosphériques, semble militer en faveur de cette dernière interprétation.

  8. Au Psaumes 23:1, le mot Mismor, qui est toujours traduit par Psaume, est rendu par Cantique.

  9. Psaumes 1:6. — «La voie des méchants périra» (Lausanne). M. Segond affaiblit cette expression énergique; il explique, au lieu de traduire, et dit: «la voie des pécheurs mène à la ruine.» Nous ferons observer en passant que M. Segond confond fréquemment les mots Raschah (méchant) et Chattah (pécheur), ainsi que d'autres termes qui rentrent dans le même ordre d'idées; dans notre verset, par exemple, le texte hébreu parle du Raschah (méchant); M. Segond traduit ainsi au 1er verset; mais ici il dit pécheur, comme s'il y avait Chattah.

  10. Psaumes 10:2. — «Par l'orgueil du méchant, l'affligé est consumé» (Lausanne). M. Segond change la construction de la phrase hébraïque et dit: «Le méchant dans son orgueil poursuit les malheureux.»

  11. Proverbes 1:2,3,7. — Dans ces trois versets et dans d'autres encore, il est question de discipline (Mousar); M. Segond dit instruction, bien que, Proverbes 3:11, il soit bien obligé de traduire ce mot par correction.

  12. Lamentations 3:22. — «Ce sont les grâces de l'Éternel, que NOUS N'AYONS pas entièrement péri» (Lausanne). M. Segond traduit comme si, au lieu de la 1re personne du pluriel (tamenou), il y avait la 3e personne (tamou): «Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées.»

  13. Lamentations 4:22. — «Elle est finie [la peine de] ton iniquité, fille de Sion» (Lausanne). M. Segond dit: «Ton iniquité est expiée.» L'idée d'expiation est, ici, complètement étrangère au texte; il s'agit de la fin du châtiment; cela ressort d'une façon évidente de la suite du verset; or souvent les mots péché, iniquité sont pris pour peine du péché, de l'iniquité, par exemple, Genèse 4:13.

  14. Ézéchiel 1:22. — Il est question dans ce passage «d'une étendue de cristal redoutable» (Lausanne), qui se trouve au-dessus des chérubins. M. Segond dit, «cristal resplendissant.» Cependant le mot norah signifie redoutable, ce qui inspire la crainte, la terreur; ce mot est employé dans Juges 13:6, où il est question de l'Ange de l'Éternel dont l'aspect est redoutable, et Job 37:21, où Élihou parle de la majesté redoutable de Dieu.


7 — Inexactitudes dans les quatre premiers chapitres de la Genèse

Dans le titre précédent nous avons choisi les passages au hasard. Voici à quel résultat on pourrait arriver si l'on voulait prendre chapitre par chapitre. Nous choisissons comme exemple les quatre premiers chapitres de la Bible, et encore négligerons nous bien des détails.

Genèse 1

Nous ne parlerons pas du 2e verset; il faudrait une longue dissertation.

  1. Quoiqu'on soit accoutumé aux mots: «que la lumière soit», par lesquels M. Segond rend l'original, «qu'il y ait de la lumière» comme dit Lausanne serait plus exact. Or, dans l'histoire mystérieuse de la création racontée d'une façon si concise, chaque nuance du texte doit être observée.

  2. De même au 4e verset M. Segond dit: «Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres.» La version de Lausanne serre le texte de plus près en disant: «Dieu fit séparation ENTRE la lumière et les ténèbres.» Il y a là une nuance qui sous le rapport cosmogonique peut avoir son importance.

  1. La 2e partie de ce verset est inexactement traduite dans la version de M. Segond ainsi que dans celle de Lausanne. Il y a littéralement: «Et qu'ils soient pour SIGNES, et pour SAISONS (ou époques) et pour JOURS et ANNÉES»; c'est-à-dire qu'ils doivent servir 1° de signes, qu'ils doivent fixer en 2e lieu les époques ou saisons, 3° les jours et 4° les années; c'est ce que dit le texte; c'est à l'exégèse de rechercher comment les astres sont des signes indépendamment de leur but de fixer les saisons, les jours et les années.

Genèse 2

  1. «Voici les GÉNÉRATIONS des cieux et de la terre» (traduction littérale). Au lieu de générations M. Segond dit «origines». Le mot Toledoth signifie générations. Ce mot figure en tête des 10 divisions de la Genèse (abstraction faite de Genèse 1:1-2:3), qui la coupent en dix livres d'inégale étendue: Genèse 2:4; 5:1; 6:9; 10:1; 10:10; 11:27; 25:12; 25:19; 36:1; 37:2. La comparaison de ces dix titres fait voir qu'il s'agit de générations dans le sens étymologique du mot: les événements qui se déroulent d'un premier fait, comme l'effet de la cause. Dans une traduction libre le mot histoire rendrait assez exactement le sens que possède ici le mot Toledoth. De Wette et Perret-Gentil traduisent ainsi. M. Segond, toujours en violant la règle de l'uniformité de traduction, traduit 2:4 par origine, ce qui est inexact, car il ne s'agit pas à partir de Genèse 2:4 de l'origine des cieux et de la terre, mais bien de ce que les cieux et la terre, une fois créés, sont devenus. À partir de Genèse 5:1, M. Segond traduit Toledoth par postérité, ce qui n'est pas exact non plus; cela ressort de Genèse 37:2.

  1. «L'homme, devient une ÂME VIVANTE» (Lausanne). M. Segond dit: «un ÊTRE VIVANT», quoique dans l'original il y ait Nephesch, qui signifie âme. Ce passage est cité 1 Corinthiens 15:45, passage que M. Segond traduit bien: «C'est pourquoi il est écrit: Le premier homme, Adam, devint une ÂME VIVANTE.» Pourquoi dès lors mettre être vivant dans Genèse 27, malgré le texte de l'Ancien et celui du Nouveau Testament?

  2. «ET l'Éternel, planta» (Lausanne). M. Segond dit: «PUIS l'Éternel planta», ce qui n'est pas seulement inexact, mais donne lieu à une fausse interprétation de tout ce chapitre. La théorie rationaliste d'un double récit contradictoire de la création est contenue dans ce mot: PUIS; tandis que la traduction littérale: et, permet une tout autre interprétation.

  1. M. Segond traduit: «Il ne trouva pas D'ÊTRE semblable à lui»; le texte à la place d'un être parle d'une «AIDE», ce qui est différent.

Genèse 3

  1. Avec Martin et Ostervald M. Segond traduit «comme DES DIEUX»; le mot du texte hébreu permet parfaitement de dire «comme DIEU». Adam, et Ève ne connaissaient qu'un seul Dieu; à moins qu'on n'admette qu'il est question ici de Dieu et des anges, ce qui, à la rigueur, pourrait être le cas.

  1. «Au vent du jour» (Lausanne) M. Segond, au lieu de traduire, explique et dit: «vers le soir». Indépendamment de la question d'exactitude, ce détail peut avoir son importance dans la question des conditions atmosphériques de la terre avant la chute.

  1. «J'augmenterai beaucoup ton travail ET ta grossesse» (Lausanne). M. Segond traduit trop librement et inexactement: «j'augmenterai la souffrance DE TES grossesses.» Le second membre de phrase peut n'être, à la vérité, vis-à-vis du premier, que dans un simple rapport d'apposition, et, dans ce cas, M. Segond donne le vrai sens du texte. Toutefois, il y a des théologiens qui ont basé sur ce mot ET la théorie de la présence au milieu de l'humanité élue d'une postérité de non-élus. C'est une question d'exégèse que le traducteur n'a pas le droit de trancher à priori.

  1. «Et maintenant il ne faut pas qu'il étende la main et prenne aussi» (Lausanne). M. Segond traduit trop librement: «EMPÊCHONS-LE maintenant d'avancer sa main...»

  1. «Les chérubins ET l'épée flamboyante qui se tournait ça et là» (Lausanne). M. Segond dit inexactement: «les chérubins QUI AGITENT UNE épée flamboyante.» Le texte ne dit nullement que les chérubins tenaient une épée; il parle d'un côté des chérubins, et de l'autre, de l'épée flamboyante qui se tournait ça et là.

Genèse 4

  1. «J'ai ACQUIS un homme» (Lausanne). M. Segond: «j'ai FORMÉ un homme.» Le verbe Kanah signifie former; mais son premier sens est acquérir. M. Segond lui-même traduit ce verbe par acquérir dans plusieurs passages: Exode 15:16; Psaumes 74:2; 78:54; Proverbes 4:7; 15:32, etc., etc. Pourquoi pas dans notre verset? Le choix du verbe acquérir est plus en rapport avec les sentiments qui animaient Ève lors de la venue au monde de son premier-né. Les derniers mots de son exclamation font voir que le principal sujet de sa joie n'est pas la simple formation de cet enfant, mais l'acquisition qu'elle fait en lui de l'homme POUR Jéhovah ou de l'homme EN VUE de Jéhovah. C'est là, selon nous, le sens du mot eth (15), dans notre passage, et non avec l'aide de, comme traduisent les versets de Lausanne et M. Segond, ni par, comme dit Ostervald. C'est le sens de cette même particule dans les passages Genèse 5:24; 6:9; Juges 17:11; Psaumes 67:2 (1); Ézéchiel 47:22, etc. Ève voit en Caïn la postérité promise par Dieu, qui entreprendra la lutte contre le serpent. Au point de vue purement grammatical, on pourrait aussi traduire: «J'ai acquis l'homme, Jéhovah», en prenant eth comme signe de l'accusatif. On pourrait sans doute se demander, alors, si Ève a déjà connu le mystère de la future incarnation de Jéhovah, du Fils de Dieu; mais c'est là encore une question qui rentre dans le domaine de l'exégèse, que le traducteur n'a pas à trancher; il convient donc de mettre, en tout cas, cette seconde manière de traduire en note, comme le fait la version de Lausanne.

  1. «Caïn S'ÉLEVA contre Abel, son frère» (Lausanne). M. Segond: «se JETA sur son frère Abel.» Avant de se jeter sur Abel, Caïn s'était élevé contre lui; l'expression se jeter sur quelqu'un se trouve dans Juges 8:21; mais là, il y a un verbe hébreu tout différent.

  1. «Et l'Éternel MIT UN SIGNE à Caïn» (Lausanne). M. Segond traduit inexactement: «et l'Éternel FIT CONNAÎTRE à Caïn...»

  1. «Oui, JE TUE un homme» (Lausanne). M. Segond, au lieu de faire prononcer à Lémec une menace pour l'avenir, lui fait rappeler un événement passé en traduisant: «J'AI TUÉ un homme.» Cela est grammaticalement possible, mais répond moins bien au sens général des paroles de Lémec.

  1. «Dieu a MIS une autre POSTÉRITÉ pour moi à la place d'Abel» (Lausanne). M. Segond: «Dieu m'a DONNÉ un autre FILS à la place...» Cette traduction fait disparaître le rapport qu'il y a entre les paroles d'Ève et le nom de Seth, qui signifie mis. En outre, Ève ne parle pas simplement d'un fils, mais de toute une postérité. La nuance entre les deux termes est assez grande pour qu'il ne soit pas permis de les confondre.

Si, au lieu de choisir au hasard des passages de la version de M. Segond, comme nous l'avons fait au titre 6, on examinait chapitre après chapitre, à quelle somme d'inexactitudes de traduction n'arriverait-on pas?

15 C'est ainsi que Hofmann entend eth dans notre passage: Weiss, n. Erfül. I p. 77. et à peu près ainsi W. Hoffmann: Adam u. s. S. Encycl. de Herzog I p. 120.


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