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VER-THÉOS-1


mai 19, 2018 par GoDieu

 

La conscience de l'existence

Avant d'aborder les mystères du phénomène de la Conscience Divine, regardons premièrement quelques définitions sur ce sujet intrigant afin de préparer notre esprit pour en recevoir la connaissance. Avec l'étude de la conscience nous touchons inévitablement le domaine de la science Métaphysique. Celle-ci est définie soit comme la science des réalités qui ne tombent pas sous le sens physique naturel, mais se rapporte à des êtres ou existences immatériels et invisibles (ainsi l'âme et Dieu), soit comme la connaissance de ce que les choses sont en elles-mêmes, par opposition aux apparences qu'elles présentent. Dans les deux cas, la métaphysique porte sur ce qui est au-delà de la nature, de la "ϕ́υσις", ou, si l'on préfère, du monde tel qu'il nous est donné, et tel que les sciences positives le conçoivent et l'étudient. En philosophie, la métaphysique désigne la connaissance du monde, des choses ou des processus en tant qu'ils existent «au-delà» et indépendamment de l'expérience sensible que nous en avons, mais elle prend des sens différents selon les époques et selon les auteurs.

Très éloignée des sciences normatives comme l'éthique, la métaphysique est une science philosophique qui questionne d'abord l'existence des choses ou des événements tels qu'ils nous apparaissent, et qui tente ensuite de décrire et d'expliquer ce qui existe vraiment. De nos jours, la métaphysique est une notion équivoque qui recouvre aussi bien la science des réalités qui échappent aux sens que la connaissance de ce que les choses sont en elles-mêmes, indépendamment de nos représentations. Définie comme science de ce qui existe en dehors de l'expérience sensible, la métaphysique s'oppose à la physique et concerne des entités ou des processus considérés comme immatériels et invisibles. Définie comme connaissance de ce que les choses sont en elles-mêmes, la métaphysique s'oppose à la connaissance empirique des phénomènes tels qu'ils nous apparaissent et peut recouvrir une partie du champ des sciences. Elle est en ce cas associée à une conception dite «réaliste» de la connaissance et qualifie la portée ontologique des théories (philosophiques ou scientifiques). Étymologiquement, le mot se compose de "μετα" et "φυσικά" (méta-phusikè), la «nature» et son étude, la «physique»; et d'une préposition grecque "μετά" metá au sens aussi imprécis puisqu'elle peut signifier: «au milieu, parmi, avec, entre, au-delà, après». C'est ce dernier sens qui explique l'apparition du mot. Il s'agit de «la discipline qui considère les réalités entièrement séparées de la matière et la pure activité de l'intellect en acte et de l'intellect en puissance, celle qui est élevée à lui du fait de l'activité, tout cela ils l'appellent théologie, philosophie première et métaphysique, puisque cela se situe au-delà des réalités physiques» (Commentaire sur la "Physique" d'Aristote, I). En principe la métaphysique relève seul, le dieu de la théologie naturelle, celui défini par Aristote comme "causa sui", cause ultime, premier moteur et principe premier de toute chose, ou encore le dieu de la théologie dite orthodoxe que les théoriciens ont divisés en trois personnes égales mais distinctes. Une interprétation médiévale du texte de l'«Exode», où Dieu dit à Moïse «Je Suis celui qui Suis», transforme ce Dieu personnel en sujet de la métaphysique où il devient regrettablement l'«Être» même de la nature humaine. Mais spécifions que dans l'interprétation du texte de l'Exode, qu'il ne s'agit aucunement de «l'être» que nous sommes, mais de «l'Être Suprême», le Créateur de toutes choses, celui dont le nom est JE SUIS porté par Jésus Lui-même (Jean 8:24,58). Cette différence est importante à souligner puisque nous ne sommes pas «JE SUIS» par le simple fait que «Nous Sommes» que des créatures déchues de l'image parfaite en laquelle nous avions été créés. Nous devons mentionner cela car plusieurs dans la Métaphysique attribuent faussement le «JE SUIS» à l'être humain, ce qui est une absurdité idolâtre de la pire espèce. Seul l'aspect Métaphysique de «au-delà» de la physique qui concerne des entités ou des processus considérés comme immatériels et invisibles nous intéresse ici par rapport à la conscience. Le reste de la Métaphysique nous importe peu et nous ne la recommandons à personne.

La conscience est l'intuition par laquelle l'homme, à la différence des animaux et des objets inanimés, prend à tout instant une connaissance immédiate et directe, plus ou moins complète et claire, de ses états, de ses actes et de leur valeur morale. C'est cela qui lui permet de se sentir exister, d'être présent à lui-même. La conscience est une notion à la fois psychologique, métaphysique et morale. En effet, elle porte à la fois sur les opérations cognitives de l'individu (ses raisonnements, ses jugements), ses attitudes propositionnelles («je crois que», «je souhaite que»), les aspects de sa personnalité et de ses actions (identité personnelle, conscience morale), ses perceptions internes (corps propre) et les effets subjectifs de l'expérience sensible. La conscience est également un critère de distinction entre «moi» et autrui, puisqu'il s'agit toujours de «moi» dont j'ai conscience.

On distingue deux formes de conscience:

  • la conscience de soi, la représentation plus ou moins claire que le sujet possède de lui-même, et

  • la conscience pratique, c'est-à-dire la présence de l'homme dans le monde, présence exerçant une action, par opposition à la pure théorie.

L'étude de la conscience touche de nombreuses disciplines: la psychologie, la psychiatrie, la philosophie de l'esprit et la philosophie de l'action. Il est possible de ramener les principaux problèmes de ces disciplines à quelques questions fondamentales: quelle est la nature de la conscience? Comment se constitue-t-elle ou comment se développe-t-elle? Quel est son mode d'existence? Comment peut-elle exister à partir d'entités non-conscientes? A-t-elle une causalité propre et, si oui, de quelle nature? Quelles relations la conscience a-t-elle avec les autres phénomènes de la réalité, physiques et mentaux?

Il n'existe aucun concept comparable à celui de conscience dans la philosophie grecque, et ce n'est qu'au XVIIe siècle que le terme devient un fondement de la réflexion sur l'esprit. Chez certains auteurs romains, le mot latin prend une dimension morale dérivée du droit, exprimant le fait de se prendre soi-même pour témoin. Le concept de conscience n'a été isolé de sa signification morale qu'à partir de Locke, dans son Essai sur l'entendement humain, publié en 1689. C'est avec cet ouvrage que le mot «conscience» prend son sens moderne. En particulier, Descartes ne l'emploie quasiment jamais en ce sens, bien qu'il définisse la pensée comme une conscience des opérations qui se produisent en nous (cf. Principes de la philosophie). En français, c'est le traducteur de l'ouvrage de Locke, Pierre Coste, qui introduit l'usage moderne du mot conscience ("consciouness" en anglais), associé à l'idée d'un soi-même dont la conscience exprime l'identité.

La notion de conscience revêt plusieurs significations:

  • La conscience comme sensation: tout être doué de sensibilité peut être dit conscient, dans la mesure où il perçoit son environnement et où il répond à des stimuli.

  • La conscience spontanée: sentiment intérieur immédiat: certains philosophes de l'Antiquité, par exemple les Stoïciens, parlent de «toucher intérieur».

  • La conscience comme état d'éveil: on peut distinguer une étape supérieure, en signifiant par le mot conscience un état d'éveil de l'organisme, état qui diffère du précédent par le fait qu'il ne se réduit pas à la passivité de la sensibilité (cf. en anglais, le mot "wakefulness", vigilance, alerte); en ce sens, il n'y a pas de conscience dans l'état de sommeil profond ou dans le coma.

  • La conscience de soi: la conscience est la présence de l'esprit à lui-même dans ses représentations, comme connaissance réflexive du sujet qui se sait percevant.

En d'autres mots, le sujet se retrouve lui-même dans ses représentations de lui-même dans lesquelles il n'est pas autre que lui-même. Par cette présence, un individu prend connaissance, par un sentiment ou une intuition intérieure, d'états psychiques qu'il se rapporte à lui-même en tant que sujet. Cette réflexivité renvoie à une unité problématique du moi et de la pensée, et à la croyance tout aussi problématique que nous sommes à l'origine de nos actes; ce dernier sens est une connaissance de notre état conscient aux premiers sens. Le domaine d'application est assez imprécis et comporte des degrés: s'il s'agit d'une conscience claire et explicite, les enfants ne possèdent sans doute pas la conscience en ce sens; s'il s'agit d'un degré moindre de conscience, d'une sorte d'éveil à soi, alors non seulement les enfants peuvent être considérés comme conscients, mais peut-être aussi certains animaux. La conscience peut donc détenir différents niveaux ou classes d'existences. En ce sens un homme peut être conscient d'être mécanique, conscient d'être informaticien, et conscient d'être administrateur d'une entreprise tout en demeurant une seule entité consciente de son existence en une seule personne, sans être nécessairement trois individus distincts qui accomplissent différentes fonctions. Tout comme un homme peut être le fils de son père, le père de son fils, et le conseiller de sa famille, tout en étant un seul homme qui est conscient de ces trois phases d'existence en lui-même. Ceci est la logique même de l'existence humaine qui a été créée à l'image de Dieu, il ne faut pas oublier ce point essentiel à notre étude, car nous y reviendrons plus tard.

Un autre sens du mot conscience a été introduit par le philosophe Thomas Nagel:

il s'agit de la conscience pour un être de ce que cela fait d'être ce qu'il est. La conscience comme conscience de quelque chose (conscience transitive, opposée à l'intransitivité du fait d'être conscient). Cette conscience renvoie à l'existence problématique du monde extérieur et à notre capacité de le connaître; la conscience intellectuelle, intuition des essences ou des concepts, la conscience phénoménale, en tant que structure de notre expérience.

Dans l'ensemble de ces distinctions, on peut noter une conception de la conscience comme savoir de soi et perception immédiate de la pensée, et une autre comme sentiment de soi impliquant un sous-bassement obscur et un devenir conscient qui sont en général exclus de la première conception. Le concept de conscience peut être opposé à l'inconscient, à l'inconscience, à l'inattention, à la distraction, au divertissement, etc. Nous avons aussi la conscience morale qui est le jugement moral de nos actions d'après la loi de Dieu qui y est inscrite (Romains 2:15). Dans ce cas, la conscience nous permet de distinguer le bien du mal. C'est le sens premier du mot «conscience», que l'on trouve aussi chez Cicéron et Quintillien.

La conscience présente certains traits caractéristiques:

  • Le rapport au moi; la subjectivité: la conscience que j'ai de moi-même est distincte de celle d'autrui; la structure phénoménale; la mémoire; la disponibilité, ou liberté de la conscience à l'égard des objets du monde; la temporalité; la sélectivité; l'intentionnalité: toute conscience est consciente de quelque chose, est tournée vers autre chose qu'elle-même: «La conscience n'a pas de dedans, elle n'est rien que le dehors d'elle-même.» (Sartre).

  • L'unité ou synthèse de l'expérience; l'idée de conscience de soi pose le problème de l'unité d'un sujet, d'un moi ou d'une conscience. On peut très généralement distinguer deux types d'hypothèse:

    1. La conscience est l'expression d'une unité interne; cette unité peut être comprise de différentes manières:

      • unité d'un individu;

      • unité transcendantale,

      • unité des caractéristiques de son essence.

    2. Les questions de savoir ce qui caractérise la conscience, quels sont sa fonction et ses rapports avec elle-même ne préjugent pas nécessairement du statut ontologique qu'il est possible de lui donner. On peut par exemple considérer que la conscience est une partie de la réalité qui se manifeste dans des états de conscience tout en étant plus qu'une simple abstraction produite à partir de l'adjectif «conscient». Cette thèse réaliste n'a plus beaucoup de défenseurs de nos jours. L'une des raisons est que l'investigation descriptive rend inutile ce genre d'hypothèses réalistes.

Dans une approche généraliste telle que la pratique de la philosophie, la conscience peut référer à au moins quatre concepts:

  • au sens psychologique, elle se définit comme la «relation intériorisée immédiate ou médiate qu'un être est capable d'établir avec le monde où il vit ou avec lui-même». En ce sens, elle est fréquemment reliée, entre autres, aux notions de connaissance, d'émotion, d'existence, d'intuition, de pensée, de psychisme, de phénomène, de subjectivité, de sensation, et de réflexivité. Elle correspond dans ce cas par exemple à l'allemand "Bewusstsein", et à l'anglais "consciousness";

  • au sens moral, elle désigne la «capacité mentale à porter des jugements de valeur moraux [...] sur des actes accomplis par soi ou par autrui». En ce sens elle correspond par exemple à l'allemand "Gewissen", et à l'anglais "conscience";

  • en tant que critère de catégorisation conceptuel, elle représente le trait distinctif caractérisant l'humanité d'un sujet et par extension la spécificité caractérisant l'ensemble éponyme de ces sujets;

  • par métonymie, elle désigne la totalité formée par l'ensemble des représentations d'un sujet conscient, tout au moins de ses représentations conscientes.

Si ces propositions de définition font de la conscience une expérience prégnante pour tout être humain, elle n'en reste pas moins, comme le souligne par exemple André Comte-Sponville «l'un des mots les plus difficiles à définir». Cette difficulté se heurte en effet à la problématique d'une conscience tentant de s'auto-définir. En effet, la possibilité qu'aurait la faculté de se discerner elle-même ne fait pas consensus, et connaît même des détracteurs dans des courants de pensée fort éloignés. Un proverbe bouddhistes formule l'adage selon lequel «un couteau ne peut se couper lui-même», tandis qu'Auguste Comte assure que personne «ne peut [...] se mettre à la fenêtre pour se regarder passer dans la rue».

La conscience serait un phénomène mental caractérisé par un ensemble d'éléments ou facultés primaires qui sont la fondation de son existence dans son essence unique, et dont les manifestations sont plus ou moins intenses et présents selon les moments et les besoins: un certain sentiment d'unité lors de la perception par l'esprit ou par les sens (identité du soi), le sentiment qu'il y a un arrière-plan en nous qui «voit», un phénomène plutôt passif et global contrairement aux activités purement intellectuelles de l'esprit, actives et localisées, et qui sont liées à l'action (par exemple la projection, l'anticipation, l'histoire, le temps, les concepts...). La conscience est «ce qui voit» sans s'assimiler à ce qui est vu, c'est ce qui intègre à chaque instant en créant des relations stables entre les choses, à l'image des réseaux neuronaux. La conscience est un lieu abstrait, car impossible à localiser quelque part dans le corps, qui apparaît à chaque instant au moment exact où fusionnent les perceptions des sens et de l'esprit, l'écran sur lequel se déroulent toutes les activités intellectuelles de l'esprit, en grande partie imaginaires (les représentations mentales: conscience du monde, des autres, du moi...) mais efficaces à leur manière, ainsi que la vie émotionnelle.

Outre les sens principaux déjà vus, le concept de conscience a de nombreux sens ou manifestations que l'on peut s'efforcer de distinguer, bien que dans certains cas, ces différences soient surtout des différences de degrés:

Conscience de soi: la conscience est la présence de l'esprit à lui-même dans ses représentations, comme connaissance réflexive du sujet qui se sait percevant. Par cette présence, un individu prend connaissance, par un sentiment ou une intuition intérieure, d'états psychiques qu'il rapporte à lui-même en tant que sujet. Cette réflexivité renvoie à une unité problématique du moi et de la pensée, et à la croyance, tout aussi problématique, que nous sommes à l'origine de nos actes; ce dernier sens est une connaissance de notre état conscient aux premiers sens. Le domaine d'application est assez imprécis et il comporte des degrés: s'il s'agit d'une conscience claire et explicite.

Quelques caractéristiques de la conscience:

  • Elle est immatérielle: on ne peut pas la voir, ni la toucher.

  • Elle est intérieure: eh oui, elle est en nous.

  • Elle est subjective: comme notre conscience n'est rien qu'à nous, nos pensées, idées, croyances nous appartiennent, et sont donc purement subjectives. En d'autres termes, notre conscience, c'est ce qui nous permet d'être lucide sur le moment présent, en ayant une idée claire de la situation dans laquelle on se trouve.

À la mort, la conscience de l'existence physique se renferme sur elle-même comme la chenille dans son cocon pour subir une métamorphose, afin de s'ouvrir à la conscience d'une nouvelle existence purement spirituelle d'une joie éternelle ou d'une perdition éternelle, d'après le décret de Dieu qui l'a formé. Bref, la conscience est la perception de notre existence en ce monde qui contient dans son essence notre identité, notre connaissance, et nos expériences, choses sur lesquelles nous serons jugés devant le trône de Dieu. Elle correspond à l'âme, c'est-à-dire au cœur qui est le centre de notre existence charnelle et mondaine. Or nous savons que le cœur de l'homme est méchant et malicieux «Le cœur est rusé, et désespérément malin par dessus toutes choses...» (Jérémie 17:9; Bible Martin); car dit le Seigneur Jésus Lui-même: «Car du dedans, c'est-à-dire, du cœur des hommes, sortent les mauvaises pensées, les adultères, les fornications, les meurtres, les larcins, la cupidité, les méchancetés, la fraude, l'impudicité, l'œil envieux, la médisance, la fierté, la folie. Tous ces vices sortent du dedans et souillent l'homme.» (Marc 7:21-23). En d'autres mots, la conscience de l'homme est complètement dénaturée, immorale et perverse.


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