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Vous retrouverez dans cette section du site GoDieu.com plus de 1900 MP3 GRATUITS téléchargeables de musique chrétiens, et des documents touchant la musique dite chrétienne ainsi que les passages bibliques ayant un rapport étroit avec la musique.

Le menu de droite renferme les noms des artistes chantres disponibles liés à une brève biographie et une description de leurs albums et titres, et bien sûr, les titres au format MP3 proposés.



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MuGoDieu - GoDieu.com Chantez un cantique nouveau !

La musique est un art qui a marqué l'évolution de l'humanité. Les premières traces datent du paléolithique, avec des fragments en Slovénie d'une flûte taillée dans un fémur d'ours. Avec des pierres entrechoquées et des peaux tendues, le rythme apparaît et le souffle rythme la respiration de la poésie humaine. Considérée par les Grecs de l'Antiquité, comme un don des dieux, elle est indissociable de la danse, de la poésie et du théâtre. Dans la Bible, la musique a une place essentielle dans la vie cultuelle et liturgique.

Elle ponctue les grandes étapes de la vie d'Israël, c'est un peuple qui marche et qui chante. La musique est au coeur du judaïsme. Aux voix humaines se mêlent alors les instruments de percussion, instruments à cordes et à vent. La psalmodie favorise la mémorisation des chants de pèlerinage. Le livre des Psaumes est par excellence le recueil de chant et de prière qui inspirera des générations de croyants. Le Cantique des cantiques pour sa part illustre la place de la poésie et de la foi.

À chaque époque, la musique, quelle que soit sa tonalité, est une expression de foi et de spiritualité : le chant grégorien, reprend la tradition hébraïque de la cantillation ; les Chorals et les Psaumes de la tradition luthéro-réformée permettent aux assemblées d'Église une participation plus active ; le Négro spiritual puis les gospels exprime l'espoir et la détresse humaine ; plus récemment, le rock chrétien et le rap interpellent des générations plus jeunes.

Ainsi chaque culture a sa propre musique, elle atteste de ses codes, de croyances et des révoltes. Créer un lien entre les cultures et les générations, c'est l'enjeu de l'Église que d'accueillir ces cultures pour l'édification de tous. Chantez un cantique nouveau : la musique devient alors un acte de foi, un acte de spiritualité, un acte d'évangélisation !

Le mystère de la musique est peut-être aussi une alchimie entre une intuition de l'artiste, une inspiration qui transcende, une émotion partagée, une technique maîtrisée et une communion avec celui qui le reçoit et l'écoute.

Source : La voix protestante, 29-08-2006



La musique dans le Nouveau Testament

Le luth Dans notre monde moderne, la musique occupe une place sans cesse grandissante, et est universellement répandue. Pour nous, chrétien, quel usage peut on en faire au regard de la Bible, et notamment le nouveau testament, riche en enseignement pour l'église malgré le fait qu'il ne contient que peu de références sur le sujet.

Est-il réellement si pauvre sur le sujet ? Et aussi quand, quoi, comment ou, et pourquoi ? Autant de question dont la réponse doit être cherchée dans la seconde partie du Saint Livre.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il est bon de rappeler que l'on retrouve 11 citations directes concernant la musique, de Matthieu à l'Apocalypse et qui contiennent toutes un enseignement.

La première référence : Matthieu 26:30 ou Marc 14:26 : "Après avoir chanté les psaumes..."

Il s'agit en fait de Jésus et de ses disciples qui fêtant la pâque chantèrent les psaumes du petit Hallel : Psaumes 115,116,117,118, et du grand Hallel : 136. Quel rapport avec nous, non juifs et vivant au XXème siècle ? Jésus fêta la pâque et en même temps institua la sainte cène, juste avant d'être livré. Il y a là un grand symbole, et sans entrer dans les détails, nous savons qu'il y a un parallélisme étroit entre cette Pâque et le sacrifice de Jésus, l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Peut-on retirer un enseignement de ceci ? Si l'on médite le contenu de ces chants, nous nous rendons comte qu'il sont très édifiants et qu'il reflètent remarquablement bien ce qu'un chrétien pourrait chanter.

Les psaumes parlent essentiellement des louanges adressées à Dieu pour son salut, sa grandeur, sa bienveillance, sa bonté, sa grâce, et de la gratitude que nous pouvons lui apporter par le chant. Autant de disposition que le chrétien doit avoir. Un des moyens efficace d'exprimer tout cela en remerciement du sacrifice de Jésus est la musique : le chant. Dieu appréciait la musique il y a 2000 ans, il ne change pas, et il apprécie toujours autant le chant comme sacrifice de louange. Il s'agit certainement du moyen le plus efficace de faire monter une louange unie vers lui.

Ces enseignements sont tirés certes du nouveau testament mai ils dérivent directement de l'ancien en fait.

Nous trouvons également dans les Épîtres et les Actes des versets dont l'intérêt n'est pas des moindres. La musique par rapport à la vie spirituelle :

"Soyez remplis de l'Esprit : entretenez vous par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels... (Éphésiens 5:18,19). Donc pour entretenir notre vie spirituelle, il faut chanter. C'est une marque de plénitude de l'esprit. Si quelqu'un dans une église, ne veut ni n'aime chanter, qu'en est il de sa vie spirituelle ? Que faire donc ?" Je chanterai par l'esprit mais je chanterai aussi par l'intelligence (1 Corinthiens 14:15).

L'intelligence entre aussi dans le processus du chant. On sait que le fait de chanter entraîne des modification physiologiques qui provoquent la participation de tout le corps.

L'intelligence, l'esprit, le corps participent au chant. Pas étonnant que Dieu ait choisi ce moyen pour le louer !

"Quelqu'un est il dans la joie ? qu'il chante des cantiques" (Jacques 5:13). Le chant est donc un moyen d'expression de sa joie. Ce verset se dispense de commentaires.

En revenant au passage d'Éphésiens 5:19, nous nous rendons compte que trois formes de chants étaient pratiqués dans l'Église primitive : les psaumes, les hymnes, et les cantiques. Au delà de la forme, c'est le fond qui est intéressant : on les utilise pour célébrer Dieu de tout son coeur. Quand on célèbre : c'est qu'une fête a lieu. Chaque fois que nous chantons, nous proclamons aux autres qu'il y a une fête dans notre coeur (si nous sommes sincères bien sur). Quelle fête si ce n'est celle d'être sauvé et d'être appelé Enfant de Dieu.

"Que faire donc frères ? lorsque vous vous assemblez, chacun a-t-il une cantique, une instruction, une révélation... que tout se passe pour l'édification." (1 Corinthiens 14:26)

Le chant sert donc à édifier. Dans ce verset, le chant est mis au même niveau que la langue ou la révélation. Il ne faudrait donc pas sous estimer cela. Est-ce qu'il s'agit d'un chant solo apportée à l'Église, ou d'un chant qui dirige l'assemblée ? Une chose est sure, c'est qu'il s'agit d'un don. Par un chant (donc une forme musicale), quelqu'un peut être édifié, exhorté, renouvelé, appelé, touché. Il est important de le réaliser et de considérer que le chant peut être un ministère.

"Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les écoutaient. Tout a coup, il se produisit un grand tremblement de terre..." (Actes 16:25)

Première pensée : le chant = expression de la louange. C'est indiscutable mais nous en avons déjà parlé.

Le chant fut aussi pour Paul et Silas le moyen de vaincre leur peur ou leurs problèmes physiques. Pour le chant, les modification physiologiques qu'il induit font que la peur est vaincue et n'a plus de pouvoir sur le corps toujours difficile à maîtriser à 100%. Toujours est-il qu'en tant que moyen d'expression de la louange, le chant est une puissance qui fait reculer notre adversaire qui ne l'apprécie guère sous cette forme. Nous nous apercevons donc, après ce bref aperçu de versets contenus dans les Épîtres et les Actes que la musique peut et doit occuper une place non négligeable dans notre vie spirituelle.

Il existe encore trois passages dans le Nouveau Testament : Apocalypse 5:8,9; 14:2,3; 15:2,3.

De quoi s'agit-il, sinon d'un enseignement sur notre futur qui est en exemple pour nous dès maintenant.

Ces versets montrent que la musique fait partie intégrante du royaume céleste, sous deux formes : instruments et chants.

À quoi la musique sert-elle ? À glorifier Dieu, l'Agneau de Dieu sous la forme du cantique nouveau dont nous trouvons déjà les traces dès Exode 15 et Ésaie 42:9...

Si dans le Royaume céleste, la musique sert à glorifier Dieu, autant que nous nous habituions des maintenant !

Dans ces passages, nous retrouvons également les harpes. Dans la bible, c'est l'instrument qui représentent la musique instrumentale et qui sert aussi à louer Dieu. La musique instrumentale, solo ou accompagnement, est également un moyen de glorifier et donc sa pratique (voire l'excellence de sa pratique) doit être encouragée si tant est que nous faisons notre le cantique de l'Agneau et que notre désir est vraiment la gloire de notre Dieu. (Voir : L'engagement)

Malgré le peu de versets se rapportant à la musique dans le Nouveau Testament, le contenu en est riche.

C'est un moyen de glorifier Dieu, notamment par le chant, créé, agréé et approuvé de Dieu.

C'est vraiment que le diable peut aussi utiliser ma musique, mais il n'en est pas le créateur. Alors à plus forte raison devons nous retourner la musique à son créateur car il prend plaisir à écouter ses enfants chanter et jouer.

La musique est un moyen d'unir l'Église dans la louange et l'adoration et aussi un excellent vecteur de son message.

David Clark

Source : David Clark



L'engagement

Ponctualité et assistance

"Trois prises vous êtes retiré ! (expression du base-ball)" C'est l'approche que j'ai utilisée et recommande maintenant : si quelqu'un est en retard de façon significative ou absent trois fois au cours d'une saison sans avertir la direction, ils est invité à quitter le groupe et à ré-auditionner l'an prochain.

N'ayez pas peur de laisser tomber un retardataire. Vous pouvez faire plus avec 4-6 individus très engagés qu'avec 10-20 qui sont engagés seulement à moitié. En fait, quand les retardataires ne sont pas retirés, ceux qui travaillent fort peuvent devenir frustrés et découragés. C'est comme dans les Marines américains, nous recherchons "A Few Good Men" (Quelques Bons Hommes — et Bonnes Femmes !).

Engagement envers l'excellence

Malheureusement, plusieurs dans l'église actuelle sont freinés par la croyance commune que la forme et la technique ne sont pas importants quand on les compare au contenu. Cela fait que la majorité de "l'art" produit par les chrétiens, bien qu'emballé avec le message de l'évangile, n'est pas de bonne qualité et doit être qualifié de propagande religieuse plutôt que d'art biblique. Une telle approche pour l'expression créative n'a aucun fondement au niveau de l'enseignement biblique et rend un très mauvais service à notre Seigneur.

De plus, l'incompétence joue habituellement le rôle d'une distraction par rapport à l'impact du message de l'évangile. Quand un musicien ou un chanteur manque de zèle, semble trop nerveux ou fait des fautes évidentes dues à un manque de pratique, l'attention de l'auditoire est mise sur lui ou elle, et cela davantage que lorsque l'artiste exécute une performance professionnelle.

De l'autre côté, la supériorité artistique de n'importe quel travail sert à libérer l'esprit de chaque personne de l'audience pour recevoir le message avec intérêt et anticipation. Alors, pendant que l'artiste chrétien joue devant nous avec excellence, l'audience est capable non seulement d'écouter le message mais aussi de l'expérimenter. Chaque fois que nous mettons en place de l'art qui est rempli du contenu de l'évangile et en même temps dépourvu d'excellence artistique, nous renions un cadeau qui nous a été donné par Dieu lui-même.

Écoutons les Écritures : "Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le (Ecclésiastes 9:10)" et n'appliquons rien de moins à notre art qu'au reste de nos vies.

Bruxy Cavey

Source : Bruxy Cavey



Musique chrétienne au Congo

Les musiciens chrétiens ne sont pas tous des saints.

Avec un peu plus de rythme dans l'orchestration, Paul Balenza révolutionna cette musique en ajoutant à l'aspect purement adoration, la dimension louange à travers des cantiques endiablées. Depuis quelques années, la musique dite chrétienne amorce un virage dangereux qui l'écarte des allées de la spiritualité profonde. Cette musique a, au fil de temps, perdu de son aura jusqu'à intégrer les tares de la mondanité. Ce qui l'a fragilisé davantage au point de lui faire perdre tout prestige, toute considération. Et pourtant, les précurseurs de cette musique dont le frère Mente, n'avaient d'autre préoccupation que la conversion des âmes par la chanson. Et cette dimension transparaissait nettement dans leurs oeuvres plus portées vers la méditation et l'introspection. Sans trop de fioritures artistiques, cette musique était limpide, simple et pure. Seul le message importait. Face à ce qui était perçu alors comme une nouveauté, d'aucuns ont vite fait de restreindre cette musique en la confinant à l'agrémentation des veillées mortuaires.

Longtemps, cette musique dite chrétienne a évolué sous ce prisme jusqu'au moment où elle suscitera des émules en son sein avec la vague amenée par le frère Paul Balenza.

À la différence de ceux qu'on pouvait taxer des indépendants, le frère Paul évolua sous le label de l'église catholique qui finança ses premières oeuvres. Avec un peu plus de rythme dans l'orchestration, Paul Balenza révolutionna cette musique en ajoutant à l'aspect purement adoration, la dimension louange à travers des cantiques endiablées.

La musique chrétienne prenait alors un tournant décisif suscitant d'autres vocations surtout lorsque plusieurs s'aperçurent qu'elle pouvait nourrir son homme. Des producteurs se jetèrent à corps perdu dans l'aventure en révélant de nouveaux talents. Un nouveau business était né.

La génération de Matou Samuel, Denis Ngonde, couple Buloba, Marie Misamu, Charles Mombaya et autres, apporta une touche particulière à cette musique où prime désormais la dimension purement commerciale.

Les producteurs misent gros, font entrer leurs ouailles dans des studios à l'étranger, leur offrent de quoi meubler leur apparence, assurent la promotion des oeuvres à tous les niveaux (clips, concerts live, tournées européennes, etc.).

C'est un peu l'âge d'or de cette musique qui fait recette surtout avec la montée des églises de réveil dans une communauté spirituelle longtemps emprisonnée par le monopole des églises traditionnelles. Les musiciens chrétiens s'appuient alors sur ces églises pour se crédibiliser davantage en garantissant le succès de leurs oeuvres.

Mais la disparité entre la piété qu'ils voulaient refléter à travers leur être et leurs oeuvres, la marge ne faisait que se dilater. De plus en plus, cette musique commençait à rivaliser du point de vue rythmique avec celle profane de sorte qu'on avait difficile à situer la ligne de démarcation.

Lorsque Thomas Lokofe (un ancien sociétaire de Zaïko convertit musicien chrétien) lança son premier opus, l'indignation était à son comble. La cadence, le tempo, l'arrangement, les mélodies et même la conception musicale s'inspiraient de la musique mondaine.

La compénétration entre ces deux styles de musique était non seulement symbolisée par le recours aux mêmes arrangeurs, mais aussi, par les rapports affectifs qu'entretenaient les musiciens de deux bords en terme de featuring, cas du duo Marie Misamu–Debaba.

Paul Balenza non plus n'hésita pas à faire appel dans l'un de ses opus à une brochette des artistes mondains à l'indignation générale. La tendance a persisté jusqu'au moment où l'une des figures de proue de cette musique, en la personne de feu Charles Mombaya s'affichera aux côtés des artistes profanes dans l'Amical des musiciens congolais (Amc).

La vague des Makoma fit également sensation au point de briser les tabous et les interdits. Avec un look très branché et une musique aux confins du Rap et Hip Hop, ces jeunes ont révolutionné le mental en faisant sauter les derniers verrous de la piété qui caractérisait la musique chrétienne.

Nathalie Makoma poussa même l'outrecuidance jusqu'à chanter en duo avec Werrason, une star de la musique profane. La coupe était bien remplie. Entre les deux styles de musique, rien ne les séparait plus désormais.

Les mêmes artistes s'étaient trempés récemment dans le phénomène « Ngulu » en souillant de plus belle leur réputation à cause du goût effréné du lucre. En somme, les musiciens chrétiens ont, au fil des années, laissé entrevoir l'hypocrisie ayant couvert leur carrière. Grâce à l'effet d'usure, ils ont été démystifiés et désacralisés pour redescendre au niveau du commun des mortels.

Leur musique non plus ne captive plus les consciences au regard des thèmes diversifiés exploités au-delà du carcan spirituel. À l'image des musiciens profanes, ils s'interposent comme censeurs de la société au lieu d'évangéliser par la chanson. Les mêmes artistes s'étaient trempés récemment dans le phénomène « Ngulu » en souillant de plus belle leur réputation à cause du goût effréné du lucre.

Ces viles pratiques ont discrédité la carrière de plusieurs d'entre eux qui en ont payé les frais par le biais d'emprisonnement. Dans leurs orchestres, ces musiciens s'affublent des titres et se magnifient, incorporent des danseuses et des « Atalaku », et affichent les mêmes frasques que leurs collègues de l'autre rive de part leur propension au luxe.

Tenez par exemple un leader de la musique chrétienne vient de scandaliser récemment la communauté chrétienne en entretenant une relation extraconjugale au sein de son église, laquelle a accouché d'une grossesse non désirée.

Des cas similaires sont légion (sans oublier des idylles informelles que des leaders développent avec leurs musiciennes) et traduisent le côté pervers qui gangrène actuellement la musique chrétienne. Ceci explique la montée en première ligne des conjointes des leaders des groupes musicaux chrétiens — et vice versa — qui s'affichent désormais aux côtés de leurs maris, question de mieux les contrôler. De plus en plus des couples s'affichent sur les planches des spectacles ou des concerts, ou même sur les supports vidéo et autres. Souvent à la base des divorces, ces musiciens chrétiens constituent véritablement une peste pour nombre des couples, au pays comme à l'étranger.

Cette pratique n'est certainement pas innocente et traduit plutôt le malaise des couples vivant dans une situation d'instabilité permanente. À cela il faut ajouter les tiraillements sur fond des querelles que développent certains musiciens chrétiens, eux qui sont censés prêcher par l'exemple. Plus grave, ces différends débordent du cadre privé pour être étalés sur la place publique. Sans gêne. Cerise sur le gâteau, c'est le côté mystique qui entoure ces carrières qu'on croit exemptes des pratiques fétichistes.

Une rumeur folle a récemment fait état des incartades d'une chanteuse sur la tombe d'un collègue artiste ! Certitudes ou présomptions, évidences ou conjectures, une chose est vrai, c'est que les musiciens chrétiens sont loin d'être des saints. D'autant plus qu'on retrouve dans leur comportement et attitudes, le même déviationnisme observé dans l'autre camp. Cet état des choses résulte, pensons-nous, de l'incursion des opportunistes et autres profiteurs qui se sont engouffrés dans ce créneau musical non par conviction mais parce que appâtés par le gain facile.

Ces musiciens chrétiens d'occasion sont facilement repérables de part leur façon d'être et leur approche musicale. Chrétien musicien ou musicien chrétien, il est temps d'établir le distinguo afin de purifier l'espace musical chrétien en remettant Jésus sur son piédestal.

Alain Diasso / Uhuru
L'étudiant congolais


Source : BlogDei



Musique chrétienne en Côte d'Ivoire

On est descendu dans le monde !

La musique chrétienne a fait une véritable explosion depuis l'avènement de la crise que vit la Côte d'Ivoire. Plusieurs artistes ou groupe ont vu le jour, à la grande satisfaction des Ivoiriens qui se sont subitement tournés vers Dieu afin de l'implorer d'exaucer leur voeu de retour à la paix.

Moins de 5 ans après, le constat est amer. Les personnes qui étaient censées donner l'exemple de bonne conduite aux brebis semblent être égarées elles-mêmes. Qu'est-ce qui explique ces graves déviations ? Comment en est-on arrivé là ? Ce sont ces différentes interrogations qui nous ont poussé à faire des investigations.

Plus personne ne sait ce qui arrive en ce moment à nombre d'artistes qui ont décidé de se lancer dans la musique chrétienne. Il y a quelques années lorsque les chantres tels que Constance, Pasteur Adjé Beira Christophe, et les groupes tels que les Cohéritiers, etc. ont choisi de faire de la musique chrétienne, ils forçaient le respect et l'admiration de toute la population qui voyait en ces derniers, des personnes révélées par Dieu afin de chanter ses louanges et l'adorer. Les coeurs étaient transformés et plusieurs chrétiens qui avaient perdu la foi sont revenus peu à peu à Christ au vu des comportements exemplaires de ces nouveaux artistes.

Mais voilà qu'il y a environ 5 ans, une nouvelle génération de chantres a vu le jour et a bouleversé les choses. « Les premiers chantres étaient les meilleurs. Même si parmi eux il y en avait qui faisaient des bêtises, ce n'était pas porté à la place publique. Aujourd'hui, l'attitude des chantres est déplorable et quelquefois même, moi j'ai honte de dire que je suis chrétien à voir leur comportement », affirme M. N'da Francis rencontré dans une église évangélique C.M.A. de la place. Comme lui, de nombreux chrétiens sont désespérés de leurs chantres. « Il y a quelques-uns qui font véritablement la volonté de Dieu. Sinon, les autres sont venus juste pour se faire de l'argent au nom de Dieu. C'est ce qu'on appelle le "God Business" », fait remarquer Mme Bossè Hilarion, une jeune Nigériane. Elle affirme d'ailleurs que dans son pays, au Nigéria, ce système n'est pas nouveau qui fait aussi ravage en Côte d'Ivoire. Elle déplore qu'il ait été transporté dans un pays comme le nôtre où les gens croient vraiment en Dieu.

Ces nouveaux chantres ont commencé à naître avec des chanteurs comme Daniel Northey, Ano Mira, La harpe de David, Éric Didier, Odan, Victoire Kouassi, Chantre Kouassi, Maria Adé, Schékina, O'nel Mala, etc. Dès leur apparition, ils ont révolutionné les choses. À une vitesse vertigineuse, les Ivoiriens ont découvert des chantres avec de nouveaux comportements vestimentaires, une autre mentalité, mais aussi et surtout des musiques nouvelles. Certains, en nombre restreint, ont choisi de rester dans la pure tradition chrétienne. « C'est vrai qu'aujourd'hui, nous remarquons que les chantres ont commencé à épouser l'ère du temps à travers leur manière de se vêtir. Mais nous préférons rester dans notre gamme, c'est-à-dire porter des choses bien décentes comme le conseille la Bible », avance Timothée Alao, l'un des responsables du groupe Schékina. Cependant, pour beaucoup d'entre eux, il n'était plus question de continuer à se vêtir comme des moines ou encore à rester cloîtré dans les églises pour prétendre porter la bonne nouvelle de Dieu. Pour eux, il faut désormais changer de mentalité afin de toucher les âmes dans toutes les couches sociales ivoiriennes. « Ce n'est pas parce que nous sommes des chantres que nous devons nous vêtir de façon bizarre. Moi je porte des habits dans lesquels je me sens à l'aise », dit Ano Mira qui fait office de celle qui a révolutionné le milieu. Elle est suivie dans son assertion par le Bishop Guy Vincent Kodja de la Mission Évangélique Grâce de vie. « C'est dans le coeur que tout se passe. Un homme peut se vêtir comme il veut sans toutefois se dénuder. L'essentiel, c'est sa relation avec Dieu. Et puis, je pense que pour convaincre des personnes d'un environnement donné, il faut qu'il sente que vous êtes intégré à leur milieu », avance t-il.

Outre l'aspect vestimentaire, les chantres ont ajouté aux programmes d'évangélisation, des cérémonies telles que les mariages, les anniversaires, les baptêmes... Le plus étonnant, c'est que la musique chrétienne est entrée dans les maquis-bars et boîtes de nuit. Lorsqu'on demande à un chantre la raison de sa présence dans ces lieux jugés pourtant pervers par leurs pasteurs et autres hommes de Dieu, ils répondent simplement que Dieu se trouve partout et que par conséquent, s'ils veulent à travers leurs chansons ramener des âmes à Christ, il leur faut se rendre partout. Pour coller à ces nouveaux espaces, les chantres se sont investis dans les différents rythmes musicaux. Et au fur et à mesure, la musique chrétienne qui se faisait sur un rythme donné a évolué.

Cependant, les arrangeurs, eux, pensent que les chantres de maintenant ne travaillent pas beaucoup. « Aujourd'hui, on chante Dieu sur tous les rythmes. C'est bien beau. Mais les chantres, à l'époque, faisaient beaucoup d'efforts. Quelquefois, ils font eux-mêmes les arrangements et quand on se retrouve au studio, il n'y a plus grand-chose à faire. Mais maintenant, ce n'est plus tellement le cas. Les gens, dès qu'on leur dit qu'ils ont une belle voix, ils cherchent quelques paroles bibliques et le tour est joué. Ce n'est pas ça la musique chrétienne. Heureusement encore que quelques-uns sortent du lot », constate amèrement Jean Aristide Dicko, un arrangeur bien connu dans le milieu.

Pourtant les artistes, eux, ne voient pas les choses de la même manière. Ils pensent qu'on peut louer Dieu quel que soit le rythme et la musique. « La musique chrétienne n'a pas de rythme particulier. On peut utiliser à mon avis tous les rythmes, pourvu que les chrétiens se retrouvent et qu'ils se convertissent. Moi je fais du Zouk, mais ce n'est pas un zouk avec des paroles perverses. Mais plutôt avec des paroles bibliques. Donc les amateurs de zouk auront l'occasion de rencontrer Dieu, de le glorifier et de le louer à travers mes albums », affirme fermement Éric Didier, l'un des précurseurs de zouk chrétien.

Jusque là, même s'il y avait quelques scandales, ils n'étaient pas portés sur la place publique. Ces deux dernières années, sont arrivés des chantres tels que Sandrine Droubly, Béatrice Gnoupalé, Éliel, Onction divine, Shama, Canaan, Rose Sabine, Princesse Lilane, Symphonie, Pasteur Guy, ainsi que de nombreux autres groupes. « Aujourd'hui, chaque église, pour arriver à s'implanter, veut permettre à son groupe musical de mettre une oeuvre sur le marché. C'est ce qui fait qu'il y a une pléthore de chantres et de groupes chrétiens. Et puis dans les églises, les responsables ne prennent pas le temps de connaître véritablement la moralité des personnes qu'ils mettent au devant de la scène. Et comme généralement ce ne sont pas des personnes qui ont reçu un appel du Seigneur pour exercer en son nom, on constate de nombreuses déviations », fait remarquer un chrétien. Ce dernier prétend d'ailleurs que c'est cette situation qui fait qu'aujourd'hui, des scandales se font de plus en plus fréquents dans le milieu des chantres.

En effet, la population ivoirienne est déçue des chantres qui pourtant avaient pour mission de montrer le chemin du ciel. « Comment on peut expliquer que depuis un moment, ce sont des scandales dans le milieu des serviteurs de Dieu qui alimentent les causeries et même les unes des journaux ? », s'interroge Mme Konan Aline, responsable dans une institution de la place. À ce propos, sans démentir la situation, certains chantres préfèrent demander la clémence du public.

« Nous sommes des êtres faits de chair et d'os. Nous pouvons nous aussi nous tromper. Tout ce que nous demandons à nos fans, c'est de nous comprendre et de laisser tomber tout ce qui s'est passé et tout ce qui a été dit sur notre compte », ont déclaré il y a peu dans une émission télévisée, Léa, Mélissa et Marina, toutes trois, membres du groupe "La Harpe de David".

Pour mémoire, l'on se souvient que le groupe était composé de quatre jeunes filles issues du Centre International de délivrance et de prière, sis à Koumassi. Une d'entre elle, Triphaine, a claqué la porte un matin en accusant Léa, la lead vocale, d'entretenir des relations amoureuses avec M. Samir Merry, leur producteur. Pendant de longs mois, les autres membres ont soutenu la lead vocale en niant tout en bloc. Et voilà qu'à la grande surprise de nombreux téléspectateurs, elles se présentent sur les antennes de RTI music pour demander pardon. Et implorer la clémence des uns et des autres.

Que dire de Jocelyne du groupe Éliel qui porte une grossesse alors même qu'elle a toujours nié entretenir des relations sexuelles avec Lato Crespino, un autre chanteur supposé être le père de l'enfant ?

Un autre scandale qui a souillé le milieu des chantres ivoiriens, c'est celui du nom moins célèbre Éric Didier, le faiseur de zouk chrétien qui après quelques années de mariage, s'est vu obliger de divorcer d'avec son épouse pour infidélité.

La semaine dernière seulement, les "une" de deux magazines culturels annonçaient la relation extra conjugale d'O'nel Mala qui, aurait même déserté son domicile conjugal pour s'enticher de Julie Mabéa, une artiste vivant en France.

Cette semaine, un autre journal a annoncé la grossesse de Ano Mira qui a décidé de faire un enfant avec un homme marié.

Toutes ces situations et bien d'autres contribuent à salir l'image des chantres qui ne sont pourtant pas tous mauvais. « Heureusement qu'il y a encore quelques-uns qui ont compris leur rôle dans la société. Le mal est venu dès l'instant où l'on a accepté que les chantres s'habillent de façon libérale et de chanter sur n'importe quel rythme », fait remarquer un pasteur qui a requis l'anonymat. Pour nombre de pasteurs et de prêtes interrogés, Dieu ne change pas, ils ne comprennent pas que certaines personnes arguent d'un changement de mentalité pour faire n'importe quoi. Pasteur Adjé Béira Christophe, l'un des pionniers de la musique chrétienne, pense que la Parole de Dieu ne change pas. Par conséquent, les chantres ne devraient pas prendre cela comme une prétexte pour vivre dans l'impudicité. « Je ne suis pas d'accord que pour une soi-disant innovation de la musique chrétienne, les chantres fassent les mêmes choses que les gens du monde. Ce sont les gens qui doivent s'adapter à la Parole de Dieu et non la Parole qui doit s'adapter à l'évolution. Je dis non. Et puis ! Les chantres qui se pavanent partout sans gêne avec des grossesses alors qu'elles ne sont pas mariées doivent avoir honte d'elles-mêmes. Il faut qu'elles sachent qu'elles ne constituent pas un exemple pour le monde qu'elles veulent convertir. Il leur faut lire 1 Corinthiens 7:26 pour comprendre un peu l'acte qu'elles commettent », déclare t-il, avec un point d'amertume.

Même son de cloche pour le clergé catholique qui, à travers l'Abbé Augustin Obrou, chargé de communication de l'archevêché d'Abidjan, croit que le chantre, c'est celui qui chante pour la gloire de Dieu. « Pour cette seule raison, tout comme le Pasteur ou le prêtre, il doit avoir une vie en adéquation avec l'Évangile. Quel est ce messager qui n'est pas un exemple ? », s'est-il interrogé. Malheureusement, toujours selon l'homme de Dieu, l'on constate aujourd'hui, une dichotomie entre la manière de vivre de ces chantres et ce que leur demande Dieu qu'ils prétendent servir. « Nombreux sont ceux qui viennent faire de la musique chrétienne aujourd'hui pour du business. Ils préfèrent donc se glorifier eux-mêmes plutôt que Dieu. Eux qui devaient servir d'amplificateur ont changé de vocation. C'est dommage », regrette-t-il.

Comme on peut le voir, les chantres qui dès leur arrivée ont donné de l'espoir au peuple de Dieu sont devenus aujourd'hui ceux-là mêmes qui sont en train de ramener les brebis dans le monde profane. Et ce, à travers leur comportement, indignes des enfants de Dieu. Comportement qui pousse aujourd'hui n'importe qui à se prévaloir du titre de chantre, juste pour se faire de l'argent. Il est temps que les uns et les autres prennent conscience que les derniers temps sont proches. Et Dieu jugera chacun selon la vie qu'il aura mené sur la terre des hommes.

Louanges ou profanation ?

Comme on le dit ici en Côte d'Ivoire, de façon prosaïque, le "nom de Dieu est gâté" ou encore, "le nom de Dieu est devenu coulaba". Tout le monde aujourd'hui proclame qu'il chante pour dire merci à Dieu. C'est connu de tous, Dieu fait vendre et personne ne veut rater l'occasion de se sucrer sur son dos. Chantres, artistes de variété, zougloumen, DJ, etc., tous ont choisi Dieu pour sortir de l'anonymat. C'est devenu une mode. Tous les artistes qui mettent aujourd'hui un album sur le marché se croient obligés de louer Dieu pour se faire entendre et se faire un nom. Pire, dès qu'un artiste sort de prison, après un délit, il devient automatiquement chanteur à la gloire de Dieu.

Et ces pseudos "loueurs" de Dieu ne se gênent pas pour faire accompagner leurs chansons de chorégraphies osées et choquantes. Pendant des concerts et autres prestations, le constat est le même. On ouvre le bal avec Dieu. Au fond, on fait ce qui lui déplaît à travers des comportements dégoutants faits de mensonges, adultères, escroquerie, etc. La morale donc a foutu le camp pour ainsi dire. C'est à croire que les hommes narguent le Tout Puissant. Les exemples sont légion. La population ne sait plus à quel saint se vouer.

Ce qui choque le plus c'est que personne ne s'émeut. Bon nombre de personnes explique cette situation par le fait que des chantres pour adopter des comportements exemplaires, ont choisi de tomber dans la bassesse. Ce qui ouvre la porte à n'importe dans quoi cet univers autrefois sacré. Il est donc temps que chacun reprenne conscience pour donner la place qui lui sied à Dieu. Les hommes de Dieu surtout sont appelés à prendre le droit chemin. Ils doivent intervenir pour sensibiliser leurs chantres. Parce qu'il est certes bon de mettre l'argent au devant de toutes choses mais qu'ils sachent que c'est Dieu qui est le maître de l'or et de l'argent. Et qu'il y a une fin à toute chose.

Solange Aralamon

Source : Solange Aralamon - Le Matin d'Abidjan - 29/06/2007


Une vidéo convainquante illustrant très bien de la musique du monde dite chrétienne... Dring Dring !

Daniel Nortey - Mon miracle aujourd'hui


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