Johann Sébastien Bach - Cantate 147
Johann Sébastien Bach (1685-1750)

Titre : Jésus que ma joie demeure (Cantate 147)

Outre le registre sacré, Bach nous a legué de formidables concertos, très riches pour certains, comme ceux de Brandebourg. Outre sa maîtrise inégalée du contrepoint et de la "fugue", souvent l'inventivité mélodique très inspirée de Bach rend ses oeuvres encore plus attirantes... Le "concerto pour deux violons" en est un bon exemple, de même que la "Badinerie" extraite de la Suite n°2 pour orchestre, le très fameux "Air" de la Suite n°3, ou encore "Jésus que ma joie demeure".

Johann Sebastian Bach est né le 21 mars 1685 à Eisenach en Thuringe, huitième enfant d'une famille de musiciens. Son père, Johann Ambrosius Bach (1645-1695), était un violoniste de talent. Son père lui apprit le violon, et un de ses frères lui enseigna l'orgue.

La mère de Johann Sebastian mourut en 1694 et son père un an plus tard. Orphelin, il dut vivre sous l'aile de son frère ainé Johann Christoph, lui aussi organiste à Ohrdruf. Avec lui, Jean- Sebastian se perfectionna à l'orgue et au clavecin.

Le 15 mars 1700, il quitta Ohrdurf pour Lunenburg, au nord de l'Allemagne, où il intégra une école de Latin et le choeur de l'église St. Michael. Il devient alors un véritable virtuose de l'orgue. Durant l'été 1701, il n'hésita pas à marcher jusqu'à Hambourg (48km) pour entendre Johann Adam Reinken and Jan Pieterszoon Sweelinck.

En mars 1703, à l'âge de 18 ans, il déniche un premier emploi: serviteur et violoniste à la cour du duc Johann Ernst of Saxe-Weimar. En août de la même année, il devient organiste à l'église d'Arnstadt.

En octobre 1705 il obtint un congé de 4 semaines pour se rendre à pied à Lubek (330km!) pour y entendre jouer Dietrich Buxtehude. Son congé se prolongea jusqu'en janvier 1706 ce qui irrita autorités civiques et religieuses d'Arnstadt et précipta son renvoi Suite à un concours organisé le jour de Pâques (24 avril, 1707) pour remplacer l'organiste Johann Georg Ahle, Jean Sebastian obtint à l'âge de 22 ans le poste prestigieux d'organiste à l'église St. Blasius de Muhlhausen. Le 17 octobre de la même année, il marie sa cousine Maria Barbara Bach.

L'année suivante, il obtient à Weimar un poste d'organiste et de maître de concert à la chapelle ducale où il restera 9 ans. Cette période verra naître ses premiers enfants: Catharina Dorothea (1708), Wilhelm Friedemann (1710), Carl Philipp Emmanuel (1714) et Johann Gottfried Bernhard (1715) en plus de perdre des jumaux (1713). C'est aussi au cours de cette période qu'il compose la première partie des principales oeuvres pour orgue et des cantates religieuses.

À ce stade de sa vie, Bach avait la réputation d'un musicien talentueux mais avec un caractère inflexible. Sa maîtrise de l'orgue n'avait pas d'égal en Europe. Il fut régulièrement invité comme soliste virtuose. Sa maîtrise grandissante des formes de compositions telles la fugue et le canon attirait l'intérêt du monde musical qui était, en ces temps, l'église luthérienne. Sa candidature au poste de "Kappelmeister" (maître de chapelle) à Weimar ayant été ignorée en 1716, il réagit en quittant Weimar l'année suivante (décembre, 1717) pour prendre le poste de directeur de la musique à la cour d'Anhalt-Cothen. Ici il compose moins de musique religieuse au profit de davantage de musique instrumentale : les célèbres Concertos Brandebourgeois, le Clavier bien-tempéré I, les suites anglaises et françaises pour clavier.

Sa femme, Maria Barbara meurt le 7 juillet 1720. Bach se remarie, le 3 décembre 1721, avec Anna Magdalena Wilcken, 15 ans sa cadette. Il eut d'autre enfants... Plusieurs d'entre-eux deviendront de bons compositeurs, surtout Wilhelm Friedmann, Carl Philipp Emmanuel et Johann Christian.

Après avoir dirigé et composé pour l'orchestre de la cour à Cothen pendant 7 ans, Bach se voit offrir et obtient, le 5 mai 1723, le poste prestigieux de directeur de la musique (cantor) à l'église St. Thomas de Leipzig, après les echecs de Georg Philipp Telemann et Christoph Graupner. C'était un poste très exigeant: il devait composer des cantates pour les 4 églises de Leipzig (St. Thomas, St. Nicolas, St. Peter, Neue Kirche), diriger les choeurs et enseigner le latin à l'école du choeur de St. Thomas. Ici encore, ses relations avec les autorités de l'église de Leipzig furent souvent houleuses.

À partir de mars 1729, Bach assume la direction du Collegium Musicum et se concentre de plus en plus à de nouveaux projets musicaux. Durant cette période, il compose bon nombre de cantates religieuses et profanes ainsi que divers oratorios (Noël, Pâques, Ascension).

En 1736, il est nommé "Kappelmeister" et compositeur auprès de l'Électeur de Saxonie, Frederick Augustus II à Dresde. Contrairement à Leipzig, Dresde possède une vie musicale intense avec beaucoup de musiciens (Johann Georg Pisendel, Pierre Gabriel Buffardin, Jan Dismas Zelenka, Johann Adolf Hasse, etc.). Durant cette période, Bach compose entres autres la fameuse Messe en si mineur, les Variations Goldberg, les Variations canoniques, le Clavier bien tempéré II, et l'Art de la fugue (incomplèt au moment de sa mort).

Bach restera à son poste à Leipzig jusqu'à sa mort, le 28 juillet 1750. À la fin de sa vie, des problèmes de cataracte l'ont rendu quasiment aveugle. Selon la tradition, sa dernière composition, un prélude de choral intitulé: "Devant ton trône, je me présente, Seigneur" a été dicté à son gendre (Johann Christoph Altnickol) peu avant sa mort.

Bach est un des plus grands génies de l'histoire de la musique ; maître suprême du contrepoint, de la fugue, de l'écriture polyphonique... Ses Passions comptent parmi les plus grandes compositions de tous les temps pour choeur et orchestre. créées pour un ensemble de voix et orchestre.





La cantate n°147 de Bach "Jésus que ma joie demeure" à l'orgue.


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"Jésus que ma joie demeure" interpreté à l'orgue de Vimy (62)


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