Michel Pellerin - Projet A-21 Michel Pellerin

Album : Projet A-21 (2006)

A-21 n'est en fait qu'un diminutif pour Apocalypse 21, où l'apôtre Jean nous décrit la vision du monde à venir que Dieu lui donna pendant son exil forcé sur l'île de Patmos. De nouveaux cieux, une nouvelle terre, une existence sans peine, sans douleur, sans maladie, où les croyants en Jésus-Christ vivront éternellement dans des corps parfaits, en présence de Dieu lui-même.

Ultimement, le but de l'album est la conscientisation à l'oeuvre de rédemption accomplie par Jésus-Christ lors de son premier passage sur terre.

Né à Montréal, le 20 juillet 1965, Michel passe ses 17 premières années dans un petit village des Laurentides, au nord de la grande ville. Aussi loin que sa mémoire puisse le ramener, la musique a sur lui une puissante influence. À 8 ans, dans l'espoir de lui apprendre les bases de la musique, sa mère l'inscrit à un cours de piano. Obsédé par la guitare et têtu comme pas un, il abandonne avec fracas le piano et se consacre désormais à convaincre ses parents de lui acheter une guitare. Six ans plus tard, il remporte son combat et obtient sa première guitare électrique.

À l'aube de ses 18 ans, premier contact avec les bars spectacles. L'aventure va durer une bonne quinzaine d'années. À 32 ans, après avoir exercé mille et un métiers et roulé sa bosse comme guitariste chanteur au Canada et en Europe, une profonde déprime existentielle s'installe. Toutes ces années d'instabilité et d'abus de toutes sortes l'ont conduit aux pieds de Celui qui allait totalement bouleverser le cours de sa vie. Il expérimente alors une collision brutale avec Jésus-Christ. Presque dix ans après cette puissante expérience spirituelle, il avoue lui-même en être encore ébranlé. Les huit premières années de sa vie chrétienne sont pour lui un temps où s'opèrent de profondes guérisons.

Libéré d'une multitude d'habitudes néfastes et destructrices le Seigneur lui redonne goût à la musique au printemps 2004 et l'inspire à reprendre le collier comme auteur-compositeur-interprète. À la suite de sa rencontre avec Pascal Dion du StudioMulti Productions de Sherbrooke, ils décident d'unir leurs talents dans une vision commune; réaliser un album chrétien qui rejoindra le plus grand nombre de personnes par la diversité de ses styles musicaux et par la qualité de ses textes. À raison d'une rencontre hebdomadaire et de plusieurs heures investies de façon individuelle, Projet A-21 nécessita six mois de production à Michel Pellerin et Pascal Dion.





Comme autrefois

Paroles : Michel Pellerin
Musique : Pascal Dion et Michel Pellerin


Je ne m'éclate plus comme autrefois
À vrai dire je suis droit comme une lance
Et je m'efforce de me tenir au centre
Dépouillé au possible
Le regard droit devant

Car les regrets défilent au grand jour
Quand je repense à chacun de nos excès
À ces heures perdues, aux illusions de guerre facile
Si tu y penses
Est-ce que tu nous reconnais?

Je ne m'éclate plus comme autrefois
À présent je choisis de demeurer entier
Et quant à mon coeur je le préfère près de moi
Pour le garder docile
Quand la peur s'amène pour l'enlever

Je ne m'éclate plus comme autrefois
Maintenant je sais que la mort n'a rien d'une amie
Alors la courir ou encore la provoquer
Me déplait au possible
Depuis que sa lumière a repeint ma vie


Entre tes mains

Paroles et musique : Michel Pellerin
Arrangements : Pascal Dion


Entre tes mains il ne faut plus s'inquiéter de rien tu l'as dis
Ni d'argent ni de pain ni de ce que pourrait fabriquer l'ennemi
Si sans résister j'arrivais à te laisser agir je m'en porterais mieux
Mais comme je ne suis qu'humain je t'implore de ne jamais t'arrêter de me guérir

De m'amener plus loin que je ne voudrais aller
Car si le choix me revient toi seul sais ce qui peut m'arriver

Ente tes mains l'espoir est à portée de tous ceux qui le désirent
Ni peut-être ni demain mais bien si le voile devant nos coeurs se déchire
Si sans résister j'arrivais à me laisser mourir je m'en porterais mieux
Mais rien n'est moins certain c'est pourquoi je te prie sans détour d'intervenir

De m'amener plus loin que je ne voudrais aller
Car si le choix me revient toi seul sais ce qui peut m'arriver

Car avant de renaître qu'avais-je donc à offrir
L'amertume déguisée et la démesure appliquée à outrance
Mais entre tes mains tu m'as fais voir toute la différence


Je t'ai vu

Paroles : Claudette Drouin
Musique : Michel Pellerin
Arrangements : Pascal Dion et Michel Pellerin


Je t'ai vu dans les blés qui se sont courbés
Dans l'immensité de l'univers
Dans les astres qui se sont éteints

Je t'ai vu dans les ruelles des âmes perdues
Dans les pensées obscures
Et dans les larmes de la pluie

Je t'ai vu dans les rires des enfants
Dans les yeux des grands
Dans ces jardins d'ombres et de lumières

Je t'ai vu dans les fleurs de toutes les couleurs
Dans ces senteurs enivrantes
Dans ces sous-bois remplis de secrets

Je t'ai vu dans la douleur de mon corps
Dans cette neige si blanche
Dans les minces lamelles de glace

Je t'ai vu dans le silence de mes nuits
Dans la fraîcheur de l'eau
Dans la mélodie de ton amour


Une à une

Paroles et musique : Michel Pellerin
Arrangements : Pascal Dion et Michel Pellerin


Quand le temps arrive de se confronter
À ce qui ne tourne plus très rond
Tout au fond de nos âmes
À ces souvenirs qu'on aurait préféré oublier

Quand ce jour se pointe avec Dieu aux commandes
Équipé pour la guerre
Décidé à en finir avec ces illusions
Qui nous trompent et qui minent notre espérance

Quand on ne peut plus supporter les blessures
Qui se sont invitées sans qu'on ne leur demande
Comme si on leur appartenait
Et bien pour vous les arrogantes, j'ai de bien tristes nouvelles
Sachez que celui qui m'a créé
Effacera toutes vos empreintes
Une à une

Après tant d'années à se chercher en vain
Une raison plus grande
Que notre vie qui se perd dans ces lendemains
Qui nous mentent et qui menacent de tout nous prendre

Et puis ne pas bouger après tant de nuits blanches
À se marquer au fer
Ne ferait aucun sens pour qui choisit de vivre
Pour sa droiture et pour tout l'amour qu'elle nous demande

Alors ni homme ni démon ne pourra plus jamais les ramener
Car en ce jour béni seul notre maître aura tout le loisir de tout réinventer
Ton âme, la mienne, la pluie, le soleil
Nos frontières et nos destins inachevés
La nuit, les étoiles, le sang dans nos veines
Et la splendeur de notre éternité

Et disparaîtront toutes nos blessures
Une à une


Je t'ai vu

Paroles : Claudette Drouin
Musique : Michel Pellerin
Arrangements : Pascal Dion et Michel Pellerin


Je t'ai vu dans les blés qui se sont courbés
Dans l'immensité de l'univers

Dans les astres qui se sont éteints

Je t'ai vu dans les ruelles des âmes perdues
Dans les pensées obscures
Et dans les larmes de la pluie

Je t'ai vu dans les rires des enfants
Dans les yeux des grands
Dans ces jardins d'ombres et de lumières

Je t'ai vu dans les fleurs de toutes les couleurs
Dans ces senteurs enivrantes
Dans ces sous-bois remplis de secrets

Je t'ai vu dans la douleur de mon corps
Dans cette neige si blanche
Dans les minces lamelles de glace

Je t'ai vu dans le silence de mes nuits
Dans la fraîcheur de l'eau
Dans la mélodie de ton amour


Libre (enfin !)

Paroles et musique : Michel Pellerin
Arrangements : Pascal Dion et Michel Pellerin


Je veux être libre de croire en Dieu
Et de me laisser transformer
Être moi-même sans honte ni amertume
Sans cette urgence d'être aimé

Pour aimer à mon tour
Le coeur léger et l'âme brûlante
Pour que la nouvelle se répande
À travers la nuit jusqu'au soleil du jour

Je veux être libre de toucher ton coeur
De cette simple mélodie
Et que ma voix transporte ton cri
Si haut que tu en oublieras ta peur

Et que tu aimes à ton tour
Le coeur léger et l'âme brûlante
Pour que la nouvelle se répande
Il est ressuscité et il prépare son retour

Et ensemble nous l'attendrons vivants ou de l'autre côté
Et si tu arrives premier, tu seras premier enfin libre
Et moi encore prisonnier, j'irai explosant d'espérance
Rêvant du jour qui arrive
Où l'on pourra se retrouver quand le temps sera venu

Je veux être libre de croire en nous
Et au combat qui nous unit
Deux mille ans de guerre et combien à venir
Où il nous faudra tenir debout

Pour aimer sans retour
Plus près de lui et de sa puissance
Pour que la nouvelle se répande
Christ est notre fin et sa victoire notre discours


Mon royaume

Paroles et musique : Michel Pellerin
Arrangements : Pascal Dion


Mon royaume n'est pas de ce monde
Alors vois-tu moi je n'ai rien à prouver
Mon royaume est dans une autre galaxie
Libre à toi l'ami moi je sais très bien qui je suis

Mon royaume n'est pas de ce temps
Car le temps pour moi ne s'arrête ni ne se poursuit
Mon royaume ne s'est point construit par l'épée
Tu peux certes t'en moquer ou bien y réfléchir

Mais toi le commandant qui es-tu vraiment
Toi qui me demande ce qu'est la vérité
Mais roi ou ennemi comme ils te réclament ma vie
Que sauras-tu leur dire pour t'en tirer

Mon royaume n'est pas de ce monde
Car ce monde vois-tu ne comprend plus comme je peux l'aimer
Mon royaume est si loin ou si près d'ici
Mais libre à toi l'ami, moi je sais très bien ce qu'ils ont choisi

Mais toi le commandant en feras-tu autant
Car comme tu leur a dit, qu'as-tu pour me condamner
Mais roi ou ennemi, en vérité je te le dis
Ce qui se joue maintenant, je l'avais décidé


Seigneur, à qui irions-nous

Paroles et musique : Michel Pellerin
Arrangements : Pascal Dion et Michel Pellerin


Seigneur, à qui irions nous
Mais dis-nous qui saurait nous accueillir
Nul autre ne sait mieux que toi
Ce qu'il en coûte à la vérité
Quand elle se dresse sans fléchir
Devant la main qui veut l'étouffer
Pour qu'elle demeure dans nos coeurs
Quand l'ennemi voudrait l'arracher

Mais Seigneur, à qui irions nous
Mais qui a cet amour à nous offrir
Que seraient nos lendemains sans toi
Si à la croix tu n'étais allé
L'accusateur craignant le pire
Aujourd'hui rit pour ne pas pleurer
Et sa furie comme sa laideur
À ton retour seront effacés
Puis ce sera à ton tour de rire
Quand tu viendras pour régner mille ans
Ici-bas parmi nous

Mais Seigneur, à qui irions nous
Pour trouver la sagesse, trouver la vérité
Pour le peu qu'il en reste en ce monde voilé
Quand monte nos prières descend ta délivrance
Vient aussi ta lumière qui nous berce
Et apaise nos souffrances

Mais Seigneur, à qui irions nous
Mais qui d'autre que toi peut nous guérir
Aucun autre ne connaît mieux que toi
La soif immense de l'humanité
Quand elle se cherche à s'étourdir
Et qu'elle se vide à ne rien trouver
Mais quand elle t'ouvre enfin son coeur
Ta main d'amour vient la délivrer


S'il faut croire

Paroles et musique : Michel Pellerin
Arrangements : Pascal Dion


S'il faut croire tout ce qu'on nous raconte
Ces histoires à dormir éveillé
Sur la joie qu'on aurait dans nos tristes existences
Le jour où l'on pourra tout se payer

L'amour, l'amitié, la luxure
Et tout ce temps qu'on ne reverra plus
Même ces gens qui nous détestent
Et qui nous saignent avec le sourire

Mais s'il faut croire ces sépulcres blanchis
Et leurs délires impossibles à avaler
Où Dieu ne sera rien, où la paix est à vendre
Où l'inutile est en primeur ce soir à la télé

Des reflets de notre décadence
Scénarisés pour notre plus grand plaisir
Ou pour la gloire instantanée
On pourra s'avilir et s'humilier

Mais s'il faut croire ces démons élégants
Sapés à quatre épingles, assis dans leurs fusées
Sur le bonheur certain de posséder le monde
Sur l'argent que l'on perd à se contrôler

De piller les pauvres gens
Et de frapper au corps d'un plus faible
Je vous le dit bien humblement
Que leur odeur n'a rien pour m'inspirer

Que la beauté de cette vie
Souvent se cache sous l'ordinaire
Dans ces gens qui, sans faire de bruit,
Savent faire battre très fort
Le coeur du Père


Tant de nous

Paroles et musique : Michel Pellerin
Arrangements : Pascal Dion et Michel Pellerin


Puisqu'il nous faut guérir pour alléger nos coeurs
Alors pour tout te dire je m'en remets à toi, oui à toi
Tant creuser tant courir pour un peu de chaleur
Tout ça ne me fait plus rire quand tu me tends les bras chaque fois

Alors sans trop pousser j'attend l'heure et le jour
Où enfin j'arriverai à comprendre
La force l'immensité le sens de ton amour
Qui dans la douceur vient pour reprendre

Tant de nous qui se meurent et qui sans se lasser
Se fracassent contre les mêmes murs
Tout ce qui t'appartient qu'on a peine à te rendre
Mais qui entre tes mains serait tellement plus sûr

Puisqu'il nous faut apprendre à écouter ta voix
J'oublie tout mes délires et m'en remet à toi oui à toi
Tant de paroles vaines pour camoufler nos peurs
Je n'ai plus rien à dire quand je marche avec toi avec toi

Alors sans s'énerver mon coeur fait demi-tour
Et revient où la vie prend son sens
Où ton sang a coulé à cette heure à ce jour
Où tu t'es livré pour mieux reprendre

Tant de nous qui se meurent et qui sans se lasser
Se fracassent contre les mêmes murs
Tout ce qui t'appartient qu'on a peine à te rendre
Mais qui entre tes mains serait tellement plus sûr

Je serai bref et j'irai droit au but
Je t'aime et te le crie sans honte
Mais l'urgence est grande car beaucoup croient à tort
Qu'ils ont l'éternité pour attendre

Tans de nous qui se meurent et qui sans se lasser
Se fracassent contre les mêmes murs
Tout ce qui t'appartient qu'on a peine à te rendre
Mais qui entre tes mains serait tellement plus sûr


Jésus je t'aime

Paroles et musique : Michel Pellerin
Arrangements : Pascal Dion et Michel Pellerin


Jésus je t'aime
Voilà qui devrait suffire
Car de mille mots tu n'as pas besoin

Jésus je t'aime
Maintenant je peux mourir
Car que peut me faire la mort
Si mon coeur se presse contre le tien

Jamais tu peux me croire
Je n'aurais cru qu'un certain soir
Par la porte de mon coeur brisé tu entrerais
Dans une chambre de désespoir
Là où toi seul pouvait y voir
Par ton amour tu m'as fait revivre

Jésus je t'aime
Que pourrais-je inventer de plus
Car de poème de génie tu n'as pas besoin

Jésus je t'aime
Car ta main seule a su guérir
Cette brûlure insupportable
Que j'appelais ma compagne
Depuis trop longtemps


Pourtant

Paroles et musique : Michel Pellerin
Arrangements : Pascal Dion


S'il est vrai que demain je parlerai aux anges
Alors pourquoi hier me fait tant trembler
Si celui que je sers a terrassé la mort
Mais de quel souvenir irais-je me cacher

Et pourtant de ce jour je me rappelle encore
De cette lumière qui m'a traversé
Je voyais sa croix et je voyais son corps
Et j'ai compris soudain que tout allait changer

Mais comment oublier tant d'amour tant de grâce
À la moindre tempête qui vient à s'approcher
Contre une simple prière il a sauvé mon âme
Je ne saurais l'oublier et pourtant et pourtant

Sans pouvoir l'expliquer et sans jamais comprendre
Quand l'âme et le coeur sont tristes à hurler
Il m'éveille à l'aube et refait mon décor
Et son souffle sur moi m'amène à me rappeler

De ténèbres immenses et de nuits de tourmente
De ce cri du coeur qui l'a tant touché
De ces bras de père m'accueillant sans attente
Et de son sourire qui m'a fait chavirer

Tout est clair à présent et encore je reviendrai
Implorer son pardon étendu à ses pieds
Que me vaut d'être fier si en moi la mort peut faire sa loi
Et si de lui elle aura su m'éloigner à jamais