Musique africaine

par,
les Éditions Afriquespoir
(presse catholique d'Afrique)




Tracer un panorama exhaustif de la musique dans notre continent n'est pas une bagatelle. La musique est là, vingt quatre heures sur vingt-quatre. « La musique, c'est le cinquième pouvoir en Afrique — a dit le chanteur burkinabé Zêdess —. Au Burkina, comme dans beaucoup de pays africains, le taux d'alphabétisation est très bas. La musique est accessible à tous. C'est un vecteur plus direct, plus accessible, plus populaire pour parler aux gens ». Le Cardinal Bernard Agré, Archevêque émérite d'Abidjan, est de l'avis que la musique « adoucit les moeurs, secoue et interpelle l'homme guetté par les tentations, la paresse, l'immobilisme et toute forme de corruption ». Elle peut donc jouer un rôle de conscientisation du peuple, de dénonciation de ce qui déshumanise (injustices, trafic d'armes, enfants soldats, violence). Elle peut aussi agir comme de la drogue, surtout lorsqu'elle ne chante que la ruse, les amours faciles, les éloges des puissants...

Ce parcours ne pourra pas tout raconter. Il se limitera à ne rappeler que les noms de quelques artistes célèbres, d'une vingtaine de pays. Ou les plus aimés. Ou les plus typiques. Toute description de notre musique exige un tri, avec le risque d'oublier des noms importants ou de ne pas indiquer dans quel genre de musique navigue tel ou tel artiste et s'il est question d'un compositeur, ou d'un chanteur ou d'un directeur d'orchestre ou de ces trois choses à la fois.

Le critère adopté correspond surtout au nombre de pages web de chaque artiste. D'ailleurs, on pourrait même se demander : « Y-a-t-il une musique africaine? ». Une question à laquelle la star sénégalaise Youssou N'Dour a répondu. « Il en existe une infinité. Chaque région a un style traditionnel original. Et puis il y a la musique africaine moderne, métissée, qui intègre diverses influences locales et étrangères, dont je suis l'un des représentants. Les deux genres se nourrissent l'un l'autre. La musique traditionnelle reste d'autant plus vivante que des artistes modernes exploitent ses spécificités, son potentiel, ses couleurs. »

Afrique du Sud
Angola
Bénin
Burkina Faso
Cameroun
Cap-Vert
Centrafrique
Congo Brazza
Côte d'Ivoire
Éthiopie
Gabon
Guinée Conakry
Kenya
Madagascar
Mali
Mozambique
Nigéria
Ouganda
République Démocratique du Congo
Sénégal
Tanzanie
Tchad
Togo
Zimbabwe


Afrique du Sud


— Miriam Makeba (Mama of Africa)

Les artistes ou les groupes les plus connus sont environ une soixantaine. La chanteuse africaine la plus célèbre de tous les temps est sans doute Miriam Makeba, surnommée "Mama of Africa". Une voix et une vie au service de la musique (une vingtaine d'albums) et des droits de l'homme.

— Jabu Khanyile of Bayete

D'autres : Jabu Khanyile of Bayete : en zoulou "Bayete" signifie "Majesté" : talentueux musicien et chanteur hors pair de Soweto, en septembre 1996, il se vit octroyer le KORA du Meilleur Artiste d'Afrique australe.

— Soul Brothers

Le groupe Soul Brothers, très connu dans les pays de l'Afrique Australe, a produit, depuis 1974, plus de 30 albums.

— Lucky Dube

Lucky Dube est l'une des plus grandes figures du reggae d'aujourd'hui. Ce qui l'inspire, dit-il ce sont "les gens" : « People! Regarder les gens, observer leurs mouvements, les choses qu'ils font ».

— Pops Mohamed

Pops Mohamed est très connu, autant comme musicien (interprète et chanteur) que comme producteur.

— The

Le trio féminin The est inscrit dans la légende de la musique sud-africaine et a été l'un des fers de lance culturels de la résistance anti-apartheid. Les textes de leurs chansons témoignent de la réalité quotidienne de la nouvelle Afrique du Sud : espoirs de changement, libertés chèrement acquises, mais aussi inquiétude face à la montée du crime et de la violence et des ravages du sida.

— Soweto Gospel Choir

Le Soweto Gospel Choir est un ensemble vocal impressionnant, chantant en huit langues différentes.

— Hugh Masekela

Le trompettiste de jazz Hugh Masekela.

— Ladysmith Black Mambazo

Le groupe créé par J. Shabalala il y 40 ans, Ladysmith Black Mambazo, a reçu deux Grammy Award. En 1993, Mandela se fit accompagner par ce groupe à la cérémonie de remise du à . Leur tube "The Star and the Wiseman" (1998) a remporté un triple album de platine, avec plus d'un million de disques vendus rien qu'en Grande-Bretagne. Ils se produisent désormais sur toutes les scènes du monde. Parmi les thèmes récemment abordés par le groupe, la question du commerce équitable et les dangers de l'alcool au volant.


Angola


— Lourdes Van-Dunem

Le souvenir de la chanteuse Lourdes Van-Dunem, décédée en 2006 à 71 ans est toujours vif. Surnommée "la grande dame de la musique angolaise" Lourdes Van-Dunem rappelle à bien des égards Cesaria Evora, la chanteuse du Cap-Vert. Sa musique était très liée au destin de son pays, meurtri par 20 ans de guerre. La musique angolaise contemporaine, issue des danses et des rythmes traditionnels (kazukuta, rebita, kabetula, semba...) étonne par sa grande variété.

— Frères Kafala

Quelques noms : Les Frères Kafala et leur incroyable répertoire de folk angolais ;

— Paulo Flores

Paulo Flores. À 21 ans, il avait déjà 8 albums à son actif. Ses paroles sont galonnées avec des commentaires sociaux et une poésie riche. Son groupe musical emprunte au funana capverdien, à la samba brésilienne, au zouk antillais.

— Mario Rui Silva
— Eduardo Paim
— Bonga
— Manya


D'autres : Mario Rui Silva, Eduardo Paim, Bonga, Manya.


Bénin


— Angélique Kidjo

La vedette est Angélique Kidjo avec sa musique afro-américaine, faite de calypso, salsa, zouk..., le tout porté par sa voix unique. Le contact avec les musiques brésilienne, cubaine, etc., lui a permis d'affirmer : « J'ai compris à quel point la musique peut être une thérapie et un véritable espace de liberté pour un peuple qui en est sevré ».

— Wal Junior
— Cella Stella


D'autres : Wal Junior, Cella Stella, née à Daloa en Côte d'Ivoire, des parents béninois : elle chante en yoruba, fon, mina, douala, lingala, français, anglais.


Burkina Faso


— Zêdess (Zongo Seydou)

Zêdess (Zongo Seydou) est un chanteur engagé. « Mon rôle en tant qu'artiste est d'éclairer la lanterne et la conscience des populations. Mais je n'ai pas la prétention de devenir un donneur de leçons ou de détenir la vérité absolue », a-t-il déclaré à Afrik.com.

— Saaba

Saaba est l'une des meilleures troupes de musique et danse traditionnelles du pays.

— Farafina

Farafina, groupe musical fondé au début des années 80 par le célèbre balafoniste Mahama Konaté.

— Georges Ouedraogo
— Amadou Balaké
— Idak Bassave
— Amity Meria
— Nick Domby
— Bil Aka Kora
— Samaraya
— Sami Rama
— Negramers


D'autres : Georges Ouedraogo chanteur-compositeur, a derrière lui une longue et riche carrière musicale et il est considéré comme le grand ambassadeur de la musique burkinabè,

Amadou Balaké, Idak Bassave, Amity Meria, Nick Domby, Bil Aka Kora, Samaraya, Sami Rama, Negramers (signifie Moeurs du Nègre), ensemble qui essaie de mettre en exergue les valeurs de la culture africaine et traite des thèmes comme l'amour, la compréhension, la paix.

— Djiguiya
— Tim Winsé
— Yeleen
— Compagnie Sokan
— Fatoumata Démbélé
— Amadou Balaké
— Amity Méria
— Sonia Carré d'As


Djiguiya, Tim Winsé, Yeleen, Compagnie Sokan, Fatoumata Démbélé (griote, chanteuse, danseuse, en mars 2007, son premier album en solo), Amadou Balaké, Amity Méria, Sonia Carré d'As.


Cameroun


— Manu Dibango

La musique camerounaise est belle et reflète la géographie et les cultures du pays : Makossa (Douala), Bikutsi (Centre Province), Makassi et Tchamassi (Ouest), Asiko (Bassa). Les musiciens camerounais sont talentueux et leurs compositions livrent bataille à la domination de la musique congolaise très appréciée et aux musiques noires américaines, qui recueillent la faveur de certains jeunes. Le plus grand est Manu Dibango, roi du Soul Makossa, un artiste s'illustrant avec la même maestria dans le jazz, le soul et la world music. Débuts à Kinshasa dans les rangs de deux ensembles : l'Africain Jazz et l'Africa Team du Grand Kallé. Et tant d'autres.

— Viviane-Etienne
— Francis Bebey


Les pages web assurent que les artistes et les groupes dépassent la centaine. Alors que parmi les valeurs montantes s'impose Viviane-Etienne, comment oublier Francis Bebey (1929-2001), écrivain, compositeur, chanteur, guitariste, joueur de salsa?

— Any Gold
— Clan Decca
— Longuè Longuè


Any Gold, le clan Decca ; le controversé mais populaire Longuè Longuè, qui chante "Trop d'impôts tuent l'impôt". Il condamne les "bandits à col blanc" qui pillent le trésor public et asphyxient le peuple au nom des impôts. Aux élus locaux, il rappelle qu'il revient à ceux qui ont prêté serment devant Dieu et les hommes d'aider le pays à changer. « Rien ne change, le pays ne fait que s'enfoncer. Les pauvres meurent du choléra... pourtant nous payons nos impôts mais le développement ne suit pas » ;

— Prince Eyango
— Charly Nelle
— Queen Etémé


Prince Eyango ; Charly Nelle, la soliste extraordinaire Queen Etémé, grande chanteuse, il y a trois ans a enregistré un album, "é Soki", qui signifie "Et si" en lingala. « C'est un titre que je trouve bien puisqu'il interpelle l'auditeur sans être forcément moralisateur. » À la question de l'agence Afrik « Par rapport à vos parents, vous a-t-il été difficile d'embrasser une carrière artistique étant donné la mauvaise réputation du milieu chez les Africains? », Queen Etémé a répondu : « Mes parents ont eu très peur. Ils considéraient que la musique n'était pas un métier. À raison d'ailleurs, parce qu'il y a très peu de musiciens qui vivent de leurs musiques. Il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Pour ma part, comme c'est une passion, je ne peux pas faire autrement, c'est ma raison de vivre et je ne peux tout simplement pas m'en passer. Il a tout de même fallu que j'aille au bout de mes études pour pouvoir convaincre mes parents que je pouvais enfin commencer à faire de la musique ».

— Donny Elwood (le Pygmée)

Donny Elwood, le "Pygmée" comme tout le monde l'appelle au pays, qui chante les petits et grands problèmes auxquels sont confrontés ses compatriotes. Et beaucoup d'autres, surtout dans le domaine du Makossa.


Cap-Vert




— Cesaria Evora

60 artistes ou groupes. Cesaria Evora. Emouvante chanteuse, surnommée la diva aux pieds nus, à cause de son habitude de se produire pieds nus, en soutien aux sans-abri, femmes et enfants pauvres de son pays, elle a popularisé la musique du Cap-Vert.

— Maria Alice
— Mariana Ramos
— Vasco Martins


Au-delà de Cesaria et de certains autres, Maria Alice, Mariana Ramos, Vasco Martins, la musique du Cap-Vert se résume, pour beaucoup, au Cabo love (le zouk capverdien).


Centrafrique


— Princesse Léonie Kangala
— Sultan Zembellat
— Kada Monganga


Les bons musiciens ne manquent pas, bien que soit toujours là un certain complexe d'infériorité vis-à-vis de la musique étrangère, en particulier de la musique congolaise. Par exemple : la Princesse Léonie Kangala, Sultan Zembellat, Kada Monganga, le Maître incontesté de "Montè - Nguènè", genre musical qui, en Mbati, signifie : plaisir, joie de vivre.

— Musiki
— Kada Monganga


Plus la mythique orchestre Musiki. Lors de la défaite du président Ange-Félix Patassé, en mars 2003, la chanson « Namwaie », de Kada Monganga fut reprise par les gens. Et adaptée : « Ayo, Baba Patassé oh, mbi regreté so ando mbi voté mo... », (En tout cas, papa Patassé, je regrette d'avoir voté pour toi, car en ce moment je souffre de faim).

— Mamy Wata
— Pygmées babinga-bagandou-bofi-isongo


D'autres : Mamy Wata ; Pygmées babinga-bagandou-bofi-isongo...


Congo Brazza


— N'Zongo Soul

Congopage.com assure que les artistes et les groupes musicaux sont une cinquantaine et que la danse et la musique font partie intégrante de la tradition et de la vie quotidienne et qu'elle se présente sous de multiples dénominations : jazz congolais, Congo Music, rumba ou soukouss, musique de danse qui mêle les formes occidentales (rock, etc.) et les rythmes antillais. En marge du soukouss, un musicien comme N'Zongo Soul renoue avec le walla, un des rythmes traditionnels du peuple kongo.

— Willy Lokéto
— Quentin Moyascko
— Jah Wise
— Guy Guy Fall
— Roga Roga


Willy Lokéto, Quentin Moyascko, Jah Wise, Guy Guy Fall, Roga Roga, etc. représentent l'espoir de demain.

— Mpasi
— Zao
— Papa Noël
— Extra-Musica
— Lang'i


D'autres : Mpasi (un des musiciens les plus versatiles du pays, reconnu comme un des grands guitaristes des deux rives), Zao (Dieu sait qu'il en a vu de toutes les couleurs, à cause de l'engagement social de ses chansons), Papa Noël, Extra-Musica, Lang'i.


Côte d'Ivoire


— Alpha Blondy (Seydou Koné)

Alpha Blondy (Seydou Koné), avec 600 000 pages web, est sans doute la star internationale la plus populaire de la musique afro/reggae depuis la mort de Bob Marley, notamment pour son charisme et son engagement social et politique. Il compte plus de quinze albums et un nombre incalculable de concerts. Il représente une des plus grandes figures de la musique ouest-africaine depuis vingt ans. Il chante en français, dioula, anglais. Quand on lui posa la question : « Pourquoi avoir choisi le reggae? », il répondit : « Parce que les jamaïcains sont plus africains que les noirs américains ».

— Tiken Jah Fakoly

— Ahmed Farras
— Fadal Dey
— Neth Soul
— Ismaël Isaac
— Serge Kassi
— Beta Simon


D'autres : Tiken Jah Fakoly, qui dit jouer une musique pour « éveiller les consciences » ; Ahmed Farras, Fadal Dey, Neth Soul, Ismaël Isaac, Serge Kassi, Beta Simon.

— Aïcha Koné
— Magic System
— Daouda
— Awa Maïga
— Mathey
— Barbara Akabla
— Manou Gallo
— Meiway
— Monique Séka
— Ismaël Wonder
— Groupe Woya


Aïcha Koné est la grande dame de la chanson ivoirienne, beaucoup de ses textes sont en bambara ou en malinké, Magic System, Daouda, Awa Maïga, Mathey, Barbara Akabla, Manou Gallo, Meiway, Monique Séka, Ismaël Wonder, Groupe Woya.


Éthiopie


— Des bardes (azmari)

La complexité musicale est extrême mais richissime en surprises. Une centaine de langues, un patchwork étonnant de peuples, des pratiques religieuses entre Afrique, Orient et Occident, expliquent cette multitude de musiques tant profanes que religieuses. L'Éthiopie est souvent chantée par des bardes (azmari) qui s'accompagnent sur une intéressante panoplie d'instruments à cordes : lyre baganna, vièle masenqo et lyre krar. Ils chantent des chants d'amour, des récits populaires, des proverbes ou des réflexions religieuses.


Gabon


— Annie Flore Batchiellilys

Annie Flore Batchiellilys. En 2002, elle a reçu le prix pour meilleur espoir féminin au festival Kora Afrique du Sud. Elle marche très fort sur diverses scènes musicales du monde.

— Chorale N. D. de la Salette

La Chorale N. D. de la Salette a reçu deux Koras en 2003.

— Chata Addy
— Tete Kojo Addy


Et puis, Chata Addy, Tete Kojo Addy, etc.


Guinée Conakry


— Bembeya Jazz
— Sékou Diabaté


Le Bembeya Jazz c'est l'un des plus grands orchestres de danse d'Afrique avec le guitariste électrique vedette Sékou Diabaté. L'originalité du Bembeya tient dans son mélange de mélodies de griots avec des rythmes inspirés par la rumba congolaise et la musique cubaine.

— Sekouba Bambino

Après 15 ans de carrière, à travers Révolution Band, le Ballet de Siguiri, l'Orchestre Mandén Kono, Africando, Sekouba Bambino comprend vite qu'il vaut mieux voler de ses propres ailes : premier groupe en 1990 et première cassette ("Sama"), premier CD ("Le Destin", 1992) puis un deuxième « Kassa » en 1997, avec deux chansons de sa mère ("Apollo" et "Tayer Tché") fusionnées sous le titre « Kassouman Ma ». C'est alors la plus grosse vente en cassette d'Afrique de l'Ouest, dépassant le million d'exemplaires.

— Mory Kanté
— Doura Barry
— Fatala
— Kélétigui et les Tambourinis
— Hadja Kouyaté


D'autres : Mory Kanté, Doura Barry, Fatala, Kélétigui et ses Tambourinis, Hadja Kouyaté.


Kenya


— Nairobi Yetu

En invitant à la découverte des talents musicaux du pays, un site internet affirme : « Le Kenya n'est pas seulement les lions, les girafes, et des coureurs très rapides, c'est aussi les studios, la musique, le hip hop... ». Nairobi Yetu est un collectif de trente huit rappeurs et musiciens issus de quatre quartiers pauvres de Nairobi : quelques-uns des meilleurs rappeurs du Kenya ainsi que de nouveaux talents qui s'expriment en swahili, en sheng et en anglais. Leur premier album de succès, Kilio cha Haki « Cri pour la justice », Ayub Ogada, Berore Benga, Fundi Konde, Joseph Kamaru, Ras Naya.


Madagascar


— Justin Vali

Justin Vali, il joue de la valiha, l'instrument à cordes typique de l'île, sorte de luth fait d'un bambou creux de 10 cm de diamètre et d'un mètre de long.

— Eric Manana

D'autres : le guitariste Eric Manana.

— Les Mahaleo

35 ans après ses débuts, les Mahaleo font encore rêver toutes les générations à Madagascar ;

— Melky

Melky, etc.


Mali


— Salif Keita
— Toumani Diabaté
— Djelimady Tounkara
— Kader Kéita


80 artistes ou groupes. L'organisation anglaise Womad, World of music, arts and dance, qui veut promouvoir la musique, les arts et les danses, a célébré ses 25 ans en 2006. Un événement qu'elle a voulu commémorer en faisant une place de choix à la musique africaine et en donnant au Mali le titre de "Super puissance musicale". Grâce surtout à ses quatre stars : Salif Keita, Toumani Diabaté, Djelimady Tounkara et Kader Kéita.

— Boncana Maïga

Sans oublier Boncana Maïga, père du groupe panafricain de la salsa, "Africando", et retenu comme le plus célèbre des arrangeurs du continent.

— Boubacar Traoré
— Toumani Diabaté


Ou Boubacar Traoré. « Nous sommes un des pays les plus pauvres du monde, mais notre musique arrive dans tous les endroits du monde aujourd'hui, là où les gens ne connaissent même pas le nom de notre président! », a affirmé Toumani Diabaté, un des plus brillants joueurs de Kora (une harpe à 21 cordes de l'Afrique de l'ouest) et créateur de l'orchestre Symmetric, avec 14 musiciens de différents pays africains.

— Ali Farka Touré
— Amadou et Mariam
— Fanta Disco
— Mangala
— Abdoulaye Diabaté


D'autres : Ali Farka Touré, Amadou et Mariam, Fanta Disco, Mangala, Abdoulaye Diabaté.


Mozambique


— Arcenio

Arcenio, auteur, compositeur et interprète, il chante en chuabo, sa langue et en portugais, la guerre civile et le quotidien du Mozambique.

— Eduardo Durao
— Eyuphuro
— Ghorwane
— Marrabenta Mozambique


D'autres : Eduardo Durao, Eyuphuro, Ghorwane, Marrabenta Mozambique.


Nigéria


— Femi Kuti
— Tony Allen


Femi Kuti, né en 1962, est le fils de Fela Anikulapo-Kuti, créateur, avec Tony Allen, de l'afrobeat, un cocktail explosif de jazz, de funk et de musique africaine. Il est l'une des plus grandes voix musicales du pays et du continent.

— Labgaja

Avec Labgaja, compositeur et saxophoniste, qui joue sur scène revêtu de masques en tissu coloré puissamment expressifs, sortis tout droit de la tradition yoruba. Dans cette langue, Lagbaja signifie « l'homme sans visage », c'est sa façon à lui d'exprimer les souffrances de l'homme noyé dans l'anonymat, des victimes sans voix et sans visage de la guerre.

— Ayo

Ayo est une chanteuse de soul allemande d'expression anglaise.

— Sikuru Ayinde Barrister

Sikuru Ayinde Barrister a modernisé le fuji, la musique des Yoruba musulmans ;

— Keziah Jones

le bluesman cosmopolite Keziah Jones ;

— King Sunny Adé

King Sunny Adé, roi de la musique juju, etc.


Ouganda


— Geoffrey Oryema

Geoffrey Oryema est sans doute parmi les plus connus : « J'ai deux choses dans mon coeur : la haine et l'amour. L'amour, car ce pays m'a offert beaucoup de choses ; la haine, parce que tant qu'il y aura des conflits, qu'ils soient tribaux ou politiques, on ne verra jamais la couleur de la démocratie. C'est ma seule critique. Je ne suis pas un politicien... chacun a sa place. Je fais de la musique pour le plaisir, parce que ça fait du bien aux gens. Mes chansons sont universelles ». À signaler, notamment, son album (2006) "No child soldiers", non aux enfants soldats.

— Nujeli
— Samite Mulondo
— Rachel Magoola
— Orchestre Makassi


D'autres : Nujeli, Samite Mulondo, Rachel Magoola, Orchestre Makassi, etc.


République Démocratique du Congo


— Wendo

150 artistes ou groupes musicaux. « La République Démocratique du Congo est une première puissance de la musique africaine moderne », a remarqué en juin 2007 le ministre congolais de la Culture et des Arts, Marcel Malenso Ndodila. Cela depuis plusieurs dizaines d'années. Dans son "Histoire du Zaire" Isidore Ndaywel è Nziem écrit que dans les années 70-80 « dans la seule ville de Kinshasa, il y avait un millier d'orchestres de musique traditionnelle ». Plus une cinquantaine d'orchestres accompagnant une centaine de danses modernes.

Comment résumer tout cela à partir des anciens succès de Wendo, grande star de la rumba africaine depuis 1948.

— Grand Kallé et Les African Jazz
— Africa Team
— Zaïko Langa Langa
— Mbilia Bel
— Abéti Masikini
— TP OK Jazz
— Franco Luambo Makiadi
— Papa Wemba
— Tabu Ley Rochereau


Et d'autres, tels que : Grand Kallé et ses African Jazz (Kinshasa) et Africa Team (à Bruxelles), Zaïko Langa Langa, Mbilia Bel, Abéti Masikini, le TP OK Jazz de Franco Luambo Makiadi, Papa Wemba, Tabu Ley Rochereau.

— King Kester Emeneya
— Sam Mangwana
— Nyboma
— Papa Noël
— J.B. M'Piana
— Reddy Amisi
— Nyoka Longo
— Boketshu 1er et Swede Swede
— Défao et Big Stars
— Pépé Kallé
— Papy Tex et Empire Bakuba
— KarmaPa
— Felix Wazekwa
— Djouna Big One
— Diblo Dibala et Matchatcha
— Fally Ipupa
— Lokwa Kanza
— Awilo Longomba
— Lutchiana 100%
— Manda Chante
— Marie Paul
— Adolphe Dominguez
— Aimé Buanga


Et beaucoup d'autres : King Kester Emeneya, "le prédateur musical des meilleurs spectacles du continent africain" ; Sam Mangwana, Nyboma, Papa Noël, J.B M'Piana, Reddy Amisi, Nyoka Longo, Boketshu 1er et Swede Swede, Défao et Big Stars, Pépé Kallé, Papy Tex et Empire Bakuba, KarmaPa, Felix Wazekwa, Djouna Big One, Diblo Dibala et Matchatcha, Fally Ipupa, Lokwa Kanza, Awilo Longomba, Lutchiana 100%, Manda Chante, Marie Paul, Adolphe Dominguez, Aimé Buanga, etc.

— Ngiama Makanda Werrason

Jusqu'à l'édition 2005 des oscars de la musique Kora à Durban, en Afrique du Sud. En effet quatre prix Kora ont échu à la République Démocratique du Congo pour le 10ème anniversaire de cette manifestation musicale qui récompense les artistes africains. La palme du meilleur artiste de l'Afrique centrale est revenue à Ngiama Makanda Werrason.

— Koffi Olomide

Koffi Olomide a reçu le prix du meilleur artiste de la décennie et une somme coquette.

— Jean Mastaki Bafa

D'autres : Jean Mastaki Bafa est à la fois auteur, compositeur et interprète. Grâce à sa chanson « Amani », il a remporté le concours mondial pour la paix, "A Song of Peace".

— Jean Goubald Kalala

Jean Goubald Kalala, et ses Acolytes, mélangeant avec inspiration et habilité différents styles.

— Mbilia Bel
— Tshala Muana
— Barbara Kanam
— Groupe Avalon


En Afrique du Sud, Kora 2003, la République Démocratique du Congo emporta 5 trophées : Mbilia Bel "la meilleure chanteuse d'Afrique centrale" et Tshala Muana ; Quartier Latin de Koffi Olomide "meilleur orchestre du continent africain" ; la chanteuse Barbara Kanam qui fait sa carrière en Côte d'Ivoire et le groupe Avalon composé des Congolais résidant en Suède. En 2007, Kinshasa a accueilli le premier Festival international de Jazz « Jazzkif 2007 ».

— Kanda Bongo Man
— Félix Wazekwa
— Bozi Boziana
— Lutumba Simaro
— Kiamuangana Verckys
— Abeti Masikini


Parmi les groupes sélectionnés : Kanda Bongo Man, Félix Wazekwa, Bozi Boziana, Lutumba Simaro, Kiamuangana Verckys, Abeti Masikini.


Sénégal


— Youssou N'Dour

Youssou N'Dour : Auteur de plus de 100 chansons, il jouit d'une immense popularité. C'est surtout en 1989 avec son album "The Lion" qu'il gagne ses étoiles dans la World Music. Sa composition "La Cour des grands", sera adopté comme hymne du Mondial 98. « La culture africaine est comme un train en marche.

Il a une aptitude rare à faire passer par la seule musique des messages et à mobiliser les gens pour une cause. Il vient de se mobiliser avec les plus grandes stars de la scène internationale pour un double album "Make some noise" (Faites du bruit), une campagne d'Amnesty International pour sauver le Darfour (200 000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés).

— Cheikh Lô

D'autres : Cheikh Lô reprend comme la plupart des artistes sénégalais des thèmes comme l'unité de l'Afrique tout en dédiant beaucoup de ses chants au mouridisme.

— Le duo Pape & Cheikh

Le duo Pape & Cheikh et sa chanson à succès "Yatal Gueew" (l'élargissement du cercle) : adoptée par presque tous les partis politiques pendant la campagne électorale de 2001 : une chanson en faveur de la tolérance et de la coopération entre les différents groupes ethniques, sociaux et religieux du pays.

— Africando

Africando, le plus grand groupe de Salsa d'Afrique ;

— Touré Kunda

Touré Kunda.


Tanzanie


— Orchestra Makassy

Groupe mythique de la scène tanzano-zaïroise des années soixante-dix au début des années quatre-vingt, Orchestra Makassy peut se redécouvrir aujourd'hui grâce à la réédition de l'excellent album datant de 1982, « Agwaya », avec des artistes de grande renommée.


Tchad


— Kaar Kaas Sonn

Kaar Kaas Sonn, pionnier de la musique moderne au Tchad,

— Ingamadji Mujos

Ingamadji Mujos, chanteur engagé dans des thèmes sociaux (enfants de la rue, sida, dot),

— Clément Masdongar

Clément Masdongar (Afro-pop),

— Achille Baldal

Achille Baldal (Reggae),

— Issa Moussa
— Saint Mbete Bao


Issa Moussa, Saint Mbete Bao, l'un des précurseurs du Dala, musique populaire du Tchad, etc.


Togo


— Bella Bellow

Le souvenir de Bella Bellow. « Belle comme une rose, elle a vécu l'instant d'une matinée. Sa voix de rossignol était appréciée et aimée par le public », écrivait un journal togolais. Elle est morte très jeune (27 ans), en 1973, victime d'un accident de la circulation. Comment oublier Nye Dzi, un chant dans lequel l'artiste rassurait son amour : « Je ne te tromperai jamais! Où tu iras, j'irai. Où tu seras enterré, je mourrai. Même la mort ne saura nous séparer »? Amen Viana, Adolf Teacher (alias Kodzo Kougblénou), Agboti Yawo Mawuena... King Mensah est le plus populaire.

— Jad Fozis

Meilleur chanteur d'Afrique et des Caraïbes lors d'un Concours organisé à l'Unesco (Paris) en '97. Révolté par l'exploitation et le trafic des enfants (au moins 3 000 enfants togolais sont interceptés chaque année par la police aux frontières du pays), il a lancé l'année dernière l'album "Droits des enfants". Jad Fozis (Djadoo Kossi à l'état civil) est aussi très sensible aux problèmes sociaux : il chante « qu'être homme, c'est savoir pardonner ».

— Afia Mala

Afia Mala, appelée La « Princesse des rives du Mono », élue meilleure artiste africaine en 1992.

— Ammy Coco

Ammy Coco, 6 disques à son actif : « Le Togolais ne promeut pas sa propre musique. Il est plus tourné vers la musique étrangère », dit-elle.


Zimbabwe


— Stella Chiweshe

Stella Chiweshe, appelée « la grand-mère de la musique traditionnelle » ;

— Dorothy Masuka

Dorothy Masuka, qui a même écrit de nombreuses musiques pour Miriam Makeba.

— Mtukudzi

Mtukudzi, un musicien prolifique, plus de 35 albums.

La musique religieuse a elle aussi creusé son sillon. En présentant la musique de la République Démocratique du Congo, Tshonga Onyumbe écrit que « les chansons religieuses trouvent leur origine dans les chorales religieuses » (Annales Aequatoria, 2001). C'est le point de départ de presque tous les chanteurs ou compositeurs africains.

— Daniel Doumbe Eyango

Des transports en commun aux bars en passant par les night-clubs et les veillées funèbres, elle doit largement sa vitalité aux médias en relation avec les diverses églises de réveil. Elle arrive même à rivaliser avec la profane et en capturer certaines vedettes. Le cas le plus frappant a été sans doute celui du camerounais Daniel Doumbe Eyango (1914-2006). Aux débuts c'est dans les cabarets qu'il exploitait ses dons. Plus tard, il sera attiré par le Gospel, où l'auteur compositeur écrira les plus pages de sa vie. « J'ai aimé deux choses dans la vie, Dieu le créateur et la musique, qui est un don du ciel », aimait-il dire. Il a laissé un répertoire de plus de deux mille chansons composées et chantées en français, en allemand, en latin, en anglais et en douala. Auteur du célèbre hymne à la jeunesse, "Depuis les hauts du Manengouba".

— Rebecca Malope
— Deborah Fraser


« Elle nous dit, elle nous répète, Mettez-vous bien ceci dans la tête, C'est dans la paix, dans la concorde, Que Dieu vous fera miséricorde »... Afrique du Sud. Rebecca Malope et Deborah Fraser sont sans doute des stars du Gospel.

— Dimi

Congo Brazza : Dimi propose une musique folklorique religieuse.

— Miss Johnson

Côte d'Ivoire : Miss Johnson est la nouvelle coqueluche de la musique religieuse.

— Cindy Thompson

Ghana : Cindy Thompson.

— Denis Ngonde

République Démocratique du Congo : Denis Ngonde. Poète, parolier et musicien religieux ;

— Matou Samuel

Matou Samuel étoile de la musique chrétienne, est l'auteur de deux albums de succès : « Kiese Mu Yesu » (La joie en Jésus) et « Fongola » (Clef). D'après lui, « La chanson contribue beaucoup dans la vie du chrétien, elle édifie, console. Bref, c'est le meilleur remède pour le chrétien ».

— Runo Nvumbi
— Carlyto Lassa Ndombas
— L'Or Mbongo
— Micheline Shabani
— Saghi Sharufa


D'autres : Runo Nvumbi, Carlyto Lassa Ndombas, L'Or Mbongo, Micheline Shabani, Saghi Sharufa.

Une musique destinée à accompagner la prière, à animer la communauté, à faire passer des messages capables de répondre aux attentes et aux difficultés des fidèles. Ou même, de leur faire croire que les choses chantées disposent de pouvoirs extra. Les chantres n'ont qu'un souci : faire rêver que la prospérité est possible. D'où le désordre dans la musique dite "chrétienne", puisant sa source dans la prolifération d'églises sans nombre, où il n'y a plus de ligne de démarcation entre la musique profane et la musique religieuse. Les rythmes sont les mêmes, l'orchestration, les cris, la chorégraphie et les danses. Dans un entretien avec le quotidien kinois Le Potentiel, l'abbé Jean-Pierre Makamba, prêtre de l'archidiocèse de Kinshasa et auteur apprécié de compositions religieuses, a justement rappelé les mésententes qu'une musique religieuse peut entretenir : « Je ne peux pas me réjouir et chanter les Alléluia du matin au soir quand ce peuple trime. Je serais un menteur en ce moment-là. C'est ainsi que mes chansons sont tournées vers le peuple. Mon ardent désir, c'est que ce peuple sorte de cet esclavage à la fois matériel et spirituel. Famine, violence, dictature, pillage, injustice, impunité, mensonge, haine, égoïsme, tribalisme, indépendance, division, orgueil doivent être déclassés pour qu'il y ait démarcation entre le bien et le mal et pour que la vérité triomphe. La stabilité doit revenir pour que les gens vivent l'amour de Dieu dans sa pureté. De cette façon, la joie sera trouvée dans les familles, la solidarité africaine sera vécue. Les gens doivent reprendre le travail, les salaires doivent être payés. Il faut aussi initier le dialogue. Tout cela reposera sur un dénominateur commun qui est la paix ».

Source : Éditions Afriquespoir