Jean-Frédéric Ostervald l'Européen, novateur neuchâtelois.
Jean-Frédéric Ostervald dirigea l'Église de Neuchâtel
(1) au début du XVIIIe siècle. Il est surtout connu par la bible qu'il fit publier en 1744, mais dont il n'était pas pour autant le traducteur.
Le XVIIe siècle a été dominé par un fort souci d'orthodoxie doctrinale ; le XVIIIe, très marqué par la figure du pasteur neuchâtelois Jean Frédéric Ostervald, s'est beaucoup préoccupé de l'incidence de la foi sur les moeurs.
La Bible Ostervald
La
Bible Ostervald 1996,
l'une des plus fidèles traductions françaises, a été traduite du
Texte Massorétique Hébreux et du
Textus Receptus Grec aussi appelé
Texte Reçu. Elle est une révision de la Bible de Genève, dans sa version 1724. Elle ne présente aucune omission.
La très grande majorité des corrections indique non la préoccupation de mieux rendre le sens de l'original, mais celle de moderniser le style. Cette traduction a connu un grand succés dés sa parution en 1744. La Bible Ostervald a été par la suite révisée à de nombreuses reprises. Jean Frédéric Ostervald a établi sa version à partir de la traduction la plus ancienne de la Bible en français, celle d'
Olivétan de 1535, et en se servant de la
Bible des Pasteurs de Genève du XVIIe siècle. Ostervald utilise donc le
Texte Reçu de la tradition calviniste, texte saint qui a suscité par sa pureté de nombreux réveils spirituels au cours des siècles. Cette révision a été éditée la première fois en 1744.
J.F. Ostervald a surtout pratiqué des corrections de langue, certains mots étant devenus archaïques : comme par exemple "bailler" qui signifiait "donner" au XVIIe siècle. La Bible d'Ostervald a été révisée légèrement en 1996, uniquement pour changer quelques mots de vocabulaire vieillis depuis le XVIIIe siècle.
La traduction d'Ostervald est d'une excellence remarquable en ce qui concerne les épîtres des Apôtres.
(1) Neuchâtel, Nôchâthél en arpitan, est une ville de Suisse, capitale du canton de Neuchâtel et chef-lieu du district de Neuchâtel.