2 février
L'expérience de la souffrance
Il engloutira la mort en victoire ; et le Seigneur, l'Éternel, essuiera les larmes de dessus tout visage. (Ésaïe 25:8)
Que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leur âme, en faisant le bien, à un fidèle créateur. (1 Pierre 4:19)
Tous, à un moment ou à un autre, nous faisons l'expérience de la souffrance: souffrance physique, souffrance morale aussi. Nous rencontrons parfois l'incompréhension, la solitude, et même le rejet. Que dire aussi de la douleur de voir souffrir ceux que nous aimons? Récemment un collègue me disait: «Et Dieu, dans tout ça?». Sa question était un mélange de tristesse et de provocation. Pourtant la foi chrétienne apporte une véritable réponse à la souffrance. Cette réponse, c'est Jésus Christ. En Jésus Christ, Dieu nous rejoint au plus profond de notre existence, au creuset de nos souffrances, par ses propres souffrances et par sa mort. « Dieu n'est pas venu supprimer la souffrance. Il n'est pas venu l'expliquer, il est venu la remplir de sa présence» (Paul Claudel).
Nous trouvons l'apaisement quand, par la foi, nous venons à la croix du Christ. Elle est la preuve la plus grande de l'amour du Fils de Dieu, lui qui a accepté de mourir pour nous sauver de la mort éternelle, c'est-à-dire de l'éternelle séparation d'avec Dieu. La résurrection de Jésus Christ est la preuve de la victoire finale de la vie sur la mort, de l'amour sur la haine, du bien sur le mal.
Le chrétien n'explique pas la souffrance. Il la traverse avec le Seigneur. Sa présence change tout. Au travers de la souffrance, il apprend à être plus aimant, plus miséricordieux. Il prie pour savoir témoigner un peu de la compassion de son Seigneur.