6 février
Mort, quoique vivant. (1)
Son coeur mourut au-dedans de lui, et il devint comme une pierre. (1 Samuel 25:37)
(L'Éternel dit : ) Ma parole n'est-elle pas... comme un marteau qui brise le roc ? (Jérémie 23:29)
Sainte Beuve, grand écrivain français du 19esiècle, homme honoré pour sa science, mais incroyant, écrivait à un de ses amis les lignes suivantes:
"Votre lettre m'a touché mais je me sens toujours, devant vos éloges, si peu digne, passé comme je suis à l'état de pure intelligence critique et assistant avec un oeil contristé à la mort de mon coeur. Je me juge et je reste calme, froid, indifférent. Je suis le mort et je me regarde mort sans que cela m'émeuve et me trouble autrement.
D'où vient cet étrange état? C'est ce dernier point qui est tout, et que le monde appelle vulgairement le coeur, qui est mort en moi. L'intelligence luit sur ce cimetière comme une lune morte".
Il y a donc, de l'aveu même des incroyants, un état où l'on est bien vivant aux yeux du monde, où l'intelligence est pleinement ouverte aux sciences, aux arts, au gain et au plaisir et où, cependant, le coeur est mort. C'est ainsi que l'incrédulité elle-même vient confirmer par son expérience les déclarations de Dieu quand il dit à ceux qui vivent loin de lui: "Vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés" (Éphésiens 2:1). Or, il y a une autre vie que celle où règne l'intelligence humaine. C'est celle qui s'acquiert par la foi en Jésus Christ, celle qui vient de Dieu et qui est éternelle: "Celui qui croit au Fils a la vie éternelle" (Jean 3:36). L'avez-vous reçue simplement en croyant, pour la vivre dès aujourd'hui?