8 février
Le mauvais jour
L'Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurai-je peur ? L'Éternel est la force de ma vie : de qui aurai-je frayeur ? ... Au mauvais jour, il me mettra à couvert dans sa loge, il me tiendra caché dans le secret de sa tente ; il m'élèvera sur un rocher. (Psaumes 27:1,5)
Dans toute existence humaine il y a, dit-on, des bons et des mauvais jours. Et l'on pense sans doute qu'il faut profiter au maximum des premiers, sachant que les seconds ne pourront pas être évités et qu'il faudra, bon gré mal gré, les traverser...
En lisant le Psaume 27, on comprend que son auteur (David) envisageait la venue du «mauvais jour». Mais il pouvait exprimer sa confiance en Dieu, la véritable «force de sa vie»: sa foi trouvait en lui son refuge symbolisé par l'abri, la tente ou le rocher. Il était donc sans crainte en pensant au jour de l'épreuve.
Dans sa lettre aux Éphésiens (6:13-18), l'apôtre Paul évoque aussi le «mauvais jour», où la puissance de Satan se fait davantage sentir. D'où la nécessité d'être préparé à une telle confrontation: d'une part «tenir ferme» face à ses ruses; d'autre part «résister» à sa puissance et à celle de ses agents. Pour cela il faut avoir revêtu «l'armure complète de Dieu», image des ressources que Dieu met à la disposition des siens pour un tel combat. Parmi ces ressources, retenons particulièrement la lecture de la Bible, la Parole de Dieu, qui nourrit notre âme, nous purifie, ainsi que la prière sous ses diverses formes (requêtes, supplications, confession) qui nous maintient en contact permanent avec Dieu.
Le secret de la force du croyant, c'est qu'il a Dieu pour lui et qu'il peut en tout temps avoir accès auprès de lui; il fait l'expérience d'une relation personnelle avec lui et trouve le secours au moment opportun.