20 avril

Prier.

Vous n'avez pas, parce que vous ne demandez pas ; vous demandez, et ne recevez pas, parce que vous demandez mal, afin de dépenser pour vos voluptés. (Jacques 4:2-3)


"Il ne nous reste plus qu'à prier", disait une personne qui se trouvait dans une situation difficile. Elle avait frappé à toutes les portes, et personne n'avait pu la délivrer. Il lui restait Dieu. En désespoir de cause, elle allait donc s'adresser à lui.

Cette attitude n'est-elle pas trop souvent la nôtre? On rassemble ses propres forces pour sortir soi-même de la difficulté, et quand on s'aperçoit que cela ne suffit pas, on sollicite l'aide d'un ami. Peut-être est-il riche, intelligent, bien placé, et il pourra nous recommander à quelqu'un d'influent. Et, bien à tort, on ne s'adresse à Dieu que quand tous les moyens humains ont conduit à des impasses.

Il est vrai que l'on ne prie pas Dieu comme on fait requête auprès des hommes, en disant: "Pouvez-vous m'aider à obtenir ceci ou cela?" À Dieu il faut dire: "Seigneur, voici ma situation; tu sais ce qu'il me faut. Donne-moi ce qui est bon. Soumets mon coeur à ta volonté". On ne force pas la main de Dieu. Écoutons la prière de Jésus à Gethsémané: prière fervente, faite "avec de grands cris et avec larmes" (Hébreux 5:7). Quel exemple de soumission! Jésus dit: "Père, ... fais passer cette coupe loin de moi; toutefois non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi!" (Marc 14:36). La volonté de son Père passait avant sa requête. La coupe ne pouvait pas passer loin de lui: il devait connaître les terribles douleurs de l'expiation (le jugement que méritaient nos péchés). Mais il a été exaucé. S'il est entré dans la mort, il en est sorti victorieux par la résurrection.