11 juin
Le Seigneur dit encore : Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; mais moi, j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. (Luc 22:31-32)
Pierre et Jean avaient suivi Jésus quand les soldats l'avaient lié et emmené au tribunal. Ils sont tous les deux entrés dans la maison du souverain sacrificateur. Nous ne pouvons douter de l'amour profond de Pierre pour son Seigneur. Et pourtant, trois fois il allait affirmer qu'il ne connaissait pas Jésus. Il était sensible au jugement des autres sur lui-même. Il s'assied parmi les ennemis du Seigneur. Il abandonne sa place de témoin.
Qui de nous pourrait blâmer Pierre? N'avons-nous pas, nous qui sommes chrétiens, souvent renié Jésus par nos actes, nos paroles ou encore nos silences...
C'était un moment unique que celui du procès de Jésus. Ses disciples avaient cru que Jésus allait instaurer un règne de justice et de paix, et voilà qu'il était pris, comme un malfaiteur, traité avec haine et mépris.
Si Pierre a renié son Maître, Jésus, lui, n'a pas renié son disciple. Il a regardé Pierre. Et dans ce regard, Pierre a vu l'amour de Jésus pour lui; il a pleuré amèrement. Il a compris sa faute dans la lumière de l'amour de son Seigneur. Et au matin de la résurrection de Jésus, il a couru au tombeau.
Il savait que l'amour de Jésus était plus grand et plus fort que la mort, et qu'il aurait le dernier mot.