14 juillet
Le point de non-retour (1)
Mon intime ami... qui mangeait mon pain, a levé le talon contre moi. (Psaumes 41:9)
Ils ont vendu le juste pour de l'argent. (Amos 2:6)
C'est une racine de toutes sortes de maux que l'amour de l'argent. (1 Timothée 6:10)
L'histoire de Judas est solennelle. Choisi par le Seigneur comme disciple, il avait été pendant trois ans témoin de la puissance et de l'amour de Jésus. Il avait vu tous les miracles qu'il avait accomplis, et entendu "les paroles de grâce qui sortaient de sa bouche" (Luc 4:22). Jésus l'avait même pris comme trésorier du groupe des disciples, mais il était resté sourd à toutes ces marques d'amour.
Il était "voleur" et il s'indigna du geste de Marie qui avait répandu sur Jésus un parfum de grande valeur (Jean 12:5-6). C'est aussi sa cupidité qui poussa Judas à proposer aux sacrificateurs de leur livrer son Maître pour trente pièces d'argent (Matthieu 26:15-16).
Au dernier repas de la pâque, Jésus adresse encore un avertissement à son disciple: dans un geste affectueux, il lui donne une part du repas (Jean 13:26). Rien n'arrête le traître. Quelques heures plus tard, dans la nuit, à Gethsémané, il désigne son maître par un baiser, après avoir dit aux soldats: "Celui à qui je donnerai un baiser, c'est lui; saisissez-le... Jésus lui dit: Ami, c'est pour cela que tu es venu!" (Matthieu 26:48-50). Le coeur de Judas reste froid jusqu'à ce que, mesurant l'énormité de son péché, pris de remords, il rapporte aux prêtres "le salaire de l'iniquité"; puis il va se pendre (Matthieu 27:3-5; Actes 1:18).
Quelqu'un aurait-il été en contact avec Jésus, aurait-il peut-être même participé à la sainte Cène, et resterait pourtant lié par son péché? Il est encore temps pour lui de crier à Jésus pour être délivré.