7 août
La foi pour les petits et les grands
Ils chantent un cantique nouveau, disant : Tu es digne de prendre le livre et d'en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation. (Apocalypse 5:9)
Une médaille Fields, c'est la plus prestigieuse distinction pour un mathématicien, l'équivalent du prix Nobel. Quand Laurent Lafforgue la reçoit, en 2002, les projecteurs se tournent vers lui. Mais, à la surprise de beaucoup, Laurent Lafforgue est un chrétien convaincu. Il explique: «Ma relation à Dieu est peu émotionnelle, la raison y joue un grand rôle. Je recherche ce qui est le plus profond, le plus important».
À l'inverse de ceux qui ne voient qu'opposition entre science et foi, le mathématicien voit surtout des ressemblances. «La foi, dit-il, tend à la vérité. La science aussi. On ne peut faire de la recherche sans croire à l'existence de la vérité. Les maths, on n'en fait pas tout seul, mais de façon communautaire. C'est comme la foi, on ne peut pas la vivre tout seul... En mathématiques, il ne faut jamais perdre de vue les problèmes centraux; pour la foi, c'est pareil: j'ai toujours eu le sentiment profond qu'il y a ce qui est le plus essentiel de tout: le Christ. Et je crois pouvoir dire: J'aime le Christ. J'aime la personne du Christ.»
Nous aimons à lire le témoignage d'un savant. Mais le témoignage de l'homme le plus simple a aussi sa valeur. La foi chrétienne est étonnamment universelle. Des hommes et des femmes de tous les pays, de toutes les cultures, l'ont reçue: des gens instruits et des ignorants, des pauvres et des riches, des enfants, des adultes et des vieillards, des scientifiques et des artistes.
"M'aimes-tu?" demandait le Christ à Pierre. Pouvons-nous lui répondre: "Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime" (Jean 21:16)?