26 août

Badinguet

Nous ne faisons pas bien. Ce jour est un jour de bonnes nouvelles, et nous nous taisons. Si nous attendons jusqu'à la lumiÚre du matin, l'iniquité nous trouvera. (2 Rois 7:9)

Si j'évangélise, en effet, ce n'est pas pour moi un motif de gloire... ; malheur à moi si je n'évangélise pas. (1 Corinthiens 9:16)


Je n'ai jamais su pourquoi on l'appelait Badinguet. Il habitait tout prĂšs de chez nous. De quoi vivait-il? Tout le monde l'ignorait: de la chasse, de la pĂȘche, certainement de peu de chose. Il Ă©tait ĂągĂ©, ne travaillait pas et n'avait sans doute jamais travaillĂ©. Il Ă©tait souvent sur le seuil de sa porte et regardait passer les gens. Personne ne s'arrĂȘtait pour lui parler, sauf un vieux chrĂ©tien qui, compatissant, lui adressait quelques mots et essayait de diriger ses regards vers le Dieu Sauveur. Il rĂ©pondait par un sourire d'indiffĂ©rence.

Or le vieux chrĂ©tien mourut. Badinguet, qui n'avait jamais mis les pieds dans un lieu de culte, estima qu'il devait assister Ă  l'enterrement du seul homme qui lui avait tĂ©moignĂ© quelque intĂ©rĂȘt.

Ce jour-lĂ , le message de l'Évangile l'interpelle profondĂ©ment. Le prĂ©dicateur parle de celui qui est venu du ciel dans le monde pour s'intĂ©resser Ă  des gens aussi misĂ©rables qu'un pauvre aveugle (Jean 9). Badinguet est comme amenĂ© au pied de la croix, et lĂ  il apprend que "Dieu a tant aimĂ© le monde qu'il a donnĂ© son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne pĂ©risse pas, mais qu'il ait la vie Ă©ternelle" (Jean 3:16). Il comprend que "le sang de JĂ©sus Christ son Fils nous purifie de tout pĂ©chĂ©" (1 Jean 1:7). TouchĂ© dans sa conscience et son coeur, il s'ouvre Ă  l'amour du Dieu Sauveur.

"Il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent" (Luc 15:7).