19 septembre
Quelle sorte de grandeur ?
Je suis devenu comme un homme qui n'entend point et dans la bouche duquel il n'y a pas de rĂ©plique. Car je m'attends Ă toi, Ăternel ! Toi, tu rĂ©pondras, Seigneur, mon Dieu ! (Psaumes 38:14-15)
Est-ce que nous avons de l'intĂ©rĂȘt pour ceux qui souffrent? La souffrance, on l'abandonne aux techniques de soulagement: c'est du ressort de la mĂ©decine ou de la psychothĂ©rapie.
Les hĂ©ros modernes ne sont pas des ĂȘtres souffrants, mais des gens qui rĂ©ussissent. Ce sont eux qu'on admire.
S'il avait libéré ses mains des clous, s'il était descendu de la croix et, pour s'en aller, avait traversé la foule stupéfaite, Jésus serait un héros à la renommée universelle.
La violence qui s'impose est plus facile Ă comprendre que l'amour qui prend sur lui, qui souffre et qui se tait. La grandeur humaine est synonyme de puissance, de richesse et de domination. Mais dans le royaume de Dieu, l'Ă©chelle de valeurs n'est pas la mĂȘme que sur la terre des hommes.
Si Jésus avait dressé la violence contre la violence, cela n'aurait fait qu'un conflit de plus sur cette terre qui n'en manque pas. Et qu'en serait-il resté?
à la violence, Jésus a opposé la force de la douceur.
Il a répondu au mensonge par la force de la vérité.
Il a répondu à l'insulte par la force du silence.
Il a répondu au crime par la force du pardon.
Il a répondu à la haine par la force de l'amour.
D'aprĂšs Ph. Zeissig