26 octobre

Un mot que l'on n'ose plus employer.

Quiconque pratique le péché est esclave du péché. (Jean 8:34)

En ceci est l'amour : non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu'il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés. (1 Jean 4:10)


C'est le mot "péché". On le considère avec défiance. Il est devenu un mot «socialement incorrect». Pourtant la réalité du péché est là, tristement présente. Elle est à l'origine de la souffrance et de la mort, la cause de nos larmes.

À l'origine, le verbe "pécher" signifie «manquer la cible». C'est passer à côté de ce que Dieu attend de moi. Le péché est donc ce qui fait que ma vie n'est pas ce qu'elle devrait être. Il conduit à l'échec, à la désobéissance envers Dieu, et au ressenti douloureux du contraste entre le bien que je veux et "le mal que je ne veux pas" mais que je fais (Romains 7:19-20).

Le péché nous touche tous. Il est écrit dans la Bible: «Il n'y a pas de différence, car tous ont péché» (Romains 3:22-23).

Reconnaître que l'on a péché est difficile. Il s'agit de prendre acte que l'on a fait tort à l'autre, à soi-même et à Dieu. La prise de conscience de la faute amène toujours une certaine blessure: «Je suis moins bon et moins libre que je ne le pensais». Spontanément, nous essayons de cicatriser la blessure, en minimisant la faute. Mais le péché n'est pas seulement une blessure faite aux autres et à nous-mêmes, il est une offense à Dieu, à son amour.

Triste constat d'une situation désespérée? Non, car Dieu qui aime sa créature a envoyé son Fils pour délivrer du péché tous ceux qui croient en lui. Oui, Jésus Christ "est mort pour nos péchés" (1 Corinthiens 15:3); il a subi le jugement à notre place. Il pardonne au pécheur repentant.