8 novembre

La grande référence

La vraie lumière était celle qui, venant dans le monde, illumine tout homme. (Jean 1:9)

(Jésus dit à ses disciples : ) Vous êtes la lumière du monde. (Matthieu 5:14)

Quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient réprouvées. (Jean 3:20)


Tel le fond d'une vallée avant le lever du soleil, l'humanité est plongée dans une obscurité de corruption et de violence. Christ paraît, venant de Dieu, et soudain cette humanité, placée sous un éclairage parfait, apparaît sous son véritable aspect. L'humilité, l'oubli de soi, la douceur, le dévouement, la patience, la sincérité du Christ, tous ces rayons du soleil divin projetés sur notre monde — et sur chacun de nous — en font ressortir à l'opposé l'orgueil, l'égoïsme, la dureté, l'hypocrisie qui le caractérisent.

Nous sommes capables d'apprécier les contrastes, mais il nous faut pour cela des références. Le mal se définit par rapport au bien, le mensonge par rapport à la vérité, la haine par rapport à l'amour. Christ est venu constituer pour nous cette grande Référence. Elle nous condamne premièrement puisqu'elle met en lumière notre tendance à faire le mal. Mais cette lumière communique la vie de Christ à celui qui se reconnaît pécheur, et qui est alors appelé à l'imiter, étant lumière pour le monde.

Un chrétien consciencieux au milieu de gens malhonnêtes, satisfait au milieu de gens mécontents, sérieux au milieu de personnes immorales, est semblable à un projecteur qui fait ressortir les plus sombres côtés de la nature humaine. Rôle redoutable, parce qu'il attire le déplaisir et l'animosité de ceux qui se sentent jugés. C'est pourquoi la lumière, ce reflet du ciel, doit nécessairement s'accompagner de l'amour qui, lui, attire; exactement comme en Jésus ont brillé à la fois la lumière et l'amour divins, la vérité et la grâce.