28 novembre

Il y a ce qu'il y a !

Depuis la création du monde, ce qu'il y a d'invisible en Dieu, c'est-à-dire à la fois sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne au moyen de l'intelligence, d'après les choses créées. (Romains 1:20)


Cette exclamation: "Il y a ce qu'il y a!" se trouve dans l'un des plus anciens textes connus, le poème du philosophe Parménide qui vivait au sixième siècle avant notre ère. Elle traduit le fait indéniable que le monde existe. Plus près de nous, l'astrophysicien Hubert Ree„ves écrit: «Pourquoi est-ce qu'il y a quelque chose plutôt que rien? Leibniz a posé cette question, il y a déjà plus de deux siècles, et aujourd'hui on n'est pas plus avancé. Le physicien théoricien est comme tout un chacun. Confronté à cette question, il ne sait rien, il n'a pas le premier mot de la réponse.»

De telles questions reviennent sans cesse. Elles dépassent les siècles et les cultures. Elles jaillissent chez le jeune enfant. Elles habitent encore le vieillard au soir de sa vie. Elles sont propres à l'être humain. C'est le saisissement, l'étonnement devant l'existence. S'émerveiller, c'est forcément s'interroger, c'est même un peu dire: «Merci». Nous contemplons une réalité qui nous précède. Elle est là et s'impose à notre respect.

Il y a quelque chose, et il y a des êtres qui en ont conscience. C'est donc qu'il y a «Quelqu'un» de toute éternité! C'est proprement merveilleux, surprenant et vrai. Cette prise de conscience est nécessaire, elle est à la base de tout. Ne refusons pas d'examiner les questions qui surgissent. Dieu nous parle encore aujourd'hui par la Bible. C'est par elle qu'il nous donne la réponse à nos interrogations les plus profondes. Il étanche notre soif et nous donne la paix et la joie.