26 mai

Les choses les plus communes sont bénies.

Vous servirez l'Éternel, votre Dieu, et il bénira ton pain et tes eaux. (Exode 23:25)


Quelle promesse! Servir Dieu est déjà en soi-même un délice. Mais quel privilège s'y ajoute, si sa bénédiction repose encore sur nous en tout. Les choses les plus ordinaires deviennent sanctifiées et bénies, quand nous-mêmes sommes consacrée au Seigneur. Le Seigneur Jésus prit du pain et le bénit: pour nous aussi, le pain que nous mangeons est un pain béni. Jésus bénit l'eau et en fit du vin: l'eau que nous buvons est infiniment meilleure qu'aucun des vins qui réjouissent les hommes; chacune de ses gouttes porte avec elle une grâce. La bénédiction divine repose sur l'homme de Dieu eu toutes choses, et demeure avec Lui en tout temps.

Et si nous n'avons que du pain et de l'eau? Eh bien! Ce pain et cette eau sont bĂ©nis. Le pain et l'eau, nous les aurons; condition nĂ©cessaire, car il faut qu'ils existent pour que Dieu puisse les bĂ©nir: « Ton pain te sera donnĂ© et tes eaux ne te manqueront point Â» (ÉsaĂŻe 33:16) Avec Dieu Ă  notre table, non seulement nous demandons une bĂ©nĂ©diction, mais nous l'avons. Ce n'est pas Ă  l'autel seulement, mais Ă  table que nous la recevons. Il sert bien ceux qui le servent bien. Et cette bĂ©nĂ©diction de la table n'est pas un dĂ», mais une grâce; grâce triple en rĂ©alitĂ©: il nous accorde la grâce de le servir; par grâce aussi, et pour ce service, il nous nourrit de pain; et sa grâce, enfin, bĂ©nit encore ce pain.