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Dieu a-t-il une forme-6


décembre 19, 2014 par GoDieu

 

Il y a plusieurs formes d'idolâtries selon le sens à ce mot:

On peut dire que tout ce qui entrave la bonne réflexion de l'homme d'une manière ou d'une autre, est une forme d'idolâtrie, pour là qu'elle est irraisonnée et asservie l'homme. Commençons cette réflexion en regardant brièvement à l'Ancien Testament sur le sujet du roi de Tyr et son idolâtrie de lui-même. Il s'agissait d'une imitation de l'adoration de soi que l'on trouve chez Adam au chapitre 3 de la Genèse (Genèse 3). Le chapitre 28 d'Ézéchiel (Ézéchiel 28) n'est pas la description d'un ange mythique nommé Satan, interprétation forcée et faussée du texte de ce prophète par la majorité des sectes dites évangéliques. S'il y a un Satan dans ce texte c'est bien l'esprit de la chair qui est en l'homme, son intellect, sa capacité de raisonner. Les passages d'Ézéchiel 28 dresse le portrait du péché et du jugement du roi de Tyr, à la lumière du péché et du jugement d'Adam, le péché du roi de Tyr étant considéré comme une sorte de reproduction du péché primordial d'Adam, c'est-à-dire une nouvelle mise en scène d'un même drame qui porte les mêmes répercussions. Par conséquent, selon Ézéchiel 28 et son interprétation de Genèse 3, le péché est la réorganisation de l'existence humaine autour de soi, l'être humain entrant ainsi dans une relation idolâtre à lui-même, dans laquelle il est celui qui crée, guérit et soutient. Il devient indépendant de Dieu et le maître de son destin, décidant par son propre choix et sa propre volonté «ce qui est bien et ce qui est mal» pour lui dans sa vie. Friedrich Nietzsche aurait pu parler d'Adam, du roi de Tyr ou de tout individu égocentrique — y compris l'individu moderne, qui glorifie le moi par-dessus tout — lorsqu'il décrit ce qu'il appelle la «morale des maîtres»:

«L'homme noble sent que c'est lui qui fixe les valeurs, il n'a pas besoin d'approbation, il juge: "ce qui m'est nuisible est nuisible en soi", il sait que c'est lui qui confère de l'honneur aux choses, qui crée les valeurs. Tout ce qu'il trouve en lui, il l'honore: une telle morale est une glorification de soi-même» (Friedrich Nietzsche, «Par-delà le bien et le mal. Prélude d'une philosophie de l'avenir.»)

Il ne s'agit pas en fait d'autre chose que de la description d'une espèce idolâtre, qui fait d'elle-même sa propre idole. David Wells décrit bien l'asservissement de l'Église moderne au culte du «moi», ainsi que la manière dont bon nombre de prédicateurs évangéliques «psychologisent» l'Écriture dans leur prédication afin d'être plus pratiques et de coller davantage au ressenti des auditoires modernes. En conséquence, ces prédicateurs parlent souvent du péché comme de failles ou de faiblesses personnelles, sans connotation morale. Comme l'écrit Wells, il s'agit d'une «transformation de la foi chrétienne», qui «est extrêmement attrayante pour l'individu moderne, qui se préoccupe le plus souvent de son monde intérieur et qui veut sa "dose"». Trop d'Églises sont aujourd'hui régies par la demande et cherchent à répondre aux aspirations des consommateurs à l'épanouissement individuel idolâtre. Wells décrit remarquablement ce syndrome du culte de soi:

«Le plus important, de leur point de vue, n'est pas la structure morale de l'existence mais la manière de gérer leur personnalité changeante, leurs doutes, les étapes de leur vie, leurs tensions conjugales, ainsi que des calamités comme la perte d'un emploi et l'augmentation des frais d'inscription à l'université. Telles sont les choses qui leur sont les plus réelles et qui épuisent leur énergie psychologique. Cependant, même si ce ne sont évidemment pas des questions sans importance, les questions morales brûlantes dont se préoccupe la Bible sont tout autres. Pour la Bible, ce qui est essentiel est ce qui est vrai et juste, le péché et la grâce, la colère de Dieu et la mort du Christ; mais ce qui est essentiel pour bon nombre de gens d'aujourd'hui, c'est tout simplement ce qui leur procure un soulagement intérieur. Une grande partie de l'Église d'aujourd'hui, en particulier évangélique, est captive de cette idolâtrie du «moi». Il s'agit d'une forme de corruption bien plus profonde que la liste des infractions qui viennent à l'esprit lorsque l'on entend le mot «péché». Nous tentons d'éliminer les moucherons des petits péchés tout en avalant le chameau du «moi». Cette idolâtrie est aussi envahissante et spirituellement anémiante que l'étaient bon nombre d'images.» (David F. WELLS, «Losing our Virtue», Grand Rapids, Eerdmans, 1998.)

Cet attachement au «moi» paraît si différent de l'attachement d'autrefois aux dieux païens que l'Église ne voit pas son infidélité. Pourtant, la conséquence n'en est pas moins catastrophique, car le «moi» n'est pas moins exigeant. Il possède tout autant de capacité que n'importe quel autre dieu ou déesse sur le marché. L'Église moderne se prostitue avec ce dieu aussi assidûment que les Israélites des périodes sombres. Elle donne le nom de foi à l'orgueil qui nous conduit à penser beaucoup à nous-mêmes et à avoir une haute estime de nous-mêmes. Nous pensons trop souvent que cette vie est notre vie, que nous découvrons nos dons, pour notre carrière, pour notre famille, et ainsi de suite. Même les communautés chrétiennes dont les membres se préoccupent beaucoup de ce qu'ils font pour Dieu sont imprégnées de cette logique. Eugene Peterson décrit bien cette mentalité:

«Est-ce que nous avons conscience que la culture de l'Église américaine (européenne et mondiale) reproduit quasiment à l'identique la culture cananéenne de Baal? La religion de Baal concerne ce qui vous fait vous sentir bien. Le culte de Baal consiste en une immersion totale dans ce que je peux obtenir pour moi. Et bien sûr, elle connaissait un incroyable succès. Les prêtres de Baal pouvaient rassembler des foules vingt fois plus nombreuses que celles des fidèles de Yahvé. Il y avait du sexe, de l'animation, de la musique, de l'extase, de la danse. «Ici, les amis, nous avons des filles. Nous avons des statues et des fêtes.» C'était génial. Qu'avaient les Hébreux à offrir en échange? La Parole du salut...»

C'est le mot le plus intéressant que nous ayons: salut, être sauvé. Nous sommes sauvés d'un mode de vie dans lequel il n'y a pas de résurrection. Et nous sommes sauvés de nous-mêmes. Nous avons littéralement été vaincu à la croix, le Satan en nous a été crucifié avec Christ, et nous avons été délivré une fois pour toute. On peut définir la vie spirituelle de la manière suivante: être tellement lassé et écœuré de soi que l'on cherche quelque chose de mieux, et c'est de suivre Jésus en nous reposant sur la validité de l'accomplissement d'un sacrifice parfait en notre faveur pour nous racheter, et de lui faire confiance pour toutes choses dans notre vie.

Mais dès le moment où l'on commence à promouvoir la foi sur la base des avantages qu'elle apporte, on ne fait qu'exacerber le problème du «moi». «Avec le Christ, vous vous sentirez mieux, vous serez plus fort, plus apprécié, vous connaîtrez une certaine extase.» Mais ce n'est rien d'autre que davantage de «moi». La démarche chrétienne, au contraire, consiste à se lasser tellement de soi que l'on peut commencer à regarder à Jésus. Nous avons tous déjà rencontré ce genre de personne spirituelle. Le genre merveilleux, qui aime le Seigneur, qui prie et lit la Bible sans arrêt. Mais qui ne pense en fait qu'à elle-même. Non qu'elle soit une personne égoïste aux yeux de ses pareils. Mais elle est au centre de tout ce qu'elle fait. «Comment puis-je mieux témoigner? Comment puis-je mieux faire? Comment puis-je mieux venir en aide à cette personne?» C'est moi, moi et moi; un moi si bien déguisé qu'il est difficile à reconnaître tant son discours spirituel est désarmant. Une telle personne ne connaît rien de la grâce du salut, elle s'imagine simplement être chrétienne à cause des choses qu'on lui a dit ou qu'elle a entendu, lorsqu'elle est réellement encore païenne et sur la voie de la perdition éternelle. On ne peut idolâtrer «le Moi» et adorer Christ en même temps, le Seigneur Jésus est clair sur cela, on ne peut servir deux maîtres (Matthieu 6:24).

Il est intéressant que Peterson propose la même analyse que David Wells de la culture évangélique, identifiant l'idolâtrie à une excessive concentration sur soi, qu'il perçoit comme un problème de la culture ecclésiale et pas seulement une caractéristique pécheresse de la culture non chrétienne (Eugene Peterson, «Spirituality for All the Wrong Reasons», Christianity Today, mars 2005, p. 45.). De même, l'idolâtrie du temps de l'Ancien Testament n'était pas seulement le problème des peuples païens. Israël était tout aussi concerné. Adam était le modèle de l'individu égoïste et égocentrique, et le prototype du reste de l'humanité déchue, comme nous l'avons vu par exemple dans l'exemple du roi de Tyr. Ce culte du «moi» s'exprime aussi dans l'usage que fait la culture occidentale des expressions «image de soi» et «estime de soi». On peut définir ainsi l'estime de soi: «confiance en soi [seulement] et satisfaction de soi». On utilise parfois ce langage dans le contexte de la psychologie et de la relation d'aide, lorsque les problèmes de la personne sont liés à une mauvaise image de soi, et dans un contexte éducatif lorsque les mauvais résultats des élèves sont (trop souvent) rattachés à une mauvaise estime de soi. On considère que si les gens peuvent se sentir bien avec eux-mêmes, alors leur motivation en sera changée et ils cesseront d'agir selon les mauvaises habitudes qu'ils ont adoptées. S'il est vrai qu'une image de soi trop mauvaise peut causer des problèmes, une mauvaise compréhension de ce que sont l'estime de soi et l'image de soi peut tout autant conduire à de graves problèmes. Trop souvent, on définit une bonne image de soi comme un amour de soi, au sens où «nous devrions aimer ce que nous sommes par nature, indépendamment de la grâce de Dieu [en Christ]. Ce genre d'amour ouvre la voie à l'orgueil»; il est même la première étape de l'orgueil. Selon Paul Brownback, l'amour de soi peut même conduire au culte de soi: «Le plus grand risque de l'amour de soi est le culte de soi. C'est l'idolâtrie de soi, devenir sa propre idole, l'antithèse de la bénédiction légitime qui est offerte à ceux qui sont pauvres en esprit. C'est la porte ouverte à l'orgueil devant Dieu et à l'égoïsme.» (Paul Brownback, «The Danger of Self-Love», Chicago, Moody Press, 1982, p. 130, cité par Hoekema, «Created in God's Image», p. 103.)

Il faut cependant se demander comment l'idolâtrie de soi se rapporte à l'aspect particulier du culte des idoles que nous avons étudié. Il serait en effet étrange de dire que l'on finit par se ressembler si l'on fait de soi son idole. Mais à bien y réfléchir, ce n'est peut-être pas aussi étrange qu'il y paraît. Il n'est pas rare, dans notre monde occidental, que les gens refusent l'idée d'un Dieu surnaturel, comme le Dieu de la Bible; en conséquence, ils affirment parfois avec conviction qu'ils sont leur propre dieu et donc Satan, c'est-à-dire «le moi». Rappelons-nous que le roi de Tyr était ainsi accusé: «ton cœur s'est élevé» (Ézéchiel 28:2,5); et: «tu as proclamé: "voici, je suis un dieu"» (Ézéchiel 28:2); «tu t'es cru aussi sage que Dieu» (Ézéchiel 28:6). On peut assurément y voir une indication de l'orgueil du roi. Mais il y a plus. La nature de cette arrogance est décrite. La condamnation semble comprendre l'idée d'un roi qui «s'élève» d'une manière qui est pécheresse pour les humains. Il tente d'élever son ego. Il s'enfle d'orgueil en augmentant ses biens et ses richesses pour son bon plaisir et sa propre satisfaction. L'image extraordinaire qu'il projette n'est en réalité qu'un fragile ballon d'air chaud, qui éclatera inévitablement dès que la main du juge divin en décidera (Ézéchiel 28:7-10). Au lieu de participer à l'expansion de la sphère de la gloire de Dieu, il fait artificiellement gonfler sa propre gloire. Paradoxalement, en faisant grandir son ego, c'est son péché qu'il accroît (Ézéchiel 28:18). Le roi de Tyr, qui reproduit le comportement d'Adam et qui est donc le représentant de tout humain orgueilleux, fait l'objet d'une critique qui montre que lorsque l'être humain se place lui-même au centre de toutes choses, il reflète une image agrandie de lui-même en s'enflant artificiellement d'orgueil. Lorsque l'on accroît ses biens pour son propre intérêt, on reflète, comme le roi de Tyr, son propre ego, le grossissant par des choses matérielles qui sont inextricablement liées à soi. L'égoïsme est donc de l'idolâtrie à son état pur. L'amour de soi est complètement antipathique à l'amour de Dieu, tout comme l'esprit de la chair est l'adversaire (le Satan) de l'Esprit de Dieu.

Lorsque l'on se consacre au développement de son ego, alors cet ego enfle. On devient alors de plus en plus l'ego égoïste que l'on adore, car il occupe de plus en plus de place. Cependant, cette expansion est artificielle; elle ne peut en fin de compte apporter aucun sens ni satisfaction, et elle finira par se dégonfler. On ressemble à ce que l'on révère, et si l'on se révère soi-même, on cherche à grandir sa propre image de façon égotiste, ce qui conduit à la destruction si rien ne vient interrompre le processus. Par conséquent, si l'on essaie de se grandir, alors on ne fait que refléter son propre ego de façon croissante. Cette réflexion est conforme à l'idée d'idolâtrie que nous avons étudiée au fil de ce document: on devient comme l'objet terrestre auquel on se consacre, ce qui conduit à la destruction. Si l'on veut refléter une idole de soi et se grandir, on doit faire face à un jugement qui nous rend au contraire petit. Si l'on désire accroître la gloire du vrai Dieu et en devenir le reflet, on a part à la grandeur et à la gloire divines. C'est ainsi que Dieu est perçu comme le grand Dieu unique qui se tient au centre de l'ensemble de l'ordre créé.

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