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Israël est l'Église-05


novembre 29, 2015 par GoDieu

 

Le sionisme prétendument chrétien

La restauration d'Israël en 1948 a grandement influencé les sectes évangéliques à travers le monde par les écrits de faux prophètes et profiteurs comme J.N. Darby, C.I. Scofield, Hal Lindsey, et plusieurs autres hérétiques et charlatans qui exploitent le sujet à leurs avantages à cause de l'ignorance d'une grande multitude qui a été séduite par des aspirations messianiques et sionistes extravagantes et fantaisistes. Pour la majorité des gens qui se disent chrétiens, les juifs d'aujourd'hui sont toujours LA NATION SAINTE DE DIEU, son PEUPLE ÉLU. Ils ignorent ou refusent de reconnaître que la nation moderne d'Israël n'est pas le peuple de Dieu mais le peuple de Satan, et que sa fondation en Palestine en l'an 1948 n'est pas un miracle mais un plan politique bien définie par le mouvement Sioniste pour relocaliser l'ancien empire des Khazars à prétentions judaïque. En d'autres mots, l'ancienne nation d'Israël n'existe plus, toutefois l'Israël spirituel des enfants de la promesse a été absorbé avec les gentils (non-juifs) dans le christianisme pour former un seul peuple (Éphésiens 2:13-16). Même que la Parole de Dieu dit clairement qu'il n'y a plus ni juifs ni grecs en Jésus-Christ (Galates 3:28; Colossiens 3:11). Mais les évangéliques persistent à dire le contraire et leurs théoriciens ont élaborés toutes sortes d'insanités sur ce sujet dont les hypothèses sont plus absurdes l'une que l'autre. Qui allons nous croire, la Parole de Dieu ou une meute de loups voraces qui prétend détenir la vérité (Actes 20:29-30)?

Une fois la fausse notion intégrée selon laquelle le peuple juif serait toujours le peuple élu, les chrétiens sionistes procèdent à lire la Bible en interprétant littéralement les mentions qui y sont faites du peuple juif, de Jérusalem, et d'Israël. À la lumière de cette interprétation, de nombreux versets bibliques indiquent que Dieu a donné la Terre sainte aux juifs. Pour les chrétiens sionistes, aimer et apporter son soutien à Israël ne relève pas du choix, car il s'agit pour eux d'un ordre divin. Les fondamentalistes n'admettent pas la critique historique des textes qu'ils lisent, textes qu'ils interprètent dans une perspective messianique et apocalyptique. Pour eux, les événements historiques sont à lire suivant un scénario qui mène à la fin des temps et à la rédemption, sur lesquelles le courant protestant majoritaire n'insiste pas et avec raison puisque cette interprétation est complètement fallacieuse et hors contexte. C'est dans les textes bibliques prophétiques et eschatologiques que les chrétiens sionistes fondent également leurs conceptions favorables au peuple juif et à l'État d'Israël: livres d'Ézéchiel, de Daniel et de l'Apocalypse de Jean. Le livre d'Ézéchiel annonce la restauration des juifs sur leur terre et la délivrance de la main des ennemis, prophéties qui furent réalisées au temps de Christ par son sacrifice sur la croix et sa résurrection d'entre les morts. D'après eux, la promesse abrahamique sera tenue, les juifs dispersés parmi les nations seront ramenés sur leur terre et le Temple sera reconstruit. Ils ne réalisent pas que la promesse est spirituelle de même que l'Israël de Dieu dont le temple est le cœur des élus (1 Corinthiens 3:16-17; 2 Corinthiens 6:16; Éphésiens 2:21). Selon leurs interprétations forcées des Saintes-Écritures, le livre de Daniel prédit la montée en puissance de divers royaumes, ennemis d'Israël, qui seront finalement vaincus par Dieu à la fin des temps. L'apocalypse de Jean, qui est le texte eschatologique chrétien le plus développé, fait référence à la Bête et à son signe (666) et à la confrontation finale du Bien et du Mal. Mais nous savons, comme nous avons vu plus haut dans notre document, que la bête qui sort de l'abîme est nul autre que la nation moderne d'Israël, une contrefaçon diabolique de l'Israël spirituel du Dieu Vivant qui est l'Église de Christ.

Pour les chrétiens évangéliques, ces prophéties sur la fin des temps font explicitement référence au peuple juif. Les chrétiens évangéliques sont en désaccord sur l'interprétation des versets 20:1-6 de l'Apocalypse de Jean (Apocalypse 20:1-6): la question est de savoir si Jésus viendra au début ou à la fin du «millénium» mythique proposé par les théoriciens évangéliques, période conclusive de l'histoire humaine se terminant par mille ans de paix, prospérité et justice. Ils se refusent de voir que le livre de l'Apocalypse est un texte figuratif qui ne peut être interprété littéralement, autrement il faudrait croire qu'il existe réellement des dragons à sept têtes et dix cornes qui volent dans nos cieux. Il ne s'agit donc pas d'un millénium littéral mais d'une représentation figurative du temps de la grâce entre les deux avènements de Christ (2 Pierre 3:8-9). Mais leur opinion fantaisiste s'est répandue chez les évangéliques car elle affirme que seul le retour de Jésus peut apporter la justice aux hommes incapables de la créer eux-mêmes. Il faut donc hâter le retour du Christ pour qu'advienne le règne millénaire du Christ, mais pour hâter ce retour, il faut organiser celui des juifs dans la terre qui leur a été donnée par Dieu. Voilà donc la base du christianisme contrefait sioniste qui tord le sens des Écritures pour justifier leurs fausses interprétations millénarismes. D'après ces prétendus chrétiens, Christ apportera sa justice sur la terre seulement qu'à la fin des temps, ce qui veut dire que personne ne peut être justifié par le sacrifice de la croix dans le présent même, doctrine extrêmement dangereuse qui s'attaque à l'importance de la mort de Christ en faveur de ses élus. De plus, «hâter le retour de Christ» implique la notion que Christ a quitter ce monde et ne serait plus présent, lorsque la Parole de Dieu affirme le contraire: «Et Jésus, s'approchant, leur parla et leur dit: Toute puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre; Allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Et leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé; et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. Amen!» (Matthieu 28:18-20). Le Seigneur Jésus déclare lui-même qu'il demeure avec ses élus «jusqu'à la fin du monde», il ne nous a donc pas quitter et nous n'avons pas à attendre son retour car il habite en nous par sa Sainte Présence jusqu'au moment déterminé lorsque nous serons tous transformés en son image, ce qui sera l'apparition finale du Seigneur Jésus dans l'union du Corps des enfants de la promesse pour former le Nouvel Homme. Dans un instant, en un clin d'œil, l'Israël de Dieu deviendra évidente à tous les hommes, la lumière qui surgira de nous sera tellement grande que les cieux et la terre passeront avec fracas pour faire place à un nouveau monde d'une perfection inexprimable (2 Pierre 3:10-13). Les ténèbres seront chassés pour toujours, et au même moment viendra le jugement dernier suivi du festin des noces de l'Agneau.

Les chrétiens sionistes s'appuient sur les œuvres du prêtre anglican John Nelson Darby qui a théorisé la division de l'histoire de l'humanité en «dispensations», une succession d'âges divins pendant lesquels les rapports entre Dieu et les hommes varient. Cette thèse loufoque a été propagée par C.I. Scofield dans sa Bible annotée et décrite par le théologien Thimothy Weber dans son ouvrage «On the Road of Armageddon». Pour les sionistes chrétiens, les juifs, peuple terrestre de Dieu, connaîtront la période des tribulations, précédant le millénium. L'Antichrist, qui pourrait être un juif selon le pasteur sioniste chrétien Jerry Falwell, après avoir promu la paix dans le monde et unifié celui-ci et protégé Israël, se retournera contre le peuple juif et en particulier contre ceux qui se convertiront au christianisme. À l'issue de cette période, Dieu ayant vaincu son ennemi lors de la bataille d'Armageddon, les juifs se convertiront et reconnaîtront en Jésus leur Messie et alors le jugement dernier pourra avoir lieu et le millénium s'accomplir. Or la Parole de Dieu ne supporte aucunement cette interprétation fantaisiste issue d'une théologie de science-fiction qui stimule l'imagination des réprouvés.

Il est évident que la naissance d'Israël a ému de nombreux chrétiens évangéliques dans le monde entier. De nombreux militants chrétiens sionistes présentent les événements de 1948 comme fondateurs de leur activité, notamment David Allen Lewis, qui, à quinze ans, était déjà sensibilisé à la question par une série de prêches donnés dans son église des Assemblées de Dieu, à Britton, dans le Dakota du Sud. Les évangéliques dressèrent un parallèle entre la proclamation officielle de la création d'Israël et les versets d'Ésaïe 66:7-8 affirmant qu'un pays ne peut naître en un jour, si ce n'est celui du peuple élu. Cependant, bien que diffus dans la société américaine, le sionisme chrétien moderne est resté confiné aux débats théologiques de la communauté évangélique jusque dans les années 1970. L'an 1948 était la condition pour qu'émerge le sionisme chrétien avec toutes ses thèses ridicules. La guerre des Six Jours a été le déclencheur qui a permis à nombre de pseudo-chrétiens évangéliques de passer d'un soutien spirituel fondé sur la prière à des actions pratiques en faveur de la restauration juive en Palestine. L'unification de Jérusalem et la prise par Israël de terres faisant partie de l'Israël biblique a réjoui des chrétiens sionistes comme Jerry Falwell ou Cheryl Morrison. À partir de 1967, plusieurs pseudo-chrétiens sionistes créèrent des organisations d'aide humanitaire ambitieuses pour fournir une assistance financière aux Israéliens et aux juifs du monde entier. Ému par l'aventure israélienne, sioniste passionné, le pasteur, théologien et docteur en linguistique sémitique G. Douglas Young a beaucoup contribué au rapprochement entre évangéliques et Israéliens. Il fonda en 1957 un institut rebaptisé «Jerusalem University College» qui, en 1971, organisa une conférence à laquelle participèrent plus de 1 500 délégués venus de 30 pays qui célébra l'unité de Jérusalem sous contrôle juif. G. Douglas Young a également créé en 1976 l'organisation «Bridges for Peace» (BFP), conçue dans l'objectif de bénir le peuple juif.

Le Premier ministre israélien de 1977 à 1983, Menahem Begin, encouragea les croyances des sionistes chrétiens. Il cultiva ses liens avec un certain nombre de dirigeants évangéliques fondamentalistes comme Jerry Falwell, David Allen Lewis, Hal Lindsey, Pat Robertson ou encore Billy Graham. Menahem Begin entretint d'ailleurs une véritable amitié avec Jerry Falwell, qui reçut le prix Jabotinsky, témoignage d'une grande reconnaissance des milieux nationalistes israéliens. En 1978, le pasteur pentecôtiste américain (on devait s'en attendre puisque rien n'est surprenant de cette secte de fanatiques extatiques) David Allen Lewis, fonda avec d'autres dirigeants protestants apostats, dont le professeur méthodiste Franklin Litell, la «National Christian Leadership Conference for Israel» (NCLCI), qui avait vocation à fédérer les chrétiens sionistes au-delà de leurs dénominations. En 1980, un groupe d'évangéliques résidant à Jérusalem mené par le théologien néerlandais Jan Willem van der Hoever a fondé l'«International Christian Embassy Jerusalem» (ICEJ), un acte de solidarité à la suite du vote de la Knesset établissant Jérusalem comme la capitale «une et indivisible» d'Israël. L'ICEJ s'est beaucoup développé, multipliant ses activités de la publication de bulletins d'information à des programmes d'aide aux entreprises et aux immigrants juifs, notamment originaires d'Union soviétique. Depuis 1981, le pasteur John Hagee, à la tête d'une église de 18 000 membres, l'église évangélique Cornerstone de San Antonio au Texas, organise chaque année dans son église une «Nuit pour honorer Israël», sorte de soirée de gala au cours de laquelle il célèbre la nation israélienne et les liens unissant juifs et chrétiens. Passionné d'interprétation biblique et prophétique, le pasteur a publié de nombreux ouvrages apocalyptiques dans la ligne de la pensée chrétienne sioniste qui s'est largement diffusée depuis le début des années 1980. Dans les années 1990, les chrétiens sionistes ont renforcé leurs relations avec le mouvement néoconservateur américain et avec la droite israélienne, bien que le développement du processus de paix, devant aboutir contre leur souhait à une division de la terre donnée par Dieu aux juifs de l'ancienne nation d'Israël, leur ait fait perdre de l'importance. L'élection d'un président républicain dont la diplomatie était orientée par les néoconservateurs très favorables à Israël et hostiles aux États arabes antisionistes et le traumatisme provoqué par les attentats du 11 septembre 2001, a donné aux chrétiens sionistes l'occasion de peser davantage politiquement. Les références à un combat commun aux États-Unis et à Israël se sont multipliées dans le discours politique américain. En 2006, John Hagee fonda la «Christians United for Israel» (CUFI), un groupe de pression qui est rapidement devenu le plus gros réseau de chrétiens favorables à Israël.

Les chrétiens sionistes ont relayé les options néoconservatrices en faveur d'Israël et hostiles à toutes décisions allant dans le sens d'un abandon de la terre promise par Dieu à l'ancien peuple juif. Ainsi, la décision du gouvernement d'Ariel Sharon de se retirer de la Bande de Gaza en 2005 a été très mal perçue par ces milieux, qui y voient la destruction d'un projet devant permettre le retour de Jésus-Christ. Un des pasteurs connus de la droite religieuse américaine (Pat Robertson) a ainsi sous-entendu dans sa folie millénariste le 6 janvier 2006 dans son émission «The 700 Club» sur le «Christian Broadcasting Network» (CBN), que l'accident vasculaire cérébral d'Ariel Sharon était une vengeance divine contre le retrait de Gaza: «Dieu éprouve de l'hostilité à l'égard de ceux qui divisent Sa terre [...] Et à chaque Premier ministre d'Israël qui décide de la découper et d'y renoncer, Dieu dit: "Non, ceci est Mien". Ariel Sharon divisait la terre de Dieu», déclaration insensée d'un réprouvé qui semble aussi interpréter l'assassinat de Yitzhak Rabin comme une punition divine. Cette attitude néfaste explique que les sionistes chrétiens soient aux États-Unis hostiles à toute intervention américaine en faveur de négociations israélo-palestiniennes. Ils influencent dans ce sens certains députés ou sénateurs républicains. Depuis les années 2000, le sionisme chrétien est un des marqueurs de la droite chrétienne américaine, au même titre que la lutte contre l'avortement, la défense des valeurs morales et familiales, l'hostilité au mariage homosexuel abject qui récemment fut légalisé dans toute la nation, démontrant la bassesse répugnante dans laquelle elle a sombrée, et elle n'est pas la seule qui ne peut plus différencier si le mariage doit être entre un homme et une femme, un couple de même sexe, ou entre un fermier et sa vache. Dire que les américains étaient déjà un peuple si fier de ses valeurs qu'il aurait pris les armes contre son propre gouvernement pour les défendre. Qu'est-il arrivé à leur fierté et leur courage pour lesquels ils étaient si renommés? Il s'est dilapidé dans les plaisirs de la chair et dans l'orgueil de leur puissance, et l'adversaire pénétra subtilement et graduellement leurs défenses pour amoindrir leur résistance. Les interprétations forcées de leur Constitution, leur tolérance religieuse et raciale exagérée, les abus de tout genre, le multiculturalisme et l'immigration en masse de musulmans Islamistes ennemis de notre culture et de notre société, jouent un grand rôle dans tout cela. La nécessité d'une purge se fait ressentir de plus en plus, non seulement dans cette nation mais partout ailleurs dans les nations démocratiques. Mais nous avons atteint le point de non-retour, les valeurs d'antan ne seront jamais restaurées, le cancer est généralisé, nous avons surpassé de loin la corruption du monde d'avant le déluge que Dieu détruisit dans sa colère. Même que les villes de Sodome et Gomorrhe étaient des anges comparé à notre civilisation moderne. On n'a donc pas à être surpris des conséquences qui vont se produire bientôt lorsque Dieu fermera la porte de la grâce pour de bon.

Bien que l'objectif des sionistes chrétiens ne soit pas le même que celui des juifs sionistes puisqu'il implique à terme la conversion de ces derniers, ce courant de pensée représente un soutien fervent aux sionistes religieux les plus radicaux pour la fondation du «Grand Israël», c'est-à-dire d'un Israël dans ses frontières bibliques, incluant les territoires palestiniens et même le monde entier puisque son idéologie favorise une telle domination. De fait, les juifs ne sont pas tous favorables aux sionistes chrétiens. La communauté juive américaine, majoritairement démocrate, n'est pas unanime dans son appréciation du phénomène. Les juifs de gauche se méfient des sionistes chrétiens, le plus souvent très conservateurs. Cependant, les soupçons de judéophobie ou d'antisémitisme à l'égard des évangéliques ont été progressivement écartés comme en témoigne l'évolution de l'appréciation d'Abraham Foxman, dirigeant de la «Anti-Defamation League», qui, après avoir été hostile au sionisme chrétien, est devenu un pragmatique convaincu de la sincérité et de l'utilité du sionisme évangélique qui peut être adapté à leur stratégie globale d'un règne mondial en ligne avec les aspirations du Vatican. Une fois le but atteint ils pourront facilement être éradiqués de l'équation. L'auteur et polémiste américano-israélien, Ze'ev Chafets témoigne également de cette évolution, de la méfiance au soutien pragmatique:

«J'ai longtemps cherché des preuves que les évangéliques ne sont pas sincères, sont cyniques ou déviants dans leur attitude envers Israël et les juifs, et je n'en ai pas trouvé. Peut-être qu'ils aiment trop les juifs. Peut-être qu'ils aiment les juifs pour de mauvaises raisons. Mais pour le moment, les chrétiens évangéliques ne sont pas nos ennemis. Ce sont les ennemis de nos ennemis, et ils veulent être acceptés et appréciés. En échange, ils offrent une alliance de temps de guerre et un partenariat total avec l'Amérique judéo-chrétienne. C'est une offre que les juifs américains devraient envisager tant qu'elle est encore sur la table.»

La droite israélienne apprécie ce soutien perçu comme utile bien qu'elle se méfie du fait du souhait exprimé par les sionistes chrétiens que les juifs reconnaissent finalement en Jésus le Messie. Pour le pasteur Jerry Falwell, aimer le peuple juif est un commandement divin et cet amour justifie le souhait de sa conversion. De toute façon, pour Jerry Falwell, les juifs doivent accepter que les chrétiens pratiquent l'évangélisation à leur égard comme à l'égard de toute l'humanité, car selon eux c'est une vocation irrévocable de l'Église définissant ce qu'être chrétien signifie réellement. À cet égard, l'existence du groupe des juifs messianiques, qui se définissent comme ethniquement juifs mais qui disent reconnaître en Jésus le Sauveur, entretient chez les sionistes chrétiens l'espoir d'une conversion de masse du peuple juif. Le mouvement néoconservateur, qui regroupe notamment un certain nombre de penseurs juifs ayant quitté la gauche démocrate trop timorée à leurs yeux à l'égard des régimes autoritaires, en particulier des dictatures arabes anti-israéliennes, a contribué au rapprochement entre Israël, le sionisme juif et le sionisme chrétien. Ainsi, dès 1984, Irving Kristol, plaidait dans la revue «Commentary»:

«Pourquoi est-ce que les juifs devraient se préoccuper de la théologie d'un prêcheur fondamentaliste? [...] En quoi ces abstractions théologiques ont-elles de l'importance en comparaison du fait plus prosaïque que ce même prêcheur est vigoureusement pro-Israël?»

En 1995, Elliott Abrams, autre figure de proue du mouvement néoconservateur, souligna le déclin du pouvoir politique des juifs américains et la nécessité pour eux de s'allier avec les évangéliques, ce qui a contribué à répandre l'idée d'une droitisation de la communauté juive américaine. Ainsi, bien qu'ayant des fondements théologiques ou idéologiques différents, le sionisme chrétien et les différents courants du sionisme juif travaillent ensemble en faveur d'Israël, la bête de l'Apocalypse qui a surgie de la terre des nations en 1948.

Le conflit israélo-palestinien dépend de multiples facteurs d'ordre historique et géopolitique. En marge des puissants lobbies liés aux intérêts pétroliers et militaro-industriels des États-Unis, d'autres groupes de pression socioéconomiques et idéologiques exercent une influence déterminante sur les stratégies au Moyen-Orient. Parmi ces derniers, le sionisme chrétien assure à l'État hébreu un soutien quasi inconditionnel et des plus efficaces, et ce au nom d'une théologie à fortes implications politiques relevant du néoconservatisme. La vague du mouvement évangélique de type pentecôtiste ou charismatique, souvent fondamentaliste, revêt des formes si variées et si fluctuantes qu'il existe, à en croire la spécialiste Célia Belin, «presque autant de sionismes chrétiens qu'il y a de chrétiens sionistes» — ce qui rend malaisé d'en rendre compte.

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