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La postérité du serpent-7


mai 12, 2014 par GoDieu

 


Chapitre 7


Les deux postérités

Vous remarquerez que depuis le chapitre précédent nous n'utilisons plus l'expression «la tentation d'Ève» mais plutôt celle de «la tentation de la femme». La raison pour cela est que le mot «Ève» n'est pas utilisé dans le contexte de la chute avant Genèse 3:20, et cela est très significatif comme nous allons voir. Il est bien écrit que c'est la femme qui fut tenté par le serpent et non Ève, désignation qu'elle reçue uniquement après sa condamnation. Le mot «femme» ici est «ishshah» en Hébreu, mot composé qui provient de deux racines pour signifier «l'existence dans la faiblesse», se rapportant évidemment à la conscience de l'existence charnelle faible et limitée. Le même mot est utilisé dans Genèse 2:23 lorsque la femme est amenée auprès d'Adam, comme nous voyons dans une traduction classique: «Et Adam dit: Celle-ci enfin est os de mes os, et chair de ma chair. Celle-ci sera nommée femme (en hébreu Isha), car elle a été prise de l'homme (en hébreu Ish).» (Bible Ostervald 1996-2008). Mais une traduction plus précise basée sur le sens étymologique des mots dans l'Hébreu nous dit: «Et Adam dit: Celle-ci est enfin la substance de ma puissance, et l'enchantement de ma chair. On la nommera l'Existence, mon Épouse (ISHA), car elle a été prise du Vivant, son Époux (ISH).» (Bible Machaira 2013). On aurait tendance à penser qu'il s'agit ici de la femme en tant que femelle de notre espèce, mais on se tromperait grandement. Le mot pour «femelle» que nous retrouvons dans Genèse 1:27 et Genèse 5:2 est «neqebah» c'est-à-dire «celle qui est percée», et non pas «isha» c'est-à-dire «l'existence ma faiblesse». Le dernier passage, celui de Genèse 5:2 est particulièrement intéressant car il indique clairement que le mâle et la femelle de notre espèce porte un nom unique, celui d'Homme, ou Adam en Hébreu, terme singulier qui indique un pluriel et qui signifie «l'humanité» c'est-à-dire «la race humaine» composée d'une multitude de mâles et femelles. Nous avons ainsi l'indice qu'il ne s'agissait pas de la création d'un seul mâle et d'une seule femelle desquels nous descendons tous, mais d'une race entière innombrable.

Puisque Adam est le nom d'une race mâle et femelle, qu'en est-il du fait qu'il est mentionné que la femme est créée d'une côte d'Adam si la femelle existe déjà dans une multitude d'êtres vivants: «Et l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur Adam, qui s'endormit; et il prit une de ses côtes, et resserra la chair à sa place. Et l'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise d'Adam, et la fit venir vers Adam.» (Genèse 2:21-22). Ici nous allons utiliser une traduction étymologique pour nous aider à comprendre exactement ce qui se produisit dans ces passages mystérieux: «Et YEHOVAH Dieu produisit une torpeur profonde qui languissait sur les êtres humains; et il prit cette inclination pour l'assister dans sa nature de chair. Et YEHOVAH Dieu forma une existence de l'inclination qu'il avait prise de l'être humain, et exposa sa conscience charnelle et la fit subsister dans l'être humain.» Ce qui ressort de tout cela est que l'inclination de l'être humain aspirait naturellement à son existence de créature, il ne pouvait faire autrement que de désirer les dispositions de ses faiblesses et de ses limitations car telle fut l'essence de son existence. Toute la race humaine fut alors plongée dans un profond sommeil, une «tardemah» en Hébreu, c'est-à-dire dans «une transe, une catalepsie», et de toutes évidences c'est la première fois qu'ils expérimentaient le phénomène du sommeil et des rêves qui est souvent appelé «la petite mort». En sortant de cette catalepsie ils devinrent pleinement conscient de la fragilité de leur nature humaine et dire: «Celle-ci est enfin la substance de ma puissance, et l'enchantement de ma chair. On la nommera l'Existence, mon Épouse (ISHA), car elle a été prise du Vivant, son Époux (ISH).» Il ne s'agit donc pas de la création de la femme en tant que femelle de notre espèce dans ces passages, mais du réveil de l'homme à la vulnérabilité de son existence charnelle. Ce fut en fait l'esprit de la nature humaine qui fut tenté par son propre raisonnement charnel et non une femme dans le sens littéral, la réalisation de sa fragilité l'irritait, il ne voulait pas accepter une telle existence lorsqu'il connaissait pleinement celle qui se retrouve dans la présence de Dieu. Ce fut le déclic qui engendra la révolte car il se sentait indigné par de telles limitations, il chercha ainsi par toutes sortes de raisonnements à trouver une porte de sortie à cette situation déplaisante qu'il considérait comme un scandale à sa dignité. Le seul recours qu'il avait était de briser la loi d'interdiction dans sa conscience qui restreignait ses limitations.

Il n'y a aucun doute qu'une telle rébellion occasionna une division dans la race humaine, certains supportaient la conversion face à la promesse de la venu du Messie pour les racheter, et d'autres supportaient l'usurpation pour garder les hommes sous l'esclavage de la nature humaine déifiée. Tel est le récit figuratif de Caïn et Abel qui étaient des frères jumeaux, c'est-à-dire «deux différents aspects d'une même réalité». L'histoire de Caïn et Abel dans le chapitre 4 de la Genèse (Genèse 4) est exactement la même histoire de la chute racontée dans le chapitre 3 (Genèse 3) mais de différentes façons et avec des détails supplémentaires. Le mot Caïn signifie «acquérir, posséder par usurpation, dérober les biens ou les droits, s'attribuer quelque chose injustement»; tandis que le mot «Abel», un mot composé qui signifie «Dieu le Père» et qui détient aussi les significations de «insignifiance, humiliation, affront, outrage, blessure». Ces deux noms n'indiquent pas l'existence individuelle de deux hommes, ils sont plutôt des types ou figures symboliques qui décrivent les caractéristiques ou différenciations dans la séparation de la race humaine, formant deux groupes qui s'opposèrent l'un à l'autre. Le résultat nous le savons, Caïn tua son frère Abel, en d'autres mots le fait que l'homme a acquis par usurpation l'indépendance qui appartenait à Dieu seul, se déclarant ainsi dieu en se déclarant maître de son destin, détruisit la signifiance de la conversion des êtres vivants par l'outrage commise. Il existait donc dans la race humaine une postérité selon la chair et une postérité selon l'Esprit. Dieu avait condamné le serpent, c'est-à-dire le raisonnement charnel ou esprit de la chair de la nature humaine, en disant dans Genèse 3:14: «Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre toutes les bêtes et entre tous les animaux des champs; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie.»; ou selon une traduction étymologique: «Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tous les sages d'entre les êtres vivants en croissance de leur existence; ta progression paraîtra ainsi: tu te nourriras de tes imperfections tous les jours de ta vie.» Figurativement, nous voyons que «se nourrir de poussière» est l'équivalent de «se nourrir d'imperfections» et cela est devenu la charge de la faculté de raisonner en l'homme, l'esprit de sa nature humaine ne peut que produire des imperfections, jamais il atteindra l'idéal qu'il s'est proposé en se déclarant indépendant.

Le Seigneur établit ainsi une claire ligne de démarcation entre l'esprit de l'existence charnelle de la nature humaine, et celle de l'existence spirituelle obtenue par la foi dans la promesse du Messie à venir. Cela se voit clairement dans la suite de la condamnation du serpent ou esprit de raisonnement de la nature humaine: «Et je mettrai de l'hostilité entre toi et ton existence, entre ta postérité et son GERME: Celui-ci écrasera ton agitation, et toi tu contrarieras ses pas.» Il y a clairement une distinction ici entre l'esprit de la nature humaine et son existence charnelle, il existe un conflit évident entre les deux que l'apôtre Paul décrit en ces termes: «Car je n'approuve point ce que je fais, je ne fais point ce que je veux, mais je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Car je sais que le bien n'habite point en moi, c'est-à-dire, dans ma chair, parce que j'ai la volonté de faire le bien; mais je ne parviens pas à l'accomplir. Car je ne fais pas le bien que je veux; mais je fais le mal que je ne veux pas faire. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc cette loi en moi; c'est que quand je veux faire le bien, le mal est présent en moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon la condition de l'homme interne; Mais je vois une autre loi dans mes membres, qui combat contre la loi de mon raisonnement et qui me rend captif sous la loi du péché, qui est dans mes membres. Ô homme misérable que je suis! qui me délivrera du corps de cette mort?» (Romains 7:15-24) C'est à ce point que nous rentrons ce qui est dit sur Ève dans Genèse 3:20: «Or, Adam appela sa femme, Ève (vie), parce qu'elle fut la mère de tous les vivants.» Or le mot «Ève» signifie littéralement «Vie» comme nous voyons aussi dans une traduction étymologique du même passage: «Or, l'être humain appela son existence, Vie, parce que la vie fut la mère de tous les vivants.» L'existence de l'homme ou «ISHA» en Hébreu, terme qui fut traduit à tort par «femme» dans le contexte de la tentation, démontre que l'existence ou esprit de la nature humaine déchue dans son état d'indépendance, est devenue la vie normale de tous les hommes depuis la chute. C'est-à-dire que la nature du péché et la séparation d'avec Dieu est devenu la norme pour tous sans exception.

La question de deux postérités souligne aussi une notion essentielle concernant le salut d'une des postérités et la perdition de l'autre, car il est évident que tous ne seront pas sauvés et que la postérité du serpent est destinée à l'enfer éternel. Seulement les enfants de la promesse connaîtrons la joie du salut, qu'ils soient situés avant le sacrifice de la croix ou après ne change rien à son efficacité, la grâce de Dieu ne connaît aucune borne ni aucun temps, elle est donnée gratuitement et sans condition à ceux qui sont désignés pour la recevoir. Les deux postérités, la postérité du serpent ou postérité du raisonnement charnel de l'esprit de la nature humaine déchue, et la postérité spirituelle de la promesse du salut en le Messie ou Christ, désignent clairement et sans l'ombre d'aucun doute «la double prédestination», représentée par deux termes: la prédestination authentique et la duplicité de la post-destination.

Le mot «prédestination» est un terme composé de «pré» qui désigne «avant», ce qui est «antérieur» ou «préexistant»; et de «destin» qui désigne «l'existence», le fait «d'être conscient» ou «de vivre». Dans son ensemble il signifie «être destiné à une certaine existence» et implique une puissance divine extérieure à la volonté humaine qui a déterminée d'avance l'être ou l'existence d'une personne et qui a fixé ou établit de façon irrévocable le cours des événements dans sa vie. La prédestination est double, elle contient deux éléments d'un même décret divin:

  1. l'élection au salut qui est la doctrine de la grâce inconditionnelle sans laquelle personne ne peut être sauvée; et

  2. la réprobation à la perdition qu'on peut nommer aussi «l'exclusion à la grâce», Dieu ayant déterminé d'avance la chute et le péché dans son décret de rédemption, le jugement et le châtiment éternel dans son décret de condamnation de ceux qu'il a rejeté en ne leur accordant pas la grâce du salut, les laissant récolter le salaire de leurs égarements.

Il n'existe pas de prédestination simple sauf dans la duplicité de la post-destination qui décrit la rébellion de l'homme face à Dieu.

La «post-destination» explique le contraire de ce qui vient d'être dit sur la prédestination. Ce mot représente la position adverse populaire maintenue dans le christianisme moderne en ce que Dieu prévoyait ceux qui étaient pour croire et les prédestina sur cette base. Cette notion subtile et subversive remet le salut entre les mains de l'homme et de ses choix captieux. Comme le premier, il est un terme composé de «post» qui désigne «après», ce qui vient «à la suite», ce qui est «ultérieur», une action qui est la conséquence d'un procédé ou d'un évènement spécifique subordonné à l'homme; et de «destin», mais ici dans le sens d'une puissance interne qui détermine son action d'exister ou de vivre par soi-même. L'indépendance est son facteur principal, et dans son ensemble il signifie la capacité de la volonté humaine à prendre des choix variables ou des décisions par elle-même et sans contrainte, ce qui est désigné comme le «libre-arbitre» ou «libre-choix» qui rend l'être humain le seul responsable de ses actions. La post-destination contient aussi deux éléments:

  1. l'élection éclectique du croyant qui choisi lui-même son salut, Dieu n'ayant pas le choix de reconnaître et d'approuver sa décision; et

  2. la réjection de la réprobation, Dieu n'ayant prédestiné personne à la perdition puisque l'homme est un être responsable et libre de choisir son propre destin.

Pélagianisme, Semi-pélagianisme, Arminianisme, Évangélisme, Éclecticisme, sont tous des termes qui signifient une seule et même chose dans l'hérésie de la post-destination.

Ainsi la PréDestination implique la Souveraineté de Dieu et la Post-Destination implique la souveraineté de l'homme. Avec ces deux termes nous avons la différence entre le ciel et l'enfer et nous entrons dans une guerre qui existe depuis le début des temps.

Nombreux sont ceux qui sont hostile à la doctrine de la prédestination. Néanmoins, la prédestination est une doctrine solidement biblique. La clé est de comprendre ce qu'elle signifie dans les Saintes-Écritures. Le pourquoi que la doctrine de la prédestination est tellement détestée, surtout de nos jours par les Évangéliques, est que l'homme craint de perdre sa précieuse liberté, il considère donc la prédestination comme une menace à son existence et va utiliser tous les moyens possibles pour la défaire et la détruire. L'homme se veut maître de son propre destin et il ne peut tolérer quiconque que ce soit ou quoique ce soit qui s'y opposerait. Il ne permettra jamais ni à Dieu ni au diable de la lui refuser et pour la défendre il déclare, en déformant les Écritures, que l'homme n'a pas été créé comme un robot ou un automate mais comme un être libre et responsable. Cette fausse notion sophistiquée valorise la dignité humaine et l'élève à un niveau supérieur qui fait de l'homme un dieu: «vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal» (Genèse 3:5).

Les Saintes-Écritures nous indiquent que la source de la prédestination se trouve avant même la Création et qu'elle est une décision résolue dans le décret éternel de Dieu. Avant que toutes choses existent, la Parole de Dieu nous dit que le Seigneur Jésus-Christ a été prédestiné pour le rachat de ses élus: «vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l'argent et l'or, mais par le sang précieux de Christ, comme d'un Agneau sans défaut et sans tache, qui fut prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté dans ces derniers temps à cause de vous...» (1 Pierre 1:18-20). Ce passage merveilleux est la base de notre prédestination au salut. Pour que Christ soit prédestiné ainsi de toute éternité, il fallait absolument que tout l'enchaînement du plan du salut soit aussi prédestiné, il ne peut en être autrement car un ne va pas sans l'autre, tout comme le salut et la perdition sont deux éléments d'un même décret. En d'autres mots, il n'y a pas de salut sans perdition, ni de perdition sans salut, car un implique l'autre. La prédestination implique donc par nécessité du décret éternel «la création de l'homme, la chute et le péché, ainsi que le salut de ceux qui ont été choisis d'avance en Christ, de même que la perdition de ceux qui ont été rejeté et laissé de côté pour subir les peines d'un châtiment éternel» et manifester la justice de Dieu.

La Bible affirme clairement que les chrétiens réels ont été choisis pour le salut en Christ depuis avant la fondation du monde: «Selon qu'il nous a élus [au salut] en lui avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et sans reproches devant lui dans le renoncement; Nous ayant prédestinés [au salut] pour être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d'après le bon plaisir de sa volonté... C'est en lui aussi que nous sommes devenus héritiers, ayant été prédestinés [au salut], d'après le décret de Celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté.» (Éphésiens 1:4-5,11). Il n'y a pas de place dans la prédestination au salut pour le «libre-arbitre» ou «libre-choix» et cela est évident, car elle est, comme l'affirme la Parole de Dieu, «d'après le bon plaisir de sa volonté». Elle est en fait un «décret» (Éphésiens 1:11), c'est-à-dire «une décision irrévocable émanant de l'autorité souveraine de Dieu contre laquelle on ne peut rien». On ne peut avoir une définition plus claire de la prédestination au salut, la Bible ne donne aucune autre description du sujet, elle affirme clairement et précisément que la prédestination dépend entièrement de la volonté souveraine de Dieu et non de l'homme. Puisque Dieu est le Maître absolu de la prédestination, il est évident que l'homme n'y a aucun rôle à jouer et qu'il ne peut rien y contribuer, que ce soit un choix ou une décision personnelle, sa foi, son obéissance, ou sa persévérance. Tout est de Dieu dans la prédestination au salut, rien n'est de l'homme. Il est clair aussi que dire autrement serait un viol sérieux de la Parole de Dieu et une fausse doctrine qui détiendrait des conséquences désastreuses.

Qu'en est-il donc de ceux qui disent que la prédestination est basée sur la pré-connaissance de Dieu, dans le sens que Dieu savait d'avance que certains étaient pour croire en Christ et les choisit ou élit sur la base de leur foi, comme l'affirme les réprouvés du christianisme contrefait moderne. Selon eux: «La prédestination n'est nullement un choix arbitraire, car elle est basée sur la pré-connaissance de Dieu. Dès avant que nous ayons existé, Dieu nous connaissait. Il savait que Paul se convertirait sur le chemin de Damas; il l'a donc appelé, et il l'a justifié à cause de sa foi. Il en va de même pour chaque enfant de Dieu: connu — prédestiné — appelé — justifié — glorifié». En d'autres mots, selon ces faux chrétiens ou «postérité du serpent» qui déforment le sens clair des Écritures, la prédestination n'est pas «selon le bon plaisir de Dieu», elle n'est pas «un décret», elle se base sur le choix de l'homme, sur sa faculté de croire. En plus, cette définition remet le salut entre les mains de l'homme qui décide de croire, et non plus entre les mains de Dieu qui l'a décrété en Christ avant la fondation du monde (1 Pierre 1:18-20). Selon cette notion subversive, Christ n'a pas été prédestiné pour notre salut avant la fondation du monde, comme l'atteste fortement la Parole de Dieu, le salut ne serait donc pas «un choix arbitraire» de Dieu, il en aurait simplement prit connaissance par le fait qu'il sait toutes choses d'avance. En d'autres mots Dieu ne serait pas impliqué dans le sacrifice de la croix avant qu'il se produise et seulement là il en reconnaissait les bienfaits pour le salut de tous les hommes. Cette doctrine est extrêmement dangereuse, elle est une attaque directe au sacrifice de la croix, à la Souveraineté de Dieu, à la divinité de Christ qui est séparé de Dieu dans cette notion aberrante, et à l'inspiration et la suffisance des Saintes-Écritures qui mentionnent la venue du Messie à travers toutes ses pages, de la Genèse à l'Apocalypse, pour racheter ses élus. Qui ne peut voir la subtilité de la séduction dans une telle proposition néfaste. Elle contredît catégoriquement ce que la Parole de Dieu a affirmée dans le premier chapitre d'Éphésiens (Éphésiens 1:4-5,11) que nous avons vu plus haut.

Christ a été prédestiné avant la fondation du monde pour notre salut, et non après que le fait historique se soit produit, ce qui serait une post-destination et non plus une prédestination. Le salut dépend entièrement de Dieu et non de la faculté ou du choix de l'homme de croire ou d'agir. Les passage favoris de ces imposteurs pour élaborer leur fausse doctrine sur la prédestination sont Romains 8:29-30: «Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés». Le Dictionnaire Grec-Français de J. Planche nous dit que le mot Grec pour «connaître d'avance» est «proginosko», mot composé de «pro» ou «avant, antérieurement, en premier» et de «ginosko» ou «connaître, concevoir, résoudre, décider d'avance, déterminer», et il implique clairement «une décision prise avant les faits», et non «après les faits» comme le prétendent les évangéliques modernes. En d'autres mots, ce terme porte la notion de «connaître» dans le sens de «concevoir d'avance» ou «engendrer d'avance» comme la formation d'un enfant par fécondation. Le mot «ginosko» détient dans une de ses nuances le sens d'un idiome Juif pour parler de la relation sexuelle entre l'homme et la femme. Le prolongement du verbe primaire de ce mot ou «ginomai» signifie: «venir dans l'existence, commencer à être». Ce mot apparaît seulement deux fois dans le Nouveau Testament, dans Romains 8:29 et Romains 11:2 et il porte le même sens dans ces deux passages: «Dieu n'a point rejeté son peuple, qu'il a connu d'avance...» (Romains 11:2). Cela est fortement supporté par le passage suivant qui concerne le peuple d'Israël: «Tu as abandonné le ROCHER qui t'a engendré, et tu as oublié le Dieu qui t'a formé.» (Deutéronome 32:18). Il n'y a aucun doute que le sens du mot «connaître» ou «proginosko» est de «concevoir ou d'engendrer d'avance» et qu'il porte la notion «d'une décision résolue», «de désigner une personne à un destin préétablit»; et non celui d'une prévoyance ou d'une prévision sur la foi d'une personne qui déciderait de croire en Christ comme l'enseignent les hérétiques qui déforment le sens de la Parole de Dieu.

Nous avons été choisi en Christ «avant la fondation du monde» (Éphésiens 1:4), et non après la fondation du monde, le texte de la Bible est clair sur cela, nous avons été prédestiné et non post-destiné. En d'autres mots, selon le sens de «ginosko» nous avons été formé en Christ pour le salut, ou plus précisément nous avons été engendré en Christ, notre existence a été déterminée en lui de toute éternité pour que nous devenions un avec lui dans sa gloire éternelle. Cet engendrement est un processus progressif de régénération qui a débuté en Christ dans l'éternité. Elle se nomme aussi «la nouvelle naissance» qui est rendue évidente par le sacrifice de la croix qui engendre notre conversion, et dont le but final est notre transformation en l'image de Christ lors de sa dernière apparition. La régénération selon le décret d'élection est essentielle au salut. Ainsi dit le Seigneur Jésus dans une traduction littérale de Jean 3:3 — «En vérité, en vérité je te dis que si quelqu'un n'est régénéré dès l'origine, il ne peut percevoir le royaume de Dieu».

Quoique parfois au niveau des peuples communs le mot «ginosko» est traduit pas connaître dans le sens d'avoir une connaissance intellectuelle d'un fait quelconque, il ne détient pas ce sens dans le Grec du Nouveau Testament de ces passages de l'Épître aux Romains. Lorsqu'il s'agit d'une connaissance intellectuelle d'un fait, on utilise généralement le mot «gnosis» d'où nous avons aussi le mot «gnostique». Ainsi Romains 8:29 se traduit selon l'original: «Car ceux qu'il avait désignés d'avance, il les avait aussi [premièrement] prédestinés [au salut] pour être conformes à l'image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né d'entre plusieurs frères». Remarquons aussi que l'expression «être conformes à l'image de son Fils» implique par nécessité le salut des élus. Être conforme, signifie d'après le «Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales»: «Dont la forme correspond à celle d'un objet pris comme modèle; qui répond à ce qui avait été prévu ou stipulé.» Cette définition du mot «conforme» est claire et précise, il n'y a aucun doute qu'elle porte en elle même la notion évidente de la prédestination dans le sens qu'elle a été «prévu ou stipulé», c'est-à-dire qu'elle a été déclarée ou spécifiée d'avance dans le décret éternel de Dieu.

Telles sont les deux postérités que nous retrouvons dans le récit de la tentation et de la chute de l'homme dans le Jardin d'Éden, et telles sont les deux branches de l'humanité impliquées dans le drame de la chute de l'homme et de la rédemption en Jésus-Christ pour racheté ses élus à partir du début des temps jusqu'à la fin des temps.

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