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La version du Nouveau Testament dite de Lausanne-07


juin 29, 2014 par GoDieu


Chapitre IV

La pensée de Dieu quant aux personnes auxquelles
il adresse sa Parole, et conséquences herméneutiques de ce fait.

Suivant le public auquel il s'adresse, un auteur intelligent ne manquera pas de donner à son style la forme scientifique ou une forme populaire. S'agira-t-il ensuite de traduire cet auteur? il importera d'avoir en vue le même public et de parler à ce public le même langage. C'est donc en ce point surtout qu'il convient d'entrer dans la pensée de Dieu, pensée qui me paraît avoir été méconnue par quelques traducteurs (39) et par un plus grand nombre de critiques, notamment par M. Pétavel. À qui, selon la pensée du Saint-Esprit, les Écritures de Dieu sont-elles destinées? Quel public doit-on avoir en vue quand on les traduit? Qu'est-ce qu'on entend par une version populaire de la Bible? Si l'on entend une version propre à se voir acceptée par le peuple de Dieu, nous sommes d'accord; mais si l'on aspire à donner une Bible qui soit agréable au monde, et particulièrement bien reçue des littérateurs, nous pensons que c'est poursuivre une chimère, s'exposer à falsifier les Écritures et ne pas obéir à l'intention de Dieu. Pour peu qu'on veuille rester fidèle à l'original, on sera condamné à écrire des phrases qui ne sont françaises que dans la Bible. Par exemple, St. Paul dit aux Corinthiens (40): «Si quelqu'un en Christ il est une nouvelle créature», ou «nouvelle création». De cela, et sans vous écarter du littéralisme, vous ferez une phrase grammaticale en mettant si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature, ou, il y a nouvelle création; mais trouverez-vous quelque part, dans un livre français: être en Platon, être en Descartes, être en Voltaire, être en Napoléon, être en un homme quelconque? Si donc vous dites, avec l'apôtre, être en Christ, vous devrez justifier l'expression en la rapprochant de cette parole du Seigneur: «Celui qui demeure en moi et en qui je demeure» (41). Mais est-il d'aucune manière plus conforme au génie du français de dire: demeurer en quelqu'un, que être en lui? Je pourrais même demander si une telle locution était mieux dans le génie de la langue grecque? C'est que la langue de la Bible (et plusieurs l'oublient) n'est pas purement humaine, comme Jésus-Christ n'est pas simplement un homme. Il est dans le Père, et le Père est en lui. Voilà pourquoi nous pouvons être en lui, et qu'il peut être en nous. Nul Français donc n'acceptera votre style, aussi longtemps qu'il ne croira pas à la divinité de Jésus-Christ et à l'inspiration de sa Parole.

Le monde! les littérateurs! Après avoir poli le langage, non pas de nos anciennes versions seulement, mais des apôtres et du Seigneur lui-même, vous pensez que les littérateurs et le monde vous liront avec plaisir? Eh! non; comme que vous rendiez les premiers chapitres de St. Matthieu, ces chapitres resteront pour l'essentiel ce qu'ils sont; et vous y aurez toujours le mystère de l'incarnation, les austères discours de Jean-Baptiste, la colombe dont on s'est tant moqué et la tentation dans le désert: légendes, absurdités, dira le monde; point d'esprit, pas de trait, peu d'intérêt, diront les littérateurs. Recommanderez-vous à leur attention l'Épître aux Romains, cette clef d'or des Écritures, en vous efforçant de lui imprimer certains charmes de style dont elle est peu susceptible; ou la première de St. Jean, en y supprimant ses apparentes longueurs? Ah! je n'ai pas besoin de vous dire ce qui, dans ces deux écrits, repoussera, quoi que vous fassiez, le public que vous voulez atteindre.

Non, il n'a pas été dans la pensée de Dieu que la Bible fût jamais du goût de tout le monde. On peut appliquer à ce livre ce que Paul dit de la justification: «il est par la foi, pour la foi». Je ne concède pas au sage Rollin (qui du reste parlait de la vulgate), que les Écritures ne sont belles que par les choses, sans que la forme y concoure. Il est permis de trouver de la beauté dans le style d'Ésaïe et des Psaumes, même dans la simplicité des naïfs récits de la Genèse et des Évangiles, comme aussi dans quelques élans de cœur et quelques éclairs d'éloquence de l'apôtre St. Paul; mais enfin, il est sûr qu'il n'est aucun des auteurs sacrés qui ait visé aux effets du style, et quand on croit qu'ils ont parlé par le Saint-Esprit, on ne s'en étonne nullement.

Si Dieu avait voulu ajouter à là force divine de sa Parole les attraits de la sagesse humaine, il l'eût pu sans aucun doute: Bosquet l'a déjà remarqué. À supposer qu'il n'existât pas en Judée de rabbins à la hauteur de cette tâche, il y avait sûrement à Athènes ou à Corinthe quelque philosophe grec, quelque rhéteur habile, dont le Saint-Esprit pouvait faire un Pascal ou un Bourdaloue. Au lieu de cela, il va choisir un juif helléniste de Cilicie, élevé dans les lourdes traditions des pharisiens; et cet homme, d'un extérieur d'ailleurs peu engageant, devra se présenter au monde cultivé de la Grèce et de Rome avec son grec hébraïsant et son langage de province, diction si peu élégante que ses adversaires de Corinthe lui en feront un grief. À côté de lui, il y aura deux ou trois pêcheurs de la Galilée, gens illettrés s'il en fut, et à tel point que leurs compatriotes de Jérusalem les en méprisent! Mais ces gens, qui seront, il est vrai, des instruments de conversion pour un proconsul de l'île de Chypre, pour un juge de l'Aréopage, pour des personnes appartenant à Néron, ne sont pas néanmoins envoyés aux sages et aux puissants de ce siècle. Ce sont les petits surtout, c'est la foule qui entendra leurs prédications: quant à leurs écrits, qu'il faut distinguer ici de leurs discours, c'est aux églises, aux seules «assemblées de Dieu en Jésus-Christ», qu'ils seront adressés. Que jugez-vous donc que des traducteurs doivent faire pour entrer pleinement dans la pensée de Dieu? Quel public faut-il qu'ils aient en vue?

Les hommes qui, se préoccupant surtout du public cultivé dont ils font partie, visent à lui donner une vision de la Bible toute pleine d'agrément, ont-ils assez réfléchi au caractère propre de notre langue et à ses exigences? Cette langue n'a plus ses franches allures d'autrefois. Deux jougs pèsent sur elle: le classicisme et le catholicisme. Ni l'un ni l'autre de ces tyrans n'imposèrent leurs lois aux écrivains des Évangiles et des Épîtres. Pour ne parler que de la première de ces tyrannies, ce n'est donc pas seulement ce qui n'est pas clair qui n'est pas français; c'est encore ce qui n'est pas élégant. L'élégance dans la pensée, l'élégance dans la phrase, l'élégance dans le mot; ce je ne sais quoi qui se montre aussi dans les vêtements, dans la tenue, jusque dans les meubles, l'élégance, dis-je, est une chose tellement française que les algébristes eux-mêmes tiennent à mettre de l'élégance dans leurs formules. Eh bien! essayez de donner une version élégante du Nouveau Testament! C'est pourtant à cette seule condition que vous en ferez une œuvre de goût, une lecture agréable aux gens du monde.

Ce sera pour satisfaire au goût de l'élégance qu'on supprimera les car, les et, les or, si fréquents dans le texte sacré; particules explétives, dit-on, qui tiennent au génie de la langue grecque, surtout du grec hébraïsant des apôtres, et qui sont insupportables à des oreilles françaises. Vous en ôterez donc beaucoup; mais vous serez obligé d'en laisser encore, et infiniment trop pour que votre style ressemble à celui de nos grands écrivains, dont le talent est de lier leurs pensées sans qu'il y paraisse. Et puis, ces suppressions ou ces modifications arbitraires tomberont-elles toujours à propos, et le sens n'en sera-t-il jamais affecté? Si par exemple, on dit alors et ensuite, dans les versets 5 et 9 de St. Luc, chapitre IV (Luc 4:5,9), au lieu de dire simplement et, les deux fois, on établit entre cet Évangile et celui de Matthieu, à la grande satisfaction des rationalistes, une opposition verbale et expresse de chronologie qui n'existe réellement pas.

Remarquez encore la secrète horreur que notre langue éprouve pour la forme passive des verbes. Le Saint-Esprit nous parle généralement comme à gens qui font peu et qui reçoivent tout; mais, en français, on dira avec Sacy:, «Nous vous conjurons de vous réconcilier avec Dieu» (42), au lieu de: «Soyez réconciliés...» et M. Arnaud, qui tient naturellement à son français, imitera Sacy en disant: «Réconciliez-vous...».

Je pourrais parler en outre de cette délicatesse d'oreille qui interdit toute assonance, et de cette vivacité d'esprit qui saisit avec tant de promptitude la moindre équivoque; je pourrais dire après M. de Sainte-Beuve, je ne sais où, qu'il est souvent impossible de concilier la stricte vérité avec les exigences de la forme; mais il faut en finir sur ce point, et je le fais en risquant une observation qui paraîtra dure. Nous assistons, chacun le sait, à une des grandes crises de la foi. Ce n'est plus la religion naturelle qu'on oppose au christianisme, comme dans le siècle passé. Non, le grand réveil de notre époque porte ses fruits. On ne rejette pas le christianisme. Tous le veulent. Mais au christianisme surnaturel on oppose un christianisme naturel. Le monde veut être chrétien, à la condition toutefois que Jésus-Christ accepte le monde et même qu'il consente à lui devenir semblable par une sorte d'accommodation. «Au lieu d'absorber l'humanité et la civilisation dans le christianisme, il faut absorber le christianisme dans l'humanité, et le purger de tout ce qui est contraire à la conscience et à la raison». Ainsi parle un des organes du mouvement libéral (43). Nul doute donc qu'on ne publie bientôt une Bible expurgée, comme on a déjà, pour les écoles, l'Histoire sainte sensiblement altérée par maintes suppressions; mais nous, traducteurs, des Écritures qui croyons à leur inspiration surnaturelle, gardons-nous de nous faire les Jean-Baptiste de ce nouveau christianisme, en nous laissant aller à traduire selon le système libéral de l'accommodation, tel que certaines personnes l'entendent. C'est probablement par obéissance à ce système que les nouveaux traducteurs de Paris disent en St. Matthieu (Matthieu 6:27): «Et qui d'entre vous peut, par ses soucis, prolonger sa vie d'une heure», et qu'ils arrangent les généalogies comme nous l'avons vu (44)?

En s'accordant de telles libertés, que ne fera-t-on pas du texte sacré? Hélas! je crains que cette observation ne touche guère ceux qu'elle concerne; mais M. Pétavel et les hommes qui pensent comme lui, se sont-ils bien demandés où l'on va quand on pose en principe que les livres saints doivent être traduits comme tout autre livre?

Pour entrer dans la pensée du Saint-Esprit, ce qui fut l'aspiration constante des auteurs de la version de Lausanne, il faut donc que les Écritures soient mises à la portée des petits et des ignorants dans les églises, plutôt qu'appropriées au goût du monde et aux prétentions des délicats. Or il n'est pas nécessaire pour cela que le style soit de toutes façons irréprochable, témoin le texte original et l'immense popularité dont il a joui dans le temps. Quelques légères infractions aux règles de la syntaxe, comme la transition parfois un peu brusque du passé au présent, ne sauraient arrêter le commun des fidèles et peut avoir quelquefois de sérieux motifs. Il importe bien davantage que tous les mots soient compris, et, pour cela, qu'ils appartiennent à la langue vulgaire, ce qui est, à un haut degré, le propre des paroles de Jésus-Christ et des apôtres. Or, qu'est-il arrivé dans les traductions françaises nées de la Vulgate? Nous l'avons déjà donné à entendre, mais il faut y revenir. Par suite des relations de Rome avec l'Orient, plusieurs mots grecs du Nouveau Testament s'étaient simplement latinisés: ainsi, evangelium, apostolus, ecclesia, episcopus, diaconus, synagoga, et ils avaient passé sans autre transformation dans la version latine. Puis, grâces aux rapports du français avec le latin, on put transporter ces mêmes mots dans nos premières versions, et, avec eux, bon nombre d'expressions toutes latines, telles que résurrection et ressusciter, rédemption, rémission, enfer, gentil, tabernacle, homme animal, charité. Vraie richesse, diront quelques-uns; précieuses acquisitions pour notre langue d'ailleurs si pauvre! Oui, si ces mots n'avaient pas chassé leurs équivalents, plus réellement français; s'ils n'étaient pas devenus des mots techniques, je veux dire de ces mots entendus par les seuls adeptes; mots qui, de noms communs et très usuels qu'ils étaient en grec ou en latin, ont passé à l'état de termes plus ou moins scientifiques, généralement mal compris et auxquels même le dictionnaire de l'Académie donne souvent un sens parfaitement faux, ou très incomplet. Reprenons-les tous sans en excepter aucun, mais en proportionnant à leur importance relative l'étendue de notre commentaire.

D'abord, le mot Évangile. Tout le monde, vous dira-t-on, le comprend. Eh! non; car voici ce qu'ont écrit les savants littérateurs qui, depuis le temps de Richelieu, tiennent registre de la manière dont en France tout le monde entend les mots de la langue. L'Évangile, c'est «la loi de Jésus-Christ et la doctrine qu'il a enseignée»; l'Évangile, ce sont «les livres qui contiennent la doctrine et la vie de Jésus-Christ»; c'est aussi «cette partie des évangiles que le prêtre lit à la messe, et spécialement le chapitre de St. Jean qu'un prêtre récite en mettant un pan de son étole sur la tête de la personne à l'intention de qui il la récite». Le dictionnaire ne donne pas d'autre définition. Donc nous devrons expliquer à nos catéchumènes qu'Évangile signifie Bonne nouvelle (il signifie plus précisément: message de la grâce), et si nous tenons réellement à ce mot d'origine grecque, nous leur ferons remarquer que nos versions auraient bien fait de dire aussi en Ésaïe: «Combien sont beaux sur les montagnes les pieds de celui qui apporte l'Évangile et qui publie la paix; de celui qui apporte l'Évangile et qui publie le salut, et qui dit à Sion: Ton Dieu règne» (45). Mais nos catéchumènes venant à nous demander pourquoi leur version ne dit pas bonne nouvelle dans le Nouveau Testament, comme elle le fait dans l'Ancien; pourquoi les traducteurs ont abandonné le mot au moment précis où ils tenaient la chose, que leur répondrons-nous? Leur dirons-nous que les petits enfants comprenaient autrefois ce beau mot euanggelion encore que de nos jours bien des savants ne le comprennent pas? Ajouterons-nous que les théologiens protestants du moins ne sauraient s'y tromper? Serait-ce là des réponses satisfaisantes? Et s'il allait vous arriver, une fois ou l'autre, à vous, théologien protestant, de parler étourdiment des sévérités et des rigueurs de l'Évangile à l'endroit des mécréants et des rebelles, comment vos auditeurs, instruits par vous dès leur jeunesse du sens de ce mot, pourront-ils associer dans leur esprit les idées de sévérité rigoureuse et de bonne nouvelle? On ne sait pas tout le mal que peut faire un mot mal compris. Si les versions avaient toujours dit, comme MM. Rilliet, Arnaud et la version libérale de Paris, après celle de Lausanne, que Jésus prêchait «la Bonne nouvelle du royaume» (46), on ne se serait pas écarté si généralement, peut-être, des doctrines de la grâce de Dieu.

Il est vrai que M. Darby laisse Évangile; mais il a pu ignorer le sens que le dictionnaire français donne à ce mot. Je n'ai pas examiné, d'ailleurs, si MM. Rilliet et Arnaud sont demeurés fidèles à leur point de départ: il y aurait deux fois 130 textes à vérifier; et puis, je n'ai pas à faire la critique de ces versions. Je profiterai néanmoins de l'occasion pour signaler de nouveau les accidents auxquels on s'expose en ne tenant pas à la stricte harmonie de la lettre. Dans tout St. Matthieu, la version de Paris met Bonne-Nouvelle, puis, dans l'Épître aux Romains, partout Évangile. C'est-à-dire que Jésus-Christ a prophétisé, en Matthieu 24:14, qu'une chose serait faite, et quand cette chose même se fait (Romains 1:9 et 15), voilà qu'elle porte un autre nom!

De tous les mots qu'on avait transportés tels quels du grec en latin, puis du latin en français, et que les traducteurs de Lausanne ont enfin pris la peine de rendre intelligibles, il n'en est point qu'on ait plus regretté que le mot Apôtre, mot qui, selon l'Académie, désigne «les douze personnes que notre Seigneur choisit pour gouverner l'Église après lui»; mot si mal compris de ceux même qui estiment l'entendre, qu'un irvingien d'avant l'irvingisme, institué apôtre par un prétendu prophète, répondit à ceux qui lui demandaient pourquoi donc il n'allait pas comme les apôtres prêcher de lieu en lieu: «J'attends d'être envoyé». Pourtant on s'est cru bien fort contre nous en nous faisant observer que ce nom avait été donné aux douze par Jésus-Christ lui-même. Cette raison parut même si prépondérante à l'assemblée des collaborateurs, qu'elle décida, en dérogation à la règle générale, qu'on le laisserait subsister lorsqu'il s'agit des Douze. L'assemblée revint de sa décision; mais ce ne fut qu'après avoir entendu et mûrement pesé une protestation de son président, protestation dont je donne ici quelques fragments, à cause de l'application générale qu'on en peut faire.

«L'assemblée a pris la résolution de rendre le mot apostolos par le terme d'envoyé, quand il s'applique à quelques saints hommes (47), et par le nom grec d'apôtre, quand il s'agit de l'un des douze envoyés par excellence (48).


Agir ainsi, c'est commenter, ce n'est plus traduire.


On a dit que notre Seigneur avait donné lui-même le nom d'apôtre à ses douze témoins. Qu'a-t-on voulu dire? Est-ce que Jésus-Christ parlait grec? J'aimerais autant dire qu'il leur donna le nom de légats, parce qu'une Bible latine aurait écrit qu'il les nomma legatos.


Le Saint-Esprit traduit le terme syriaque dans la langue que les Gentils parlaient en Grèce. Pourquoi ne le traduirons-nous pas nous-mêmes dans la langue où nous écrivons? Rappelons-nous que notre Testament français doit être aujourd'hui pour nos lecteurs ce que le Testament grec était pour les Grecs quand il parut pour la première fois dans le monde.


On a dit que les douze étaient des apôtres par excellence. Qui en doute? Le nom d'Envoyés leur eût été donné par excellence en français, comme celui d'apôtre leur appartenait en grec. Quand ce terme est sans régime, il les désigne évidemment et exclusivement. Personne ne peut s'y tromper. C'est comme quand, en France, on dit d'un certain homme: «C'est un Député», nul ne se méprend sur le sens de ce mot...».

On ne se méprendra pas davantage si l'on dit l'assemblée de Dieu, l'assemblée de Jésus-Christ, l'assemblée qui était à Antioche, les assemblées de la Galatie, et simplement l'assemblée, en faisant ainsi disparaître le malencontreux mot Église. Pour savoir comme il est généralement compris, on n'a pas besoin de rappeler la naïveté philologique citée, je ne sais plus où, par M. Ami Bost: «Notre assemblée n'est pas une église». Bien qu'ici la définition du dictionnaire ne soit pas fautive, il n'y a qu'à voir les nombreux exemples qu'il donne, pour s'assurer que l'usage n'est aucunement fidèle à la définition. Il y a deux manières de faire une Babel: la manière de Dieu, en imposant aux idées communes à tous, des signes ou des expressions que tous ne comprennent pas, et la manière des hommes, en mêlant toutes sortes d'idées sous le même mot. Là est la confusion des langues, ici, la confusion des pensées. Ouvrez le premier livre venu, écoutez une des nombreuses discussions du moment, et vous serez obligé de reconnaître qu'en français, comme en allemand et comme en anglais, les mots église, Kirch et church expriment des choses infiniment diverses, depuis ces quatre murs étroits où l'on lit la messe, jusqu'à l'ensemble tout entier des âmes élues et rachetées à travers tous les siècles. J'admets et je comprends que le mot église ait pu revêtir à la longue toutes ces acceptions; mais ce qu'il s'agirait d'établir, c'est qu'il les possédait il y a dix-huit cents ans. Et quand cela serait, encore le mot assemblée vaudrait-il mieux. C'est ce mot qui aurait pris ces sens infiniment divers, ou plutôt, je ne pense pas qu'on eût jamais pu les lui donner, et la nuit n'aurait pas mêlé ses obscurités aux vives clartés du jour. La première fois que l'expression se rencontre dans le Nouveau Testament, c'est en St. Matthieu 16:48. Jésus déclare que, sur ce fait, qu'il est le Christ, le Fils du Dieu vivant, il édifiera solidement son assemblée. Qu'il ait employé le mot éda ou le mot kahal, ou quelque terme syro-chaldaïque correspondant à ces mots hébreux, ses disciples ne se trouvèrent en présence, ni d'un mot nouveau, ni d'une idée nouvelle. L'Ancien Testament déjà parlait de l'assemblée de Dieu (49), de l'assemblée des saints (50), de l'assemblée des justes (51), d'une assemblée qui serait affermie devant l'Éternel (52), et même d'un homme promis, à qui appartiendrait l'assemblée des peuples (53); les Actes des apôtres nous racontent l'histoire de la fondation des assemblées dont la totalité forme l'assemblée de Jésus-Christ, et les Épîtres sont adressées à ces mêmes assemblées. Voilà les faits tout simples; et vous, traducteurs de la Bible, vous qui lisez l'hébreu et le grec, vous devez à ceux qui ne connaissent pas ces langues, d'introduire le mot église dans l'Ancien Testament, ou de le bannir du Nouveau. Faire autrement c'est se rendre coupable d'une grande partialité.

On peut en dire autant de synagoga mot précieux, pense-t-on, pour distinguer les assemblées des Juifs de celles des chrétiens. Mais il ne s'agit pas de savoir si la distinction est commode. Est-elle suffisamment autorisée par le texte sacré? Or, s'il est vrai que les écrivains du Nouveau Testament se servent de ce terme spécial pour les assemblées religieuses des Juifs en dehors du temple, et même quelquefois pour le local où ils se réunissaient (54), ce terme n'était pas spécial autant qu'on le suppose, puisqu'il est plus d'une fois accompagné d'un déterminatif qui le spécialise: «La synagogue des Juifs» (55). Il se dit aussi quelque part d'une assemblée chrétienne (56). Aussi Ostervald lui-même a-t-il dû abandonner deux fois le mot synagogue et le remplacer par celui d'assemblée, comme s'il y avait eu ecclésia. J'aurais pu dire également à l'occasion de celte dernière expression, que, deux fois au moins, dans les anciennes versions, le mot assemblée se substitue à celui d'église (57). La synonymie est donc incontestable; elle est même en quelque sorte rendue sensible à l'œil dans Actes 14:27 (sunagagontès tèn ecclésian). Restait à trouver deux mots français également synonymes: nous les avons pris, l'un et l'autre, dans l'Ancien Testament, version de 1693. Si les traducteurs subséquents ont abandonné le mot congrégation, c'est apparemment à cause du sens que le catholicisme y attache; mais il se comprend finalement par tout le monde, sans qu'il y ait besoin d'un dictionnaire ou d'une explication scientifique.

Qu'on traduise d'ailleurs comme on voudra, nous demandons qu'on mette synagogue partout, si l'on ne veut pas du mot congrégation ou de quelque analogue, et cela dans l'Ancien Testament non moins que dans le Nouveau, ce que nul n'a fait. Mais ce qui importe, en tout cas, c'est qu'on maintienne le souvenir des rapports d'organisation qui ont existé dès l'origine entre les assemblées des chrétiens et celles des Juifs. Les congrégations d'Israël, au temps des apôtres, avaient pour conducteurs des anciens, appelés aussi surveillants ou inspecteurs, anges ou délégués, nonces, messagers, puis des serviteurs ou ministres, sous les ordres du presbytère ou conseil des anciens. Dans le grec du Nouveau Testament vous retrouvez tout cela quant aux églises: des anciens, pour la surveillance et la direction, et des serviteurs de l'assemblée. C'est ce dont nos versions ont fait, et continuent plus ou moins de faire des évêques, des prêtres, des pasteurs, puis des diacres. L'évidence du mal opéré de la sorte est trop grande pour que je m'y arrête. Il faut pourtant ici quelques notes philologiques. Le mot «évêque», ou plutôt le grec épiscopos est si peu, de sa nature, un terme de théologie, et de théologie évangélique, qu'Hector est nommé, dans Homère, l'évêque des troupes troyennes. — Le mot presbutéros, à son tour, est si peu l'équivalent de prêtre, malgré l'étymologie, que toutes les tribus d'Israël avaient des anciens ou presbuteroï, tandis que la tribu de Lévi, laquelle possédait comme les autres ses anciens, fournissait seule les prêtres, charge que revêtaient tous les fils d'Aaron, dès l'âge de trente ans. Il s'en suit que la prêtrise, comme l'entendent certaines communions chrétiennes, n'est ni selon l'Évangile, ni selon la loi. — Le mot pasteur, au sens clérical, est si peu l'équivalent du mot grec traduit de la sorte, qu'il n'est appliqué, dans l'Ancien Testament, qu'aux chefs politiques de la nation ou à l'Éternel. Dans le Nouveau Testament, c'est à Jésus-Christ seul, le Roi-Pasteur (58), qu'appartient ce beau titre, et une fois, une seule fois, à de simples ministres de Dieu; encore est-ce à condition qu'ils tiennent en main le sceptre de la saine doctrine (59). — Quant à diaconos il se présente trente fois, diaconia, trente-trois fois, et le verbe trente-quatre fois. Partout, Ostervald et ses imitateurs traduisent par serviteur, service et servir, ce qui est très bien; puis en quatre endroits, on voit apparaître des diacres et une diaconesse (60). N'y a-t-il pas là, comme pour les mots pasteur et évêque, un effet sensible de préoccupations ecclésiastiques auxquelles les écrivains inspirés furent parfaitement étrangers. Ce qui, pour eux, était de simples désignations, se convertit bientôt en titres plus ou moins pompeux. Les fonctions devinrent des prérogatives, et des prérogatives telles, qu'en certains pays et en certains temps, les évêques sont restés seuls en possession du titre de monseigneur. Les auteurs de la nouvelle version de Paris ne semblent pas vouloir se soustraire au joug. Ils n'ont eu qu'une fois, jusqu'ici, l'occasion d'employer l'un ou l'autre de ces termes; mais il leur a répugné sans doute de donner à Phébé, l'humble qualification de «servante de l'assemblée de Cenchrée (61); il faut qu'elle ait été diaconesse de cette «église». Un fait plus important à signaler, c'est une interpolation qui ne date que d'Ostervald, et que M. Arnaud a maintenue. Au chapitre XXI du livre des Actes, verset 8 (Actes 21:8), Philippe l'évangéliste, disons avec la version de Lausanne, Philippe, le messager de la bonne nouvelle, est dit, par ces traducteurs, un des sept diacres. Or, ce dernier mot n'existe point dans l'original; et au chap. VI (Actes 6), où nous est racontée l'élection de Philippe, d'Étienne, de Nicanor et des autres, il ne leur est donné aucun nom d'office. On les appelait les sept, comme on disait les douze.

Pour passer à des expressions d'un ordre différent, on ne saurait, je pense, nous faire un crime d'avoir généralisé l'emploi du mot pardon pour aphésis, en réservant rémission pour parésis, qui ne se rencontre qu'une seule fois. Puis, quelle que soit la force de l'habitude, il me semble impossible qu'on regrette longtemps le mot de gentils. Étymologiquement juste, puisqu'il dérive de gentes, les nations, ce mot est faux historiquement, les nations n'étant pas toutes et de nécessité païennes. Nous-mêmes, par le fait que nous ne descendons pas d'Abraham, nous faisons partie des nations, ou des goïm et des ethnè, au sens des Écritures, et c'est ce dont M. Fréd. de Rougemont n'a pas manqué de tenir grand compte dans son remarquable travail sur l'Apocalypse (62). Mais voici ce qui a été pour bien des chrétiens pieux une pierre d'achoppement, et je le conçois: c'est la suppression des mots résurrection, ressusciter, et leur remplacement par les mots réveil et relèvement, réveiller et se réveiller, relever et se relever. Il faut ici toute une dissertation; il la faut même un peu longue, parce que je tiens à être compris des personnes qui ne savent pas le grec.

En abrégeant toutefois le plus qu'il me sera possible, je ferai d'abord observer que, si nous n'avons qu'une manière de dire ressusciter et résurrection, le grec en a deux: égueiro et anistêmi, éguersis et anastasis. Mais ces mots n'ont pas du tout pour sens premier et fondamental, comme les deux mots français, celui de «revenir à la vie», et de «retour à l'existence». Ce sont des expressions de l'usage le plus simple, ou dirai-je, le plus vulgaire. On dormait, et l'on se réveille; on était assis ou couché, et l'on se lève; on était tombé, et l'on se relève; ou bien quelqu'un dormait, et on le réveille; il était par terre, et on le relève: il serait fastidieux de citer tous les endroits du Nouveau Testament et des auteurs grecs qui attestent la chose. Cela veut dire qu'il n'y avait en grec, non plus qu'en hébreu, aucun terme spécifique pour exprimer le fait du retour à la vie. Le mot latin lui-même d'où est dérivé le nôtre, ne s'y rapportait point, et Lactance, au IIIe siècle, paraît être le premier qui ait dit ressusciter tout court, pour exprimer le réveil de ceux qui dorment et le relèvement d'entre les morts, comme parle le Nouveau Testament. Ainsi donc, et personne ne saurait y contredire, rendre habituellement égueiro et anistêmi par se réveiller et se relever, comme l'ont fait tous les traducteurs; puis, subitement et à l'occasion, exprimer l'un et l'autre par ressusciter, c'est décidément commenter et non pas traduire. C'est, de plus, donner aux chrétiens de nos jours un livre fort différent sur ce point, de celui que lisaient les chrétiens des premiers temps. L'argument nous a semblé péremptoire; aussi n'a-t-il pas fallu d'autres raisons pour nous déterminer.

Les résultats obtenus confirmèrent puissamment la convenance de notre décision. Pour en citer quelques-uns seulement, quand on lit dans nos versions usuelles, que les disciples ne comprirent pas le Seigneur qui venait de leur annoncer sa résurrection, nous nous étonnons de leur peu d'intelligence, si même nous ne mettons pas en doute l'exactitude du récit (63). En effet, grâce au mot ressusciter de nos versions, grâce à ce mot spécial, technique, qui ne peut signifier qu'une seule chose, le Seigneur ne pouvait s'exprimer plus clairement, ni ses auditeurs montrer un esprit plus obtus; mais le fait est qu'il dit: «se relèvera le troisième jour», et il était permis aux disciples de se demander ce qu'il entendait par là: c'est qu'en effet, le verbe anistêmi marque si peu à lui tout seul le retour à la vie, que St. Paul a pu dire de Jésus, sans pléonasme, anestê kai anézèsen: «il se releva et il reprit vie» (64). — Et puis, combien l'expression, toute naturelle: se réveiller, ne nous parut-elle pas correspondre merveilleusement à l'expression du fait contraire: s'endormir! Nous n'eûmes pas besoin, comme les autres traducteurs, de changer presque toujours ce dernier verbe en mourir. N'était-ce pas la preuve que notre manière de traduire était la bonne? Au livre des Actes des Apôtres, nouvelle confirmation. Quand on s'obstine à rendre anastasis par résurrection, l'on se condamne à manquer le sens d'un endroit assez important du livre des Actes (Actes 4:2). Ce qui inquiétait les Saducéens et ce qui les irritait tout à la fois, c'est que les apôtres «annonçaient en Jésus, le relèvement, celui d'entre les morts». S'ils avaient annoncé le relèvement de la nation, on eût peut-être consenti à les entendre; mais le relèvement d'entre les morts! Remarquez d'ailleurs que si le mot anastasis avait eu le sens primitif spécial qu'on lui donne, il n'y aurait pas eu besoin d'ajouter le complément d'entre les morts, ou des morts (65). — Un passage enfin dans les Épîtres, nous frappa particulièrement. C'est aux Éphésiens (Éphésiens 5:14), où se trouvent, tout à côté l'un de l'autre, les deux verbes égueiro et anistêmi. Pourquoi ne les a-t-on pas traduits par ressusciter? Essayez, et vous verrez que c'était impraticable. Là donc, on les a rendus comme nous le faisons partout. Mais on aurait pu dire: «Réveille-toi, toi qui dors, et ressuscite d'entre les morts». De cette façon du moins on aurait vu qu'il y a une résurrection spirituelle qui doit s'opérer chez ceux qui sont encore dans leur état de nature, «morts par leurs offenses et par leurs péchés». Pour nous, on le conçoit, nous n'avons pas eu besoin de recourir à cet expédient. Selon notre traduction constante, il se fait ici-bas, quant aux élus de Dieu et par l'Esprit de Christ, un réveil et un relèvement que suivront le réveil et le relèvement de la tombe. Quelle magnifique harmonie dans l'enseignement des Écritures, et pourquoi ne pas la mettre dans les mots eux-mêmes, comme elles le font? Pourquoi, ajouterai-je, pourquoi et de quelle autorité, a-t-on pu se permettre de prêter au Saint-Esprit deux langages différents suivant les siècles? Pourquoi défendre à David de s'écrier, aussi bien qu'a pu le faire St. Paul ou St. Jean: «Je contemplerai ta face en justice; je serai rassasié de ton image, quand je serai ressuscité?» (66) Pourquoi enfin le prophète Daniel ne dirait-il pas avec le grand prophète de la nouvelle alliance: «Ceux qui dorment dans la poussière de la terre ressusciteront?» (67) Voyez d'ailleurs combien a de justesse et de précision ce langage figuré, pour autant qu'il l'est: Ils se réveilleront, ceux qui dorment; ceux qui sont couchés au sépulcre, se relèveront. Il n'est pas moyen de confondre cet événement avec l'immortalité de l'âme, ni même avec la seule revivification du corps: il s'agit de l'être humain tout entier.

Nous avons eu des motifs analogues pour remplacer le mot rédemption par celui de rachat, qui vient s'harmoniser si avantageusement avec les nombreux passages de la Bible entière où se lisent le verbe racheter et son participe. Il est vrai que le substantif racheteur nous fait défaut, comme du reste le verbe rédimer, quand on use de rédempteur et de rédemption; mais le Nouveau Testament ne présente pas un seul cas où le mot de rédempteur soit nécessaire.

Quoi qu'on fasse, assurément, il nous restera toujours une foule d'expressions d'origine purement latine ou grecque; mais n'y a-t-il pas une différence manifeste entre l'espèce de mots que nous venons de passer en revue, et des mots tels que patience, consolation, amour, fidélité, sauveur et même salut, ou bien encore sympathiser, symbole, hymne, hypocrisie, et même mystère? Tous ces mots sont du domaine commun; ils ont un tout autre caractère que ceux d'Évangile, d'Église, d'Évêque, de Diacre, et même de résurrection et de rédemption. Ceux-ci, je le répète, pouvaient être traduits en langue vulgaire, tout aussi bien que katallagué, dont il est heureux qu'on n'ait pas fait catallage au lieu de réconciliation, ou que uiothésia, traduit avec bon sens, par adoption au lieu de uiothésie. Il n'en était pas de même du mot adès, correspondant au scheol des hébreux; ce n'est ni le sépulcre, idée qui s'exprime, en hébreu comme en grec, par un tout autre mot, ni l'enfer ou le tartare des païens, ni même, en réalité leur Enfer, formée du tartare et de l'élysée. C'est le scheol, ou l'insatiable; l'adès, ou le lieu invisible: voilà le mot; quant à la chose, c'est le séjour ou l'état des morts, quels qu'ils soient. Dans la parabole bien connue du mauvais riche, ce n'est ni au fond de la tombe, ni en enfer que la scène se passe; et le livre des Actes, non plus dans une fiction mais en rapport avec le plus solennel de tous les faits, nous dit de Jésus-Christ, que son corps n'a pas senti la corruption du sépulcre et que son âme n'est pas demeurée dans l'état ou dans le séjour des morts (68). Du reste, le mot adès ne se rencontre que onze fois. M. Rilliet, qui l'a généralement traduit comme nous, le rend une fois par enfer, une autre fois par mort. Je persiste de penser que, lorsqu'il s'agit d'un terme de cette nature et enveloppant un tel mystère, on doit aux lecteurs illettrés de n'en pas varier la traduction, quelle que soit celle qu'on adopte. Ils sauront, aussi bien que nous, se dire qu'en tel endroit peut-être ce séjour des morts, c'est l'enfer, et qu'en tel autre, cet état des morts, c'est la mort.

Après cela, je ne sais si l'on a beaucoup regretté le mot tabernacle, disparu de notre version. Il le paraît, puisque les traducteurs subséquents l'ont rétabli. Mais je demanderai toujours pourquoi dire tabernacle où le grec dit tente, et où il emploie le nom commun à toute construction de cette nature. Vous le faites vous-même généralement, et pourquoi ne le faites-vous pas toujours? Me répondra-t-on qu'il y a pourtant une différence incontestable entre la Tente de Dieu et celles des Israélites, même entre les tentes de la grande fête du mois de Tisri et les tentes ordinaires de campement, différence que fait le texte hébreu, du moins quant aux tentes de la fête (69)? Eh! qui le conteste en effet! Mais, encore une fois, la question est de savoir si le texte grec les distingue par des mots différents. On ne prétendra pas en tous cas, que le mot tabernacle soit plus simple et mieux compris que celui de tente.

Pour ce qui est de l'homme animal, expression sur laquelle j'aurai à revenir, il n'en est certes pas de plus malheureuse. On nous a reproché d'avoir parfois tenu trop compte de l'étymologie; mais notre version nouvelle n'offre rien de pareil à cette erreur des vieilles versions, erreur que perpétuent les plus récentes. Quand on sait qu'en latin âme se dit anima, on comprend ce que peut signifier ici le mot animal. Cependant l'expression est obscure, à tromper même des hommes qui savent le latin. Le très savant M. Réville — c'est bien lui, je crois — n'a-t-il pas appuyé sa thèse que l'homme est issu de la brute, en alléguant que, d'après St. Paul lui-même (70), l'homme animal a précédé l'homme spirituel? Après une telle méprise de la part d'un tel écrivain, il n'est pas possible de laisser subsister la locution vicieuse qui a pu y donner lieu.

L'extrême attention que nous avons mise à purger notre vocabulaire de toutes les expressions qui ne sont pas de la langue usuelle, ou qui lui appartiennent de vieille date sans être toutefois bien comprises, se justifie donc en détail, comme on vient de le voir. Mais à prendre la question dans son point de vue général, on ne doit pas s'étonner de l'importance qu'elle a revêtue à nos yeux. Les barbarismes nuisent à la clarté du discours plus que les incorrections grammaticales. Si, dans une phrase d'ailleurs très régulièrement construite, apparaît parmi les mots essentiels de la phrase, un terme inintelligible, l'auditeur continuera peut-être d'écouter, mais sans qu'il puisse saisir votre pensée. Or, un mot grec ou un mot latin, a beau s'être revêtu d'une forme française et avoir obtenu dans le dictionnaire une place quelconque, s'il n'est pas généralement compris, il produit pour le commun des lecteurs les mêmes effets qu'un barbarisme (71). On ne l'entend pas, ou on l'entend mal, ce qui est pis quelquefois. Quand vous dites avec la généralité des traducteurs: «obéir à l'Évangile» (72), il m'est impossible de ne pas entendre par l'Évangile les préceptes moraux de Jésus-Christ, et par l'obéissance à l'Évangile ainsi conçu, la sainteté. Mais si je dis avec St. Paul: «obéir à la bonne nouvelle», la Bonne nouvelle, c'est que Jésus-Christ nous a sauvés; y obéir, c'est recevoir ce fait, c'est se l'approprier. Ici, l'obéissance, c'est la foi, dans son caractère distinctif de soumission à la Parole de Dieu. Combien d'exemples pareils ne pourrais-je pas fournir; mais il est des bornes qu'il faut savoir s'imposer.

Dans une phrase que j'ai soulignée, la lettre de Gaussen citée par moi tout à l'heure au sujet du mot apôtre, rappelait occasionnellement un principe pour nous fondamental; à savoir que notre Nouveau Testament français devait être aujourd'hui pour les lecteurs ce que le Testament grec était pour les Grecs quand il parut la première fois dans le monde. De là résulte une règle qui consiste à laisser intacts les mots hébreux conservés par les écrivains sacrés eux-mêmes. La raison qui a pu les déterminer n'est pas toujours apparente; mais, moins elle l'est, plus ces vestiges de la langue hébraïque attestent l'antiquité et l'authenticité des livres saints. C'est, du reste, une règle universellement admise, que si, dans un livre à traduire, il se trouve quelques mots d'une autre langue, on ne traduit ceux-ci qu'en note. Aussi les traducteurs du Nouveau Testament font-ils tous suivie du plus au moins, en laissant, par exemple, les mots alléluia, abba, maranatha, amen, satan et rabbi en certains endroits. Ces mots étaient de l'hébreu pour les grecs comme ils le sont pour nous, témoin soit l'explication marginale, faut-il dire, que les auteurs sacrés en donnent quelquefois (73). Nous n'avons donc sur nos prédécesseurs que le faible mérite de la conséquence et de l'uniformité. Et pourtant que de plaintes! «Amen! je vous dis!» Il est peu de gens qui se réconcilient avec cette locution. On lira sans difficulté, dans une Épître de St. Paul, que les promesses de Dieu sont oui et amen en Jésus-Christ et, dans l'Apocalypse, qu'il est l'Amen, le Témoin fidèle et véritable; mais on se refuse à ce même mot quand le Témoin fidèle et véritable le met en tête de ses déclarations les plus solennelles. N'est-il pas certain, cependant, que les passages où vous ne le voulez pas, jettent une vive lumière sur ceux où vous le maintenez, si même ils n'en font la force?

Nul de nous, en commençant ce travail scrupuleux, ne se doutait qu'il pût avoir quelque conséquence pratique: c'était par pur esprit de fidélité. Aussi fûmes-nous très frappés nous-mêmes quand nous nous aperçûmes, entre autres, que le nom de l'apôtre des Gentils se présente sous trois formes différentes dans le livre des Actes et non pas sous deux seulement, comme dans les versions. Il y a Saulos, Saoul et Paulos. Or, le mot hébreu Saoul ne paraît que dans les trois récits de la conversion de l'apôtre, et, chose remarquable, preuve inattendue d'authenticité, il est dit précisément, mais dans un seul de ces récits, que le Seigneur lui parla en langue hébraïque. Naturellement l'historien sacré rend en grec l'interpellation du Sauveur, mais il laisse en hébreu le nom propre (74).

Est-il besoin d'avertir qu'en ne traduisant pas quelques mots hébreux, nous n'avons pas entendu revendiquer pour eux le droit de cité, pas plus qu'en bannissant certains mots de notre vocabulaire, nous n'avons eu la prétention de les bannir du dictionnaire officiel, ni de l'usage des théologiens dans le sens qu'ils leur donnent. Il est un mot pourtant que messieurs de l'Académie nous devraient faire l'honneur d'accepter de notre main; c'est celui d'antichrist. Tant qu'on dira antidote, et non pas antedote, antipathie, et non pas antepathie, antipape, et non pas antepape, aussi longtemps qu'ante signifiera avant et non pas contre, et qu'on dira antécédent et non anticédent, nous ne voyons pas qu'il faille subir le mot si sourd et si mal fait d'antechrist, parce qu'il a plu jusqu'ici aux docteurs français de l'employer. Cette fois la Vulgate latine leur eût été un bon guide, car St. Jérôme a dit antichristus en latinisant le mot antichristos, lequel, d'ailleurs, signifie également le vicaire et l'adversaire du Christ. Quant aux mots évangile, apôtre, évêque, église, synagogue, diacre, charité, résurrection, et autres semblables, qu'ils restent dans le dictionnaire, bien ou mal définis; que les théologiens les emploient en expliquant de quelle manière ils les entendent, c'est ce qu'on ne saurait leur interdire; que ces expressions demeurent dans les catéchismes avec les réponses requises, et dans les disputes des savants pour y causer force malentendus; qu'on ne les bannisse pas, enfin, de la conversation, pas plus que je ne les ai bannis moi-même de cet écrit; mais le peuple de Dieu ne doit plus souffrir, dans le Livre que son Dieu lui a donné, des termes qui en faussent le sens, ce qui est le cas de plusieurs. Tandis que le Saint-Esprit avait pris toutes ses mesures pour que la Bible fût suffisamment claire, on l'a construite de telle sorte, dans les choses mêmes les plus simples, qu'elle ne peut se passer de docteurs pour la commenter! Cela semble vraiment un fait exprès; mais serait-il donc bien fâcheux que le Nouveau Testament fût, en définitive, plus intelligible que la somme de St. Thomas, ou que le catéchisme d'Ostervald?

Le serait-il surtout que le langage du Nouveau Testament ne fût pas rendu, au commun des lecteurs, plus obscur que le langage de l'Ancien Testament lui-même? Les mots techniques et scientifiques dont la version de Lausanne a fait une sorte d'holocauste, ont leurs correspondants exacts dans le texte hébreu, et la traduction de ces mots en grec se trouve généralement dans la version des Septante. Or, chacun sait l'étroite parenté qui unit la langue des apôtres à celle des traducteurs grecs de l'Ancien Testament. Pourquoi donc ne pas traduire les mots grecs du Nouveau Testament comme on traduit, dans l'Ancien, les mots hébreux rendus par les LXX au moyen des mêmes mots grecs? Penserait-on peut-être qu'il n'y a, pour la théologie et pour la foi, aucune importance dans l'harmonie verbale des deux grands organes de la Révélation divine, l'Ancien et le Nouveau Testament? Par exemple, dans le passage fondamental où notre Seigneur parle de la société qu'il est venu fonder sur la base même de la foi en sa personne et en son œuvre, est-il indifférent de dire mon église, mot nouveau; ou de dire mon assemblée, mot ancien et très autorisé? J'ai déjà répondu (75). Et pourtant, le christianisme ayant apporté et fait surgir, créé même des faits nouveaux, je ne saurais nier qu'il n'ait dû imprimer à certaines expressions un sens nouveau pareillement; il aura peut-être quelques mots qui n'ont pas leurs correspondants en hébreu et qui n'existaient pas auparavant, tels que antichristos; mais, en somme et sous la conduite du Saint-Esprit qui voulait être entendu de tout le monde, les auteurs du Nouveau Testament, pour exprimer ces faits nouveaux, ont utilisé la langue des hommes telle qu'ils l'ont trouvée. Eh bien, c'est ce que les traducteurs auraient dû faire constamment.

Tels ont été nos principes avec leurs conséquences pratiques. Ils n'étaient pas, j'en conviens, de nature à contenter tout le monde, ni à faire accepter immédiatement la version nouvelle; mais, sans compter les milliers de simples fidèles qui l'ont étudié avec un intérêt particulier et avec bénédiction pour leur âme; sans parler de l'assentiment indirect que lui ont donné tous les traducteurs subséquents, en lui empruntant des traits fort caractéristiques et en réalisant ce qui fut toujours notre espérance, à savoir que nulle version ne pourrait plus désormais commettre certaines erreurs jusqu'ici générales; sans parler de tout cela, je dois pourtant faire mention de «la nuée de témoins» respectables que nous pouvons invoquer en faveur de notre système de traduction, et c'est le savant ouvrage de M. Pétavel qui va surtout me les fournir.

 


Références

39 Entre autres par les pasteurs et professeurs de Genève en 1805. Voir leur préface, fort judicieusement corrigée à cet égard par la préface du Nouveau Testament de 1835.
40 2 Corinthiens 5:17.
41 Jean 15:5.
42 2 Corinthiens 5:20.
43 Cité par les Archive du Christianisme, du 14 janvier 1865.
44 Page 27, la note.
45 Ésaïe 52:7; et, de même, 40:9.
46 Matthieu 4:23.
47 Ainsi 2 Corinthiens 8:23.
48 On n'avait pas même songé à Paul, qui se trouvait exclus; on ne s'était pas non plus demandé ce qu'on ferait de ce mot quand il est appliqué à Jésus-Christ (Hébreux 3:1).
49 Psaumes 82:1.
50 Psaumes 89:6.
51 Psaumes 1:5.
52 Jérémie 30:20.
53 Genèse 49:10.
54 Luc 7:5; Actes 18:7.
55 Actes 13:5,42; 14:1; 17:1.
56 Jacques 2:2.
57 Actes 7:38; Hébreux 2:12.
58 Hébreux 13:20; Jean 10; Matthieu 25:32,34.
59 Éphésiens 4:11. — L'absence de l'article avant didascalous, identifie ceux-ci avec les poiménas.
60 Philippiens 1:1; 1 Timothée 3:8,12: Romains 16:1.
61 Romains 16:1.
62 La Révélation de St. Jean expliquée par les Écritures et expliquant l'histoire, etc. Neuchâtel, 1866.
63 Marc 9:31-32.
64 Romains 14:9.
65 Actes 24:15.
66 Psaumes 17:15.
67 Daniel 12:2; Jean 5:28.
68 Actes 2:29-31.
69 Ohel et Succa.
70 1 Corinthiens 15:45.
71 À ceci peut se rapporter ce que dit St. Paul aux Corinthiens: (1 Corinthiens 14:11) «Si je ne connais pas la force du mot, je serai barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera barbare pour moi.» (Version de Lausanne).
72 Romains 10:16; 2 Thessaloniciens 1:8.
73 Jean 1:39,42; Marc 14:36; Romains 8:15; Galates 4:6.
74 M. Pétavel, peut-être après avoir lu notre version, signale cette forme hébraïque du nom de l'apôtre; mais, si j'ai bien compris, il penserait que la forme grecque Saulos n'est pas dans l'original: elle y est, au contraire, communément.
75 Voir page 86.

 


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