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Les jours de Noé et du déluge-06


novembre 7, 2017 par GoDieu

 


Chapitre 6


L'abondance du jardin d'Éden

Il est vrai que le récit biblique est très romancé, et il semble que l'auteur de la Genèse a volontairement utilisé des allégories et des expressions figuratives qui, à cause d'un contexte culturel différent éloigné de plusieurs siècles, sont difficiles à comprendre par les gens modernes. Même que le grand historien Juif, Joseph Flavius, qui vers l'an 100 de notre ère écrivit son «Histoire et Guerres des Juifs», affirme qu'à partir de Genèse 2:4 Moïse commença à s'exprimer d'une manière figurative. Notre document le prouve amplement tout au long de son texte dans lequel nous expliquons les évènements de la chute de l'homme dans le Jardin d'Éden qui est en réalité «l'Enclos de la Grâce de Dieu».

Ce qui est considéré comme le deuxième récit de la création à partir de Genèse 2:4 est un texte ouvert à un symbolisme puissant qui laisse place à quantité d'interprétations. Là est l'utilité d'employer l'étymologie et de se laisser guider par l'Esprit de Christ dans le contexte des Saintes-Écritures afin de comprendre l'encadrement historique et culturel des enseignements qui se trouvent dans le texte. Saisir les significations figuratives qu'il présente ne se fait pas par l'intellect seulement, mais surtout par la révélation que l'Esprit de Christ nous accorde. Il ne s'agit donc pas ici d'une connaissance académique, mais d'une appréhension spirituelle qui nous donne une perception lucide de la profondeur du symbolisme utilisé.

Le monde spirituel du Jardin d'Éden était parfait et donc impossible à comprendre par un être imparfait à moins d'en recevoir la révélation par l'Esprit de Dieu. Le mot «Éden» signifie «délices, plaisirs, plaisance, agrément, bienveillance, grâce, privilège», il implique un état d'être et non une localité géographique comme plusieurs se l'imaginent faussement. Les archéologues et chercheurs de trésors qui se donnent à la recherche d'un Éden littéral perdre leur temps, jamais ils ne le trouveront. De même ceux qui cherchent l'Église de Christ en ce monde, elle demeurera toujours introuvable à leur entendement car elle n'est pas ce qu'ils s'imaginent qu'elle est. Éden est l'existence primaire de l'être humain avant que le péché apparaisse sur la scène pour tout détruire. Il s'agit en effet d'une dimension d'existence divine dans laquelle l'Esprit de Dieu était en pleine communion avec l'esprit de l'homme qu'il avait créé. Plusieurs y voient un genre de parc avec toutes sortes d'arbres fruitiers, d'autres une plantation de quelque sorte, d'autres un vignoble, et d'autres y voient même un zoo. Mais l'essence du mot «Jardin» ou «gan» dans l'Hébreu, signifie proprement «un enclos», c'est-à-dire «un environnement fermé» ou plus précisément «une influence ou impulsion limitée», source rayonnante des agissements et comportements qui maintiennent la nouvelle créature dans la présence de Dieu. Le mot «gan» pour Jardin provient de la racine «ganan» qui signifie «défendre, protéger, protection» nous indiquant que ceux qui sont sous l'influence de l'Esprit de Dieu sont protégés de tout ce qui est à l'extérieur de cette communion gracieuse. La réalisation d'une telle merveille dépasse les bornes de l'imagination, les mots ne sont plus suffisants pour la décrire. L'apôtre Paul en avait reçu un aperçu qu'il décrit en ces mots: «Je connais un homme en Christ, qui, il y a plus de quatorze ans, fut ravi jusqu'au troisième ciel; si ce fut dans le corps, je ne peux dire; si ce fut hors du corps, je ne peux dire; Dieu le sait. Et je sais que cet homme, si ce fut dans le corps, ou si ce fut hors du corps, je ne sais; Dieu le sait, fut ravi dans le paradis, et y entendit des paroles inexprimables, qu'il n'est pas permis à l'homme de prononcer. Je puis me glorifier d'être cet homme-là; mais je ne me glorifierai pas de moi-même, sinon dans mes infirmités.» (2 Corinthiens 12:2-5). D'après toutes les définitions que nous venons de voir, une chose devient claire à savoir que le «Jardin d'Éden» est «l'Enclos de la Grâce», et cela nous indique que la grâce est limitée, non pas qu'elle soit limitée en qualité mais en quantité, c'est-à-dire dans le contexte général de toutes les Saintes-Écritures, que la grâce est réservée aux élus seulement: «Alors le roi dit aux serviteurs: Liez-le pieds et mains, emportez-le, et le jetez dans les ténèbres de dehors; là seront les pleurs et les grincements de dents. Car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.» (Matthieu 22:13-14); «Mais dehors seront les indécents, les enchanteurs, les licencieux, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge.» (Apocalypse 22:15).

Il est écrit que le Jardin est situé «du côté de l'Orient» (Genèse 2:8), expression qui signifie aussi «au soleil levant» et qui provient du mot Hébreu «qedem ou qedmah» qui provient de «qadam» dont le sens est «ce qui est devant, devancer, ce qui est anticiper», nous indiquant que l'Enclos ou Domaine de Dieu se trouve au levant de sa gloire, c'est-à-dire en Éden ou jouissance de sa Sainte Présence. Éden est donc la présence même de Dieu et l'expression «Jardin d'Éden» pourrait très bien se traduire aussi par «l'Enclos de sa Présence», nous indiquant qu'aucun ne peut y pénétrer si ce n'est Dieu qui l'attire. On remarque cela aussi en ce que l'homme a été créé en dehors du Jardin d'Éden et y fut placé par Dieu même immédiatement après sa création (Genèse 2:8). En d'autres mots le salut est entièrement de Dieu, personne ne peut entrer dans l'abondance de la grâce de Dieu, il faut que Dieu Lui-même intervienne pour y faire entrer ses élus, tout comme le Bon Berger fait entrer ses brebis dans la bergerie (Jean 10:1-16). Cette interprétation est en accord aussi avec la signification d'un symbolisme parallèle que nous trouvons dans Ésaïe et dans Jérémie: «L'Éternel sera toujours ton guide, il rassasiera ton âme dans les lieux arides. Et il redonnera de la vigueur à tes membres. Tu seras comme un jardin arrosé, comme une source dont les eaux ne tarissent pas» (Ésaïe 58:11); «Leur âme sera comme un jardin arrosé.» (Jérémie 31:12).

Nous voyons le même principe avec «le fleuve qui sortait d'Éden pour arroser le jardin.» (Genèse 2:10-14). Le fleuve mentionné ici, est le fleuve de la Grâce qui découle de la présence de l'Esprit de Dieu en l'homme. Nous trouvons une explication de ce symbolisme dans Ésaïe et dans l'Évangile de Jean: «Oh! si tu étais attentif à mes commandements! Ton bien-être serait comme un fleuve.» (Ésaïe 48:18); «Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein... Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui.» (Jean 7:38-39). Il nous est dit dans la Genèse que le fleuve de la Grâce se divise en quatre têtes qui, dans le texte Hébreu, sont quatre soutiens. L'étymologie nous donne le sens des noms qui décrivent ces quatre soutiens. Le nom du premier est Pison qui signifie «Croissance»; le nom du second est Guihon qui signifie «Épreuve»; le nom du troisième est Hiddékel qui signifie «Diligence»; et le nom du quatrième est Euphrate qui signifie «Rémunération». Il s'agit de quatre caractéristiques qui découlent de la grâce pour fortifier les élus afin de les maintenir dans la communion de la Sainte Présence.

Le fait que l'arbre de la vie et l'arbre de la science du bien et du mal sont au milieu du jardin, nous indique qu'ils sont placés dans le centre de l'existence de l'homme, c'est-à-dire qu'ils sont des caractéristiques spirituels que Dieu a fait germé dans le cœur de l'homme dans le but d'affermir sa conscience ou perception de son existence, sans s'en accaparer ou se les attribuer. Nous voyons ainsi que ces arbres sont figurativement des garanties qui assurent l'exécution du commandement de Dieu pour la jouissance et la protection de l'homme. Ceci est encore plus évident du fait que dans l'Hébreu, le mot arbre ou «ÊTS» qui provient de la racine «ATSÂH» et qui signifie «rendre ferme, assurer, garantir». L'essence du terme nous indique que ces assurances (la vie, ainsi que la connaissance du bien et du mal) sont des aspects inconditionnels de la grâce qui préservent la qualité de l'existence de l'homme dans laquelle Dieu l'avait placé (Genèse 2:15). En d'autres mots, Dieu est le Maître Souverain qui détermine dans la vie ce qui est bien et ce qui est mal pour ses élus, l'homme n'a pas à se préoccuper de ces choses mais de mettre sa confiance en Dieu pour toutes choses. C'est à ce point que l'homme flancha au début des temps, car il voulait la liberté de déterminer par lui-même ce qui est bien et ce qui est mal dans sa vie. On voit aujourd'hui où a mené une telle crise enfantine, quel ruine en a été le résultat. Heureusement que le Seigneur a déterminé d'en sauver quelques-uns, autrement il n'y aurait aucune espérance pour la race humaine. Tant qu'aux élus, ceux-ci formeront une nouvelle race céleste et éternelle, ils participerons à la vie et à la gloire du Nouvel Homme qui est Christ.

Par extension, le jardin d'Éden correspond au Corps de Christ et au Royaume de Dieu. Ceux qui n'ont pas été appelés pour en faire parti, sont jeté à l'extérieur «dans les ténèbres du dehors où sont les pleurs et les grincements de dents.» (Matthieu 8:12). Vous cherchez le jardin d'Éden, vous le trouverez en vous, si du moins l'Esprit de Christ demeure en vous: «Or, ceux qui sont dans la chair, ne peuvent plaire à Dieu. Pour vous, vous n'êtes point dans la chair, mais dans l'esprit, s'il est vrai que l'Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu'un n'a point l'Esprit de Christ, celui-là n'est point à Lui.» (Romains 8:8-9).

Dans un point de vue global, le jardin d'Éden, connu aussi sous la désignation de «paradis», est un concept important présenté au début de la Bible, dans le livre de la Genèse. Il a donc un sens particulier pour les religions abrahamiques et pour le christianisme en général. Dans un sens plus élargi, le concept de paradis est présent dans presque toutes les religions. Il représente souvent le lieu final où les hommes seront récompensés de leur bon comportement. Les chrétiens parlent aussi du «Royaume de Dieu» qui sera manifesté à la fin du monde, et le livre de l'Apocalypse établit un rapport étroit entre les deux (Apocalypse 22:2,14). Un concept semblable, le nirvana, existe dans l'hindouisme, le jaïnisme et le bouddhisme; et aussi chez les grecs d'où nous trouvons le jardin des Hespérides situé à l'extrême occident, un jardin d'immortalité réservé aux dieux placé sur les pentes du mont Atlas, situé anciennement sur le Continent d'Atlantide où Nemrod régnait comme souverain de la terre au temps de la tour de Babel.

Le renommé John Milton (1667), qui a fortement influencé John Bunyan, parle du jardin d'Éden dans ses œuvres hautement allégoriques «Le paradis perdu» et «Le paradis retrouvé»:

«Le jardin d'Éden était placé au milieu d'une plaine délicieuse, couverte de verdure, qui s'étendait sur le sommet d'une haute montagne, et formait, en la couronnant, un rempart inaccessible... Au milieu de ce charmant paysage, un jardin, encore plus délicieux, avait eu Dieu lui-même pour ordonnateur. Il avait fait sortir de ce fertile sein tous les arbres les plus propres à charmer les yeux, à flatter l'odorat et le goût. Au milieu d'eux s'élevait l'arbre de la vie, d'où découlait l'ambroisie d'un or liquide. Non loin était l'arbre de la science du bien et du mal, qui nous coûte si cher; arbre fatal dont le germe a produit la mort!... Que n'était-il possible à l'art de décrire cette fontaine de saphir, dont les ruisseaux argentins et tortueux, roulant sur des pierres orientales et sur des sables d'or, formaient des labyrinthes infinis sous les ombrages qui les couvraient, en versant le nectar sur toutes les plantes, et nourrissant des fleurs dignes du paradis! Elles n'étaient point rangées en compartiments symétriques, ni en bouquets façonnés par l'art. La nature bienfaisante les avait répandues avec profusion, sur les collines, dans les vallons, dans les plaines découvertes qu'échauffaient doucement les rayons du soleil, et dans ces berceaux où des ombrages épais conservaient pendant l'ardeur du jour une agréable fraîcheur. Cette heureuse et champêtre habitation charmait les yeux par sa variété: la nature, encore dans son enfance, et méprisant l'art et les règles y déployait toutes ses grâces et toute sa liberté. On y voyait des champs et des tapis verts admirablement nuancés, et environnés de riches bocages remplis d 'arbres de la plus grande beauté: des uns coulaient les baumes précieux, la myrrhe, et les gommes odoriférantes; aux autres étaient suspendus des fruits brillants et dorés, qui charmaient l'œil et le goût... Ici, les palmiers couvraient de jolis monticules, là des ruisseaux serpentaient dans le sein d'un vallon couvert de fleurs et de roses sans épines.»

Spécifions que le jardin d'Éden de John Milton a été fortement agrémenté par son imagination et, quoique plaisant à lire, ne peut être considéré comme étant crédible.

Le terme paradis, souvent utilisé pour décrire le jardin d'Éden, est issu d'une langue très ancienne, l'Avestique dans laquelle «pairi daēza», signifie enceinte royale ou nobiliaire. Le terme se transmet ensuite au persan «pardēz», voulant dire «enclos», puis au grec ancien «paradeisos» signifiant un parc clos où se trouvent des animaux sauvages, pour aboutir enfin au latin chrétien «paradisus». Ces désignations sont grandement importantes, comme nous allons voir plus loin.

L'expression «paradis terrestre» n'existe pas en tant que telle dans le texte hébreu de la Genèse, ni à aucun autre endroit dans la Bible. Il s'agit d'un titre de chapitre rajouté dans certaines éditions comme celle de la Vulgate, afin de rendre le texte original plus facile à lire. Le texte original de la Genèse est écrit sans aucune tête de chapitre et ne mentionne donc aucun paradis terrestre. Sur le fond, l'expression désigne le lieu créé par Dieu pour Adam et Ève. Selon le premier livre de la Bible, le livre de la Genèse décrit un jardin des délices ou jardin d'Éden, jardin merveilleux où poussent toutes sortes d'arbres et de plantes aux fruits délicieux, et où cohabitent en harmonie tous les animaux, sous la direction de l'homme. Dieu plante dans le jardin d'Éden deux arbres mystérieux: «L'Éternel Dieu avait aussi planté un jardin en Éden du côté de l'orient, et il y avait mis l'homme qu'il avait formé. Et l'Éternel Dieu avait fait germer de la terre tout arbre désirable à la vue, et bon à manger, et l'arbre de vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal.» (Genèse 2:8-9).

Comme nous l'avons déjà mentionné, le deuxième récit de la création de l'homme doit s'interpréter figurativement, c'est-à-dire dans un sens spirituel. Dans le courant de l'histoire, quelques-uns qui ont fait l'erreur de l'interpréter littéralement, ont parti à la recherche d'un jardin réel, pensant retrouver la source de la vie et se faire une renommée. La recherche d'un Jardin d'Éden littéral a même préoccupé l'imagination des théologiens aussi bien que celle des explorateurs et des chercheurs de trésors. F.X. Burque, professeur en Philosophie (Pluralité des mondes habités), mentionna une nouvelle étonnante sur la découverte du paradis terrestre:

«En écrivant ces lignes, nous lisons avec un suprême étonnement, dans les gazettes du temps (1898), l'étonnante nouvelle que le vrai site du paradis terrestre vient enfin d'être découvert par un explorateur anglais du nom de W.H. Seton-Karr. En poursuivant un lion sur la côte du Somali, en Afrique, le célèbre explorateur a pénétré dans un lieu qui correspond exactement à la description de l'Éden donnée dans la Genèse. Mr. Seton-Karr est convaincu qu'il a trouvé le berceau de la race humaine. Un groupe de rivières correspond aussi exactement à la description biblique. L'explorateur a trouvé au même endroit des milliers d'instruments en pierre qu'il ne doute pas avoir été fabriqués par Adam lui-même. Pourrait-on appuyer de quelque preuve solide une telle prétention de cet explorateur? Nous croyons pour notre part que c'est encore un cas de pure excentricité.»

Or recherché un jardin d'Éden littéral où Adam habitait est aussi futile que de chercher la vrai Église de Christ parmi les organisations ecclésiastiques du Christianisme moderne. Ceux qui veulent «un Paradis Terrestre» littéral sont généralement les mêmes qui veulent «un Royaume de Christ littéral» qui serait d'une durée de mille ans. Ces gens marchent dans les voies de Caïn et de Nemrod et sont des enfants de rébellion, tout comme ceux qui fondent des fausses églises et prêchent un faux Évangile. Il faut vraiment être borné pour penser que Dieu est comme un agriculteur qui a planté un jardin littéral en Éden du côté de l'Orient, et a fait pousser dans ce jardin un arbre de vie visible et sensible, de sorte que celui qui goûterait de son fruit recevrait la vie éternelle? Il en serait de même aussi pour quelqu'un qui participerait au bien et au mal en mangeant le fruit de cet arbre? Si Dieu est représenté se promenant le soir dans le jardin et Adam se cachant sous l'arbre, on ne peut douter que tout cela est exprimé d'une façon figurée et mystérieuse.

Le paradis n'est pas un lieu en un quelconque endroit de la terre, couvert d'arbres, mais il est spirituel, ensemencé avec les germes des vertus, planté dans la nature humaine. Au début, l'esprit de la chair en l'homme était en pleine communion avec l'Esprit de Dieu dans son âme. Nous retrouvons cette vérité dans ces paroles de l'apôtre Paul: «Mais celui qui est uni au Seigneur, est un même esprit avec Lui... Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit, qui est en vous, et que vous avez de Dieu?» (1 Corinthiens 6:17,19); «C'est ce même Esprit qui rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu.» (Romains 8:16). Dans cette union primordiale de l'Esprit de Dieu à l'esprit de l'homme avant la chute, l'âme fut ainsi un «jardin de délices» (délices = Éden) inspirée des fruits divins de l'arbre de la vie. Par analogie nous comprenons que l'arbre de la vie est Christ mort sur la croix pour donner la vie à ses élus. Avant même que la Chute se produisit, Dieu offrait à l'homme un moyen de rédemption, ce qui nous indique que la Chute avait été prédestinée et assurée. Dans cet aspect, l'arbre de la vie représente l'Esprit de Dieu en pleine communions avec l'esprit de l'homme dans son état d'innocence et de dépendance avant la Chute. Mais l'arbre de la science du bien et du mal représente l'esprit de la chair dans un état de rébellion et d'indépendance qui s'attribue cette caractéristique qui appartient à Dieu seul. Il se rapporte aussi à la nature humaine latente qui devait être éveillée en l'homme, afin d'assurer la Chute ainsi que la rédemption et la réprobation. Bref, l'arbre de la vie est la nature divine, l'arbre de la mort dont Dieu seul est Maître, représente aussi la faiblesse de la nature humaine. Le mot «arbre» ou «ets» provient du mot «atsah» et signifie «fermer» dans le sens «d'assurer». Les arbres dans le jardin d'Éden représentent les assurances des promesses de Dieu. Ce que Dieu dit, il le fait, Dieu n'est pas un homme pour mentir, il est la pure vérité. Ainsi en Éden l'homme fait face pour la première fois à un choix qui doit être soumis à la volonté suprême, mais cette capacité doit attendre le réveil de sa conscience à la fragilité et l'infériorité de sa nature humaine pour engendrer la Chute, ce qui ne tarda pas à se produire.

D'un point de vue formel, il peut être dit que le premier péché de l'être humain consistait en ce qu'il mangea de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. La théologie traditionnelle regarde cet arbre comme étant un arbre littéral et n'a aucune notion du genre d'arbre que ce fut. Plusieurs le voient comme un dattier ou un figuier, et d'autres comme une vigne qui produisit des raisins exquis. Mais l'ensemble de toute l'Écriture, particulièrement en rapport avec le salut par la grâce, nous porte à regarder cet arbre non d'une manière littérale mais plutôt d'une manière symbolique ou figurative. En fait, tout le récit du jardin d'Éden et de la chute doit être regardé d'une manière figurative dans un contexte historique réel. Une telle interprétation n'enlève point le contenu historique des évènements qui se déroulèrent, mais les regarde plutôt comme des représentations d'une réalité spirituelle qui exprime une vérité fondamentale dans l'étymologie des termes employés. Il existe une vérité profonde dans l'expression: «une image vaut mille mots», et cette même vérité s'applique à des termes imagés. Si l'arbre de la vie et son fruit sont interprété littéralement (d'une manière physique ou matérielle), il existait ou existerait encore un fruit que nous pourrions manger et par lequel nous pourrions obtenir la vie éternelle. Ainsi par un littéralisme exagéré nous tomberions dans l'hérésie du salut par les œuvres. Le fait que l'arbre de la vie et l'arbre de la science du bien et du mal sont au milieu du jardin, nous indique qu'ils sont placés dans le centre de l'existence de l'homme, c'est-à-dire qu'ils sont des caractéristiques spirituels que Dieu a fait germé dans le cœur de l'homme dans le but d'affermir sa conscience ou perception de son existence. Nous voyons ainsi que ces arbres sont figurativement des garanties qui assurent l'exécution du commandement de Dieu pour la jouissance et la protection de l'homme. Ceci est encore plus évident du fait que dans l'Hébreu, le mot arbre ou «ÊTS» qui provient de la racine «ATSÂH» signifie «rendre ferme, assurer, garantir». L'essence du terme nous indique que ces assurances (la vie, ainsi que la connaissance du bien et du mal) sont contractuelles et que l'homme avait l'obligation et la responsabilité de préserver la qualité de l'existence dans laquelle Dieu l'avait placé (Genèse 2:15). Sans négliger que la chute fut prédestinée, le commandement de Dieu de ne pas manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, fut le moyen par lequel Dieu éprouva l'obéissance de l'homme afin de le rendre conscient de ses limitations de créatures. Puisque Dieu ne chercha point à justifier ni à expliquer cette prohibition, Adam devait montrer sa volonté de se soumettre à la volonté de Dieu par une obéissance explicite. Il devait soit allouer Dieu de déterminer pour lui ce qui était bien et ce qui était mal, ou entreprendre cela par lui-même, renversant ainsi la souveraineté de Dieu en déterminant son propre destin. En mangeant le fruit de l'arbre l'homme cherchait ainsi à devenir comme Dieu, il se fit lui-même son propre dieu. En d'autres mots, par la chute l'homme créa Dieu à son image. Pour ce qui est du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, il est évident que ce n'est pas un fruit littéral. Mais quel fut ce fruit, ou plus précisément, quel fut l'avantage de l'assurance ou de la garantie du commandement de Dieu? Clairement le fruit fut l'indépendance de Dieu, l'autonomie ou la souveraineté de l'homme, la valorisation de son choix prétendument libre. Mais puisque Dieu est la vie, l'indépendance de Dieu est la mort, et c'est exactement cela qu'assura le commandement (Genèse 2:17). Le principe essentiel de la chute est que nous sommes tous présentement des morts vivants, car l'homme a préféré la mort au-dessus de la vie, et ses dispositions ne sont que corruption en toutes choses car elles sont toutes issues de l'égarement de notre indépendance face à Dieu qui est notre seul Souverain.

Nous voyons ainsi que la vraie liberté se trouve uniquement en demeurant dans la grâce de Dieu qui prend soin de tous nos besoins; faire autrement a pour résultat la mort physique, spirituelle, et éternelle. Or l'homme avait besoin d'assistance dans son administration de la création de Dieu et cette assistance devait correspondre aux besoins internes de son existence. À ce point l'homme n'avait pas encore la conscience de la faiblesse de son existence charnelle, puisqu'il était dans une communion constante avec Dieu. La réalisation totale de son identité était nécessaire pour sa maturité, pour éprouvé sa fidélité, et pour engendré la chute afin que la créature soit restaurée par la grâce de la Souveraineté de son Créateur, tel que stipulé dans le décret de Rédemption pour les élus seuls. Autrement la créature aurait été sur un même pied d'égalité avec son Créateur. Le mot «manger» porte la notion «d'utiliser ou d'expérimenter», l'homme pouvait donc manger de tous les fruits de l'Esprit de Dieu, mais non du fruit de l'arbre interdit, ce qui ferait de lui un être indépendant; c'est-à-dire que l'homme devait dépendre de Dieu pour son existence et non de lui-même pour demeurer dans la grâce. Ceci est la limite de la grâce qui fut accordée à l'homme.

Il est question aussi de nudité dans ce contexte: «Or Adam et sa femme étaient tous deux nus, et ils n'en avaient point honte.» (Genèse 2:25). De nombreuses thèses ont été montées sur ce sujet qui sert d'appui aux règles de la moralité et régissent une société. Elles sont tous dans l'erreur sans exception, car il ne s'agit aucunement ici de la nudité dans le sens d'avoir son corps dévêtu et exposé aux éléments de la nature, mais de dévoiler et d'exposer la nature humaine dans une de ses caractéristiques très particulière. Moïse utilise un jeux de mot ici entre «arowm» (Genèse 2:25) traduit à tort par nudité, et «aruwm» (Genèse 3:1) qui signifie «être subtil ou rusé». Or le premier terme ou «arowm» provient du mot «aram» qui signifie «subtilité», et de même le deuxième terme ou «aruwm» provient de la même source et signifie exactement la même chose. S'il y a nudité ici, c'est de la nudité de l'âme et non de celle du corps qu'il s'agit. Aussi le mot «honte» ou «buwsh» dans ses nuances porte la notion de «relâchement» ou «de ne pas se retenir». En plus, nous savons que le mot «femme» n'est pas la femelle de l'espèce, mais la nature humaine même, l'existence charnelle de l'être humain à laquelle son être est épousé, c'est-à-dire «unie dans une alliance indissociable». Ainsi le texte Hébreu original de Genèse 2:25 peut se traduire ainsi: «Or l'humanité dans son existence charnelle étaient doublement rusé, et ne s'en relâchaient point.» Rappelez-vous maintenant que dans le texte Hébreu original il n'y a pas de division en chapitres et en versets, ce qui veut dire que le sujet du chapitre 2 procède sans interruption dans le chapitre 3 qui l'élabore davantage. En regardant de cette façon vous obtiendrez la réelle identité du serpent.

Rédigé par Moïse sous la direction de l'Esprit de Dieu, le récit du jardin d'Éden est nul autre que l'histoire de l'assurance du salut en Jésus-Christ, présenté sous les aspects d'une riche symbolique qui émerveille nos cœurs et nos âmes. Ayant obtenu cette révélation glorieuse, Moïse avait parlé du Seigneur Jésus bien avant que celui-ci s'incarne en ce monde: «Philippe trouva Nathanaël et lui dit: Celui de qui Moïse a écrit dans la loi, et que les prophètes ont annoncé, nous l'avons trouvé; c'est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth.» (Jean 1:45); «Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi; car il a écrit de moi.» (Jean 5:46); «Car Moïse a dit à nos pères: Le Seigneur votre Dieu vous suscitera, d'entre vos frères, un prophète comme moi; écoutez-le dans tout ce qu'il vous dira.» (Actes 3:22).


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