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Les jours de Noé et du déluge-14


novembre 7, 2017 par GoDieu

 


Chapitre 14


L'Arche de Noé et le déluge

L'Arche de Noé a toujours été longtemps le sujet de blagues et de railleries de la part de ceux qui rejettent la Bible. Les détracteurs de la Bible nous diront avec assurance:

«Tous savent que dans le monde ancien personne ne pouvait faire un navire d'une telle taille. Ce n'est que depuis que l'on a développé la conception de navires en acier, depuis un peu plus de cent ans, que la construction de navires de 130 m et plus est devenu possible sur le plan technique.»

Mais Dieu se moque des détracteurs qui n'ont pas plus d'intelligence qu'une coquerelle. La connaissance du déluge est presque universelle, même si séparément du récit biblique du Livre de Genèse. Mais il semble que si nous devons conclure que le déluge de Genèse a touché toute l'humanité, sinon pas toute la terre, à cause de certaines indications dans le récit de Genèse et parce que dans tous les continents et parmi tous les peuples de la terre, des récits ont été découverts. Tous ces récits racontent un déluge destructif arrivant tôt dans leurs histoires tribales. Dans chaque cas, un ou plusieurs individus ont été sauvés et chargés de la repopulation de la terre. Jusqu'à présent, des anthropologistes ont recueillit entre 250 et 300 histoires de déluge comme celle-la.

Chez les Grecs et les Romains, il existe également une tradition d'un Déluge. Dans cette tradition, Noé prend le nom de Deucalion. Comme Noé, Deucalion est un homme juste au milieu d'une génération criminelle. L'œuvre des métamorphoses, rédigé par le poète romain Ovide (Publius Ovidius Naso), décrit les crimes des antédiluviens (mais on ne se prononce pas sur la durée de leur vie), ce qui est suivi du jugement de Zeus. Survient alors le Déluge, qu'Ovide décrit sous ces termes (1 av. J.-C./1806: 291-329, livre I):

«Déjà la terre ne se distinguait plus de l'océan: tout était mer, et la mer n'avait point de rivages. L'un cherche un asile sur un roc escarpé, l'autre se jette dans un esquif, et promène la rame où naguère il avait conduit la charrue: celui-ci navigue sur les moissons, ou sur des toits submergés; celui-là trouve des poissons sur le faîte des ormeaux; un autre jette l'ancre qui s'arrête dans une prairie. Les barques flottent sur les coteaux qui portaient la vigne: le phoque pesant se repose sur les monts où paissait la chèvre légère. Les Néréides s'étonnent de voir, sous les ondes, des bois, des villes et des palais. Les dauphins habitent les forêts, ébranlent le tronc des chênes, et bondissent sur leurs cimes. Le loup, négligeant sa proie, nage au milieu des brebis; le lion farouche et le tigre flottent sur l'onde: la force du sanglier, égale à la foudre, ne lui est d'aucun secours; les jambes agiles du cerf lui deviennent inutiles: l'oiseau errant cherche en vain la terre pour s'y reposer; ses ailes fatiguées ne peuvent plus le soutenir, il tombe dans les flots. L'immense débordement des mers couvrait les plus hautes montagnes: alors, pour la première fois, les vagues amoncelées en battaient le sommet. La plus grande partie du genre humain avait péri dans l'onde, et la faim lente et cruelle dévora ceux que l'onde avait épargnés. (...) Là le mont Parnasse élève ses deux cimes jusqu'aux astres, et les cache dans le sein des nuages. C'est sur son double sommet, seul endroit de la terre respecté par les eaux, que s'arrêta la frêle barque qui portait Deucalion et Pyrrha son épouse. Ils adorèrent d'abord les Nymphes Coryciennes, les autres dieux du Parnasse, et Thémis qui révèle l'avenir, et qui rendait alors des oracles en ces lieux. Nul homme ne fut meilleur que Deucalion; nul plus juste que lui. Aucune femme n'égalait Pyrrha dans son respect pour les dieux. Lorsque le fils de Saturne a vu le monde changé en une vaste mer, et que de tant de milliers d'êtres qui l'habitaient il ne reste plus qu'un homme et qu'une femme, couple innocent et pieux, il sépare les nuages; il ordonne à l'Aquilon de les dissiper; et bientôt il découvre la terre au ciel et le ciel à la terre.»

L'histoire de l'arche de Noé, d'après les chapitres 6 à 9 du livre de la Genèse, commence lorsque Dieu observe la méchanceté et la perversité des hommes, et décide de faire tomber un déluge sur la Terre pour y détruire toute vie «depuis l'homme, jusqu'aux bestiaux, aux bestioles et aux oiseaux du ciel». Nous vous en présentons ici un cours résumé selon les traductions classiques des textes. Dans ce contexte, la figure de Noé peut être particulièrement inspirante.

«En son temps, Noé fut témoin d'une crise extrêmement grave. Dieu voulut tirer un trait sur le monde car l'injustice y était généralisée. De ses yeux, Noé a vu disparaître tout ce qu'il y avait de vivant autour de lui. C'est aussi toutes les institutions de son peuple qui ont été englouties par le déluge. Son monde s'effondrait. Ce qu'il avait connu était littéralement englouti dans la mort.»

Noé, en hébreu ou «Nôach» signifie «repos, tranquillité» est le fils de Lamech (le considérable, l'autorité redoutable) et petit-fils de Methuselah (le prolongement du rejeton, c'est-à-dire la prolongation de la promesse du Messie). Dans la mythologie hébraïque, il est compté parmi les dix patriarches antédiluviens, dont il clôt la série, quoiqu'il ait vécu encore trois siècles et demi après le Déluge. Lorsque Lamech lui donna le nom de Noé, il dit, en jouant sur ce mot, qui signifie repos: «Celui-ci nous soulagera dans nos labeurs et les travaux de nos mains sur cette terre que Dieu a maudite..» (Genèse 5:29) Non qu'il le mérita, mais il reçu la grâce d'être seul, avec sa famille, d'être sauvé du déluge universel. L'Admirable Esprit des vivants lui annonça ce désastre et lui commanda de bâtir une arche (arca), espèce de grand bateau en forme de coffre, qui pût lui servir de retraite pendant l'inondation, et de s'y enfermer avec sa, femme, ses trois fils, Sem, Cham et Japhet, ses trois brus, et plusieurs couples de chaque espèce d'animaux.

Au temps de Noé une corruption inouïe régnait sur la terre, comme nous avons vu. La descendance de Caïn, les ébonites ou race noire, et celle de Seth, les ivoiriens ou race blanche, s'étaient rapprochées. Les Fils de Dieu, c'est-à-dire les enfants de Seth, s'étaient unis en mariage aux filles des Caïnites: dès lors les deux cités, celle du diable et celle de Dieu, se trouvèrent confondues, selon la pensée de saint Augustin (De civit. Dei, XV, 20, n.1). Le fruit de ces unions fut une lignée d'hommes violents, impies, livrés aux plus brutales passions, et dont les désordres poussèrent enfin à bout la patience divine. Le texte biblique dit que l'Admirable Esprit des vivants, irrité contre tant de crimes, se repentit d'avoir fait l'homme et se décida à l'exterminer, en le noyant dans un déluge universel (Genèse 6:17), et non seulement l'homme, mais tous les animaux, qui peuplaient la terre et les airs. (Genèse 6:5-7). Cependant, toujours miséricordieux, il ne voulut pas perdre l'humanité sans retour en l'anéantissant tout entière; au milieu de la corruption générale, il avait distingué et choisi un homme, qu'il préserva par sa grâce du déluge de l'iniquité avant de le sauver du déluge des eaux (Bossuet, Discours sur l'histoire universelle, Paris, 1828). Celui qui devait être ainsi épargné et devenir en conséquence le germe d'un monde nouveau fut Noé «homme juste et parfait», dont la vertu était encore relevée par le contraste des vices de ses contemporains et qui marcha toujours «avec Dieu» (Genèse 6:9). Cette dernière louange n'est donnée par la Bible qu'à un autre saint patriarche, Hénoch (Genèse 5:22). L'Admirable Esprit des vivants fit connaître à Noé son dessein de châtier les coupables et lui ordonna de construire une arche dont il traça Lui-même le plan et indiqua la matière et les dimensions; elle devait être, durant l'inondation, un lieu de refuge et de séjour pour lui, pour sa famille et pour les animaux qui seraient épargnés.

Dû à certaines positions insensées par rapport à l'arche, il importe de mentionner qu'elle est une construction littérale gigantesque et non un concept purement spirituel, ni un vaisseau spatial, ni une planète ou lune quelconque. Dieu Lui-même en dressa le plan et le donna à Noé par révélation pour la construction d'un navire terrestre pour sauver certains de la race humaine terrestre, tous les autres sur la terre autant que ceux qui habitèrent dans l'espace planétaire, tous ceux qui avaient le souffle de vie dans la Création périrent, dû à l'étendue universel de la catastrophe occasionnée par la destruction de la planète Nod dont un fragment énorme frappa la terre et détruisit le Continent de Pangée. Faut-il le mentionner que la Création n'implique pas seulement la terre. Depuis il ne reste plus aucunes traces de l'ancienne civilisation de la race adamique initiale, sauf des ruines.

Noé devait avoir à ce moment quatre cent quatre-vingts ans, si, comme l'on calculé les commentateurs de la Bible, Dieu lui donna l'ordre de construire l'arche au moment même où, en décrétant le châtiment, il déclarait qu'il accordait aux coupables un répit de cent vingt ans avant l'exécution de la sentence. Or, Noé avait six cents ans «lorsque les eaux du déluge inondèrent la terre.» (Genèse 7:6) Entre ces deux dates se place la naissance de ses trois fils Sem, Cham et Japhet; il avait cinq cents ans à la naissance de l'aîné, Sem (Genèse 5:31).

Cette communication divine fournit à Noé l'occasion de montrer cette foi louée par l'apôtre Paul (Hébreux 11:7): «Par la foi, Noé, divinement averti des choses qu'on ne voyait point encore, fut rempli de crainte, et construisit une arche, pour le salut de sa famille; par elle il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui est selon la foi.» Plein de confiance «dans la révélation divine touchant des choses qu'il ne voyait pas encore», il se mit aussitôt à l'œuvre et commença de construire l'arche. Devenu par la volonté de Dieu «le prédicateur de la justice» (2 Pierre 2:5), il fit connaître aux hommes la sentence portée contre eux; mais ils restèrent «incrédules» à ses paroles, aussi bien qu'insensibles à l'autre sorte de prédication muette qu'il leur adressait en préparant sous leurs yeux l'instrument du salut de sa famille. Ces hommes, esclaves de leurs passions, rendirent «vaine l'attente de la patience divine tout le temps que dura la construction de l'arche» (1 Pierre 3:20); ils continuèrent «à boire, à manger», à se livrer à leurs affaires et à leurs plaisirs (Matthieu 24:38; Luc 17:26), et la foi de Noé, si vive et si constante, ne servit qu'à «condamner un monde» pervers et obstiné dans son incrédulité (Hébreux 11:7). Lorsque le terme fixé fut arrivé, Noé avait achevé son œuvre. Dieu lui ordonna alors d'entrer dans l'arche avec sa femme, ses trois fils et leurs femmes, en tout huit personnes (1 Pierre 3:20), et d'y faire entrer aussi les animaux, conformément aux prescriptions qu'il lui avait déjà données. D'après les versets 1 et 4 de Genèse 7, Noé reçut l'ordre d'entrer dans l'arche sept jours avant le déluge, et selon les versets 10 et 11, il y entra le jour même ou les cataractes du ciel s'ouvrirent pour inonder la terre. Noé et sa famille entrèrent en effet dans l'Arche une semaine avant le déluge (Genèse 7:1,4), mais non pour s'y enfermer définitivement, ce qu'ils ne firent que sept jours plus tard (Genèse 7:10,13), lorsque le vaisseau eut reçu tous ses habitants. Dans l'intervalle, Noé et les siens durent continuer à s'occuper des derniers préparatifs, compléter peut-être les approvisionnements pour lui et pour les animaux (Genèse 6:21), et recevoir ces animaux à mesure qu'ils arrivaient, les introduire dans l'arche et les installer à la place qui convenait à chacun.

Deux questions entre bien d'autres ont exercé ici la sagacité des anciens interprètes. Ils se sont demandé d'abord comment les animaux les plus féroces vinrent à Noé, sans aucun danger pour lui et sans lui causer la moindre crainte. La Bible ne dit rien sur ce point et les commentateurs en ont été réduits à des conjectures. Il en est de même pour l'autre question: Comment tous les animaux, appelés des pays les plus lointains et les plus divers, sont-ils venus seulement selon un nombre déterminé et sont-ils arrivés en même temps et au même endroit? Les uns ont invoqué l'intervention des anges, les autres ont recouru à un instinct analogue à celui qui pousse certaines espèces à émigrer vers d'autres climats. Pourtant la solution est simple, il s'agit de la souveraineté absolue de Dieu sur toutes choses. L'Esprit de Dieu dirigeait les animaux qu'il a Lui-même créé, et Noé étant plein de l'Esprit de sa Sainte Présence détenait l'autorité sur les animaux et n'avait rien à craindre d'eux. Ils se soumettaient à lui comme ils se soumettent à leur Créateur.

Lorsque tous les animaux furent réunis dans l'arche et au moment où les eaux du ciel allaient commencer de tomber pour engloutir le monde condamné par la justice divine, l'Admirable Esprit des vivants donna à Noé une marque de sa bonté. Moïse, l'auteur du texte biblique l'exprime par ces simples paroles: «Et le Seigneur l'enferma par dehors», ou selon l'Hébreu «Il ferma derrière lui, ou pour lui la porte de l'arche», littéralement: «L'ADMIRABLE ferma l'arche sur lui.» (Genèse 7:16) Par là, le Seigneur voulait affermir la foi de Noé et lui inspirer une absolue confiance et un entier abandon à Dieu. Enfermé dans ce vaisseau sans voiles, sans gouvernail, sans aucun moyen de se diriger, il ignorait sur quelles terres il aborderait pour y déposer les germes d'un monde nouveau conservé dans l'arche. L'Admirable Esprit des vivants, qui lui avait révélé si longtemps à l'avance l'époque du Déluge, lui en laissait maintenant ignorer la durée. Aussi voyons-nous le patriarche chercher à savoir où en était l'inondations lorsque l'arrêt de l'arche sur les montagnes du pays de l'Ararat, dont les sommets étaient déjà émergés, lui fit comprendre que les eaux avaient dû baisser (Genèse 8:4-5). Il est très important de comprendre qu'à ce point de l'histoire, le soulèvement des montagnes ne s'était pas encore produit, ce qui arriva seulement au temps de Péleg (Genèse 10:25), c'est-à-dire environs quatre générations après le Déluge. En fait l'expression «hautes montagnes» dans Genèse 7:19 signifie aussi dans l'Hébreu «grande colline», de «gaboahh» ou grand, et de «har» ou colline. Les hautes montagnes de ce temps n'étaient pas celles que nous avons aujourd'hui. Cela nous indique clairement que l'Ararat n'était qu'un mont ou colline de faible hauteur lorsque l'arche s'y arrêta. Autrement Noé n'aurait pu faire descendre les animaux des falaises escarpées de l'Ararat moderne. Un autre point important à remarquer est que les animaux n'auraient pu se répandent partout sur la terre si le Continent de Pangée aurait été divisé pour prendre la forme géographique que nous connaissons de nos jours. Quoique le Continent de Pangée subit des changements drastiques lors de la collision avec un astéroïde qui occasionna le Déluge, les terres étaient encore reliées ensembles pour la grande part, souvent par des passerelles étroites, permanentes ou provisoires, qui permettaient le passage des animaux et des hommes d'une terre à l'autre (voir la carte plus bas). Précisons que le point d'impact de l'astéroïde ne fut pas le Continent de Pangée même, mais son océan. Lorsque celui-ci pénétra notre atmosphère, le voile des cieux ou calotte protectrice qui entourait notre globe et retenait les eaux d'en haut, se déchira, occasionnant des pluies torrentielles, et frappa l'océan de pleine force, provoquant de terribles tremblements de terre en faisant éclater les sources du grand abîme (Genèse 7:11), ce qui produisit un raz de marée gigantesque qui s'abattit sur le Continent de Pangée, lavant tout sur son chemin. La race adamique initiale fut exterminée, mais Dieu, en préservant Noé et sa famille, avait tout prévu d'avance pour la réalisation de ses projets envers ses élus seuls qui formeront en Christ une nouvelle race céleste et éternelle.

Carte indiquant les passerelles entre différentes terres après le Déluge.

Noé fit sortir par une fenêtre d'abord un corbeau qui ne revint pas, puis une colombe qui, n'ayant pas trouvé d'endroit où se reposer, retourna vers lui. Huit jours après, la colombe, lâchée une seconde fois, rapporta dans son bec un petit rameau d'olivier avec ses feuilles vertes. Noé attendit encore sept jours pour tenter une nouvelle expérience et envoya une troisième fois la colombe, qui ne revint pas. Découvrant alors le toit de l'arche, il put s'assurer par lui-même que les eaux se retirant avaient laissé la terre à sec. Cependant il ne débarqua pas encore; toujours soumis à l'action divine, il attendit que Celui qui l'avait enfermé dans l'arche vint lui ordonner d'en sortir. Quand il reçut cet ordre, une année entière s'était écoulée depuis son embarquement. Il rendit la liberté à tous les animaux, ne retenant auprès de lui que ceux qu'il voulait offrir à Dieu et aussi sans doute ceux qui devaient rester à son service ou lui être de quelque utilité (Genèse 8:6-9). Dès que Noé eut mis les pieds sur la terre purifiée par les eaux du Déluge, sa première pensée fut de reconnaître, par un sacrifice solennel, le souverain domaine du Seigneur qui venait de donner une preuve si éclatante de sa puissance et de sa justice contre les méchants en même temps qu'un témoignage si touchant de bonté et de miséricorde envers son serviteur fidèle. Il érigea donc un autel et y offrit en holocauste des victimes prises dans toutes les espèces d'animaux purs, oiseaux ou quadrupèdes, qui avaient été conservés dans l'arche (Genèse 8:20).

C'est la première fois que la Bible fait mention d'un autel. On peut faire la même observation sur la distinction entre les animaux purs et impurs; la façon dont s'exprime l'auteur du texte concerné ici indique bien qu'il s'agit d'une institution connue, et c'est pourquoi il en parle sans aucune explication (Genèse 7:2; 8:20). L'Admirable Esprit des vivants agréa ce sacrifice; sa puissance, qui venait de s'exercer avec une si terrible rigueur sur les pécheurs par le Déluge, se trouva complètement satisfaite par cet hommage du juste Noé. Dieu voulut même mettre à l'avance une barrière à sa colère en se dépouillant, en quelque sorte, pour l'avenir, d'une partie de ses droits contre l'homme coupable: il déclara que désormais, faisant une plus large part à la miséricorde, à cause de la faiblesse naturelle de l'homme, il ne maudirait plus la terre à cause de lui et ne bouleverserait plus, par une pareille catastrophe, le cours régulier des récoltes et des saisons (Genèse 8:21-22). Il daigna sanctionner cette promesse en se liant par un pacte solennel avec Noé et ses fils, ainsi qu'avec les animaux sortis de l'arche et répandus sur la face de la terre. Il décréta qu'il resterait de cette alliance nouvelle un signe perpétuel capable par sa nature et son universalité d'être reconnu de tous: ce fut l'arc-en-ciel. Chaque fois qu'il viendrait étendre sur les nuages du ciel son orbe aux brillantes couleurs, Dieu se souviendrait de son alliance et de ses promesses, c'est-à-dire que les hommes y verraient le symbole et le mémorial de la parole que Dieu leur avait donnée de ne plus les châtier en noyant la terre dans un nouveau Déluge (Genèse 9:8-17). À cette promesse et à ce pacte, dont l'objet, pour ainsi dire tout négatif, était l'exemption d'une peine à encourir, Dieu joignit une bénédiction qui assurait à l'homme des avantages positifs. Cette bénédiction, comme les commentateurs le font observer, sont le renouvellement et la confirmation de celle qui avait été données à Adam, celle du Messie à venir (Genèse 3:15) pour la délivrance de la race humaine en ses élus seuls. La prochaine catastrophe réservée à la race humaine, la destruction finale de la fin des temps et du jugement dernier, ne sera plus par l'eau mais par le feu (2 Pierre 3:3-12).

Il est reconnu que Noé est une des principales figures ou représentations de Jésus, un type ou modèle du Sauveur et du salut. Comme lui il a prêché d'abord la repentance ou reconsidération aux hommes; il a construit lui-même l'arche, comme Jésus a fondé son Église, c'est-à-dire son appel à renaître; il a sauvé ceux qui sont entrés avec lui, tandis que tous les autres périssaient, de même que Jésus propose aux hommes, comme moyen nécessaire de salut, la foi ou assurance certaine en son sacrifice sur la croix pour le rachat et le pardon des péchés de ses élus seuls. Tandis que le reste périront misérablement dans le feu et les supplices d'un enfer éternel.

Noé vécut encore trois cent cinquante ans après le Déluge (Genèse 9:28). Dieu lui accorda cette longue vie pour lui donner le temps d'accomplir jusqu'au bout sa mission de sauveur, en la continuant sous une forme nouvelle. Sur la terre dépeuplée par le Déluge, l'humanité renaissante avait en lui son chef et son guide. De même qu'Adam, l'origine du genre humain, en avait été aussi l'instituteur, Noé devait être le père et l'instituteur de l'humanité renouvelée, avec cette différence toutefois qu'Adam avait eu tout à apprendre à ses enfants, tandis que Noé n'avait rien à enseigner aux siens. Sem, Cham et Japhet avaient eu sous leurs yeux, durant le siècle qui précéda le Déluge, le spectacle de la brillante civilisation inaugurée par les fils du matin de la race adamique initiale. La construction seule de l'arche, à laquelle ils avaient dû participer sous la direction de Noé, leur père, suppose des connaissances techniques très variées et complexes. Or, ces connaissances et d'autres qui caractérisent la civilisation antédiluvienne n'avaient pas péri dans le grand cataclysme. Noé et ses fils les avaient reçues comme un héritage à transmettre aux générations futures, sauf à en éliminer les éléments corrompus qu'elles renfermaient. Malheureusement elles furent dérobées par Nemrod, au temps de la Tour de Babel, et réservées à lui et ses élites qui en abusèrent. On nous dit que ces connaissances furent inscrites sur des tables en marbre qui recouvrirent la Pyramide de Chéops, mais elles furent enlevées par des tribus Arabes pour servir à la construction d'habitations exquises et disparurent au cour de l'histoire. Regrettablement ces connaissances furent perdues pour toujours à l'humanité. Il est possible que certaines ont pu échapper au pillage des arabes pour être retranscrites sur des parchemins et se retrouver dans la grande bibliothèque d'Alexandrie en Égypte, mais celle-ci fut complètement détruite par le feu lors de conflits religieux entre chrétiens et païens. Les chrétiens, si vraiment on peut les qualifier comme tel, voulaient brûler tous les livres qui s'y trouvaient, mais les païens s'y opposèrent avec violence et plusieurs périrent. Au final c'est la bibliothèque au complet qui y passa et l'humanité perdit des trésors inestimables et irremplaçables par la folie d'hommes insensés qui veulent tout contrôler et à tout prix.

Incendie de la bibliothèque d'Alexandrie

«Avec le genre humain, dit Bossuet, Noé conserva les arts, tant ceux qui servaient de fondement à la vie humaine et que les hommes savaient dès leur origine, que ceux qu'ils avaient inventés depuis.» (Discours sur l'histoire universelle, 1re partie, 1re époque, Paris, 1828, t. XIV, p. 9)

Mais si Noé n'avait pas à instruire ses fils et ses petits-fils, il devait les diriger dans des voies nouvelles, toutes différentes de celles où l'humanité antédiluvienne s'était égarée. Les hommes, en s'appliquant à la culture des arts et des sciences, n'y avaient cherché qu'un moyen d'accroître leur bien-être et de multiplier leurs jouissances, et ce progrès matériel avait fait progresser en même temps la corruption des mœurs qui avait causé leur perte. La mission de Noé, dont l'objet principal était de sauver des eaux les restes du genre humain, devait donc avoir pour complément de le préserver pour l'avenir du Déluge de corruption où le vieux monde avait sombré. Il ramena ainsi les hommes aux occupations qui furent celles des premiers jours du monde. Ses enfants avaient été témoins des excès et des désordres de la civilisation corruptrice qui venait de disparaître; il leur inculqua les éléments d'une civilisation toute différente en s'adonnant par exemple à l'agriculture et au développement de connaissances pratiques pour la vie en société; et aussi sans doute par ses conseils, il les établit dans un genre de vie plus approprié à leurs vrais besoins et plus capable d'assurer leur bonheur, parce qu'il leur offrait beaucoup moins d'occasions de pécher et leur laissait plus de liberté pour élever leurs pensées vers leur Créateur.

Noé paraît avoir voulu s'appliquer à faire progresser l'agriculture en lui ouvrant une voie plus large par la culture de la vigne: «Il planta la vigne» dit Genèse 9:20. Ces paroles n'indiquent nullement que la vigne fût inconnue dans le pays habité par Noé avant le Déluge et qu'elle se soit présentée à sa vue comme un objet tout à fait nouveau. Noé connaissait très bien la culture de la vigne depuis avant le Déluge. La vigne plantée dans une nouvelle terre fraîchement renouvelée a dû donner un vin d'un goût exquis incomparable. Malgré toutes ses bonnes qualités, Noé était un homme porté parfois à abuser des bénédictions du Seigneur, il but du vin en trop grande quantité et s'enivra (Genèse 9:21). Noé étant lui-même un géant, on ne peut s'imaginer la quantité de vin qu'il consomma pour s'enivrer. Toutefois il est évident que Noé se réjouissait avec sa famille d'avoir traversé la pire épreuve de sa vie et rendait grâce au Dieu Vivant pour l'avoir préservé, et il était en plein droit d'agir ainsi.

Cet épisode fut l'occasion d'une scène imposante dont le récit termine l'histoire de Noé. Dans son ivresse le vieux patriarche s'était étendu nu sur le sol de sa tente afin de prendre un repos bien mérité. Son fils Cham le vit dans cet état et examina la nudité de son père pour s'en moquer. Il s'empressa ainsi de sortir pour le raconter à ses frères, ce qui était un sérieux manque de respect envers son père. Sem et Japhet se conduisirent dans cette circonstance avec respect vis-à-vis de leur père. Lorsque celui-ci, ayant repris ses sens, apprit ce qui s'était passé, il maudit Cham dans la personne de son fils Chanaan, et il bénit Sem et Japhet, en prononçant de dures paroles, qui sont le testament du patriarche et qui résonnent encore de nos jours: «Maudit soit Chanaan, il sera l'esclave des esclaves de ses frères.» (Genèse 9:25). Et il dit aussi: «Béni soit le Seigneur Dieu de Sem; que Chanaan soit son esclave. Que Dieu élargisse Japhet, qu'il habite dans les tentes de Sem et que Chanaan soit son esclave.» (Genèse 9:22-27) Or Cham, étant considéré le père de la race noire après le Déluge, réalisa que sa descendance portera la malédiction de l'esclavage jusqu'à la fin des temps. En fait nous voyons encore cela de nos jours, mais de nombreux nègres cherchent à en défaire le sens dans une tentative futile de limiter la malédiction au temps de la génération de Chanaan. Mais puisque les bénédictions de Sem et Japhet sont pour tous les temps, il est évident que la malédiction de Chanaan l'est aussi. Or nous sommes tous esclaves d'une façon ou d'une autre dans notre société moderne, nous avons aucun choix dans cela. Nous avons simplement à faire de notre mieux pour améliorer notre situation afin de rendre notre vie plus plaisante dans la mesure du possible, sans empiéter sur les droits et privilèges des autres. La seule liberté que nous puissions avoir est d'être esclave de Christ, car en Lui seulement sommes-nous affranchis de la condamnation du péché pour vivre éternellement dans la gloire de sa Sainte Présence.

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