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Les jours de Noé et du déluge-16


novembre 7, 2017 par GoDieu

 


Chapitre 16


Nemrod et la tour de Babel

Pour demeurer dans le contexte historique du sujet, il faut se référer à ce qui est nommé «La Table des Nations» dans Genèse 10:1-32. Nous trouvons qu'il est écrit, dans une traduction qui reflète plus précisément le Texte Massorétique Hébreu: «Et Cush (Chaos, Cheops) engendra Nimrod (le Rebelle), qui commença à être le grand Souverain de la terre. Il fut un puissant agresseur contre L'ADMIRABLE. C'est pour cela qu'on dit: Comme Nimrod, puissant agresseur contre L'ADMIRABLE. Et le commencement de son royaume fut Babel, Érec, Accad et Calné, dans le pays de la régénération (Shinear). De cet empire-là il sortit en puissance, et il bâtit Ninive, Rehoboth-Ir, Calach, Et Résen, entre Ninive et Calach; c'est la grande ville.» (Genèse 10:8-12; Bible de Machaira 2016) L'appellation ici de Nemrod par Nimrod est sans importance. En français le terme «Nemrod» est utilisé, tandis qu'en anglais c'est «Nimrod», ce dernier étant plus précis, tout comme Christien est plus précis que Chrétien. Nemrod était un géant de race noir, fort, féroce, et cruel, d'une grande intelligence supérieure au peuple commun de cette époque. Nemrod était donc un Cushite car fils de Cush, fils de Cham, fils de Noé, et donc porteur de la malédiction de l'esclavagisme. Nemrod cherchait de grandes choses pour lui-même, surtout d'enlever le fardeau de la malédiction qu'il portait. Tout comme Caïn, le carbonisé original, qui fut le premier constructeur de ville des temps primitifs, Nemrod pareillement, a été le premier constructeur de ville après le déluge, à plus grande échelle et plusieurs fois. La puissance directe était son objectif, et Dieu le laissa réussir, au moins en apparence, afin d'accomplir ses buts.

Nemrod le géant de race noire, souverain de l'empire du Soleil,
le père des dieux et du Culte de l'Intelligence.

Nimrud ou Nemrod (en hébreu «נִמְרו» du verbe "maradh", qui dérive du verbe "Mered", signifie "se rebeller". Nemrod était le roi de la rébellion contre Dieu, le chef de l'apostasie mondiale à ce temps. Sous la direction de Nemrod et ses élites, les peuples avaient oublié complètement l'autorité de Noé qui vivait encore à cette période, c'est ce qui ressort à l'évidence du récit biblique. La position du patriarche cédait le pas aux pensées et à la volonté des hommes rebelles. Nemrod, étant le dieu soleil, souverain de l'empire du Soleil, était un grand et puissant constructeur de monuments qui représentaient la diffusion des rayons du soleil à travers les nuages, formant un triangle de lumière. S'inspirant de la géométrie de cette beauté naturelle, Nemrod inventa une forme de construction qui y correspondait, à savoir «la pyramide». Par après le modèle fut adopté partout à travers l'Empire du Soleil, de l'Égypte au Mexique, de l'Orient à l'Occident, en mémoire et à l'honneur de Nemrod. La réussite et célébrité de Nemrod a donné l'exemple, et a suscité des ambitions similaires partout ailleurs. La tour ou ziggourat du temple de Marduk qui se trouvait à Babylone et qui est généralement considérée comme étant la tour de Babel, ne l'est pas en réalité, elle était seulement une construction qui s'inspirait de l'original pour honorer Nemrod. En fait, selon Alexandre Hislop dans son œuvre remarquable «Les Deux Babylones», Marduk était simplement un autre nom d'entre plusieurs sous lequel Nemrod était connu à cette époque.

Selon la Bible, Nemrod fut le fondateur et le roi du premier empire venu à l'existence après le déluge. Il se distingua en qualité de puissant chasseur "devant" L'Éternel, ce qui contient une nuance péjorative, car l'expression veut dire aussi, selon l'original «puissant agresseur», c'est-à-dire «celui qui commet une agression, en attaquant le premier et sans qu'il y soit provoqué». En effet, le mot hébreu «liphné» ou «à la face de», signifie aussi «contre» ou «en opposition avec». Dans «Les Antiquités juives» de l'historien Flavius Josèphe, il est mentionné dans le contexte du chapitre 10 de la Genèse que «Nimrud était un puissant chasseur qui provoquait Dieu». Josèphe écrivit:

«[Nimrud] peu à peu transforme l'état de choses en une tyrannie. Il estimait que le seul moyen de détacher les hommes de la crainte de Dieu, c'était qu'ils s'en remissent toujours à sa propre puissance. Il promet de les défendre contre une seconde punition de Dieu qui veut inonder la terre: il construira une tour assez haute pour que les eaux ne puissent s'élever jusqu'à elle et il vengera même la mort de leurs pères. Le peuple était tout disposé à suivre les avis de [Nemrod], considérant l'obéissance à Dieu comme une servitude; ils se mirent à édifier la tour (...); elle s'éleva plus vite qu'on eût supposé.» (Antiquités judaïques, I, 114, 115 (IV, 2, 3))

Aussi, la lecture qu'en fait Herrade dans son codex, L'Hortus Deliciarum, mentionne que «Soixante-douze géants ayant entrepris de construire une tour contre Dieu...»

À remarquer dans le contexte des chapitres 10 et 11 de la Genèse, que Babylone n'est aucunement mentionnée, il s'agit plutôt de Babel comme nom d'un empire et non d'une cité en Mésopotamie construite sur le bord de l'Euphrate: «C'est pourquoi son nom fut appelé Babel...» (Genèse 11:9) et non «Babylone». Vrai qu'il y a une similarité avec Babel et Babylone ce qui a porté grandement à «la confusion», mais l'Hébreu donne deux noms différents ici «Babel» et «balal» que les traducteurs ont confondus en une même signification. Or «Babel» est un mot Sumérien composé de «Bab-ilim» et qui signifie littéralement «la porte des dieux», tandis que le mot «porte» désigne «la nourriture» ou plus précisément «le délice», ce qui veut dire que l'empire du Soleil était «le délice des dieux». La Bible nous dit que «le commencement du royaume de Nemrod fut Babel» (Genèse 10:10), c'est-à-dire qu'il fut «le délice des dieux», des initiés au Culte de l'Intelligence. Tandis que «balal» signifie «mélanger, confondre, se faner, flétrir, être arrosé», nous indiquant que le mot «Babylone» se rapporte au temps que l'empire du Soleil fut «confondue», qu'elle fut corrompue et perdit sa vitalité et son éclat. Quoique ces deux noms sont souvent utilisés dans les Saintes-Écritures pour signifier une seule et même chose, il y a clairement une distinction ici. Babel vient clairement avant Babylone et se rapporte à la gloire première de cet empire avant son abaissement totale dans la dépravation. En d'autres mots, la ville de Babylone située dans le territoire ou pays de Chaldée, était une ville de dépravés moralement et intellectuellement. Il est reconnu que Nemrod était célèbre bien avant qu'il fonda Babel (Genèse 10:8-9). Il détenait une grande réputation comme agresseur contre les voies de Dieu et de son peuple. Or le mot «réputation» vient de «Sem» qui détient la signification de «monument», ce qui nous indique que la construction de la tour de Babel était déjà terminée avant même qu'il fonda Babel, le délice des dieux. Il n'y a aucun doute qu'une telle entreprise, qui fut un affront à Dieu, fut un des facteurs principaux qui lui donna la renommée qu'il avait.

Aussi les termes Babel et Babylone sont utilisés souvent dans un sens figuratif dans certains contextes. Jérusalem est elle-même appelé spirituellement l'Égypte dans Apocalypse 11:8 et la grande prostituée est appelé Babylone dans un même sens dans Apocalypse 17:5, on pourrai aussi très bien appelé Babel et Babylone dans un même sens. En fait, dans l'antiquité, l'Égypte était reconnue dans un sens figuratif comme étant Babylone, mère de la confusion. Signalons que le mot «confusion» signifie «un état de chaos» dans les pensées, et même «un état de panique». La «tour de Babel» est donc «la tour de la confusion» ou plus précisément «la tour du chaos», indiquant «la panique» dans le peuple à cette période de l'histoire. Or ce qui est intéressant est qu'en Chaldéen le nom de Cush, père de Nemrod, prophète et interprète des dieux comme étant leur messager, signifie lui-même «chaos» et traduit en égyptien ce même nom devient «Chéops». Nous avons donc l'indication que la tour de Babel est nulle autre que la pyramide de Chéops en Égypte. Mais il y a plus, le livre d'Alexandre Hislop «Les Deux Babylones» nous fait remarquer que l'oncle de Nemrod ou «Mitsraïm», frère de Cush (Genèse 10:6), un autre géant de race noire, était le fondateur officiel de l'Égypte, et que son nom signifie littéralement «constructeur de digues». Par un système ingénieux de construction de digues, Mitsraïm, avec l'aide de Nemrod et de plusieurs autres géants, a dérouté les eaux du Nil pour les faire passer dans les montagnes afin d'assécher les terres de l'Égypte, qui a ce temps n'était qu'un vaste marais. La raison de cela, nous y reviendrons plus tard, est que la mer Méditerranée n'existait pas encore, le rocher du Gibraltar n'avait pas encore été brisé ou sectionné par la massue d'Hercule afin d'y laisser pénétrer les eaux de l'Atlantique. Il y avait même encore à ce temps un pont de terre entre l'Afrique et les Amériques, nous indiquant que ces deux continents étaient beaucoup plus approchés à ce temps qu'ils le sont de nos jours. D'ailleurs le Popol Vuh ou Bible des Mayas indique que ce peuple vint d'Égypte et se rendit dans les terres du Mexique à pied, démontrant que les Amériques étaient encore reliés à l'Afrique d'une certaine façon avant la catastrophe qui transforma toute la géographie de la Terre. Une fois les terres sèches, Mitsraïm construisit ainsi la première ville après le Déluge, Memphis, dans les terres fertiles de l'Égypte qui devint comme «le jardin de Dieu» (Genèse 13:10). En fait, à cette période, le Sahara fleurissait étant entrecoupé de fleuves et de rivières et où poussaient des plantes et des fruits exotiques de toutes sortes, et où aussi il y avait plusieurs peuples et plusieurs villes, avant la catastrophe qui en fit un désert. Un de ces fleuves, le Triton, débouchait sur les côtes de la Lybie, se déversant dans un grand lac dans lequel se trouvait une île majestueuse qui était la demeure d'une race de géants et que l'histoire nomme «l'Atlantide».

Deux autres choses méritent d'être mentionnées. Nous voyons dans Genèse 11:1-2 qu'il est dit: «Or toute la terre avait le même langage et les mêmes expressions. Mais il arriva qu'étant partis du côté de l'Orient, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear, et ils y demeurèrent.»

Premièrement nous voyons que les hommes de ce temps avaient tous «un même langage, tous les mêmes expressions». Plusieurs recherches ont été faites sur ce sujet, mais aucune n'a donnée des résultats concluants. Toutefois il y a une forme d'expression que les experts en linguistique semble avoir négligés. Il s'agit de la pictographie, nommée aussi hiéroglyphes ou système de communication graphique utilisant des dessins figuratifs qui était commune à ce temps chez les Égyptiens, les Sumériens, les Mayas, les Aztèques, et plusieurs autres. La pictographie semble avoir été le langage universel à ce temps qui graduellement fut transformée en langue écrite comme voie de communication principale.

Deuxièmement le déplacement des hommes «partis du côté de l'Orient» se rapporte à la famille de Noé qui s'était multipliée et qui parti de la région du Mont Ararat pour aller s'établir dans le pays ou terre de Shinear. Le consensus général est que «le pays ou terre de Shinear» est le territoire de Babylone et de la Chaldée. Or il n'est pas impossible que certains de la famille de Noé s'établirent en cette région, c'est en fait très logique, mais il y a plus ici à la définition de «Shinear» qui nous indique autrement. Encore une fois référons-nous au livre «Les Deux Babylones» qui nous dit que «Shinear» signifie «terre régénérée des eaux». Or le territoire de Babylone et de la Chaldée ne rejoint pas cette définition, à moins de la prendre dans un sens global que la terre en entier fut régénérée par les eaux du Déluge. Dans un tel cas la notion n'aurait aucun sens car le texte de la Bible indique clairement un endroit en particulier.

Nous en revenons donc à ce que nous avons dit plus haut, Mitsraïm est celui qui a régénéré les terres de l'Égypte, de ce fait il existait en Égypte un culte solaire de la régénération qui avait été formé à partir de ce concept. La régénération à une nouvelle vie faisait partie des enseignements des temples dédiés au dieu Soleil, par ce rituel Nemrod fut lui-même déifié après sa mort violente, sa femme Sémiramis prétendant qu'il s'était incarné en son fils. L'histoire d'Isis et d'Osiris est exactement ce récit en forme figurative, dans laquelle nous voyons que Seth, le fils de Noé, fit décapiter Nemrod en douze parties après qu'il fut jugé par 72 juges fidèles aux lois de Noé. Il n'y a aucun doute que l'Égypte est le berceau du monde.

Nous avons mentionné aussi que «la tour de Babel» se rapporte à un «état de panique» parmi les peuples. De quoi s'agit-il exactement et qu'est-ce qui aurait pu causer la panique? Deux choses doivent être considérées:

  1. La Bible dit que «Dieu descendit pour voir la ville et la tour qu'avaient bâties les fils des hommes.» (Genèse 11:5) avec des conséquences désastreuses; et

  2. qu'au temps de Péleg «la terre fut partagée.» (Genèse 10:25), c'est-à-dire «fragmenter» selon le sens de l'original.

Nous avons déjà mentionné le fait qu'à cette période la planète Mars, qui fut projetée hors de son orbite par l'explosion de la planète Nod, se rapprocha dangereusement de la Terre, ce qui occasionna le déchirement de l'écorce terrestre, le soulèvement des montagnes, et la division ou séparation des continents qui prirent la position qu'ils ont de nos jours. Il est fort possible et même probable que ce rapprochement fut accompagné de météorites qui frappèrent la Terre en différents endroits. Ce fut à ce point que le rocher de Gibraltar fut séparé pour laisser entrer les eaux de l'Atlantique dans le basin de la Méditerranée, détruisant tout sur son chemin et formant la mer que nous connaissons aujourd'hui. En même temps, un volcan qui se trouvait entre la Crète et Santorin sur l'île d'Atlantide, éclata avec une violence inouïe. Des peuples nombreux furent complètement exterminés et leurs civilisations disparurent à jamais. L'histoire d'Hercule qui frappa le rocher de Gibraltar avec sa massue est simplement un style imagé qui explique la catastrophe apocalyptique qui se produisit au temps de Péleg. La justice de Dieu s'abattit sur l'empire de Nemrod qui avait pour nom aussi Atlas et dont la puissance était centrée dans la ville de Poséidon sur l'île d'Atlantide qui se trouvait en face de la Lybie. On comprend donc pourquoi la panique s'empara des peuples à cette époque, car les bouleversement ce sont fit ressentir jusqu'aux Amériques et sur la terre entière. Cette séparation des terres ou continents se rapporte aussi directement à la «confusion des langues», comme on voit dans une traduction basée strictement sur les originaux: «Allons, descendons, et débordons leur rive, en sorte qu'ils ne comprennent plus le langage l'un de l'autre. Et L'ADMIRABLE fracassa en fragments toute la face du Continent, et ils cessèrent d'étendre leur empire.» (Genèse 11:7-8; Bible de Machaira 2016).

Le récit de Genèse 10 nous permet de situer les noms des peuples primitifs et leurs localisations approximatives. Groupes ethniques issus de générations: Les Sémites, de Sem, race brune, peuple élu (descendance du Messie apportant le salut). Les Indo-Européens, de Japhet, race blanche, accueillis au sein de la promesse du salut. Cham, race noire, serviteurs, du mot «esclaves», sous domination de ses frères Sem et Japhet. La descendance de Cham est celle qui est reconnue depuis ce temps pour son attitude de rébellion et d'orgueil démesuré, refusant évidemment d'être sous la domination de ses frères comme Dieu l'avait ordonné pour le bien-être de son existence. Ainsi dit la Parole de Dieu: «L'orgueil va devant l'écrasement; et la fierté d'esprit devant la ruine. Mieux vaut être humilié d'esprit avec les débonnaires, que de partager le butin avec les orgueilleux.» (Proverbes 16:18-19; Bible Martin).

Il est dit dans «Les Oracles de la Cybèle de Cume» que la tour de Babel fut construite dans le but spécifique de retourner parmi les étoiles. Ceci s'accorde parfaitement avec la description que nous avons de Lucifer (Ésaïe 14:12-14) et que nous savons se rapporte directement à Nemrod lors de la construction de la tour de Babel: «Comment es-tu tombé du ciel, Lucifer (Astre brillant), fils de l'Aurore? Comment as-tu été abattu à terre, toi qui foulais les nations? Tu disais en ton cœur: Je monterai aux cieux, j'élèverai mon trône par-dessus les étoiles de Dieu; je siégerai sur la montagne de l'assemblée, aux régions lointaines de l'Aquilon. Je monterai sur les hauteurs des nues, je serai semblable au Très-Haut.» Ces passages s'appliquent à la royauté des souverains de Babylone (Ésaïe 14:4-11), et non à la chute d'anges mythiques enseignée par la théologie traditionnelle. Le terme de «Lucifer», c'est-à-dire «celui qui brille de lumière», s'applique à Nemrod et celui de «Aurore» s'applique à sa femme Sémiramis qui fut déifiée comme déesse de l'Aurore ou Astarté, la reine du ciel. Nemrod, ayant marié sa mère, fut nommé ainsi «le fils de l'Aurore» et fut déifié sous le nom de Baal, le dieu Soleil, le Brillant, l'Intelligent. Mythologiquement, Aurore est Vénus la déesse de l'amour qui annonçait la venue de son fils, la lumière brillante qui s'élève pour poindre le jour, c'est-à-dire «le dieu Soleil» qui chasse les ténèbres de l'ignorance pour éclairer les consciences éveillées. En d'autres mots, il s'agit ici du Culte de l'Intelligence des initiés aux puissances de l'esprit, le serpent brillant dans la conscience de l'homme qui allume le feu de la connaissance dans le raisonnement charnel de son âme.

Nemrod, dans le but de retourner vers l'ancienne habitation de Caïn, lieu de son exil (Genèse 4:14-16), s'était accaparé des archives de Noé dans lesquels étaient mentionnées la connaissance des anciens carbonisés ou fils du serpent, les puissants constructeurs qui avaient apostasié et qui furent chassés de la terre. Ceux qu'on peux appeler aussi «les fils des cieux» et non «les fils de Dieu», qui après devinrent connus comme les Nephilims, les disgraciés, avaient établi des colonies sur différentes planètes à l'intérieur de notre système planétaire. Ces colonies furent détruites lors de l'explosion de la planète Astra ou Nod qui se trouvait entre Mars et Jupiter. Nous savons que l'ancienne divinité Babylonienne de «Marduk» fut associé à la planète Mars. Or Marduk fut l'origine et l'apothéose de Nemrod. Il est remarquable qu'une syllabe avec la valeur consonante de «M*R» est retrouvé partout relié à la planète Mars, le dieu de Mars, et est associé à l'emblème du Dragon. La source de tous ces mots se trouve dans la racine sémitique «marah» (M*R), qui en Hébreu signifie «amer, être cruel ou violent, ainsi que désobéissance». De cette racine est dérivé «marad» (M*R*D) ou rébellion, qui est l'original de Nemrod (en Babylonien Nin-Mir-Rud), ou (N*M*R*D), de même que Marduk et Merodach (M*M*R*D). Marduk fut l'origine des noms et des caractères du dieu Mercure (M*R*K*R) et du dieu Mars (M*R*TS). Il existe ainsi la distincte possibilité que Nemrod et ses élites possédèrent une science, encore inconnue de nos jours, qui leur donna la capacité de voyager vers Mars. Les ruines qui se trouvent sur Mars dans la région de Cydonia ou Cité des Anges, ainsi que dans la Cité des Étoiles et dans le Cratère Hale, ont des ressemblances formidables avec l'ancienne civilisation du temps de Nemrod. Nous voyons ceci dans le nom de CAIRO en Égypte où se trouvent les pyramides, car CAIRO signifie littéralement MARS.

Il advient de ces choses la possibilité que Nemrod, qui s'était emparé de l'ancienne science des carbonisés la réservait à son groupe d'élites pour dominer sur le monde, soit retourné sur la Lune et sur Mars (de là le pourquoi de la construction de la Tour de Babel). Il y a la forte possibilité que la descendance de ce groupe d'élite s'y trouverait encore de nos jours, revenant à leur base secrète sur terre de temps en temps; ce qui expliquerait pourquoi tant de gens ont vu des O.V.N.I. de tous genres à travers l'histoire. Quoique nous sommes dans le domaine de la spéculation sur ces choses, on ne peut en négliger la possibilité, car plusieurs indices en donnent l'impression. Les ruines d'anciennes civilisations, semblables à celle des égyptiens et des babyloniens, sur notre Lune, sur Mars et sur d'autres planètes indiquent clairement la présence d'intelligence qui s'y trouvait à un certain moment donné, et possiblement encore.

Nous savons maintenant que Nemrod avait accès à certaines informations sur les anciennes civilisations d'avant le Déluge; et qu'il les utilisa pour s'élever en pouvoir. Selon Arthur C. Custance (The Seed of the Woman):

«Il n'existe plus aucune raison de douter que des registres furent disponibles sous une forme ou une autre dans les temps d'avant le Déluge. Ces registres auraient été préservés, comme le suggère Wiseman, et transmis de Seth jusqu'à Noé comme patrimoine. Cet héritage aurait été transmis par après de Sem à Abraham, et finalement à Moïse qui les aurait édités.»

Il faut ajouter que l'édition de ces registres par Moïse fut accompagnée d'une révélation et d'une inspiration divine. Nous ne pouvons toutefois pas dire la même chose du livre d'Énoch et du livre de Yaschar, quoiqu'ils contiennent des informations vitales sur cette période; puisqu'ils ne furent pas préservé dans les Saintes-Écritures.

Un personnage curieux apparaît sur les pages de l'histoire de cette période, à savoir Melchisédech. Robert Young (Young's Analytical Concordance) nous dit que Job fut un descendant d'Aram, fils de Sem, fils de Noé, qui habitait le pays de Uz ou Uts au nord de l'Arabie; et qu'il fut probablement contemporain avec Abraham. Un livre énigmatique qui s'intitule "Le livre de Yaschar" (Josué 10:13; 2 Samuel 1:18) ou "Livre de la Génération d'Adam" (Dictionnaire des Apocryphes, 1858, par: M. L'Abbé Migne), nous informe sur ceci en disant:

«Les enfants d'Aram, fils de Sem, fils de Noé, allèrent et se bâtirent une ville à laquelle ils donnèrent le nom de leur frère aîné "Uz" et en firent leur demeure.»

Selon "Le Livre de Yasar", Noé, Sem, Cham, Japhet, Cush, Nemrod, et Abraham vivaient tous dans une même période:

«Et Abram alla demeurer dans la maison de Noé et de Sem, son fils, [dans la ville de Sem, c'est-à-dire Salem, qui devint Jérusalem]; afin d'y apprendre la doctrine de Jéhovah et ses voies. Et nul ne connaissait Abram, qui recevait l'instruction de Noé et de Sem... Abram connaissait Jéhovah depuis l'âge de trois ans, et il lui est resté attaché jusqu'au jour de sa mort. Or, dans la cinquantième année de sa vie [à la mort de Noé], Abram quitta la maison de Noé, et revint dans celle de son père qui était toujours général de l'armée du roi Nemrod... Adonisédech, roi de Jérusalem, qui est le même personnage que Sem, fils de Noé, sortit au-devant d'Abram, lui apportant du pain et du vin... Abram lui offrit la dîme de tout le butin qu'il avait enlevé à ses ennemis: car Adonisédech (qui est nul autre que Melchisédech) était prêtre devant Dieu.»

L'auteur de ce livre apocryphe mélange le rôle de Sem à celui de Melchisédec, donnant la fausse impression qu'ils sont la même personne. Or après le Déluge, Noé fut le représentant officiel des "fils de Dieu" comme Sacrificateur de l'Éternel. Il fut en effet le premier à offrir des sacrifices à l'Éternel après le Déluge (Genèse 8:20). Ce qui frappe notre œil en cette période, est que «l'Éternel descendit pour voir la ville et la tout que les fils des hommes bâtissaient». Cette descente de Dieu sur la terre est nulle autre que sa manifestation comme Melchisédec, ce qu'on nomme «une théophanie». Son but fut de porter le jugement contre l'empire du Soleil de Nemrod (Genèse 11:5-9). Après la mort de Noé et le retour de Melchisédec parmi les cieux à la destruction de Sodome et Gommorhe, son fils Sem exerça les fonctions de Sacrificateur selon l'ordre de Melchisédec auprès des "fils de Dieu", et s'opposa à l'apostasie de Cush et de Nemrod. À cette période Nemrod et ses élites instiguèrent la rébellion contre Dieu en voulant changer le lieu et la forme du culte à l'Éternel, construisant la grande Pyramide comme point de ralliement pour détourner les "fils de Dieu" de la vrai Lumière. Ainsi nous dit Alexandre Hislop:

«Cush comme fils de Ham — ou Cham dans nos versions, était Hermès ou Mercure; car Hermès est un synonyme Égyptien du fils de Ham. Or, Hermès était le grand prophète qui donna naissance à l'idolâtrie: car il était reconnu comme l'interprète des dieux. Ham, terme qui signifie «le noir», veut dire aussi «le chaud, le brûlé, le carbonisé»; ce nom a servi de départ pour identifier d'une manière voilée Ham avec le soleil et pour déifier ainsi le grand patriarche qui était ouvertement adoré sous son propre nom en Égypte. Ceci confirme amplement que Cush et Nemrod ont contribué à détourner l'humanité du culte du vrai Dieu.»

Or Satan en Chaldéen est Satur d'où nous avons le mot Saturne; chez les Grecques ce mot devint Teitan, d'où nous avons le mot Titan pour décrire les géants mythologiques [et le mot Tyrans pour décrire les politiciens]. Dans les religions de mystères à Rome, Teitan ou Satan était identifié avec le serpent qui instruisit l'humanité, qui lui ouvrit les yeux quand elle était aveugle et lui donna la connaissance du bien et du mal. Pour cette raison dans l'antiquité, le serpent était relié au culte du Soleil, culte représenté sous deux aspects, externe comme étant le soleil littéral, interne comme étant l'esprit d'intelligence en l'homme. Nous sommes à la source même du culte de l'intelligence dans lequel l'homme brille de sa connaissance et s'élève comme Dieu (Genèse 3:5).

Le mot «serpent» dont la signification est «le brillant, celui qui brille de lumière», se rapporte directement au terme «Lucifer». Or Lucifer est un nom propre qui signifie «Porteur de lumière» (étymologie latine: Lux «lumière» – Fero, du latin «porter»). À l'origine, c'est l'un des noms que les Romains donnaient à l'«étoile du matin», autrement dit la planète Vénus qui était appelée Vesper lorsqu'elle devient «étoile du soir». C'est aussi un personnage des mythologies romaine et grecque, dieu de lumière et de connaissance. Le nom Lucifer est utilisé dans la Vulgate latine pour traduire le «porteur de lumière» du Livre d'Ésaïe, un roi de Babylone raillé pour sa volonté de s'élever au-dessus de sa condition d'homme et de dépasser Dieu. Associé à l'orgueil, Lucifer est alors progressivement assimilé par la tradition et la mythologie chrétienne à Satan, présenté dans le Livre d'Hénoch comme un puissant archange déchu à l'origine des temps pour avoir défié Dieu et ayant entraîné les autres anges rebelles dans sa chute. Mais comme nous l'avons indiqué, il s'agit ici du roi de Babylone qui est appelé Lucifer en latin dans le passage d'Ésaïe 14:12 «eôsphoros» ou «porteur de l'aurore». Le contexte de ce passage nous indique clairement qu'il s'agit d'un homme et non d'un ange mythique. En vain chercherions nous le mot «Lucifer» dans la grande majorité des Bibles modernes, principalement celles de langue française, il n'y est simplement pas contenu, sauf dans quelques versions. En général ce nom est remplacé par «astre brillant» ou «étoile du matin». Dans l'Hébreu, le nom «Lucifer» signifie «celui qui brille» ou «l'illuminé», c'est-à-dire littéralement selon l'original «un initié» ou «un Souverain», et en ce sens il rejoint la signification du mot «serpent» et celle du mot «dragon» dont tous portent la notion de «prétentieux» et «d'orgueilleux», une personne qui brille, qui se surestime par rapport à son intelligence et son pouvoir, et tel fut le roi de Babylone.

La «Concordance Analytique de Robert Young» nous dit que «le mot Lucifer est une traduction de «HELEL» et est employé par le prophète Ésaïe pour désigner le roi de Babylone dans toute sa gloire présomptueuse et ses luxes somptueux». Il va sans dire que le savant biblique, Robert Young, est très bien qualifié pour attribuer la désignation de Lucifer au roi de Babylone et non à un ange mythique qui aurait chuté avant la création de l'homme, comme le font nos théologiens traditionnels et les pasteurs constipés de notre époque. Le fait scripturaire que Lucifer est un homme et non un ange est confirmé d'avantage par le grand exégète Alexandre Hislop (Les Deux Babylones):

«La femme de Nimrod, Sémiramis, fut déifiée comme "AURORA" dont le sens est "celle qui éveille la lumière"; la déesse de l'Aurore qui fut déclarée la Reine du ciel (Jérémie 7:18). Nous voyons comment cela s'accorde exactement avec Ésaïe qui parle du roi de Babylone, le représentant officiel de Nemrod:

— «Comment es-tu tombé du ciel, Lucifer, fils de l'Aurore» (Ésaïe 14:12; version King James). Aurora fut connue dans son sens mystique comme la femme remplie de lumière; en conséquence, son fils [Nemrod qui-était marié à sa mère] fut regardé comme le grand producteur de la lumière, celui qui devait éclairer le monde, Lucifer, le fils du matin, qui était le prétendu illuminateur des âmes. Le nom de Lucifer, dans Ésaïe, est le nom même d'où vient un des noms de Bacchus, Eleleus. Ce nom vient de Helel qui veut dire rayonner ou produire de la lumière. Or, nous avons la preuve que Lucifer, fils de l'Aurore ou du Matin, était nul autre que Nemrod, le Grand Illuminé ou le Grand Dragon.»

La femme de Nemrod ou Aurora, est aussi appelée Ishtar ou Easter, d'où nous avons le nom de «Pâques». Elle était connue aussi sous le nom de «Vénus», déesse de l'amour. La Bible se réfère à elle comme Astarté et la Diane des éphésiens. Elle est connue généralement sous le nom de Sémiramis qui, selon les historiens, était la plus belle femme du monde. Elle fut l'épouse de Cush, le père de Nemrod, cependant elle ne fut pas sa mère natale et se maria par après avec celui-ci. En ce sens Nemrod avait marié sa mère puisqu'elle était l'épouse de son père. Spécifions aussi qu'elle était une géante de race noire. Son type lascif de pratiques est toujours continué en Afrique, aussi loin qu'en Ouganda (voir Frazer, The Golden Bough, II, 275). La colombe dorée est associée à Sémiramis et on la connaît aussi comme la Cybèle phrygienne et l'Atargatis syrienne. Le nom Atargatis est une traduction grecque pour l'épouse du Baal de Tarse, qui est maintenant la Syrie. Le nom était autrefois Atheh-atheh, qui a le nom de la déesse de Tarse. Son culte se retrouvait aussi au nord à une place nommée Hieropolis-Bambyce, près de la rivière Euphrate (voir Frazer ibid v, 162 et n 2,3). Quand son mari a été exécuté sous l'ordre de Sem, fils de Noé, elle est apparemment devenue la dirigeante de son royaume. Mais étant donné que beaucoup de ses sujets croyaient que Nemrod n'était pas l'être divin qu'il revendiquait être, Sémiramis a eu peur de perdre le contrôle sur eux. Elle savait qu'elle devait penser à quelque chose qui semblerait être un grand miracle — quelque chose qui remplirait les gens de crainte et leur montrerait que Nemrod était vraiment un dieu. Quelques temps après la mort de Nemrod, Sémiramis a donné naissance à un bébé garçon. C'était exactement ce que cette méchante femme avait besoin pour exécuter son plan avide. Elle a propagé la nouvelle que le bébé n'avait pas un père humain, mais qu'il avait été conçu par un rayon magique de lumière du grand dieu-soleil. On disait qu'il était le fils de Nemrod, venu pour restaurer le gouvernement de son père. Ce mensonge épouvantable était probablement difficile à croire pour certains. Néanmoins, la reine a réussi à garder le contrôle du royaume. Nemrod a été vu de plus en plus comme le dieu-fils. De plus, par ses efforts, Sémiramis a commencé à être adorée comme une mère de dieu. Elle était aussi connue comme "La Mère Vierge" et "La Reine du Ciel" (Jérémie 7:18; 44:17-19,25). Elle a été la première dirigeante religieuse du monde. Le culte qui l'a suivie était le culte de Cybèle, comme la déesse Mère au Moyen-Orient.

Maintenant il n'y a aucun doute que la chute de Lucifer mentionnée dans Ésaïe 14:12, est nulle autre que la chute du dernier roi de Babylone, Belschatsar (Daniel 5:1-30), qui était le représentant officiel de Nemrod comme Lucifer, le brillant, celui qui resplendit par sa grande intelligence. Pour qui a des yeux pour lire, les passages d'Ésaïe 13:17 à 14:23, se rapportent clairement à la destruction de l'empire Babylonien, aucune autre interprétation n'est possible: «Et Babylone, l'ornement des royaumes, la fière parure des Chaldéens, sera comme Sodome et Gommorhe, que Dieu détruisit. Elle ne sera plus jamais habitée, elle ne sera plus jamais peuplée.» (Ésaïe 13:19-20) Ceci est la clé du contexte qui se rapporte à Lucifer dans Ésaïe 14:12-23. Le livre de Daniel nous affirme positivement que Belschatsar, le dernier roi des Chaldéens, fut tué lorsque Darius le Mède s'empara du royaume Babylonien avec l'aide de Cyrus, roi des Perses (Daniel 5:28-30; 2 Chroniques 36:20-23; Esdras 6:1-5). Ceci est supporté par le célèbre exégète, Matthew Henry, qui nous dit dans ses Commentaires:

«Les passages d'Ésaïe 14:11-12; se rapportent au roi de Babylone qui brillait (Lucifer) comme l'étoile du matin.»

Thomas Haweis apporte son accord en nous disant:

«Les versets d'Ésaïe 14:4-23 se rapportent à la chute de Babylone.»

La preuve de ceci est scellé positivement et sans aucun doute dans Ésaïe 14:4: «tu te moqueras ainsi du roi de Babylone», nous indiquant que le nom de "Lucifer" est un titre qualificatif qui désigne un homme et non un ange imaginaire. Dans Ésaïe 14:13-14, passages qui se réfèrent à la construction de la tour de Babel, nous voyons que le roi de Babylone s'opposa à Dieu en s'exaltant et se glorifiant lui-même comme Souverain Pontife du monde entier, titre païen des Mystères Chaldéens du culte du Soleil qui passa à Darius le Mède pour être transmis de nouveau à Alexandre le Grand qui a conquit le royaume Médo-Perse, et qui trouva sa place finalement dans l'empire Romain et dans la Papauté. Le prophète Daniel confirme la chute du roi de Babylone en ces mots: «Et toi Belschatsar... tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux... Dieu a compté ton règne, et y a mis fin... Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses.» (Daniel 5:22,30) Ainsi s'écroule en ruine l'hypothèse de la chute d'un ange imaginaire qui enflamme l'esprit du christianisme contrefait moderne. Comme la Babylone antique fut détruite, ainsi il sera fait à la Babylone Mystérieuse qui repose sur sept montagnes (Apocalypse 17:3-9; 18:2,21).

Nous en venons maintenant au serpent qui est le symbole par excellence de Satan, l'esprit de la chair ou «le Moi intérieur». Nous en avons une très bonne description par Roy Hession (Le Chemin du Calvaire):

«Quand un serpent est attaqué, il se redresse, siffle et contre-attaque, essayant de rendre les coups qu'on lui porte. C'est l'image du Moi intérieur ou l'Ego qui s'irrite, éprouve de l'envie, de la rancune, critique et s'inquiète; c'est encore lui qui est dur et intolérant à l'égard des autres, timide, satisfait de lui-même, orgueilleux, qui se justifie, défend ses droits et cherche sa propre gloire, se rebelle contre la volonté de Dieu. Et c'est lui qui a pitié de lui-même dans les épreuves et les difficultés, recherche ses intérêts propres dans les affaires ou au service de Dieu, et se laisse aller dans les loisirs, la sensibilité et la susceptibilité; tout cela provient du Moi, du serpent intérieur.»

Toutes choses considérées, il n'y a aucun doute que la chute de l'esprit de l'homme correspond au Culte du Moi, du serpent intérieur. C'est-à-dire, selon la définition figurative du mot "Culte", que l'homme détenait une "admiration passionnée" de lui-même, et se rendait les hommages ou l'adoration qui devaient être rendues à Dieu seul, en croyant à la propre suffisance de son habileté pour répondre à ses besoins. C'est pourquoi dans l'antiquité que le serpent est relié au Culte du Soleil. Ainsi la forme extérieure du Culte du Soleil est simplement le reflet de son aspect intérieur. Le Culte du Soleil est le même que le Culte du Moi, qui fait preuve d'égocentrisme où l'homme fait de soi le centre de l'univers. Nous retrouvons le Culte du Moi ou Culte du Soleil intérieur, dans les religions qui sont pour les initiés comme dans le Mysticisme, la Métaphysique, et la Théosophie. Se propageant dans une multitude de sectes, ces religions qui reflètent les principes du Bouddhisme et de l'Hindouisme, amènent l'individuel à l'adoration de son propre esprit. Ces religions occultes disent à l'homme:

«Tu es Dieu, et tes désirs sont ce que Dieu désir; mais tu dois entrer en toi-même, dans la profondeur de ton être pour trouver le Dieu qui est en toi et entendre sa voix qui est ta voix.»

Ces mouvements du Nouvel-Âge enseignent que Christ fut le plus grand initié de l'ère du Soleil, et que les Seigneurs de la Flamme implantèrent le germe de la vie qui se développa en notre corps.

Emmet Fox, Métaphysicien moderne, nous dit dans son livre "Les Dix Commandements":

«Dieu est "Je Suis Celui Qui Est" et nous sommes "Je Suis". Nous édifions notre destinée et arrêtons notre sort par les caractéristiques que nous attribuons à ce "Je Suis", car c'est ce que nous croyons vraiment de nous même. "Je Suis Celui Qui Est" exprime Dieu. Mais qu'est-ce que ce "Je Suis"? C'est notre être véritable. C'est notre nature réelle, notre véritable Moi et personne d'autre. C'est ce que nous sommes. Tout ce que nous attribuons avec conviction à "Je Suis", nous le sommes et nous l'avons.»

Joel S. Goldsmith (Spiritual Interpretation of Scripture) suit la même ligne de pensée:

«Vous êtes venu dans ce monde en croyant que vous êtes des humains. Vous avez grandi dans cette croyance. Mais l'homme n'a jamais existé; ce n'est qu'un mot donné à Dieu lorsqu'il devient visible et est compris visiblement. Il n'existe aucun Dieu en dehors de nous. Dieu est ce qui constitue l'individuel; car Dieu est l'esprit, l'âme et la conscience de chacun; ainsi vous êtes immortels et parfaits. Le premier Commandement qui dit: "Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi"; est une admonition de regarder à la source unique pour mon bien, et m'indique que Moi ou Je Suis est cette source. Il n'y a qu'un seul Moi, qu'un Ego, qu'une Conscience; c'est Dieu qui est le Moi de moi, qui apparaît comme vous et moi, comme l'homme et la femme individuelle. Il n'y a qu'une Vérité, et Je Suis ceci.»

Romain Rolland (La Vie de Ramakrishna), qui trempe dans l'Hindouisme nous dit:

«Ramakrishna décrit l'âme comme une torche allumée à la flamme de l'esprit, le Moi intérieur. Vous cherchez Dieu? Eh bien, cherchez-le dans l'homme. L'Esprit de Dieu et mon propre moi sont tissés ensemble. Si vous m'avez vu, vous l'avez vu.»

Illiana (New Age Universal, Christianity Without Religion), prêtresse du Nouvel-Âge, écrit:

«Je Suis ce que Je Suis; Père et Mère, le Feu, la Flamme, la Lumière. L'Âme Maître s'incarna pour nous délivrer des tentations de Bellaza (Satan); il prit la forme de Krishna, Buddha, Zoroastre et Jésus. Samanda est le nouveau nom de l'ère du Verseau pour le Jésus de l'ère des crucifix.»

Dans le livre de Kuthumi (The Human Aura), nous voyons:

«Invocation du grand Disque du Soleil: Je Suis la présence du Moi, la puissante flamme cosmique qui me maintient dans ma propre réalisation... Je Suis, l'être, l'exaltation de ma volonté, la flamme du feu inspiré, le nectar d'une nouvelle espérance. Je Suis l'étoile à six pointes de la victoire. Je Suis le gardien de la flamme. Je vous recommande d'aller devant l'autel de Dieu qui est la triple flamme à l'intérieur de vous. Une fois que vous êtes engagé à servir la lumière de l'énergie du Moi, de développer la flamme divine et glorifier son nom, vous deviendrez comme le soleil, et vous connaîtrez un pouvoir et une puissance des feux du cœur.»

La Bhagavad-Gita nous révèle les présomptions néfastes du dieu Krishna:

«Je Suis le Moi dans le cœur de tous les hommes. Je Suis le soleil qui illumine la conscience du corps. Je Suis l'Âme suprême situé dans le cœur de tous; la personnalité originale de la divinité. Je Suis le père de la religion et le maître du mysticisme. Je Suis le maître spirituel de la réalisation du Moi. Je Suis indépendant. Je Suis la puissance des forts et la vie sexuelle. Je Suis la mort qui dévore tout; et Je Suis le plus grand des tricheurs. Je Suis le chef de toutes les religions du monde. Je Suis le temps, le destructeur du monde; et je viens défier tous les peuples. Celui qui me connaît est libéré de tous ses péchés.»

Nous voyons dans toutes ces affirmations une idolâtrie monstrueuse; un orgueil démesuré et insolent; une présomption excessive de l'esprit de l'homme qui l'identifie positivement comme Satan, l'adversaire de l'Esprit de Dieu: «Car qui est-ce des hommes qui connaît les choses de l'homme, sinon l'esprit de l'homme qui est en lui.» (1 Corinthiens 2:11)

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